Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Vivement l'Ecole!

philosophie

Coup de coeur... Michel Foucault... (Foucault parlant de l'école... Vidéo)

21 Mai 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Philosophie, #Pédagogie

Dans un système de discipline, l'enfant est plus individualisé que l'adulte, le malade l'est avant l'homme sain, le fou et le délinquant plutôt que le normal et le non-délinquant. C'est vers les premiers en tout cas que sont tournés dans notre civilisation tous les mécanismes individualisants ; et lorsqu'on veut individualiser l'adulte sain, normal et légaliste, c'est toujours désormais en lui demandant ce qu'il y a encore en lui d'enfant, de quelle folie secrète il est habité, quel crime fondamental il a voulu commettre.

Michel Foucault - Surveiller et punir

Lire la suite

Si Platon nous rendait visite, que se passerait-il?...

20 Mai 2018 , Rédigé par France Culture Publié dans #Education, #Philosophie

Si Platon entrait dans un Mc Do, s’il voyait décoller la fusée qui a propulsé Thomas Pesquet dans l’espace, s’il rencontrait Bob Dylan, s’il nous voyait consultant fiévreusement nos téléphones, que dirait-il? Entretien avec le philosophe Roger Pol-Droit.

Platon est né en 428 avant notre ère, à Athènes, dans une grande famille de l’aristocratie. Le jeune homme reçoit la meilleure éducation possible : il lit Homère, joue de la cithare, chasse avec ses chiens, pratique la lutte à un haut niveau. Quand il rencontre Socrate pour la première fois, il a entre 18 et 20 ans. C’est un choc, un coup de foudre qui change tout, bien que Socrate n’ait, au premier regard, pas grand-chose pour plaire : il a la soixantaine, il est mal habillé, son visage est disgracieux, avec de grosses lèvres, un nez épaté, des yeux globuleux, et le philosophe qu’il est vit sans le sou. 

Platon fréquente Socrate pendant une dizaine d’années. Leur relation s’interrompt lorsque le vieil homme est jugé par l’assemblée du peuple et condamné à mort pour impiété envers les dieux et corruption de la jeunesse. Durant les cinquante années qui lui restent à vivre, Platon n’aura que deux objectifs : d’une part, faire vivre Socrate et sa voix, perpétuer le trouble que celle-ci engendre ; d’autre part, imaginer une Cité où Socrate ne puisse plus être condamné, autrement dit concevoir un modèle de société où le meurtre du juste devienne impossible.

D’innombrables livres ont été écrits sur Platon. Mais il en manquait un. Un qui dirait ce que Platon penserait s’il revenait parmi nous, s’il entrait dans un Mc Do, s’il voyait décoller la fusée qui a propulsé Thomas Pesquet dans l’espace, s’il rencontrait Bob Dylan, s’il nous voyait contemplant fiévreusement nos téléphones, etc…

Ce livre existe désormais. Il s’intitule « Et si Platon revenait », signé par Roger-Pol Droit, philosophe et écrivain(Albin Michel, 2018).

Etienne Klein

En savoir plus en cliquant ci-dessous

Lire la suite

A Lire... "Peut-être pas immortelle"... Frédéric Boyer... (Audio/France Culture)

5 Mai 2018 , Rédigé par France Culture Publié dans #Education, #Littérature, #Philosophie

Résultat de recherche d'images pour "frederic boyer peut etre pas immortelle"

Frédéric Boyer : "écrire pour tenir quelque chose parmi les vivants" 

L'écrivain et éditeur Frédéric Boyer, nous parle de son livre "Peut-être pas immortelle", hommage littéraire à sa compagne, Anne Dufourmantelle, disparue l’été dernier. Trois poèmes parus aux éditions P.O.L, dont il prendra la direction en juin. 

Il vient de perdre coup sur coup sa compagne, la philosophe Anne Dufourmantelle, et son ami, l'éditeur Paul Otchakovsky-Laurens. Il rend hommage à la première dans son dernier livre. Et poursuit le travail du second en prenant la direction des éditions P.O.L. dans un mois. Ecoutez notre entretien avec l'écrivain, traducteur et éditeur Frédéric Boyer.

