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Vivement l'Ecole!

sociologie

Najat Vallaud-Belkacem: "Il faut travailler sur la notion de parentalité des hommes" (Vidéo)

9 Novembre 2019 , Rédigé par Le Dauphine.com Publié dans #Sociologie

Najat Vallaud-Belkacem, ancienne ministre de l'Education Nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche, était l'invitée de GEM en débat, à Grenoble Ecole de Management. L'occasion d'évoquer notamment l'égalité hommes / femmes, avec les différences de salaires. Pour l'ancienne porte-parole du gouvernement , le phénomène est lié "à un mode d'organisation de notre société, qui fait que les femmes ont la double journée, les responsabilités familiales, les carrières qui s'interrompent car ce sont surtout elles qui prennent des congés parentaux. Tous ces éléments mis bout à bout, elles se voient moins proposer d'augmentation salariale, de promotion de carrière et donc de salaire plus élevé. Il faut donc un équilibre dans les responsabilités entre hommes et femmes."

Benoît LAGNEUX

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Le temps des passions tristes - Inégalités et populisme (Vidéo)

9 Novembre 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Sociologie

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A lire... "Vagabondes, voleuses, vicieuses : adolescentes sous contrôle, de la Libération à la libération sexuelle" - Véronique Blanchard

28 Octobre 2019 , Rédigé par Mollat - La Vie des Idées Publié dans #Histoire, #Sociologie, #Education

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Comment l'élite française a dévoyé le terme «communautarisme»...

22 Octobre 2019 , Rédigé par Slate Publié dans #Sociologie, #Education

Par un tour de passe-passe, un libéralisme trop «individualiste» s’est transformé en de supposées demandes de droits spécifiques de la part des minorités, notamment musulmanes.

L’enquête Inch’Allah: l’islamisation à visage découvert, réalisée par cinq étudiants et étudiantes du Centre de formation des journalistes (CFJ) et coordonnée par Gérard Davet et Fabrice Lhomme, n’a eu de cesse de déchaîner les passions depuis sa parution le 17 octobre aux éditions Fayard. Ce qui ne l’a pas empêchée –bien au contraire– de rencontrer un succès fulgurant en librairie.

Dans la préface du livre, l’inséparable duo de journalistes du Monde dépeint l’ouvrage comme une galerie de portraits d’acteurs de la Seine-Saint-Denis dont «chacun d’entre eux incarne, d’une façon singulière, un des multiples visages de cette islamisation dont le communautarisme est sans doute le symbole le plus visible». On y trouve pêle-mêle une entreprise permettant à ses employés de prier sur leurs heures de pauses, une association musulmane faisant pression sur une mairie pour la construction d’une mosquée, la concentration des commerces halal ou encore une école salafiste. Tous rassemblés sous le pavillon du «communautarisme» –jamais défini.

«C’est symptomatique de l’usage de ce mot, utilisé sans que des faits et données précis viennent étayer ce constat», déplore Sylvie Tissot, professeure de sciences politiques à l’université Paris 8 –établissement qui fait l’objet d’un chapitre dans Inch’Allah. Le dictionnaire Larousse 2019 définit le communautarisme de manière assez vague comme une «conception selon laquelle l’organisation de la société doit privilégier les communautés (ethniques, religieuses, etc.) et non un modèle semblable pour tous». Il faut s’intéresser aux différentes utilisations qui en sont faites par les élites politiques, médiatiques et intellectuelles pour y voir plus clair.

En août dernier, l’éditorialiste Natacha Polony, passée depuis à la tête du magazine Marianne, fustigeait dans Le Figaro les «taupes du communautarisme américain»: «La guerre menée par les activistes pour une Europe “inclusive” et de la “non-discrimination” est le parfait produit du soft power américain», écrivait-elle. Pourtant, il suffit justement de traverser l’Atlantique pour comprendre que, à l’origine, le «communautarisme» signifie tout l’inverse du sens que lui ont donné ses contempteurs et contemptrices hexagonales.

