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Vivement l'Ecole!

Articles avec #politique tag

Najat Vallaud-Belkacem: “Dommage que le féminisme soit absent de cette campagne”...

24 Mars 2017 , Rédigé par Cheek Magazine Publié dans #Politique, #Femme

À l’occasion de la sortie de son livre, La Vie a plus d’imagination que toi, on a rencontré Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, pour parler droits des femmes, attaques sexistes et campagne présidentielle.

Cinq ans après l’élection de François Hollande à la présidence de la république, Najat Vallaud-Belkacem fait partie de la poignée de ministres qui auront été de tous ses gouvernements. Nommée en mai 2012 ministre des Droits des femmes et porte-parole du gouvernement, elle verra son périmètre élargi en 2014 à la Ville, la Jeunesse et les Sports, avant d’être propulsée quelques mois plus tard au ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, devenant la première femme nommée à ce poste.

Un quinquennat plus tard, alors que le nouveau scrutin présidentiel approche, et avec lui la menace d’une abstention record, Najat Vallaud-Belkacem prend la parole à travers une autobiographie, La Vie a plus d’imagination que toi, (Ndlr: une phrase que lui a souvent répétée sa mère) dans laquelle elle revient pour la première fois sur son parcours personnel. Sans se livrer vraiment -elle reconnaît volontiers qu’elle n’est pas adepte de la confession intime-, elle aborde toutefois plus longuement que jamais sa toute petite enfance dans les montagnes du Maroc, son arrivée en France à l’âge de 5 ans et sa jeunesse dans un quartier populaire d’Amiens au sein d’une famille immigrée, venue en France à la fin des années 70 au nom du regroupement familial. Une histoire française qui ressemble à tellement d’autres, à un détail près: la cadette de la fratrie de sept enfants connaîtra une ascension politique fulgurante, pas encore près de s’arrêter. À 39 ans, celle qui a débuté sa vie politique comme adjointe à la mairie de Lyon s’apprête à effectuer un retour aux sources à l’occasion des élections législatives de juin: elle est la candidate du Parti socialiste dans la circonscription de Villeurbanne. Alors qu’une page politique se tourne pour elle avec la fin des années Hollande, elle revient pour Cheek sur une cause qui ne cessera jamais de l’habiter: celle des droits des femmes. Interview.

À quand remonte votre prise de conscience féministe?

Je dirais que ma fibre féministe date de mon adolescence. Ayant été une jeune fille au sein d’une famille nombreuse lambda, où j’ai pu observer le traitement des garçons, des filles, ou entendre ma mère regretter de n’avoir pas eu l’indépendance, l’autonomie dont elle rêvait , j’ai toujours eu au fond de moi une conscience féministe. D’ailleurs, je suis retombée sur un exposé datant du lycée pour lequel j’avais choisi d’étudier longuement la figure d’Aung San Suu Kyi, preuve que c’était déjà là, en moi!

Et politiquement, comment s’est fait votre cheminement dans ce domaine?

Quand j’étais secrétaire nationale du Parti socialiste, j’ai choisi à partir de 2009 de m’occuper des questions de société dont j’ai fait un levier de promotion des droits des femmes. Contrairement à ce que l’on nous raconte, les combats ne sont pas derrière nous et la campagne présidentielle de 2007 a été un chef d’œuvre du genre. C’est incroyable comme la question féminine y a été présente, que ce soit dans le dénigrement dont a fait l’objet Ségolène Royal -“Confier le code nucléaire à une femme? Vous n’y songez pas?”- ou dans les interrogations plus innocentes que je rencontrais sur le terrain, où l’on me disait “On ne veut pas empêcher les enfants de cette famille Hollande-Royal d’avoir auprès d’eux une mère qui s’occupe vraiment d’eux”. Il y avait une difficile prise de conscience que les femmes pouvaient être des hommes politiques comme les autres.

En tant que ministre et femme, quelle est la pire attaque sexiste que vous avez dû affronter?

