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Vivement l'Ecole!

Articles avec #politique tag

L'éducation sous Macron... Un éternel retour...en arrière!

2 Juin 2017 , Rédigé par VousNousIls Publié dans #Education, #Politique

Résultat de recherche d'images pour "redoublement scolaire"

Après le retour à la semaine de 4 jours, au retour des "études du soir" (Devoirs faits), au "retour" (bien impropre expression mais qui plait au anti "college2016") du Latin/grec et des classes bilangues, bref au retour d'à peu près tout ce qui a été essayé et a lamentablement échoué, voilà le retour du redoublement.

Le redoublement, cet "outil" qui permet de continuer de faire croire que les échecs des uns permettent la réussite des autres.

Quel renouvellement Monsieur le Président!

Christophe Chartreux

                                        _____________________________

Jean-Michel Blanquer : « Le redoublement peut être une solution »

Le ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer a affirmé qu'il voulait abroger le décret de novembre 2014 sur les redoublements limités à des cas exceptionnels.

(...)

« Le redoublement ne fonctionne pas »

Une décision qui a fait réagir Twitter, notamment du côté des syndicats : « Ben tiens, encore une mesure qui a fait ses preuves, pas sur le plan pédagogique mais électoralement parlant, ça peut marcher. Pragmatisme ? », pour Claire Krepper, responsable nationale SE-Unsa,

« Refaire à l’identique ce qu’on a raté n’est que très exceptionnellement utile. Il y a d’autres solutions. Sans parler de la prévention », estime de son côté Elisabeth Bussienne, du SGEN-CFDT, « Peu importe le moment, le redoublement ne fonctionne pas », martèle Nicolas Pinel, Conseiller Pédagogique de Circonscription.

(...)

Valentin Glo

A retrouver entièrement en cliquant ci-dessous

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Rythmes scolaires : les maires n’ont pas été consultés sur le retour à la semaine de 4 jours...

2 Juin 2017 , Rédigé par VousNousIls Publié dans #Education, #Politique

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Les maires regrettent de ne pas avoir été consultés sur le projet d'assouplissement de la réforme des rythmes scolaires.

L’Association des maires de France (AMF) a exprimé sa colère d’avoir été écartée de la concertation sur le projet d’assouplissement de la réforme des rythmes scolaires. Dans un article publié par la Gazette des communes, Agnès Le Brun, présidente de la commission éducation, affirme qu’elle n’a pas été consultée sur le projet de décret qui a fuité dans la presse mercredi.

Un projet qui inquiète les maires

Agnès Le Brun s’inquiète de la difficulté « de détricoter la réforme » pour les communes, « pour le milieu associatif, pour les Atsem qui auraient été formées dans les petites communes et qui auraient pu compléter leur temps partiel par des heures », et « pour le public familial qui avait repris un temps plein le mercredi ». Elle pointe également du doigt « les disparités entre communes » que ne manqueront pas de provoquer ces « distorsions de rythmes scolaires sur un même territoire ».

(...)

Elsa Doladille

Suite et fin en cliquant ci-dessous

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« On laisse croire aux plus investis que leurs efforts sont vains »...

2 Juin 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Politique

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EXTRAITS

Le 29 mars, le Cniré (Conseil national de l’innovation pour la réussite éducative) remettait à la ministre de l’Éducation nationale d’alors, Najat Vallaud-Belkacem, son dernier rapport, puisque le conseil n’aura pas été prolongé au-delà de son mandat initial de quatre ans. Le nouveau président de la République fait profession d’audace et de renouveau mais les premières mesures annoncées ne s’inscrivent jusqu’ici pas forcément dans cette ligne. Philippe Watrelot, ancien président du Cniré (et du CRAP-Cahiers pédagogiques), met en regard le rapport et les projets du nouveau ministre de l’Éducation nationale.

Le rapport du CNIRE faisait de nombreuses recommandations et propositions pour « innover pour une école à la fois plus juste et plus efficace ». Quel destin lui envisagez-vous dans le nouveau contexte politique?
 
