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Vivement l'Ecole!

redoublement

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Redoublement? Un projet de décret totalement vide...

2 Décembre 2017 , Rédigé par RTL Publié dans #Education, #Redoublement

Quelques erreurs et exagérations dans le propos mais la conclusion est d'une lucidité absolue!

CC

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Ecole: le CHOIX de l'inégalité... (Video)

2 Décembre 2017 , Rédigé par Clameurs Publié dans #Education, #Redoublement

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Retour du redoublement, encore un symbole?...

2 Décembre 2017 , Rédigé par UNSA Education Publié dans #Education, #Redoublement

Un projet de décret, qui sera examiné en Conseil supérieur de l’éducation le 14 décembre, "rétablit" la possibilité du redoublement. Précision : le redoublement n’avait pas été supprimé mais rendu exceptionnel par le précédent gouvernement et renommé "maintien". Après la rentrée en musique, est-ce la politique du symbole, acte II ? Nous pouvons nous poser la question…

Les études montrent que le redoublement n’est pas une solution efficace, c'est pourquoi, nous avions soutenu son caractère exceptionnel. Etonnant donc, alors que le Ministre vient d’annoncer la création d’un conseil scientifique afin « d’apporter des éclairages pertinents sur tous les sujets et (...) échapper aux opinions simplistes en matière d’éducation », qu'il adopte cette démarche idéologique.

Souvent les élèves ,qui rappelons-le, sont enfants, n’en comprennent pas le sens. Devoir tout recommencer même ce qui est compris et assimilé... les élèves perdent de l’estime de soi et s’inscrivent encore plus durablement dans l’échec. Les études montrent également que ceux qui ont redoublé sont ceux qui accèdent le moins aux études supérieures, il n’y a donc pas de rattrapage. En outre, les chiffres nous disent que c'est un marqueur social. Oui, le redoublement touche tout particulièrement les élèves issus de familles modestes.

A travers la réforme de la Refondation, c’est à la demande des parents qu’il pouvait être mis en place. Par conséquent, si le nombre de redoublements prononcés a largement diminué c’est aussi que les familles y adhérent peu. Le fait de revenir sur le dernier choix à la famille, ne renforce t-il pas le caractère stigmatisant du redoublement?

Alors quel est le sens de ce projet de texte… ?

En tous cas, pour l'UNSA Education, il élude le véritable enjeu qui est celui de la prise en charge et de l'accompagnement de la grande difficulté scolaire.

Ce texte stipule que le redoublement interviendra «dans le cas où le dispositif d’accompagnement pédagogique mis en place n’a pas permis de pallier les difficultés importantes d’apprentissage » et que lorsqu’il sera mis en œuvre, l’élève bénéficiera d’un « dispositif d’accompagnement spécifique ». Mais de quoi s’agit-il vraiment ?

PPRE, stage de remise à niveau, tutorat, accompagnement personnalisé… Les personnels n’ont pas attendu un décret pour aider les élèves en grande difficulté scolaire.

Pour autant, un enfant en échec à l’année N reste en échec à l’année N+1 si rien de spécifique et d’individualisé n’est mis en place. Nous ne pouvons que regretter que les mêmes questions restent en suspens.

Tout enseignant et tout éducateur veut la réussite de chacune et chacun de ses élèves. Quelles solutions l'Institution propose-t-elle? Avec quels moyens, quels personnels, quelle formation des personnels et comment la prendre en charge collectivement ?

Force est de constater, que les mesures concrètes se font attendre, celle qui au-delà du symbole, permettent d’agir au quotidien.

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Du vent dans le redoublement... Ou quand le coup de com' remplace l'action...

1 Décembre 2017 , Rédigé par Unsa Publié dans #Education, #Redoublement

Du vent dans le redoublement... Ou quand le coup de com' remplace l'action...
Le redoublement ne sert à rien, tout le monde le sait et depuis longtemps.
 