S’il fallait n’en retenir qu’une! (Rires.) Ce que je trouve le plus détestable, ce sont les procès en illégitimité et en incompétence qui sont constamment faits aux femmes. On nous renvoie en permanence à autre chose que la dimension politique de notre action, comme si on était sujettes à des pulsions, des humeurs, des caprices. C’est une façon de nous replacer en permanence dans la sphère privée. Ça ne vient à l’esprit de personne que les mesures que l’on adopte, les politiques que l’on fait, ont été pensées rationnellement et construites collectivement.

(...)

Propos recueillis par Myriam Levain et Julia Tissier

Suite et fin en cliquant ci-dessous

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Ce que disent nos responsables politiques... Cécile Alduy... (Video)

23 Mars 2017 , Rédigé par Fondation Jean Jaurès Publié dans #Politique

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Quand En Marche (Emmanuel Macron) et la très réac' "Espérance Banlieue" font ami-ami...

22 Mars 2017 , Rédigé par Question de classe(s) Publié dans #Education, #Politique

lazappeuzefolle.over-blog.com

lazappeuzefolle.over-blog.com

Le mouvement "En Marche" - "Mouvement" étant l'appellation facilement utilisée pour éviter celle de "Parti". Il parait que "Mouvement" fait plus jeune. Passons... - créé par Emmanuel Macron, candidat auto proclamé à l'élection présidentielle de 2017, recevait Eric Mestrallet, fondateur de l'association "Espérance Banlieue". C'était le 20 décembre 2016 à Boulogne-Billancourt.

Alors, car il faut toujours savoir de qui et de quoi on nous parle, j'invite chacun à lire attentivement l'enquête menée par l'excellent site Questions de classe(s), enquête signée Gregory Chambat et dont je publie les premiers paragraphes ci-dessous,  invitant le lecteur à cliquer sur le lien de bas de page pour en savoir et en faire savoir plus.

Vous n'allez pas être déçus...

Christophe Chartreux

                                    ________________________________

Les écoles « Espérance banlieues » : médiatiques, traditionalistes et ultra-libérales...

Comment lutter, et pas seulement dans les urnes, contre la montée du FN ? L’hebdo Le « 1 » (au demeurant plutôt sympathique) du 9 décembre 2015 (n° 86) s’est posé cette salutaire question... Mais, en dépliant le journal, on tombe sur un éloge appuyé à la fondation Espérance banlieues, très médiatique - et très lisse ! - vitrine d’un réseau traditionaliste et ultra-libérale, celui de la fondation pour l’École et de ses inspirateurs. Un réseau qui entend en finir avec le service public d’éducation au nom de la foi et/ou du libéralisme le plus radical...

L’occasion de nous replonger dans les ouvrages d’Eddy Khaldi et Muriel Fitoussi (Main basse sur l’école publique, Demopolis, 2008 et La République contre son école, Demopolis, 2011) pour explorer « l’histoire de cette sainte alliance des libéraux défenseurs d’une école marchande et des traditionalistes rêvant de voir les Églises retrouver le monopole, perdu depuis plus d’un siècle, de la formation des esprits en France. [1] » Une alliance qui s’inspire « directement de la lettre et de l’esprit du programme défendu en matière d’éducation par par le Front national et certains de ses think tanks, tel le Club de l’Horloge, mais aussi plusieurs associations catholiques intégristes, dont quelques-unes sont réputées, à juste titre, proches de l’Opus Dei. [2] »

La très médiatique vitrine d’un puissant lobby

Derrière la fondation Espérance banlieues et son expérience pilote (l’école Alexandre-Dumas à Montfermeil), se déploie une formidable machine médiatique à engranger les reportages à la télé (TF1 dans le « 7 à 8 » et dans différents JT, « Vivement dimanche » sur France 2, le JT de France 3, Le Grand journal de Canal +, Capital sur M6, BFM TV, LCI, etc.), à la radio (Europe 1, France Inter, France Culture, RFI, France Bleue, Radio Classique, RMC, etc.) ou dans la presse écrite (Le Figaro, Les Échos, Fémina, Le Parisien, Paris Match, L’Obs, L’Express, et donc, maintenant, « Le 1 »).

