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Vivement l'Ecole!

Articles avec #politique tag

Aide aux devoirs, primes, rythmes scolaires : Hamon veut marquer sa différence sur l’école...

16 Avril 2017 , Rédigé par Les Echos Publié dans #Education, #Politique, #Hamon

Aide aux devoirs, primes, rythmes scolaires : Hamon veut marquer sa différence sur l’école...

 

 

Le candidat socialiste à la présidentielle promet 400 millions d’euros pour financer le service public de l’aide aux devoirs, un financement accru de la réforme des rythmes scolaires et un doublement des primes des enseignants.

Comment s'appuyer sur l'éducation pour faire la différence - et décoller - face à ses concurrents à l'élection présidentielle : l'équation est compliquée pour Benoît Hamon, qui présente son programme ce jeudi matin . « Tout commence par l'éducation, insiste-t-on dans l'entourage du candidat. Car, à partir de là, découlent des projets de société très différents ». Convaincre sur ce sujet n'est toutefois pas simple pour l'ex-ministre de l'Education, qui défend le bilan de François Hollande : « On est fiers du bilan et de la vraie politique de gauche qui a été menée en la matière, affirme le député PS et conseiller éducation du candidat, Yannick Trigance. L'éducation est le domaine où la gauche a le mieux réussi - même si tout ne l'a pas été - et où la très grande majorité des engagements ont été tenus. »

Mais, durant le quinquennat, le sentiment de proximité des enseignants avec le PS a baissé : selon une enquête du Cevipof parue le mois dernier, 24 % des enseignants disaient se sentir proches de ce parti, contre 35 % en 2012 et 40 % en 2007. Par ailleurs, dans les intentions de vote, les enseignants penchent davantage pour Emmanuel Macron (29 % d'intentions de vote) que pour Benoît Hamon (25 %).

« La généralisation » des expérimentations de mixité

Pour rendre réel « le droit à la réussite pour tous », propose de mettre en place un service public de l'aide aux devoirs, arguant qu'un élève sur dix en sixième et un sur cinq en troisième suivent des cours d'aide en dehors de l'école et que cela crée une vraie inégalité entre les élèves selon leur milieu d'origine. Benoît Hamon promet 400 millions d'euros pour financer l'aide et l'accompagnement aux leçons.

Ce service public serait assuré soit par des enseignants volontaires payés en heures supplémentaires, soit avec l'aide des mouvements de l'éducation populaire. « L'idée n'est pas de refaire la leçon mais d'aider les élèves sur des questions de méthodologie, d'apprentissage d'une poésie ou d'une leçon d'histoire », explique Yannick Trigance.

Reste à voir comment les enseignants, qui ont été réticents à l'arrivée des animateurs en charge des activités périscolaires dans les écoles, accueilleraient cette intervention des mouvements d'éducation populaire. Pour lutter contre les inégalités, la mixité à l'école serait aussi renforcée avec « la généralisation " des expérimentations lancées par l'actuelle ministre Najat Vallaud-Belkacem. Sur ce sujet, le gouvernement ne peut cependant pas agir sans l'appui des collectivités locales qui sont seules compétentes pour la sectorisation. Et, s'il est élu, le candidat n'entend pas non plus déclencher la guerre avec l'enseignement privé.

Sur les rythmes scolaires, Benoît Hamon tente de se démarquer d' Emmanuel Macron et de François Fillon qui veulent laisser la liberté aux communes de revenir sur la réforme, ou encore de Marine Le Pen qui veut revenir sur la réforme. L'ex-ministre de l'Education entend, au contraire, accroître de 25 % (sur cinq ans) le fonds d'aide aux communes, d'un montant actuel de 400 millions d'euros. La hausse irait d'abord aux communes les plus pauvres.

(...)

Marie-Christine Corbier

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Benoit Hamon... Le candidat de l'Ecole...

16 Avril 2017 , Rédigé par B Hamon Publié dans #Education, #Politique, #Hamon

Benoit Hamon... Le candidat de l'Ecole...

