Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Vivement l'Ecole!

parcoursup

Message de soutien d’un vacataire de Rennes-2 aux étudiant.es grévistes...

16 Avril 2018 , Rédigé par Mediapart Publié dans #Education, #Politique, #Parcoursup

Message de soutien d’un vacataire de Rennes-2 aux étudiant.es grévistes...
Après avoir indiqué sur twitter qu'un de mes cours à Rennes-2 était annulé, que je le regrettais mais soutenais la mobilisation, des étudiants m'ont questionné. Ce texte a été rédigé afin d'être lu lors de leur l'Assemblée Générale du lundi 16 avril à Rennes-2.

Pour me présenter rapidement, je suis formateur et vacataire dans diverses universités. Rennes-2 est la première à m’avoir recruté, dans une filière particulière (le D.U. Métiers des bibliothèques) et sur un horaire minuscule : en effet, je n’y interviens que 2 h par an, une séance, généralement la dernière journée du parcours. Cette année, ce devait être le lundi 16 avril après-midi. L’université étant bloquée, ce cours est annulé. Je ne suis pas très surpris, je le regrette, mais je le comprends parfaitement et souhaite ici apporter mon soutien à la mobilisation pacifique.

Avant toute chose, comprenez que pour un vacataire, une heure non réalisée n’est pas payée. J’ignore si nous pourrons rattraper ces cours, je l’espère, mais j’en doute. Par ailleurs, contrairement aux années passées, je ne suis plus fonctionnaire : actuellement je vis uniquement de droits d’auteurs et de mes cours. Cette perte financière est donc sensible. Je précise tout cela pour expliquer que je comprends très bien les délicates situations dans laquelle certain.es collègues vacataires peuvent se trouver. J’espère que le très beau succès de la caisse de solidarité avec les cheminot.es pourra aussi leur profiter.

En ce qui me concerne, ce ne sont que deux heures, et j’ai heureusement eu d’autres revenus. Mon regret le plus important n’est pas financier, il est face à l’impossibilité de donner cours, pour mes élèves et l’ensemble des élèves de Rennes-2 en général. Bloquer, c’est un échec. C’est la dernière solution. C’est un acte contre-intuitif : quand on défend l’éducation pour tout.es, empêcher des cours ce n’est pas naturel. La logique est la même que lorsque l’on défend le service public des transports et que l’on empêche les trains de rouler. C’est bien parce que l’on veut en voir rouler longtemps, plus nombreux et partout qu’ils sont stoppés lors de la grève.

La réforme de l’université est violente, socialement violente, construite de manière absurde – par exemple la lettre de motivation sur Parcoursup, un outil souvent obsolète, mais totalement marqué par l’origine sociale –, introduisant une brèche de plus dans l’universalisme, que l’université porte pourtant dans son nom même. La sélection existe déjà mille fois avant l’université, elle existe quand on n’a pas de bureau chez soi pour travailler, quand des étudiant.es ne peuvent pas se nourrir correctement, car devant choisir entre loyer et repas, quand certain.es doivent travailler 15 heures par semaine alors que d’autres peuvent se consacrer pleinement à leurs études. Je suis né du bon côté, je n’ai pas eu à vivre ces difficultés, mais je les vois constamment et la réforme actuelle ne conduira qu’à les creuser.

Il faut défendre l’ouverture maximale de l’université, à toutes et tous, à tous les âges, quel que soit son parcours, ses papiers, etc. Nous sommes malheureusement dans un contexte où seul le rapport de force est compris, où la répression est partout maximale : contre les étudiant.es, les cheminot.es, les salarié.es... Quand un gouvernement préfère dépenser 300 000 €/jour à détruire une utopie concrète, comme sur la ZAD de NDDL, au lieu de l’injecter dans l’éducation ou les hôpitaux, il s’avère qu’il n’y a pas de choix. Il n’y a jamais eu un semblant d’écoute des craintes et des propositions des étudiant.es.

Je regrette profondément ce blocage, je regrette toujours que l’éducation, vectrice de l’émancipation, soit un moment interrompue. Mais les fautifs ne sont pas les étudiant.es, comme les fautifs des trains annulés ne sont pas les grévistes. Le responsable c’est le gouvernement, même s’il s’en défausse sans cesse dans une autorité forcée, qui est l'inverse du courage.

