Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Vivement l'Ecole!

pedagogie

Pourquoi et comment repenser la conception des salles de classe?...

7 Mai 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Pédagogie

Aménagement facilitant le travail collaboratif et l'affichage de contenu (Collège Ahuntsic). Source : @samuelfstlauren) et site en lien ci-dessous

Aujourd’hui, grâce à la technologie, l’apprenant est connecté à des contenus au-delà des espaces physiques. Apprentissage en ligne, classe inversée et stratégie numérique d’apprentissage sont autant de tendances relativement nouvelles. Ces dernières procurent à l’apprenant la liberté de cheminer à son rythme et l’accès à des médias interactifs pour dynamiser et diversifier les stratégies d’enseignement. D’un autre côté, la numérisation de l’apprentissage semble exiger des réflexions sur les façons de réaménager les salles de classe traditionnelles.

Dans son livre L’enseignement à l’ère du numérique: des balises pour l'enseignement et l'apprentissage (2015), Tony Bates propose une réflexion très pointue sur la salle de classe. Je me suis attardée sur les sections « Repenser la conception des salles de classe » et « L’impact de la classe inversée et de l’apprentissage hybride sur la conception des salles de classe », afin de vous présenter les facteurs à prendre en considération pour améliorer l’ergonomie de la salle de classe au 21e siècle.

Pourquoi revoir l'aménagement de la salle de classe?

La transition progressive des cours magistraux vers un apprentissage numérisé et plus interactif impose une attention particulière aux espaces d’enseignement. Au premier regard, les espaces d’apprentissage traditionnels ne semblent pas avoir subi les changements qui seraient profitables à une intégration optimale de la technologie. Pourtant, selon Bates, les pratiques pédagogiques modernes et la conception des salles de classe devraient s’influencer mutuellement.

Le passage des cours magistraux vers un apprentissage plus interactif nous oblige à réfléchir aux espaces où se fait l’enseignement ainsi qu'à la façon dont la pédagogie en ligne et la conception des salles de classe s’influencent mutuellement. Tony Bates
(...)
Mélissa Philippe
Suite et fin à retrouver en cliquant ci-dessous
Lire la suite

La Belgique sceptique: "Inutiles", "chronophages"... : les devoirs à la maison ont-ils encore un sens?...

6 Mai 2017 , Rédigé par RTL Belgique Publié dans #Education, #Pédagogie

Les nouvelles écoles de devoirs vont bénéficier d'une subvention de lancement de 5.000 euros dès leur reconnaissance par l’Office de la naissance de l’enfance (ONE). Une bonne nouvelle pour les familles qui disaient passer leur dimanche à faire les devoirs pour le lundi. Une bonne nouvelle aussi pour l'apprentissage en tant que tel: selon les experts, la maison n'est pas le bon endroit pour faire les devoirs.

Dix à quinze nouvelles écoles de devoirs se créent chaque année, ce qui ne permet pas d'absorber les demandes. Deux tiers des écoles de devoirs gèrent des listes d'attente, surtout à Bruxelles où ce pourcentage atteint 93%. La Fédération Wallonie-Bruxelles compte 346 écoles de devoirs reconnues, lesquelles aident plus de 16.000 enfants et adolescents au total. Le secteur fonctionne en bonne partie grâce à des bénévoles. Ces écoles de devoir sont soit gratuites soit demandent de l’ordre de deux euros par jour.

Attention, les devoirs sont très réglementés

Le décret sur les devoirs à domicile du 29 mars 2001, régule la durée, le contenu et l’évaluation des devoirs à domicile (uniquement) dans l’enseignement primaire. Les devoirs sont interdits jusqu'à la deuxième primaire (incluse). Ils sont estimés à 20 minutes pour la 3e et 4e primaire et 30 minutes pour la 5e et 6e primaire. Cela dit, dans la pratique, ces temps sont peu respectés, d'après Delphine Chabert de la Ligue des familles. "Des familles nous disent que les parents passent leur dimanche après-midi à faire des devoirs pour le lundi matin. Et on parle de 3, 4 heures passées à faire cela", dit-elle.

Notez que les devoirs à domicile doivent pouvoir être réalisés seul, sans l’aide d’un adulte.

