Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Vivement l'Ecole!

Articles avec #universite tag

Hamon veut un milliard par an pour la recherche et l'enseignement supérieur...

7 Mars 2017 , Rédigé par Sciences et Avenir Publié dans #Education, #Université

Résultat de recherche d'images pour "hamon"

LP/Olivier Lejeune

Benoît Hamon, candidat socialiste à la présidentielle, a proposé samedi d'investir un milliard d'euros par an dans la recherche et l'enseignement supérieur lors du prochain quinquennat, épinglant aussi des propositions d'Emmanuel Macron comme "irruption du libéralisme dans l'éducation".

Interpellé plusieurs fois au cours d'une réunion publique à Reims sur ses mesures en matière d'éducation et de recherche, M. Hamon a exprimé sa volonté de "consacrer des investissements importants", à savoir "un milliard d'euros par an" pour "la recherche et l'université, ce qui sur le quinquennat fera un investissement de 5 milliards d'euros".

"Ce n'est pas possible d'étudier dans de bonnes conditions quand on reçoit une leçon magistrale dans un amphithéâtre bondé. C'est la réalité dans de nombreuses universités et cela précipite l'échec", a souligné celui qui fut brièvement ministre de l'Education (avril-août 2014) avant son départ du gouvernement.

"Non pas que le gouvernement n'ait pas agi", a encore plaidé M. Hamon, citant "l'effort qui a été fait sur ce quinquennat en faveur des universités", "l'amélioration de l'aide sociale aux étudiants" ou "la réforme des COMUE (Communauté d'universités et d'établissements, ndlr)". "Mais il faut aller encore plus loin", a-t-il insisté.

"La deuxième chose, c'est le statut des chercheurs, des enseignants post-doctorat, dans tous les métiers de l'université, on se rend compte qu'il y a énormément de précarité qui se ressent sur la qualité des cours", a assuré le candidat socialiste, qui veut revaloriser les carrières.

M. Hamon s'est aussi dit "frappé de voir comment la recherche publique aujourd'hui est obsédée par la recherche au financement (...) pour parfois délaisser ce qui devrait être le travail du chercheur". Il a souhaité "donner de la stabilité et de la visibilité à la recherche publique" en gonflant substantiellement l'enveloppe allouée.

"Pour faire simple, il n'y aura pas d'alternative demain aux pesticides s'il n'y a pas de recherche pour trouver des substituts", a-t-il encore souligné, pour justifier d'en faire "la priorité absolue" s'il est élu.

M. Hamon en a profité pour décocher une flèche en direction du candidat d'En Marche! et ancien ministre de l'Economie Emmanuel Macron, qui a multiplié récemment les propositions en matière d'éducation.

"Je suis tombé de ma chaise quand j'ai appris qu'Emmanuel Macron proposait la liberté pour les écoles de fixer les rythmes scolaires et la liberté de recruter les enseignants", a grincé M. Hamon.

"Mais où croyez-vous qu'iront les meilleurs ? Là où sont déjà les meilleurs", a assuré ce député des Yvelines.

"Que croyez-vous que seront les rythmes éducatifs ? Ce sera des écoles avec chacun son rythme. Et comment organisera-t-on le service public? Cela sera l'irruption du libéralisme dans l'Education nationale. (...) Oublions l'égalité", a-t-il encore tempêté.

Et le candidat socialiste de promettre, lui, de "hisser l'école, le collège et le lycée à des niveaux qui permettent effectivement d'assurer l'égalité, et pas seulement d'en parler".

Durant l'heure et demie de questions-réponses, M. Hamon a notamment réaffirmé son soutien à "la procréation médicalement assistée pour les couples de lesbiennes", se disant "pas favorable à la gestation pour autrui".

Interrogé par les journalistes sur les derniers rebondissements de l'affaire Fillon, M. Hamon s'est refusé à commenter, considérant que cela parasite la campagne et empêche de débattre sur le fond. "Je ne parlerai plus de Fillon", a-t-il coupé court, visiblement excédé.

Sciences et Avenir (Avec AFP)

Lire la suite

Michel Lussault : "Je plaide pour une licence aux deux premières années très générales"...

17 Février 2017 , Rédigé par EducPros.fr Publié dans #Education, #Université

Résultat de recherche d'images pour "université"

Un enseignement moins spécialisé dans le secondaire, une licence universitaire ouverte à tous avec deux premières années non disciplinaires… Michel Lussault, ancien président d'université, aujourd'hui président du Conseil supérieur des programmes, donne à EducPros sa vision du bac - 3/bac + 3.

