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Vivement l'Ecole!

Articles avec #politique tag

Rythmes scolaires : le grand retour en arrière...

21 Juillet 2017 , Rédigé par Parti Socialiste Publié dans #Education, #Politique

Rythmes scolaires : le grand retour en arrière...

C’est le premier revers de la Contre-réforme Blanquer : en dépit d’un décret taillé sur mesure, seul un quart des élèves de France reviendra à la semaine de 4 jours à la rentrée prochaine.

C’est un échec pour le ministre de l’éducation nationale qui avait choisi d’imposer ce décret sans évaluation, concertation ou discussion parlementaire et sans jamais faire la preuve du bénéfice pour les élèves de ce retour en arrière. Trop souvent, ce n’est donc pas l’intérêt de l’enfant qui a primé mais bien celui de certains adultes et de municipalités, très majoritairement de droite, trop contentes de faire des économies dans le budget de leurs activités périscolaires.

Le Parti socialiste s’inquiète des conséquences de la mise en oeuvre de ce décret. La France devient en effet le seul pays européens à infliger à ses élèves des journées aussi nombreuses et aussi longues alors qu’on sait qu’elles encouragent l’échec scolaire, en particulier des enfants issus de milieux défavorisés.

Elle prive concrètement les élèves et les enseignants d’une demi-journée d’enseignement, détricote le cadre national de la journée scolaire, et accentue les inégalités territoriales que le Président de la République, la veille, appelait pourtant à résorber. A la rentrée, dans de nombreuses communes, des milliers d’enfants ne pourront plus pratiquer d’activités artistiques et culturelles et les intervenants seront réduits au chômage.

Le Parti socialiste exhorte le gouvernement à ne pas supprimer l’aide de l’Etat aux communes qui souhaitent poursuivre la semaine de 4,5 jours afin que leur choix ne soit pas dicté par les coupes budgétaires imposées par la rue de Grenelle mais par leur seul souci de faire réussir tous les élèves.

Colombe BROSSEL

Secrétaire nationale à l'Éducation et à la formation, et vice-présidente du Conseil national

Yannick TRIGANCE

Secrétaire national adjoint à l'éducation et aux lycées professionnels

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Université - APB n'est pas coupable Mr Macron! Soyez inventif et entreprenant!...

18 Juillet 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Politique, #APB

Université - APB n'est pas coupable Mr Macron! Soyez inventif et entreprenant!...

APB... Admission Post Bac... Ce cauchemar! Ce paria! Cet outil cause de tous les maux, de toutes les angoisses des nouveaux bacheliers et de leurs parents! Tout, absolument tout est de sa faute! Si Mathilde ou Pierre n'obtiennent pas la faculté de leur choix  - ce qui est évidemment inadmissible! - l'accusé qui doit se lever pour écouter sa condamnation à mort, c'est APB! Seulement APB! Toujours APB!

Or, l'OUTIL APB n'est en aucun cas l'enjeu. Ce dernier est ailleurs et tient en une question:

Veut-on continuer à ouvrir des places dans l'enseignement supérieur public ?

La démographie très forte (cette année et surtout l'an prochain) et la nécessaire élévation du niveau de qualification de la jeunesse voudraient que la réponse soit oui.

Mais dans les faits, Emmanuel Macron et le Gouvernement répondent par la négative:

- en diminuant de 336 millions le budget de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, contrairement aux promesses de campagne;

- en se préparant à instaurer la sélection et la hausse des frais d'inscription à l'entrée de l'université.

C'est à dire à créer en France cet ersatz de "modèle" nord-américain que le Président nouvellement élu admire.

Ces solutions sont signes de paresse, de faiblesse. Plutôt qu'imaginer et mettre en place les outils nécessaires au bon accueil des étudiants, nécessaires à leur éducabilité car on est éducable à tous les âges de la vie, le Gouvernement choisit de froncer les sourcils devant l'afflux de futurs diplômés possibles.