La critique «communautarienne» du libéralisme

C’est ce que montrait dès 2007 –il y a plus de dix ans– Justine Lacroix, politologue à l’université libre de Bruxelles, dans un article intitulé «Communautarisme et pluralisme dans le débat français. Essai d’élucidation». Dans les années 1980, quatre penseurs reconnus, trois Nord-Américains et un Écossais (Alasdair MacIntyre, Michael Sandel, Charles Taylor et Michael Walzer), formulent simultanément une critique dite «communautarienne» du libéralisme.

«On a appelé “mouvance communautarienne” des philosophes politiques d’envergure, extrêmement sérieux, qui allaient de façon différente estimer que la théorie libérale, notamment incarnée par le philosophe américain John Rawls, était trop abstraite et froide, détaille la chercheuse. Pour eux, pour cimenter et faire vivre une communauté politique, l’État de droit ne suffit pas, il faut un sentiment commun d’identité.» Et ce sentiment commun d’identité doit être puisé, pour eux, non dans les «communautés infranationales» que désigne du doigt le discours «anticommunautariste» français, mais dans la communauté nationale.

«Il y a quelque chose d’ironique; par certains aspects, cette mouvance n’est pas très éloignée de ce que plaident un certain nombre de républicains contemporains», relève Justine Lacroix. D’autant plus que ces «néorépublicains», Natacha Polony la première, dénoncent le communautarisme comme un avatar du libéralisme à l’anglo-saxonne, alors même que le communautarisme comme courant philosophique était une pensée critique du libéralisme.

Les «foulards de Creil»

En traversant l’Atlantique, le terme a été complètement vidé de sa substance et revisité. En France, il est véritablement «apparu sous la plume de certains intellectuels dits de gauche, appartenant à une mouvance plutôt républicaine, entre la fin des années 1980 et le début des années 1990, avant de se diffuser très largement», explique Sylvie Tissot, autrice d’un article sur la question publié en 2016 sur le site Les mots sont importants, dont elle est cofondatrice.

Un événement permet de dater précisément le début d’une utilisation récurrente du terme «communautarisme» par une certaine élite intellectuelle. Le 4 octobre 1989, à Creil dans l’Oise, trois collégiennes musulmanes sont exclues de leur établissement pour avoir refusé de retirer leur foulard en classe. Le Conseil d’État estime que les établissements scolaires sont libres de leur politique en la matière. Une partie de la sphère intellectuelle s’insurge et condamne en chœur une manifestation du «communautarisme» musulman. «Dans des tribunes, Alain Finkielkraut ou Jacques Julliard par exemple, qui se présentent comme républicains, vont commencer à manier cette rhétorique-là, une vision de l’intégration très durcie et un discours alarmiste, utilisés pour jeter la suspicion sur les minorités racisées, religieuses et sexuelles et leurs demandes», analyse Sylvie Tissot.

Chez certaines de ces figures intellectuelles, la référence à l’école communautarienne est explicite. Ainsi, dix ans plus tard, le philosophe Régis Debray, qui avait participé de cette vague à la suite de l’«affaire des foulards de Creil», veut rappeler «aux amis de Charles Taylor, le multiculturaliste canadien, qu’il faut des principes d’unité, rationnels et abstraits, pour fédérer dans une nation digne de ce nom la pluralité des nous communautaires» dans son ouvrage Le code et le glaive. Après l’Europe, la nation?

«Il y a eu une incompréhension complète, estime Justine Lacroix. Debray n’a pas compris ou pas lu Charles Taylor ou Michael Walzer, chez lesquels il n’y a pas de défense à tout crin du multiculturalisme. Taylor expliquait que si le gouvernement québécois voulait imposer le français à l’école, c’était justifié. Que c’était aussi l’intérêt d’une communauté de défendre sa collectivité, sa langue, quitte à porter atteinte aux droits individuels des parents.»

