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Vivement l'Ecole!

Articles avec #politique tag

Bravo Benoit! Mais tu n'es pas tout seul...

30 Janvier 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Politique

lexpress.fr - Joël SAGET

lexpress.fr - Joël SAGET

Benoit Hamon est sorti vainqueur de la primaire à gauche. Une partie de la gauche d'ailleurs puisque ni Jean-Luc Mélenchon, ni Emmanuel Macron (qui se dit de gauche), n'ont participé à cette compétition démocratique, préférant l'autoproclamation satisfaite aux débats nécessaires et à la confrontation des idées.

Bravo Benoit!

J'ai soutenu Manuel Valls et ne le regrette nullement. Il a perdu comme avaient perdu avant lui Cécile Duflot, Alain Juppé, Nicolas Sarkozy. Tous portant les "stigmates" de l'exercice complexe du pouvoir qui se frotte au réel du quotidien.

Je ne quitterai pas ma famille politique et appelle - modestement - les militants à faire de même. Celles et ceux tentés par l'aventure solitaire d'Emmanuel Macron, candidat sans programme si ce n'est un hyper libéralisme à peine déguisé (J'invite chacun à prendre connaissance de son projet Education), doivent comprendre que quitter un navire dans la difficulté n'est rien d'autre qu'un abandon de poste, une trahison. Je parle bien ici des MILITANTS encartés au Parti Socialiste.

Benoit Hamon est notre candidat choisi démocratiquement par les électeurs. Elu sur son projet avec près de 60% des voix. Victoire incontestable.

Doit-on pour autant rejeter dans l'ombre les 40% qui ont choisi de soutenir le projet de Manuel Valls? Ce serait là une erreur fatale. Ceux-là, dont je ne suis qu'un minuscule élément, doivent être écoutés et entendus.

Je continuerai donc, tout en assurant Benoit Hamon de mon soutien face à nos seuls adversaires la droite, le FN et Emmanuel Macron et en l'assurant de mon bulletin au premier tour de la présidentielle, de réclamer les "ajustements" suivants:

- le Revenu Universel ne me laisse pas indifférent. C'est une idée généreuse. Qui néanmoins se fracasse lorsqu'il s'agit d'en observer les éléments de justice sociale. Qu'y a-t-il de "juste" à distribuer les mêmes aides à tous et à chacun, quel que soit le revenu? Qu'y a-t-il de juste à donner 700 ou 800 euros aux enfants d'un chirurgien ou d'un professeur d'université ainsi qu'à ce jeune homme de 22 ans qui par tous les moyens tente de sortir de la misère? L'égalitarisme n'a jamais remplacé l'égalité. Il l'a combattue et affaiblie.

Je proposerai que ce Revenu Universel soit distribué de manière ciblé. Il ne s'appellerait alors plus "Universel" mais aurait le mérite de rééquilibrer les chances et les droits.

Par exemple, offrir une somme "X" aux familles en difficulté permettant aux enfants de celles-ci de bénéficier gratuitement d'aides aux devoirs. Il y a de multiples autres exemples de ce type. Ces aides seraient alors de véritables gestes de justice sociale. Très "de gauche".

Ce "Revenu Universel" ciblé aurait aussi la vertu non négligeable d'éviter 300 milliards (!!) de dépenses.

- Le 49.3 citoyen: "Benoît Hamon souhaite, s’il est élu, introduire dans le droit un «49.3 citoyen», qui permettrait à 1% du collège électoral français, soit 450 000 personnes, de bloquer la promulgation d’un texte (ou de la suspendre jusqu’à un an après) et d’organiser un référendum sur le sujet" (Libération).

Cette proposition est elle-aussi fort généreuse. "Rendre le pouvoir au peuple". Sauf que dans la pratique, la mesure en question peut se révéler catastrophiquement dangereuse et contre-productive. Comme François de Rugy l'avait très justement souligné:

"François de Rugy s’est à son tour chargé de démonter cette proposition, lors du deuxième débat de la primaire organisée par le parti socialiste : «Ça m’étonne beaucoup que la gauche puisse proposer un processus qui n’a d’autre but que de donner aux lobbies – 450 000 signatures, n’importe quel lobby pourra trouver cela pour bloquer un texte. Heureusement que cette disposition n’existait pas quand Valéry Giscard d’Estaing avec Simone Veil a fait voter la loi sur l’avortement», a expliqué le député de Loire-Atlantique, qui propose, lui, que deux fois par quinquennat se tienne une journée de référendums, d’initiative populaire, lesquels porteraient plutôt sur des sujets non traités par le Parlement. Le député de l’Hérault Sébastien Denaja, soutien de Vincent Peillon, ne disait pas autre chose, la semaine dernière à LCI : «Quand on fait des propositions, il faut les assumer. Le principe du "49.3 citoyen" nous choque profondément, c’est une régression démocratique. Imaginez que des lois votées par le Parlement soient bloquées par des minorités agissantes ?"

(...)

Kim Hulot-Guiot dont l'article se trouve ci-dessous

- Le plafonnement à 25 élèves par classe:

" Je veux limiter le nombre d'élèves par classe dans le cycle 2 (CP, CE1, CE2) à 25, en valeur absolue, et non pas en moyenne. Aucune classe au-dessus de 25 élèves dans le cycle 2. Et j'irai même plus loin pour les DOM, des REP et REP+ et territoires ruraux qui apparaissent le plus en difficulté. Je proposerai 20 élèves maximum, ce qui permettra de faire une vraie différence avec ce qui relève de l'éducation prioritaire"

Ce projet ne sert à rien. Il faut être très clair. Si l'objectif - là aussi très généreux et sur lequel je rejoins Benoit Hamon - est de pallier les difficultés d'élèves inscrits en zone prioritaires ou en cycle 2, il faut aller chercher d'autres moyens. Par exemple - mais c'est un projet qui aura un coût - diviser par deux TOUS les effectifs sur tout le territoire. Des classes à 10/15 élèves, oui! A 25, c'est ne rien changer.

