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Vivement l'Ecole!

rythmes

Claire Leconte : « La semaine des quatre jours n’existe nulle part ailleurs dans le monde »...

5 Mai 2019 , Rédigé par Le Journal d'Elbeuf Publié dans #Education, #Rythmes

Claire Leconte : « La semaine des quatre jours n’existe nulle part ailleurs dans le monde »...

La chronobiologiste Claire Leconte, professeur émérite de psychologie de l'éducation, travaille depuis plus de trente ans sur l'aménagement des temps de l'enfant. Entretien.

Les communes se prononcent actuellement sur la semaine à quatre jours ou quatre jours et demi. Est-ce que les municipalités sont les mieux placées pour organiser le temps scolaire ?

Ce ne devrait pas être aux communes de décider cela. Toutefois, il ne faut pas oublier que les municipalités ne font que formuler une proposition à la Dasen (direction académique des services de l’Éducation nationale), qui peut être rejetée.

Le risque de la prise de décision à cet échelon n’est-il pas que d’autres facteurs que l’intérêt de l’enfant soient pris en compte ?

On s’aperçoit dans les consultations qui ont été menées que les adultes, quels qu’ils soient, privilégient souvent leur confort.

En tant que chronobiologiste, quelle est selon vous la semaine idéale pour les enfants ?

Pour moi, le mieux c’est qu’il y a ait le plus de matinées travaillées possible. C’est-à-dire au moins cinq et que de préférence la cinquième soit celle du samedi, plutôt que celle du mercredi. Il faudrait aussi des matinées plus longues et des après-midi plus allégées. La disponibilité cognitive est plus grande le matin. Plus de temps permettrait de mieux travailler ce qui est appris. Je constate d’ailleurs que la semaine des quatre jours n’existe nulle part ailleurs dans le monde.

Dans vos articles et vos conférences, vous parlez de l’importance des rythmes biologiques. Que faut-il faire pour les respecter au mieux ?

La première chose est d’informer les parents. Il faut respecter le sommeil des enfants, qu’ils se couchent tous les jours à la même heure et pas un peu plus tard sous prétexte qu’on n’a pas classe le lendemain. Mieux vaut aussi éviter les écrans environ une heure et demie avant de dormir, afin d’avoir une plus grande qualité de sommeil. Par ailleurs, à l’école il faudrait des moments aménagés, notamment lors de l’accueil le matin pour ceux qui arrivent tôt, avec une transition douce avant le début des cours, puis à midi, un vrai temps de détente et de relaxation. Et pour ceux qui restent tard, mieux vaut laisser du temps libre plutôt que de rajouter des activités aux activités.

Le débat actuel porte sur l’organisation du temps scolaire à la semaine. Ne faudrait-il pas également revoir l’organisation à l’année ?

Bien sûr. Nous sommes le seul pays avec quatre fois deux semaines de vacances, plus des grandes vacances et des jours fériés.

« Rallonger les matinées »

Vous préconisez donc plus de journées d’écoles, mais moins longues.

Cela permettrait de mieux assimiler les apprentissages. L’assimilation se fait moins bien lorsque l’on réduit le nombre de jours travaillés.

Est-ce une bonne idée de consacrer les matinées aux enseignements fondamentaux, comme le français et les maths ?

Déjà, je considère que tous les enseignements sont fondamentaux. Mieux enseigner le français et les maths le matin, mais le fait de rallonger les matinées permettrait de faire autre chose, comme de l’EPS ou de la musique. Cela permettrait d’avoir des alternances pédagogiques. Après avoir sollicité ses capacités cognitives, cela serait bien de faire une activité artistique, pour solliciter sa créativité. Et puis cela permettrait aux enfants de créer des liens entre les différentes matières.

La plupart des communes qui reviendront aux quatre jours mettront fin aux TAP (temps d’activité périscolaire), mis en place avec la réforme Peillon. Quel regard portez-vous sur ces activités ?

Elles n’ont pas partout été fort bien organisées et aménagées. Je comprends que certains veulent les abandonner, mais c’est encore pire de revenir aux quatre jours. Là où il y a eu une certaine ambition, des parcours éducatifs et découvertes ont été mis en place, qui sont bien plus que des simples activités.

