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Vivement l'Ecole!

philosophie

"Noël, c'est un concentré de névroses" - Cynthia Fleury... (Vidéo)

25 Décembre 2019 , Rédigé par France Inter Publié dans #Philosophie

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Colloque - Philosopher à l’école...

17 Décembre 2019 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Philosophie

Colloque - Philosopher à l’école...

EXTRAIT

Les 18es rencontres sur les Nouvelles pratiques philosophiques (NPP) organisées par la Chaire Unesco / Université de Nantes / proPhilo en partenariat avec l’Université de Genève (FPSE- LIFE) ont eu lieu à Genève les 23 et 24 novembre 2019. Andreea Capitanescu Benetti y participait et nous en livre quelques échos.

Que pouvons-nous retenir de ces rencontres qui ont eu lieu à l’Université de Genève sous la coordination de Edwige Chirouter [1] ? Beaucoup de monde, au moins 200 participants, des enseignants de France, d’Italie, de Belgique et de Suisse s’intéressant aux pratiques de philosophie pour enfants.

Un foisonnement d’idées sur les pratiques pédagogiques et leurs mises en situation. Sur le site de ces rencontres, une belle citation : « La philosophie n’est pas un temple mais un chantier » (Georges Canguilhem). J’en retiens ici quelques traces. Pour cette « formation » à des pratiques de philosophie avec les enfants, nous avons pu profiter d’un échange d’expériences de trois entités : l’association Pro-philo, l’école internationale de Genève [2] (La grande Boissière) et le laboratoire LIFE (Manuel Perrenoud & Andreea Capitanescu Benetti).

L’association Prophilo

Pendant de nombreuses années, Prophilo a mené une pratique portée par les professionnels du terrain dans une dynamique de bottom up : une émanation du terrain qui est d’ailleurs encore sa caractéristique aujourd’hui. Les praticiens ont une vision de leur rôle comme éducateurs au sens large dans l’école : apprendre à vivre ensemble, ancrer les apprentissages dans l’expérience à la fois personnelle et collective, chercher ensemble des outils. Les enseignants, très motivés et engagés, se forment sur le temps extrascolaire.

Les membres de Prophilo ne sont pas forcément des philosophes de formation, ce qui ne les empêche pas de pratiquer la philosophie. Ils sont très intéressés par la didactique du « philosopher » dans une approche pragmatique d’enseignement inspirée de Matthew Lipman. Ce dernier, philosophe lui-même, avait comme objectif principal l’accessibilité de la philosophie aux enfants afin de soutenir la formation de citoyens autonomisés et capables de distance critique (vis-à-vis de leurs propres croyances et de manipulations externes). Capables aussi de participer à la vie collective, de favoriser les jugements construits et non pas issus de l’émotionnel uniquement, de gérer pacifiquement les conflits. Leur pratique est celle d’une enquête collective (méta, logique, épistémologique, éthique, esthétique), ancrée dans du sens pour faire participer les enfants à la création de la pensée collective. Actuellement, ProPhilo est une association sans appui ou ancrage institutionnel, ce qui peut être vu comme force mais également comme une faiblesse.

L’existence de la philosophie à l’école tient à la volonté voire l’intérêt de l’enseignant qui soutient activement ce type de pratiques dans les classes. Faudrait-il institutionnaliser plus ? Faudrait-il que la philosophie pour enfants ait une place dans les politiques éducatives des programmes scolaires (heures attribuées dans les programmes, place dans la formation initiale et continue des enseignants) ?

(...)

Andreea Capitanescu Benetti

Suite et fin à lire en cliquant ci-dessous

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"Le premier grand geste politique est l'éducation" - Cynthia FLEURY - Rencontres Littéraires Pau 2018 - Passionnant! (Vidéo)

17 Décembre 2019 , Rédigé par Pau Béarn Pyrénées Publié dans #Politique, #Philosophie, #Société

« La démocratie peut-elle guérir ? » Ayant constaté au fil de ses recherches au sein du monde clinicien le lien tangible entre un individu, sa santé et l’État de droit, Cynthia Fleury explique que l’État de droit est avant tout l'état social. Or, quand « l’État de droit se dissocie de l'état social, on ne détruit pas que la santé des individus, on détruit aussi l'Etat de droit ».