Je t'appelle aussi, cher Benoit, à poursuivre les réformes de l'école, commencées par Vincent Peillon, par toi, continuées par Najat Vallaud-Belkacem - qui a pris tous les coups, mais c'est le "jeu" me diras-tu - et à ne rien concéder à celles et ceux qui ne voient l'Ecole (au sens le plus large) que dans les fantasmes de leur rétroviseur.

Pour le reste... En avant pour l'aventure...

Sans oublier que désormais il ne s'agit plus de seulement faire rêver - rien de péjoratif dans l'expression! - mais de convaincre plus de 50% des français électeurs.

Ceux-là, on n'en fera pas la conquête en ne leur faisant que des promesses...

Christophe Chartreux

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Je sais une église, dédiée à Fillon! - Par Claude Lelièvre...

29 Janvier 2017 , Rédigé par Mediapart - Claude Lelièvre Publié dans #Education, #Politique

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Cette chanson a été écrite en 1902. Curiosité : j'ai dû l'apprendre par cœur pour passer le concours d'entrée à... l'école normale de Charleville en 1957 ! Miracle (laïque?) j'ai été reçu ! Alors, un autre miracle pour François Fillon ?
 
Je sais une église au fond d'un hameau

Dont le fin clocher se mire dans l'eau
Dans l'eau pure d'une rivière
Lorsque je suis las du monde et du bruit
J'y viens à pas lents quand tombe la nuit
Faire une prière.

- 2 -
Des volubilis en cachent l'entrée
Il faut dans les fleurs faire une trouée
Pour venir prier au lieu saint
Un calme imposant y saisit tout l'être
Avec le printemps un parfum pénètre
Muguet et jasmin.

- 3 -
Des oiseaux parfois bâtissent leurs nids
Sur la croix de bronze où Jésus souffrit
Le vieux curé les laisse faire
Il dit que leur chant est l'hymne divin
Qui monte des choeurs en le clair matin
Vers Dieu notre Père.

Pour finir
Je sais une église au fond d'un hameau
Dont le fin clocher se mire dans l'eau
Dans l'eau pure d'une rivière
Lorsque je suis las du monde et du bruit
J'y viens à pas lents quand tombe la nuit
Faire une prière.

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Pourquoi je ne voterai pas Benoit Hamon... Pourquoi je voterai Benoit Hamon...

28 Janvier 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Politique, #Hamon, #Valls

lefigaro.fr

lefigaro.fr

Dimanche, pour les raisons évoquées ci-dessous, je voterai "Manuel Valls".
 

 

Inutile donc de revenir sur ce choix.

Et donc je ne voterai pas, dimanche, pour Benoit Hamon. Ni contre lui.

Si je ne soutiens pas le projet de Benoit Hamon, tel qu'il est pour l'instant, c'est qu'il présente à mes yeux de nombreuses failles et défauts. Les voici:

- ce n'est pas un projet de gouvernement. C'est une motion de congrès du Parti Socialiste. Avec d'excellentes propositions dans de nombreux secteurs mais qui engagent un parti politique sur le très long terme, certainement pas un candidat qui devra décider à partir de mai 2017 et pour les semaines qui suivront. Dans l'urgence d'un monde en mouvement perpétuel.

- le Revenu Universel ne me laisse pas indifférent. C'est une idée généreuse. Qui néanmoins se fracasse lorsqu'il s'agit d'en observer les éléments de justice sociale. Qu'y a-t-il de "juste" à distribuer les mêmes aides à tous et à chacun, quel que soit le revenu? Qu'y a-t-il de juste à donner 700 ou 800 euros aux enfants d'un chirurgien ou d'un professeur d'université ainsi qu'à ce jeune homme de 22 ans qui par tous les moyens tente de sortir de la misère? L'égalitarisme n'a jamais remplacé l'égalité. Il l'a combattue et affaiblie.

Je proposerai que ce Revenu Universel soit distribué de manière ciblé. Il ne s'appellerait alors plus "Universel" mais aurait le mérite de rééquilibrer les chances et les droits.

Par exemple, offrir une somme "X" aux familles en difficulté permettant aux enfants de celles-ci de bénéficier gratuitement d'aides aux devoirs. Il y a de multiples autres exemples de ce type. Ces aides seraient alors de véritables gestes de justice sociale. Très "de gauche".

Ce "Revenu Universel" ciblé aurait aussi la vertu non négligeable d'éviter 300 milliards (!!) de dépenses.

Et je ne reviens pas sur le pré-supposé justifiant le Revenu Universel: la raréfaction du travail. Je me contente de citer Anne Chemin, dans Le Monde/Idées Page 4 de ce 28 janvier

(lien vers l'article complet en bas de billet)

(...)

Des prédictions contestées

Si les désordres de la précarité ne sont nullement contestés, la prophétie des partisans du revenu universel sur la « fin du travail » laisse bien des intellectuels perplexes.

« A chaque fois que cette anticipation a été formulée, elle a été démentie par les faits, rappelle l’économiste Denis Clerc, auteur, avec Michel Dollé, de Réduire la pauvreté (Les Petits Matins-Alternatives économiques, 200 p., 14 euros). Ce fut le cas dans les années 1930, une époque où beaucoup d’économistes affirmaient que le travail allait disparaître. Ce fut aussi le cas pendant ce qu’on a appelé la crise pétrolière, en 1973-1980 : beaucoup pensaient que les destructions d’emplois liées à la fin de l’énergie facile étaient inéluctables. Dans les deux cas, ils se sont trompés. »

« Aucune étude statistique n’a jamais établi la disparition du travail, ni celle du travail salarié, aux échelles nationales et encore moins à l’échelle mondiale »

Pour l’économiste Jean-Marie Harribey, ces prédictions ne sont pas plus pertinentes aujourd’hui que dans les années 1930 ou 1970.