L'instituteur peut demander à un jeune enfant de présenter chez lui ce qu'il a fait à l'école

En maternelle, donc, comme en première et deuxième années primaires, l’enseignant ne peut pas donner de devoirs aux élèves. Il peut cependant leur demander de lire, de présenter à leurs familles (ou milieu de vie) ce qui a été réalisé pendant le temps scolaire. Les devoirs à domicile sont remplacés par des devoirs à l’école.

Est-ce utile, un devoir à la maison? "Pas tellement"

Notre journaliste Bernard Lobet a demandé au professeur Bernard Rey, du centre de recherches en sciences de l'éducation de l'ULB, si le devoir au fond est utile aux apprentissages en primaire. "Eh bien, pas tellement, dit le professeur. Sauf peut-être pour certains aspects des apprentissages, lorsqu'il s'agit de répéter. Par exemple, une table de multiplication. Ce peut être utile pour l'enfant de répéter un peu pendant cinq minutes chaque soir durant un mois. Mais dès qu'on passe à des apprentissages un peu plus compliqués, la maison n'est pas le bon endroit. Parce que l'instituteur doit mettre en place des activités spéciales pour faire comprendre, et ça, le papa ou la maman, même s'il a beaucoup de temps, de disponibilités et de bonne volonté, il ne saura pas le faire. La plupart des chercheurs disent que les devoirs à la maison ne servent pas à grand-chose".

Delphine Chabert, donne son avis sur les devoirs. Pour elle, c'est "mauvais lorsque c'est fait à la maison sans aucun cadre". "Les devoirs sont importants dans le parcours scolaire car ça va aider l'enfant à fixer les apprentissages, ça va lui apprendre l'autonomie. Ce qui n'est pas bon, c'est de le faire avec des parents qui sont derrière et n'ont pas les compétences. Des parents qui n'ont pas la patience, ne vont pas comprendre l'objectif du devoir et qui vont avoir une approche contrôlante plutôt que soutenante".

Lire la suite

Prôner le travail en équipe et revendiquer des formations dans ce domaine est souvent pris comme l’aveu d’une incompétence...

4 Mai 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Pédagogie

Résultat de recherche d'images pour "travail en equipe"

Prôner le travail en équipe et revendiquer des formations, du soutien dans ce domaine est souvent pris comme l’aveu d’une incompétence. Il s’agit au contraire d’une dimension de la profession… qui n’est apprise nulle part. L’institution a pendant  des années fait comme s’il s’agissait d’une compétence « naturelle » (contrairement à ce qui existe en entreprise). Une équipe, surtout si elle a en charge des enfants (mais c’est également vrai dans le monde du soin), cela se construit.

 

Il est donc particulièrement important de veiller et favoriser:

 

- des équipes stables, co-construisant, avec tous les acteurs des règles de fonctionnement largement explicités aux élèves;

 

- des équipes soudées et proches des élèves;

 

- des équipes motivées car parties prenantes du projet de l’établissement;

 

- des équipes fonctionnant sur « l’autorité expliquée », sans concession mais juste;

 

- des équipes fortement impliquées dans les projets artistiques, sportifs, environnementaux et culturels des élèves, leur suivi scolaire personnalisé et la participation à la gestion, par contrat personnel des élèves en difficulté ou en situation de décrochage.

 

Afin de renforcer l'implication des équipes, de la faciliter, il conviendra d'éviter le « parachutage » des professeurs débutants dans des endroits où ils n’ont aucun lien et qu'ils veulent quitter au plus vite pour pouvoir repartir chez eux. Ceci n'étant pas à faire valoir uniquement en zone classée "REP". L'initiative aurait pour effet de construire solidement la pérennité des équipes pédagogiques, condition absolument nécessaire pour un travail efficace sur la durée.

