Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Vivement l'Ecole!

refugies

Macron et la peur de l'étranger - Déconstruire son discours et de toute urgence!

13 Juin 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Politique, #Refugies

Macron et la peur de l'étranger - Déconstruire son discours et de toute urgence!

Emmanuel Macron et son gouvernement, depuis l'élection du Président de la République mais aussi pendant la campagne électorale du ministre/candidat, construisent, fabriquent un discours emprunté à la droite la plus décomplexée.

L'exemple des réfugiés et de ce navire humanitaire, l'Aquarius, abandonnés par la France et par son Président pourtant généreux lorsqu'il était candidat, est particulièrement signifiant.

"Accueillir des migrants en France créerait immanquablement un appel d'air".

C'est absolument faux.

Non seulement les pays qui accueillent bien davantage de réfugiés que la France (qui n'en accueille aucun des 9000 promis par le candidat Macron) n'ont jamais souffert de ce supposé "appel d'air", mais ils ont observé un ralentissement très sensible des arrivées "massives". En effet, depuis deux ans, les flux migratoires sont en baisse. Tous les organismes spécialisés dans l'observation de ces flux l'affirment, preuves chiffrées et statistiques à l'appui.

Mais le Président de la République et son gouvernement surfent sur les peurs ancestrales:

peur de "l'autre qui n'est pas moi";

peur de "l'étrange étranger".

Ces peurs se répandent jusque dans le "désert français" où aucun migrant n'a mis ni ne mettra jamais les pieds.

N'ont-ils pas, notre président et notre gouvernement, le culot monstrueux d'affirmer:

"Regardez tous ces bateaux qui convergent vers l'Europe!".

Evitant, en même temps, de nous dire que si ces milliers de "migrants/réfugiés" arrivent effectivement, au péril de leur vie, par la mer, c'est parce que toutes les voies terrestres se ferment les unes après les autres. Comment s'étonner alors de voir les flux migratoires, pourtant ralentis à la source, se bousculer en Méditerranée provoquant des tragédies évitables. Evitables si le Président de la République prenait soin de ne pas regarder ailleurs quand la mer lui demande d'accorder aux malheureux qu'elle "transporte" quelque attention.

L'Histoire retiendra qu'un mois de juin 2018, la France humaniste a, par son Président, assumé la honte du regard détourné.

Pour le Président Macron et son gouvernement, la crise migratoire serait donc une crise des flux. Cela les arrange bien de tenir ce discours. Il évite la vérité: celle d'oser dire qu'il ne s'agit plus d'une crise des flux, mais bien d'une crise des états. Ces états européens incapables de s'unir, abandonnant l'Italie pour le résultat politique récent que l'on sait.

Où est donc aujourd'hui le candidat Macron?

Que sont devenus ces discours européens enflammés?

Où donc est son projet hurlé il y a un an?

Sans doute se dissimule-t-il derrière ses discours désormais ancrés dans une tradition de droite à l'ancienne. Ces discours qui alimentent les peurs schizophréniques de nos concitoyens en agitant les chiffons noirs de l' "invasion" migratoire. Un sentiment utilisé pour plaire à la frange la plus réactionnaire de l'électorat d'Emmanuel Macron.

Un calcul qui, peut-être, s'avèrera payant à court terme mais se retournera contre lui dès 2022.

Pour quel résultat? Pour quelle aventure hasardeuse? Pour quelle tragédie?

Nul ne peut répondre. Il convient donc, urgemment, de déconstruire les discours "macroniens" pour permettre à la France et à l'Union Européenne d'en finir avec les peurs entretenues, des peurs insensées qui ne peuvent nous conduire, toutes et tous, qu'à des catastrophes auprès desquelles les "dangers" des flux migratoires sembleront bien dérisoires.

Christophe Chartreux

Lire la suite

A Voir... Libre... Sélection officielle Cannes 2018...

25 Avril 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Politique, #Cinéma, #Refugies

Lire la suite

Les réfugiés sont aussi des cerveaux...

21 Février 2018 , Rédigé par France Culture Publié dans #Education, #Refugies

Les réfugiés sont aussi des cerveaux...

Depuis plus d'un an, à l'initiative de l'ancien ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Thierry Mandon, la France accueille les chercheurs en danger. Ce programme dispose d'un budget de trois millions et demi d'euros par an et prend en charge une centaine de chercheurs exilés.

Accueillir les chercheurs exilés, les États-Unis, la Grande Bretagne et l’Allemagne le font depuis parfois des décennies. En s'inspirant de leur dispositif la France a créé le programme Pause, le programme national d'aide à l'accueil en urgence des scientifiques en exil. L'idée : sauver des hommes et des femmes des dangers qu'ils encourent dans leur pays d'origine en permettant à divers laboratoires de recherche d'enrichir leur offre. 