« La plupart des théoriciens du revenu d’existence se placent dans l’hypothèse où la fin du travail approcherait, où le plein-emploi serait définitivement hors d’atteinte et où se déferait la société fondée sur le travail, expliquait-il lors d’un séminaire de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), en 2016. Or, aucune étude statistique n’a jamais établi la disparition du travail, ni celle du travail salarié, aux échelles nationales et encore moins à l’échelle mondiale. (…) Malgré le développement des formes de travail précaires et de l’autoentrepreneuriat, on observe plutôt une permanence du salariat : le travail indépendant ne représente que 10 % de l’emploi total. »

L’automatisation crée aussi des emplois

Une multitude d’études fragilisent la prophétie des partisans du revenu universel : celle des chercheurs Georg Graetz et Guy ­Michaels (2015), qui ont constaté, en analysant dix-sept pays sur quinze ans, que la robotisation avait fait gagner près d’un demi-point de croissance par an sans nuire à l’emploi ; celle du cabinet Deloitte qui, à partir de cent quarante ans de statistiques en Angleterre et au Pays de Galles, a mis en évidence que la robotisation avait au contraire constitué une machine à créer des emplois ; celle de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), qui montre que la part des emplois risquant d’être détruits s’élève à 9 % et non à 47 % comme prédit par Frey et Osborne ; celle de l’organisme gouvernemental France Stratégie, qui considère que seuls 15 % des emplois seraient menacés par l’automatisation.

« Il y a un chômage élevé et une pauvreté laborieuse, mais il n’y a pas pour autant de raréfaction du travail, constate Jérôme ­Héricourt, professeur d’économie à l’université de Lille. Certains emplois moins qualifiés disparaissent du fait de l’automatisation, mais, à côté, d’autres emplois plus qualifiés apparaissent. Un des faits marquants de ces dernières décennies est en outre le ralentissement prononcé des gains de productivité en dépit du progrès technique (c’est ce qu’on appelle le paradoxe de Solow) – ils sont devenus encore plus faibles depuis la crise financière de 2007-2008. Il va donc falloir continuer à travailler pour produire les richesses qui permettront de financer le revenu universel ! »

- Le 49.3 citoyen: "Benoît Hamon souhaite, s’il est élu, introduire dans le droit un «49.3 citoyen», qui permettrait à 1% du collège électoral français, soit 450 000 personnes, de bloquer la promulgation d’un texte (ou de la suspendre jusqu’à un an après) et d’organiser un référendum sur le sujet" (Libération).

Cette proposition est elle-aussi fort généreuse. "Rendre le pouvoir au peuple". Sauf que dans la pratique, la mesure en question peut se révéler catastrophiquement dangereuse et contre-productive.

La meilleure mise en garde se trouve ici:

(...)

En résumé, les électeurs, qui choisissent déjà directement leurs députés à l’occasion des législatives et indirectement leurs sénateurs, pourraient ensuite revenir sur les textes, parfois ardus, que leurs représentants auront étudiés, amendés et votés, en les obligeant à les soumettre au suffrage du peuple. Une sorte de contradiction qu’ont relevée Les Surligneurs, site où des chercheurs en droit s’expriment sur le débat public. «L’actuel article 49.3 permet au pouvoir exécutif de contraindre le pouvoir législatif à voter des lois dont il ne veut pas. Or c’est le Parlement qui représente le peuple, pas le gouvernement, d’où les critiques. Donc, permettre au peuple de censurer le Parlement à travers un "49.3 citoyen", c’est permettre au peuple de s’autocensurer : cela réduit encore plus les prérogatives du Parlement, dans un contexte d’exécutif déjà surpuissant. C’est l’inverse du résultat recherché.» peut-on y lire.

«Imaginez que des lois soient bloquées par des minorités agissantes ?»

Par ailleurs, vouloir d’un côté limiter le pouvoir du Parlement alors qu’on l’ouvre de l’autre côté, justement pour le faire mieux représenter l’électorat en ajoutant à l’Assemblée nationale une dose de proportionnelle, peut sembler curieux. Comment garantir, en outre, que ces référendums ne feraient pas figure de sondages de popularité ? L’Italien Matteo Renzi, qui a démissionné après le rejet, via un référendum, de son projet de réforme constitutionnelle, aurait sans doute une opinion…

Dimanche après-midi, au studio Gabriel, l’écologiste François de Rugy s’est à son tour chargé de démonter cette proposition, lors du deuxième débat de la primaire organisée par le parti socialiste : «Ça m’étonne beaucoup que la gauche puisse proposer un processus qui n’a d’autre but que de donner aux lobbies – 450 000 signatures, n’importe quel lobby pourra trouver cela pour bloquer un texte. Heureusement que cette disposition n’existait pas quand Valéry Giscard d’Estaing avec Simone Veil a fait voter la loi sur l’avortement», a expliqué le député de Loire-Atlantique, qui propose, lui, que deux fois par quinquennat se tienne une journée de référendums, d’initiative populaire, lesquels porteraient plutôt sur des sujets non traités par le Parlement. Le député de l’Hérault Sébastien Denaja, soutien de Vincent Peillon, ne disait pas autre chose, la semaine dernière à LCI : «Quand on fait des propositions, il faut les assumer. Le principe du "49.3 citoyen" nous choque profondément, c’est une régression démocratique. Imaginez que des lois votées par le Parlement soient bloquées par des minorités agissantes ?»

(...)