Anne Dufourmantelle

Anne Dufourmantelle

Lire la suite

Coup de coeur... Diderot... (Video)

4 Mai 2018 , Rédigé par France Culture Publié dans #Littérature, #Philosophie

S'inspirer de Diderot dans la quête du plaisir

Le plaisir, la philosophie biologique, l’esthétique du vivant…Diderot et la quête du plaisir, entre épicurisme et stoïcisme. Et surtout, ne pas oublier que : "Les passions sobres font les hommes communs".

Saisir la riche diversité des interprétations et des usages de l’épicurisme qui, tout en se référant à l’antique doctrine du Jardin, participèrent à l’émergence de nouvelles formes de pensée morale - aspect que des approches mettant au premier plan des questions d’épistémologie ou de métaphysique ont souvent contribué à marginaliser dans les grandes synthèses proposées par l’histoire de la philosophie. Etudier, entre philosophie et littérature, les prolongements de cette problématique jusqu’au moment présent, en étudiant certaines formes de résurgence de l’épicurisme sur la scène de la pensée morale contemporaine et des débats qui la traversent.

De l’ Encyclopédie, lieu où il parle le mieux de sa conception hédoniste et matérialiste de l’existence, jusqu'à l’Essai sur les règnes de Claude et Néron.

Une conférence enregistrée en 2016.

Paolo Quintili, professeur d’histoire de la philosophie, Université Tor Vergata, Rome.

Lire la suite

Coup de coeur... Platon...

2 Mai 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature, #Philosophie

« C’est un grand dieu que l’Amour, et véritablement digne d’être honoré des dieux et des hommes par beaucoup d’endroits, mais surtout à cause de son ancienneté : car il n’y a point de dieu plus ancien que lui. En voici la preuve : il n’a ni père ni mère. Jamais ni prosateur ni poète ne les a nommés. Hésiode met avant tout le Chaos ;

Vient ensuite

La Terre au large sein, base inébranlable de toutes choses ;

Et l’Amour…

Platon - Le Banquet

Lire la suite

Coup de coeur... Emmanuel Levinas...

29 Avril 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature, #Philosophie

Résultat de recherche d'images pour "altérité et transcendance"

Cette manière d'être pour l'autre, c'est-à-dire, d'être responsable pour l'autre, c'est quelque chose de terrible, car cela signifie que si l'autre fait quelque chose, c'est moi qui suis responsable. L'otage est celui que l'on trouve responsable de ce qu'il n'a pas fait. Celui qui est responsable de la faute d'autrui. Je suis en principe responsable, et avant la justice qui distribue, avant les mesures de la justice. C'est concret vous savez ! Ce n'est pas inventé ! Quand vous avez rencontré un être humain, vous ne pouvez pas le laisser tomber. La plupart du temps, on laisse tomber, on dit, j'ai tout fait ! Or, on n'a rien fait ! C'est ce sentiment, cette conscience qu'on n'a rien fait qui nous donne le statut d'otage avec la responsabilité de celui qui n'est pas coupable, qui est innocent. L'innocent, quel paradoxe ! C'est celui qui ne nuit pas. C'est celui qui paye pour un autre.

Autrui nous engage dans une situation où vous êtes obligé sans culpabilité, mais votre obligation n'en est pas moindre. C'est en même temps une charge. C'est lourd et si vous voulez, la bonté c'est cela.

Emmanuel Levinas - Altérité et transcendance

Lire la suite

Qu'est-ce qu'un héros? Réflexion sur l'héroïsme au XXIè siècle...

25 Mars 2018 , Rédigé par Philo pour tous Publié dans #Education, #Philosophie

Qu'est-ce qu'un héros? Réflexion sur l'héroïsme au XXIè siècle...

L'héroïsme

Dans La vie de  Galilée de Bertolt Brecht,  Andrea, disciple de Galilée, indigné par le  fait que son maître ait abjuré suite à la condamnation de l'Eglise, s'écrie :  "Malheureux le pays qui n'a pas de héros!". Ce à quoi Galilée répond :  "Malheureux le pays qui a besoin de héros." Que les peuples aient besoin de  héros, cela ne semble pas douteux, qu'on regarde pour s'en convaincre les grands  succès du cinéma: on ne se contente d'ailleurs plus aujourd'hui de héros, on a  besoin de "super héros"! Tout se passe comme si les communautés humaines avaient  besoin d'incarner leurs valeurs en un individu qui en serait comme la preuve  tangible: le guerrier, le martyr, le sage... La question semble donc moins être  de savoir si on a besoin de héros que de savoir pourquoi on en a besoin. Ce  besoin de modèle est-il un stimulant qui élève les hommes ou bien est-il  aliénant parce que fondant les inégalités en invitant à suivre un modèle  inégalable?  