Cependant, le ministre de l’Éducation vient de proposer, dans un grand battage médiatique, un projet de décret à ce sujet. Décret qui va permettre aux familles et aux enseignants les plus traditionalistes de penser que le redoublement peut désormais être considéré comme un outil pertinent de remédiation aux difficultés des élèves.
 
Le décret actuel réservait le redoublement à des cas de rupture des apprentissages scolaires (pour des raisons médicales ou parce que l’élève est empêché d’apprendre pour diverses raisons).

Le décret proposé aujourd’hui en commission spécialisée pose le redoublement comme un outil utile en cas de difficultés importantes d’apprentissage, si les dispositifs d’accompagnement pédagogique ont échoué.

Dans le premier degré, le redoublement pourra être proposé une fois par cycle au maximum.
Dans le second degré, il pourra être imposé à tout moment. Cela ne pourra que durcir les relations avec les familles et relancer les procédures d’appel.
 
Le redoublement comme outil de remédiation va à l’encontre de la logique des cycles, organisés pour laisser à chaque élève le temps de faire ses apprentissages à son rythme.
 
Dès lors, et alors que toutes les politiques récentes ont été dans le sens d’une diminution drastique des redoublements, on pourrait à nouveau retrouver des élèves en fin de collège avec trois ans de retard !
 
On est donc face à un double discours.
 
D’une part, la volonté affichée de s’appuyer sur la recherche pour guider les politiques éducatives, d’autre part la volonté de suivre le « bon sens » de l’opinion publique.
 
D’une part marteler la nécessité de faire confiance aux équipes et de l’autre leur proposer un outil qui ne sert à rien, les laissant se débrouiller à moyens constants sur le terrain.
 
Car il ne faut pas se leurrer, les dispositifs actuels ne sont pas suffisants. Jean-Michel Blanquer s’achète donc à bon compte l’image d’un ministre soucieux d’exigence et qui se bat pour rétablir l’autorité des maîtres et des savoirs.
 
Concrètement, ce décret risque de relancer des pratiques inefficaces voire nocives sans proposer les moyens matériels et humains dont l’école de la République a besoin pour offrir à tous les élèves une réelle égalité.  
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"... il demeure politiquement beaucoup plus efficace pour un ministre de communiquer sur le retour du redoublement que sur ses alternatives"....

29 Novembre 2017 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education, #Redoublement

"... il demeure politiquement beaucoup plus efficace pour un ministre de communiquer sur le retour du redoublement que sur ses alternatives"....

4 juillet 2017

A l’heure où se décide l’orientation de fin d’année, le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, souhaite réactiver une pratique appréciée en France à défaut d’avoir fait preuve de son efficacité.

«Tu passes en quelle classe ?» C’est la question que vous poserez à coup sûr à votre petit cousin ou à votre neveu quand vous les verrez cet été. En 2017, peu de risques de provoquer de la gêne chez les enfants et ados, car il est devenu très rare de redoubler. Les statistiques du ministère de l’Education nationale indiquaient que le redoublement concernait - en 2016 - moins de 1 % des élèves de sixième ou de quatrième, 2,2 % des élèves de troisième. Pourtant, le sujet demeure un véritable serpent de mer. Début juin, Jean-Michel Blanquer annonçait vouloir «autoriser à nouveau le redoublement» dès l’année scolaire 2017-2018. Pourtant, le décret de novembre 2014 qui encadre la pratique, la rendant «exceptionnelle», demeure valable. Il réduit le recours à deux cas de figure : une interruption de la scolarité ou le refus d’orientation en troisième et seconde.

Le cabinet du ministre indique que c’est plutôt son interprétation qui devrait changer. Le redoublement deviendrait donc un peu moins exceptionnel, tout en le restant, mais une fois encore, le sujet aura fait couler beaucoup d’encre, et la déclaration du ministre a été beaucoup reprise. Le redoublement suscite toujours autant de passions. Chaque texte qui paraît sur le sujet, chaque déclaration d’un ministre de l’Education sur la question provoquent une avalanche d’articles et de réactions. Comme si remettre en cause le redoublement, c’était rendre les armes devant l’échec scolaire, comme si le redoublement avait été un jour une solution efficace.