Kim Hulot-Guiot dont l'article se trouve ci-dessous

- Le plafonnement à 25 élèves par classe: chacun sait que cette proposition chiffrée (25 élèves par classes:

" Je veux limiter le nombre d'élèves par classe dans le cycle 2 (CP, CE1, CE2) à 25, en valeur absolue, et non pas en moyenne. Aucune classe au-dessus de 25 élèves dans le cycle 2. Et j'irai même plus loin pour les DOM, des REP et REP+ et territoires ruraux qui apparaissent le plus en difficulté. Je proposerai 20 élèves maximum, ce qui permettra de faire une vraie différence avec ce qui relève de l'éducation prioritaire"

Ce projet ne sert à rien. Il faut être très clair. Si l'objectif - là aussi très généreux et sur lequel je rejoins Benoit Hamon - est de pallier les difficultés d'élèves inscrits en zone prioritaires ou en cycle 2, il faut aller chercher d'autres moyens. Par exemple - mais c'est un projet qui aura un coût - diviser par deux TOUS les effectifs sur tout le territoire. Des classes à 10/15 élèves, oui! A 25, c'est ne rien changer.

Pour toutes ces raisons, je ne voterai pas dimanche pour le projet de Benoit Hamon.

                                 ______________________________

Et s'il l'emporte?

Alors je me rangerai derrière celui que les urnes auront démocratiquement désigné, en luttant modestement et à mon niveau pour que ce projet soit amendé à la lumière des explications que je viens de fournir.

Je sais que beaucoup peinent à comprendre qu'on puisse s'opposer le dimanche et soutenir le lendemain.

D'abord, je viens de le dire, il ne s'agira pas d'un soutien aveugle ni fanatique. Mais j'appartiens à une famille politique, le Parti Socialiste.

Celui-ci, il est inutile de s'en cacher, est en difficultés. Et j'ai la fierté de considérer que quitter un navire en danger, c'est trahir.

Jamais je ne rejoindrai le camp de ceux partis pour des aventures solitaires.

J'ai toujours préféré les "sports collectifs"...

Que le meilleur l'emporte demain pour ENFIN concentrer nos attaques contre notre seul adversaire politique: la droite!

Christophe Chartreux

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Non, le Parti Socialiste n’est pas mort...

28 Janvier 2017 , Rédigé par Liberation Publié dans #Politique

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Gagner en 2017, se refaire lors des scrutins locaux… Quel que soit l’enjeu, tous les courants se battront pour mettre la main sur un PS peut-être malade, mais bien vivant.

Le Parti socialiste, ce «grand cadavre à la renverse», comme disait l’autre. Vu les conditions dans lesquelles la primaire s’est engagée, du renoncement de François Hollande au face-à-face de deux gauches d’apparence irréconciliable, les prophéties funestes sur l’avenir du PS reprennent de la vigueur ces derniers jours. Certes, après les divisions européennes de 2005, il y a eu la campagne de Ségolène Royal, le catastrophique congrès de Reims, puis le long délitement de la majorité depuis 2012. Après les vagues bleues du quinquennat, le PS est fragile dans ses profondeurs, ayant perdu une partie de ses ressources humaines.

Mais il reste un parti composé d’une majorité d’élus qui ne se saborderont pas et comptent sur un effet balancier : si la droite remporte la présidentielle, la gauche peut se refaire une santé lors des scrutins intermédiaires. Ce serait la «SFIOsation» tant redoutée faisant du PS un petit parti replié sur des baronnies sans lien ni influence sur la politique nationale. «En plus d’avoir perdu leur colonne vertébrale idéologique, les socialistes ne sont plus capables de combats communs, déplore un pilier de l’Assemblée nationale. Le désir collectif a été remplacé par des désirs d’écuries.»

Acrobaties. Pour de nombreux éléphants, c’est un monde qui s’achève, celui du parti d’Epinay fondé en 1971 par François Mitterrand. Soit une force unissant tous les courants - des plus à gauche jusqu’aux sociaux-démocrates - pour se projeter vers le pouvoir, en rassemblant la gauche, avant de l’exercer. Ce cycle politique et générationnel prend fin. Jeune garde prétorienne formée par Mitterrand, les «sabras» d’alors sont grands-parents aujourd’hui.

Mais la meilleure preuve que le PS n’est pas mort, c’est que tous les socialistes aimeraient mettre la main dessus dès dimanche soir. Dans l’espoir de déjouer l’élimination, prédite par les sondages, du candidat PS au premier tour de la présidentielle. Dans l’optique, surtout, de préparer la suite : incarner l’opposition et reconstruire le parti. Une fois n’est pas coutume, les amis de François Hollande et de Manuel Valls partagent les mêmes inquiétudes sur la capacité de Hamon, s’il l’emporte, à résister face à Mélenchon et Macron, et à s’opposer à la droite. Les acrobaties de Stéphane Le Foll cette semaine - il ne votera pas pour Hamon mais refuse de dire qu’il votera pour Valls - avaient pour seul but de se positionner pour l’après, de préempter le rassemblement sur l’axe hollandais. Pour Julien Dray, l’ami du Président compatible avec Macron, «Benoît transforme le PS en PSU [petit parti de Michel Rocard fondé en 1960, ndlr]. Sa ligne est esthétiquement très sympathique mais elle ne permet pas de rassembler le pays». Côté Valls, la ministre Laurence Rossignol s’interroge sur la nature de la «gauche avec laquelle on résiste. Celle de Hamon est marginalisée. C’est celle de Podemos et de Corbyn».

Magot loyaliste. Vallsistes et hollandais brandissent la menace d’une migration de masse vers Macron en cas de victoire de Hamon. Si les plus en phase avec En marche ont déjà préparé leur valise, il n’en va pas de même des 200 à 250 députés PS légitimistes, qui n’ont pas eu un vote de travers depuis 2012 et ne veulent pas quitter le parti. C’est pour mettre la main sur ce magot loyaliste que Valls - que beaucoup s’évertuent à surnommer «Monsieur 5 %», référence à la primaire de 2011 - a l’intention de rester à bord. Et actif. Dès lundi, «il devient automatiquement le référent des progressistes au sein du PS. Il appelle les députés et leur dit : "Ne partez pas chez Macron, on va tenir la maison ensemble"», expose son conseiller politique Zaki Laïdi.