Ces diplômés potentiels absolument nécessaires à la France, 5e puissance mondiale, pour assurer son avenir appuyé sur des métiers exigeant de hauts niveaux de qualification, ne peuvent pas, ne doivent pas être mis de côté:

- ni par un tirage au sort;

- ni par une sélection/solution de facilité.

Sélection qui ne dit pas ce que deviendront les milliers d'éliminés n'ayant pour bagage que le seul Bac dont on sait qu'il n'est pas un viatique suffisant pour espérer une entrée facile dans la vie professionnelle.

Le candidat Macron encourageait les français à avoir de l'imagination, à entreprendre, à créer, à oser.

Alors que le Président Macron applique ses conseils à lui-même et exige de son gouvernement qu'il soit courageux:

"Créez! Imaginez! Osez! Soyez inventifs et originaux!

Avec la condamnation d'APB - qui n'est pas à l'origine du manque de places à l'Université - et l'ouverture d'une sélection, vous vous enkystez dans le vieux monde!"

Voilà ce que nous aimerions entendre...

Christophe Chartreux

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Ce Président qui excelle dans la novlangue...

17 Juillet 2017 , Rédigé par Liberation Publié dans #Politique, #Médias

Ce Président qui excelle dans la novlangue...

Ces mots, qui nous enveloppent. Voici la ministre du Travail, à la tribune de l’Assemblée. «Le chemin que nous proposons, c’est de donner plus de liberté et de protection, dit Muriel Pénicaud, pour défendre la réforme du code du travail. Il faut à nos entreprises plus de souplesse.» Ces mots qu’on finit par ne plus entendre, assourdis que nous sommes. Il faudrait, dans ces phrases, relever chaque mot. Le chemin, d’abord. Le chemin que l’on trace, puis ensuite où l’on chemine tranquillement, le délicieux chemin ombragé, qui sent la noisette. Sur un chemin, on ne se précipite pas. On va au pas de son âne, tranquillement, un bosquet après l’autre. On pourrait objecter que si Emmanuel Macron, pour réformer le code du travail, a choisi les ordonnances plutôt que la loi, c’est justement pour foncer. Mais non. Emmanuel Macron est ce prodige, cette synthèse de toutes les contradictions, qui va vite et lentement à la fois. Comme aurait pu dire George Orwell, inventeur de la novlangue, il «foncechemine».

D’ailleurs, ce chemin, le gouvernement le «propose». Il n’impose rien, quelle horreur. Et s’il a repoussé tous les amendements de l’opposition, ce n’est évidemment pas par refus du dialogue, puisque justement, il s’agit de développer le «dialogue social». Alors pourquoi ? Parce qu’un amendement de l’opposition, ça se rejette, aussi vrai qu’il faut, de temps en temps, élaguer les ronces sur les chemins. «Evidemment !» répond une députée macronienne à un mélenchonien qui lui fait remarquer que le taux d’adoption des amendements est de 0 %. Restent, dans le discours de Muriel Pénicaud, les classiques : «liberté, protection, souplesse». «Liberté» pour qui ? «Protection de qui ?» Ce n’est pas précisé. Liberté en général. Protection universelle. Et la «souplesse» ! Qui pourrait s’opposer à la souplesse ? Qui va monter à la tribune pour défendre les rigidités ?

Ce radieux et bucolique paysage macronien, où prolifèrent violettes, coquelicots, souplesses et évidences, pourrait n’être menacé par rien, n’étaient les cailloux et les ronces qui, sur les plus jolis chemins, ont parfois le mauvais goût de faire trébucher ou d’égratigner. Justement, à propos de la ministre du Travail, cette méchante affaire de voyage à Las Vegas, organisé sans appel d’offres. Ce n’est pas grand-chose. Un tout petit caillou. Mais c’est encore trop. Et justement, dans une conférence de presse, voici qu’une journaliste interroge le Président sur le caillou. Directement. Mais où se croit-elle ? Emmanuel Macron a vite fait de la remettre à sa place, qui ne commente pas «les péripéties du quotidien».