Pour commencer à réfléchir à ces questions il faut se demander ce qu'est  l'héroïsme. Le héros (en grec "Hèrôs": demi-dieu) est celui qui semble avoir  dépassé les limites de la condition humaine par son courage et ses actions.  C'est la conception antique de l'héroïsme (qui se néanmoins retrouve dans  l'imagerie populaire du cinéma et des super héros): une bravoure exceptionnelle  qui s'affirme par des coups d'éclat. L'acte héroïque apparaît alors comme un  acte pur, sans intention ni motivation préalable, le fait d'un être libre de la  crainte. Dans ces conditions la force du héros ne peut lui venir que de plus  haut que lui-même. En effet, les actions du héros s'appuyant sur des règles et  des valeurs  prédéterminées et considérées comme absolues (la volonté des dieux  pour le héros homérique, l'intérêt supérieur de la nation pour le soldat...),  celui-ci va devenir lui-même l'incarnation de ces valeurs.

Cette conception transcendante, surhumaine du héros et de  l'héroïsme, est en contradiction totale avec toute idée d'égalité, elle fournit  au contraire une justification à l'inégalité qui est à la base de toute relation  de domination. Le pouvoir (qui se réclame des héros fondateurs) impose un modèle  à l'admiration publique et le fige dans une vénération où, bien vite, les  peuples n'ont plus qu'à manifester leur soumission (par exemple: Alexis  Stakhanov, héros du travail dans la Russie stalinienne).

Au lieu de voir dans l'héroïsme un idéal surhumain (et bientôt  inhumain), au lieu de voir le héros comme un surhomme qui ne connaît pas la  peur, ne peut-on envisager ce dernier comme quelqu'un qui sait "gérer" sa  crainte parce qu'il sait ce qui est à craindre et ce qui ne l'est pas? C'est la  définition du courage à laquelle arrive Socrate dans le Lachès. En  effet, après avoir montré que "la fermeté d'âme" ne suffisait pas à définir le  courage, parce que cette dernière pouvait s'accompagner "d'irréflexion ou de  folie" (ce serait alors de la témérité et plus du courage), il en vient en effet  à le définir comme "la science de ce qu'il faut craindre et de ce qu'il faut  oser".  Il faut donc au héros plus que de l'impétuosité et une confiance ou  obéissance aveugle. Il lui faut de la prudence, savoir quand tenir bon, au bon  moment. Il lui faut une idée de ce qu'est une existence digne d'être vécue face  à l'adversité et l'inconnu qui ne soit pas qu'une image ou un idéal vague. Face  à un héroïsme fantasmatique fait de coups d'éclat, ne peut-on penser un héroïsme  du quotidien qui consisterait en une disposition générale de son existence?  Avant de voir l'héroïsme comme la capacité de mourir pour la vérité, ne peut-on  y voir la capacité de vivre dans la vérité (c'est-à-dire, tout simplement les  yeux ouverts sur ce qu'on est, y compris nos faiblesses)? Autrement dit peut-on  penser un héroïsme sans vanité, sans orgueil, sans narcissisme?  Peut-être  celui-ci a-t-il pour nom sagesse (un sage orgueilleux n'est plus un sage, alors  qu'un héros orgueilleux en reste un).  Mais les sages sont-ils trop rares et  discrets pour être érigés en modèles?

J.S.

Lire la suite

Rimbaud philosophe... (Audio)

24 Mars 2018 , Rédigé par France Culture Publié dans #Education, #Littérature, #Art, #Philosophie

Paul Cézanne, Nature morte avec pain et oeufs, 1865, Museum of art Cincinnati

Paul Cézanne, Nature morte avec pain et oeufs, 1865, Museum of art Cincinnati

Retour sur ce thème inédit de la Faim et de la Soif dans la poésie d'Arthur Rimbaud.