En coulisses, plusieurs jeunes dirigeants qui ne se reconnaissent ni dans Valls ni dans Hamon veulent rénover la pensée et les modes d’action de leur famille après avoir regardé «la génération Jospin tout bousiller depuis 1997». «Il existe une espérance entre le rêve et la brutalité. Il y a la place pour une troisième force», justifie l’un de ces quadras qui donnent rendez-vous à leurs aînés après les batailles présidentielle et législatives. L’été sera chaud.

Laure Bretton

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Les enjeux du choix dimanche entre Manuel Valls et Benoit Hamon...

27 Janvier 2017 , Rédigé par M Valls Publié dans #Politique

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Manuel Valls défend une gauche qui assume ses responsabilités, qui ne concourt pas pour témoigner mais qui porte un projet crédible de transformation de la société et qui réponde aux attentes quotidiennes des Français. Cette gauche peut et doit gagner en mai prochain.

Manuel Valls veut redonner de la fierté et de l'espoir aux Français. Et pour lui, une chose est sûre : cette fierté, cet espoir retrouvés, cela ne peut en aucun cas être la promesse d'une société sans travail, sans croissance, sans pouvoir d'achat, l'aggravation des déficits publics ou l'augmentation des impôts.

Le choix de dimanche est très simple pour la gauche :

Veut-on une allocation versée à tous sans condition ou bien veut-on une France du travail ?  Manuel Valls défend une société du travail. Il refuse de baisser les  bras face à la grande pauvreté et à la complexité du système social. Il  propose le revenu décent, qui sera une allocation minimum unique pour  tous les plus de 18 ans qui en ont vraiment besoin et sous condition de  ressources.

Veut-on augmenter la feuille d'impôts ou bien augmenter la feuille de paye ?  Manuel Valls veut revaloriser le travail, d'abord en le rémunérant  mieux, en donnant des marges de manœuvre aux travailleurs qui se sentent  parfois étranglés dès le 15 du mois. Il propose la baisse de l'impôt  sur le revenu pour les classes moyennes et populaires et l'augmentation  de la prime d'activité qui complète le salaire de ceux qui gagnent moins  de 1 500 euros par mois.

Veut-on 500 milliards d'euros de dépenses nouvelles ou bien  protéger les Français tout en maintenant une gestion budgétaire sérieuse  ? Manuel Valls veut mettre en place une véritable sécurité  sociale professionnelle pour s'adapter aux mutations du travail et faire  converger le régime des indépendants vers celui des salariés pour  accompagner les transitions. Cela sans creuser le déficit public, qu'il a  réduit en étant chef du gouvernement.

Sommes-nous pour des accommodements avec la laïcité ou bien sommes-nous simplement pour le respect de la laïcité ? Manuel  Valls est déterminé face au danger du communautarisme. La laïcité qui  protège sera affirmée partout sans jamais pointer du doigt tel ou tel  pour sa croyance. C'est cette conception de la laïcité que Manuel Valls  souhaite inscrire dans une Charte de la laïcité qui sera adossée à la  Constitution.

Sommes-nous pour une Europe naïve ou bien sommes-nous pour une Europe forte, sécurisée, qui fait face aux défis mondiaux ? L'Europe  doit être refondée. Manuel Valls propose une conférence de refondation  pour redéfinir le projet commun autour des défis stratégiques : défense,  sécurité de nos frontières, investissement, transition écologique et  numérique.

Nous devons nous engager pour Manuel Valls, qui est le candidat capable  de répondre aux défis majeurs auxquels notre pays est confronté et de  faire gagner la gauche.

Il reste 3 jours pour convaincre et mobiliser et faire voter Manuel Valls. Nous comptons sur vous !

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Primaire à gauche : quelle École pour Benoît Hamon et Manuel Valls ?

27 Janvier 2017 , Rédigé par France Inter Publié dans #Education, #Politique

Primaire à gauche : quelle École pour Benoît Hamon et Manuel Valls ?

Peu débattue, la question de l'Éducation est pourtant majeure pour Benoît Hamon et Manuel Valls. Les finalistes veulent tous deux poursuivre le projet de refondation de l'École.

L'un a été Premier ministre d'un gouvernement qui a mis en place la refondation de l'École, une réforme importante avec à la clé 60 000 postes dans l'Éducation nationale et l'Enseignement supérieur. L'autre a été ministre de l'Education nationale de ce gouvernement, certes pendant trois mois seulement. Mais pour Manuel Valls et Benoît Hamon, l'Ecole est un point important de leurs programmes, même si elle n'a pas été au centre des débats de cette primaire.

Benoît Hamon et Manuel Valls s'inscrivent dans la continuité de cette réforme de l"'École de la République", avec notamment la création d'un service public d'accueil de la petite enfance et une refonte de la formation continue des enseignants, mais aussi la revalorisation des salaires et du statut de l'enseignant.

Et tous les deux veulent davantage de mixité. Avec des secteurs de collèges plus larges pour Manuel Valls, et en associant l'enseignement privé pour Benoît Hamon. (1)

40.000 enseignants supplémentaires pour Hamon

Pour l'ancien ministre de l'Éducation nationale, arrivé en tête au premier tour de la primaire à gauche dimanche dernier, la lutte contre les inégalités scolaires doit passer par le recrutement de d'enseignants supplémentaires : 40.000 nouveaux enseignants au total, ventilés pour moitié dans le primaire, priorité de Benoît Hamon, afin d'assurer un maximum de 25 élèves par classe en CP, CE1 et CE2 et 20 au maximum "dans les REP, et REP +, les outres-mers et les territoires ruraux". (2)

L'autre moitié sera destinée à la formation continue (15.000 postes), au remplacement des enseignants absents (2.000) et enfin à la scolarisation des enfants de moins de trois ans dans les REP (3.000 postes volants).

Cette notion de renfort des moyens dans les zones difficiles se retrouve aussi chez l'ancien Premier ministre, qui souhaite "mieux accompagner les enseignants qui commencent leurs carrières dans des établissements difficiles".

(...)