Je vais demander un rendez-vous avec le nouveau ministre pour lui présenter le rapport. Je m’étais engagé auprès des membres du Cniré à assurer le plus possible le « service après-vente » des travaux de ce conseil qui s’est dissous début avril après quatre ans de fonctionnement.

Lorsque j’ai été nommé à sa présidence en septembre 2016, c’était sans illusion sur la postérité et l’impact de nos travaux dans un contexte de fin de mandat. Mais j’ai accepté car j’ai beaucoup d’attachement pour ce conseil qui rassemble des personnes aux statuts et aux parcours très divers. Et aussi parce que je pensais pouvoir malgré tout faire passer quelques idées dans le débat public et auprès de nos décideurs.

Comme nous le formulons dès le début du rapport, « Innovation » est un mot piégé. J’espère que ce rapport ainsi que les interviews qui l’ont accompagné pourront contribuer à faire évoluer les représentations. De même, la liste des soixante-dix-sept propositions portées par le Cniré depuis sa création peut servir de réservoir d’idées pour qui veut s’en emparer !

(...)

Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’Éducation nationale, a déjà lancé ses premières mesures, quels commentaires vous inspirent-elles ?

« Il n’y aura pas de Loi Blanquer, j’en serai fier », a revendiqué le ministre à Avignon. Et il a ajouté : « Il y aura des évolutions du système, qui ne seront pas verticales ». Et il ne cesse d’affirmer également qu’il croit aux vertus de l’expérimentation et de l’évaluation. Faisons-lui crédit de ce discours.

Mais « en même temps » (!), on annonce que des décrets sont déjà en préparation pour permettre la baisse des effectifs en CP dans les Rep+ avec un risque de détricoter le dispositif « Plus de maîtres que de classes » avant même de l’avoir évalué.
On est confronté aussi à un retour en arrière avec la remise en cause de plusieurs aspects de la réforme du collège. Pour les EPI, par exemple, un nouveau texte laisserait la possibilité aux établissements scolaires de les proposer ou non. C’est un mauvais signal adressé à tous ceux qui se sont investis dans ces dispositifs et qui ont ainsi pu innover et co-élaborer des projets. Il en est de même aussi pour la remise en cause de la réforme des rythmes scolaires, alors que les PEDT ont pu permettre les « alliances éducatives » que nous appelons à généraliser.

D’une manière générale, avec de telles mesures contradictoires, on laisse croire aux plus conservateurs que toute réforme est impossible et aux plus investis que leurs efforts sont vains...

Enfin, on est un peu circonspect face à certaines déclarations où de manière réitérée il s’en prend au « pédagogisme ». L’innovation et l’expérimentation qu’il appelle de ses vœux n’ont pas besoin de ces termes disqualifiants et démotivants pour les enseignants engagés dans la transformation de l’École. Ils ont besoin de confiance, d’encouragement et de plus de pouvoir d’agir, collectivement dans leurs établissements.

Propos recueillis par Cécile Blanchard

L'entretien complet est à retrouver en cliquant ci-dessous

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L’exagération de Jean-Michel Blanquer sur les "classes de latin stupidement supprimées"

1 Juin 2017 , Rédigé par Le Lab Europe 1 Publié dans #Education, #Politique

Résultat de recherche d'images pour "latin"

Jean-Michel Blanquer s’est vu confier la mission courte et ardue de préparer en quelques mois seulement la rentrée scolaire de l’automne 2017 avec pas mal de changements dans les programmes scolaires. Le nouveau ministre de l’Éducation nationale entend revenir sur la réforme du collège de sa prédécesseure Najat Vallaud-Belkacem… mais avec un certain art de la synthèse (pardon, du *en même temps*). Ainsi, les classes bilangues, les classes européennes ainsi que l’enseignement des langues anciennes seront progressivement réinstaurés, et en même temps, le gouvernement n’entend pas supprimer les EPI (enseignements pratiques interdisciplinaires).