Que pensez-vous des nombreux changements dans les rythmes scolaires ces dernières années, qui accompagnent souvent les changements de majorité politique ?

C’est complètement désespérant. Cela fait 38 ans que je suis sur le terrain et on n’arrive jamais à pérenniser quelque chose pour les enfants. Nous sommes le seul pays à se poser cette question. Ailleurs, tout se passe bien depuis plusieurs années et personne ne touche aux rythmes scolaires.

Guillaume Verdu - Le journal d'Elbeuf

Commentaire:

Oui au samedi matin MAIS il faudra compter avec deux "obstacles" majeurs:

- un taux d’absentéisme en maternelle/CP qui risque d'être TRES important;

- convaincre le puissant lobby des parents divorcés, farouchement opposé à l'école le samedi matin.

CC

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Rythmes scolaires : à qui profite la semaine de 4 jours?... (+ commentaires)

14 Avril 2019 , Rédigé par Le Parisien Publié dans #Education, #Rythmes

Rythmes scolaires : à qui profite la semaine de 4 jours?... (+ commentaires)

21 août 2017 - De plus en plus d'actualité.

CC/Webmaster

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Dans une école sur trois, la réforme décriée des rythmes scolaires ne sera plus qu'un souvenir à la rentrée. Une bonne nouvelle pour les adultes, moins pour les enfants.

Cette année,la cloche de la rentrée sonnera aussi un enterrement de première classe : celui de la réforme des rythmes scolaires. Dans presque une école sur trois (31,8 %), on ne travaillera plus le mercredi matin, et les TAP, ces activités périscolaires instaurées par la réforme de 2013, ne seront plus qu'un souvenir. Presque 37 % des communes ont en effet saisi l'opportunité, offerte par un décret du nouveau gouvernement cet été, de tirer un trait sur l'une des réformes les plus décriées sous Hollande. On efface tout, et on recommence ! Mais à qui profite ce changement ?

Aux communes. Non seulement les mairies économisent un budget conséquent en revenant aux quatre jours, mais elles se délestent aussi d'une série de casse-tête : l'incertitude sur le maintien des subventions de l'Etat, les difficultés à recruter des animateurs ou à harmoniser les transports entre des écoles aux horaires différents... « Tout était compliqué, pour un résultat pas très probant », estime le maire (PS) de Sarcelles (Val-d'Oise), François Pupponi. Dans sa commune, on escompte « 500 000 € d'économies par an ». C'est dans les zones rurales que le retour aux quatre jours est le plus massif : 96 % des municipalités sont concernées en Corse, 85 % en Lozère.

Aux enseignants. Huit instituteurs sur dix préfèrent en finir avec la réforme, selon une consultation menée au printemps par leur syndicat majoritaire, le SNUipp. « La semaine de quatre jours était perçue comme un acquis social par les professeurs : leur demander de revenir le mercredi a été mal perçu en 2012 », observe un spécialiste du dossier. « Ce n'est pas le principe même du mercredi qui pose problème, mais la manière dont la réforme a été mise en œuvre, nuance Francette Popineau, porte-parole du SNUipp.

Les collègues n'ont pas constaté de bénéfices pour l'apprentissage des élèves : ce qu'ils gagnaient d'un côté le mercredi matin, ils le perdaient tous les autres après-midi de la semaine. Les enfants étaient tellement excités quand ils revenaient en classe après leurs activités du midi qu'ils n'étaient plus capables de travailler correctement. »

Pas toujours aux familles. « Les quatre jours, ce n'est pas partout le choix des familles », constate Gérard Pommier, président de la fédération de parents d'élèves PEEP. Le point de vue des parents semble assez partagé, selon la réalité locale. S'ils ont été nombreux à se plaindre de la fatigue de leurs enfants, surtout en maternelle, beaucoup ont aussi apprécié l'organisation d'activités souvent gratuites.