Un survol de la page « revue de presse » du site de la fondation [3] permet cependant d’y remarquer la prépondérance des médias catholiques (La Vie, Familles Chrétiennes, Radio Vatican) mais aussi néo-libéraux tendance réactionnaires (Atlantico, L’Opinion, Contrepoints, Valeurs actuelles – et même le site « Crazy bourse » !) ou des milieux patronaux ("L’Institut de l’Entreprise et ses adhérents peuvent lui apporter un accompagnement déterminant qui lui permettrait de franchir un cap de développement stratégique au service de l’éducation dans les quartiers défavorisés" peut-on lire sur le site de l’Institut de l’entreprise). Elle passe en revanche sous silence des relais moins maintsream et plus ouvertement situés à la droite de la droite tels Radio Courtoisie, SOS Éducation, Boulevard Voltaire, Le Salon beige... sans parler des différents blogs et sites de la « réacosphère », où l’on encense l’expérience de Montfermeil, parfois en invitant ses promoteurs. Notons, parmi d’autres, l’entretien qu’Éric Mestrallet, le fondateur d’Espérance banlieues a accordé à la très traditionaliste revue L’Homme nouveau le 15 avril 2015.

L’école et sa fondation apparaissent comme la vitrine savamment agencée par des experts en marketing d’un courant structuré qui entend en finir avec le service public d’éducation et développer en France un réseau d’établissements scolaires hors-contrat.

Comme toute vitrine, elle exhibe sa meilleure marchandise pour attirer le chaland mais prend soin de laisser l’arrière-boutique – et ses fournisseurs – dans l’ombre. Le discours est calibré, propre à susciter la sympathie et surtout l’adhésion (car il s’agit d’abord et avant tout de collecter le maximum de fonds).

Pour décrypter ce projet nous nous sommes appuyés non seulement sur le site Espérance banlieues - http://www.esperancebanlieues.org - mais aussi sur son « manifeste » officiel Espérance banlieues, co-signé par Harry Roselmack et Éric Mestrallet (éditions du Rocher, 2015). Ce qui n’était au départ qu’une simple vérification sur le net des origines d’Espérance banlieues s’est très vite transformé en une vertigineuse plongée dans la nébuleuse réactionnaire... C’est donc une enquête en plusieurs parties qui nous permettra de dresser le portrait de cette école et de la fondation qui la finance...

(...)

Grégory Chambat

La suite et la totalité de cette enquête sont à lire en cliquant ci-dessous

A lire:

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Education - Benoit Hamon répond à Emmanuel Macron... Des propositions mais pas de projet éducatif...

21 Mars 2017 , Rédigé par B Hamon Publié dans #Education, #Politique

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Emmanuel Macron a rendu publiques ses propositions sur l’éducation. Ses propositions reprennent sur quelques sujets celles formulées depuis plusieurs mois par Benoit Hamon, comme l’instauration d’une aide aux devoirs et au travail personnel, ou encore la baisse des effectifs dans les REP et REP+. Benoit Hamon, lui, prévoit de plafonner le nombre d’élèves par classe sur l’ensemble du territoire pour le cycle 2 et garantit cette proposition par la création de 20 000 postes. Emmanuel Macron ne propose que 4 000 à 5 000 postes qui seront intégralement absorbés par l’augmentation des effectifs dans le secondaire. La mesure proposée par Emmanuel Macron devra donc être assurée, de l’aveu même du candidat, par le redéploiement et par la suppression de postes pourtant fondamentaux pour la réussite des élèves, comme ceux des « plus de maîtres que de classes », ou ceux dédiés à la formation des enseignants.
 
Son programme n’évoque pas des sujets tout aussi importants comme le décrochage scolaire, le bien-être à l’école – pour les enseignants comme pour les élèves, ou encore la réforme du lycée.
 
Si nous partageons la volonté de confier davantage d’autonomie aux équipes pédagogiques, nous sommes opposés à la libéralisation du recrutement des enseignants. Cette mesure aurait pour effet de mettre les établissements en compétition. Les établissements situés en milieu rural ou dans les quartiers défavorisés, moins attractifs, en seraient les premières victimes.
 
Emmanuel Macron propose le rétablissement des classes bilangues, c’est-à-dire de réinstaller un système qui réserve l’apprentissage de la 2ème langue vivante à quelques enfants et favorise l’entre-soi social et culturel. Il réserve l’excellence éducative à quelques élèves quand nous en avons fait un vecteur de la réussite de tous. Benoit Hamon considère au contraire qu’il est plus ambitieux de maintenir l’apprentissage de la deuxième langue vivante pour tous les élèves dès la 5ème et de programmer, avant la fin du quinquennat son début dès la classe de 6ème.
 