Un programme pour l'instant réservé à l'enseignement supérieur

Au départ le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche a voulu répondre à la mobilisation disparate mais forte des chercheurs français pour leurs homologues mis en danger, notamment en Syrie et en Turquie.  L'alerte avait été donnée en 2015 par des archéologues français pour leurs collègues syriens. Ces chercheurs demandaient que soit organisé un accueil en France, parce que tous leur collègues fuyaient vers l'Allemagne, (où ils sont accueillis par la fondation Humboldt).

L'idée, c'était de changer le regard sur les migrants. Ce ne sont pas des gens qui prennent, mais des gens qui apportent énormément en termes économiques et scientifiques à notre pays. S'ils n'ont plus la possibilité de mener leurs recherches à bien, c'est une très grosse perte pour le patrimoine. - Laura Loheac, responsable du programme Pause.

(...)

Cécile de Kervasdoué

Suite et fin à lire et à écouter en cliquant ci-dessous

Lire la suite

"Human Flow" d'Ai Weiwei, le 7 février au cinéma...

7 Février 2018 , Rédigé par France Culture Publié dans #Education, #Refugies, #Cinéma

Lire la suite
Lire la suite

"Monsieur le Président de la République, chaque jour, vous humiliez la France en humiliant les exilés..." .

21 Janvier 2018 , Rédigé par Liberation Publié dans #Politique, #Refugies

Monsieur le Président de la République, chaque jour, vous humiliez la France en humiliant les exilés. Vous les nommez «migrants» : ce sont des exilés. La migration est un chiffre, l’exil est un destin. Réchappés du pire, ils représentent cet avenir que vous leur obstruez, ils incarnent cet espoir que vous leur refusez. C’est à leur sujet que je vous écris.

Vous avez affirmé, dans votre discours de Calais, que «ceux qui ont quelque chose à reprocher au gouvernement s’attaquent à sa politique, mais qu’ils ne s’attaquent pas à ses fonctionnaires.» Je ne m’en prendrai ici qu’à vous. Et à vous seul.

Je ne suis pas, comme vous dites, un «commentateur du verbe» : je suis un ­témoin de vos actes. Quant à votre verbe, il est creux, comme votre parole est fausse et votre ­discours, double. J’affirme, monsieur le Président, que vous laissez perpétrer ­à Calais des actes criminels envers les exilés. Je l’ai vu et je l’ai filmé.

J’affirme, monsieur le Président, que des fonctionnaires de la République française frappent, gazent, caillassent, briment, ­humilient des adolescents, des jeunes femmes et des jeunes hommes dans la ­détresse et le dénuement. Je l’ai vu et je l’ai filmé.

J’affirme, monsieur le Président, que des exilés non seulement innocents, mais inoffensifs, subissent sur notre territoire des ­atteintes aux droits fondamentaux de la personne. Je l’ai vu et je l’ai filmé.

Vous menacez de saisir la justice si les «faits dénoncés» ne sont pas «avérés». Voici donc, monsieur le Président, les ­images des conséquences obscènes de ­votre politique.

Ces actes de barbarie, soit vous les ­connaissiez et vous êtes indigne de votre fonction ; soit vous les ignoriez et vous êtes indigne de votre fonction. Ces preuves, si vous les demandez, les voici ; si vous faites semblant de les demander, les voici quand même. Les Français constateront ce que vous commettez en leur nom.

«Je ne peux pas laisser accréditer l’idée que les forces de l’ordre exercent des violences physiques», avez-vous dit. Ajoutant : «Si cela est fait et prouvé, cela sera sanctionné». D’abord, vous menacez de procès en diffamation ceux qui démasquent ­votre politique ; ensuite, vous menacez de procédures de sanction ceux qui l’appliquent.

Journalistes, policiers : avec vous, tout le monde a tort à tour de rôle. Les uns d’avoir vu, les autres d’avoir fait. Tout le monde a tort sauf vous, qui êtes le seul à n’avoir rien vu et le seul à n’avoir rien fait. On attendait Bonaparte, arrive Tartuffe. Soit les forces de l’ordre obéissent à des ­ordres précis, et vous êtes impardonnable ; soit les forces de l’ordre obéissent à des ­ordres imprécis, et vous êtes incompétent. Ou bien les directives sont données par vous, et vous nous trahissez ; ou bien les directives sont données par d’autres, et l’on vous trahit.

Quand un policier, individuellement, ­dépasse les bornes, on appelle cela une bavure. Quand des brigades entières, groupées, dépassent les bornes, on ­appelle cela un protocole. Vous avez ­instauré à Calais, monsieur le Président, un protocole de la bavure.