La réforme semble aussi avoir eu des effets positifs pour les femmes salariées, selon une étude publiée en avril par l'Institut des politiques publiques. Une partie, surtout les plus diplômées, sont revenues travailler les mercredis, ce qui a esquissé un début de rattrapage des inégalités au travail entre hommes et femmes.

Pas aux enfants. Certes, il n'existe pas d'évaluation montrant un effet de la réforme sur les résultats des élèves. Mais des études scientifiques ont évalué les différences d'attention et de capacité d'apprentissage des enfants selon les moments de la journée. Sur ce terrain, les spécialistes s'accordent sur un point : « La semaine de quatre jours est le pire des rythmes possibles », résume le chrono-psychologue François Testu, qui plaide pour un étalement plus harmonieux des jours de classe.

Actuellement, l'emploi du temps des petits Français est l'un des plus resserrés d'Europe, avec 162 jours d'école par an. Ceux qui vont repasser à la semaine de 4 jours tomberont à 144 jours.

Christel Brigaudeau

Commentaire:

Que les choses soient claires:

1- la France est le seul pays au MONDE à adopter ce rythme choisi par des adultes pour des adultes;

2- les élèves en difficultés sont au moment où j'écris ces lignes en souffrance multipliée par le rythme désormais imposé puisqu'on exige d'eux qu'ils absorbent les mêmes programmes sur un temps resserré;

3- l'argument - non démontré scientifiquement mais forgé sur un ressenti et renforcé par sa répétition sans contradiction audible - consistant à dire que les élèves sont fatigués - variante: "surexcités" - laisse nos collègues européens rêveurs et circonspects. Y aurait-il un "micro-climat" au-dessus de notre pays? Ces collègues européens qui pratiquent des rythmes étalés sur 4 jours et demi s'interrogent;

4- enfin, affirmer que c'est seulement la manière d'avoir imposé la réforme qui a incité les syndicats de personnels à s'y opposer est pour le moins étonnant. Lorsque Nicolas Sarkozy, sans une seconde de concertation, a imposé la semaine de 4 jours à l'école, personne à l'époque n'a trouvé que cette manière de faire était contestable.

Christophe Chartreux

Lire aussi:

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Semaine scolaire : l’Education Nationale doit reprendre le pouvoir à l’école...

8 Mars 2018 , Rédigé par JB Magner Publié dans #Education, #Rythmes, #Politique

Semaine scolaire : l’Education Nationale doit reprendre le pouvoir à l’école...

Depuis 1991 et l’assouplissement des horaires de l’école primaire, le dispositif de la semaine de 4 jours a été progressivement étendu dans toute la France puis unifié en 2008 par Xavier Darcos, ministre de l’éducation nationale. Dès lors, ce qui n’était auparavant qu’une liberté accordée aux académies est devenu la règle et a provoqué la disparition de toute politique nationale d’aménagement des rythmes à l’école.

Et pourtant, depuis les années 1990, les chronobiologistes dénoncent l’abandon du samedi matin et condamnent la semaine de 4 jours. En janvier 2010, un rapport de l’Académie de médecine mettait en cause ce rythme : « l’enfant est désynchronisé les deux premiers jours de la semaine et a des journées trop chargées ».

En 2010, le ministre de l’éducation nationale Luc Chatel écrit dans une circulaire que « l’organisation de la semaine scolaire en neuf demi-journées (en incluant le mercredi matin) est encouragée ». Depuis plus de 20 ans, les experts préconisent de revenir sur cette exception française néfaste pour les élèves.

Dans la loi de Refondation de l’école, Vincent Peillon a tiré les conséquences de ce constat d’échec de la semaine de quatre jours et décidé de revenir à la semaine de neuf demi-journées en rallongeant la coupure méridienne avec des activités périscolaires organisées par les communes (ou les communautés) et cofinancées par l’Etat.

Depuis les rentrées 2013 et 2014, la semaine de quatre jours et demi est la règle pour nos écoles, les autres régimes devant faire l’objet de dérogations académiques.