Enfin, en permettant le retour à la semaine de 4 jours, Emmanuel Macron propose de démembrer la réforme des rythmes scolaires au moment où, en France, l’accès aux activités sportives, culturelles, artistiques pour les enfants n’a jamais été autant démocratisé. C’est pourquoi Benoit Hamon préfère accompagner davantage les communes rurales, populaires et ultramarines et s’est ainsi engagé à augmenter de 25% sur cinq ans le budget qu’alloue l’Etat à l’aide aux communes pour les activités périscolaires.
 
Notre système éducatif est encore trop inégalitaire pour nombre d’élèves. L’excellence éducative doit continuer à être au service de la réussite de tous les élèves ces cinq prochaines années. Il s’agit, avec Benoit Hamon, de poursuivre la Refondation de l’école de la République, pas d’y faire des entorses ; de consolider le service public d’Education nationale, pas de l’affaiblir.
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Débat présidentiel 2017 : des candidats divisés sur l’éducation... (+ commentaire)

21 Mars 2017 , Rédigé par VousNousIls Publié dans #Politique, #Education

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Extraits

L'éducation était l'un des sujets phares du premier débat entre les 5 principaux candidats à l’élection présidentielle 2017, le 20 mars sur TF1. En voici un résumé.

Lors du premier débat télévisé entre les 5 candidats à l’élection présidentielle favoris des sondages, organisé le 20 mars sur TF1, l’école était au coeur des échanges, malgré les divergences

Le recrutement des profs, sujet qui divise

Benoît Hamon, candidat du Parti Socialiste, a indiqué vouloir créer rapidement 20.000 postes d’enseignants supplémentaires, afin de parvenir à son objectif de 25 élèves maximum par classe en CP–CE1–CE2, dans toute la France. Au total, selon son programme, il prévoit de recruter entre 35 000 et 40 000 enseignants de plus.

La position de François Fillon est diamétralement opposée. Pour lui, la hausse des effectifs dans l’éducation “n’est pas la seule solution”. Le candidat de la droite et du centre propose au contraire que les profs soient “un peu moins nombreux”, mais travaillent plus. “Les enseignants, qui doivent être mieux payés et mieux considérés, doivent accepter un temps de présence plus élevé à l’intérieur de l’établissement”, a-t-il lancé lors du débat.

De son côté, Jean-Luc Mélenchon, candidat de La France Insoumise, s’est distingué en indiquant vouloir recruter pas moins de 60.000 enseignants, “parce que le problème de l’école est aussi devenu un problème de moyens.”

Les “fondamentaux”, sujet phare du débat

« Ma priorité absolue, c’est une école primaire qui enseigne les fondamentaux, pendant 75% du temps, et qui commence plus tôt, dès 5 ans”, a lancé François Fillon, qui se déclare aussi favorable au port de l’uniforme.

Marine Le Pen, candidate du Front National, ne prône pas 75% du temps consacré aux fondamentaux, mais “100 %”, dont “50% dédiés à l’apprentissage du français”.

Emmanuel Macron insiste également sur les savoirs fondamentaux, mais sur un champ différent. Selon lui, 20% des élèves qui sortent de CM2 “ne savent pas proprement lire, écrire ou compter”. Ces jeunes “se retrouvent dans les 150.000 sans emploi ou diplôme”, déplore-t-il, souhaitant se concentrer d’abord sur les “zones difficiles”, REP et REP+.

“Je veux plus d’heures de cours en école primaire, que dans les zones difficiles, on porte le nombre d’élèves à 12, et que l’on paye 3000 euros par mois les enseignants qui travaillent dans les zones difficiles”, a ainsi indiqué le candidat du mouvement En Marche.

(...)

Fabien Soyez

Suite et fin en cliquant ci-dessous

Commentaire:

1- Concernant cette tarte à la crème des "fondamentaux" une fois de plus servie jusqu'à l'indigestion par Marine Le Pen et Emmanuel Macron, rappelons que la France est championne d'Europe du temps passé à étudier le "Lire-Ecrire-Compter".