Une spécialité française

Question clivante pédagogiquement, mais aussi politiquement, les atermoiements autour du redoublement masquent deux immenses problèmes : est-il possible de surmonter l’échec scolaire au sein de l’école et surtout, à quoi sert le redoublement ? L’immense majorité des études sur la question, aux niveaux français et international, considèrent le redoublement comme peu efficace. Au mieux, il n’améliore pas les résultats des élèves, une fois passée l’année du redoublement. A long terme, il aurait même des effets néfastes, marquant les élèves concernés du sceau de l’échec pour le reste de leur scolarité. Des études comparatives montrent surtout que la plupart des pays s’en passent. Le redoublement est une spécialité bien française, en 2012, 28 % des élèves français de 15 ans avaient redoublé au moins une fois, indique le Conseil national de l’évaluation du système scolaire. Et on revient de loin : «Dans les années 70, un élève sur cinq redoublait son CP et un élève sur sept son CM2.» Des pays aux cultures scolaires proches comme la Belgique (partie francophone) et le Portugal utilisent encore le redoublement, mais in fine peu d’Etats le pratiquent à travers le monde.

La France, elle, reste historiquement attachée au redoublement. Pour Eric Charbonnier, expert à la direction de l’éducation de l’Organisation de coopération et développement économiques (OCDE), la pratique résulte toujours de la croyance qu’«il s’agit de la meilleure façon de gérer la difficulté. Le redoublement est lié à une certaine manière d’enseigner, très verticale, dans laquelle le maître délivre le savoir. Cette école, c’est celle d’avant les années 70. Elle garde une bonne image dans la population». Pour Olivier Rey, ingénieur de recherche à l’Institut français d’éducation (Ifé), le soutien au redoublement a la vie dure en France, car il est «associé à la notion d’autorité». En clair, il a longtemps fait office de menace : «Il fait partie du pouvoir que les enseignants ont sur les élèves. Il permet de soutenir la motivation.»

Plus encore, pour le spécialiste, ne pas laisser passer les élèves en difficulté au niveau supérieur «permet d’affirmer qu’on est exigeant scolairement. Dans la psyché française, le passage automatique dans la classe supérieure est perçu comme un abandon de l’idée d’exigence. Car chez nous, il est communément admis que les élèves les moins performants font baisser le niveau (qu’on se garde bien de définir), c’est ce qui explique que même les parents sont majoritairement favorables à l’existence du redoublement».

Cette idée selon laquelle ce sont les élèves qui déterminent le niveau des classes, et non la qualité de l’enseignement, structure fortement notre image de l’école, les choix d’établissements et d’orientation. Elle explique aussi que la grande réussite au bac ait abouti à une dévalorisation de l’examen pour les générations pour lesquelles l’échec était plus fréquent.

Des alternatives coûteuses

D’après Eric Charbonnier, dans les pays les mieux classés par Pisa (l’étude triennale de l’OCDE qui compare le niveau des élèves de 15 ans de différents pays), «l’éducation est plus personnalisée. On agit plus rapidement quand on détecte les difficultés. Par exemple, en mettant en place un suivi plus proximal, du soutien. En Finlande, les enseignants contrôlent de nouveau leurs élèves à mi-parcours des notions apprises en début d’année pour leur montrer qu’ils ont progressé, c’est une forme d’évaluation encourageante qui aboutit à un rattrapage si nécessaire». En France, en revanche, poursuit l’expert, «on est attachés à l’idée d’achever le programme, alors on revient moins volontiers en arrière. Un peu comme si les apprentissages étaient un métro qu’on attrape. Ou non».

Le rapport du Cnesco publié en janvier 2015 sur le redoublement mettait également en avant plusieurs alternatives : les classes multiniveaux où l’idée est d’apprendre à son rythme, le rattrapage de fin d’année, le passage conditionné, ou encore des stages d’été pour surmonter des lacunes. Ces pratiques existent en France, mais demeurent rares, car elles sont compliquées à mettre en place et de surcroît coûteuses. Mais en regardant de plus près, l’éducation nationale pourrait s’offrir ces dispositifs en tenant compte des économies réalisées grâce à la baisse du taux de redoublement. Selon le Cnesco, le redoublement coûte près de 2 milliards d’euros par an au système éducatif.