Suite à l’élection du Président Macron et en conséquence de ses promesses électorales clientélistes, en septembre 2017, plus de 43 % des communes ont choisi de revenir à la semaine de quatre jours et 40 % de celles restantes l’envisagent pour 2018 d’après une enquête de l’Association des maires de France. Ainsi, à la rentrée 2018, seul un petit quart des écoles de notre pays fonctionneraient suivant la règle alors que 75 % d’entre elles seraient en dérogation ! Et parmi ces dérogations, plus d’une centaine de régimes différents !

Dans ces conditions, peut-on toujours parler « d’Education Nationale » dans notre pays ?

Quelles sont les raisons qui ont conduit à une telle situation ?

Aujourd’hui, l’école publique est soumise à des tiraillements multiples causés par des intérêts parfois divergents, parfois complices, mais dont l’élève est toujours l’oublié.

Les enseignants, les parents d’élèves et les collectivités défendent tous leur point de vue en prétendant défendre l’intérêt des enfants. Et pourtant, le confort professionnel, la facilité de partir en vacances pour les plus aisés, le coût budgétaire ou la complexité d’organisation des activités scolaires ou périscolaires, les transports scolaires, l’emportent presque toujours pour aller vers la solution de facilité : la semaine de quatre jours.

Les résultats de nos élèves aux tests internationaux ne sont pas satisfaisants et depuis plus de vingt ans l’école est ballotée dans les réformes successives. Nous le savons, à l’école les élèves ont besoin de temps favorables aux apprentissages. Cinq vraies matinées de classe pendant 36 semaines d’école sont plus profitables que toutes les inventions qui essaient de donner satisfaction aux divers groupes de pression mais qui pénalisent toujours ceux qui ont le plus besoin de l’école pour s’en sortir.

Il faut faire appliquer la loi et exiger une répartition hebdomadaire des cours sur neuf demi-journées dans toutes les écoles de France.

Au nom de l’égalité et de l’efficacité, l’Education Nationale doit reprendre le pouvoir à l’Ecole.

Jacques-Bernard Magner
Sénateur du Puy-de-Dôme
Vice-Président de la commission Culture, Education et Communication
Membre du Conseil Supérieur des Programmes

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Rythmes scolaires - Issy-les-Moulineaux, village gaulois?...

1 Mars 2018 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Rythmes

Rythmes scolaires - Issy-les-Moulineaux, village gaulois?...

Peu de villes ont résisté au tsunami du retour à la semaine de quatre jours. Trois seulement dans les Hauts-de-Seine, dont Issy-les-Moulineaux. Ce n’est pas un hasard si cette ville a fait le choix du maintien des quatre jours et demi, car il s’intègre dans une politique éducative globale et historique, qui semble porter ses fruits. Entretien avec le maire-adjoint chargé de l’éducation, Bernard de Carrère.

Comment s’est fait le choix de maintenir la semaine scolaire de quatre jours et demi ?

En juin dernier, le comité de pilotage des rythmes éducatifs a choisi à Issy de laisser les choses en l’état, il n’y a pas eu de pression dans le sens d’un changement immédiat. L’évaluation du PEDT (projet éducatif territorial), menée auprès des enseignants, des parents et des élèves, a conclu à une satisfaction généralisée quant au fonctionnement du temps périscolaire.

Cette année, nous avons tout d’abord consulté les vingt-quatre conseils d’école, qui se sont majoritairement prononcés en faveur du retour aux quatre jours. La municipalité a en parallèle décidé de la mise en œuvre d’une large consultation des parents d’élèves. Le taux de réponse a été important (57 %), témoignant de l’intérêt réel pour cette question. À 65 %, les parents d’élèves se sont prononcés en faveur du maintien du dispositif actuel. La ville a tranché en faveur d’un maintien de l’organisation actuelle ; à la rentrée prochaine, la semaine sera toujours organisée sur quatre jours et demi à Issy-les-Moulineaux. Le contexte national et les réflexions sur une éventuelle redéfinition des périodes de vacances scolaires annoncées par le ministre de l’Éducation nationale nous ont également encouragés à prendre cette décision. Nous souhaitons vivement que puisse désormais être organisée une évaluation comparative des effets des deux organisations sur les résultats scolaires et la fatigue des enfants.