Les journalistes, voilà le problème. Les journalistes ont le mauvais goût de se mettre en travers des chemins. Ils zooment sur les cailloux, ils voient tout en noir : il va pleuvoir, on n’arrivera jamais à temps, on aurait dû partir plus tôt, on aurait dû partir plus tard, on aurait dû partir de l’autre côté. Et même quand ils cheminent aussi, dociles, avec les meilleures intentions du monde, ils prennent de la place, ils encombrent le champ de vision, ils proposent des variantes d’itinéraire, on ne peut pas «foncecheminer» à son aise. Aussi Emmanuel Macron a-t-il eu la bonne idée de se faire lui-même journaliste. Il va «créer son média», annoncent les médias, dépités. Il se filmera. Il s’interrogera. Il se répondra. Il postera le tout sur Facebook Live, où il fera peut-être même les commentaires, s’il a le temps. D’ailleurs, il a déjà commencé.

Emmanuel reçoit Angela. On a construit un joli décor : un groupe de jeunes Français et de jeunes Allemands enthousiastes. Ils s’envoient des balles, et doivent prononcer des phrases dans la langue de l’autre. Les règles du jeu ne sont pas parfaitement claires, mais la séance est retransmise sur le Facebook Live de l’Elysée. Et le pire, c’est qu’on le regarde, ce moment d’actualité heureuse, cette préfiguration de ce que sera le futur média En marche, où le prince charmant se «parletaira» avec grâce, dans un sous-marin nucléaire ou sur la tour Eiffel (ça marche : ce pourrait d’ailleurs être le nom de la future chaîne).

Les journalistes râlent contre cette concurrence déloyale. C’était tellement sympa, de filmer le joli chemin, tous ensemble ! Les pauvres. Ils vont devoir détourner leurs caméras, aller filmer dans les ronces, voire sortir du chemin. C’est peut-être la meilleure chose qui puisse leur arriver, même si c’est moins confortable.

Daniel Schneidermann             

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Antisionisme = antisémitisme ? Une erreur historique, une faute politique...

17 Juillet 2017 , Rédigé par Mediapart Publié dans #Politique, #Histoire

Antisionisme = antisémitisme ? Une erreur historique, une faute politique...

EXTRAIT

« Nous ne céderons rien à l’antisionisme car il est la forme réinventée de l’antisémitisme. » Cette phrase finale est venue gâcher le discours salutaire d’Emmanuel Macron lors de la commémoration du 75e anniversaire de la rafle du Vél d’Hiv, devant Benyamin Netanyahou. Une erreur historique, une faute politique.

La présence inédite et scandaleuse du Premier ministre le plus belliciste de l’histoire d’Israël à cette cérémonie n’est sans doute pas pour rien dans la faute politique commise par le nouveau président. Car celle-ci résulte d’un alignement sur son hôte, incroyablement qualifié de « cher Bibi » – celui-ci l’a-t-il appelé « Manu » ? – et par la même occasion sur le Conseil représentatif de institutions juives de France (CRIF).

L’histoire du conflit central du Proche-Orient – faut-il le rappeler à Emmanuel Macron ? – ne commence pas le 14 mai 1948, lorsque naît l’État d’Israël. C’est en 1897 que l’Organisation sioniste voit le jour, avec pour but la création d’un Foyer national juif en Palestine. Entériné par la déclaration Balfour en 1917, puis par le mandat que la Société des Nations confie au Royaume-Uni en 1922, cet objectif ne rallie pas la majorité des Juifs, loin de là : l’immense majorité y est hostile, communistes et bundistes, mais aussi religieux. Antisionistes, tous ces Juifs étaient-ils antisémites ?