Dans une interview à EducPros, Thierry Mandon a annoncé vouloir "supprimer le tirage au sort à l'université". Que pensez-vous de ce mode de sélection ?

Ce système est profondément insatisfaisant. Le tirage au sort est le symptôme le plus visible du dérèglement du système d'orientation et d'une crise qui dure depuis plus d'une décennie.

Ce qui amène au tirage au sort est en fait le résultat d'événements qui se déroulent dès la seconde, où les premiers processus de sélection, que l'on appelle orientation, se mettent en place. La centrifugeuse Éducation nationale fonctionne à plein, entre ceux appelés à choisir les meilleurs cursus et les autres. Ce qui conduit, par exemple, les meilleurs élèves à aller en filière scientifique, même s'ils n'ont aucune appétence pour les sciences.

Nous n'avons pas totalement digéré les conséquences de la démocratisation de l’éducation et ne savons pas quoi faire d'un système qui accueille un maximum de personnes d'origines diverses. Nous sommes encore dans le palliatif. Depuis que je suis universitaire, j'ai toujours vécu les soins palliatifs… Nous ne parvenons pas à tirer profit de la mise en place du système LMD (licence, master, doctorat). Le continuum bac – 3/bac + 3 reste un slogan, alors que cela pourrait être mobilisateur.

Que proposez-vous alors pour réduire l'échec en première année de licence ?

Tout d'abord, ce constat doit être relativisé. On considère l'échec simplement sous le prisme des chiffres et non sous celui des flux. Si certains étudiants échouent en première année de licence, c'est aussi pour se réorienter dans une filière où ils réussiront.

Lorsque j'étais président d'université, j'ai toujours dit que j'étais partisan d'une restructuration totale de la licence. Tous les élèves de France doivent pouvoir suivre une formation de haut niveau, avec, pourquoi pas, un système de majeure et de mineure, comme la réforme Bayrou le proposait, ce qui n'avait pas que des mauvais côtés. Un maximum de bacheliers doit poursuivre ses études pour gagner en compétence, même si, pour moi, le BTS doit rester la voie naturelle pour les bacheliers professionnels.

C'est pourquoi je plaide en faveur d'une licence généraliste où les deux premières années ne seraient pas disciplinaires. Nous devons avoir le courage, comme le propose d'ailleurs, à l'origine, le LMD, de mettre en place deux premières années très générales, avec de la modularité, de l'interdisciplinarité, une plus grande proximité avec les enseignants, de l'auto-évaluation des étudiants…

"Un maximum de bacheliers doit poursuivre ses études pour gagner en compétence."

Cela pourrait passer par une refondation des universités sous la forme des "colleges" anglo-saxons, qui compteraient cinq grandes familles de premier cycle universitaire : la santé, les sciences humaines et sociales, la technologie, les sciences et droit-économie-gestion. Des passerelles seraient possibles et, ensuite, les étudiants enchaîneraient avec une "graduate school".

Aujourd'hui, nous sommes dans la caricature : d'un côté, on souhaite que l'on n'oppose rien aux étudiants ; de l'autre on veut absolument mettre en adéquation l'université avec le marché de l'emploi. Or, l'université est d'abord un endroit où l'on se forme !

Les programmes et méthodes pédagogiques du lycée et de l'université doivent-ils se rapprocher, afin de faciliter la transition ?

Je n'y suis pas favorable. L'intérêt du supérieur est de changer de registre. Les universités doivent être des lieux où l'on redécouvre des savoirs. C'est pour cela, mais pas uniquement bien entendu, que je suis opposé aux classes préparatoires : les élèves doivent sortir du lycée.

(...)

Suite et fin à retrouver en cliquant ci-dessous

Propos recueillis par Erwin Canard

Lire la suite

La réforme du cursus conduisant au diplôme national de master adoptée par l’Assemblée nationale, à l’issue d’un vote conforme historique... (Vidéo)

20 Décembre 2016 , Rédigé par MEN Publié dans #Université, #Education

Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et Thierry Mandon, secrétaire d’État chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche se félicitent de l’adoption historique par l’Assemblée nationale de la réforme du cursus conduisant au diplôme national de master.

Cette proposition de loi achève le sens de la réforme LMD adoptée il y a près de 15 ans et met fin à la situation incohérente d’une sélection entre la première et la seconde année de master au profit d’un recrutement à l’entrée du M1 assorti d’un droit à la poursuite d’études pour tous les diplômés de licence et d’un droit à l’information permettant à chacun de construire son orientation, Cette proposition de loi offre des garanties de clarté et de continuité aux établissements et aux étudiants. Désormais, aucun diplômé de licence souhaitant poursuivre ses études en master ne sera sans solution, sans choix, sans droit.

