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Vivement l'Ecole!

politique

Florence Aubenas : « Les gilets jaunes ont montré le besoin de retrouver quelque chose de commun » (Vidéo)

24 Novembre 2019 , Rédigé par La Croix Publié dans #Politique

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David Dufresne : "Ce n'est plus du maintien de l'ordre, mais de la répression"... (Vidéo)

20 Novembre 2019 , Rédigé par L'Obs Publié dans #Politique

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C'était en juillet 2017. Bénédicte Loubère avait tout compris, déjà, des causes de la crise sociale à venir...

17 Novembre 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Politique, #Sociologie

Depuis 1981, Donzy, 1 600 habitants, a la particularité de refléter le vote des Français à l'élection présidentielle - même résultat, même pourcentage qu'au niveau national. Cela s'est-il vérifié cette année encore ? Début 2017 et jusqu'à l'élection d'Emmanuel Macron le 7 mai, Bénédicte Loubère et Pierre Chassagnieux sont allés recueillir la parole des habitants de cette bourgade de Bourgogne. Pour qui vont-ils voter ?

A travers les témoignages de ces représentants d'une France rurale et discrète, la campagne présidentielle menée depuis Paris prend un relief particulier. "Ils pourraient revoir leur façon de vivre par rapport à nous", résume Yvonne, 62 ans, en réaction à l'affaire Fillon. Divorcée, la retraitée, 3 enfants et 4 petits-enfants, a fini sa carrière comme femme de ménage à la suite d'une maladie, et se débrouille avec 50 euros par semaine. Pascaline, 65 ans, pompiste, secrétaire et comptable du garage repris avec son mari, ne touche quant à elle aucun salaire pour ses neuf heures de travail par jour. Frédéric, lui, est producteur de foie gras et d'huile de noix. Emmanuel, policier municipal, et Jacqueline, sa femme, retraitée SNCF, ont 5 enfants. Melinda, monitrice d'équitation, 35 ans, séparée, un fils, et Louise, animatrice de centre équestre, vivent sous le même toit.

Conseil municipal, repas de famille, débats télévisés, scènes de marché... Entre champs et forêts, la vie à Donzy s'écoule, distillant un signal d'alerte formulé par le maire, Jean-Paul Jacob : "Il y a une vraie cassure" entre la ville et la campagne.

Ingrid Sion

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La cinglante mise au point de Jérôme Durain en direction de Julien Odoul sur l'Affaire du voile - Jouissif!

17 Novembre 2019 Publié dans #Politique

"La dernière session a eu un écho inédit. Mais il faut remercier la presse pour sa présence, pour que nos concitoyens puissent être informés largement. Pour voir les élus qui débattent. Et voir ceux qui se fichent de l’ordre du jour. Des pompiers pyromanes.

Vous semblez moins serein Monsieur Odoul. Il est vrai que vous êtes mis en examen. Moins serein à la vue aussi de l’attentat de Bayonne commis par un ancien candidat de votre parti. ?Vous vous êtes rendu compte que vous êtes allé trop loin en choquant, y compris chez vos amis.

Monsieur Odoul vous faites une bien étrange victime. Vous deviez tourner la page et vous avez replongé dans le débat.

Le rassemblement national, c’est l’imposture, avec des propos mensongers. Nous ne nous habituons pas à votre manque de respect, de salir, de mettre en cause. Vous interpellez la Présidente avec des propos violents. Vous n’êtes pas dans la démocratie. On voit ce que vous dites de la laïcité, y compris en demandant des crèches.

Est-ce que vous étiez quand la clinique de Cosne, dans les fermes. Quand il s’agit de proposer des solutions, il n’y a rien, il y a le vide. Vous voulez inquiéter les électeurs.

Vous êtes des vautours car vous vous nourrissez de la misère.

Vous voulez être en haute de l’affiche. Même sur les chiffres vous êtes mauvais, en comparant les territoires en assurant que ce sont les métropoles qui sont favorisés.