On ne bloque pas de gaieté de cœur, même si ce peut être l’occasion de beaux moments d’échanges et d’expériences intéressantes. À ce titre, j’appelle donc de mes vœux la naissance d’une université populaire à Rennes-2, comme cela s’est vu ailleurs. Un lieu de dialogue, de débat, de convergence (et pas que des luttes !). Dans ce cadre, je serais ravi de proposer un cours sur les « Bibliothèques, lieux du lien social » ou autre chose de ce type. Et je suis certain que des dizaines d’autres personnes se proposeront.

Maël Rannou
Auteur, formateur, ex-bibliothécaire

Lire la suite

Parcoursup: «On ne peut pas prédire la réussite d'un élève»...

12 Avril 2018 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education, #Parcoursup

Parcoursup: «On ne peut pas prédire la réussite d'un élève»...

Elèves, profs, conseillers d’orientation mais aussi enseignants-chercheurs… Tous sont en première ligne face à la réforme de l’accès à l’enseignement supérieur, qui se met en place à toute vitesse. «Libération» leur donne la parole pour qu’ils racontent les bouleversements en cours.

Aujourd’hui, Julien Gossa, 37 ans, maître de conférences en informatique à l’université de Strasbourg

Depuis septembre, il tient sur Educpros le blog «Docs en stock: dans les coulisses de la démocratie universitaire», où il décrypte ce qui se joue en ce moment à l’université. Dans son dernier post, il explique ce que veut dire concrètement «ouvrir une place» dans un amphi.

«Trier des dossiers, je sais ce que c’est. Je fais ça depuis dix ans, car j’enseigne en DUT informatique (une filière sélective, à l’intérieur de l’université, ndlr). Donc classer les candidatures, comme s’apprêtent à faire tous les collègues de licence, je connais bien. Dans mon équipe, on a essayé beaucoup de choses pour améliorer le recrutement et diminuer au maximum le taux d’échec. Notre système de sélection est performant. Pourtant, il ne fonctionne pas. Pour une raison simple: on ne peut pas prédire la réussite d’un étudiant.

À défaut, on sélectionne les élèves les plus scolaires. Bien sûr, il y a les bons élèves qui réussiront partout. Mais pour les autres, ceux qui ont entre 9 et 13 de moyenne, on ne peut pas savoir. Il y a des lycéens avec des mauvaises notes, un comportement qui laisse à désirer au lycée, qui vont réussir par la suite. D’autres, au contraire, sages comme des images avec des notes correctes, découvrent la vie nocturne et se plantent royalement en première année. Il n’y a rien d’écrit et de prévisible.

Dans notre département, pour l’IUT informatique, on faisait jusqu’ici ce travail d’ouvrir un à un chaque dossier: lire les lettres de motivation pour éviter les grosses erreurs d’orientation notamment et repêcher quelques élèves motivés mais avec des notes limites. On appelle ça des paris.

Ce travail de tri est long et ultrachiant, il faut le dire. Et assez déprimant car on refuse beaucoup d’élèves gentils et volontaires. Jusqu’ici, ils avaient une deuxième chance. L’université servait de filet-trampoline : on savait que les élèves que l’on refusait pouvaient aller à la fac, et même retenter leur chance à l’entrée de l’IUT à la fin de la première année. Avec cette réforme, ce filet disparaît, désormais les élèves sont classés partout. Cette réforme a une autre conséquence bien concrète, la concurrence généralisée y compris au sein d’une même université, comme entre notre DUT et les licences.

Jusqu’ici, nous avions très peu d’informations sur la façon dont la réforme allait se mettre en place. Les équipes étaient dans l’attente. Les premières réunions concrètes commencent à peine, maintenant qu’il est trop tard pour en discuter. Les candidatures doivent être triées d’ici le 18 mai.»

Marie Piquemal

Lire la suite

Nicolas Offenstadt, prof à Tolbiac : "Les étudiants des facs occupées mènent une juste lutte"...

11 Avril 2018 , Rédigé par L'Obs Publié dans #Education, #Politique, #Parcoursup

Nicolas Offenstadt, prof à Tolbiac : "Les étudiants des facs occupées mènent une juste lutte"...