 

Quant à l’accompagnement lui-même, il peut revêtir des formes multiples. Aider à la gestion des groupes. Favoriser la mise en œuvre de pratiques innovantes : celles liées aux nouvelles technologies ; aux Éducations à… l’environnement, la citoyenneté, qui sont, par définition, pluridisciplinaires ; celles permettant des activités d’exploration du tissu économique environnant (découvrir une exploitation agricole ou un chantier en construction en compagnie de professionnels par exemple). Améliorer la mise en pratique de projets éducatifs (à partir de la mise en place de crédits pédagogiques) en relation étroite avec les lieux de culture : musées, écomusées, théâtres, cinémas, centres culturels… Le monde associatif, les travailleurs sociaux, le monde professionnel ainsi que la société civile doivent pouvoir contribuer à retisser du lien et montrer, par la preuve, la cohésion d’ensemble du monde des adultes face aux jeunes : nous le réaffirmons, l’Éducation est l’affaire de tous. La mobilisation d’équipes enseignantes, identifiées par les élèves autour de projets en prise sur le monde environnant, peut être un gage supplémentaire de la mobilisation des élèves et de leur prise en compte du « sens » que doivent avoir les apprentissages.

 

Christophe Chartreux

Lire la suite

Constructivisme ou enseignement explicite?...

4 Mai 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Pédagogie

Résultat de recherche d'images pour "enseigner"

Dessin de Fabrice Erre/Voir lien en bas de page

EXTRAIT

L’enseignement explicite est parfois présenté en opposition aux théories constructivistes et socioconstructivistes. Cet article présente les liens qui existent entre ces conceptions pédagogiques et didactiques, pour dépasser une opposition stérile et tenter une appréhension globale de l’acte d’enseigner.

L’enseignement explicite [1], ou enseignement efficace, trouve ses théoriciens chez Clermont Gautier, Steve Bissonnette et Mario Richard [2]. Ils s’appuient sur des recherches comme le projet Follow Through [3]. Cette démarche correspond à des « méga-analyses » (c’est-à-dire des compilations de méta-analyses) de recherches en sciences humaines de par le monde, dans le but d’augmenter la force de la preuve par des échantillons de plus en plus grands. On trouve également la méga-analyse conduite par John Hattie [4] qui semble aboutir à des résultats similaires.

Ces études font apparaitre une forte prépondérance de « l’effet-maitre » sur la réussite des élèves. Elles déconseillent fortement les pratiques qui négligeraient la part de cet effet. En premier chef, les pratiques de types socioconstructivistes.

L’enseignement explicite appartient à la famille pédagogique dite « instructionniste. » Il s’oppose aux pédagogies de la seule découverte, centrées sur l’élève. D’après Gauthier, Bissonnette et Richard (2007), un enseignement explicite se traduit par l’enchaînement de plusieurs étapes :

  1. La mise en situation : la présentation de l’objectif d’apprentissage, la traduction de l’objectif en résultats attendus, l’activation de ce que savent les élèves, la vérification et, si besoin, l’enseignement des connaissances préalables.
  2. L’expérience d’apprentissage : le modelage (présentation claire de l’objet d’enseignement, par des exemples et des contre-exemples), la pratique guidée (pour vérifier la qualité de la compréhension des élèves sur des tâches semblables au modelage, par questionnement et rétroaction) et la pratique autonome (pour consolider les réussites).
  3. L’objectivation : pour extraire les concepts, les connaissances, les stratégies ou les attitudes essentielles, pour ensuite les mémoriser.

(...)

Pierre Cieutat et Sylvain Connac

Suite et fin à retrouver en cliquant ci-dessous

Lire la suite

Céline Alvarez ou le business pédagogique...

3 Mai 2017 , Rédigé par Mediapart Publié dans #Education, #Pédagogie

Résultat de recherche d'images pour "ecole montessori"

  • 13 mai 2017
  • CICP, 21 ter, rue Voltaire Paris 11
  • de 18 h à 19 h

Le collectif Questions de classe(s) et sa revue N’Autre école, La Revue du Crieur (Mediapart et La Découverte) et le collectif Aggiornamento hist-géo vous invitent à une rencontre débat avec Laurence de Cock, auteure d’une enquête sur la pédagogie Alvarez publiée dans le dernier numéro de La Revue du Crieur.

« Phénomène médiatique de l’année, l’expérience menée par Céline Alvarez durant trois ans dans une école primaire d’une banlieue populaire de Paris s’est faite sur la base d’un cocktail inédit de méthode Montessori et de neurosciences.

L’enthousiasme suscité par son livre, Les Lois natu­relles de l’enfant, tient au caractère spectaculaire des résultats affichés, avec des taux de réussite très élevés, y compris de manière précoce et chez des enfants­ peu favorisés.