Mais parler des "fondamentaux" est un mantra électoraliste. Cela plait aux parents peu ou pas informés. Et peu importe qu'ils ne le soient pas d'ailleurs.

Quelle tristesse de voir l'Ecole être à ce point abaissée à des querelles d'arrière-garde et d'un autre âge!

Quelle tristesse de la voir toujours ramenée à des enjeux qui ne sont pas les plus essentiels!

Mme Le Pen, Mr Macron: laissez l'Ecole tranquille, par pitié!

2- Emmanuel Macron insiste également sur les savoirs fondamentaux, mais sur un champ différent. Selon lui, 20% des élèves qui sortent de CM2 “ne savent pas proprement lire, écrire ou compter”. Ces jeunes “se retrouvent dans les 150.000 sans emploi ou diplôme”, déplore-t-il, souhaitant se concentrer d’abord sur les “zones difficiles”, REP et REP+.

Là, nous atteignons des sommets d'ignorance et/ou de mauvaise foi:

Le chiffre de 150 000 est désormais de 90 000 mais Mr Macron n'en est plus à quelques approximations près.

"20% des élèves qui sortent de CM2 “ne savent pas proprement lire, écrire ou compter” copopie-colle Mr Macron après les Brighelli, Polony et Finkielkraut dont il est un fidèle porte-parole.

Sauf que c'est faux. Je renvoie une fois encore à l'article du Monde ci-dessous

Christophe Chartreux

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Emmanuel Macron... Que d'intox!...

21 Mars 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Politique, #Macron

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Les intox du grand débat de la présidentielle

EXTRAIT

(...)

«Les peines de moins de deux ans sont systématiquement non appliquées.»

Le candidat d’En marche, qui veut mettre un terme aux aménagements automatiques des courtes peines de prison, reprend quasiment mot pour mot les propos tenus par son porte-parole Christophe Castaner samedi soir dans l’émission On n’est pas couché, sur France 2. Castaner y avait déclaré : «Aujourd’hui, toute peine inférieure à deux ans ne fait l’objet d’aucun passage en prison. C’est automatique, il y a une négociation.»

Sauf que les deux commettent la même intox.

Ce qui est vrai, c’est que la réforme pénale de Rachida Dati de 2009 a systématisé l’aménagement des peines inférieures à deux ans, lesquelles aménagement débouchent effectivement le plus souvent sur des mesures alternatives à la prison ferme (ce qui au passage ne signifie pas que la, peine n’est pas «appliquée», comme le dit Macron, puisqu’une peine de prison ferme aménagée est considérée comme «exécutée»). Mais surtout, la réforme Dati n’implique pas que tous les condamnés à des peines de moins de deux ans évitent les barreaux.

Primo, les condamnés en situation de récidive voient leurs peines aménageables uniquement si celles-ci sont inférieures à 1 an, et pas deux ans. Deuzio – et surtout – nombre de condamnés filent directement en prison après l’audience en cas de mandat de dépôt prononcé par le tribunal, ce qui est fréquent lors des comparutions immédiates. Et ces peines-là ne sont pas aménagées.

Au total, selon les chiffres de l’administration pénitentiaire, au 1er janvier 2016, 43% des 46 600 détenus condamnés purgeaient des peines inférieures ou égales à deux ans. Environ 20 000, donc.

«32 000 personnes ont donné [à En marche, ndlr] le don moyen, c’est 50 euros»

Accusé d’être «le candidat des riches», Emmanuel Macron a tenté de se défendre… en expliquant avoir reçu 32 000 dons de 50 euros en moyenne. Pas de quoi crier au soutien des grands argentiers. Sauf qu’une multiplication basique permet d’aboutir, à partir des chiffres donnés par Macron lors du débat, à la somme récoltée de 1,6 million. Or, En marche revendique d’avoir récolté environ 7,5 millions d’euros auprès de 30 000 particuliers (rappelons, comme l’a fait le candidat que seuls les particuliers sont autorisés à faire un don pour une campagne présidentielle). Ce qui aboutit à des dons de 250 euros en moyenne. Cinq fois plus que ne le dit Macron.