POUR L’ÉCOLE

Parce que beaucoup se joue dans les premières années d’apprentissage, j’établirai un seuil MAXIMUM DE 25 ÉLÈVES PAR CLASSE en CP/CE1/CE2, et à 20 ce nombre dans les écoles en éducation prioritaire, dans les territoires ruraux et en outre-mer.

Pour DÉVELOPPER LA MIXITÉ SOCIALE ET SCOLAIRE sur tout le territoire, je rebâtirai la carte scolaire dans le cadre d’un dialogue qui associera l’enseignement public et l’enseignement privé.

Pour donner à tous les élèves les mêmes chances de réussir à l’école, je mettrai en place UN SERVICE PUBLIC DU SOUTIEN SCOLAIRE, et développerai la coéducation avec les parents et les mouvements d’éducation populaire.

Tous les pays ayant investi dans la FORMATION CONTINUE DES ENSEIGNANTS ont vu les résultats des élèves progresser. En France aussi, je veux un plan de formation continue des enseignants.

Chaque enseignant bénéficiera de TROIS, CINQ ou DIX JOURS DE FORMATION  tous les ans. 

Nous mènerons LA RÉFORME DU LYCÉE avec les enseignants, les parents et les élèves.

J’allouerai plus de moyens aux lycées qui en ont le plus besoin grâce à un nouvel indicateur social plus juste et plus proche des réalités du territoire.

Je défendrai LES LYCÉES PROFESSIONNELS pour qu’ils deviennent des voies d’excellence. J’y favoriserai les possibilités de poursuites d’études.

Je revaloriserai les CONDITIONS DE TRAVAIL DES ENSEIGNANTS et des personnels administratifs, en matière de rémunération comme de gestion des carrières et de médecine du travail.

Pour atteindre ces objectifs ambitieux, je recruterai 40 000 ENSEIGNANTS EN CINQ ANS , je garantirai le droit à l’innovation pédagogique, et favoriserai l’usage du numérique pour faire réussir tous les élèves dans leurs apprentissages.

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Le projet "Education" de Jean-Luc Mélenchon... + commentaire

15 Avril 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Politique

Le projet "Education" de Jean-Luc Mélenchon... + commentaire

- "Nous voulons une rentrée 2017 100% gratuite", a déclaré Paul Vannier, porte-parole éducation du candidat de La France insoumise.

Seront concernés les manuels, les sorties scolaires, des fournitures sans marque, la cantine et le périscolaire, ce qui coûtera 5,2 milliards d'euros chaque année, avec "une montée en charge progressive".

- La réforme du collège sera abrogée "dès cet été". (Faisabilité de cette réforme alors que la rentrée 2017 est DEJA sur les rails?);

- Les classes européennes, bilangues et les langues anciennes seront relancées;

- Le maintien ou non de la deuxième langue dès la 5e n'est pas tranché.

(Là on se moque du monde! Bilangues et LV2 en 5è où l'on nous explique doctement que ce n'est pas "encore tranché" comme si Mélenchon et ses équipes ne savaient pas que l'un est incompatible avec l'autre. S'ils ne savent pas, ils sont incompétents. S'ils savent, ce sont des menteurs);

- Pas de modification en profondeur des programmes scolaires mais retour à des programmes par année scolaire, au lieu de cycles de trois ans;

- La réforme des rythmes sera abrogée.  4,5 jours de classe par semaine, mais retour à 26 heures (au lieu de 24 depuis 2008), dont 3h30 d'activités artistiques et sportives gratuites et obligatoires, assurées par des professeurs dédiés;

- Les professeurs des écoles auront 1h30 de temps "autogéré". (????);

- Sont prévus 60.0000 recrutements d'enseignants pour faire face à la hausse démographique et ne pas dépasser 20 élèves par classe en éducation prioritaire;

8.000 conseillers principaux d'éducation;

6.000 médecins, infirmiers et psychologues scolaires;

recrutement de surveillants;

titularisation d'auxiliaires de vie scolaire;

salaire des enseignants augmenté de 7%;

- Allongement de la scolarité obligatoire de 3 à 18;

- Soutien scolaire gratuit sera créé au collège, financé par la fin des exonérations fiscales pour le soutien privé;

- Fin progressive des fonds publics pour l'enseignement privé sous contrat, dont l'Etat rémunère actuellement les enseignants.