C’est ce que veut faire comprendre Jean-Michel Blanquer sur RTL ce mardi 30 mai. Mais le locataire de la rue de Grenelle balance une petite intox en plein exercice d’équilibriste. Il affirme sans ciller que les classes de latin "ont été stupidement supprimées" sous le précédent quinquennat :

La réforme du collège qui a eu lieu ces dernières années, elle disait : d’un côté, il faut de l’autonomie. Et ça je peux dire oui. 20% de possibilité de travailler sur des horaires librement de chaque établissement, c’était une bonne idée. Et en même temps, elle supprimait ce que les collèges avaient sucré grâce au peu d’autonomie qu’ils avaient [...] et obligeait tout le monde à faire les fameux EPI. C’était une énorme contradiction. Donc moi, je reviens à de la cohérence. Je garde la notion d’autonomie, mais en revanche je dis aux collèges : 'Vous avez le choix : si vous avez fait des EPI qui vous plaisent, gardez-les - bien entendu vous aurez la possibilité de faire les classes de latin qui ont été stupidement supprimées'.

Sauf que c’est exagéré. La réforme du collège prévoyait certes la disparition des options latin et grec au profit d’un EPI "langues et culture de l’Antiquité". Mais les élèves avaient toujours la possibilité de suivre un "enseignement de complément" pour les volontaires (1 heure hebdomadaire en 5e, 2 heures en 4e et 3e, contre 2 heures puis deux fois 3 heures pour l’option, comme l'expliquait Le Monde). 

On peut présumer que la réaction de Najat Vallaud-Belkacem à cette exagération se situera entre la moue (à l’annonce du nom de son successeur) et la dénonciation d’une fake news (face à Vanessa Burggraf).

Amandine Réaux

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Ognon...

31 Mai 2017 , Rédigé par Questions de classe(s) Publié dans #Education, #Politique

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Le fait que, en ce mois de mai 2017, vingt-sept ans après la publication des « rectifications orthographiques » recommandées par le Conseil supérieur de la langue française en 1990 et insérées par Darcos dans les programmes scolaires en 2008, une chroniqueuse de télévision en mal de buzz ait vivement reproché à l’ex-ministre de l’éducation Vallaud-Belkacem cette prétendue « réforme de l’orthographe » est révélateur de deux phénomènes inquiétants, l’un sociétal, l’autre politique.

D’une part, cela témoigne de la persistance d’un attachement irrationnel à une orthographe immuable et figée jusque dans ses aberrations. C’est ce qui conduit certain-e-s à s’insurger contre la suppression du -i- de oignon, qui n’est ni prononcé ni étymologique, ou contre la correction de nénuphar en un nénufar conforme à l’étymologie, ou contre le fait d’écrire désormais portemonnaie sans tiret comme on écrivait depuis longtemps portefeuille. Quant à la suppression de l’accent circonflexe sur, seulement, certains -u- et -i- pour lesquels il ne joue aucun rôle dans la langue actuelle (il est conservé lorsqu’il a une valeur distinctive, comme dans mûr / mur), elle est vécue comme un véritable scandale, et l’introduction à l’école de cette orthographe rectifiée conduit à vouer aux gémonies le ministre qui a osé suivre les recommandations du Conseil supérieur.

Ou plutôt la ministre. Car lorsque, en juin 2008, sous Sarkozy, le ministère Darcos fait inscrire dans les programmes que, en primaire « L’orthographe révisée est la référence [] », et que au collège « Pour l’enseignement de la langue française, le professeur tient compte des rectifications de l’orthographe proposées par le Rapport du Conseil supérieur de la langue française, approuvées par l’Académie française », il n’y a pas de réaction notable. Mais lorsque, fin 2015, le ministère de Vallaud-Belkacem reprend la même consigne : « L’enseignement de l’orthographe a pour référence les rectifications orthographiques publiées par le Journal officiel de la République française le 6 décembre 1990 », et que, dans la foulée, en février 2016 des éditeurs de manuels décident de l’appliquer, c’est la curée : droite et extrême droite dénoncent un « nivellement par le bas » (Ciotti) ou « une « réforme-massacre de notre belle langue française ! » (Philippot). Pour La Manif pour tous, « @fhollande s’attaque à notre identité », et Laurence Parisot ressent une « Fêlure à l’âme ». Et cela va des propos policés de Fillon (« ce n’est vraiment pas le moment ») jusqu’aux déferlements racistes d’internautes cachés derrière leurs pseudos : « notre langue doit rester ce qu’elle était, si c’est trop fatigant pour un arabe d’apprendre à mettre des accents qu’ils retournent au pays ».