En fait, Emmanuel Macron confond «moyenne» et «médiane». Il l’expliquait d’ailleurs très bien lui-même dans la Croix la semaine dernière. «Selon la loi électorale, nous avons refusé tout don d’entreprise ou de personne morale de droit privé et accepté des dons de personnes physiques entre 1 et 7 500 euros. Un peu plus de 30 000 personnes ont donné, avec un montant médian de 50 euros. Environ 2% des dons dépassent 5 000 euros». Fin décembre, son équipe de campagne affirmait d’ailleurs à Désintox que les dons étaient en moyenne de… 290 euros. Même si seulement 2% des dons dépassent les 5 000 euros, selon le comptage du candidat.

(...)

Cédric Mathiot , Pauline Moullot

Intox auxquelles on pourrait en ajouter d'autres, notamment dans le domaine de l'éducation:

1- Contrairement à ce qu'à affirmé Mr Macron, le nombre de décrocheurs scolaires n'est pas de 150 000 par an mais de 90 000. Ces progrès ont été obtenus grâce à l'action du gouvernement qu'il a abandonné en rase campagne);

Emmanuel Macron... Que d'intox!...

2- Mr Macron parle de dédoubler les classes de CP/CE1/CE2 (il semble ne pas savoir qu'on appelle cela le cycle 2) dans les zones d'éducation prioritaire.

Il omet de préciser qu'il n'a jamais consulté les communes, propriétaires des locaux, qui DEVRONT entreprendre d'onéreux travaux de construction de centaines de salles de classe. (Il n'a pas plus consulté les maires au sujet de l'exonération de la taxe d'habitation, maires vent debout contre cette idée).

Il omet de dire que les 4000 postes qu'il va "créer" ne sont que des prélèvement sur les 57 000 créés réellement, eux, par le Ministère de l'Education Nationale. Prélèvement du secondaire vers le primaire alors que la vague démographique va frapper collèges (ça a commencé) et lycées de plein fouet!

3- L’exagération d’Emmanuel Macron sur le niveau des écoliers

"Les statistiques du ministère de l’éducation nationale sur le niveau des élèves de CM2 montraient en 2013 que 79,8 % maîtrisaient les compétences attendues en lecture et 70,9 % celles en mathématiques. Des chiffres qui peuvent sembler correspondre à l’ordre de grandeur évoqué par le candidat, mais sa présentation est, en réalité, trompeuse.

Il est, en effet, faux d’affirmer que ceux qui ne maîtrisent pas les compétences du socle ne savent pas lire ou compter. Sur la compétence lire, il est notamment attendu de savoir « dégager le thème d’un texte, repérer dans un texte des informations explicites, inférer des informations nouvelles [implicites], repérer les effets de choix formels »."

Pour ce point 3, voir le lien ci-dessous d'où provient cet extrait

De tout cela, Mr Macron comme certains médias peu curieux se contrefichent. Mr Macron est en tête des sondages.

Preuve que "tout va bien"...

Christophe Chartreux

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100 propositions pour la France... Via Slate...

20 Mars 2017 , Rédigé par Slate Publié dans #Education, #Politique

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Nous avons demandé à cent chercheurs et chercheuses choisis dans des courants de pensée différents, de plancher chacun sur une proposition pour la présidentielle, à soumettre aux candidats ainsi qu’à nos lecteurs. Nous leur avons demandé d’être concrets, et de faire un effort de pédagogie.

Parmi ces idées, il y en a de nombreuses dont vous n’aurez sans doute jamais entendu parler. Certaines mesures sont exigeantes et demandent de grands efforts, d’autres sont plus légères, mais pas forcément moins révolutionnaires. Il y a aussi des propositions urgentes, et d’autres qui visent le long terme… Et quelques serpents de mer, dont on se demande pourquoi elles ne sont toujours pas appliquées: il était essentiel de les rappeler ici, tant elles font consensus. À vous de les découvrir, et de les partager.

A LIRE AUSSI

Dans les coulisses du projet 100 propositions pour la France

La partie "Education"/Liens ci-dessous

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Fillon et le hors-contrat - "Nous ne supportons plus l’émotion de l’annonce de mauvaises notes"...