Mais, à y regarder de plus près, tout est loin d’être aussi rose. La « méthode », très gourmande en maté­riel et en encadrement se révèle intrans­po­sable dans un contexte scolaire plus large ; les prétendues « lois naturelle de l’enfant » relèvent d’un salmigondis mêlant sciences cognitives et philosophie new age, mais d’où la pédagogie est à peu près absente ; et, surtout, l’expérience a servi de cheval de Troie aux appétits entrepreneuriaux, qui se nourrissent des échecs de l’école publique pour tenter d’y mener un business au potentiel fort lucra­tif. »

Laurence de Cock

Professeur d’histoire-géographie à Paris et docteure en sciences de l’éducation, membre du collectif Aggiornamento Histoire-géo, Laurence de Cock prépare un ouvrage sur les pédagogies alternatives.

Elle a mené une enquête approfondie sur le « phénomène Alvarez » pour le compte de la Revue du Crieur (n° 6, février 2017) qu’elle nous présentera lors de cette rencontre.

Les rencontres N’Autre école...

N’Autre école, revue du collectif Questions de classe(s) est un espace d’échanges et de réflexions­ sur nos pratiques pédagogiques et militantes.

La revue donne la parole­ à celles et ceux qui font l’école, au quotidien, et qui militent pour la transformer.

Le but de ces rencontres est d’associer nos lecteurs et nos lectrices (ou nos futur.e.s lecteurs/-rices) à la préparation et à la réalisation des numéros de la revue (le prochain dossier, pour le n° 7 posera la question : « Pédagogie(s) alternative(s)… pour qui ? pourquoi ? ») en rencontrant et en échangeant avec les auteur.e.s et le collectif de rédaction.

Gregory Chambat

Lire la suite

42 ressources numériques pour aborder les élections présidentielles en classe...

30 Avril 2017 , Rédigé par #ClasseTICE1d Publié dans #Education, #Pédagogie

Un article qui restera en cours de rédaction jusqu’en mai 2017 ! Revenez voir régulièrement les nouvelles ressources...

En savoir BEAUCOUP plus en visitant souvent le site ci-dessous

Lire la suite

Réduire le nombre d'élèves par classe? Oui mais...

21 Avril 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Pédagogie, #Politique

Réduire le nombre d'élèves par classe? Oui mais...
Texte mis à jour le 21 avril 2017

Faut-il réduire le nombre d’élèves par classe ?

Toutes les études, notamment américaines (Etats-Unis) montrent que la réduction du nombre d’élèves par classe favorise tous les élèves, faibles et forts. Mais ceci à une condition : que cet effectif soit d’un maximum de 10 élèves, ce qui ne peut se faire à l’heure actuelle en France de manière généralisée, mais est possible de manière ponctuelle et ciblée.

Il est prouvé que retirer 5 élèves sur un effectif de 25 n’aura aucun effet ; en revanche, retirer 5 élèves sur un effectif de 15 est porteur d’excellents résultats. (Voir School Class Size de Glass, Cahen, Smith et Filby paru en 1982).

Les recherches menées au Etats-Unis (et en France notamment par Piketty) l’ont été de la manière suivante :

les élèves ont été affectés de manière aléatoire dans des classes à effectif réduit ou dans des classes à effectif plus nombreux. Les chercheurs ont ensuite vérifié que les élèves composant les deux types de classes présentaient des caractéristiques comparables du point de vue de l’ethnie, du sexe et du statut socio professionnel des parents. Les résultats des élèves des deux groupes ont été comparés à des moments différents de leur scolarité et à travers des indicateurs diversifiés : tous confirment l’intérêt des classes à effectif réduit (10 ou moins de 10 élèves/Jamais moins de 8).

- A ces effectifs réduits doivent être appliquées des pédagogies adaptées, des contenus traités de manière évidemment différente.

- Il n'est pas non plus interdit de penser que même avec ces effectifs très réduits, deux enseignants doivent intervenir dans ces classes.

- Au moins une fois par semaine, ces effectifs réduits DOIVENT être réunis en nombre plus important afin de favoriser er de permettre des "exercices d'échanges", de socialisation et de "fabrique du commun".