Enfin, tristement révélateur, un dernier fait en dit long sur les « défenseurs du circonflexe ». Après le massacre à Charlie Hebdo, les internautes avaient exprimé leur soutien avec l’expression « Je suis Charlie » et créé sur Twitter le mot-dièse #jesuisCharlie, qui a été repris au fil des attentats sous les formes #jesuisBruxelles ou #jesuisParis. En février 2016, quand les éditeurs de manuels scolaires s’apprêtent à tenir compte de quelques rectifications orthographiques, d’aucuns ont jugé bon de créer le mot-dièse #jesuiscirconflexe. Et dans un amalgame qui ne paraît pas les gêner, certains se jetteront dessus, de Philippot : « Face à l’infâme et bête réforme, devant laquelle quelques démagogues se pâment, parce que le français est notre âme, #Jesuiscirconflexe » à Estrosi : « Refusons la réforme absurde de l’orthographe et le nivellement vers le bas ! #Jesuiscirconflexe » …

Alain Chevarin

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Lettre ouverte à Monsieur le ministre de l'Éducation nationale...

31 Mai 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Politique

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La nomination à l’Éducation nationale de Jean-Michel Blanquer, bien connu des observateurs du système éducatif et des corps intermédiaires, notamment pour ses précédentes fonctions durant le quinquennat Sarkozy, a fait beaucoup parler ou écrire et ses premières annonces ont déjà suscité de nombreux commentaires et réactions. Le CRAP-Cahiers pédagogiques est par principe ouvert au dialogue et ne fait aucun procès d’intention à priori. Aussi avons-nous décidé de nous adresser par courrier au nouveau ministre pour l’interroger sur certains points qui nous tiennent à cœur et pour exposer nos propositions.

                              ___________________________________

Monsieur le ministre

Notre mouvement associatif, le CRAP-Cahiers pédagogiques, tient à s’adresser à vous, à l’occasion de votre nomination. Nous cherchons depuis plusieurs décennies à promouvoir une école plus juste et plus efficace, alliant bienveillance et exigence, et nous constatons que le président de la République, comme vous, prend ces objectifs à son compte. Mais comment allez-vous mettre en actes ces intentions, comment allez-vous rendre notre école moins inégalitaire et restaurer la confiance de tous les acteurs ? Dans les mesures que vous proposez, si certains points nous paraissent prometteurs, d’autres peuvent inquiéter ou appeler à des précisions, pour bien en comprendre le sens.

Une thématique parait dominante dans vos premières interventions : l’autonomie comme une clé majeure de la réussite d’une politique éducative. Nous le pensons aussi, mais il n’est pas sûr que tout le monde donne le même sens à cette notion. Aussi nous permettons-nous de poser quelques questions et d’exposer les propositions que nous portons.

L’autonomie, ce doit être d’abord celle des équipes pédagogiques, disposant d’une marge de manœuvre pour mettre en œuvre la politique nationale. Celle-ci doit rester le cadre indispensable reposant sur les grandes lignes de la loi d’orientation de 2013 que vous avez déclaré ne pas vouloir remettre en cause. On peut aller plus loin que ce qui existe déjà, en donnant par exemple un rôle plus fort dans le secondaire au conseil pédagogique, en inventant des formes de gouvernance démocratiques dans les établissements, en favorisant innovations et expérimentations. Mais nous insistons sur la nécessité d’éviter une trop grande autonomie sans références nationales, dont celle du socle commun et des grands objectifs des programmes. L’autonomie poussée à l’extrême pourrait donner des résultats très négatifs et renforcer les inégalités, comme le montre l’exemple récent de la Suède.