Mensonges, agressions, irrespect, cela ne fait pas une alternative. Les gens qui souffrent ne peuvent rien attendre de vous. La laïcité défendue par vous, c’était un racisme anti-islam. Tout cela est misérable est sordide.

Notre majorité va continuer de se battre contre le racisme, pour la laïcité, pour l’égalité entre les femmes et les hommes. Vous occultez la réalité du monde.

Sur la transition écologique, vous n’avez pas compris que c’est un engagement social pour les gens que vous voulez défendre. Vos propos sont excessifs et insignifiants."

Jérome Durain - Sénateur de Saone-et-Loire - Parti Socialiste

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France, écoute cette haine qui monte...

13 Novembre 2019 , Rédigé par L'Obs Publié dans #Politique

France, écoute cette haine qui monte...

LE CLIN D’ŒIL DE SERGE RAFFY. Invectives, imprécations, menaces, esprit de censure : la paix sociale du pays se dérègle gravement. Comment sortir du piège de la rancœur et du ressentiment ?

C’était il y a quatre ans. Pour certains, une éternité. Pour d’autres, parents de victimes ou victimes elles-mêmes, c’était hier. La douleur, toujours présente, marquée par l’absence ou la blessure. Ce 13 novembre 2015, le terrorisme islamique frappa au cœur de la capitale des droits de l’homme, distillant, à travers le sang et les larmes, son lent poison, celui de la haine.

La logique de la terreur, il est toujours bon de le rappeler, n’est pas seulement de tuer aveuglément, de terroriser les populations, mais bien de faire infuser peur, rejet de l’autre, repli sur soi, jusqu’au chaos. Ce venin est comme une bombe à mèche lente. Or, c’est exactement ce que notre pays traverse aujourd’hui, une crise sociale et morale qui, certes, n’a pas pour simple origine les calculs mortifères des fous de Dieu, mais qui porte en elle ce terrible danger.

Une époque dangereuse

La haine de l’autre ? La fin des débats respectueux où notre interlocuteur n’est pas forcément un ennemi à abattre ? Nous y sommes. Les signes avant-coureurs d’un climat malsain, où le dialogue apparaît comme une pratique antédiluvienne, sont désormais devant nos yeux. Ils sont protéiformes : l’interdiction de s’exprimer de François Hollande à l’université de Lille par une poignée d’étudiants extrémistes. La censure exercée par quelques féministes radicales lors de l’avant-première du film de Roman Polanski, « J’accuse », à Paris. Le détournement de l’étoile jaune à la manifestation contre l’islamophobie, avec, en corollaire, les débats hystériques et vengeurs qui ont suivi, dans tous les camps. L’intrusion au sein du ministère de l’Enseignement supérieur de militants étudiants réclamant un salaire pour étudiants…

Epoque dangereuse car, dans cette grande confusion idéologique, toutes les dérives irrationnelles s’expriment à tous vents. Elles flirtent souvent avec l’absurde. Exemple : ces animalistes devenus fous qui demandent à des scientifiques d’intervenir génétiquement sur les lions pour qu’ils deviennent herbivores et qu’ils laissent les antilopes brouter en paix. L’exemple est grotesque ? Il est la marque d’un dérèglement inquiétant. Pas seulement climatique.

Macron, un arbitre déboussolé

A grands pas, nous nous éloignons du monde de la raison, laissant le pouvoir aux seules émotions, à nos pires penchants. Epoque pré-révolutionnaire ? Pour reprendre une comparaison sportive, de football ou de rugby, on pourrait dire que les deux équipes sur le terrain – je vous laisse le soin de les nommer – ont abandonné tout esprit de fair-play et se livrent à une bagarre générale sans retenue. Mais que fait l’arbitre, en l’occurrence le pouvoir exécutif ? Comme toujours, en période de tension extrême, il est dépassé par les événements. Son sifflet est inaudible, couvert par les vociférations des acteurs. Il n’a, pour l’heure, qu’un souci véritable : sortir du terrain vivant, regagner les vestiaires au plus vite. Et échapper à cette colère aux mille têtes.