                    ___________________________________________

1- Un retour à une école "tradi/réac";

2- Un coût sous évalué;

3- L'assurance d'un échec total, tant les mesures annoncées ont DEJA échoué;

4- Un "vernis" social pour dissimuler le vide pédagogique. (On n'aime pas les "pédagogues" chez Mélenchon);

5- pas un mot sur la formation initiale ni la formation continue;

6- Un mensonge: la mise en place de cette "réforme" dès la rentrée 2017 alors que l'année 2017/2018 est déjà sur les rails

C Chartreux

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Education, appel à résister à tous les reculs et à tous les replis...

15 Avril 2017 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education, #Politique

Education, appel à résister à tous les reculs et à tous les replis...

Autoritarisme et ultralibéralisme à l'école et entre les écoles séduisent plus d'un candidat à l'élection présidentielle, de l'extrême droite à une partie de la droite et du centre.

La campagne électorale qui bat son plein dévoile la tentation d’une «pédagogie à l’ancienne» aux échos profondément «identitaires», dans une institution ultralibérale, détectant et dérivant au plus tôt les enfants «inadaptés», encourageant le développement et la création d’écoles sur le principe du «qui se ressemble s’assemble et qui s’assemble exclut». Autoritarisme dans l’école, ultralibéralisme entre les écoles : voilà ce qui se profile à l’extrême droite et qui semble même séduire une partie de la droite et du centre…

Or, comment ne pas voir que c’est précisément de tout le contraire dont nous avons besoin ? Face au triomphe de toutes les formes d’emprise sur les esprits – emprises publicitaires ou intégristes, emprises idéologiques et claniques –, il nous faut une pédagogie de l’émancipation, une pédagogie qui apprenne à chacun et à chacune à «penser par soi-même» : surseoir à ses pulsions, prendre le temps de la pensée, nourrir la pensée par la culture dans le cadre d’une «instruction obligatoire» qu’il serait suicidaire de réduire. Voilà l’urgence pour les éducateurs.

Face à la montée des individualismes et des communautarismes, nous avons plus que jamais besoin d’apprendre, pas seulement à «vivre ensemble» – on peut vivre ensemble lobotomisés sous la coupe d’un gourou charismatique ou chacun devant son écran, dans l’indifférence absolue aux autres –, mais, surtout, à «faire ensemble» : et l’École n’est pas seulement un lieu où chacun doit apprendre, c’est aussi et consubstantiellement, une institution où tous doivent apprendre ensemble, fraternellement, pour que, de la confrontation sereine des différences, émerge un projet commun à l’horizon du possible. Voilà l’impératif pour notre pays.

En proposant de trier les élèves dès la fin de la sixième, de mettre en place l’apprentissage à 14 ans, de «sanctionner les parents déficients» et de «restaurer» une autorité aveugle au détriment de toutes les formes de coopération et de construction collective des règles qui permettent l’adhésion de chacun et de chacune à un projet commun, le Front national propose de faire tomber sur l’École une chape de plomb dont pâtiront inévitablement ceux et celles qui n’auront pas trouvé leur panoplie de bon élève au pied de leur berceau.

Nous, professeurs, éducateurs, comme tous ceux qui dans leur quotidien mesurent les ravages de l’exclusion, de la ségrégation et l’importance de la transmission de valeurs contribuant à tisser le lien social, à favoriser la culture et le goût d’apprendre, savons que ni la haine ni la peur ne permettront de favoriser l’unité de notre nation et l’envie de vivre ensemble. Nous savons aussi qu’il reste beaucoup de chemin à parcourir pour mettre en place une École à la hauteur des vraies ambitions de la République «Liberté – Egalité – Fraternité».