Julie Guesdon - Sonia Bourhan

Suite et fin ci-dessous

Notes (du webmaster)

1- Manuel Valls aussi

2- A ce sujet consulter le lien ci-dessous:

Réduire le nombre d'élèves par classe "n'est pas la solution magique"...

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Raréfaction du travail... Vraiment?...

26 Janvier 2017 , Rédigé par Liberation Publié dans #Politique

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cite-sciences.fr

Benoît Hamon légitime sa mesure de revenu universel en invoquant la disparition des emplois. Les économistes ne sont pas tous de cet avis.

(...)

En 2013, une étude de deux chercheurs d’Oxford estimait que près de la moitié des emplois américains étaient menacés. Il y a six mois, France Stratégie chiffrait à 3,4 millions le nombre d’emplois français en péril. Dans un rapport publié jeudi, le Conseil d’orientation pour l’emploi (COE), plus prudent, estime, lui, que «moins de 10 %» des emplois ont «un indice d’automatisation élevé» et sont donc menacés de suppression. Soit, au total, près de 1,5 million. De quoi conforter Benoît Hamon, qui estime que «le travail va se raréfier en raison du progrès technologique, qui va permettre à l’humanité de produire ce dont elle a besoin avec moins de travail humain nécessaire».

Rétroviseur

Prudence. D’autant que l’idée d’une «raréfaction du travail» est loin d’être partagée par l’ensemble des économistes. Ainsi, pour Jean Gadrey, professeur honoraire à l’université de Lille-I, les prévisions les plus pessimistes sont erronées car elles «généralisent abusivement à des secteurs entiers des cas constatables sur des segments d’activité où, en effet, la machine remplace le travail humain». Et elles omettent que «le travail supprimé par la machine sur un segment peut être plus que compensé par des activités nouvelles». Une analyse partagée par le COE, qui évoque des «mécanismes de compensation» pouvant «réduire, voire compenser intégralement les pertes d’emploi initiales». Ou par les experts de l’Organisation de coopération et de développement économiques, qui estiment que «bien que le nombre de nouveaux emplois directement créés par le secteur des TIC [technologies de l’information et de la communication, ndlr] ne permette pas forcément de compenser complètement les emplois supprimés par ailleurs, de nouveaux emplois sont susceptibles d’apparaître parallèlement au développement des applications technologiques». Et de s’appuyer sur des études selon lesquelles «chaque emploi créé par le secteur de la haute technologie entraîne la création d’environ cinq emplois complémentaires».

(...)

Consensus

Sur une plus longue période, le taux d’emploi - la proportion de personnes disposant d’un emploi rapportée à la population totale en âge de travailler - a bien baissé de 8,8 %, passant de 72,4 % en 1949 à 63,6 % en 2008. Ce qui veut dire que l’emploi n’a pas augmenté aussi vite que la population. Difficile pour autant d’en déduire aucune tendance structurelle de long terme. Car, depuis 1975, ce taux est resté quasiment stable, ne baissant que de quelques points. Selon l’économiste Michel Husson, notre histoire économique récente a alterné (à croissance équivalente) des moments de forte création d’emplois (fin des années 90) avec des périodes de plus faible création (fin des années 80). Rien qui pourrait annoncer la fin du travail.

Amandine Cailhol

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Réduire le nombre d'élèves par classe "n'est pas la solution magique"...

26 Janvier 2017 , Rédigé par L'Express Publié dans #Education, #Politique

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EXTRAITS

Dans leurs programmes respectifs, Emmanuel Macron et Benoit Hamon promettent moins d'élèves par classe pour améliorer le niveau scolaire. Pour Jean-Michel Zakhartchouk, enseignant honoraire et membre de la rédaction des Cahiers pédagogiques, ce n'est pas la solution.

En ces temps de débats politiques, resurgit la question des moyens alloués à l'école. En particulier ceux qui permettraient de baisser les effectifs des classes, bien qu'une limitation drastique du nombre d'élèves nécessite une très forte augmentation du budget. Limitons-nous ici à la proposition d'Emmanuel Macron: réduire de moitié les effectifs de CP et CE1 en éducation prioritaire, soit 6000 classes, sans distinction entre les REP [réseau éducation prioritaire] "ordinaires" et les REP renforcés (dits REP+). 

Tout enseignant soucieux d'une école plus égalitaire, donnant plus à ceux qui ont moins et ayant compris qu'il faut mettre le paquet sur les premiers apprentissages, aura tendance à se réjouir. On est loin du discours proclamant que la lutte contre l'échec scolaire n'est pas une question de moyens et qui justifie la suppression programmée de milliers de postes en faisant l'impasse sur le sort réservé à l'éducation prioritaire. 

Pour autant, cette mesure pose de nombreuses questions qui m'amènent à ne pas la juger à la hauteur des défis que pose la montée des inégalités scolaires en France. 

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"Une solution paresseuse"

Autre point. Avec cette mesure, l'accent est mis sur les REP. Pourtant, les élèves en difficulté se trouvent aussi en dehors des zones d'éducation prioritaire. Ce qui peut être justifié en REP renforcé, là où les problèmes s'accumulent, l'est moins dans des zones plus contrastées. Des moyens doivent également être mis dans des écoles pas nécessairement favorisées qui risquent d'être plus chargées, alors même que progresse l'idée d'une affectation de moyens en fonction de la répartition sociale des élèves, quel que soit l'endroit. 

D'autre part, ne s'agit-il pas au fond d'une solution paresseuse, qui ne prend pas en compte les méthodes utilisées permettant ou non de rendre efficiente la réduction d'effectifs. Si ces classes font la même chose à 12 qu'à 25, à quoi bon? Les maîtres sont-ils tous formés pour travailler en petits groupes, de manière plus personnalisée? Pas sûr. Et l'argent dépensé pour ces dédoublements ne serait-il pas mieux utilisé, du moins dans un premier temps, à multiplier les formations sur des manières différentes de travailler et d'enseigner.  

(...)