C’est un peu le sentiment que donne l’Elysée en ce moment. Le président Macron est un arbitre déboussolé, observant cette France qui lui échappe, témoin quasi impuissant face à cette haine qui monte inexorablement. Comment arrêter cette vague chargée de ressentiments et de peur de l’avenir, et endiguer tous les extrémismes, qu’ils soient islamistes ou fascistes ? François Hollande, en fonction lors des attentats du 13-Novembre, avait tenté de jouer la carte de la bienveillance. Emmanuel Macron s’était, un temps, essayé au coup de menton napoléonien, pour se résoudre, aujourd’hui, à une posture plus « force tranquille ». Sans plus de succès. Contre le poison de la haine, quel antidote choisir ? Peut-être un peu de justice sociale ?

Serge Raffy

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Pour combattre le macronisme, d'abord le comprendre (Vidéo)...

2 Novembre 2019 , Rédigé par Mediapart Publié dans #Politique

Pour combattre le macronisme, d'abord le comprendre (Vidéo)...
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Macronisme... Réflexions diverses...

28 Octobre 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Politique

Résultat de recherche d'images pour "macronisme"

L'aviez-vous remarqué? La Macronie n'a souvent qu'un mot à la bouche: "Progressisme". Alors faites l'expérience. Demandez à un macronien ce que signifie "Progressisme", ce que ce mot contient. Et là, vous obtiendrez au mieux l'indigence, au pire la vacuité.

La Macronie n'est plus qu' une caricature d'elle-même. Elle résume ses interventions à des mots-clefs très start-up nation. E Macron discourt pendant des heures. La Macronie médiatique en tire 4 mots-clefs (les keywords). Et sature l'espace avec ce tout-petit-peu.

Le macronisme, depuis sa création mais désormais c'est un fait accepté, est une marchandise. Et avec cette marchandise se conjugue tout le marketing qui l'accompagne. Nous sommes noyés, avec la complicité des médias marchands, dans un "parti/package". Joli dehors. Vide dedans.

La Macronie et l'écologie: une machine à transformer une cause essentielle en "mode du moment". #makeplanetgreatagain Même ça, elle parvient à en faire une sympathique discussion de salon alors que l'écologie porte en elle une violence nécessaire contre des forces terrifiantes.

Commence à émerger - enfin! - la réalité du macronisme: une forme assez aboutie, voire sophistiquée, de la médiocrité. Mais une médiocrité construite, quasi consciente. Tellement bien vendue par le bateleur/candidat Macron que 2017 fut une hypnose collective puissante.

La Macronie est un effaceur. Tout ce qui est conflictuel, tout débat contradictoire lui fait horreur. Lui fait peur. Son intérêt est de rassembler en effaçant tous les conflits imaginables. Au bout du compte à se comporter à terme en anti démocrate redoutable et à redouter.

Le macronisme des débuts - la campagne puis l'an I - fut marquée par la "bisounourserie". "Aimons-nous les uns les autres. Nous vous aimons toutes et tous". Puis il y eut l'an II et les conflits sociaux. Alors le macronisme revint à ses fondamentaux: un "bourgeoisisme" violent.

La Macronie est le résultat d'un "plus" et d'un "moins": l'abstention massive des classes populaires - Le "moins"; le vote massif de la classe privilégiée/bourgeoise - Le "plus". Ou comment une minorité utilise le geste démocratique par excellence - le vote - pour devenir majorité.

Le macronisme est un avatar bourgeois. Il s'est construit sur l'abstention des classes populaires croyant à tort que ce geste (d'abstention) était une forme de protestation. Or il n'en est rien. La gauche DOIT convaincre ces classes en souffrance que leur "salut" passe par le vote.

La Macronie comme la bourgeoisie - oxymore - passe son temps à ignorer le réel, à le transformer à sa sauce, voire à l'éliminer: "Moi je traverse la rue et je te trouve un emploi" - E Macron à un jeune demandeur d'emploi. Moyen efficace de ne jamais aborder les "faits du réel".

