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Vivement l'Ecole!

sociologie

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L’ascenseur social...

24 Avril 2018 , Rédigé par France Culture Publié dans #Education, #Sociologie

L’ascenseur social...

Un fils de mineur devenu professeur de lettres, une femme française renvoyée à ses origines étrangères, un philosophe qui ne reconnaît plus son oncle laveur de vitres... Trois histoires de honte et de violence sociale.

Tous racontent les mécanismes de la violence sociale, les moyens de s'en sortir, comme l'école ou la lecture, mais aussi le fossé grandissant entre leur milieu d'origine et celui auquel ils tentent d'accéder. Jamais à leur place, obligés de subir des remarques déplaisantes, déplacées ou malveillantes, ils racontent aujourd'hui ce que c'est, de s'élever hors de sa classe sociale.

Très tôt j'ai compris que l'école, c'était la seule voie pour sortir d'une condition. Mais après, pour se sentir légitime à faire des études, c'est une autre histoire.

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A Lire... La France des Belhoumi - Stéphane Beaud...

19 Avril 2018 , Rédigé par La Vie des Idees Publié dans #Education, #Sociologie

A Lire... La France des Belhoumi - Stéphane Beaud...

Le sociologue Stéphane Beaud a entrepris de raconter l’histoire de l’intégration à bas bruit des Maghrébins en France, en restituant la trajectoire d’une famille. Un travail précis et exigeant qui permet la compréhension en profondeur des évolutions de notre société.

C’est au cours de ses enquêtes sur les transformations de la classe ouvrière que Stéphane Beaud a rencontré la question de l’immigration nord-africaine en France. Il l’a retrouvée lorsqu’il a abordé l’analyse du système d’enseignement à partir de la situation des élèves qui se situent au plus loin des normes établies de l’excellence scolaire. On ne peut pas concevoir la situation des classes populaires en France si on laisse de côté l’importance qu’y ont les individus et les familles issus de l’immigration, hier comme aujourd’hui. Gérard Noiriel l’avait montré dans un ouvrage pionnier, Longwy. Immigrés et prolétaires, en 1984 (Paris, PUF).

Réinsérer les immigrés dans la logique des rapports de travail et de classe permet d’éviter les pièges que recèle une approche purement culturelle ou symbolique : il est facile, surtout à la lumière des tensions actuelles entre les populations, de majorer l’effet de la dimension religieuse ou ethnique des groupes issus d’une immigration récente. L’illusion est partagée par les analystes, pressés de rendre compte des problèmes en termes de différences ou d’incompatibilités culturelles, et par une partie des groupes concernés, qui peuvent être conduits à exagérer leurs différences culturelles en fonction de la logique bien connue de l’inversion des stigmates. Le dernier livre de Stéphane Beaud permet d’éviter ces écueils. La qualité de l’enquête, menée pendant 5 ans sur une famille d’origine algérienne, est une contribution originale et forte à la connaissance d’une minorité à propos de laquelle se sont accumulés clichés et fantasmes.

(...)

Jean-Louis Fabiani

Recensé : Stéphane Beaud, La France des Belhoumi. Portraits de famille (1977-2017), Paris, La Découverte, 2018, 352 p., 21 €.

Suite et fin en cliquant ci-dessous

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Ce qu'évoque le mot "femmes" à mes élèves de primaire lorsque je l'écris au tableau...

25 Mars 2018 , Rédigé par Huffington Post Publié dans #Education, #Sociologie, #Femme

Ce qu'évoque le mot "femmes" à mes élèves de primaire lorsque je l'écris au tableau...

Dans ma REPpublique à moi, on essaie d’éduquer, au sens large. Alors on parle des fois des injustices, du racisme, des discriminations. Et des femmes.

Dans ma REPpublique à moi, on essaie d'éduquer, au sens large. Alors on parle des fois des injustices, du racisme, des discriminations. Et des femmes.

Le mot est écrit en très gros sur le TBI (Tableau Blanc Interactif, NDLR). Quelques-uns ont déjà pouffé, à peine la dernière lettre était écrite. Comme si le mot leur faisait peur, tellement il leur est presqu'étranger.

FEMMES

On est le 8 mars, c'est la Journée Internationale pour le Droit des Femmes. Mais ça, je ne leur ai pas encore dit, je voulais juste commencer par les entendre, recueillir ce qui leur passait par la tête. Les pédagogues appellent ça un "recueil de représentations" et comme je suis, aussi, à la pointe des innovations pédagogiques, je dessine une "carte mentale". [Pour les non-initiés, je fais des flèches et j'écris les mots que les élèves me donnent.]

Le premier qui vient, c'est Maman.

J'écris, je ne commente pas.

Le second, c'est maîtresse. Tiens, tiens.

La semaine précédente, alors qu'on travaillait sur l'analyse grammaticale, j'avais essayé de leur faire comprendre la différence entre nature et fonction en leur disant:

"Par exemple, moi, ma fonction, c'est maîtresse, mais ma nature, c'est quoi?"

D'une seule voix, ils avaient tous répondu "Maman".