Bien sûr que non ! A vrai dire, le sionisme est une idéologie parmi d’autres. Imagine-t-on les communistes interdire la critique du communisme ? Les gaullistes interdire la critique du gaullisme ? C’est pourtant la prétention des tenants les plus extrémistes du sionisme. Présenter l’antisionisme comme une forme d’antisémitisme reviendrait à leur donner raison.

(...)

Indéfendable historiquement comme idéologiquement, l’assimilation de l’antisionisme à l’antisémitisme constitue surtout une faute grave : elle permet en effet à la droite et à l’extrême droite israéliennes de tenter d’étouffer la voix de tous leurs opposants, à l’intérieur comme à l’extérieur. Et ce « cadeau » arrive à point nommé, alors que la violation permanente du droit international et des droits humains a isolé Israël comme jamais au sein de la communauté internationale. Marginalisé diplomatiquement, le gouvernement Netanyahou s’inquiète en outre de l’hostilité de l’opinion, avec notamment la montée de la campagne Boycott-Désinvestissement-Sanctions – je pense au BDS militant, mais aussi au BDS institutionnel, qui voit de puissants fonds de pension, de grandes entreprises et de grosses banques se retirer des territoires occupés, voire d’Israël. On imagine sans mal comment les autorités israéliennes utiliseront la petite phrase d’Emmanuel Macron pour criminaliser les pressions internationales qui s’exercent sur elles.

Il y a de la schizophrénie dans la démarche de notre nouveau président. Il prétend relancer la négociation et, condamnant la colonisation, se fixe pour objectif la création d’un État palestinien aux côtés d’Israël, les deux États ayant leur capitale à Jérusalem. Mais la diplomatie française ne saurait l’ignorer : des tractations israélo-palestiniennes ne sauraient suffire seules pour atteindre cet objectif. Même François Hollande, malgré son « chant d’amour pour Israël et pour ses dirigeants », l’avait compris, en acceptant le projet de conférence internationale proposé, en son temps, par Laurent Fabius. Si Emmanuel Macron veut vraiment contribuer à une paix juste et durable, il faut qu’il accepte le principe de sanctions contre Israël, dès lors que celui-ci refusera de se plier au droit international. Commencer par museler l’opinion en présentant la critique d’Israël comme antisémite n’est pas un bon début.

Guy Vidal

A lire ci-dessous dans son intégralité

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Quand la presse reçoit les "bons points" du gouvernement...

17 Juillet 2017 , Rédigé par France Info Publié dans #Politique, #Médias

Quand la presse reçoit les "bons points" du gouvernement...

Christophe Castaner, porte-parole au gouvernement aux journalistes:

"Vous êtes dans votre rôle quand vous mettez en cause certains de nos politiques, quand vous enquêtez"

France Info

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Ce gouvernement qui dicte à la presse ses attitudes, qui distribue les rôles, les bons points...

La mise en scène de la société du spectacle...

Christophe Chartreux

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Le spectacle se représente à la fois comme la société même, comme une partie de la société, et comme instrument d'unification. En tant que partie de la société, il est expressément le secteur qui concentre tout regard et toute conscience. Du fait même que ce secteur est séparé, il est le lieu du regard abusé et de la fausse conscience ; et l'unification qu'il accomplit n'est rien d'autre qu'un langage officiel de la séparation généralisée.

Le spectacle n'est pas un ensemble d'images, mais un rapport social entre des personnes, médiatisé par des images.

Le spectacle ne peut être compris comme l'abus d'un mode de la vision, le produit des techniques de diffusion massive des images. Il est bien plutôt une Weltanschauung devenue effective, matériellement traduite. C'est une vision du monde qui s'est objectivée.

Le spectacle, compris dans sa totalité, est à la fois le résultat et le projet du mode de production existant. Il n'est pas un supplément au monde réel, sa décoration surajoutée. Il est le coeur de l'irréalisme de la société réelle. Sous toute ses formes particulières, information ou propagande, publicité ou consommation directe de divertissements, le spectacle constitue le modèle présent de la vie socialement dominante. Il est l'affirmation omniprésente du choix déjà fait dans la production, et sa consommation corollaire. Forme et contenu du spectacle sont identiquement la justification totale des conditions et des fins du système existant. Le spectacle est aussi la présence permanente de cette justification, en tant qu'occupation de la part principale du temps vécu hors de la production moderne.