- Il conviendra aussi de penser, et ce n'est pas le moindre des obstacles, à construire des salles, à les équiper, à former des enseignants ( et pas à supprimer des postes) rompus à des pédagogies innovantes et ciblées.

Voilà quelques impératifs incontournables. Car s'arrêter à la seule "division par deux des effectifs des CP/CE1/CE2 en zone prioritaire" ne serait que pure incantation, voire manœuvre grossière de candidat en mal de voix.

  • L’intérêt des groupes de besoin

L’idée de « groupes de besoin » n’est pas nouvelle. Claparède la préconisait en…1920. Aux Etats-Unis, dans le cadre beaucoup plus récent du plan Joplin, les élèves sont attachés en fonction de leur age à une classe hétérogène. Ils la quittent pour certains apprentissages (Lecture et mathématiques principalement) qui se déroulent en groupes homogènes. Cet assouplissement respecte à la lettre trois règles immuables :

- le temps passé en groupes homogènes est nettement inférieur au temps passé en classes hétérogènes, ce qui a pour conséquence que le groupe auquel les enfants s’identifient reste ce dernier;

- la constitution des groupes homogènes repose sur l’évaluation d’une compétence spécifique et non plus sur celle d’une aptitude générale;

- les groupes sont flexibles ; en fonction des progrès des élèves, ils peuvent être réorganisés.

Le plan Joplin a fait l’objet de plusieurs évaluations :

- l’effet positif est particulièrement sensible pour les élèves faibles, sans affecter le niveau des élèves forts

- les résultats en lecture des élèves du programme Joplin sont nettement supérieurs à ceux des élèves fréquentant des classes « traditionnelles »;

- aucune étude d’évaluation n’a abouti à des résultats négatifs à propos du plan Joplin.

Il est donc nécessaire, puisque cela « marche », de constituer des classes hétérogènes à petits effectifs, surtout dans les premières années de l’école primaire, déterminantes pour l’avenir. Sur cette unité de base, il sera utile de greffer un fonctionnement par groupes de besoin en respectant les trois règles énoncées ci-dessus.

Christophe Chartreux

Voir les travaux de Marcel Crahay, Professeur, Développement, apprentissage et intervention en situations scolaires, Université de Genève et Université de Liège
Lire la suite

Deux journées à la recherche d'une éducation plus juste et performante...

11 Avril 2017 , Rédigé par clicanoo.re Publié dans #Education, #Pédagogie

Résultat de recherche d'images pour "education"

ENSEIGNEMENT. Les Rencontres de l'Éducation initiées par la Ligue de l'Enseignement, ne se veulent pas l'apanage des seuls professionnels. Le professeur Philippe Mérieu en est l'invité d'honneur. Rendez-vous, jeudi et vendredi à l'ancien hôtel de ville de Saint-Denis.

À l'évocation de cette manifestation, Roger Ramchetty, le président du Conseil de la Culture, de l'Éducation et de l'Environnement parle d'une "expérience partagée". Enseignants, parents, élèves, jeunes, personnels des administrations, professionnels de l'éducation, mouvements pédagogiques et de l'éducation populaire, associations de quartiers, collectivités territoriales et institutions... tous sont invités à échanger. "Il s'agit de réfléchir, de proposer et d'agir afin de participer à la construction d'une éducation plus juste, plus accueillante et performante," expose-t-il.

Durant deux jours, au fil d'une vingtaine d'ateliers, les uns et les autres tenteront de déblayer nombre des grandes questions du champ éducatif. "Ce sera, entre autres approches, l'occasion de présenter des expériences et activités menées dans les écoles avec les associations" note Thierry Volck, vice-président de la Ligue de l'Enseignement.

La ville de Saint-Denis, ne cache pas sa joie d'accueillir ces rencontres. Gilbert Annette, le maire souligne que depuis 2008, sa majorité a placé les mandats successifs sous le signe de "la haute qualité éducative pour tous." Saint-Denis croit beaucoup à ce chantier. "L'éducation est une vraie richesse, elle permet de s'épanouir".