"Là, je bois de l'eau toute la nuit, je ne vois pas le matin, je ne dors pas, j'étouffe." Arthur Rimbaud se confie à son ami Ernest Delahaye en juin 1872 : il manque de tout, d'argent, d'eau et de nourriture.

Noirs dans la neige et dans la brume,
 Au grand soupirail qui s’allume,
 Leurs culs en rond,
 À genoux, cinq petits, — misère ! —
 Regardent le boulanger faire
 Le lourd pain blond…
 Ils voient le fort bras blanc qui tourne
 La pâte grise, et qui l’enfourne
 Dans un trou clair. 
 Ils écoutent le bon pain cuire. 
 Le boulanger au gras sourire 
 Chante un vieil air. 
 Ils sont blottis, pas un ne bouge, 
 Au souffle du soupirail rouge, 
 Chaud comme un sein. 
 Et quand, pendant que minuit sonne, 
 Façonné, pétillant et jaune,
 On sort le pain ;
 Quand, sous les poutres enfumées, 
 Chantent les croûtes parfumées, 
 Et les grillons ;
 Quand ce trou chaud souffle la vie ;
 Ils ont leur âme si ravie, 
 Sous leurs haillons, 
 Ils se ressentent si bien vivre, 
 Les pauvres petits pleins de givre, 
 - Qu’ils sont là, tous, 
 Collant leurs petits museaux roses 
 Au grillage, chantant des choses 
 Entre les trous, 
 Mais bien bas, - comme une prière,
 Repliés vers cette lumière
 Du ciel rouvert, 
 - Si fort, qu’ils crèvent leur culotte, 
 - Et que leur lange blanc tremblotte 
 Au vent d’hiver…

« Les Effarés » in Arthur Rimbaud, Paul Verlaine, Un concert d’enfers : Vies et poésies, (Quarto Gallimard, 2017) p.500 et 501

La suite est à retrouver en cliquant ci-dessous

Lire la suite

Réforme Blanquer : la philosophie en vitrine, son enseignement menacé...

20 Mars 2018 , Rédigé par Mediapart Publié dans #Education, #Politique, #Philosophie

Réforme Blanquer : la philosophie en vitrine, son enseignement menacé...

Association des Professeurs de Philosophie de l’Enseignement Public

http://www.appep.net/reforme-blanquer-la-philosophie-en-vitrine-son-enseignement-menace/

Communiqué

Réforme Blanquer :
la philosophie en vitrine, son enseignement menacé

Jean-Michel Blanquer nous avait assuré en décembre dernier de son attachement à l’enseignement de la philosophie, lequel ne serait pas menacé par la réforme en cours, et pourrait même être étendu[1].

Maintenant que le projet ministériel de réforme du baccalauréat et du lycée est connu et que les projets de textes réglementaires ont été rendus publics, nous constatons que, loin des belles promesses, la philosophie sera marginalisée dans le nouveau lycée.

Le coefficient annoncé pour l’« épreuve universelle de philosophie » est inférieur à celui de la série S, celle des séries générales où la philosophie compte aujourd’hui le moins[2]. Cela ne représente un progrès que dans la voie technologique, mais sans pour autant que les dédoublements indispensables au travail des élèves soient proposés.

La seule « spécialité » dans laquelle la philosophie sera présente, « Humanités, lettres, philosophie » n’est pas clairement définie. Il n’est pas même certain que les élèves puissent y bénéficier de l’horaire minimum dont ils ont besoin, soit 2 h en Première et 3 h en Terminale. Les disciplines y perdront leur spécificité et leur fusion semble préparer la bivalence.

Cantonner la philosophie à cette seule spécialité revient à ignorer les dimensions politique, épistémologique, esthétique de cette discipline qui lui sont pourtant essentielles.

Cette spécialité, à l’horaire et au contenu incertains, ne sera pas même proposée dans tous les lycées. Là où elle le sera, elle ne permettra pas de garantir le travail d’approfondissement patient et rigoureux actuellement offert aux élèves des 2300 Terminales L. Chaque année, un nombre significatif d’élèves de Terminale littéraire s’engagent dans des études de philosophie après avoir suivi cet enseignement approfondi. Avec la disparition de la filière littéraire, ce sont les départements de philosophie des universités qui sont menacés.