Quand une police agit aussi unie, pendant si longtemps, elle ne peut le faire sans se plier à un commandement. Est-ce bien vous, monsieur le Président, qui intimez aux policiers l’ordre de déclencher ces ­actions souillant la dignité de l’homme  ? Vous y avez répondu vous-même : «Dans la République, les fonctionnaires appliquent la politique du gouvernement.»

L’histoire a montré qu’on peut parfois ­reprocher à un policier de trop bien obéir. Mais elle a surtout montré qu’on doit ­toujours reprocher à un président de mal commander, précisément quand le respect humain est bafoué. En dénonçant les violences policières, en cherchant à savoir qui est le donneur de ces ordres, je ne fais que défendre la police, parce que lui ­donner de tels ordres, c’est justement ­porter atteinte à son honneur.

«La situation est ce qu’elle est par la brutalité du monde qui est le nôtre», dites-vous. Peut-on attendre, monsieur le Président, qu’une situation aussi complexe soit ­démêlée par une pensée aussi simpliste  ? Que des décisions si lourdes soient ­compatibles avec des propos si légers ? On attendait Bonaparte, arrive Lapalisse.

Serez-vous plus enclin à l’émotion qu’à la réflexion  ? Ecoutez la voix de ces jeunes qui, fuyant les assassins et la dictature, rançonnés puis suppliciés en Libye, traversent la Méditerranée sur des embarcations douteuses pour accoster, à bout de forces, dans une Europe que vous défendez par vos formules et qu’ils atteignent par leur courage. Vous avez osé dire : «Notre honneur est d’aider sur le terrain celles et ceux qui ­apportent l’humanité durable dans la ­République.»

Au vu de ce qui semblerait être votre ­conception de «l’humanité», les associations préfèrent l’aide que vous leur avez ­refusée à celle que vous leur promettez. A Calais, on vous trouve plus efficace dans la distribution des coups que dans la distribution des repas.

Ces associations, monsieur le Président, font non seulement le travail que vous ne faites pas, mais également le travail que vous défaites. Quant à votre promesse de prendre en charge la nourriture, elle n’est pas généreuse : elle est élémentaire. Vous nous vendez comme un progrès la fin d’une aberration. La colonisation en Algérie, monsieur le Président, vous apparut un jour comme un «crime contre l’humanité». Ne prenez pas la peine de vous ­rendre si loin dans l’espace et dans le temps, quand d’autres atrocités sont commises ici et maintenant, sous votre présidence. Sous votre responsabilité.

Faites, monsieur le Président, avant que l’avenir n’ait honte de vous, ce qui est en votre pouvoir pour que plus un seul de ces jeunes qui ne possèdent rien d’autre que leur vie ne soit jamais plus violenté par la République sur le sol de la nation.

Ces déracinés ne sont pas simplement ­innocents : ils sont inoffensifs. Mettez un terme à l’ignominie. La décision est difficile à prendre  ? On ne vous demande pas tant d’être courageux, que de cesser d’être lâche. Saccages d’abris, confiscations ­d’effets personnels, pulvérisation de sacs de couchages, entraves à l’aide humanitaire. Tel est le quotidien des exilés à Calais, monsieur le Président. Hélas, vous ne ­connaissez rien de Calais. Le Calais que vous avez visité mardi dernier n’existe pas : c’était un Calais pipé ; c’était ­un Calais imaginaire et vide ; c’était un ­Calais sans «migrants». Un Calais sur mesure, un Calais de carton-pâte. Le Calais que vous avez visité, monsieur le Président, ne se trouve pas à Calais.

Le Défenseur des droits a dénoncé, lui aussi, le «caractère exceptionnellement grave de la situation», qu’il n’hésite pas à décrire comme étant «de nature inédite dans l’histoire calaisienne». Une instance de la République, monsieur le Président, donne ainsi raison à ceux à qui vous donnez tort. Mais je vous sais capable de ne pas croire vos propres services, tant vous ­donnez si souvent l’impression de ne pas croire vos propres propos.

Comme on se demande à partir de combien de pierres commence un tas, je vous demande, monsieur le Président, à partir de combien de preuves commence un crime.

Je citerai enfin les conclusions de la «mission IGA-IGPN-IGGN relative à l’évaluation de l’action des forces de l’ordre à Calais et dans le Dunkerquois» d’octobre 2017 – mission qui dépend du ministère de l’Intérieur : «L’accumulation des témoignages écrits et oraux, bien que ne pouvant tenir lieu de preuves formelles, conduit à considérer comme plausibles des manquements à la doctrine d’emploi de la force et à la déontologie policière, principalement à Calais. Ces manquements portent sur des faits de violences, sur un usage ­disproportionné des aérosols lacrymogènes, la ­destruction d’affaires appartenant aux ­migrants ainsi que le non-respect de l’obligation du matricule RIO [le référentiel des identités et de l’organisation].»