Cette proposition de loi vient traduire le protocole d’accord conclu le 4 octobre avec les organisations représentatives des étudiants, des personnels et des établissements, dont les termes ont été approuvés à une large majorité le 17 octobre par le Conseil National de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (CNESER). Adoptée dans les mêmes termes à l’Assemblée nationale et au Sénat, cette proposition de loi sera très prochainement promulguée et pourra entrer en vigueur dès la rentrée universitaire prochaine.

Lire la suite

Autonomie des universités et sélection, bis repetita à droite?... Par Claude Lelièvre...

28 Octobre 2016 , Rédigé par Claude Lelièvre Publié dans #Education, #Université

Autonomie des universités et sélection, bis repetita à droite?... Par Claude Lelièvre...

Si on en croit « Le Monde » qui a interrogé les candidats à la primaire de droite, « tous prônent un acte II de l'autonomie » des universités, et tous envisagent plus de dispositifs de sélection ou à tout le moins d'orientation « renforcée ».

C'est un terrain sur lequel ne s'était guère aventurée franchement la droite depuis ses mésaventures cuisantes en 1986 (il y a tout juste trente ans) avec pour épilogue le retrait pur et simple de la réforme ''Devaquet''

Il y aurait beaucoup à dire à ce sujet. Afin qu'on n'y voit pas quelque propos de circonstance, je me contenterai d'extraits d'un chapitre du livre que j'ai écrit en 2008 : « Les politiques scolaires mises en examen » (ESF)

« Fin avril 1993, Edouard Balladur est nommé Premier ministre, François Bayrou ministre de l’Education nationale, et François Fillon ministre de l’Enseignement supérieur. Une proposition de loi relative aux établissements publics d’enseignement supérieur est déposée le 8 juin 1993 par treize députés du RPR et de l’UDF sur le bureau de l’Assemblée nationale, avec l’accord du ministre de l’enseignement supérieur François Fillon. Il s’agit, selon les signataires, de « rechercher l’assouplissement de la législation applicable aux établissements » ; tout établissement doit pouvoir « expérimenter des formules nouvelles de nature à favoriser l’ouverture des formations dispensées sur le monde socio-économique ou le développement des activités de recherche ». La proposition précise que le ministre de l’Enseignement supérieur pourra s’opposer aux demandes de dérogation à la loi « Savary » de 1984 (toujours formellement en place) « qui lui paraîtraient contraires aux missions de l’université, à la cohérence du système d’enseignement et de recherche, et au caractère national des diplômes ».

La loi est votée début juillet. Mais, comme le rapporte le journal « Le Monde » du 30 juillet 1993,'' l’astuce du gouvernement et de la majorité, qui avaient adopté la méthode des dérogations pour modifier le régime des universités, plutôt que d’élaborer une loi d’ensemble comparable à la loi Devaquet de fâcheuse mémoire, s’est heurtée à l’intraitable rigueur du Conseil constitutionnel. Celui-ci, saisi par les sénateurs socialistes après la dernière lecture du texte, le 6 juillet, a jugé qu’en votant une loi autorisant les universités à s’organiser à leur guise, sous la seule réserve que le ministre de tutelle ne fasse pas d’objection aux statuts qu’elles adopteraient, le Parlement s’est défaussé indûment d’une des responsabilités que lui attribue la Constitution'' ». (pages 177 et 178).

Treize ans plus tard, en mai 2007, Nicolas Sarkozy est élu président de la République, et François Fillon nommé Premier ministre. La question de l'autonomie des universités figure en bonne place du programme gouvernemental et comme une mesure phare de la ''rupture''.

Le texte initial est vivement contesté par les syndicats étudiants, l'UNEF et la FAGE, en particulier sur certains points auxquels ils sont très sensibles. Dans un souci d'apaisement, le président de la République Nicolas Sarkozy fait retirer du texte, présenté le 4 juillet 2007 en Conseil des ministres, les points les plus sujets à polémiques : le caractère optionnel de l'autonomie (certaines universités auraient pu choisir ''l'autonomie'', et d'autres non ), la sélection en première année de master (à bac+4 ) et la limitation des conseils d'administration à 20 membres. Rebaptisée « loi relative aux libertés et responsabilités des universités (LRU) », la loi sur l'autonomie des universités ou ''loi Pécresse" (du nom de la ministre de l'enseignement supérieur ) est votée le 10 août 2007, la gauche se prononçant contre.