Concrètement, l’autonomie pour les écoles REP (réseau d’éducation prioritaire), c’est pouvoir choisir comment partager le travail entre des maitres affectés sur la base d’un taux d’encadrement d’un professeur des écoles pour douze élèves, et non une mesure uniforme de réduction de la taille des classes. On ne peut ignorer les inconvénients d’une concentration de moyens sur ces classes, au risque d’oublier les grandes sections de maternelle, sans compter les problèmes de locaux qui sont posés. L’évolution des pratiques enseignantes est aussi décisive, sans quoi on aboutirait aux mêmes résultats mitigés que ceux d’une expérience précédente au début des années 2000.

L’autonomie, c’est permettre aux établissements de prendre en compte la mixité sociale comme axe majeur de leur politique de constitution des classes. Les parcours différenciés d’élèves ne doivent pas être l’occasion de nouvelles ségrégations. Vous déclarez vouloir appuyer votre politique sur des résultats de recherches ; or, celles-ci prouvent plutôt les vertus de la classe hétérogène pour faire réussir les plus fragiles. Quand les parcours bilangues ou les options langues anciennes se figent en classes élitistes, on abandonne un objectif, pourtant essentiel, d’excellence pour tous. L’autonomie doit permettre, au contraire, de développer les formes les plus diverses de la pédagogie différenciée, comme le recommandait récemment le jury de la conférence de consensus du Cnesco (Conseil national d’évaluation du système scolaire) sur ce thème.

L’autonomie, c’est aussi pouvoir articuler au mieux les différents enseignements, en combinant le travail dans les disciplines et l’interdisciplinarité. Accroitre au nom du « renforcement des fondamentaux » le nombre d’heures de français et de mathématiques, déjà très élevé en France, ne peut être la solution aux difficultés des élèves. En fait, il y a certainement mille manières d’atteindre des objectifs ambitieux, et il faut développer la créativité et l’inventivité des acteurs, notamment par la formation continue et l’encouragement au travail d’équipe.

L’autonomie, c’est aussi favoriser de nouvelles pratiques d’évaluation, plus adaptées aux besoins de l’école d’aujourd’hui. Des équipes se sont engagées dans cette voie, alors même que l’évaluation traditionnelle a montré ses limites et, bien souvent, son inefficacité. Il ne faudrait pas rompre leur élan.

L’autonomie, elle ne va pas de soi, elle s’apprend, en particulier au travers de la formation, initiale et continue. Celle-ci est indispensable, comme l’a souligné le président de la République. Elle ne peut se réduire ni au compagnonnage ni aux formations purement virtuelles, et il faut amplifier les efforts du précédent ministère dans ce domaine. Il existe un grand patrimoine pédagogique en France qu’il convient de faire connaitre, notre revue étant d’ailleurs partie intégrante de ce patrimoine. Les innovations présentes s’inscrivent aussi dans une histoire longue.

Sur tous ces points, nous contribuons depuis de longues années à la diffusion de pratiques innovantes et démocratisantes, en étant vigilants sur certaines dérives possibles, et nous promouvons l’énergie et le dynamisme de ceux qui ont la volonté de faire bouger l’école dans le sens de la réussite de tous.

Le CRAP-Cahiers pédagogiques
30 mai 2017

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Education: l'inquiétante idéologie présidentielle...

30 Mai 2017 , Rédigé par Mediapart Publié dans #Education, #Politique

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EXTRAIT

Le programme du nouveau Président de la République pour ce qui concerne l’Education n’est pas tout à fait, comme il pourrait paraître à une lecture superficielle, d’une totale indigence. Il est plutôt particulièrement inquiétant, décrivant en effet si l’on y regarde de plus près, le projet d’une école qui ne serait plus une école mais bel et bien la préfiguration de l’Entreprise.

Cette école-entreprise aurait pour mission de produire non des objets mais des « ressources humaines », c’est-à-dire des êtres humains aussi adaptés qu’il est possible aux nécessités et au mode de vie de l’Entreprise, autrement dit des êtres humains chosifiés en ressources.