Historien engagé et maître de conférences à Tolbiac, Nicolas Offenstadt soutient ouvertement les étudiants de la fac occupée Paris-I-Panthéon-Sorbonne dans leur mobilisation contre la loi orientation et réussite des étudiants (ORE), parfois rebaptisée "loi Vidal" ou "Parcoursup" – du nom de la nouvelle plateforme d'admission post-bac.

Pour lui, l’occupation d'universités à travers le pays est loin d’être anecdotique. "Je suis profondément opposé à toute forme de sélection à l’entrée de l’université", déclare à "l'Obs" cet universitaire, qui dispensera ce mardi matin un "cours alternatif" aux élèves grévistes. Entretien.

La fronde dans les universités s’étend partout en France depuis quelques semaines. Son ampleur est-elle sous-estimée par le pouvoir ? A titre personnel, pourquoi la soutenez-vous ?              

Je suis profondément opposé à toute forme de sélection à l’entrée de l’université. D’autant plus que c’est un âge où les choix sont encore bien incertains. Il faudrait au contraire tout faire pour que les futurs étudiants ne soient pas sous pression, mais puissent s’orienter souplement. Or, on voit bien que diverses réformes essayent d’introduire une sélection, sous différentes modalités plus ou moins hypocrites. Au lieu de bâtir des systèmes de sélection injustes et absurdes, ne faut-il pas mieux organiser un financement en fonction des besoins, qui sont évidents ? 

L’accent mis sur la sélection dans cette réforme de l’accès à l’université accroît-il, selon vous, les inégalités entre les élèves ? Quelle alternative préconisez-vous ?

Je suis partisan d’une toute autre politique universitaire, à l’opposé de tout ce qui est fait depuis des années au détriment de la formation des étudiants et de la qualité de l’institution dans son ensemble. Il convient d’abord de penser l’université comme un service public, au sens le plus complet du terme, ce qui veut dire valoriser son caractère national et non pas une pseudo-concurrence entre des établissements qui ne sont pas faits pour cela. Ce qui signifie encore que la formation est autant celle de personnalités citoyennes disposant d’un savoir humaniste et critique que celle de jeunes professionnels.

Faire de l’université un lieu purement utilitariste et producteur d’immédiateté ne peut conduire qu’à des sociétés faibles, soumises et tendues.            

Enfin, cela implique de maintenir des logiques vraiment publiques en termes de financement, de gouvernance et de choix et non pas chercher à faire pénétrer des logiques (et des institutions) libérales et entrepreneuriales dans un monde qui n’a rien à voir avec cela.  

Ce mardi matin, vous allez dispenser aux étudiants grévistes un cours alternatif sur "l’exploration urbaine, nouveau terrain pour les luttes sociales ?". Pourquoi ? 

D’abord parce que les étudiants des facs occupées mènent une juste lutte, parce qu’il faut encourager leurs capacités critiques et enfin parce que je pense qu’une lutte et une occupation doivent être l’occasion de réflexivité, d’interrogation sur ses actions, d’où un thème qui permette de réfléchir sur les occupations alternatives des espaces urbains contemporains, au-delà de l’immédiateté.

Bon nombre d'"explorateurs urbains" affirment vouloir desserrer les contraintes spatiales de nos villes d’aujourd’hui, celle du capitalisme qui rend tout marchand et des pensées sécuritaires. De même il est utile de réfléchir à ce que peuvent apporter les historiens et les spécialistes des sciences sociales aux usages des lieux vides, abandonnés, ou occupés de manière alternative, et surtout à la compréhension et l’analyse de ces usages.  

Sur place, les étudiants se sont baptisés "Commune libre de Tolbiac". Ce clin d’œil à l’histoire fait-il sens ?              

Toute construction d’un rapport politique au passé est un choix. Il n’y aucun sens préétabli qui serait à valider. Ici, ce peut être une inscription dans les révoltes du mouvement ouvrier français (on pense d’abord à la Commune de Paris en 1871), mais aussi un clin d’oeil, volontaire ou involontaire, à toutes les prises de pouvoir progressistes qui ont essayé des modèles alternatifs, notamment après la Première Guerre mondiale.

Ce type d’appellation sous-tend aussi souvent l’idée d’un pouvoir qui ne soit pas autoritaire comme ont pu l’être ceux du bloc de l’Est avec au départ des idéaux d’un autre ordre. 