Guy Debord - La société du spectacle

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Quand renaît le projet d' "orientation/apprentissage" dès 14 ans...

12 Juillet 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Politique

Quand renaît le projet d' "orientation/apprentissage" dès 14 ans...

Monsieur Patrick Hetzel (LR) a déposé un amendement dont la teneur est à lire ci-dessous.

Pour résumer:

il s'agirait d'autoriser la création d'une "formation apprenti junior" dès 14 ans. Manquerait-on à ce point de tâcherons, catégorie ancienne de travailleurs qui pourrait renaître si le nouveau Code du Travail venait à être adopté?

L'apprentissage, toutes les études en font régulièrement la démonstration, concerne TOUJOURS les mêmes profils d'élèves.

Jamais les enfants de Ministres, de députés ni de sénateurs.

Avec cet amendement, que de très nombreux députés La République En Marche (LREM) approuvent,  on assiste ni plus ni moins à la mise en place progressive et insidieuse d'un autre projet éducatif que celui claironné par le candidat Macron. Il s'agit de celui du candidat Fillon.

N'ayant pas le courage de mettre à disposition de TOUS les élèves les outils nécessaires à ceux qui en ont le plus besoin - ce qu'avaient commencé à faire les ministres du quinquennat précédent avec l'Aide Personnalisée ou la Remédiation en collège - le gouvernement pourrait être tenté de créer des filières différentes et séparées - TRES séparées - sous prétexte d' "offrir" aux élèves les plus fragiles, dès 14 ans, des portes de sortie d'un système qui manifestement fait tout pour ne pas vouloir d'eux. Niant en cela un principe pourtant inaliénable: celui de l' éducabilité de tous les élèves.

Cela ne signifie évidemment pas de croire naïvement que TOUS les élèves peuvent ou veulent accéder à Normale Supérieure. Mais serait-il impossible de faire en sorte d'offrir à TOUS, non pas une porte de SORTIE dès 14 ans, mais toutes les ENTREES imaginables fondées sur l'égalité des droits à l'éducation et celle des moyens que la République s'est constitutionnellement engagée à donner à TOUS!

Hélas, manifestement, pour les députés LR comme pour un très grand nombre d'élus LREM, ce "TOUS" gênent beaucoup!

Pour rappel, ce projet fut envisagé en son temps, alors que François Fillon était Premier Ministre.

Le Directeur Général de l'Enseignement Scolaire s'appelait... Jean-Michel Blanquer.

Christophe Chartreux

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G20 : Succès mitigé pour l'éducation...

12 Juillet 2017 , Rédigé par Coalition Education Publié dans #Education, #Politique

G20 : Succès mitigé pour l'éducation...

La Coalition Education demande que des engagements concrets pour le financement de l’éducation soient pris dès aujourd’hui.

Quand la communauté internationale va-t-elle enfin réagir et prendre ses responsabilités face à la crise de l’éducation ? Quelles mesures seront prises suite au G20 ? Promesses (encore) d’une prochaine réunion ? A l’issue du G20 à Hambourg, la question de l’éducation  a fait l’objet d’un engagement réduit des leaders.

La bonne nouvelle : La Déclaration finale des dirigeants du G20 souligne l’importance de l’éducation pour accomplir la durabilité, parvenir à l’émancipation des femmes, résoudre la fracture numérique et stimuler l’emploi.  Elle précise également la nécessité d’améliorer et d’accroître le financement de l’éducation en passant par le Partenariat mondial pour l’éducation et le fond Education Cannot Wait. Le texte reconnait l’urgence de prendre des engagements conséquents dans l’éducation, l’emploi et l’émancipation des jeunes pour faire de la croissance démographique en Afrique une opportunité pour le monde.