C'est là que, très calmement, je m'étais dit qu'il faudrait y revenir, longuement, un de ces jours.

Je continue de recueillir leurs représentations.

Fille.

Dame.

Les joues rouges, il y en a un qui tente "poitrine". Il me faut quelques secondes pour rétablir le calme dans la classe, mais j'écris.

Hommes. Ah, il a mis un peu de temps à sortir celui-là, mais il est là. Personne ne se demande ce qu'il fait là, mais il est là.

Il est là et d'un coup, les langues se délient, les bras se lèvent, moins timides, plus assurés.

Mariage.

Enfants.

Maison.

J'arrête là avant que le mot ménage ne sorte et j'observe.

"Femmes, pour vous, donc, c'est maman, maîtresse, fille, dame, poitrine (re-rires), hommes, mariage, enfants, maison. Bien, on va les reprendre un par un ces mots et on va en parler, d'accord?".

Alors on a parlé.

Des femmes, puis des hommes.

Des femmes avec les hommes.

De ce que faisait une femme.

De ce que faisait un homme.

De ce qui les différenciait.

On est revenu à poitrine, (presque) plus personne ne riait.

"Est-ce qu'une femme ne se définit que parce qu'elle a une poitrine?

– Non, maîtresse, une femme aussi, elle se maquille.

– Oui, et elle met des robes.

– Pourtant, je ne mets pas de robe, moi, m'avez-vous déjà vu avec une robe?

– Nooooon!

– Je ne me maquille pas non plus, si?

– Nooooon!

– Alors je ne suis pas une femme?

– (Silence gêné)."

Peu à peu, on a avancé. Tout doucement.

Une femme, ça peut travailler, "comme toi, maîtresse".

Une femme, ça peut décider, "comme la directrice, maîtresse".

Une femme, ça peut ne pas faire la cuisine, jamais.

Rires.

"Pourquoi vous riez?

– Bah maîtresse, à la maison, c'est la maman qui cuisine.

– Chez moi, jamais. Je ne sais pas faire, je suis nulle.

– Ah bon, c'est ton mari qui cuisine?

– Oui."

Trois quarts d'heure se sont écoulés. Je leur ai expliqué qu'aujourd'hui, 8 mars, on célébrait la journée internationale du droit des femmes. Je pensais avoir un peu fait progresser leurs représentations, modestement. Et puis L. a levé le bras:

"Ah oui, maîtresse, je sais ce que c'est la journée des femmes, dans les magasins, ils donnent du maquillage gratuit ce jour-là".

Alors je me suis lourdement assise derrière mon bureau, me disant que j'y reviendrai, que j'y arriverai. Mon portable a sonné.

Un SMS.

PHILDAR: "Pour la journée des femmes, nous vous offrons 30% de réduction sur toutes les laines à tricoter".

Ce billet est également publié sur le blog Ma REPublique.

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Quand l’école modèle le déterminisme social...

21 Mars 2018 , Rédigé par The Conversation Publié dans #Education, #Histoire, #Cinéma, #Sociologie

Un groupe d’enfants se partagent à tour de rôle un vélo. On ne leur a jamais demandé de le faire, ni quand le faire, comment ou avec qui. Ils savent simplement que le moment est venu et ils se sentent bien. Contemplez ces enfants et l’organisation du groupe, essayez de ressentir les lois implicites de leur univers social. Ils apprennent en groupe. La scène est extraite du film Comme un loup, qui offre une nouvelle perspective quant au rôle de l’école dans le monde de la jeunesse et au rôle de la jeunesse dans le monde de l’école.

 

(...)

Les enfants ne vont pas à l’école pour être transformés en une sorte de ressource financière, ils vont à l’école pour grandir, pour savourer, pour interagir, pour expérimenter et pour enrichir leurs connaissances quant aux mystères de la vie. Ils vont à l’école pour découvrir ce qu’ils ne connaissent pas encore, l’immensité du monde et de l’esprit. Nous avons donc refusé de montrer une école dans notre film. En ce qui concerne les jeunes, l’école comme temple de la connaissance semblait un monde à part – une sphère à laquelle seul un petit nombre appartient.

L’école nous apprend à être fiers ou honteux, que nous sommes un succès ou un échec. Cette connaissance ne nous quitte jamais. Savoir que l’on est un échec signifie que l’on n’appartient pas à la société qui nous définit comme tel. Lorsque nos écoles envoient des échecs dans le monde, elles ne créent pas des ressources mais des problèmes pour le futur. Les trois personnages du film ont tous fréquenté le même collège avant que leurs trajectoires ne divergent. À travers la politique ou la boxe, chacun à trouvé sa sphère d’appartenance hors du système scolaire ; tous excepté le personnage principal, Yaya, qui se trouve être un succès à l’école.

(...)

Félix Schoeller et John Mason

L'article entier est à lire en cliquant ci-dessous

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A Lire... "Les migrants en bas de chez soi" d'Isabelle Coutant et "Jours d''exil" de Juliette Kahane...