La «construction du problème musulman»

Avant 1989, le terme «communautarisme» était marginalement utilisé pour désigner les luttes pour les droits des gays et des lesbiennes, «très tôt requalifiées en communautarisme ou ghettos», rappelle Sylvie Tissot. Mais les «foulards de Creil» et, bien plus encore, les débats en 2004 sur l’interdiction des signes religieux à l’école, font des musulmanes et musulmans la cible principale de la critique «anticommunautariste»: «La construction du problème musulman dans le débat public est étroitement connectée à la question du communautarisme».

L’emploi du terme se généralise à l’aube des années 2000, à gauche comme à droite, d’Élisabeth Badinter à Éric Zemmour dans le milieu intellectuel, de Nicolas Sarkozy à Manuel Valls dans le monde politique –parfois réunis, au-delà des clivages, dans le magazine Causeur ou l’association Printemps républicain par exemple. Les médias le reprennent à la même période, comme l’a démontré le sociologue Fabrice Dhume-Sonzogni dans une étude publiée en 2007 (Voir lien 2 ci-dessous), là encore, sur le site Les mots sont importants. Ainsi, alors qu’avant 1994 le terme était quasiment absent des médias, une trentaine de dépêches de l’AFP chaque année vont l’employer au moins une fois entre 1995 et 2001. Entre 2002 et 2005, ce chiffre passe à 218 dépêches en moyenne par an.

«Fonction de disqualification»

Pourquoi un terme dévoyé de son sens originel a-t-il remporté un tel succès dans le débat public? Fin septembre, le sociologue Marwan Mohammed et le politologue Julien Talpin ont tenté de répondre à la question en publiant un livre volontairement court, opportunément baptisé Communautarisme?. Dans l’introduction, ils tâchent de déconstruire un terme qui renvoie à une image bien particulière et largement répandue: «Depuis la fin des années 1980, les musulman.e.s incarneraient une défiance à l’égard de la mixité sociale, ethnique ou religieuse». Pour illustrer le propos, Julien Talpin, interrogé par Slate, aborde spontanément Inch’Allah, qu’il a lu: «Quand on referme le livre, on a le sentiment d’un “grand remplacement” qui arrive, d’une volonté délibérée des musulmans qui voudraient vivre entre eux, ne pas se mélanger».

Le terme «communautarisme» a avant tout une «fonction de disqualification», souligne Sylvie Tissot. En cherchant à dénoncer des «groupes d’individus qui se replieraient, feraient sécession dans leur communauté», il serait en réalité une «manière de requalifier des demandes d’égalité des droits en demandes de passe-droit».

«Les habitants de ces quartiers ne demandent qu’une chose: la mixité», plaide Julien Talpin. Pour lui, l’écueil principal d’Inch’Allah est une «absence de contextualisation» nécessaire pour comprendre des «phénomènes subis», comme les politiques de logement, d’urbanisme. «Des formes de repli existent, mais il faut en comprendre la cause, abonde Sylvie Tissot. Elles peuvent résulter du racisme, de l’exclusion: pour y faire face, on cherche une solidarité, un lien d’entraide que l’on ne trouve pas ailleurs.» Et la politologue d’estimer que derrière les demandes d’égalité «s’exprime un vrai universalisme qui prend au sérieux la devise républicaine».

Dans son article pour Les mots sont importants, la chercheuse se réfère d’ailleurs à un essai de Jean-Paul Sartre publié en 1946, Réflexions sur la question juive. Le philosophe existentialiste y écrit: «Si ce repli existe bel et bien, ses causes sociales en font un phénomène qui n'a rien de spécifiquement communautaire, mais qui se révèle au contraire absolument universel: c'est le repli stratégique, le réflexe de survie naturel, normal, légitime de toute personne subissant une violence et voulant s'en préserver». Des lignes écrites plus de quarante ans avant l’affaire des «foulards de Creil».

