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Vivement l'Ecole!

politique

A lire... "Eloge de la grève" - Léonard Vincent

12 Décembre 2020 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Politique

EXTRAITS

« Eloge de la grève », ce formidable levier capable de soulever le monde

Le journaliste Léonard Vincent raconte, dans son dernier ouvrage, les prémices et l’histoire de ce « geste de haute civilisation ».

Livre. Il est bien des façons de glorifier la grève. Retour historique, essai sociologique, biographies express de héros minuscules de cette mise en pause qui déjoue les pouvoirs en place et laisse entrevoir un autre monde. Utopie fugitive dont la trace s’efface sitôt repris le cours ordinaire du quotidien, elle se lit comme une saynète prolétarienne récurrente, une émotion populaire souvent printanière dont ne subsiste au mieux qu’une poésie éphémère, de tracts en affiches, de slogans en graffitis. Comme l’indice d’une conjuration impuissante de l’ordre du monde.

Pour le journaliste Léonard Vincent, aucune de ces options ne peut seule rendre compte de ce formidable levier capable de « soulever le monde », pour reprendre le projet d’Archimède. Aussi multiplie-t-il les approches et conjugue-t-il les registres, toujours sensibles, pour célébrer ce « geste de haute civilisation » réduit aujourd’hui souvent à la perception d’« une procédure réglementée, une péripétie mesurable de l’actualité ».

Le ton est donné et le projet clairement établi : voici « un livre Molotov à l’usage des timides, des affligés et des gueulards ». A l’origine, une commande traitée en une variation poétique que Léonard Vincent publia en mai 2018 et dont la lecture filmée de Jean-Pierre Darroussin assura la large diffusion dès l’hiver suivant, quand le pays s’enflamma autour du projet de réforme des retraites.

(...)

Philippe-Jean Catinchi

« Eloge de la grève », de Léonard Vincent, Don Quichotte/Seuil, 160 pages, 12 euros.

Article complet à lire en cliquant ci-dessous

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La gauche est morte... Vive la gauche!

6 Décembre 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Politique

La gauche est morte... Vive la gauche!

En 2017 et encore aujourd'hui, très nombreux - moins aujourd'hui - furent ceux qui se réjouirent de la "mort" de la gauche, de la "disparition" du @partisocialiste.

"Enfin", disaient ceux-là, "allons-nous pouvoir diriger entre nous, entre "libéraux centristes". Ni droite ni gauche!"

J'avais, ici et ailleurs, dit et écrit - sous les haussements d'épaules - que ces "disparitions" entraîneraient, de manière quasi "mécanique", le développement des mouvements extrémistes violents, de droite comme de gauche. Car la politique, copiant la nature, a horreur du vide...

En 2020, des commentateurs mais aussi des militants politiques, continuent de se taper sur la bedaine en martelant frénétiquement leur slogan: "La gauche est morte!".

Sombres irresponsables participant indirectement à l'émergence des violences...

Ces violences qui, encore hier et hélas sans doute encore demain, viennent et viendront rappeler aux français que la démocratie est un équilibre des forces du débat d'idées. Certainement pas le "rêve macronien" d'une France "centro/libérale" penchant à droite et transformant l' "agora" en morne plaine vidée de rêves, de perspectives, d'utopies... De ce qui fait le sel de la vie: l'espoir...

L'espoir d'autres vies pour celles et ceux qui, par millions - 10 millions de pauvres en France! - aspirent au bonheur simple de n'être pas obligés de dire à leurs enfants, la honte de la misère dans la voix, qu'ils n'auront pas de cadeaux pour Noël!

La gauche unie est une nécessité politique vitale pour rendre à ce pays ce qu'E Macron lui a enlevé: le rapport démocratique des forces Sans ce rapport, le pouvoir se réfugiera dans un autoritarisme toujours plus grand! La violence empirera.

La gauche est morte... Vive la gauche!

Christophe Chartreux

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Pourquoi la dérive autoritaire ne soulève-t-elle pas un «Black Lives Matter» français ?

5 Décembre 2020 , Rédigé par Liberation Publié dans #Politique

Pourquoi la dérive autoritaire ne soulève-t-elle pas un «Black Lives Matter» français ?

Un petit coup de chaud

Fermez les yeux, c’est un jeu - pas celui de l’île déserte mais presque. Si vous ne deviez garder que trois choses, allez quatre, de votre existence actuelle au sein de cette société, qu’est-ce que ce serait ? Le gouvernement français lève le bras en premier, c’est à lui de parler : eh bien ce serait le travail, la famille, la patrie, et la sécurité bien sûr aussi. Vous rouvrez les yeux : vous auriez mieux fait de les garder fermés. Vous, vous aviez choisi autre chose, mais bon on s’en fout, vous avez raté votre tour. Vous aviez, innocent que vous êtes, choisi ce qui vous fait vraiment tenir debout, la musique, la vie sociale, la liberté, le cinéma, marcher dans l’air frais. Ah, fucking hippies ! Vous vous nourrissez d’art et d’utopie, c’est ça ? Visiblement, oui.