Cynthia Fleury affirme qu'il n'y a pas qu'une seule manière de faire de la démocratie : il faut la « diversité des individus pour inventer la démocratie qui leur correspond » et ne plus mettre en danger « la manière solidaire d'être ensemble ».

Pour la démocratie de demain, elle renvoie à la notion d’individuation, structurante de l'individu et martèle son propos sur la nécessité d'engagement des individus dans la limite de leurs moyens, en concluant que « le premier grand geste politique est l'éducation, l'enseignement qui est le pilier de tout : on va apprendre et on va nécessairement transmettre ».

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Coup de coeur... Cynthia Fleury...

9 Décembre 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature, #Philosophie

Le pouvoir n’est pas le seul à dénaturer le temps. Il n’y a pas que l’aliénation sociale qui tente de confisquer le temps. L’aliénation psychique est une autre forme de confiscation, et qui prend parfois les allures d’une passion pour le temps. Prenons la nostalgie, elle n’est nullement synonyme d’individuation, bien au contraire. Certes, la grande aventure ulysséenne n’a ni l’apparence, ni la violence, du délire psychotique. On pourrait croire qu’elle confine à l’avènement d’un sujet, décanté de toute forme d’aliénation. Et, pourtant, la nostalgie se nourrit d’une impossibilité structurelle, et n’est pas si dégagée que cela de l’aliénation. Il n’y a pas déni mais il existe néanmoins dans ce sentiment comme une jouissance du refoulement : jouir du fait que l’on n’arrive pas à se dégager du temps passé ; à chaque fois qu’un futur advient, lui accoler l’aura d’un passé qui dissipe son pouvoir d’immanence.

Cynthia Fleury - Les irremplaçables

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Albert Camus : "Je ne connais qu'un devoir, c'est celui d'aimer" (Vidéo)

24 Novembre 2019 , Rédigé par Iremmo Publié dans #Philosophie

Camus nous raconte la méchanceté du quotidien, l’ambivalence du soleil, la tendre indifférence du monde et la folie des hommes sacrifiant l’étal de leurs certitudes celui qui, parce qu’il ne sait pas mentir ni pleurer, ne leur ressemble pas. Relire Camus en ces temps troublés.

Aujourd'hui presque unanimement considéré comme un des grands hommes de la Nation, Albert Camus fut pourtant beaucoup décrié et critiqué par le passé. Camus n'a pas toujours été légitime en son temps. Libertaire refusant les extrémismes, défenseur de la classe laborieuse refusant le stalinisme. Réformiste contre le statu quo. Il faut aussi rappeler le contexte dans lequel s'inscrit la pensée de Camus : celui de la résistance, puis de l'épuration, du début de la consommation de masse, de la guerre d'Algérie, et de la fascination de beaucoup d'intellectuels français pour le système soviétique. 

Une table ronde enregistrée en février 2018.

Jacques Ferrandez, auteur de bande dessinée, Il a adapté la nouvelle L'Hôte en 2009, et L'Étranger en 2013

Saad Khiari, cinéaste, auteur de Le Soleil n’était pas obligé

Christian Phéline, président de la Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur internet

Agnès Spiquel, présidente de la Société des études camusiennes

Michel Thouillot, écrivain, auteur de L’Affaire Meursault

Yves Chemla, critique littéraire et enseignant à l’IUT de Paris.

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Michaël Fœssel : «Le mot "sécurité" a progressivement annexé l’ensemble des désirs politiques»...

23 Octobre 2019 , Rédigé par Liberation Publié dans #Philosophie

Résultat de recherche d'images pour "etat de vigilance"

Pour le philosophe, la logique néolibérale du «marché» contamine peu à peu les rapports entre les individus, qui ne s’envisagent plus que comme «partenaires» ou «adversaires».