Il est donc inutile de s’attarder sur les mesures aussi « novatrices » que les classes de douze élèves en CP dans les zones socialement, non pas défavorisées, mais sacrifiées depuis longtemps ou sur la restauration des « Etudes surveillées » en « Devoirs faits » car tout cela a été expérimenté, pratiqué dans tous les sens depuis fort longtemps.

Dans les années 195O, collégien, je subissais les « études » obligatoires sous la surveillance plutôt que l’aide d’un enseignant qui, à son bureau, en profitait pour s’avancer dans la correction de ses copies. Devenu à mon tour professeur, en ZEP, au début des années 1970 j’expérimentais les études « surveillées » ou « dirigées » (sic) et autres « accompagnements éducatifs » dispensés en fin de journée après la classe : un cauchemar !

(...)

Nestor Romero

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Principal d'un collège, j'ai lu attentivement le programme de Macron. J'ai des craintes...

29 Mai 2017 , Rédigé par L'Obs Publié dans #Education, #Politique

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EXTRAIT

Stéphane (*) est le responsable d'un collège en zone d'éducation prioritaire dans les Hauts-de-France. Il voit des similitudes entre les promesses d'Emmanuel Macron et des dispositifs déjà mis en place dans le cadre de la réforme précédente, mais aussi de nouvelles orientations qui risquent de briser la dynamique impulsée.

Je suis le principal d’un collège situé en zone d’éducation prioritaire dans les Hauts-de-France et nous voilà vraisemblablement confrontés à une nouvelle réforme.

Nous avons quand même un problème à l’Éducation nationale : chaque nouveau gouvernement veut laisser son empreinte. De ce fait, on souffre d’un manque de continuité, telle qu’on peut la retrouver notamment dans les pays scandinaves, qui restent cohérents malgré les changements de tendances politiques.

En France, plus d’un enseignant aura à coup sûr des difficultés à s’adapter à une nouvelle réforme. Ils se diront : "Attendons le prochain gouvernement !" Nous venons de vivre la réforme des collèges sous le précédent quinquennat. Les équipes se sont vraiment attelées à la mener à bien, certes avec des hauts et des bas, mais on avance. Aujourd’hui, on se dit qu’il va peut-être falloir faire face à la disparition de certains dispositifs.

J’ai des craintes

Je pense d’abord à l’accompagnement des élèves. Que ce soit dans le premier ou le second degré, j’ai des craintes. Dans le cadre de la précédente réforme, on a mis en place un dispositif "Plus de maîtres que de classes" : à savoir des enseignants supplémentaires qui aident les enfants entre le CP et le CM2. Au collège, nous disposons de "l’accompagnement personnalisé".

La plupart des chefs d’établissement ont mis en place ce dispositif via des professeurs supplémentaires, de manière à faire du co-enseignement ou des groupes de besoins, de niveaux et de soutien.

Dans les deux cas, il y a des échanges de compétences entre professionnels, de l’auto-formation, une dynamique commune. Or, lorsqu’on regarde le programme d’Emmanuel Macron, on constate qu’il souhaite – pour le premier degré en éducation prioritaire – des classes de CP- CE1 à effectifs réduits à 12 élèves. En créant des postes, mais en prenant aussi les moyens existants, c’est-à-dire notamment les postes surnuméraires du dispositif "Plus de maîtres que de classes".

Lorsqu’on échange avec nos collègues du primaire, on sait que ce dispositif est tout à fait pertinent. Aujourd’hui, on va peut-être annuler ce dispositif pour faire autre chose. Personnellement, je trouve que retourner à un isolement de chaque prof dans sa classe, même à effectifs réduits, n’est non seulement pas la priorité, mais la perte de la dynamique que nous avions acquise.

On reprend de vieilles recettes

De la 6e à la 3e, on met également en place cet accompagnement. Et là, si je lis encore les propositions d’Emmanuel Macron, il préconise des études dirigées après la classe. Ce qui veut dire que l’on externalise encore la prise en charge de la difficulté de l’élève, alors que tout l’esprit de la réforme précédente était que chaque professeur, accompagné par des collègues, se saisisse au sein de son enseignement de la nécessité de "différencier". Que ce soit pour accompagner les collégiens les plus en difficultés ou pour permettre aux meilleurs d’entre eux de viser l’excellence en allant plus loin.