La fameuse « épreuve universelle » ne constitue en rien un progrès. Il ne s’agit formellement que d’une reconduite de l’épreuve commune existante : tous les élèves des séries générales et technologiques passent déjà une épreuve de philosophie. Mais en réalité, la nouvelle architecture du baccalauréat affaiblit ce qui existe aujourd’hui. Cette « épreuve universelle », au coefficient diminué, sera en effet la dernière du baccalauréat. Qui peut croire que les élèves continueront de la prendre au sérieux, alors que l’examen sera déjà joué à 92 %, que les lycées seront désertés après le passage en mai des deux épreuves de spécialité, qui représentent à elles seules le tiers du baccalauréat, et qu’elle ne comptera pas dans la détermination du cursus universitaire des élèves ?

Ces dispositions sont en contradiction totale avec les déclarations officielles antérieures, que condense cette étrange formule, abondamment citée dans la presse : « la philosophie sera une épreuve universelle » !

Cette formule reconnaît pourtant le besoin des élèves de faire de la philosophie. Étudier des notions communes c’est, pour chaque élève, expérimenter par un travail méthodique de réflexion la possibilité durable de maîtriser toutes les connaissances acquises durant sa scolarité, c’est donc aussi avoir la chance de s’approprier les ressources et les outils pour une véritable autonomie, dans ses études, son travail et sa vie. La démarche philosophique offre une voie rationnelle pour aborder, loin des fanatismes, les nouveaux défis qu’apportent, pour l’existence de tous, le développement des sciences et des techniques en même temps que l’insertion accélérée des cultures dans le processus de mondialisation.

La philosophie n’est ni un vague supplément d’âme, ni un legs patrimonial que nous aurions à honorer. La portée cruciale de son enseignement dans les études secondaires doit être reconnue et garantie par des dispositions nationales adéquates.

Hors de ces mesures institutionnelles, les louanges adressées à la philosophie ne seraient qu’opération de séduction ou de communication dont personne ne peut être dupe.

Au-delà de tous les professeurs, l’APPEP appelle donc l’opinion publique à se mobiliser pour défendre et promouvoir l’enseignement de la philosophie dans le lycée français de demain.

Paris, le 18 mars 2018

Association des Professeurs de Philosophie de l'Enseignement Public 24, rue Chanoinesse - 75004 Paris - TéI. : 06 75 36 96 75 appep@appep.net - www.appep.net

[1] http://www.appep.net/rencontre-avec-iean-michel-blanauer/

[2] L’« épreuve universelle » comptera pour 8% du baccalauréat. Actuellement la philosophie représente 18% du bac L, 11 % du bac ES, 9% du bac S, 5% du bac technologique.

Association des Professeurs de Philosophie de l'Enseignement Public 24, rue Chanoinesse - 75004 Paris - TéI. : 06 75 36 96 75 appep@appep.net - www.appep.net

Lire la suite

Pourquoi il faut lire "Le Premier Homme" de Camus...

16 Mars 2018 , Rédigé par France Culture Publié dans #Education, #Histoire, #Philosophie

Une conférence enregistrée en 2014.- Agnès Spiquel, professeur émérite, présidente de la société des études camusiennes.

"Le Premier Homme" revient sur le passé d'Albert Camus pour comprendre d'où il vient et qui il est. Il évoque la vie dure, l'école libératrice, la passion de vivre, et dessine une Algérie tendue d'où sont en train de s'effacer les rêves de paix.

Roman inachevé et publié après sa mort, Camus médite longtemps ce qu'il envisage comme le grand roman de sa maturité. Si le projet se précise à partir de 1953, c'est en 1958-59 qu'il entame une phase décisive de son écriture, qui sera brutalement interrompue par sa mort, le 4 janvier 1960. Nourri de l'expérience propre de Camus, Le Premier Homme n'est pourtant pas une autobiographie ; c'est l'histoire d'un homme qui, à 40 ans, revient sur son passé pour comprendre d'où il vient et qui il est. En l'écrivant, Camus ressuscite une enfance pauvre mais heureuse parmi les petits-blancs d'Alger.

"Comment tout homme est un "premier homme" qui apprend à vivre."

Un sommet...

Lire la suite
<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>