Vous avez vous-même été étudiant en histoire à Tolbiac, dans ces locaux bâtis quelques années après Mai-68… Quels souvenirs en conservez-vous ? Y avez-vous jadis fait grève en tant qu’étudiant ?              

J’ai été socialisé politiquement dans la lutte contre la sélection, contre la réforme Devaquet qui a justement échoué devant la mobilisation étudiante en 1986. J’ai encore les slogans en tête. Nous avons lutté avec beaucoup de sérieux, et de drames, avec la mort de Malik Oussekine qui reste gravée dans ma mémoire.

Tolbiac était très mobilisé déjà et je me rappelle combien nous avons été heureux de rencontrer Cohn-Bendit dans une des manifs, nous avions nous aussi, ainsi, l’impression de faire le lien avec les luttes passées.

J’ai beaucoup aimé ces années à Tolbiac, le milieu étudiant y était très ouvert, divers et nous échangions bien au-delà de nos disciplines d’origine, ces rencontres ont beaucoup contribué à ma formation générale.            

Vendredi soir, certains de vos étudiants en grève ont été visés par des projectiles. Un épisode qui fait écho à l’agression violente survenue à Montpellier. Comment analysez-vous ces descentes dans les facs conduites par l’extrême droite ?

La violence physique fait partie du répertoire de l’extrême droite depuis bien longtemps. Les nouveaux mouvements actualisent son usage selon les enjeux. C’est congruent avec le reste de leur discours politique. C’est aussi, classiquement, un moyen publicitaire pour des groupes marginaux.

Propos recueillis par Charlotte Cieslinski

Lire la suite

"Une sélection absurde" : plus de 400 enseignants-chercheurs dénoncent la réforme de l'accès à l'université...

10 Avril 2018 , Rédigé par France Info Publié dans #Education, #Parcoursup

"Une sélection absurde" : plus de 400 enseignants-chercheurs dénoncent la réforme de l'accès à l'université...

EXTRAIT

Sélection qui ne dit pas son nom, manque de places dans les facs... Des enseignants dénoncent sur franceinfo la réforme de l'université. 

A Paris, Lille, Rouen... Ils ne sont plus étudiants, mais eux aussi appellent au retrait de la loi Orientation et réussite des étudiants (ORE), et de sa fameuse plateforme Parcoursup. Lundi 8 avril, certains enseignants de Paris-I Panthéon-Sorbonne ont reconduit la grève votée jeudi, apportant leur soutien aux étudiants qui bloquent depuis plusieurs jours le site de Tolbiac. Leurs collègues de Lille menacent, quant à eux, de ne pas examiner les candidatures des futurs bacheliers souhaitant intégrer une filière universitaire. Dans une tribune à franceinfo, 425 enseignants dénoncent une "réforme absurde" et expliquent pourquoi ils soutiennent les étudiants contestataires. Ils s'expriment ici librement. 


Nous, enseignants-chercheurs, soutenons et accompagnons les étudiants dans leur contestation de la loi Orientation et réussite des étudiants (ORE) et de Parcoursup depuis le début de leur mouvement.

Notre prise de position s'explique d'abord par notre rejet de toute forme de sélection à l'entrée de l'université. Or, la nouvelle loi instaure une sélection hypocrite. D'un côté, les responsables gouvernementaux refusent catégoriquement d'utiliser ce mot. Mais, de l'autre, on nous demande de classer les candidatures de sorte qu'un couperet tombera une fois les capacités d'accueil des filières saturées. Parcoursup est en effet conçu de telle façon qu'on ne peut y introduire des ex æquo, sauf à déployer des trésors d'ingéniosité informatique.

"Un mode de sélection se substitue à un autre"

Le gouvernement défend sa loi en invoquant une politique d'orientation destinée à pallier les échecs en premier cycle. Mais il ne donne aucun moyen pour mettre en place les cours de mise à niveau, dont il annonce unilatéralement la mise en place.

Un milliard d'euros représente 7,5% du budget total 2018 de l'Enseignement supérieur (13,4 milliards d'euros). Une dotation supplémentaire d'un milliard d'euros, rien que pour le premier cycle, devrait être largement visible, ce qui n'est pas le cas. Et, à notre connaissance, aucune loi rectificative du budget n'est annoncée.

