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Vivement l'Ecole!

Articles avec #politique tag

Le discours d'Emmanuel Macron? "Le nouvel iPhone. Il produit l’offre en fonction de la demande"...

24 Janvier 2017 , Rédigé par L'Obs Publié dans #Politique, #Langue

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Parce qu'elle en avait marre des "petites phrases", la chercheuse Cécile Alduy a mouliné des millions de mots prononcés par les candidats à la présidentielle de 2017. Avec un objectif : comprendre "ce qu'ils disent vraiment". Edifiant.

EXTRAIT

(...)

Que pensez-vous de la langue d’Emmanuel Macron ?

Je suis d’abord frappé par le titre de son ouvrage "Révolution". C’est vraiment un mot qui peut être approprié par la droite, la gauche, le centre. C’est un mot faire-valoir qui parle aux électeurs qui expriment leur dégoût pour les partis et la classe politique. Emmanuel Macron a un très fort sens du marketing.

La deuxième chose, c’est qu’il présente une très grande cohérence idéologique : il est libéral économiquement, mais aussi culturellement. Le Front national est pour la fermeture dans tous les domaines. Les Républicains sont ouverts sur l’économie mais plutôt fermés du point de vue de l’immigration et des mœurs. Le Parti socialiste, c’est l’inverse. Macron se situe au centre, ouvert sur tout. C’est une force rhétorique car il présente un discours sans contradiction interne. Il est pour la liberté partout.

Enfin, il s’inscrit dans une démarche plutôt que dans un discours. Il est dans le performatif, il incarne, met en scène le changement. Il mène une sorte d’élaboration de produits, qu’il teste sur des sous-groupes, qu’il remet sur le métier, qu’il va ensuite présenter comme si c'était le nouvel iPhone. Il produit l’offre en fonction de la demande.

Les mots mèmes

Cela semble finir de façonner un rapport marketing à la politique… Quel est le danger le plus grave pour vous ?  

L’accélération du temps médiatique. Qu’est-ce qu’on peut dire en quelques secondes à part "la France est en guerre" ? Tout le monde se voit servir la même petite phrase, mais une petite phrase ne fait pas une pensée. Il y a donc un amoindrissement de l’espace pour penser les problèmes. Presque personne ne fait l’effort de proposer une lecture, de raconter la France d’aujourd’hui. Il n’y a, de toute façon, presque plus d’espace médiatique pour le faire.

(...)

Propos recueillis par Rémi Noyon

A retrouver entièrement ci-dessous

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Manuel Valls au 20 H de TF1...

23 Janvier 2017 , Rédigé par TF1 Publié dans #Politique, #Valls

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Limiter le nombre d'élèves par classe: une mesure à portée TRES limitée, voire contre-productive.

23 Janvier 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Politique

letemps.ch

letemps.ch

Limiter à 25 élèves par classe le nombre d’écoliers en CP, CE1, CE2.

Cette proposition flatte les oreilles des parents et des enseignants. Certainement pas celles des chercheurs.

La réduction généralisée du nombre d'élèves par classe est une mesure dont l'efficacité dépend de conditions particulières. Ces effets sont plus significatifs:

- dans les milieux défavorisés;

- pour les élèves du début du primaire;

- si le nombre d'élèves par classe est inférieur à 20.

Limiter à 25 ne sert à rien.

Il convient d'ajouter que les recherches américaines et canadiennes ont toutes démontré que la réduction d'élèves par classes n'a de réelle efficacité qu'à condition d'imposer une division par deux des effectifs.

Ce qui entraîne un coût non négligeable. Au Québec en 2000, l'application de cette mesure avait nécessité 300 millions de dollars de dépenses. (Conclusions du comité Champoux-Lesage).

Enfin, toutes les réductions d'effectifs n'ont de réelles chances d'entraîner une amélioration des résultats des élèves qu'à condition d'être accompagnées de changements radicaux dans les pédagogies utilisées.

On le voit, la simple annonce de "réduction d'effectifs à 25 dans le primaire" ne suffit pas à faire de cette proposition une réussite assurée.

Loin de là.

Christophe Chartreux

PS: Le service public d'aides aux devoirs est une FAUSSE bonne idée!

Elle ne fera que sanctuariser les inégalités.

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Le programme de Manuel Valls - Un programme de gouvernement...

23 Janvier 2017 , Rédigé par Ouest France Publié dans #Politique

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POUVOIR D’ACHAT

- Créer un revenu décent. La première étape - fusion des minima sociaux et ouverture aux 18-25 ans - représenterait un coût de 8 milliards d’euros.