Le durcissement de la politique gouvernementale est à comprendre ainsi : l’ordre est essentiel à notre survie, à la différence de la réflexion et de l’émotion. L’ordre doit tenir quand tout tremble autour - ce qui inclut la possibilité du dérapage.

Les innombrables violences policières durant le mouvement des gilets jaunes (devenues nombrables grâce au formidable travail de David Dufresne), la mort de Steve Maia Caniço à Nantes, chaque jour de nouveaux éclats de haine : quelque chose de puissamment rance est à l’œuvre à l’intérieur du corps de police, dont souffre l’ensemble du corps de la société française - lesquels, heureusement, ne se confondent pas.

Comment ces trois années, de manière générale, et l’affaire Michel Zecler en particulier, ne débouchent-elles pas sur un mouvement global, comme ce fut le cas pour la mort de George Floyd ? Cette mort emblématique, nous l’avons pourtant déjà eue à mille reprises, depuis Adama Traoré jusqu’à Steve Maia Caniço. Qu’y a-t-il de si solidement vaseux dans cette République de France pour que ses statues tiennent encore debout alors que tout vacille ? Il y a des atavismes si puissants, des conservatismes si ancrés, des certitudes si vieilles et fallacieuses, capitale-du-monde, phare-des-lumières, qui continuent à aveugler ceux qui pourtant rôdent dans de vastes cimetières sous la lune, avachies banlieues du monde. Il y a des élus dont la jeunesse et l’apparent bonapartisme ont pu faire croire, un moment, qu’ils incarneraient le changement alors qu’ils sont les pires arrières mondes qui soient. Il y a un système de représentation politique qui fige dans le marbre le cynisme et la pyramide sociale.

La lutte contre le racisme dans la police ? Oh, cela ne nous concerne pas. La lutte contre la domination masculine ? Vous rigolez, tout ça c’est réglé en France - il y a eu 68 je vous rappelle. Le combat écologiste ? On fait déjà beaucoup, beaucoup, c’est aux autres de s’y mettre maintenant. A chaque vague, à chaque combat, dont les embruns menaceraient l’idyllique République de France, on écarte d’un revers de main : excusez-moi, vous avez dû vous tromper de porte, ici c’est le pays des Lumières. Black Lives Matter peut bien s’épandre sur la planète entière, le mouvement s’arrête tel le nuage de Tchernobyl à la frontière de l’immarcescible royaume.

Il faudra pourtant accepter les examens de conscience et l’entière rénovation de l’institution policière, en particulier de son inspection générale, qui porte bien son surnom de grande blanchisseuse. Sans un sentiment d’impunité partagé, les coups portés à Michel Zecler n’auraient pu l’être avec autant de rage débridée. C’est parce qu’on se sait protégés par une hiérarchie, encouragés par un préfet, soutenus par un ministre, couverts par des supérieurs et des collègues, que l’on peut frapper ainsi. C’est parce qu’on se pense bien au chaud dans un système de peur et de haine, que l’on croit appartenir à un ensemble de valeurs largement partagé, qu’on se sent en droit de faire cela. Ce n’est pas une dérive, c’est un p’tit coup de chaud parfaitement justifiable - ce qui fut d’ailleurs fait.

Car oui, visiblement la police est traquée, et c’est pour cela qu’elle craque parfois. Vous plaisantez ? Qui est traqué, le gars qui n’est pas de la couleur qu’il faut ou le type à matraque et lacrymo ? Les migrants qui installent leurs tentes sur la place de la République ou le corps républicain qui vient les déloger comme des sous-hommes ? Cette vieille ritournelle de la traque et de la pression est honteuse et dégradante.

Il faut donc une hiérarchie pour en arriver là. Or qui a nommé le préfet de police Lallement, dont on ne compte plus les méfaits ? Le président de la République, dans le but affiché de calmer ses ouailles. Qui a nommé Darmanin, même sous le coup d’une plainte pour viol, au poste de ministre de l’Intérieur, et fait mine aujourd’hui d’être dépassé par sa créature ? Le même, pour serrer les vis. Macron pourrait les désavouer tous les deux et rétablir le calme ; il ne le fera pas. Il préfère s’enferrer dans ses passions tristes, dans son assise régalienne. On savait qu’il s’entourait mal ; on a désormais compris que c’était un choix.