Autre argument utilisé par le gouvernement : rien ne serait pire que le tirage au sort pratiqué l'année dernière via le logiciel admission post-bac (APB) pour 1% des bacheliers dans les filières en tension. En réalité, le système APB a révélé l'impossibilité d'accueillir tous les étudiants, faute de place et de moyens. En juillet 2017, le ministère a reconnu que 87 000 demandes d'inscription n'étaient pas satisfaites, soit plus du quart du total des nouveaux entrants à l'université en 2016 ! Le fait qu'un mode de sélection (sur dossier, pour tous les bacheliers) se substitue à un autre a pour objectif presque avoué de différer, sinon d'écarter dans l'immédiat, un certain nombre de candidats.

Le problème posé par le nombre de candidatures n'a pas disparu. Au contraire, on sait, pour des raisons démographiques, qu'il va se tendre davantage. L'année 2018-2019 correspond au baby boom de l'an 2000 et se traduit par une explosion démographique prévisible depuis longtemps.

(...)

Liste des signataires:

Lyu Abe, Université de Nice Sophia-Antipolis (06), Catherine Adloff, Université Savoie Mont Blanc (74), Thomas Alam, Université de Lille (59), Florence Alazard, Université de Tours (37), Sophie Albert, Université Paris-Sorbonne (75) , Christèle Allès, Université de Nantes (44)   Eric Alliez, Université Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis (93)   Virginie Althaus, Université de Rouen (76)   Charles Alunni, Université Paris 8 (93) / École Normale Supérieure (75)   Maxime Amblard, Université de Lorraine (54)   Virginie André, Université de Lorraine (54)   Armelle Andro, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (75)   Saverio Ansaldi, Université de Reims Champagne- Ardenne (51)   Dominique Archambault, Université Paris 8-Vincennes-Saint-Denis (93)   Chantal Aspe, Aix-Marseille Université (13)   Isabelle Aubert, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (75)   Marc Bailly-Bechet, Université Nice Sophia-Antipolis (06)   Mohammed Bachir, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (75)   Marie-Hélène Bacqué, Université Paris Nanterre (92)   Ludivine Bantigny, Université de Rouen (76)   Sabine Barles, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (75)   Christophe Baticle, Université de Picardie Jules Verne (80) Dominique Batoux, Aix-Marseille Université (13) Jauffrey Berthier, Université de Bordeaux Montaigne (33)   Cécile Bianchi, Aix-Marseille Université (13)   Hervé Billard , Université Bretagne occidentale (29) Vincent Béal, Université de Strasbourg (67)   Véronique Beaulande-Barraud, Université de Reims (51)   Eric Beaumatin, Université Paris 3 (75)   Emmanuelle Bénicourt, Université Picardie Jules Verne (80)   Jocelyn Benoist, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, (75)   Christophe Benzitoun, Université de Lorraine (54) Sylvie Bepoix, Université de Franche-Comté (25)   Christian Berner, Université Paris Nanterre (92)   Sandrine Berroir, Université Paris Diderot (75)   Jerôme Berthaut, Université de Bourgogne (21)   Christine Bertrand, Sorbonne Université (75)   Magali Bessone, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, (75)   Bertrand Binoche, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (75)   Élodie Blestel, Université Paris 3 (75)   Brigitte Blondet, Université Paris Est Créteil (94)   Géraldine Bois, Université de Lorraine Nancy (54)   Christian Bonnet, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, (75)   Stéphane Bonnéry, Université Paris 8 (93)   Yann Boniface, Université de Lorraine (54)   Yannick Bosc, Université de Rouen (76)   Martine Boudet, Université Toulouse Jean Jaurés (31)    Marion Boudier, Université d’Amiens (80)   Antoine Boulangé, Sorbonne Université (75)   Joël Boulier, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (75)   Nicolas Bourgeois, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (75)   Chahira Boutayeb, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (75)   Vincent Bonnecase, Science po Bordeaux (33)   Corine Bonningue, Université Toulouse 3 (31)   Sylvain Bordiec, Université de Bordeaux (33)   Anne Bory, Université de Lille (59)   Senouci Boucif, Université Haute Normandie (76)   Vanina Bouté, Université