- Augmenter la prime d’activité.

- Revaloriser les petites retraites et retraites agricoles.

- Favoriser le pouvoir d’achat, en rétablissant - mais en la plafonnant - une mesure adoptée par la droite puis supprimée par la gauche : la défiscalisation des heures supplémentaires.

Manuel Valls refuse en tout cas de verser à tous les Français une allocation, au « coût exorbitant », mais propose de leur garantir un minimum décent d’environ 800 euros par mois : ceux dont les revenus n’atteindraient pas cette somme recevraient une allocation, assez proche dans son esprit de l’actuel RSA.

FISCALITÉ

- Poursuivre la baisse des prélèvements obligatoires pour les classes moyennes et modestes.

- Défiscaliser les heures supplémentaires.

- Rétablir l’avantage fiscal (la demi-part) dont bénéficiaient les veuves et veufs ayant élevé des enfants, qu’avait supprimé la droite et que la gauche n’avait pas rétabli.

ENTREPRISES

- Stabilité fiscale pour les entreprises avec les orientations définies pour cinq ans au début du quinquennat.

- Réserver aux PME une part significative de la commande publique.

- Accompagnement de tous les créateurs d’entreprise qui le souhaitent et facilitation de l’accès au crédit.

FINANCES PUBLIQUES

- Créer 1 000 postes de policiers et de gendarmes par an et, sur la totalité du quinquennat, 1 000 postes de magistrats, 1 500 de greffiers et créer 10 000 places de prison.

- Porter le budget de la Défense à 2 % du PIB en 2025

EUROPE

- Obtenir des partenaires de la France une réforme du pacte de stabilité « pour garantir de manière durable une application intelligente » des règles budgétaires. Manuel Valls veut « maintenir le déficit juste sous la barre des 3 % » mais « sans chercher à le réduire davantage ».

- Conférence de « refondation » de l’Europe pour affirmer le modèle social, maîtriser les frontières, taxer « lourdement » les produits entrant sur le marché intérieur ne respectant pas les règles sociales et environnementales. Smic européen.

- Contrôle des investissements étrangers en Europe dans les secteurs stratégiques.

- Pause dans l’élargissement de l’UE, la Turquie n’a « pas vocation » à l’intégrer.

SOCIÉTÉ, LAICITE ET ASILE

- Service civique obligatoire de six mois pour les jeunes.

- Intégrer dans la Constitution une charte de la laïcité « qui lutte contre tous les communautarismes sans jamais pointer du doigt tel ou tel pour sa croyance ».

- Assumer et poursuivre la politique migratoire menée à Matignon, appelant à « ne pas confondre droit d’asile et migration ».

- Pas de légalisation du cannabis. Pour Valls, cette mesure ne peut en rien faire reculer les trafics.

EDUCATION

- Créer un service public d’accueil de la petite enfance.

- Revaloriser le salaire des enseignants.

- Un milliard d’euros par an pour les universités.

SOCIAL ET TRAVAIL

- Ouvrir aux indépendants, entrepreneurs et artisans les mêmes droits que les salariés.

- Renforcer les syndicats en généralisant le chèque syndical.

Manuel Valls continue à défendre comme « une avancée » la loi Travail qu’il avait fait voter aux forceps lorsqu’il était Premier ministre.

SANTÉ

- Plan pour la médecine de proximité, lutte contre les dépassements d’honoraires, doubler le budget de la prévention.

- Rembourser à 100 % un ensemble de soins primaires

- Supprimer le numerus clausus dans les études médicales.

ECOLOGIE

- Tourner les soutiens publics vers les technologies bas carbone et l’économie verte, programme de rénovation thermique des bâtiments, développement des énergies renouvelables.

Manuel Valls veut « accélérer la convergence des fiscalités essence et diesel », mais réaffirme que la part du nucléaire dans la production d’électricité passera de 75 % à 50 % d’ici 2025. Et face à Donald Trump, il veut instaurer une taxe carbone sur les produits américains si l’accord de la COP 21 était remis en cause.

INSTITUTIONS

- Réduire le nombre des députés et sénateurs, limiter le nombre de mandats à trois successifs et le cumul des fonctions.

- Limiter le 49-3 aux lois budgétaires.

- Nouveaux transferts de responsabilités aux collectivités.

- Pas de changement de régime politique (pas de VIe République, donc), mais instauration d’une consultation citoyenne avant le vote des lois.