"Réduire les classes de 25 à 23 élèves ne change rien"

Bien sûr, le nombre d'élèves par classe a tout de même son importance, mais le réduire n'est pas la solution magique. J'ai eu des classes de 18 élèves dans un collège prioritaire, qui fonctionnaient mal, car trop homogènes vers le bas. J'aurais aimé y ajouter 8 ou 10 élèves pour les tirer vers le haut! A l'inverse, j'ai mené un travail formidable sur des "PPRE" (programmes personnalisés) avec 5 ou 6 élèves en grande difficulté, autour d'échelles de progrès, d'activités diversifiées prolongeant le travail en classe et beaucoup de dialogue et d'échanges. 

Réduire les classes de 25 à 23 élèves ne change rien. Le faire sans mettre en place de pédagogie qui rendrait cette réduction efficace non plus. Il faut en revanche profiter de ces réductions pour personnaliser davantage les apprentissages. Si des mesures n'accompagnent pas la baisse des effectifs, alors on s'illusionne sur un effet mécanique qui n'est qu'un levier parmi d'autres. 

Jean-Michel Zakhartchouk

Jean-Michel Zakhartchouk, est enseignant honoraire et membre de la rédaction des Cahiers pédagogiques. Il est l'auteur de "Quelle pédagogie pour transmettre les valeurs de la République" (ESF). 

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Manuel Valls... Les raisons d'un soutien...

25 Janvier 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Politique

lelab.europe1.fr

lelab.europe1.fr

J'ai décidé, il y a quelques semaines après le "retrait" de François Hollande, de soutenir celui qui fut son Premier Ministre jusqu'au bout, celui qui n'a jamais démissionné, celui qui n'a jamais renoncé devant les difficultés, les obstacles, les tragédies, celui qui assume les réussites et les échecs d'un quinquennat que le présent juge sévèrement, que l'Histoire reconnaîtra comme ayant été une période de redressement. A condition bien entendu de prendre le temps d'une analyse fine, objective et comparative.

Manuel Valls est un choix de raison. Après avoir lu tous les projets, dans le détail, des candidats de gauche et écologistes, j'ai considéré que celui porté par Manuel Valls était celui d'un homme d'Etat alors que ceux des autres candidats, même s'ils comportaient tous aussi des propositions intéressantes, n'étaient pas incarnés par des femmes et hommes dont la qualité première, pour devenir Président de la République, doit être:

l'esprit de responsabilité au service d'un pays et d'une nation dans un monde d'une extrême dangerosité, balayé par les vents mauvais des populismes et des terrorismes en tout genre. Entre autres risques.

Il ne s'agit ni de faire peur, ni de voter contre tel ou tel concurrent.

La peur n'évitant pas le danger, il convient néanmoins de porter à l'Elysée un homme d'expérience, rompu aux joutes internationales, fin connaisseur des grands enjeux géopolitiques et géostratégiques, capable de dire oui ou non dans l'intérêt supérieur de la France à des Donald Trump ou Vladimir Poutine. Entre autres personnages pour le moins inquiétants.

Je n'ai pas choisi de m'opposer à Benoit Hamon mais de soutenir Manuel Valls. Je ne vote pas contre... Je vote pour... C'est un choix de construction, n'ayant pas l'âme d'un frondeur.

Mais alors, POUR quoi?

- pour une nation éducative, pour une école émancipatrice, luttant contre les inégalités, dans la continuité des réformes engagées, sans une Nième rupture violente désorientant enseignants, élèves et parents (voir lien ci-dessous);

- pour une société culturelle et cultivée. Partout et sans aucun territoire délaissé. (voir lien ci dessous);

- pour une société du travail créatrice d'emplois. Et non pour une société qui donnerait autant à celui qui veut s'extraire de la misère qu'à celui auquel il a suffi de naître pour être riche. L'égalitarisme n'est pas l'égalité, celle voulue en 1789. Encore moins l'équité, seule source de justice. Le "revenu décent" proposé par Manuel Valls est un véritable marqueur de gauche, une "égalité juste" quand Benoit Hamon propose une "égalité injuste". Et je rejoins Jean Viard, sociologue au Centre de recherche politique de Sciences Po (CEVIPOF) lorsqu'il pose la question suivante dans le magazine LE1 de ce 25 janvier:

"Je me demande, quand je suis grognon, si le revenu universel n'est pas une idée issue d'une classe politique...qui n'a jamais travaillé";

- pour une société de l'engagement avec un service civique permettant un brassage des populations;

- pour une société qui, plutôt que légaliser le cannabis, s'inquiète de la santé des fumeurs et de la santé en général des français, y compris la santé environnementale.

- pour une laïcité attentive et alertant sur les dangers de la montée de TOUS les communautarismes. Une laïcité intransigeante quant au respect de l'égalité entre les hommes et les femmes. Une laïcité, comme l'école, émancipatrice et n'en rabattant jamais avec les écrits d'une Olympe de Gouges par exemple. Et quel exemple!

- pour une société qui en finisse avec le déclinisme et assume fièrement ses réussites;

- pour une société où la gauche, où le socialisme auront leur place. Une gauche audacieuse et crédible, raisonnable et généreuse, réaliste et rêveuse.

Voilà ce POUR quoi je voterai dimanche. J'appelle chacune et chacun à bien réfléchir avant de glisser son bulletin dans l'urne.

Il n'est pas question de voter pour une motion de congrès ni d'élire un chef de parti!

Il est question de permettre à la gauche socialiste de poursuivre sa route indispensable et nécessaire.

Il est question d'élire un Chef d'Etat pour des enjeux qui dépassent de très loin les polémiques et les petites phrases!

Il est question de porter au sommet de la cinquième puissance mondiale un homme dont la voix porte, dont l'expérience est incontestable, dont la force de caractère est indiscutable!

Cet homme, c'est Manuel Valls!

Christophe Chartreux

Le projet de Benoit Hamon, on a envie d'y croire...