Les présidents d'université voient leurs pouvoirs renforcés. La loi élargit les possibilités pour les universités de recourir à des fonds privés, notamment par le biais de créations de « fondations universitaires » dont les ressources proviennent de donations, legs ou mécénat. Cette disposition, ajoutée à la possibilité offerte aux présidents de désigner les personnalités extérieures siégeant au CA, cristallise les inquiétudes exprimées notamment par nombre d'étudiants dans des assemblées générales qui se multiplient courant novembre 2007. Une majorité d'universités se retrouvent partiellement ou totalement « en grève » voire « bloquées ».

Le gouvernement, face à l'accusation de ''désengagement'', annonce des mesures financières. Le 28 novembre, le Premier ministre François Fillon signe, avec la Conférence des présidents d'université, le lancement d' « un contrat national pour la réussite des universités » qui prévoir cinq milliards d'euros supplémentaires en cinq ans. Et la ministre de l'Enseignement supérieur, Valérie Pécresse, choisit d'accélérer les deux réformes très attendues des bourses et de la « réussite en licence ».

Le principal syndicat étudiant, l'UNEF, se retire de la « Coordination nationale « qui coordonnait les luttes étudiantes ». Les deux syndicats lycéens qui accompagnaient des mouvements commencés à la mi-novembre dans certains lycées (en particulier à partir de la crainte d'une sélection à l'entrée dans les universités) se retirent également après avoir reçu des assurances formelles à ce sujet à l'issue d'une réunion tenue le 1er décembre 2007 avec le ministre de l'Education nationale Xavier Darcos et la ministre de l'enseignement supérieur Valérie Pécresse. La FIDL se targue d'avoir obtenu que « les lycéens participent à la rédaction d'une circulaire qui garantira qu'il n'y aura pas de sélection à l'entrée à l'université en encadrant le dispositif de préinscription ». Et l'UNL se félicite d'avoir obtenu « des garanties non-négligeables sur le contenu du texte réglementaire concernant l'application de l''l'orientation active'' : il sera rappelé systématiquement à tous les lycéens leurs droits. Partant du principe que le baccalauréat est le premier diplôme universitaire, tout bachelier a le droit de s'inscrire dans la filière de son choix. En aucun cas ''l'orientation active'' ne pourra être utilisée comme outil de sélection et encore moins d'autosélection. Il sera rappelé à tous les lycéens que l'avis donné par l'université n'a pas d'autre valeur que celle d'un conseil » (pages 179 et 180).

Claude Lelièvre

Lire la suite

Les candidats de droite promettent une université sélective et payante...

26 Octobre 2016 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education, #Université

Les candidats de droite promettent une université sélective et payante...
Tous les candidats à la primaire de la droite veulent accentuer l’autonomie des facs, quitte à en finir avec les « tabous ».
 
Sélection, augmentation des droits d’inscription… Une victoire des Républicains à l’élection présidentielle de 2017 pourrait se traduire par d’importants changements pour l’université. Ces deux sujets qui semblaient jusque-là intouchables sont au cœur des projets des candidats à la primaire de la droite pour l’enseignement supérieur. Tous prônent un acte II de l’autonomie des facs, après la loi relative aux libertés et responsabilités des universités (dite loi LRU ou loi Pécresse) de 2007.

« L’autonomie n’a pas permis de lever tous les tabous », admet Bruno Le Maire, dans le pavé de 1 000 pages qui expose son programme. Il en est ainsi du tabou de la sélection. Sur ce sujet explosif, absent des programmes de la droite en 2007 et en 2012, les candidats (Jean-Frédéric Poisson est le seul à n’avoir pas répondu à nos sollicitations) se montrent totalement décomplexés, estimant qu’il faut en finir avec l’ouverture de l’université à tous. Alors que le gouvernement Valls tente, cet automne de faire adopter au Parlement une loi permettant aux universités de sélectionner à l’entrée du master, assortie d’un droit à la poursuite d’études pour les étudiants, les candidats de la droite revendiquent avant tout cette liberté pour les établissements de sélectionner en deuxième cycle, sur dossier ou examen. Nicolas Sarkozy, Jean-François Copé ou encore Nathalie Kosciusko-Morizet vont même plus loin, défendant cette sélection dès l’entrée en licence, convaincus que cela suffira à enrayer des taux d’échec massifs. Moins d’un jeune sur trois obtient sa licence en trois ans.

(...)

Nathalie Brafman et Camille Stromboni

Suite et fin (pour abonnés) en cliquant ci-dessous

Lire la suite