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Non à l'autonomie libérale des établissements! Oui à l'autonomie pédagogique et républicaine...

21 Janvier 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Politique

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A bien plus de 80 ans, Michel Serres nous parle souvent d'un monde en métamorphose pour lequel il est urgent et nécessaire d'inventer d' "inimaginables nouveautés". Très souvent aussi, à propos des pédagogies du XXIème siècle, le "vieux jeune homme" conseille d'en expérimenter en même temps qu'apparaissent les nouvelles technologies.

Depuis fort longtemps déjà, des Philippe Meirieu ou Edgar Morin, chacun à leur manière, ne disent pas autre chose. Pourtant, malgré ces avis éclairés, malgré des expériences innovantes aux réussites incontestables, malgré des travaux, des séminaires, des colloques, des conférences nationales et internationales, malgré les résultats d'enquêtes (dont PISA mais pas seulement), malgré les recommandations d'experts reconnus comme de praticiens anonymes, l'Ecole évolue peu, se contente ici d'ordinateurs, là de tableaux blancs interactifs mais refuse de bouleverser ses habitudes. 

Incompréhensible attitude puisque dans le même temps, un certain nombre de professeurs critique allègrement le "système", renâcle devant toutes les réformes, le terme de "réforme" servant à lui seul de repoussoir. Il faut dire que les désormais politiquement ultra-corrects Finkielkraut, Polony, Zemmour, Brighelli entonnent partout où ils passent le chant du conservatisme revendiqué. "L'école est par nature conservatrice" a même déclaré Rama Yade... Affirmation révélatrice néanmoins d'une position hélas largement partagée à l'intérieur même de l'institution scolaire, y compris dans l'électorat de gauche TRES à gauche.

A toutes ces frilosités, car pour beaucoup d'enseignants la peur de l'inconnu est très présente, je choisis et choisirai toujours les audaces d'un Michel Serres, les visions d'un Edgar Morin, les courages d'un Philippe Meirieu... Tous, avec d'autres, ont raison depuis longtemps. Chaque année qui passe voit leurs analyses confortées, leurs avertissements justifiés. QUAND donc enfin allons-NOUS, toutes "catégories éducatives confondues", avoir le courage de les entendre ? Combien d'années d'échecs faudra-t-il pour que NOUS prenions à bras-le-corps les transformations nécessaires qu'une Ministre courageuse a portées? (et qu'elle aurait aimé plus radicales et plus audacieuses encore mais les inerties sont redoutablement puissantes dans la "maison Education"). Combien de milliers de gamins abandonnés en cours de scolarité faudra-t-il pour que NOUS mettions en place les outils QUI EXISTENT permettant l'arrêt du massacre ? Quand déciderons-NOUS de modifier radicalement un système qui ne reproduit pas les inégalités sociales mais - bien pire - les creuse davantage encore ?

Quand cesserons-NOUS de prêter des oreilles bien trop attentives aux "Macron", ces candidats "youpiii" vendant en excellents (dé)marcheurs une autonomie libérale des établissements alors qu'il convient urgemment de faciliter l'autonomie pédagogique des enseignants dans une "école démocratique", émancipatrice et républicaine!

Faisons un rêve... 2017 et l'échéance majeure des présidentielles, au milieu d'un monde chaotique, dangereux, bouleversé, replié sur les petits nationalismes égoïstes NOUS offriront peut-être l'occasion d'oser...

D'oser avec l'audace tranquille et lumineuse d'un Michel Serres...

Christophe Chartreux

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A Lire... "La vie a plus d'imagination que toi" par Najat Vallaud-Belkacem - Sortie le 1er mars

21 Janvier 2017 , Rédigé par Grasset Publié dans #Education, #Politique

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« Je sais bien, je m’étais juré que je ne raconterais pas, jamais. Que je garderais pour moi ce qui n’appartient qu’à moi. Mais je ne m’appartiens plus tout à fait,: pourquoi et comment je suis devenue française semble poser problème, dans un pays traversé par les doutes. Alors, d’autres ont pris le relais, comblent les silences, racontent, imaginent, affabulent. Il faudrait laisser dire, comme toujours. Par conviction intime, et pour éviter les pièges. Mais ma petite histoire est devenue collective, publique, démocratique, républicaine, politique. Une histoire française, de fait, parce que je suis Ministre de la République, que j’ai porté la parole de mon pays et que, parfois, on lui prête mon visage. Ni belle, ni sale, juste une histoire vraie dont j’ai bien voulu qu’elle dise un peu de moi, si elle peut dire aussi un peu de la France. »
 
Najat Vallaud-Belkacem
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Interviews Montebourg/Valls : leurs visions de l’éducation...