 

Michaël Fœssel est professeur de philosophie à Polytechnique et chroniqueur à Libé. Il a publié Etat de vigilance en 2010. Pour lui, la valorisation de cette notion peut créer un unanimisme non démocratique.

Que vous inspire l’expression «société de vigilance» ?

Je suis d’abord frappé par le caractère contradictoire de la formule. La vigilance est une attention motivée par une défiance à l’égard des autres. Elle consiste à interpréter des signes - cela, nous le faisons tout le temps -, mais selon le critère du soupçon, comme si le monde lui-même représentait une menace. De ce point de vue, j’avais déjà été surpris par le slogan de la RATP que l’on entend depuis plus de dix ans dans les couloirs du métro : «Merci de votre vigilance.» Il n’est pas possible d’être vigilants «ensemble», puisqu’on l’est toujours peu ou prou contre les autres. Hobbes l’a montré, la peur crée du lien social, mais à condition d’être canalisée, institutionnalisée et, pour tout dire, modérée. Or dans la valorisation de la vigilance, on mobilise les ressources psychiques liées à la peur, mais en laissant aux individus isolés le soin de leur usage. Si l’on n’est pas vigilants ensemble, on peut l’être contre d’autres, c’est-à-dire à l’égard d’une partie déterminée de la population. Cela peut mener, et d’ailleurs cela mène déjà, à une herméneutique folle : un voile, une barbe un peu trop longue, la pratique d’une prière sont autant de signes d’abord d’une foi, puis d’une radicalisation, enfin éventuellement d’un passage à l’acte terroriste imminent. Comme il n’y a plus d’institutions entre la peur des uns et les actions des autres, l’interprétation des signes n’a plus de limite raisonnable. L’horizon de la vigilance généralisée n’est pas seulement la délation, mais aussi la solitude paranoïaque.

En quoi cette demande de complicité des individus constitue-t-elle un danger pour la démocratie ?

Dans Etat de vigilance, j’ai essayé de montrer que la sécurité venait, depuis trois décennies, en lieu et place des promesses non tenues de la politique en matière de justice sociale et d’émancipation. On ne peut pas, selon moi, en rester à l’opposition liberté-sécurité. Le mot «sécurité» a progressivement annexé l’ensemble des désirs politiques. Sécurité comme «première des libertés», sécurité alimentaire, sécurité des corps, sécurité humaine : la liste est longue des attentes que ce terme permet de traduire. Mais il s’agit toujours d’attentes individuelles qui ne débouchent sur aucun horizon collectif.

La vigilance devient une vertu politique dans un univers où l’impératif de survie l’a emporté sur celui de la vie bonne. Avec cet effet négatif supplémentaire que les individus sont contraints d’être solidaires en tout de l’Etat qui est censé les protéger. Or la démocratie, même dans son acception libérale, repose moins sur la défiance à l’égard des autres que sur une défiance à l’égard des institutions politiques et économiques qui nous gouvernent. L’idée qu’il faut «faire bloc» derrière l’administration ou les forces de l’ordre vaut peut-être dans les instants qui suivent un attentat terroriste. Mais vouloir l’installer sur le long terme en période de paix (or il est bon de rappeler que la France se trouve actuellement en état de paix), c’est créer les conditions d’un unanimisme non démocratique. On ne «fait bloc» que contre un ennemi qui tend de plus en plus souvent à être défini comme un ennemi intérieur. Pour le coup, il n’est pas sûr que la vigilance garantisse la sécurité publique.

L’Etat néolibéral cesse-t-il de dispenser la norme, puisqu’il est demandé aux individus de le faire eux-mêmes ?