Permettez-moi, monsieur le Président, de traduire cette phrase dans un français non-policier : «Nous croulons sous les preuves de violences policières, notamment de gazages, mais nous refusons de les considérer comme des preuves au sens strict, car cela risquerait de froisser monsieur le ­ministre de l’Intérieur, qui serait obligé d’enquêter sur l’épidémie d’anonymat qui saisit ses troupes au moment de l’assaut contre les migrants.»

Vous dites : «Je ne peux laisser accréditer l’idée que les forces de l’ordre utilisent la violence.» Les violences vous dérangeraient-elles moins que le fait qu’on les laisse accréditer ?

A l’heure, monsieur le Président, où vous décrétez ce qui est, ou n’est pas, une «fake news», vous nous rappelez de manière ­salutaire que vous êtes prompt au mensonge éhonté. On attendait Bonaparte, ­arrive Pinocchio.

Je ne sais pas exactement de quoi vous êtes responsable ; je sais seulement en quoi vous êtes irresponsable. Le grand mérite de votre politique, c’est qu’on peut la voir à l’œil nu.

Surtout à Calais, où tout est fait pour ­rendre impossible aux exilés l’accès à l’Angleterre. Non seulement ils n’ont pas le droit de rester, mais ils n’ont pas la possibilité de partir. Que doivent-ils faire  ? Attendre qu’on leur brûle la rétine  ? Ou bien jouer leur destin en tentant la traversée  ?

Vous menacez en tout, monsieur le Président, des gens qui ne nous menacent en rien. Votre politique ne fait pas que trahir nos valeurs, elle les insulte. Les mesures antimigratoires sont toujours populaires. Mais voulant faire plaisir à la foule, vous trahissez le peuple.

Le préfet du Pas-de-Calais m’a appelé, ­furieux, osant se réclamer de Jean Moulin ; mais Jean Moulin s’est battu pour faire cesser la barbarie, non pour intimider ceux qui la dénoncent. Les exilés sont des victimes. Laissez les martyrs morts en paix ; cessez de faire la guerre aux martyrs vivants.

Jean Moulin fut supplicié pour une France qui accueille les hommes, pas pour une France qui les chasse. Dites à votre préfet que se réclamer d’un héros de la ­Résistance quand, dans sa propre préfecture, Erythréens, Afghans et Soudanais sont harcelés, délogés, gazés nuit et jour, c’est prendre Jean Moulin en otage. Et c’est le trahir une deuxième fois.

Ce n’est plus vous qui êtes en marche, monsieur le Président, c’est la vérité. Vous pouvez porter plainte contre moi pour ­diffamation ; la postérité portera plainte ­contre vous pour infamie.

Yann Moix, écrivain

Lire la suite

Bienvenue au pays des Droits de l'Homme...

10 Janvier 2018 , Rédigé par L'Obs Publié dans #Migrants, #Refugies, #Macron

Bienvenue au pays des Droits de l'Homme...

Sans commentaires...

CC

Lire la suite

Coup de coeur... Pascal Manoukian - Les Echoués...

31 Décembre 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature, #Refugies

Début des années 90

"Les Libyens ouvraient et fermaient le robinet des migrants au gré de leurs humeurs et de leurs intérêts. Quand il avait besoin d'esclaves pour bâtir ses chantiers pharaoniques, l'immense rivière artificielle surgie des tréfonds du Sahara pour alimenter en eau les villes côtières par exemple, le colonel Kadhafi bloquait sa frontière et laissait s'entasser des milliers de déracinés prêts à tout pour survivre en attendant de traverser la Méditerranée.

Puis il suffisait d'une protestation internationale contre la toute-puissance de son pouvoir pour qu'il inflige aux Européens une douche froide en laissant à nouveau la misère du monde se déverser sur les côtes italiennes.

Alors l'Europe marmonnait quelques excuses et le général remettait sa casquette de gendarme. Les plages de Lampedusa retrouvaient l'odeur des crèmes solaires et le calme des voyages organisés."

(...)

"Il avait mis du temps avant de trouver un peu de chaos dans cette forêt dessinée pour les rois. C'est en suivant un chevreuil qu'il avait découvert l'endroit. Les animaux et les clandestins ont des besoins communs : vivre cachés au milieu des vivants, à proximité d'une source d'eau et de deux lignes de fuite".

Pascal Manoukian - Les Echoués

Lire la suite
Lire la suite
Lire la suite
<< < 1 2 3 4 5 > >>