Et, pour toutes ces raisons, nous appelons à aller voter pour faire barrage au Front national : chaque voix compte, chaque voix qui se lèvera contre la volonté d’imposer une culture de la préférence nationale, de la sélection et du rejet, là où nous, professeurs, éducateurs nous efforçons au contraire de montrer dans nos classes, auprès de ceux qui seront les Français de demain, d’où qu’ils viennent, l’importance de l’égalité, de la bienveillance, de l’acceptation de soi et donc de l’autre.

PREMIERS SIGNATAIRES

Philippe Meirieu, Professeur émérite en sciences de l’éducation à l’université LUMIERE-Lyon 2

François Dubet, Sociologue de l’éducation

Catherine Henri, Professeur et écrivain

Eric Favey, Vice-président de la Ligue de l’enseignement

Jacques Aubert, traducteur de Joyce, professeur émérite et éditeur de littérature, membre de l’Ecole de la cause freudienne

Françoise Sturbaut, Présidente d’Éducation et Devenir

Francette Popineau, Co-secrétaire générale du SNUIPP FSU

Eric Debarbieux, Professeur de Sciences de l’Éducation, Université Paris-Est Créteil

Maurice Daubannay, Inspecteur d’Académie honoraire

Josiane Paccaud-Huguet, Professeur de littérature anglaise moderne et de théorie de la littérature à l’Université Lumière-Lyon 2

Jeanne Benameur, écrivain

Françoise Labridy, Professeur en Staps, Université de Nancy

Virginie Leblanc, enseignante, IUT B, Université Lille 3

PETITION EN LIGNE :

https://www.change.org/p/hotmail-fr-l-appel-de-l-%C3%A9ducation-contre-le-front-national?recruiter=399449580&utm_source=share_for_starters&utm_medium

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Pourquoi je choisis le projet Hamon...

13 Avril 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Politique, #Hamon

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Alors que s'achèvera bientôt la campagne d'avant premier tour, je suis de plus en plus convaincu de mon choix:

voter POUR le projet porté par Benoit Hamon.

Ce n'était pas une évidence. J'ai été, comme tous ceux qui ont soutenu le Président de la République et les gouvernements successifs, excédé par les frondeurs. N'être pas d'accord avec telle ou telle décision gouvernementale est toujours permis. C'est même sain en démocratie. Mais peut-être auraient-ils pu s'y prendre autrement.

J'ai donc, en cohérence, soutenu Manuel Valls lors de la primaire. J'ai accueilli avec satisfaction son engagement public à soutenir le vainqueur. Quelle ne furent ma déception et ma colère lorsque le même annonça qu'il voterait pour... Emmanuel Macron!

Si le projet de Benoit Hamon, mais aussi sa campagne, m'ont convaincu de le soutenir pleinement, c'est qu'il est le seul à offrir une vision du futur, à s'inscrire dans les pas des grands hommes de gauche et de leurs idéaux, loin des fureurs de tribuns, très loin des projets ultra libéraux d'un Rastignac s'essuyant les pieds sur la dépouille de son mentor. Evidemment à des années-lumière des candidats de droite empêtrés dans tellement d'affaires que le monde entier se demande comment ces candidats-là peuvent encore paraitre sur des plateaux de télévision!

Je voterai sans l'ombre d'un doute pour celui qui s'adresse à la génération qui vient, pour celui qui nous dit: "Considérez-vous normal qu'on interdise à nos enfants de courir à la récréation parce que l'air est saturé de particules fines?". Cette question simple pose simplement et concrètement un problème d'où en découlent tant d'autres. Il est le SEUL à nous offrir d'y réfléchir. Son projet est le seul à proposer les solutions qui s'imposent.