Qu'est ce qu'un macronien? Je me pose souvent cette question. Un macronien, c'est un bourgeois qui lorsqu'il prend l'avion ne regarde JAMAIS par le hublot défiler le monde d'en-bas, absorbé qu'il est par sa propre "hauteur". Au-dessus… Surtout pas parmi…

Emmanuel Macron est ce bourgeois ultra contemporain branché, quasiment algorithmique et le copié-collé du bourgeois de Flaubert évidemment démodé en 2019. C'est ce bourgeois d'aujourd'hui et d'hier qu'une oligarchie d'affaires utilise au quotidien, lui faisant croire qu'il préside.

Souvent je lis, souvent je dis, que le Macronisme est une médiocrité. Mais l'essentiel n'est absolument pas là, dans cette réalité somme toute sans importance. L'essentiel est que le macronisme soit au pouvoir. Et ça, à l'usage quotidien des plus faibles, c'est gravissime.

Si la gauche veut convaincre les français de tourner le dos au macronisme en 2022, elle ne devra pas se contenter du débats d'idées. Celui-ci est EVIDEMMENT nécessaire, indispensable. Mais elle devra imposer l'idée que la gauche est l'inverse totale du macronisme. Trop souvent depuis quelques années, le débat est devenu une fin en soi. Les français ont peu à peu perdu le fil. N'ont plus entendu. N'ont plus écouté. Quand par-dessus tout cela, la Macronie a piétiné le débat contradictoire, ce dernier a disparu de l'horizon d'attente des citoyens électeurs. Tragique et dangereux. 

Enfin, la Macronie "Educative" a offert l'Education Nationale aux néo libéraux, aux neuroscientifiques et aux "seigneurs du numérique" comme Pierre Champy appelle les GAFAM et les BATX (numérique asiatique) dans son ouvrage: "Vers une nouvelle guerre scolaire"/La Découverte. (Un seul chiffre: la valorisation des GAFAM en 2018 a dépassé le PIB de l'Allemagne. C'est dire la puissance de ceux dont nous parlons). Cette dérive de l'Ecole - au sens large - vers le néo-libéralisme sans freins entraîne de fait l'effacement progressif des capacités d'inventions et des compétences des personnels enseignants. Le professeur en Macronie devient progressivement un "pion" chargé d'appliquer des injonctions, de servir la "matrice" anonyme et, de plus en plus, un fonctionnaire très fortement invité à ne pas "la ramener". Il ne manquerait plus que les professeurs se piquent de pédagogie.

Christophe Chartreux

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Macronie - "La France au bout du rouleau"...

22 Octobre 2019 , Rédigé par Sarkofrance Publié dans #Politique, #Education

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EXTRAIT

La France est-elle au bout du rouleau ? Depuis près d'un an, le mouvement des Gilets Jaunes a démontré un ras-le-bol contre les inégalités fiscales en général. Suicides, colère, ou grève, les signes faibles d'un ras-le-bol contre l'épuisement des gens et l'arrogance de la France d'en haut se multiplient. Macron lui-même semble avoir conscience de cette colère froide. Il calme ses ardeurs, moins celles de ses trolls.

Un TER avec 70 passagers percute un convoi routier arrêté sur la voie entre Charleville-Mézières et Reims. L'accident fait onze blessés, dont le conducteur, seul personnel qualifié à bord. Des centaines de conducteurs, principalement sur les TER et les lignes low-costs OuiGo utilisent aussitôt leur droit de retrait . Les syndicats réclament une concertation d'urgence pour remettre des effectifs dans les trains. La réaction du pouvoir est violente: les trolls macronistes raillent les cheminots. La direction de la SNCF, qui met en œuvre un plan de réduction des effectifs (2000 postes par an depuis 3 ans) dénonce plutôt une grève surprise et annonce porter plainte. Les médias dominants prennent le relais de ce mensonge. Les reportages figurent des gares envahies de passagers, et masquent la réalité du sujet - la réduction des effectifs, des lignes et des moyens du premier service public de transport du pays.