17 Mars 2018 , Rédigé par France Culture Publié dans #Education, #Politique, #Sociologie

http://www.europe1.fr/societe/nouvelle-evacuation-dun-campement-de-migrants-a-paris-1371682

http://www.europe1.fr/societe/nouvelle-evacuation-dun-campement-de-migrants-a-paris-1371682

A l'été 2015, la sociologue Isabelle Coutant a vu un groupe de migrants-réfugiés s'installer pour quelques mois au cœur de son quartier populaire parisien. Elle ne s'est pas contenté de les aider, elle a également décidé d'enquêter sur cet événement et ses conséquences sur le voisinage.

Bibliographie

Un livre de Juliette Kahane

Jours d'exil Juliette Kahane Editions de l'Olivier, 2017

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Vers la création d' individus performants?...

20 Janvier 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Sociologie, #Neurosciences

Vers la création d' individus performants?...

Le pouvoir en place depuis maintenant sept mois semble avoir décidé, sous l'impulsion jupitérienne  du Président de la République Emmanuel Macron, l' "état de performance", comme il existe un "état d'urgence".

Tout dans notre République est désormais tourné vers la performance maximale. Il FAUT, c'est un dogme, "performer" en tout. Tout individu, groupe et sous-groupe refusant ou n'étant pas en capacité de réaliser ces objectifs est immédiatement mis de coté, considéré comme un dangereux déviant. Dangereux car susceptible d'empêcher ou de ralentir la course vers les objectifs fixés d'en-haut. "Vae victis" disait-on, le pouce baissé, dans les cirques romains de l'Antiquité. "Mort aux loosers" croit-on entendre dans le grand cirque de la macronie triomphante.

Loosers, echoués, décrochés dont il n'est jamais question dans aucun discours présidentiel, dans aucune intervention ministérielle. Les perdants ont disparu du champ des intérêts gouvernementaux, ceux-ci se portant uniquement, exclusivement sur les "performants", ceux capables d'écrire les "success stories" voulues par le pouvoir, relayées par une partie de la presse complaisante - Paris-Match et BFMTV en sont les plus éclatants représentants -  exemplaires de cette "France first", reflet d'un président n'ayant jamais connu l'échec. A tel point qu'il est permis de se demander si Emmanuel Macron est seulement capable d'imaginer qu'il puisse exister en France des individus malheureux, brisés, écartés. Très éloignés de l'égalité révolutionnaire, traduite en "égalitarisme" - pouah! Quelle horreur! - dans un pays de plus en plus séduit par les "bienfaits" de l'inégalité.

La France macronienne se veut pragmatique. Le pragmatisme, cet outil glacial qui élimine les clivages gauche/droite, les débats d'idées, les réflexions contradictoires fondées sur des valeurs et illustrées par elles.

Au diable les valeurs! Ou plus exactement vive la valeur "efficacité", seule capable de déterminer le degré d'intérêt porté sur un individu, un groupe ou une idée. Personne ne semble s'apercevoir que les plus performants, pragmatiques et efficaces sont toujours les mêmes: ceux nés avec un capital - financier et culturel - important. Quant aux autres, les loosers, ils ne peuvent espérer qu'un ruissellement sans jamais - vous l'aurez remarqué - être invités à la table du festin. Ni à devenir les "premiers de cordée". Mesdames et messieurs les perdants, dégustez les restes. Restez à votre place. Cela vous suffira bien.

L'école qui se construit sous nos yeux est à l'image de ce qui vient d'être dit. Afin d'éliminer tout débat interne et, notamment, celui qui oppose depuis des décennies les républicains aux pédagogues - rebaptisés "pédagogistes" par le Ministre de l'Education Nationale en personne - il est fait appel à un troisième "larron" dont la mission, pragmatique et politique, est d'éliminer les deux autres: les neurosciences.

Obnubilées par les capacités "performatives" du cerveau de nos élèves, elles évitent habilement d'autres problématiques. Au diable les ennuyeuses questions sur le but de l'école, les causes des inégalités scolaires, la sociologie de l'éducation, l'école que nous voulons pour nos enfants et les enfants que nous voulons pour la société qui vient, le sort des "échoués"! Tout cela disparait. DOIT disparaitre!

Au nom d'un seul credo:

faire de l'enfant/individu un être performant.

Je refuse de m'engager dans cette voie. Elle est d'une dangerosité redoutable!

Christophe Chartreux

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A lire... "La Communauté", Raphaëlle Bacqué et Ariane Chemin... Trappes, de Jamel Debbouze au fondamentalisme musulman...

6 Janvier 2018 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education, #Politique, #Société, #Sociologie

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Bonnes feuilles d'un travail journalistique rigoureux - cela rassure -  à lire en cliquant ci-dessous (pour abonnés)/CC

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Immigration - "Aucun gouvernement depuis la Seconde Guerre mondiale n'avait osé aller jusque-là" - Europe 1/Vidéo

27 Décembre 2017 , Rédigé par Europe 1 Publié dans #Politique, #Sociologie, #Macron, #Immigration

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