On reprend de vieilles recettes qui, pédagogiquement, sont moins efficaces. D’autant qu’il est indiqué sur le site de candidature du président qu’il fera appel à la participation bénévole des étudiants, à raison d’un trimestre dans chaque cursus, et des retraités. Tout cela, on l’a déjà fait par le passé. Ça peut fonctionner comme je l’ai vu dans un établissement parmi tous ceux que j’ai connus. Mais dans tous les autres, j’avais des étudiants à gérer en plus qui arrivaient en retard ou étaient absents sans prévenir pour cause de partiels. Se pose aussi la question essentielle de la formation à la pédagogie de ces intervenants bénévoles.

Les retraités, c’est la même chose : il y a plein de gens motivés, dynamiques, mais aussi des personnes qui ne sont plus en lien avec l’école et qui n’ont pas obligatoirement connaissance de son fonctionnement, de ses contraintes, de ses élèves et profs ou ne conçoivent pas un positionnement "moderne".

(...)

Par 
Citoyen

Propos recueillis par Jean-Frédéric Tronche

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L'annonce égotiste et inédite de Blanquer... Par Claude Lelièvre...

29 Mai 2017 , Rédigé par Mediapart - Claude Lelièvre Publié dans #Education, #Politique

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Le nouveau ministre de l'Education nationale vient d'annoncer qu'il n'y aura pas de loi à son nom (en gage de la fin d'une politique d'évolutions «verticales» du système scolaire). La belle affaire ! Car la plupart des réformes scolaires initiées «d'en haut» l'ont été par simples décrets...

« Il n'y aura pas de ''loi Blanquer'', et j'en serai fier » a déclaré vendredi dernier Jean-Michel Blanquer au congrès de la PEEP (Fédération des parents d'élèves de l'enseignement public) : « il y aura des évolutions du système qui ne seront pas verticales ».

Mais celui que l'on présente comme un « fin connaisseur du système éducatif » ne doit pas ignorer que l'essentiel des réformes tentées d'en haut (''verticales'') l'ont été par ''décrets'' et non par des ''lois'' !

Durant le dernier quinquennat, il y a bien eu une loi d'orientation et de programmation votée en 2013 par l'ensemble des parlementaires de gauche (PC, PS, Europe Ecologie les Verts) et refusée ''par principe'' par l'ensemble des parlementaires de droite. Mais les trois réformes qui ont été tentées et décidées d'en haut (et qui ont plus ou moins défrayé la chronique) ont été décidées par simples décrets : la réforme des rythmes scolaires dans le primaire ; la grande réforme des programmes scolaires (de la maternelle à la classe de troisième) ; et enfin ce qu'il est convenu d'appeler la ''réforme du collège''.

L'essentiel des très importantes réformes scolaires de la période gaullienne ne sont pas passées, elles aussi, par des lois ad hoc. On peut citer en particulier la décision de prolonger la fin de la scolarité obligatoire de 14 ans à 16 ans (prise par Ordonnance le 6 janvier 1959) et la création du CES (collège d’enseignement secondaire) destiné à accueillir désormais (de la sixième à la troisième) tous les élèves entre l’âge de 11-12 ans et l’âge de 15-16 ans (une création décidée par simples décrets le 3 août 1963).

La plupart des « grandes lois scolaires » (celles qui ''balaient'' un champ assez vaste) sont davantage des ‘’lois-principes’’ (qui affirment des ‘’principes’’, des ‘’orientations’’ ) que des ‘’lois-réformes’’ (qui réforment directement des dispositifs et/ou des pratiques en usage), comme je l'ai déjà souligné antérieurement dans « Médiapart » (cf mon billet du 2 janvier 2013). Cela tient foncièrement au fait que les questions éducatives  relèvent certes toujours peu ou prou de choix politiques au sens large du terme, mais de choix qui ne recoupent pas nécessairement (loin s’en faut assez souvent) les clivages entre les différents regroupements d’élus parlementaires. Il est difficile de regrouper son ‘’camp’’ sur des ‘’dénominateurs communs’’ nombreux, ‘’concrets’’ et précis ; mais c’est davantage possible (et utile pour donner du sens) de le rassembler sur des ‘’ principes’’ et/ou des ‘’orientations’’.