Je voterai sans l'ombre d'un doute pour un candidat qui a fait de son PROJET l'essentiel de son discours quand d'autres on fait de leur PERSONNE l'essentiel de leur campagne. Il n'est jamais bon - l'Histoire nous en livre de multiple exemples - d'élire des "Narcisse". Souvent ceux-là vous entraînent dans leur chute. Ils impressionnent par leur verbe, leurs tonitruantes envolées lyriques, leur monstrueux culot. Et puis on lit. On reprend. Et s'impose le vide abyssal de leur pensée traduit en phrases creuses,  promesses démagogiques et autres  banalités. Mais elles sont dites en criant, en hurlant dans des salles surchauffées, multipliées en hologrammes parfois. Narcisse virtuel!

Je voterai sans l'ombre d'un doute pour un PROJET faisant de l'école, de l'Europe, de l'environnement, de l'emploi, de la jeunesse des piliers essentiels. Liés les uns aux autres.

L'air du temps, les modes passagères, quelques médias paresseux nous ont vendu Juppé, puis Macron, aujourd'hui Mélenchon. Tous réduits à leur petite personne, à leurs qualités supposées ou réelles d'économistes et de tribuns. Très rarement à l'analyse fine de leurs propositions ni à leurs conséquences.

Voilà venu le temps des choix, des engagements. Jamais je ne plierai sous la dictature des émotions véhiculées habilement par les quatre "favoris" des sondages: Marine Le Pen, Emmanuel Macron, François Fillon et Jean-Luc Mélenchon. Ce quatuor, n'en doutons pas, avancera masqué jusqu'au jour du premier tour. Trop à perdre pour se lancer dans la bataille des idées. Restons-en au pathos. C'est plus vendeur. Ceux-là ne persuaderont pas par leur projet mais par une surenchère dans l'affect quand Benoit Hamon s'adresse à nos intelligences.

Qu'on y prenne garde néanmoins. Si "les passions sont les seuls orateurs qui persuadent toujours" (La Rochefoucauld), elles n'apportent jamais ce qu'offre la réflexion:

des solutions aux problèmes majeurs de notre temps.

Pour toutes ces raisons et bien d'autres encore, je vote et appelle à voter pour le projet porté par Benoit Hamon.

Christophe Chartreux

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Benoit Hamon a le meilleur projet... Ne renonce pas camarade! Bien au contraire!...

12 Avril 2017 , Rédigé par Liberation Publié dans #Politique, #Hamon

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Benoit Hamon, ne renoncez pas!

Cher Monsieur Hamon,

Philosophe et voyant, Monsieur Maniglier qui vient de signer une tribune sur le site de Libération devrait ouvrir boutique : il sait prédire l’avenir et lire dans vos pensées, ainsi que dans celles des électeurs de gauche en général. Renoncez, Monsieur Hamon et voici ce qu’il adviendra du résultat des élections, du Parti socialiste, des législatives…. J’ai bien ri lorsque j’ai lu dans ce texte une phrase évoquant «l’attitude de Monsieur Mélenchon lorsqu’il paraissait s’opposer à cette fusion pour des raisons que je croyais alors d’ambition personnelle». Quant à moi, je suis chaque jour un peu plus sidérée par la vocation de gourou de Jean-Luc Mélenchon !

Même le logo de la France insoumise, qui tient en équilibre entre la stylisation d’un bras d’honneur et la lettre grecque phi m’évoque une affiche pour la Nouvelle Acropole. Je ne pourrai jamais voter pour un homme qui méprise les journalistes et refuse de leur répondre. Proche en cela de l’attitude de Donald Trump à l’égard de la presse. C’est le plus mauvais signal démocratique qu’on puisse donner, mais il est vrai que d’un point de vue démagogique c’est très payant.