«L’homogénéité est une règle du monde social»

Si Julien Talpin reconnaît lui aussi l’existence de phénomènes d’entre-soi, il rappelle qu’ils ne sont «en aucun cas l’apanage unique des minorités». C’est l’objet d’un des chapitres de Communautarisme?, intitulé «Entre-soi élitaire et communautarisme de classe» et rédigé par les sociologues Bruno Cousin et Jules Naudet. «Les mesures quantitatives de la ségrégation sociospatiale montrent que c’est dans les “beaux” quartiers que l’on relève les taux de ségrégation les plus élevés, lesquels jouent donc un rôle de premier plan dans la division sociale de l’espace urbain», écrivent-ils en se référant aux travaux d’Edmond Préteceille sur la métropole parisienne ou encore ceux, plus connus, de Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot.

«Les espaces les plus homogènes sont ceux de la grande bourgeoisie et des groupes sociaux dominants, résume Julien Talpin. Chez les classes dominantes, il s’agit principalement de trajectoires résidentielles choisies, alors qu’une partie des habitants de la Seine-Saint-Denis ne choisit pas d’y habiter.»

Le sociologue appelle alors à «relativiser la question de l’entre-soi», «chose la plus banale du monde»: «L’homogénéité est une règle du monde social». Dans l’introduction de Communautarisme?, Marwan Mohammed et lui écrivent: «Il conviendrait peut-être dès lors de réhabiliter non pas tant le communautarisme que la communauté et le lien communautaire, qui sont l’une des modalités du lien social et de la solidarité».

Pour Slate, Julien Talpin développe:

«C’est aussi en reconnaissant la banalité de l’entre-soi qu’on va permettre dans un second temps le mélange, la mixité. En stigmatisant certaines formes d’entre-soi plutôt que d’autres, on rend les choses plus compliquées. Les phénomènes que l’on attribue à certains groupes sociaux sont beaucoup plus universels que ce que l’on pense».

Timothée de Rauglaudre

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A lire... Extensions du domaine du don - Alain Caillé

19 Octobre 2019 , Rédigé par Actes sud Publié dans #Economie, #Sociologie

A lire... Extensions du domaine du don - Alain Caillé

"Extensions du domaine du don" rassemble et synthétise la plupart des fils patiemment tissés par Alain Caillé et ses amis du Mouvement anti-utilitariste en science sociale (MAUSS) depuis près de quarante ans. Longtemps le MAUSS s’est limité à critiquer la montée en puissance de l’économisme et à lui opposer les leçons qu’il est possible de tirer d’un paradigme puissant — celui du don —, issu d’un ouvrage méconnu du grand public qui a nourri la réflexion de nombreux intellectuels et chercheurs, l’*Essai sur le don* de l’anthropologue Marcel Mauss (1925).=

Œuvre extraordinairement pertinente qui montre que l’homme n’a pas toujours été “un animal économique doublé d’une machine à calculer” : les sociétés premières ne s’organisaient pas selon les principes du marché, mais selon la “triple obligation de donner, recevoir et rendre”. Ce paradigme n’a rien à voir avec ce qu’on entend le plus souvent par “don” — geste désintéressé, proche de la charité ou du sacrifice.

“Le don, explique Alain Caillé, est un acte chargé d’ambivalence, désintéressé en un sens, mais tout autant intéressé, à la fois libre et obligé.”

Cette triple obligation régit en réalité l’essentiel de nos rapports aux autres. Et il faut dès à présent l’universaliser pour jeter les bases d’une véritable philosophie politique alternative, qui permettra de dépasser le néolibéralisme et la vision économiciste des sujets humains. "Extensions du domaine du don" montre à quel point il est éclairant d’étendre l’approche par le don à tous les secteurs de la vie sociale : le jeu, le rapport à la nature, les relations internationales, le sport, l’art, la consommation, les psychothérapies, la religion, la question du pouvoir, etc.

 

✪ Également disponible en livre numérique.