On peut prendre pour exemple (parmi bien d'autres possibles, mais on l'a encore en mémoire) la loi ''Haby'' du 11 juillet 1975 (les protagonistes des débats parlementaires s'accordant pour trouver qu'il n'y avait pas grand chose d'''opérationnel''' dans la loi) tout cela étant repoussé à des décrets pour une réforme effective : les décrets du 28 décembre 1976.

La tentation est grande de ''faire de nécessité vertu''. Beaucoup l'ont eue (à tort ou à raison) ; et le nouveau ministre de l'Education nationale est loin d'être une exception, contrairement à ce qu'il laisse entendre...In fine, on peut se demander si Jean-Michel Blanquer ne s'est pas résolu purement et simplement à ''amuser la galerie'' en l'occurrence, avec une tonalité et une mimique à la ''Buster Keaton'' qui ne manquent pas de sel et d'aplomb.

Si l'on récapitule les lois concernant le système scolaire qui ont eu quelque importance sous la cinquième République, on obtient la liste suivante. 31 décembre 1959 : loi  Michel Debré ; il est proposé aux établissements privés des « contrats » (d’ « association » ou « simple »). 22 avril 1960 : loi créant les collèges et lycées agricoles. 3 décembre 1966 : loi sur la formation professionnelle. 12 novembre 1968 : loi Edgar Faure d’orientation de l’enseignement supérieur. 1er juin 1971 : loi pérennisant les contrats « simples » (qui avaient été proposés à ‘’l ‘essai’’ pour une période de dix ans à l’origine). 16 juillet 1971 : loi organisant la formation professionnelle continue dans le cadre de la « formation permanente ». 11 juillet 1975 : loi René Haby créant notamment le ‘’collège unique’’. 25 novembre 1977 :   loi Guy Guermeur, donnant de nouveaux droits et de nouveaux avantages financiers aux établissements privés sous contrats. 22 janvier 1983 : loi relative à la répartition des compétences entre les communes, les départements, les régions et l’Etat. 26 janvier 1984 :  loi Alain Savary  d’orientation de l’enseignement supérieur. 9 juillet 1984 ; loi portant rénovation de l'enseignement agricole public.31 décembre 1984, loi portant réforme des relations entre l'Etat et les établissements d'enseignement agricole privé. 25 janvier 1985 : loi sur l’enseignement privé modifiée : l’Etat prend à sa charge la rémunération des personnels enseignants des établissements privés sous contrats, les collectivités locales subventionnant le fonctionnement. 14 juillet 1989 : loi Lionel Jospin d’orientation sur l’éducation. 23 avril 2005 : loi François Fillon d’ « orientation et de programme pour l’avenir de l’Ecole ». 10 août 2007: loi Valérie Pécresse relative "aux libertés et responsabilités des universités'' (LRU). 28 octobre 2009 : loi Jean-Claude Carle « tendant à garantir la parité de financement entre les écoles publiques et privées sous contrat d’association lorsqu’elle accueillent des élèves scolarisés hors de leur commune de résidence ». Juillet 2013 : loi Vincent Peillon d'orientation et de programmation.

Au total, durant toute la cinquième République, seulement sept ministres de l'Education nationale « ont donné leur nom à une loi scolaire » . Sept sur les trente quatre qui se sont succédé ! Jean-Michel Blanquer ''surfe'' (à bon compte!) sur l'idée (répandue, mais fausse) que chaque ministre de l'Education nationale n'a de cesse de donner son nom à une loi (alors que seulement un sur cinq l'a fait...). On le voit, le nouveau ministre de l'Education nationale a une façon bien singulière de satisfaire son ego en excipant (d'entrée de jeu et pour l'Histoire) d'une exceptionnalité qui n'a aucun fondement : « il n'y aura pas de loi ''Blanquer'', et j'en serai fier ». Bigre.

Claude Lelièvre

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