Par ailleurs, aucun engagement chiffré, aucun objectif précis ne figure dans le texte. Pour être en conformité avec l’objectif de l’enseignement primaire et secondaire universel d’ici 2030, les Etats doivent urgemment réviser à la hausse leurs engagements de financement de l’éducation. Pour l’instant leurs contributions nationales repoussent l’atteinte de ces objectifs à 2084, soit un demi-siècle de retard selon l’UNESCO. Nous demandons que les Etats prennent dès aujourd’hui des engagements concrets et ambitieux à la hauteur des enjeux.

Le Partenariat mondial pour l’éducation évalue les besoin financiers pour mettre en œuvre ses programmes d’appui aux gouvernements partenaires à 2 milliards de dollars annuels d’ici à 2020. « Le but est de renforcer les systèmes éducatifs et d’améliorer l’apprentissage, l’efficacité et l’équité afin que tous les enfants et les jeunes puissent être formés pour le marché du travail et prospérer au 21ème siècle » a déclaré Julia Gillard, Présidente du Partenariat mondial pour l’éducation.

Nous souhaitons également tirer la sonnette d’alarme sur la création d’une facilité financière internationale pour l’éducation soutenue par le Secrétaire générale des Nations Unies, comme mentionné dans le texte. Ce projet de facilité, initié par la Commission internationale sur le financement de l’éducation et son président Gordon Brown, suscite de nombreux doutes. A commencer par son fonctionnement, encore flou,  sur le principe des prêts, au lieu des dons,  aux pays qui risque d’accroître la dette des Etats les plus fragiles. Nous appelons à davantage de précisions sur cette facilité et au développement d’un mécanisme de financement innovant pour l’éducation, en cohérence avec le PME et le fond Education Cannot Wait qui renforcent les systèmes éducatifs des pays défavorisés. La Campagne Mondiale pour l’Education a exprimé ces réserves sur ce fond dans une lettre adressée à Gordon Brown.

« Il faut désormais transformer l’essai et garantir les financements pour donner accès à l’école aux 130 millions de filles privées d’éducation dans le monde ». a déclare Friederike Röder, directrice France de ONE dans un communiqué.

« Nous appelons les dirigeants du G20 à assumer leurs responsabilités mondiales, en augmentant le financement de l'éducation afin d’assurer que tous les enfants aient accès à et achève et une éducation de qualité » annonce Plan International

Léa Rambaud

 
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Les réactions mitigées des enseignants à la lettre de JM Blanquer...

10 Juillet 2017 , Rédigé par VousNousIls Publié dans #Education, #Politique

Les réactions mitigées des enseignants à la lettre de JM Blanquer...

Les enseignants ont réagi sur Twitter à la lettre adressée par Jean-Michel Blanquer aux personnels de l'Education nationale.

Quelques jours après la fin du bac,  le ministre de l’Education nationale Jean-Michel Blanquer a adressé aux enseignants une lettre pour les remercier de leur engagement auprès des élèves et leur exprimer sa confiance.

Sur Twitter, certains enseignants se sont montrés ironiques. Il faut dire que la publication de cette lettre de remerciement coïncide avec l’annonce du gel du point d’indice et du retour du jour de carence pour les fonctionnaires.

(...)

Les parents s’expriment aussi :

Et certains enseignants ne semblent pas du tout convaincus par la sincérité de la lettre…

(...)

Elsa Doladille

Le billet complet est à lire en cliquant ci-dessous

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Les profs, moins absents que la moyenne des salariés...

9 Juillet 2017 , Rédigé par France Info - Lucien Marboeuf Publié dans #Education, #Politique

Les profs, moins absents que la moyenne des salariés...