Ce que nous observons, là, devant nous, c’est un monde à venir. Autorité, sécurité, hygiène, contrôle, calme et absence de volupté. Ce qui est terrible, c’est que l’arsenal juridique voté ces dernières semaines formera une saisissante matraque pour un hypothétique gouvernement d’extrême droite. Ce qui est plus terrible encore, c’est que cette même matraque sert déjà à un gouvernement républicain, qui mérite chaque jour un peu moins son nom.

Pierre Ducrozet

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Les gauches sont-elles définitivement irréconciliables ?

4 Décembre 2020 , Rédigé par Pierre Jouvet Publié dans #Politique

Les gauches sont-elles définitivement irréconciliables ?

EXTRAITS

Drôle de question n’est-ce pas ? Surtout venant du Secrétaire national aux élections du Parti socialiste que je suis et qui explique à longueur de temps que, pour réussir la gauche doit se rassembler.
Alors pourquoi la poser ainsi ? Car finalement, le débat est vite réglé : la réponse est non. Point final.

Mais… parce que oui, il y a un mais…

Lundi 30 novembre 2020, dans une interview au Dauphiné Libéré, partagée sur ma page Facebook, je revenais entre autres sur la volonté du Parti Socialiste d’œuvrer au rassemblement de la gauche pour les élections régionales, départementales et présidentielles. Un long plaidoyer sur la nécessité de nous rassembler pour répondre aux crises sociale, écologique et démocratique que subissent nos concitoyens et proposer le chemin d’une alternative politique aux électeurs de gauche.

Mardi 1er décembre 2020, au petit matin… j’ouvre mes réseaux sociaux et je découvre avec surprise, une explosion de mes notifications ! Mon appel au rassemblement aurait-il déjà trouvé un écho favorable ? Je vois alors que Jean-Luc MÉLENCHON, double, peut-être même triple candidat à l’élection présidentielle, a partagé en personne mon post Facebook !

Las, il ne s’agissait pas pour Jean-Luc MÉLENCHON de partager le contenu de cet appel au rassemblement de la gauche mais d’exhumer un tract de ma campagne des élections législatives de 2017 où il est inscrit : « Pierre JOUVET, Un député de gauche pour la majorité présidentielle ». Sur la foi de ce tract vieux de près de 4 ans, voilà la preuve infaillible, la marque indélébile que le Parti Socialiste n’est pas de gauche et que je ne serais qu’un opportuniste, dévoré d’ambition, affidé de la République en Marche et à la solde du pouvoir macroniste.

Le poids des mots, le choc des photos !

(...)

J’assume qu’après le 2ème tour de l’élection présidentielle, j’ai été sensible à la volonté d’Emmanuel MACRON de construire une nouvelle donne politique capable d’écarter durablement la menace du populisme et de l’extrême-droite en France.

C’était une erreur, je me suis trompé.

(...)

Les élections municipales l’ont prouvé : unis, nous gagnons ; divisés nous laissons le champ libre aux forces les plus réactionnaires. Nous pouvons y arriver, la preuve par l’exemple : trois conseillers municipaux et un adjoint LFI siègent à mes côtés au conseil municipal de Saint-Vallier.

Une fois passée l’écume des choses posons-nous donc cette question simple : nos divergences sont-elles plus fortes que nos convergences ? Les enjeux qui sont devant nous (réchauffement climatique, crise sociale, tension dans le pays…) ne sont-ils pas plus forts que nos rancœurs ?

C’est à nous d’écrire cette histoire.

Oui, les gauches sont réconciliables !

Pierre Jouvet

Billet complet à lire en cliquant ci-dessous

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Soizic Bonvarlet : « Je ne pense pas que les habitants des quartiers populaires soient »dépolitisés », au contraire »

2 Décembre 2020 , Rédigé par Chronik Publié dans #Politique

  • Journaliste à LCP et membre de Chronik, Soizic Bonvarlet signe un film-documentaire – coréalisé par Nathaël Rusch – sur les coulisses de la campagne municipale parisienne, en suivant les militants du 18e arrondissement et de son quartier emblématique « la Goutte d’Or ». Ce travail recèle un certain nombre d’enseignements sur la France des quartiers populaires et le rapport qu’entretiennent leurs habitants avec la politique et la Res publica.

BN – Votre documentaire se concentre sur la campagne municipale à la Goutte d’Or, quartier emblématique du Paris populaire et cosmopolite. Au regard du niveau d’abstention exceptionnel qui a marqué ces élections municipales, est-ce que vous avez perçu une forme de dépolitisation ou plutôt un «désenchantement» démocratique parmi la population de ce quartier populaire ?