Mais les budgets et les comptes sont ainsi faits qu’on ne saura jamais à quoi a servi l’argent économisé et, la plupart du temps, la baisse du redoublement a simplement abouti à ce que les élèves en difficulté passent de classe en classe en continuant à accumuler les lacunes de plus en plus compliquées à gérer pour leurs enseignants.

Ainsi trouve-t-on dans des classes de troisième des élèves qui ne maîtrisent toujours pas les fondamentaux de l’école élémentaire. Nombre d’entre eux quittent ensuite le système éducatif sans aucun diplôme ni qualification. Jusqu’ici, l’unique réponse apportée à ces échecs est le redoublement, qui n’est pas une solution viable, crédible ou pertinente. Mais à ce jour, il demeure politiquement beaucoup plus efficace pour un ministre de communiquer sur le retour du redoublement que sur ses alternatives. Y compris pour Jean-Michel Blanquer, féru d’expérimentations et de comparaisons internationales. En se saisissant du sujet, le ministre de l’Education nationale a cherché à envoyer un signal simple et fort de reprise en main de l’école et à donner des gages politiques au camp pédago-conservateur. Mais une fois de plus, cela risque de se faire au détriment d’une prise en charge réels des problèmes scolaires.

Louise Tourret

Commentaires

Il existe bien d'autres outils permettant de pallier certaines difficultés - pas toutes - pour les élèves ayant accumulé des retards, non pas au collège, ni à l'école primaire mais dès la naissance...

Ces outils, en collège, sont par exemple l'AP (aide personnalisée) et la remédiation.

Pour avoir utilisé ces outils l'année dernière en 6e/Français, j'affirme ici qu'il faut maintenir ces moyens à destination des élèves en difficultés et améliorer leur efficacité.

Surtout pas les supprimer. Ils sont utiles!

Je veux dire ici également que les EPI permettent de développer des capacités chez ces élèves-là, capacités que l'enseignement "traditionnel" (ce n'est pas péjoratif) ne leur permet pas de mettre en pratique.

Aide personnalisée, remédiation, EPI... Autant de moyens dont hélas il fut peu question au milieu du brouhaha provoqué par des débats "annexes" mais certainement pas les plus essentiels durant les trois dernières années.

Christophe Chartreux

                           _________________________________________

La recherche, que notre ministre aime à juste titre mettre en lumière, a beaucoup travaillé sur le redoublement.

J'invite chacun à prendre connaissance du rapport "CNESCO" sur le sujet...

Si après cela le redoublement est maintenu comme "outil" incontournable, alors supprimons le CNESCO!

CC

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Allez comprendre!... Redoublement: le rererereretour!...

29 Novembre 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Redoublement

Donc un dispositif de soutien "va être mis en place" (les guillemets s'imposent/voir la vidéo) afin d'éviter des redoublements...

Ou de les accompagner car ils reviennent!

Mais les parents pourront faire appel! Vous suivez?

Pourtant il y a deux ans déjà... Mais regardez et écoutez la vidéo...

Au passage: la France est le pays qui, aujourd'hui, fait le plus redoubler...au monde!

Avec les merveilleux résultats que l'on sait.

Une fois encore, les véritables enjeux ne sont pas abordés:

- formation des enseignants (initiale et continue);

- coopération entre les élèves;

- pédagogie différenciée dans des classes à effectifs "humains"...

Ah évidemment, il faut engager des moyens... Et derrière les moyens il y a des femmes et des hommes. Les moyens, lorsqu'ils s'incarnent, sont TOUJOURS bénéfiques aux élèves...

La France va être observée comme une "antiquité" par les pays de l'UE et de l'OCDE. En Marche arrière toute!

Le SNALC et SOS Education sont heureux... Quelques parents abusés aussi...

Tristesse...

Christophe Chartreux

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