D’ailleurs, les ennemis c’est le truc de Monsieur Mélenchon, qui revendique un vocabulaire dur («qu’ils dégagent»), et l’héritage de Robespierre. En l’écoutant je pense à la Reine dans Alice au Pays des Merveilles qui s’écrie : «Qu’on leur coupe la tête» et qui est la première étonnée que sa folie soit reprise par la foule et chantée à tue-tête. N’y a-t-il pas des motifs de colère ? Si, bien sûr. Est-ce que j’ai envie d’être flattée du côté de ce que j’ai de pire en moi – comme le fait le Front national qui attise le plus petit dénominateur commun des individus autour d’un projet qui peut se résumer lui aussi à «Qu’ils dégagent» ? Non, pas du tout.

On peut avoir raison sans hurler. On peut avoir une détermination sans faille, mener des combats difficiles, être intègre et courageux dans sa volonté de changer les choses sans enfiler sa panoplie de justicier ou de Messie ouvrant la voie. J’ai envie d’un futur désirable. Vous l’incarnez. Vous êtes le meilleur, Benoît Hamon, le meilleur des hommes (et des femmes) en lice dans cette élection, parce votre projet écologiste et de gauche est juste, qu’il est impeccable, comme votre parole. J’espère que vous ne renoncerez pas.

Ingrid Cogny réalisatrice

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Le projet Education d'Emmanuel Macron à la loupe...

11 Avril 2017 , Rédigé par tonavenir.net Publié dans #Education, #Politique

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Les avis de:

Bernard Desclaux

Aujourd’hui retraité, Bernard Desclaux est un spécialiste de ces questions; il a été Conseiller d’orientation, directeur de CIO, formateur à l’orientation du personnel de l’Education Nationale. Il anime un blog sur Educpros.fr.

Yves Destribats

Ingénieur de formation, Yves Destribats a enseigné les mathématiques en collège et en lycée durant une vingtaine d’années. Il est, depuis 2012, Conseiller en orientation du réseau Tonavenir.net à St Martin de Hinx dans les Landes (40).

EXTRAIT

(...)

Quel est votre sentiment général sur le programme éducatif d’Emmanuel Macron ?

Bernard Desclaux:

 

L’accent mis sur la petite enfance et le primaire est de bons augures, mais cela risque de rester incantatoire lorsqu’on lit les autres propositions de ce chapitre.

La formulation des 7 objectifs à atteindre « pour une école qui garantisse la réussite de tous et l’excellence de chacun » part de belles intentions, mais les mises en œuvre indiquées sont peu précises. Même si Emmanuel Macron déclare que l’école est le combat premier, ce n’est surement pas son intérêt personnel premier, et l’on peut s’interroger sur ses conseillers en la matière. Qui sont-ils ? On peut se reporter à l’article de Grégoire Poussielgue dans les Echos : « Emmanuel Macron : qui sont les quinze de sa garde rapprochée ».

Aucun n’est un spécialiste de l’éducation ! Pour un combat primordial, c’est un peu léger.

Bien sûr, « La guerre est une chose trop grave pour être confiée à des militaires », mais tout de même, Clemenceau avait sûrement autour de lui quelques conseillers militaires…

Et l’Emission politique du jeudi 6 mars sur France 2 n’a pas arrangé les choses. Un profond silence à propos de l’éducation. En replay durant quelques jours, ensuite il faudra chercher peut-être sur Youtube.

(...)

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Najat Vallaud-Belkacem : « J’ai consacré une grande part de mon énergie à me débattre contre des rumeurs »...

10 Avril 2017 , Rédigé par Respect Mag Publié dans #Politique, #Education

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A quelques jours de la fin de sa mission de ministre de l’Éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem revient, en exclusivité pour Respect mag, sur un quinquennat présidentiel qui touche à sa fin, à l’occasion de la parution de son livre La vie a plus d’imagination que toi (Grasset). Le tout, entre espoir et déception. Rencontre.

Avant d’en venir au livre, dois-je vous appeler Madame Vallaud-Belkacem ou Madame la ministre ?