19 Janvier 2017 , Rédigé par VousNousIls Publié dans #Education, #Politique

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EXTRAIT

Vousnousils a interrogé les principaux candidats à la primaire de la gauche sur leurs visions de l’éducation. Focus aujourd’hui sur Manuel Valls et Arnaud Montebourg

Selon vous, comment se porte actuellement l’Éducation en France ?

Manuel Valls : Malgré l’engagement et le professionnalisme des personnels de l’Éducation nationale, notre école ne donne pas à tous les mêmes chances de réussite : l’impact de l’origine sociale sur les performances des élèves reste beaucoup trop élevé. Il faut permettre à l’école républicaine de renouer avec sa mission première – la transmission, bien sûr, mais aussi l’émancipation ; de faire que la naissance et le milieu social ne dictent pas le destin de nos enfants. Ce quinquennat a permis d’engager la refondation de l’école, une réforme qui a été saluée par l’OCDE. Il faut maintenant aller plus loin, frapper plus fort contre les inégalités, permettre aux Français d’apprendre à l’école, pendant les études mais aussi tout au long de leur vie. C’est cela, la Nation éducative que je veux construire.

(...)

Si vous êtes élu, quelle mesure prendrez-vous en priorité pour l’école ?

M.V : Je poursuivrai la revalorisation des salaires des enseignants initiée pendant ce quinquennat et je renforcerai les moyens humains et matériels accordés aux établissements qui concentrent les plus grandes difficultés. Il faudra aussi aller plus loin avec les collectivités pour lutter contre la ségrégation sociale qui gangrène nos écoles : les collèges doivent cesser de recruter seulement dans leur proximité immédiate et aller chercher des élèves aux profils plus diversifiés dans des secteurs plus larges.

(...)

Grâce au numérique, de nouvelles pédagogies innovantes émergent (comme par exemple la classe inversée). Pensez-vous que ces innovations soient l’avenir de l’éducation ?

M.V : Il faut soutenir et accompagner les équipes qui innovent en donnant davantage de moyens pour expérimenter, évaluer par la recherche, faire connaître et partager ces innovations. C’est aussi cela, l’autonomie : faire confiance à nos enseignants et à nos territoires. Il faut également poursuivre l’impulsion lancée par le plan numérique pour que notre école soit en adéquation avec le monde qui est le nôtre, développe de nouvelles compétences, mette l’accent sur la coopération. Le numérique, l’innovation pédagogique doivent aussi irriguer la formation initiale et continue des enseignants.

A.M : L’avènement du numérique est un fait indéniable qui doit nécessairement être pris en compte par l’École. Nous devons innover, évaluer et généraliser les bonnes pratiques à ce niveau.

Pour l'ITW dans sa totalité avec les réactions d'Arnaud Montebourg, cliquez ci-dessous

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Le CESE a rendu son avis "Réseaux sociaux numériques : comment renforcer l'engagement citoyen ?"

19 Janvier 2017 , Rédigé par CESE Publié dans #Education, #Politique, #Numerique

Crédit photo : Topyweb.com

Crédit photo : Topyweb.com

L’engagement citoyen est plus que jamais dans notre société un enjeu central. Susciter, favoriser, valoriser cet engagement est décisif aujourd’hui ; c’est un facteur majeur de préservation et d’approfondissement de notre démocratie. C’est dans ce contexte que les réseaux sociaux numériques se sont faits depuis quelques années une place spectaculaire: 56 % des Français.es sont membres d’au moins un réseau social.
 
Si le nombre d’utilisateur.rice.s des réseaux sociaux ne cesse de croître, une partie de la population s’en trouve mise à l’écart par une fracture numérique tant en équipement que sociale.
 
Ces réseaux sociaux sur le net constituent des outils extrêmement puissants et attractifs mêlant valorisation de soi, agrégation d’individualités et force de coopération des liens ainsi constitués. Ils peuvent être vecteurs d’intelligence collective et de collaboration en ligne. Ils ont également transformé la circulation de l’information en une transmission qui se veut horizontale, transformant chaque socionaute en un émetteur récepteur d’information. La prise de parole est désormais à la portée de chacun.e. Des communautés numériques peuvent désormais produire des contenus qui seront commentés, transmis, diffusés, enrichis, quasiment en temps réel.
 