Comment fonctionne le périscolaire à Issy ?

Un effort important a été consenti pour proposer des activités longues de qualité, sur des thématiques diversifiées (plus de soixante-quinze activités différentes). Elles sont complétées par des ateliers courts, et par les études organisées par les enseignants. Les activités périscolaires sont d’un cout limité, pour une durée de prise en charge importante (1h30 à 1h45, le soir, précédées d’un temps d’étude après la classe qui se termine à 15h45). Précisons que les enfants habitent tout près de leur établissement, la ville ayant fait le choix de construire des écoles de proximité, de taille mesurée.

Ces activités vont de l’escrime au codage accompagné, en passant par le journalisme ou la cuisine. Cette dernière activité est même placée en tête par les enfants dans les enquêtes, alors qu’elle parait secondaire pour les parents. Ajoutons que nous essayons au maximum de nouer des liens entre activités scolaires et périscolaires. Il arrive d’ailleurs que des enseignants y soient impliqués, un certain nombre de professeurs utilisant en classe ce qui a pu se faire en périscolaire. Mais il nous faut parfois réajuster le fonctionnement général, en veillant à éviter une surcharge d’activités qui pourrait être contre-productive.

Les enseignants acceptent-ils bien ce maintien des quatre jours et demi ?

C’est vrai qu’ils sont un peu troublés, mais les relations restent bonnes. Certains vont demander à participer au mouvement des enseignants. L’argument de la fatigue est avancé, mais il me semble que d’autres facteurs que les rythmes scolaires peuvent expliquer une fatigue importante des enfants, à savoir l’heure de coucher parfois tardive, l’usage important des tablettes et autres outils numériques.

La ville d’Issy mène une politique éducative qui ne se limite pas à l’école primaire. Pouvez-vous nous en dire un mot ?

En effet, nous menons depuis 2010 un travail de valorisation de compétences diverses chez les collégiens dans le cadre du LEXIM, livret expérimental de compétences, sous l’impulsion de Bruno Jarry, directeur du CLAVIM (Cultures, loisirs, animations de la ville d’Issy-les-Moulineaux). La plaquette de présentation de ce livret stipule que « le jeune donne souvent à voir des ressources qu’il sait mobiliser, s’étonnant parfois lui-même de ce qu’il est parvenu à réaliser ». Il lui est également possible de valoriser des engagements plus ponctuels en en faisant un retour d’expérience au sein de notre Espace jeunes Anne-Frank ou de son collège.

Ainsi, le livret expérimental d’Issy-les-Moulineaux permet-il à chaque collégien, de la 5e à la 3e, de voir recueillies, dans un même classeur, ses participations actives, à des forums d’information et d’orientation, à des activités sportives, solidaires et associatives, à des cérémonies commémoratives.

Certains CM2 sont intéressés. Ce dispositif s’inscrit dans une politique éducative forte, au budget conséquent, mais il s’agit d’un investissement dans l’avenir. Les retours par exemple sur ce livret de compétences sont positifs et encourageants en matière d’engagement des jeunes dans la vie de la Cité.

Propos recueillis par J.-M. Zakhartchouk

À lire également sur notre site :

Semaine de quatre jours : l’argumentaire à charge d’un parent d’élèves, par Erwan Gueguen

Rythmes scolaires : sur l’air d’un pas en avant, trois pas en arrière, par François Testu

Rythmes scolaires : à la recherche du tempo perdu, dossier à télécharger gratuitement

Non à l’éternel retour, par Denis Paget

« Cette réforme n’a pas créé d’inégalités, elle les a révélées et doit contribuer à les combler. », entretien avec Françoise Cartron

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« Le nombre de journées scolaires est trop faible »...

2 Novembre 2017 , Rédigé par 7apoitiers Publié dans #Education, #Rythmes

« Le nombre de journées scolaires est trop faible »...

EXTRAIT

Expert en sciences de l'éducation, Philippe Meirieu est le grand témoin de la Biennale internationale de l'éducation nouvelle, qui s'ouvre aujourd'hui à l'Esenesr (*). Il interviendra dimanche en clôture de l'événement. Avant cela, l'ex-directeur de l'Institut national de recherche pédagogique (INRP) animera, dès ce soir (20h30), une conférence gratuite à l'Espace Mendès-France.