Madame la ministre, encore quelques temps (rires) ! J’ai eu la chance d’être ministre durant tout un quinquennat, j’en retiens un honneur, un bonheur même, une mobilisation de chaque instant et une action très fournie. Le ministère de l’Éducation nationale n’est pas ce qu’on en dit souvent. C’est un ministère qui est bel et bien capable d’évoluer, de se remettre en question, d’innover. Ce n’était pas non plus n’importe quel quinquennat pour l’Éducation car c’était celui de la refondation de l’école. On a beaucoup réformé, beaucoup investi de moyens. Souvent il y a eu de la frustration à savoir que les effets de tout cela ne se mesureront que dans quelques années – et encore, si les politiques conduites ne sont pas remises en question. Et parfois les résultats sont rapidement plus tangibles et ça, c’est terriblement exaltant. Je remettais mardi matin des prix à des élèves engagés contre le harcèlement scolaire, et je rappelais combien on était par exemple beaucoup mieux organisés aujourd’hui dans nos établissements pour y faire face. Le nombre d’élèves harcelés est à la baisse, alors que depuis vingt ans il ne cessait d’augmenter. On a été aussi capables, durant ce quinquennat, dans la lutte contre le décrochage scolaire, d’en finir avec la fatalité des 150 000 jeunes sans qualification qui sortaient du système chaque année en passant sous la barre des 100 000… Être ministre de l’Éducation est enfin une grande chance, parce qu’on passe son temps dans des établissements scolaires à la rencontre des professeurs, des équipes mais aussi des élèves, de la génération montante que je trouve particulièrement enthousiasmante.

Vous attendiez-vous à avoir un tel lot de critiques lors de votre prise de fonctions ?

Je me souviens que ma première réaction, quand François Hollande m’a proposé de devenir ministre de l’Éducation nationale, a été de lui dire : « Je ne sais pas si tu en as conscience mais ce sera la première fois qu’une femme le sera ». Aussi étonnant que ça puisse paraître, pour un ministère plutôt féminin, – il n’y a qu’à voir la physionomie des professeurs à l’école maternelle ou primaire – , il n’y avait jamais eu de femme à sa tête. J’avais conscience que ce ne serait donc pas si simple. Qu’il y aurait, comme souvent quand les femmes prennent une citadelle, des procès soit en incompétence, soit en illégitimité. Je m’attendais à ça, mais pas forcément à tout ce qui s’en est suivi, comme des procès en extranéité, des « vous n’êtes pas vraiment française ». C’est arrivé assez vite, c’était le côté très désagréable de la chose. Mes premiers pas dans le ministère ont été accompagnés de toute une série de couvertures de presse comme celles de Valeurs actuelles ou Minute. J’aurai finalement consacré bien plus de temps que je ne l’aurais voulu à la tête de ce ministère à me battre contre des procès aberrants (« son objectif caché est d’affaiblir le niveau des élèves ») ou des rumeurs (« son intention est d’obliger tous les enfants de CP à apprendre l’arabe ») etc. Heureusement je me suis forcée à ne jamais dévier de l’essentiel et de la conduite des réformes qui me tenaient à cœur. On a beaucoup parlé du collège mais il y a aussi la revalorisation des rémunérations et carrières des professeurs, le plan numérique à l’école, la rénovation de l’éducation prioritaire, le travail sur les valeurs de la République…

(...)

Mounir Behidaoui

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franceinfo junior. Des propositions d'enfants pour changer l'école...

10 Avril 2017 , Rédigé par France Info Publié dans #Education, #Politique

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EXTRAIT

À l'occasion de la présidentielle, franceinfo junior fait le tour des propositions qui touchent les enfants et les ados, en partenariat avec l'Unicef France. Aujourd'hui, l'émission aborde un sujet qu'ils connaissent bien : l'école.

(...)

"Moi, si j'étais présidente..."

"Et vous, si vous étiez président, que feriez-vous ?" franceinfo junior a posé la questions à plusieurs enfants et ados, en partenariat avec l'Unicef France qui formule des propositions pour alerter les candidats. Les élèves ont de nombreuses idées pour rendre l'école meilleure : accueil des élèves handicapés, jeunes en difficulté et en décrochage scolaire, horaires de cours... Pour rebondir à leurs propositions et répondre à leurs interrogations, Jean-Paul Delahaye, inspecteur général de l'Éducation nationale et auteur du rapport "Grande pauvreté et réussite scolaire".