Ainsi les réseaux sociaux numériques offrent des potentialités remarquables pour susciter et favoriser l’engagement et sont aussi objet d’engagement. Il importe de ne pas les sous-estimer.
 
Il ne faut toutefois pas céder à l’illusion d’un quelconque déterminisme technologique soit en considérant que les outils socionumériques peuvent à eux seuls générer des formes nouvelles d’engagement et de mobilisation, soit en ignorant les faiblesses, les biais et les risques qui leur sont inhérents.
 
La logique économique qui sous-tend leur fonctionnement a une double conséquence. D’une part, elle repose sur la collecte des données, leur utilisation ou leur revente à des fins commerciales. D’autre part, elle implique de fixer le plus longtemps possible l’utilisateur.rice en lui proposant des relations et des informations qui lui ressemblent, et qui la.le confortent dans ses expressions ou ses émotions.
 
Tout cela génère des risques et des biais qui de plus en plus apparaissent au grand jour : enfermement dans des chambres d’échos ou bulles qui réduisent les possibilités de débat, diffusion de fausses informations et de rumeurs, possibilités de manipulation de l’opinion, propos de haine..., qui peuvent peser négativement sur l’engagement citoyen.
 
Ce constat n’invalide pas l’idée que les réseaux sociaux peuvent être des outils particulièrement efficaces en matière d’engagement citoyen. Mais il est décisif d’avoir conscience que comme la plupart des outils, ils présentent des caractéristiques ambivalentes voire contradictoires et nécessitent que l’on en fasse un usage responsable. C’est le sens des préconisations de cet avis.
 
Pour en savoir plus, cliquez ci-dessous
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Cécile Alduy étudie le poids des mots... L'analyse du discours macronien est un bijou (à 9 minutes 15 de I'ITW)...

18 Janvier 2017 , Rédigé par Cécile Alduy - Quotidien - Seuil Publié dans #Politique

"Liberté", "laïcité", "sécurité", "peuple", "identité"... Les hommes politiques aiment les mots qui claquent ou qui clivent. Mais quel sens précis leur donnent-ils ? À l'aube d'une année électorale à hauts risques, et dans le contexte de montée du Front national et de menace terroriste accrue, il est urgent de clarifier le sens des mots du débat politique.

Pour la première fois, une analyse scientifique décode la logique du discours des politiques qui se disputent l'élection présidentielle de 2017 – Marine Le Pen, François Fillon, Jean-Luc Mélenchon, etc.– et de ceux qu'ils ont peu à peu supplantés – François Hollande, Nicolas Sarkozy, Alain Juppé. À la croisée d'un monde ancien et d'un monde nouveau, c'est la capacité des politiques à lire le monde contemporain et à le dire qui est scrutée.

L'auteur passe au crible plus de 1 300 textes – 2,5 millions de mots – écrits ou prononcés de 2014 à 2016 pour décrypter mots-clés, mots-fétiches et mots-tabous, et cartographier les positions de chacun et la reconfiguration du paysage politique.

Cette enquête sémantique, stylistique et rhétorique dévoile derrière l'écume des petites phrases la structure profonde de la vision du monde des politiques. Que disent-ils ? Qui est "de gauche" et "de droite" à l'heure des concepts politiques élastiques ? Les "populismes" des deux bords se ressemblent-ils vraiment ? Et quels sont les angles morts de ces orateurs aguerris qui manient aussi bien silences et non-dits que slogans et mots d'ordre ?

Plus que jamais, la bataille des idées passera par celle des mots. Et celui qui imposera son propre sens de la "laïcité" ou de la "République" aura remporté une victoire idéologique, au-delà même des résultats électoraux.

Professeur de littérature à l'université Stanford et chercheuse associée au Cevipof à Sciences Po, Cécile Alduy est l'auteur au Seuil de Marine Le Pen prise aux mots. Décryptage du nouveau discours frontiste (2015).

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"Je serai le Président qui bâtira une Nation éducative"...

18 Janvier 2017 , Rédigé par Avec Valls Publié dans #Politique

"Je serai le Président qui bâtira une Nation éducative"...
Mesdames, Messieurs, mes chers compatriotes de métropole, des outre-mer et de l'étranger,

Je suis candidat à la présidence de la République parce je veux que la France, que les Français, retrouvent la maîtrise de leur destin. Notre pays a les atouts pour entrer dans ce XXIe siècle la tête haute, pour porter ses valeurs avec fierté, pour donner à chacun de ses enfants un avenir à la hauteur de ses rêves.