SB – Je ne pense pas que les habitants des quartiers populaires, et notamment dans le secteur de Barbès, soient « dépolitisés », au contraire. On le perçoit dans le film, sur le marché notamment, dans les cafés, au square, quand les militants viennent à leur rencontre, les habitants sont très réceptifs, ont envie de débattre, de parler politique, et ce aussi bien en évoquant les problèmes qui se posent à eux au quotidien que les grandes dynamiques qui traversent le monde en termes de politique étrangère, de modèle économique, de réchauffement climatique… Par ailleurs, la Goutte d’Or est un quartier qui concentre beaucoup d’associations (de soutien aux exilés, d’aide aux devoirs, de droit au logement, d’écologie urbaine), au sein desquelles nombre d’habitants du quartier, tous profils sociologiques confondus, sont largement impliqués. C’est aussi un territoire historiquement engagé, depuis les révolutions du 19ème siècle au moins, Louise Michel, parmi d’autres Communards, y a d’ailleurs vécu, puis au mitan du 20ème siècle avec le FLN qui y était fortement implanté, puis encore les luttes des sans-papiers.

Mais qu’il y ait une forme de méfiance à l’endroit du personnel politique, certainement, et ce à l’image du pays en général, particulièrement dans les milieux où l’on ne bénéficie pas des retombées de la start-up nation. Mais avec les militants que Nathaël Rusch et moi avons choisi de suivre, qui étaient souvent des électrons libres, ou pratiquant la politique exclusivement à un niveau très local, voire habitant eux-mêmes le quartier, ce phénomène était réellement minoré, les interactions étaient relativement fluides. En revanche, concernant les politiques « de premier plan » qui ont pu venir durant la campagne, je pense à Rachida Dati par exemple, qui a été somme toute plutôt bien accueillie, il y a malgré tout une conscience chez beaucoup d’habitants d’une « instrumentalisation » de leur quartier, le mot a d’ailleurs été employé par des jeunes que l’on a rencontrés durant le tournage. Le sentiment est donné qu’on se rend à la Goutte d’Or uniquement en période de campagne électorale, et ce pour démontrer sa capacité de prendre à bras le corps les problèmes présumés d’insécurité, ce qui est très stigmatisant pour le quartier et ses habitants.

BN – Est-ce qu’un véritable clivage droite-gauche était perceptible durant la campagne ? Est-ce qu’En Marche a su parler et nouer le contact avec l’électorat populaire ?

SB – La candidate LaREM que nous avons suivie, Gertrude Dodart, travaille à la Goutte d’Or depuis des années, au sein d’associations culturelles, a participé à différents conseils de quartier, et connaît la plupart des habitants. Donc dans ce cas précis, autant dire qu’il n’y avait pas de greffe à opérer. Pour ce qui est de la tête de liste, Pierre-Yves Bournazel, qui est député du 18ème arrondissement, ce serait mentir que de prétendre qu’on ne l’a pas vu souvent sur le terrain, à part durant la période où il était cas suspect de coronavirus. En revanche, Agnès Buzyn est venue, mais une seule fois durant la campagne, en tout cas à ma connaissance, et nous n’avons pas pu la suivre. Difficile de dire comment a été noué le contact avec les gens du quartier. Ce qui est sûr c’est que le score de Pierre-Yves Bournazel au second tour de scrutin (16, 68%), derrière le candidat LR Rudolph Granier (21, 25%), a été très décevant pour son équipe.

Pour ce qui est du clivage droite-gauche, bien qu’on ait tendance à dire que le 18ème est un bastion de la gauche parisienne, je pense premièrement qu’il y a une droite qui y est malgré tout assez implantée, bien que minoritaire, et que par ailleurs, il est vrai que pour beaucoup de gens, ce clivage « droite-gauche » est aujourd’hui brouillé, même quand ils adhèrent viscéralement et concrètement à des valeurs de gauche, qu’ils ne retrouvent pas forcément aujourd’hui portées par des partis qui eux, se revendiquent de gauche.

BN – Peut-on tirer des enseignements de politique nationale à partir de la victoire de la gauche à Paris, y compris dans le 18e arrondissement ? Le nom d’Anne Hidalgo est désormais cité parmi les candidates possibles à l’élection présidentielle.

Je ne sais pas, la perception du PS local est selon moi assez différente de son image au niveau national, et les logiques qui régissent les votes lors d’une élection présidentielle sont semble-t-il assez différentes de celles qui s’exercent lors d’un vote local. Ce qui est sûr, c’est que dans le 18ème, Eric Lejoindre a gagné avec voire grâce aux écolos, qui incarnaient dans cet arrondissement une liste particulièrement sensible à la question sociale, et qui ont fait un excellent score de premier tour (17, 16%). Les futurs candidats dits de gauche à la présidentielle ont certainement tout intérêt à s’inspirer de ce type de coalition

est universitaire et essayiste. Après des études en droit à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne et à l’Institut Universitaire Européen (Florence), il a enseigné (de 2009 à 2017) les « Questions européennes » et les « Questions internationales » à Sciences Po Paris. Ses travaux et réflexions portent essentiellement sur des problématiques juridiques, politiques et institutionnelles françaises, européennes et méditerranéennes.
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Najat Vallaud-Belkacem : ONE, Libertés publiques, Extrême pauvreté, Vaccin et Covid...