20 Mars 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Politique, #Pédagogie

Fillon et le hors-contrat - "Nous ne supportons plus l’émotion de l’annonce de mauvaises notes"...

EXTRAITS

(...)

Fillon et le hors-contrat

Fillon droitise encore son programme pour l’École ”, c’est le titre qu’on peut lire dans le Café Pédagogique . Pour François Jarraud, ce durcissement est une sorte de tribut en remerciement du soutien logistique de son rassemblement au Trocadero par des organisations proches des écoles hors contrat (comme Sens Commun par exemple). C’est à Besançon le 9 mars (vidéo du discours sur YouTube (la partie sur l’école commence à 14’30 et dure un petit quart d’heure) que le candidat, amateur de costumes, déroule un programme fondé sur les suppressions de postes, le tri des élèves, le retour aux « fondamentaux » et même à l’uniforme (lire l’article de Libération sur ce thème). Il annonce aussi la suppression des principales réformes du quinquennat : rythmes scolaires, collège, programmes... On notera aussi la proposition de suppression des allocations de rentrée, allocations familiales et bourses aux familles d’élèves peu assidus - qui seraient renvoyés vers des établissements spécialisés dans la réinsertion scolaire. “"Je veux que les élèves qui sont exclus définitivement par le conseil de discipline, soient inscrits dans des établissements adaptés afin qu’ils modifient leur comportement et se remettent sur la voie des apprentissages scolaires fondamentaux". ”. En gros, ça s’appelle une filière poubelle...

Un autre moment fort du discours porte sur l’autonomie des établissements. “Je revaloriserai les traitements des enseignants en tenant compte de leur mérite et en leur demandant d’être plus présents dans l’établissement. Je confierai progressivement aux chefs d’établissement du second degré le choix de leurs personnels... ”, annonce t-il.

Mais c’est surtout sur le financement du privé que Fillon fait une proposition choc. “Dans les zones de revitalisation rurale et les zones urbaines sensibles, l’Etat soutiendra la création d’établissements publics ou privés indépendants et innovants”. En évoquant explicitement les écoles Espérances banlieue, proches de la droite extrême, F Fillon annonce également qu’il subventionnera les écoles hors contrat. “L’Etat ne devra plus s’opposer à cette nouvelle offre éducative issue de la société civile ; il devra leur faciliter la tâche et les aider”.

Jusqu’à maintenant, ces écoles soutenues par des personnalités médiatiques, avaient suscité dans la presse un regard plutôt bienveillant voire complaisant. Heureusement les choses sont en train de changer. Il faut d’abord rappeler le travail militant de Grégory Chambat qu’on retrouve cette semaine aux côtés de Jean-Charles Buttier et Laurence De Cock dans un billet sur Mediapart pour poursuivre sa dénonciation. Mais la presse généraliste s’en mêle aussi. Après un article dans Le Figaro, il y a quelques temps, c’est au tour du Monde de consacrer un article assez critique à ce réseau d’écoles. Le même journal propose un long article de synthèse sur les écoles hors-contrat qui s’invitent donc dans la campagne. Rappelons que le FN compte aussi parmi ses engagements, la défense de la liberté de l’enseignement. La candidate frontiste s’était opposée à la ministre de l’éducation sur le régime d’ouverture des écoles hors contrat, en début d’année, lors d’un débat télévisé. Mais le FN ne reprend cependant pas à son compte l’idée, portée il y a dix ans par Jean-Marie Le Pen, du « chèque éducation » correspondant au « coût moyen d’un élève », qu’il appelait à distribuer aux familles pour leur donner le libre choix de leur école.

Il faut bien sûr défendre le service public d’éducation. Mais ce qui me désole c’est que l’innovation est souvent associée, aujourd’hui à tort ou à raison, à des initiatives privées. On présente une enseignante comme « contrainte » de quitter le système public, on valorise dans les journaux télévisés des écoles « nouvelles » (avec quelquefois des recettes du passé) fonctionnant dans le privé hors-contrat, on laisse entendre implicitement ou explicitement que le système public est incapable d’évoluer et d’accepter les expérimentations. Il est indispensable de sortir de ce piège. D’abord en tenant compte que ces innovations médiatisées se développent sur les lacunes et les difficultés du service public. Mais aussi, et c’est un des objets et des enjeux des années à venir, en montrant que, contrairement à une idée souvent répandue, le service public est capable d’innovations et d’expérimentations au service de tous et pas seulement de quelques uns. La défense du service public ne doit pas être frileuse et crispée mais dans la promotion de ses valeurs d’égalité et de justice sociale et de sa capacité à évoluer et s’adapter.