Et les suicides quasi-hebdomadaires à la SNCF.

La Macronie a besoin de cliver contre les cheminots. Il en va de sa survie politique ici comme ailleurs.

Autre service service public, pas encore privatisé, l’Éducation nationale. Une énième réforme du lycée, dont l'objectif affiché est d'insuffler davantage de sélection et d'élitisme à travers la réduction de l'enseignement scientifique et l'instauration d'un contrôle continu localisé et non national pour le Bac, déstabilise les profs, en sus d'une croissance des effectifs scolaires malgré la réduction du nombre de postes. L'attitude du ministre Blanquer, autrefois chouchou des médias, est du mépris. Quand une directrice d'école se suicide sur son lieu de travail après s'être plainte de conditions de travail, le sinistre ministre répond que  "le fait d’avoir du surcroît de travail à certains moments, c’est le propre des fonctions de responsabilité." Blanquer est trop occupé à divertir l'attention sur le voile et le "danger de l'islam" dans les écoles. Il s'enferre dans ses mensonges sur ces prétendus cohortes de fillettes empêchées d'aller à l'école à cause de la pères islamistes. Il évacue d'une phrase le drame humain, refuse d'y voir le signe d'un épuisement plus collectif.

(…)

Sarkofrance

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A Lire... "L'art de ne pas être trop gouverné" - Jean-Claude Monod...

12 Octobre 2019 , Rédigé par Mollat Publié dans #Politique

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#Immigration - "Malaise" - Par Najat Vallaud-Belkacem

7 Octobre 2019 , Rédigé par Najat Vallaud-Belkacem Publié dans #Politique, #Immigration

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EXTRAIT

Il fut un temps où, quand le premier personnage de l’Etat parlait de «fuite d’eau», nous entendions de toutes parts de justes réactions d’indignation. Aujourd’hui, des mots aussi déshumanisants que «vague» sont employés sans que personne n’y trouve plus rien à redire. On va jusqu’à employer, au Gouvernement, une rhétorique guerrière avec un appel à «armer le pays». On n’en dira jamais assez les dommages causés, dans notre pays, par ces années de mauvais débats sur l’identité nationale et l’immigration, et qui resurgissent aujourd’hui sous une autre forme, dans d’autres bouches.

En termes de cadrage des perceptions, nous savons combien les métaphores utilisées influent sur la manière dont nous pensons les choses. Ces figures de style et exercices de communication sont donc non seulement dérangeants, sinon odieux, ils sont surtout catastrophiques d’un point de vue politique. Les effets de manche et l’inflation sémantique, loin de compenser les insuffisances des actes ou leur inefficacité, ont en effet un impact direct sur les représentations et les attentes. Le discours de Grenoble et ses suites n’ont rien produit d’autres que de l’intolérance vis à vis de l’immigration, et une polarisation toujours plus grande de l’opinion. Parler des choses, «sans tabou», quand on en parle mal, quand on libère chacun des contraintes des normes sociales et que l’on laisse libre cours aux fantasmes, cela n’apaise rien. Cela aggrave le problème.

Par les mots employés par le Président de la République cette semaine — «parti bourgeois» opposé à ces catégories populaires qui «vivraient avec» -, on semble acter un renoncement politique. En nommant les choses ainsi, on fige en effet une forme de partition sociale que l’on dénonçait pourtant hier à grands coups d’envolées lyriques sur l’émancipation et l’égalité des chances. On semble ainsi renoncer à toute possibilité de réconcilier l’ensemble des Français autour d’intérêts communs, de les fédérer autrement qu’en leur désignant des ennemis et des boucs émissaires.

(…)

Najat Vallaud-Belkacem

Ancienne ministre. Directrice générale « Global Affairs », Ipsos group. Directrice de la collection «Raison de plus», Fayard. Professeur associée, Sciences Po.

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