L’Etat néolibéral suppose que l’individu doit lui-même orienter sa conduite, c’est la part de liberté qui lui reste. Vigilants, nous sommes tous amenés à l’être sur le marché : en calculant en termes de coûts et de bénéfices, en anticipant sur la réaction des autres acteurs, en interprétant les prix comme des signes qui encouragent ou découragent l’achat, etc. S’il veut réussir, l’homme économique n’a pas d’autre moyen que d’être vigilant dans chacune de ses actions envisagées comme des investissements, y compris celles qui engagent son intimité. On assiste aujourd’hui à l’extension de cet impératif de calcul à la sphère politique, ce qui suppose que l’Etat et la société elle-même fonctionnent comme une entreprise. Je ne dirais pas pour autant que l’Etat cesse de dispenser la norme, simplement cette norme est calquée sur celle du marché, de la concurrence. On envisage l’autre soit comme un partenaire soit comme un adversaire, il ne passe plus rien de politique entre ces deux pôles de l’interaction. Le problème est que l’individu vigilant est tout le contraire d’un citoyen autonome. Ce n’est pas une loi élaborée en commun qui le gouverne, mais une norme émanant de la sphère économique et qu’il a intériorisée. De ce point de vue, ce n’est pas du tout un hasard si, en même temps que l’Etat rappelle son rôle régalien en matière d’ordre public, il délègue à des entreprises privées la gestion de pans entiers de la sécurité.

Recueilli par Simon Blin

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Emmanuel Macron et les bons sentiments...

22 Septembre 2019 , Rédigé par christophe chartreux Publié dans #Politique, #Philosophie

Emmanuel Macron et les bons sentiments...
Emmanuel Macron a récemment tenu les propos suivants, au sujet de l'immigration.
 
Il faudrait:
 
- "préparer notre pays aux défis contemporains qui font peur";
- "armer" la France pour l'aider à contrer les conséquences des immigrations présentes et à venir;
- se défier - conseil donné à ses ministres - des "bons sentiments".
 
Et le Président de la République de placer sur le même plan:
 
lutte contre la délinquance, agressions, cambriolages et immigration illégale.
 
Le vocabulaire guerrier ("armer la France") et la mise en lumière très fréquente de la "peur" que susciteraient les défis - migratoires - à venir sont particulièrement signifiants d'une vision macronienne de la France face à ces défis. Politicienne également sans aucun doute.
 
Mais arrêtons-nous plus particulièrement sur les "bons sentiments" dont il conviendrait de se défier.
 
De quels "bons sentiments" parlait - avec une pointe de mépris -  le Chef de l'Etat? S'il s'agit de ceux animant les membres des associations venant en aide aux migrants risquant leur vie en Méditerranée - et la perdant souvent: 34 361 mots ces quinze dernières années - alors il est difficile de suivre la pensée d'Emmanuel Macron. Doit-on détourner le regard et laisser se noyer ces malheureux africains fuyant guerres, famines, maladies, misère et autres tragédies qu'aucun ministre ne connaîtra heureusement jamais? Il semble bien que ce soit là le conseil subliminal contenu dans les propos du chef de l'Etat. Ce qui est proprement scandaleux.
 
Emmanuel Macron, lecteur pourtant de Paul Ricoeur, est donc fâché avec les "bons sentiments". Souvenons-nous de ce jeune demandeur d'emploi auquel le Président conseilla de traverser la rue pour trouver un emploi. Pas de pitié, pas de compassion. "Je traverse la rue et je vous en trouve, moi, du travail". Depuis, ce jeune homme traverse, non pas la rue, mais la France pour des emplois de saisonnier précaire. De l'autre coté de la rue, il n'a jamais trouvé le moindre travail stable.
 
Récemment encore, une association - dirigée par un proche d'Emmanuel Macron - a eu une idée: ouvrir ou réouvrir 1000 cafés pour créer ou recréer de la convivialité dans 1000 communes de moins de 3500 habitants. Pourquoi pas? Mais ces "bons sentiments", très macroniens ceux-là, renvoient au "rural" l'image d'un individu capable de se socialiser uniquement par le biais de débits de boissons. Il ne lui est pas proposé, en revanche, l'ouverture d'écoles ni de bibliothèques, ni d'autres activités à caractère culturel. Les associer à l'idée des "1000 bistrots" aurait pourtant complété les "bons sentiments" générés par l'idée de création de cafés et n'aurait pas enfermé l'habitant des campagnes dans une caricature encore trop souvent véhiculée.
 