(...)

J’aime beaucoup ce blog collectif le démon du collège hébergé par Le Monde et rédigé par des élèves sous la houlette de Mara Goyet.

La lecture de ce billet écrit par deux élèves de 5ème mérite notre attention... “

Nous nous ennuyons à l’école et ne trouvons plus de motivation et d’intérêt à y aller. Nous ne supportons plus l’émotion de l’annonce de mauvaises notes, nous avons peur de redoubler, nous avons peur de décevoir nos parents, nous avons des problèmes d’organisation et de compréhension parfois. En bref, nous n’aimons plus venir en cours. Y penser nous rend tristes car on se rappelle que l’on sera enfermées, une fois de plus. Plus de temps pour s’amuser, les devoirs et les révisions ont pris toute la place… on perd peu à peu notre confiance en nous ; le stress est devenu une tornade. On perd nos moyens, et la peur s’y est invitée comme à une fête open-bar et non-stop.

(...)

P Watrelot

La totalité du billet est à lire en cliquant ci-dessous

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Macron et l'Allemagne... Cette dangereuse histoire d'amour...

16 Mars 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Politique, #Macron

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Emmanuel Macron ne jure plus que par l'Allemagne. Un "modèle économique" manifestement très inspirant pour le candidat à l'élection présidentielle.

Les médias allemands ne sont pas en reste. Emmanuel Macron est vénéré tel un Messie... Exagération? Jugez par vous-même. C'est hallucinant, à quelques nuances "financières" près:

Cette histoire d'amour entre le candidat de nulle part (Il est piquant de rappeler qu'il fut reproché à François Hollande de manquer d'expérience. Pour mémoire, Emmanuel Macron n'a jamais été élu à rien) et une Allemagne idéalisée ne doit pas nous faire oublier que la patrie d'Angela Merkel, c'est aussi ça:

(...)

Ça peut sembler paradoxal, vu les bons résultats économiques de l'Allemagne : tous les voyants sont au vert pour la locomotive de l'Europe ! C'est quasiment le plein emploi, l'industrie allemande bat des records à l'exportation et les finances publiques sont à l'équilibre. Que rêver de mieux ? Et pourtant, le taux de pauvreté dépasse nettement celui de la France : 17% en Allemagne contre 14% en France selon les derniers chiffres de l'institut Eurostat. L'indicateur pour mesurer la pauvreté, c'est le seuil de pauvreté. Il est fixé le plus souvent à 60% du revenu médian. On devient pauvre en France en dessous de 935 euros de revenus pour une personne seule. Le seuil de pauvreté est de 950 euros en Allemagne. Un seuil élevé, mais qui permet de se comparer avec nos voisins européens.

Pourquoi la pauvreté est-elle plus forte en Allemagne ? Comment ça s'explique ?

En Allemagne, les réformes du marché du travail et des retraites ont été engagées dès les années 2000 par le social-démocrate Gerhard Schroeder, le prédécesseur d’Angela Merkel. Et elles se sont faites au prix de très gros sacrifices. À coup de mini jobs, d’une moindre indemnisation des chômeurs et d'un recours important au temps partiel chez les femmes. Pour sauver le système de retraites, les pensions ont été abaissées. Selon l'OCDE le risque de pauvreté est trois fois plus élevé pour les retraités allemands que français. Quant aux chômeurs allemands, 67% sont exposés au risque de pauvreté, c'est l'un des niveaux les plus élevés d’Europe. Depuis l'an 2000, la pauvreté a clairement progressé outre Rhin, alors qu’en France le taux de pauvreté reste globalement stable. Malgré la crise, la France consacre plus d'un tiers de sa richesse à la protection sociale de ses habitants, elle a réussi à conserver un filet social.

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Il est des histoires d'amour dont il convient d'étudier TOUTES les facettes.

Christophe Chartreux

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