1 Décembre 2020 , Rédigé par Civis Publié dans #Politique

Najat Vallaud-Belkacem : ONE, Libertés publiques, Extrême pauvreté, Vaccin et Covid...

A écouter en cliquant sur le lien de bas de page

Pour ce 15ème entretien de Civis Podcast, nous recevons Najat Vallaud-Belkacem.

Najat Vallaud-Belkacem est directrice générale de l’ONG ONE et a été ministre pendant les 5 ans du quinquennat de François Hollande. D’abord Porte-parole du gouvernement et Ministre des Droits des femmes, de la Ville, de la Jeunesse et des Sports puis Ministre de l’Education à partir de 2014.

En 2017 après une défaite aux élections législatives, elle a rejoint l'institut d'études et de sondages Ipsos comme directrice générale « Études internationales et Innovation sociale ». Elle est devenue enseignante à SciencesPo Paris, où elle a créé et co-dirige le programme Égalité femmes-hommes et politiques publiques

Elle est également directrice de la collection Raison de Plus chez Fayard qui a publié d’excellents livres comme la gauche contre les lumières de Stéphanie Rosa ou La France telle qu’elle est, de Laurent Muchielli.

Je précise que cet entretien a été réalisé avec les masques et dans le respect le plus strict des mesures sanitaires

Retrouvez toutes nos vidéos en podcast sur Apple Podcast, Podcloud, Majelan et toutes les autres plateformes de streaming audio.

Ainsi que sur notre site civispodcast.fr

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Avec le soutien du Pays d'Auray
Préparation de l’entretien : Manon Szwarcberg / Benjamin Flohic
Interview : Benjamin Flohic
Crédit Photo : Ulysse Guttmann-Faure

 

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La France macronienne ou les "mondes parallèles"...

27 Novembre 2020 , Rédigé par christophe chartreux Publié dans #Politique

La France macronienne ou les "mondes parallèles"...
Une observation récurrente depuis plusieurs jours. Je ne découvre rien mais c'est tellement criant!
Il existe, en France macronienne des "mondes parallèles" - et en géométrie, on apprend que deux droites parallèles ne se rencontrent jamais - qui se côtoient sans se connaître. Voire même ne se côtoient même plus:
- le monde de la télévision avec des programmes qui tournent en boucle et qui quelle que soit la chaîne - je parle de celles d'infos - dit les mêmes choses, assez souvent plutôt favorables au pouvoir avec quelques "chroniqueurs/cautions" d'une gauche bien polie et raisonnable;
- le monde des réseaux sociaux qui très souvent n'est pas le reflet du tout de ce qui se dit dans le monde précédent;
- le monde des "vrais gens" qui travaillent, prennent leur café le matin au comptoir (après le confinement) et sont plus ou moins éloignés des deux mondes précédents. Dans ces "vrais gens", il y a aussi les ruraux, qui forment un monde à eux-seuls; 
- le monde enfin des "oubliés", sans travail, sans Internet, parfois sans télévision parce que sans logement. Ils sont de plus en plus nombreux et pour le moment, puisqu'on ne les voit pas, qu'on ne les entend pas, puisqu'ils ont la politesse de rester bien aimablement dans leur coin sans déranger les trois autres mondes, ne sont pas l'objet d'une attention particulière;
Tout cela est TRES dangereux! A court terme.
Quand des "mondes" aussi différents mais habitant le même territoire, soumis aux mêmes droits et devoirs - en principe -, ne se parlent plus, ne se voient plus, ne se comprennent plus, va arriver le moment où, d'incompréhensions en malentendus, de silences en non réponses, de mépris en insultes,  va se cristalliser un sentiment, un "ressentiment" dirait Cynthia Fleury, de rejet de tous par tous.
Alors que ce pays a tellement besoin de "faire ensemble", expression que je préfère au "Vivre ensemble". On peut vivre ensemble  et ne même pas se voir. Faire ensemble nécessite/oblige l'échange.
En conclusion très brève:
ça fait peur! Et je ne veux pas d'un pays où chacun a peur de l'autre.
Christophe Chartreux
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Michel Agier : «J’ai l’impression qu’on nous gouverne depuis un bunker»

27 Novembre 2020 , Rédigé par Liberation Publié dans #Politique, #Sociologie

Pour l'anthropologue, la démonstration de force contre les migrants place de la République, à Paris, porte la marque de l’atmosphère sécuritaire dans laquelle nous sommes tous plongés.