EXTRAIT

Un article du Figaro.fr, il y a quelques jours, m’a interpellé : « Absentéisme dans la fonction publique, qui remporte la palme ? ». Le site, qui voulait faire suite à sa série d’article sur les absences de profs non remplacées en Seine Saint-Denis (un vrai sujet, alarmant), souhaitait manifestement dégoter les chiffres officiels de l’absentéisme enseignant. En cherchant un peu, la journaliste a pu découvrir que les enseignants sont moins absents que la moyenne des fonctionnaires. En allant chercher un peu plus loin, elle aurait trouvé que les enseignants sont également moins absents que la moyenne des employés français, tous secteurs confondus.

Voilà le mythe des profs champions de l’absentéisme bon à jeter à la poubelle…

(...)

Lucien Marboeuf

Suite et fin à lire en cliquant ci-dessous

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"Ma décision d'aujourd'hui n'est ni une désertion ni un renoncement...".

8 Juillet 2017 , Rédigé par Najat Vallaud-Belkacem Publié dans #Politique

"Ma décision d'aujourd'hui n'est ni une désertion ni un renoncement...".

Chers Amis,

Le parti socialiste vit un moment critique de son histoire. Les Français jugent sévèrement le bilan du quinquennat de François Hollande, et nous venons de subir d’importantes défaites électorales. Le peuple de gauche ne fait plus confiance aux socialistes pour incarner un espoir politique. Certains se tournent vers En Marche, d’autres vers la France Insoumise. Beaucoup s’abstiennent, renoncent, s'éparpillent ou rejoignent le camp des indifférents. Quelques-uns, encore, se réfugient, impuissants, dans la mélancolie d’une gauche socialiste qui appartiendrait désormais au passé. Et puis nous sommes quelques-uns, aussi, à ne pas baisser les bras, à vouloir reconstruire, refonder, imaginer, inventer et créer un horizon d’avenir à cette gauche en laquelle nous croyons. Je suis convaincue que le moment viendra où nous rassemblerons à nouveau ce peuple orphelin autour de nos idées, de nos convictions et de nos valeurs, dans une maison commune et un projet fédérateur.

Pour ma part, je veux assumer pleinement mon engagement qui fut entier au cours de ces cinq dernières années, ce qui implique à mes yeux d’assumer aussi le profond désaveu exprimé par les électeurs. Chacun est libre d’en tirer les conséquences pour lui-même et la conduite qu’il doit tenir dans les semaines, les mois et les années à venir, et je suis intimement persuadée que chacun peut être utile quel que soit le chemin qu’il empruntera, pour peu que nous ayons toutes et tous la volonté de nous retrouver au bout de la route.

Moi, qui suis redevenue une militante parmi les militants, libre de tout mandat électif, je souhaite prendre le temps de réfléchir en profondeur aux raisons de cet échec ainsi qu’aux raisons que nous avons d’espérer à nouveau dans une gauche européenne, écologiste, laïque, socialiste.

Si je suis convaincue que ce travail sera forcément collectif, en allant très au-delà des murs de la maison socialiste, je crois aussi qu’il comporte sa part de solitude, de concentration et d’introspection. C'est pourquoi je n'ai pas souhaité rejoindre l’équipe dirigeante du Parti Socialiste qui va préparer le prochain Congrès, afin de me consacrer à ce travail de réflexion qui m’est, qui nous est, aujourd’hui indispensable.

Je remercie Jean-Christophe Cambadélis pour sa confiance, et je souhaite une pleine réussite à celles et ceux qui ont accepté de prendre son relais. Leur travail est indispensable à notre reconstruction et à notre renaissance et ils ont tout mon soutien. Enfin, redevable comme je le suis à l'égard de tous les militants qui ont placé leur confiance en moi, m'ont accompagnée et m'ont soutenue depuis des années , je leur dis que ma décision d'aujourd'hui n'est ni une désertion ni un renoncement, mais bien la meilleure façon de leur être fidèle et utile demain. À très bientôt.

Najat Vallaud-Belkacem

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