Etrange Président que celui qui nous gouverne. Politicien, tacticien mais sans une once d'humanité.
 
Alors, conseillons-lui de relire Paul Ricoeur, son 'philosophe de chevet". Et de le lire plus attentivement qu'il ne le fit.
 
Ricoeur, qui désigna les migrants comme ces "invisibles sociaux", rappelant à très juste titre que nous avons oublié ceci:
 
avoir été "étrangers nous-mêmes". (1)
 
S'en souvenir plus souvent. Un "bon sentiment" n'est-ce pas?
 
Christophe Chartreux
 
(1) Paul Ricœur, « Étranger, moi-même », in : Semaines Sociales de France, L’immigration, Bayard Éditions, Centurion, Paris, 1998, pp. 93-106
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La philo en maternelle, une arme de la construction de la pensée...

18 Septembre 2019 , Rédigé par Le Café Pédagogique Publié dans #Education, #Philosophie

EXTRAIT

« Enseigner la philosophie en maternelle est possible, c’est une discipline comme les autres, au même titre que les arts, les mathématiques ou encore le langage », explique Edwige Chirouter, maîtresse de conférence à l’université de Nantes et titulaire de la Chaire UNESCO sur la philosophie avec les enfants. Bien souvent, on argumente que c’est trop dur et qu’il faut commencer le plus tard possible. Pour la chercheuse, au contraire. C’est parce que c’est difficile qu’il faut commencer tôt. Bien loin de la vision actuelle de la rue de Grenelle, qui promeut un élève discipliné qui ne remet pas en doute la parole de l’adulte, Edwige Chirouter prône la construction citoyenne dès le plus jeune âge. Possible ou trop ambitieux ?  Johann Biget, directeur de l’école maternelle George Sand à Creil (60), mais aussi maître-formateur option « Enseignement en maternelle », croit lui aussi à l’enseignement de la philosophie et ce dès le plus jeune âge. Dans son école de trois classes, tous les moyens et les grands se retrouvent deux après-midis par semaine pour philosopher.

« Enseigner la philosophie est un enjeu de démocratisation »

« La philosophie est une discipline qui demande une pratique exigeante, et c’est bien parce que c’est difficile qu’il faut l’enseigner tôt, dès la maternelle ». Pour Edwige Chirouter, c’est un enjeu de démocratisation. « Il faut donner la possibilité à tous les élèves d’avoir accès à cette exigence intellectuelle. Il ne s’agit pas de lutter contre l’enseignement de la philosophie en terminale mais de proposer une pratique active et vivante afin de préparer les élèves à cet enseignement ». Ainsi, l’école, qui se doit de préparer le citoyen de demain, se doit d’apprendre aux élèves à penser, à douter, à réfléchir, à s’écouter mais aussi à aiguiser l’esprit critique. « Bien souvent, les familles n’explicitent pas les raisons de tel ou tel interdit. Par exemple, à Sarcelles où j’anime des ateliers en grande section, ce matin nous débâtions autour de pourquoi ne peut-on pas faire tout ce que l’on veut ? Les enfants ne savent pas pourquoi telle chose est interdite, quel est le sens des … C’est donc très important que l’école puisse être un lieu où les élèves apprennent à réfléchir de façon complexe afin de ne pas être dans une sorte d’obéissance un peu aveugle à la parole de l’adulte. Je donne l’exemple de Sarcelles, mais j’ai aussi animé des ateliers dans des milieux privilégiés où la parole des adultes n’était pas plus débattue par les enfants. On obéit car on doit obéir ». Loin d’être un apprentissage facile, la philosophie bouscule intellectuellement et affectivement. Demander à un élève de réfléchir à des choses auxquelles il ne pense pas d’habitude, comme pourquoi doit-on obéir à l’adulte, c’est l’obliger à sortir de sa zone de confort, l’obliger à penser par lui-même. « On voit chez certains enfants une sorte de flottement lorsqu’on les interroge ».

(…)

Lilian Ben Amouda

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