Spécialiste des questions migratoires, Michel Agier vient de publier deux ouvrages : il préface un texte de Zygmunt Bauman traduit chez Premier Parallèle (octobre), Etrangers à nos portes. Pouvoir et exploitation de la panique morale et toujours chez le même éditeur il signe Vivre avec des épouvantails. Le monde, les corps, la peur. Ces deux livres ont en commun de parler de la peur, celle de la maladie ou celle de l’étranger, et de l’utilisation des peurs pour gouverner. L’auteur du concept de «l’encampement du monde» revient sur l’évacuation du campement de réfugiés, lundi soir, place de la République à Paris. Selon lui, il est le symptôme d’une «mise en scène» politique plus large : susciter la peur et légitimer des réponses d’exception, dans une société déjà angoissée par les menaces pandémiques ou terroristes.

Que vous inspirent les images de policiers évacuant violemment un camp de migrants, lundi soir, place de la République ?

Ce n’est que le énième «décampement» de migrants, avec une même violence qui se répète à chaque fois. Mais c’est d’autant plus choquant qu’il s’agit, en pleine pandémie, de loger moins d’un millier de personnes qui sont à la rue en ce moment à Paris. La responsabilité du préfet est énorme. Démographiquement, c’est un détail, cela n’a plus rien à voir avec 2015, les chiffres sont très inférieurs. Il suffirait juste d’un peu de volonté politique pour les reloger rapidement au lieu de braquer les projecteurs sur eux. Mais cette mise en scène participe toujours de la volonté de susciter la peur de l’étranger, parmi les nombreuses peurs qui nous assaillent actuellement, entre pandémie et attentats. Cette démonstration de force porte la marque de l’atmosphère sécuritaire dans laquelle nous sommes plongés. J’ai l’impression qu’on nous gouverne depuis un bunker. La fascination que semble avoir notre président Emmanuel Macron pour les situations d’exception m’inquiète beaucoup. Le recours banalisé à un «Conseil de défense» fait de ce gouvernement un gouvernement d’exception. On ne gère pas une pandémie comme une guerre, c’est une question de santé publique, de même qu’il n’y a aucune raison de faire la guerre aux migrants… On assiste à un usage politique de l’idée de «guerre» qui favorise un climat de plus en plus sécuritaire.

L’évacuation du campement de la République s’intègre, selon vous, dans un contexte politique plus général ?

L’obsession d’un pouvoir sécuritaire est d’entretenir la peur ou même les peurs. Les migrants représentent par excellence la menace venue de l’étranger. Quand on prend pour prétexte la pandémie pour fermer des frontières nationales on ne joue que sur la peur. Le risque est que cette ambiance s’installe et dure. La violence à l’égard des migrants n’est pas celle d’un autre monde mais du nôtre. Elle s’étend aux journalistes et aux acteurs associatifs. Même l’université est traitée de façon sécuritaire. Les propos du ministre de l’Education, Jean-Michel Blanquer, quand il dénonce «l’islamo-gauchisme» qui «fait des ravages à l’université», sont violents pour les enseignants-chercheurs en général. Je me suis senti agressé. C’est très inquiétant. Nous serions de l’autre côté de l’Atlantique, nous les taxerions immédiatement de propos trumpistes.

Vous dénoncez la manipulation de la peur et non la peur elle-même ?

Il est naturel d’avoir peur. La peur de l’étranger ne fait que traduire une peur sociale beaucoup plus profonde, plus diffuse, qui est la peur de l’inconnu, du lendemain, du déclassement, de ne plus pouvoir protéger sa famille…

Ce qui est condamnable, c’est d’entretenir cette peur, de gouverner par la peur au lieu de faire valoir que l’étranger n’est qu’un autre nous-même et que nous pouvons l’accueillir, et même en avoir besoin. Et que 500 migrants avec des tentes (ce qui tient plus de la performance artistique et symbolique que de l’action violente), par ailleurs très bien encadrés par des associations qui font un travail remarquable, ne doivent pas être pas un motif de peur.

Dans Vivre avec des épouvantails… vous évoquez un retour des grandes peurs cosmiques. Que sont-elles ?

Ce sont des peurs qui nous ramènent à notre petite communauté d’humains vulnérables sur une même Terre. Une pandémie mondiale redessine les contours et les vulnérabilités de cette communauté. De même que le réchauffement climatique. Ces peurs nous remettent à notre échelle, minime, face au cosmos. L’idée de modernité nous a fait croire que nous serions plus forts que la nature, que les forces telluriques de notre planète, mais face au virus ou au dérèglement climatique (lui-même résultat d’une surpuissance capitaliste), nous sortons de cette illusion. C’est bien de réaliser enfin notre propre vulnérabilité, ce sont ces peurs cosmiques qui nous font humains tous ensemble. Nous sommes tous embarqués sur le même bateau et nous ne pouvons être que solidaires les uns des autres, qu’on soit idéologiquement nationaliste ou cosmopolite… Nous sommes dans un cosmopolitisme forcé, qu’on le veuille ou non.