Le projet que je porte est le fruit d'un engagement sans faille pour mon pays, le pays que j'ai choisi et qui m'a tout donné. Je suis animé par une conviction profonde : la France a besoin de progrès, besoin de justice sociale, besoin d'innovation. Elle a besoin de la Gauche. Je refuse de toutes mes forces l'alternative mortifère entre une droite réactionnaire et une extrême droite dangereuse. Face à elles, j'incarnerai une Gauche moderne, audacieuse et responsable, qui fait aller de pair l'égalité et la liberté pour permettre à chacun de construire son destin.
 
Je serai le Président qui donne du pouvoir d'achat aux Français
 
  • Baisse des impôts pour les classes moyennes et populaires
  • Défiscalisation de la part salariale des heures supplémentaires
  • Augmentation de la prime d'activité pour les travailleurs gagnant jusqu'à 1 500 euros par mois
  • Revalorisation de 10% des petites retraites

Je serai le Président du nouveau modèle social français

  • Création d'un revenu décent de 850 euros pour toutes les personnes sans ressource, dès 18 ans
  • Alignement du régime social des indépendants, artisans, commerçants, sur celui des salariés
  • Lutter contre les déserts médicaux en augmentant le nombre de médecins grâce à la suppression du numerus clausus et en instaurant une politique d'installation plus volontariste

Je serai le Président qui défend la compétitivité des entreprises et l'innovation au service de l'emploi durable

  • Création d'un droit à la création d'entreprise, avec un accompagnement dédié et un prêt de l'Etat à taux zéro, sans remboursement les premières années pour les entrepreneurs
  • Pas de nouvelle taxe des moyens de production pour donner de la lisibilité aux entreprises
  • Réserver une part des marchés publics aux PME
  • Cibler les efforts de l'Etat en priorité sur l'innovation, la transition écologique et les technologies numériques

Je serai le Président de la refondation de l'Europe

  • Une conférence de refondation de l'Europe pour sortir des ambiguïtés, clarifier et redonner du sens au projet européen
  • Convergence des salaires minimum, de l'impôt sur les sociétés
  • Imposer les multinationales du numérique là où elles réalisent leur chiffre d'affaires
  • Mettre la mondialisation au service des peuples en taxant lourdement les produits venant de pays ne respectant pas les normes sociales et environnementales
  • Assurer la souveraineté européenne en contrôlant strictement les investissements stratégiques étrangers en Europe

Je serai le Président qui bâtira une Nation éducative

  • Une scolarisation ou un mode de garde pour tous les enfants de moins de 3 ans
  • Revalorisation du salaire des enseignants
  • 1 milliard d'euros par an pour les universités
Je serai un Président qui protège
 
  • 1 000 policiers et gendarmes supplémentaires chaque année et 1 500 magistrats et greffiers en cinq ans
  • Création d'un fonds européen de défense
  • Porter l'effort de défense à 2% du PIB
Je serai un Président qui défend les valeurs républicaines
 
  • Instaurer un service civique obligatoire de 6 mois pour chaque jeune femme et jeune homme
  • Une Charte de la laïcité sera adossée à la Constitution
  • Diviser par deux les inégalités de salaire entre femmes et hommes
Retrouvez l'intégralité de mon projet ici.

Ce projet, je veux continuer à le construire avec toutes les Françaises et les Français qui refusent la résignation ; toutes celles et tous ceux qui veulent une République plus forte et une France plus juste.

Rien n'est écrit ! C'est aux Français de décider de leur avenir.

Il ne nous reste que quelques jours pour insuffler la dynamique citoyenne qui nous permettra de déjouer les pronostics et de faire gagner la Gauche.

Le dernier grand rendez-vous de cette campagne des primaires sera la réunion publique qui se tiendra à Paris, le vendredi 20 janvier, au Trianon (80, boulevard de Rochechouart, 75018 Paris).

Je compte sur votre mobilisation totale. Nous devons montrer à la France que la Gauche est là, forte, rassemblée, enthousiaste. Une Gauche fière de ses valeurs et de son action. Une Gauche qui refuse que les plus fragiles soient la variable d'ajustement d'un monde en pleine mutation. Une Gauche prête à gouverner encore, dans l'intérêt de la France et des Français.

Le compte-à-rebours est lancé : rendez-vous dans 4 jours au Trianon … et dimanche dans les bureaux de vote !
 
Manuel VALLS
"Je serai le Président qui bâtira une Nation éducative"...
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