Réécoutez les sujets de la semaine sur franceinfo junior

► Lundi 3 avril : comment donner accès à la culture et aux sports à tous les enfants ?

► Mardi 4 avril : comment améliorer le bien-être et la santé des jeunes ?

► Mercredi 5 avril : que faire pour protéger les mineurs ?

► Jeudi 6 avril : comment lutter contre la pauvreté qui touche aussi les enfants ?

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Fillon, Gergovie et Vichy...

10 Avril 2017 , Rédigé par Mediapart - Claude Lelievre Publié dans #Politique, #Histoire

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Vendredi dernier, le candidat à l’élection présidentielle s’est comparé à Vercingétorix, le chef gaulois vainqueur à Gergovie de Jules César. La dernière tentative de ce genre date de Vichy...

« Là-bas, il y a quelques siècles [sic] un rebelle gaulois, Vercingétorix, infligea une défaite magistrale à Jules César… qui était pourtant le favori des sondages [re-sic] », s’est-il exclamé lors d'un meeting à Clermont-Ferrand. On pourrait dire que c'est un simple avatar de son inclination pour un certain ''récit national'' (ou plutôt un certain ''roman national'') tordu sans vergogne dans le sens ad hoc souhaité.

Mais c'est vraiment une étrange ''référence'' et un étrange ''anachronisme''. Cela devrait nous inciter à voir plus loin et plus profond dans ''l'inconscient historique'' à l'oeuvre actuellement chez François Fillon (en rupture de ''gaullisme'', et en régression idéologique et programmatique patente).

Si l'on consulte le tome 2 du célèbre ouvrage « Les lieux de mémoire » (paru chez Gallimard il y a 20 ans, sous la direction de Pierre Nora) à l'article « Gaulois et Francs », une drôle de résonance semble s'imposer.

« Mis à part l'utilisation de la ''croix celtique'' par un groupuscule d'extrême droite et de rares références dans des discours officiels, les Gaulois sont aujourd'hui les grands absents de la vie politique française. Mais il n'en est ainsi que depuis la fin de la guerre. Moins de cinquante ans nous séparent, en effet, de la dernière tentative importante de les embrigader. Le 30 août 1942, la Légion, une organisation d'anciens combattants créée par Vichy et devenue plus tard la Milice de Darnand, célébrait en grande pompe à Gergovie son deuxième anniversaire, placé sous le signe de la Terre de France et de l'unité française […]. Un document dû à la plume de René Giscard d'Estaing établissait plusieurs correspondances entre le passé le plus ancien et le présent le plus récent ; deux ans de la ''Légion française des combattants et des volontaires de la Révolution nationale'' et vingt siècles depuis l'éveil du sentiment national en Gaule ; chef arverne, Vercingétorix, et chef de l'Etat français, le maréchal Philippe Pétain. […]. Le régime de Vichy se posait ainsi à Gergovie à la fois en garant de l'intégralité du territoire national et en héritier du passé entier de la France. Mais il se posait en même temps comme celui qui fit renaître la France » (page 2247).

Un certain air ''nationaliste'' connu...

Pour mémoire, on peut se référer à certains de mes anciens billets. A « Fillon, l'histrion de l'illusion ; une proposition ''historique'' » (29 août 2016) et à « Nos ancêtres les Gaulois ; le contresens » (20 septembre 2016) bien sûr. Mais aussi à « Fillon, fol qui s'y fie» (21 novembre 2016), à « L'habit ne fait pas le moine » (16 décembre 2016) et à « Public-privé ; fuyons Fillon » (3 février 2017).

Pour mémoire aussi, les révélations du « Canard enchaîné » n'ont commencé qu'à partir du 24 janvier 2017.

Claude Lelièvre

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