Mais, selon vous, nous pouvons apprivoiser ces peurs ?

On peut inventer des épouvantails, comme au Moyen Age, qui ridiculisent nos peurs et ceux qui nous font peur, et même en rire. La caricature peut être une forme d’épouvantail. Nous pourrions caricaturer notre gouvernement, le préfet Lallement ou le Conseil de défense… C’est une façon de répondre aux politiques de la peur, sans nier la peur pour autant.

Il faut réinventer des rites ?

Plus généralement, utiliser nos imaginaires de façon créative. Les rites ne sont pas réservés aux sociétés du Moyen Age, ils sont aussi présents dans la forêt colombienne, où on invente des épouvantes, des personnages qu’on imagine à certains endroits de la forêt et qui symbolisent la peur, parce que nous devons vraiment être prudents quand nous allons dans la forêt. Dans mon ouvrage Vivre avec des épouvantails… je cite Goethe qui résumait très bien ce processus créatif : «Quand la peur me prend, j’invente une image.» Il faut nous emparer de nos peurs, pour nous défaire de l’emprise des gouvernements de la peur.

La «frontière», sur laquelle vous travaillez depuis longtemps, prend une nouvelle dimension ?

Elle suit un nouveau dessin, elle est à la fois dans nos corps et à l’autre bout de la planète. En période de pandémie, ce sont nos corps qui deviennent frontières. Plutôt que de fermer les frontières nationales, il aurait été plus efficace d’observer les frontières de la pandémie. Du corps de l’individu, aux clusters, on passe, de réseaux en réseaux, à une dimension planétaire.

Il n’a jamais été autant question de biopolitique ?

Le tout-biopolitique en théorie se traduit par un tout-sécuritaire en politique. Nous avons tous conscience qu’il faut soigner les corps en premier. Même dans les pays dont les gouvernants niaient la pandémie, des collectifs se sont organisés pour se protéger, on l’a vu dans les favelas brésiliennes. Mais il est important aussi qu’il y ait des contestations comme on en voit lors de second confinement, ces contestations sont aussi un retour du politique. On peut débattre et proposer aussi des solutions alternatives sans pour autant nier la maladie. C’est se prendre en charge et ne pas accepter un mode de gouvernement bunkerisé qui peut porter atteinte à la démocratie. Car il y a toujours le danger que l’exception s’installe dans la durée et devienne la norme.

Catherine Calvet

Michel Agier Vivre avec des épouvantails. Le monde, les corps, la peur Premier Parallèle, 160 pp.,16 €, ebook 8,99 €

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"Le macronisme est une bureaucratie"...

22 Novembre 2020 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education, #Politique

"Le macronisme est une bureaucratie"...
"Le macronisme est une bureaucratie"...

Le règne de la paperasse n’est pas le seul fait des régimes autoritaires. L’attestation dérogatoire de déplacement ­n’est-elle pas le signe d’un nouvel enfer bureaucratique  ?

La gestion du Covid est-elle le plus grand moment bureaucratique de l’histoire récente  ? Entre l’attestation dérogatoire de déplacement, la réduction du périmètre de circulation à un petit km et la limitation de nos ravitaillements aux «besoins essentiels», c’est peu dire que les pouvoirs publics auront su faire preuve d’inventivité administrative. De ce point de vue, le formulaire de sortie, pour ne reprendre que cet exemple, ses neuf cases à cocher et ses trois notes de bas de page, en est l’une des formes les plus abouties. «Porter à ce niveau de raffinement l’attestation ­dérogatoire et ses variations modales témoigne d’un génie bureaucratique qui mériterait presque le respect – celui que les papillons ont pour les entomologistes qui les épinglent sur le liège», a récemment twitté le géographe Michel Lussault.

Que ce summum réglementaire se produise sous le mandat d’Emmanuel Macron est d’une cruelle ironie. Lui qui voulait «libérer les énergies», faire de la nation française une start-up géante, flexibiliser et rendre l’«agilité» aux salariés et aux entreprises. «Sur le papier, tout semblait prêt pour que le pays ose une aventure à laquelle il s’était soustrait jusque-là, écrit Michaël Foessel dans LibérationUn président convaincu par l’efficience des marchés, peu soucieux des pesanteurs administratives, féru d’innovation et réputé ouvert sur les sujets de société.» Mais «le libéralisme est une idéologie qui s’éteint avec les couvre-feux, les attentats et autres états d’urgence. Serait-il trop optimiste pour affronter les tragédies ?», s’interroge le philosophe.