"Ce qui unit et ce qui libère"

Mais qu'est-ce qui doit fonder l'éducation aujourd'hui ? "C'est ce qui unit et qui libère" répond Philippe Meirieu. Professeur des universités, chercheur, pédagogue et militant de l'éducation populaire, Philippe Meirieu est l'invité d'honneur de ce colloque. "Nous avons, tout à la fois, besoin d'unité, de commun sans communautarisme, comme nous avons besoin de liberté, d'individus sans individualisme. Nous avons besoin de nous découvrir semblables et de trouver la force de nous affirmer différents".

Philippe Meirieu se déclare fort honoré de prendre part à ces échanges. "Je suis heureux de m'inscrire dans cette dynamique locale forte et riche. L'éducation est une question éminemment complexe. Je viens travailler, entendre, regarder, écouter. Je viens prendre la mesure des difficultés et confronter les travaux menés sur le terrain local avec mes propres recherches." Le spécialiste de l'éducation qu'il est, ne se pose, surtout pas, en donneur de leçons.

"La pédagogie ne peut pas tout. Mais elle peut, si nous le voulons ensemble et que nous y travaillons de manière inventive, permettre de préparer un monde plus juste et plus humain. C'est ce que nous nous proposons d'explorer," poursuit Philippe Meirieu.

"Ces deux journées auxquelles nous espérons donner une suite dans le temps, doivent inspirer, nourrir et ensemencer d'autres lieux éducatifs afin de permettre aux jeunes de bénéficier des innovations, des recherches pédagogiques et des expérimentations réussies," conclut Roger Ramchetty.

A. J.

Suite et fin à retrouver en cliquant ci-dessous

Lire la suite

Les trois piliers essentiels devant constituer la formation des enseignants...

8 Avril 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Pédagogie

Résultat de recherche d'images pour "piliers temples grecs"

 

Trois piliers essentiels doivent constituer la formation des enseignants tout au long de la vie professionnelle

 

  • Celui concernant les savoirs de référence (dits savoirs « savants » ou académiques)

 

Il s’agit du droit essentiel à une permanente mise à jour de savoirs qui évoluent très rapidement dans tous les domaines ; ainsi que de la réflexion théorique, plus proprement didactique, sur ces savoirs dès qu’ils doivent être enseignés. Universités, grandes Écoles, etc. doivent recevoir aussi comme mission d’offrir aux professeurs des enseignements de qualité, en prise avec les programmes scolaires et de s’ouvrir à des problématiques nouvelles portant sur toutes les grandes questions de sociétés (développement durable ; éducation à la santé ; questions de citoyennetés…) qui sont aujourd’hui inscrites dans les programmes. Si la spécialisation extrême est légitimement l’apanage des travaux universitaires, il n’est pas concevable que des enseignants en soient réduits à de « l’autodidactisme » sur des questions fortes, sociétales… parce que n’intéressant pas les chercheurs spécialistes. Universités et grandes Écoles ont aussi une fonction sociale, et ce d’autant plus, que la disparition des MAFPEN a créé un vide considérable dans la formation continuée des enseignants.

 

  • Celui concernant la pédagogie proprement dite

 

Les ESPE doivent être chargés – parallèlement à leur rôle en formation initiale – de proposer des modules de formation continuée sur toutes les questions touchant à la connaissance de l’élève et des problématiques d’apprentissage (approches psychologique, cognitive, théories de l’apprentissage et du développement, sociologie du curriculum, etc.). L’hétérogénéité des publics, la complexification de certains savoirs imposent de considérer ces apports théoriques comme indispensables, à réactualiser en permanence, et totalement imbriqués aux savoirs eux-mêmes. Le suivi personnalisé des élèves suppose que les enseignants soient outillés pour penser des remédiations efficaces : les difficultés des élèves dans l’acquisition de savoirs fondamentaux ne sont pas imputables à ce qui serait une « mauvaise pédagogie » ; mais, à la nécessité de prendre en compte des profils d’élèves très différents, des manières d’apprendre diverses, des obstacles parfois personnels face à tel ou tel apprentissage. Une formation très pointue sur ces questions (en lien avec des Universités de psychologie, de psycho-sociologie) ; une information large de tous les outils, écoles, méthodes existants déjà (avec des forums ou journées d’études faisant partie du service enseignant) est une priorité à mettre en œuvre rapidement.