Le projet de Manuel Valls, on a envie de le réaliser...

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La culture, avenir du socialisme?

25 Janvier 2017 , Rédigé par Liberation Publié dans #Politique, #Culture

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La singularité du  socialisme français fut de s’envisager comme une culture au sens large.  Quel est le bilan ? La Fondation Jean-Jaurès organise un colloque.

Qui associe les termes de socialisme et de culture se trouve face à un paradoxe. Cette association rappelle un lien privilégié, des images sépia, un peu présentes encore : le Front populaire, le flamboyant ministère de la Culture des années 80, etc. Elle est aussi synonyme de déception et de désillusion, même si l’une et l’autre ne sont pas toujours lucides. Le quinquennat qui s’achève n’a pas comblé tous les espoirs, il a agi pourtant dans ce domaine, du développement de l’éducation artistique à la stabilisation du régime des intermittents. L’action culturelle des socialistes dans les collectivités locales a eu ces dernières décennies une importance majeure. Les candidats à la primaire s’efforcent de mettre en avant leur ambition dans ce domaine : budget du ministère, politique de la langue, démocratisation des pratiques, etc.

Reste qu’aucun de ces rappels n’est audible. Pour expliquer cette perte de résonance, il est toujours possible d’accuser les politiques de trahison ou les citoyens d’incompréhension. Peut-être est-il plus pertinent de comprendre ce qui relève d’un double épuisement. Le premier concerne un certain type de relations entre culture et socialisme, tel qu’il s’était défini au cours des années 70. Le PS s’est alors efforcé, et a réussi, à supplanter les communistes sur le plan culturel, tout en esquissant un modèle appelé à durer : relations étroites avec les milieux artistiques, mise en avant de l’exception culturelle française, décentralisation des actions et maintien en même temps d’une politique nationale, insistance sur la pluralité des cultures et des formes d’arts, tout comme sur leur nécessaire démocratisation. Mais actuellement ce modèle s’essouffle, perd de sa consistance. Les raisons en sont variées ; parmi elles l’aboutissement d’un autre processus, de plus long terme celui-là.

Ce qui a fait pendant longtemps l’originalité du socialisme est qu’il ne se définissait pas seulement, dans un rapport spécifique à la culture, mais qu’il s’envisageait lui-même comme une culture, au sens large : une certaine vision de la littérature, de la musique, des arts décoratifs, ou encore du théâtre, un ensemble de valeurs, de comportements, de croyances, une organisation et une morale. Cette culture socialiste, ou ce socialisme entendu comme une culture, ne s’est pas conçue comme un isolat ; il a noué des relations avec la culture républicaine et nationale. Il a eu très tôt, des relations ambiguës avec la culture de masse, celle du spectacle et du divertissement, dont il s’est demandé s’il fallait la rejeter, tant il la jugeait abêtissante, aliénante, dépolitisante, ou s’il fallait, au contraire, tenter de la faire tourner dans le «bon» sens, celui de l’émancipation.

Sur ce point, il faut bien reconnaître que l’histoire, au moins pour l’instant, a tranché. La culture de masse, qui est aussi celle de l’individualisme triomphant, s’est imposée, tandis que la culture socialiste, dans sa spécificité et dans son ambition, s’est évaporée.

Si les socialistes n’ont pas cessé de multiplier les initiatives culturelles, à l’échelle nationale ou locale, celles-ci sont comme des morceaux épars, qui peinent à trouver une cohérence d’ensemble.

Face à cet état de fait, la gauche - qui n’est pas faite uniquement des socialistes - hésite entre deux voies. Elle peut avoir la tentation de se replier sur son lumineux héritage, de ressasser sa volonté «d’hégémonie culturelle» en singeant Gramsci, sans en avoir les moyens, et en courant le risque de se heurter à ses propres contradictions : n’est-elle pas elle aussi influencée par la culture de masse et celle de l’individu-roi ? Elle peut avoir la tentation inverse : abandonner tout héritage, comme autant de vieilles lunes, et ne plus voir dans la culture qu’un outil de développement économique et le lieu d’expression du «C’est mon choix», en misant pour le reste sur la magie spontanée des techniques numériques.

Mais ces deux voies, même combinées, présentent-elles des solutions aux questions de l’heure ? Il y a cette inquiétude qui accompagne l’individu, dans un nouveau contexte culturel : comment s’approprier des faits, des images en flux, maîtriser un temps accéléré, des connaissances démultipliées par les évolutions technologiques ? Et il y a le risque que, pour pallier cette inquiétude, les individus se réfugient dans des cultures morcelées et potentiellement affrontées : culture des métropoles et des campagnes, cultures religieuses réinventées, cultures territorialisées - nationales et cultures mondialisées.

Ces interrogations ne se résolvent pas à l’échelle d’une campagne présidentielle. Au moins pourrait-on espérer, sur le court terme, du socialisme, qu’il commence à y réfléchir. Au lieu de faire comme au XIXe siècle, de se réfugier dans la nostalgie ou de rêver à on ne sait quelle révolution modernisatrice, on attendrait d’un socialisme réformateur qu’il tienne bon d’abord sur certains aspects, qu’il en réinvestisse d’autres, comme autant de virtualités de transformation dans le présent : le temps libre, les formes collectives liées aux nouveaux loisirs, les valeurs morales attachées à certains modes de vie ou types de consommation. On ne sait s’il est encore possible, et souhaitable, de réinventer un projet politique comme une culture. Il ne serait pas superflu au moins de réinvestir les questions culturelles, au sens large, pour voir comment elles pourraient servir à une émancipation indissolublement individuelle, et collective.

Socialisme et Culture, colloque organisé par et à la Fondation Jean-Jaurès les 26 et 27 janvier.

https://jean-jaures.org/nos-actions/socialisme-et-culture

Marion Fontaine Membre junior de l'Institut universitaire de France, maître de conférences à l'université d'Avignon et chercheure au Centre Norbert-Elias

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