(...)

En termes de répartition du temps, vous avez cosigné une tribune contre la semaine de quatre jours. Quelle est votre analyse ?

« La semaine de quatre jours est une mauvaise idée parce qu'elle retire trente jours par an de fréquentation scolaire. Certes, le nombre d'heures de cours ne change pas. Mais il faut bien faire la distinction. Si l'enfant est dans un milieu favorisé, il fera partie d'un club ou une association le mercredi matin. Dans le cas contraire, et s'il n'a pas la chance de vivre dans une municipalité qui propose des activités, il restera devant son joystick, sa télé ou au pied des tours. Ce sont trente jours d'activités socialisantes en moins, avec des adultes qui sont là pour réguler, où on apprend à respecter autrui... Plus globalement, je suis favorable aux quatre jours et demi comme moindre mal. Mais la France est un pays où le nombre de journées scolaires est trop faible par rapport aux vacances scolaires. Il faudrait augmenter le nombre de jours de fréquentation scolaire avec des journées plus courtes. Surtout qu'après 15h, l'enfant est fatigué. L'apprentissage est plus efficace le matin. Je suis pour la semaine des cinq matins. Toute le monde sait ce qu'il faut faire, mais personne n'ose. »

Romain Mudrak le 02/11/17
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Temps de l’enfant - Et si on prenait son temps avant de tout changer?...

19 Septembre 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Rythmes

Temps de l’enfant - Et si on prenait son temps avant de tout changer?...

EXTRAIT

Virginie Lanlo est maire-adjoint déléguée à l’éducation à Meudon, ville moyenne des Hauts-de-Seine et membre de la Commission éducation de l’Association des Maires de France. Elle s’élève contre le détricotage d’une réforme des rythmes qui commençait à porter ses fruits et souhaite qu’un vrai débat ait lieu, sans cette funeste précipitation qui a poussé une commune sur trois à revenir aux « quatre jours ».

Dans votre ville, quel premier bilan tirez-vous de la mise en place des rythmes?

La mise en place des rythmes sur notre ville, comme sur tout le département, s’est faite en septembre 2014 après dix-huit mois de concertation avec l’ensemble des partenaires de l’école et de la ville. Nous avons pris le parti de mettre en place une semaine régulière (sortie de l’école à 15h45) avec un temps d’accueil de loisirs de 15h45 à 18h30 mêlant soutien scolaire et activités ou ateliers de découverte pour tous.

Après deux années de réglage, l’année 2016-2017 a assis une organisation désormais bien rodée ou les enfants sont acteurs de leurs choix sur les temps du soir.

(...)

Propos recueillis par jean-Michel Zakhartchouk

Entretien à lire dans son intégralité en cliquant ci-dessous

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Rythmes scolaires : le casse-tête de la garde des enfants...

27 Août 2017 , Rédigé par France Info Publié dans #Education, #Rythmes

Ces parents se sont donné rendez-vous pour évoquer leur angoisse pour la rentrée. Que vont-ils faire de leurs enfants le mercredi matin. Dans cette commune de la Haute-Marne, une cinquantaine de familles est confrontée au problème. Ici, le centre de loisirs ne sera ouvert que le mercredi après-midi, pas le matin, alors ces parents réfléchissent à toutes les possibilités. Aucune nourrice n'accepte leur enfant pour une seule demi-journée. "Je me demande si je ne vais pas demander à mon employeur d'être à 90%. Ce qui n'est une solution ni financière ni professionnelle", explique une mère de famille.

Ouverture de centres de loisirs

Près de 37% des communes passent à la semaine de quatre jours dès la rentrée 2017. Certaines ont fait le choix d'ouvrir un centre de loisirs le mercredi matin, dans cette commune ce service sera payant. Cela représentera pour les parents 5 euros par mercredi. Coût pour la commune 36 000 euros par an. De nombreuses municipalités s'interrogent en ce moment sur cette nouvelle organisation.

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