 

  • Celui concernant les savoirs professionnels transversaux à toutes les disciplines

 

Tous les cycles d’enseignement sont concernés ; on pourrait même y inclure les enseignants d’Université qui découvrent les difficultés à enseigner face à de jeunes bacheliers. De telles formations/informations doivent prendre en compte la complexité de besoins professionnels couvrant des champs de plus en plus vastes. Ces derniers peuvent être purement personnels (tel enseignant ayant conscience d’un « manque » dans sa pratique et souhaitant se former) ; émaner d’équipes enseignantes (pour assurer efficacement un projet pédagogique d’établissement) ou émerger ponctuellement dans un contexte spécifique (situation de crise particulière ou terrain difficile).

 

Les thématiques sont de plus en plus variées : communication, travail sur la voix, gestion du stress, gestion des conflits, travailler en équipe, gérer des groupes, accompagner des projets, connaître les nouvelles technologies et leurs usages pédagogiques, faire face aux violences scolaires, aider les élèves dans la construction de leur projet professionnel … la liste est sans limite.

 

Chaque enseignant doit pouvoir trouver dans l’Institution des réponses à ses problèmes professionnels qu’il se pose – ce qui n’est pas incompatible avec des démarches personnelles - et que l’Institution lui pose par sa nécessaire adaptation aux demandes du temps.

 

Christophe Chartreux et Nicole Allieu-Mary

Lire la suite

Education - La recherche et la documentation pédagogique ne doivent pas être abandonnées...

8 Avril 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Pédagogie

Résultat de recherche d'images pour "recherche pédagogique"

Pour une politique d’ouverture vers la recherche et la documentation pédagogique

La recherche pédagogique et didactique souffre en France d’une absence de diffusion et de vulgarisation intelligente. Les revues disciplinaires spécialisées restent le plus souvent confidentielles. La documentation pour la classe est considérée comme incombant aux enseignants qui investissent à titre privé dans du matériel pédagogique (heureusement aidés désormais par les richesses trouvées sur internet ou par des outils de plus en plus performants à condition que ces même performances soient maîtrisées par l'enseignant ET par les élèves). Les revues généralistes « pédagogiques » sont rares et reflet d’un certain militantisme, ce dernier terme n'étant pas un « gros mot », bien au contraire. Ainsi, Les Cahiers Pédagogiques – dont la qualité est unanimement reconnue - sont la revue du CRAP (Cercle de Recherche et d’Action Pédagogique), mouvement pédagogique dans la mouvance du courant de l’Éducation nouvelle, et dont la devise est : changer l’école pour changer la société, changer la société pour changer l’école !

 

L’État et les collectivités territoriales – selon leur niveau de compétence – doivent contribuer désormais et de façon ambitieuse à ce que chaque établissement soit le bénéficiaire d’une large diffusion des outils professionnels nécessaires à un enseignement de qualité (ouvrages, revues, CD, accès à internet et toutes les autres innovations à venir tant ces innovations sont nombreuses). Ce propos peut surprendre tous ceux qui bénéficient déjà d’un environnement professionnel riche. Il faut se méfier de l’effet métropole et de la vision induite par les établissements urbains (voire même centre-ville).

 

À côté de beaucoup d’acteurs qui pourraient trouver ce propos évident, combien y a-t-il de petites communes, d’établissements sans marge de manœuvre financière, qui ne peuvent se permettre d’offrir de telles possibilités à leur personnel, parfois débutant. D’ailleurs, puisque les collectivités territoriales gèrent pour partie l’école (commune), le collège (département) et le lycée (Région) pourquoi ne pas imaginer que l’État finance la diffusion de données professionnelles plus globales ? Pourquoi ne pas imaginer que les sites académiques en ligne, s’ouvrent davantage aux enseignants en permettant des débats, des propositions originales au lieu de rester – avec un bonheur bien inégal – « la » parole institutionnelle descendante de ce qu’il convient de faire en classe ?

 

Christophe Chartreux

 

A noter

 

Texte écrit AVANT 2012. La diffusion des données professionnelles, les échanges entre enseignants, même si beaucoup reste à faire évidemment, ont été facilités sous l'impulsion notable de Najat Vallaud-Belkacem.

Lire la suite
<< < 10 20 30 31 32 33 34 35 36 > >>