Imaginaire kafkaïen

Comment le président startupper en est-il arrivé à distribuer des bons de sortie téléchargeables sur smartphone, dont le degré d’ingéniosité rappellerait presque les grandes heures du système soviétique  ? Tout ne s’est pas fait en un seul jour. Si la notion de bureaucratie renvoie la plupart du temps à un imaginaire kafkaïen – lourd préjugé qui s’abat le plus souvent sur les services publics –, elle est d’abord le fruit de la révolution industrielle et du besoin pour l’Etat de garantir l’exécution de ses directives. Max Weber la conceptualise comme un processus naturel, quasi civilisationnel, de rationalisation. Mais pour le grand public, le terme est surtout synonyme des excès du pouvoir administratif laissé aux mains d’austères fonctionnaires en costume gris. Un peu à l’image de ceux que rencontre Jonathan Pryce au service du Recouvrement d’Information dans Brazil de Terry Gilliam.

C’est que les pratiques bureaucratiques ne cessent de s’étendre dans tous les domaines de la société, souvent dans le but affiché de faire ­gagner temps et efficacité aux travailleurs. Dans la Bureaucratisation du monde à l’ère néolibérale (La Découverte, 2012), la politologue Béatrice Hibou souligne ainsi l’invasion des procédures (autant dans l’administration étatique que dans le privé) dans le reste de la vie quotidienne des individus. Tout le paradoxe est là, selon la chercheuse au CNRS : pensés initialement pour éliminer la redondance, de nouveaux procédés et instances (rapports d’activité, supervision des activités, statuts hiérarchiques intermédiaires, comités de surveillance réglementaire…) se retournent parfois contre l’efficacité elle-même.

Novlangue managériale

Contrairement à une idée reçue, le néolibéralisme n’est pas étranger à cette inflation des normes et autres «plans de continuité». Ce courant de pensée constitue même, à partir des années 1970, le creuset du «New public management», nouveau mantra idéologique qui suggère l’importation de la logique entrepreneuriale (ses principes de performance, de compétitivité et de rentabilité) dans l’action publique. Chez les Anglo-saxons, où Macron puise son inspiration, cela signifie l’intervention minimale de l’Etat au bénéfice d’une multiplication – on n’est pas à un paradoxe près – de sous-traitants publics ou privés et coopérant sur une base contractuelle. Pour les néolibéraux adeptes de la disruption, la bureaucratie est l’envers de leur monde.

Sauf que l’économie néolibérale et son discours «moins d’Etat» a fini par produire elle-même ses propres aliénations, expliquait l’anthropologue américain David Graeber dans son essai Bureaucratie (les Liens qui libèrent, 2012). Pour le militant anarchiste, décédé en septembre, la bureaucratie est une conséquence paradoxale des politiques de dérégulation : toute initiative gouvernementale conçue pour réduire les lourdeurs étatiques aurait, selon lui, pour effet ultime l’apparition de nouvelles contraintes et d’obligations. Des rapports que personne ne lit, des réunions que personne n’écoute, des process et une novlangue managériale que personne ne comprend : selon Graeber, l’«utopie bureaucratique», qui culmine dans sa fusion avec le capitalisme financier, conduit à ce qu’il appelle une société de «boulots à la con», ces emplois normatifs chargés de faire fonctionner la chaîne protocolaire.

«Evaluer l’évaluation»

Le phénomène bureaucratique n’est donc pas qu’une passion de dictateur communiste. Et l’affaire ne serait pas si grave si elle n’avait pas mis le système de santé publique en pièces par une gestion comptable des lits d’hôpitaux. Celui de la recherche publique n’est pas en reste. Depuis des années, les chercheurs se disent noyés dans un trop-plein de complexité administrative et de paperasse à remplir, fût-elle dématérialisée, au lieu de se consacrer à leurs travaux. La semaine dernière encore, ils étaient dans la rue pour dénoncer, entre autres, un système d’évaluation permanente de projets de recherche, de projets de financement de recherche, d’articles scientifiques, de projets d’articles. Bref, un monde académique où l’on «évalue l’évaluation elle-même».

Or c’est bien l’un des aspects que de la future réforme de la recherche publique, d’inspiration dite «libérale» et adoptée par l’Assemblée cette semaine, risque d’aggraver durablement, si on en croit l’avis d’une écrasante majorité d’universitaires. «L’exécutif veut encore renforcer les appels à projet comme source de financement de la recherche, et ce, alors que les universitaires dénoncent la bureaucratie académique qui en résulte», écrivaient une vingtaine d’éminents chercheurs en février dans Libération. Si bien que le monde universitaire en appelle désormais aux «libertés académiques», jugeant son «autonomie» intellectuelle et institutionnelle menacée. Un comble pour cette énième réforme pourtant censée, comme l’avait annoncé Edouard Philippe en 2019, redonner de la «liberté» au secteur.

Simon Blin

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