[https://www.actes-sud.fr/…/lit…/extensions-du-domaine-du-don]

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Comment changer l'école dans une société compétitive ? Et autres questions ... (Vidéos)

11 Octobre 2019 , Rédigé par Observatoire des inégalités Publié dans #Education, #Sociologie

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"Gosses de France" : la pauvreté à hauteur d'ado... "Dans le frigo, il n'y a que la lumière"...

8 Octobre 2019 , Rédigé par France Inter Publié dans #Education, #Sociologie

Diffusé (beaucoup trop tard) sur France 2, ce documentaire nous présente quatre gamins très attachants, qui ont entre 13 et 21 ans. Il font partie des trois millions de mineurs à vivre en dessous du seuil de pauvreté.

La diffusion à 23h25, c'est un immense gâchis. Heureusement, il y a le replay. "Gosses de France" est un film sur les enfants pauvres. Ou plutôt non, c'est un film sur Benjamin, Sofia, Jassim et Brocéliande. Quatre gamins qui ont entre 13 et 21 ans. L'un habite en Moselle, l'autre dans le Beaujolais, une autre encore en région parisienne. Et comme trois millions de mineurs en France, ils vivent en dessous du seuil  de pauvreté (qui correspond à 2.155 euros par mois pour un couple avec deux enfants).  

Oui,  il y a trois millions d'enfants pauvres en France (un enfant sur cinq) et Andréa Rawlins-Gaston, grande documentariste, vient nous rappeler qu'ils existent. Ce film mériterait le grand écran d'un cinéma : l'image est belle, la  réalisation très soignée. Ces enfants se livrent avec une sincérité désarmante et la tchatche de leur  âge.

"Dans le frigo, il n'y a que de la lumière"

Sofia a été orientée dans une filière pour élèves en difficulté, parce que quand sa famille a été expulsée et s'est retrouvée dans un hôtel social, ses résultats scolaires et ceux de son frère ont  plongé de façon vertigineuse. Aucun misérabilisme dans ce documentaire précieux, mais des témoignages concrets. Sofia explique qu'à la fin du mois, "dans le frigo, il n'y a  que de la  lumière". Benjamin se souvient qu'il était invité à des anniversaires, avant, mais qu'à force de répondre qu'il n'était pas disponible, plus personne ne l'a invité. En réalité, il n'avait pas de quoi acheter un cadeau et ne voulait pas y aller les mains vides. Il ne va pas non plus au self du collège à midi avec les copains, parce  que c'est moins cher de rentrer à la maison manger des pâtes. Et il a un peu l'impression, à force, que l'amitié, ça s'achète.

Des gosses qui crèvent l'écran

Leurs parents témoignent aussi. Ce sont d'ailleurs les passages sur les liens entre enfants et parents qui sont les plus bouleversants. La mère de Sofia décrit la culpabilité qui la ronge à la fin du mois (qui commence le 15, souvent). Tous racontent le sentiment de honte vis à vis des autres enfants, parce que les  chaussures sont trouées, ou parce qu'il faut aller au Secours Populaire chercher à manger. On mesure les répercussions de  la précarité sur l'éducation des enfants, sur leur santé, sur leur  estime de soi.  

Je ne vous cache pas que j'ai pas mal pleuré (sans doute une vilaine  poussière dans l'œil) mais j'ai surtout passé un peu plus d'une heure  avec quatre gamins géniaux et d'un indécrottable optimisme. Ils sont très attachants. Jamais, je crois, un documentaire ne m'a donné à ce point l'impression de connaitre celles et ceux qui sont filmés. Andrea Rawlins-Gaston a consacré une année entière sur ce film. Un an de préparation, de rencontre, de tournage. Et le temps passé se voit.

Dorothée Barba

"Gosses de France" : mardi 8 octobre sur France 2, à 23h25, dans l'émission "Infrarouges", disponible en replay.

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A lire... "La guerre sociale en France" - Romaric Godin/La Découverte

1 Octobre 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Politique, #Sociologie

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