de Picardie (80)   Nicolas Bourgoin, Université de Franche-Comté (25)   ​​​Raphaëlle Branche, Université de Rouen (76)   Jean-Baptiste Brenet, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, (75)   Serge Bresson, Université Picardie Jules Verne (80)   Guillaume Bridet, Université de Bourgogne (21)   Olga Bronnikova, Université Grenoble Alpes (38)   Cédric Brun, Université Bordeaux-Montaigne (33)   Mathieu Brunet, Aix Marseille Université  (13)   Isabelle Bruno, Université de Lille (59)   Fanny Bugeja-Bloch, universelle Paris Nanterre (92)   Didier Busca, Université Toulouse Jean Jaurès (31)   Marie Buscatto, Université Paris 1 Panthéon Sorbonne (75)   Mireille Cabané, Université de Lorraine (54)   Florence Cabaret, Université de Rouen (76)   Patricia Caillé, Université de Strasbourg (67)   Ronan de Calan, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (75)   Silvia Capanema, Université Paris 13 (93)   Marcel Carbillet, Université de Nice Sophia-Antipolis (06)   Mathilde Carrive, Université de Poitiers (86)   Florent Castagnino, Université Paris Est Marne-la-Vallée (77)   Nicolas Castel, Université de Lorraine (54)   Peggy Cénac, Université de Bourgogne (21)   Olivia Chambard, Université Paris 1 Panthéon Sorbonne (75)   Pierre Chantelot, Université Paris-Est Marne-la-Vallée (77)   Cécile Chapon, Aix-Marseille Université (13)   Sébastien Charbonnier, Université de Lille (59)   Christophe Charle, Université Paris 1 Panthéon Sorbonne (75)   Marie-Claude Charpentier, Université de Franche-Comté (25)   Marie Charvet, Université de Nantes (44)   Rudy Chaulet, Université de Franche-Comté (21)   Nathalie Chauvac, Université Toulouse Jean Jaurès (31)   Gilda Charrier, Université de Bretagne Occidentale (29)   Marie Chenet, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (75)   Marion Chottin, IHRIM CNRS (69)   Verene Chevalier, Université Paris Est Créteil (94)   Pierre Clement, Université de Rouen (76)   Mickaël Clévenot, Université de Bourgogne-Franche-Comté (21)   Robert Coale, Université de Rouen-Normandie (76)    Deborah Cohen, Université de Rouen (76)   Michèle Cohen-Halimi, Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis (93)   Beate Collet, Sorbonne Université (75) Jean-Baptiste Comby, Université Paris 2 (75)   Hadrien Commenges, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (75)   Carlos Conde Romero, Université de Lorraine (54)   Laurence Corbel, Université Rennes 2 (35)   Paula Cossart, Université de Lille (59)   Sandrine Costamagno, Université Toulouse Jean Jaurès (31)   Christel Coton, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (75)   Marie Cottrell, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (75)   Laurent Coudroy de Lille, Université Paris Est Creteil (94)   Saskia Cousin, Université Paris Descartes (75)   Nathalie Coutinet, Université Paris 13 - Villetaneuse (93)   Natacha Coquery, Université Lumière Lyon (69)   Geneviève Cresson, Université Lille 1 (59)   Hervé Christofol, Université d’Angers (49)   Marie Cuillerai, Université Paris 7-Diderot (75) / Université Paris 8 (93)     Kim Sang Ong Van Cung, Université Bordeaux Montaigne ( 33)   Fanny Darbus, Université de Nantes (44)   Bruno Dauvier, Aix-Marseille Université (13)   Augustin David, Université Paris 8 (93)   Mary David,  Université de Nantes (44)   Eva Debray, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne  (75)   Estelle Deléage, Université de Caen (14)   Christophe Demarque, Aix-Marseille Université (13)   Steeves Demazeux, Université de Bordeaux Montaigne (33)   Marie-Aude Depuiset, Université de Lille (59) Marie-Laure Déroff, Université de Bretagne Occidentale (29)   Elodie Djordjevic, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et Université Paris II Panthéon-Assas (75)   Laurence de Cock, Université Paris-Diderot (75)    Hervé Defalvard, Université Paris Est Marne la Vallée (77)   Pierre Deffontaines, Université de Bourgogne Franche-Comté (21)   Delphine Dellacherie, Université de Lille SHS (59)   Fabien Desage, Université Lille 2 (59)   Stéphane Desvignes, Sorbonne Université (75)   Catherine Deville Cavellin, Université Paris Est Créteil (94)   Estelle d'Halluin, Université de Nantes (44)   Petros Diatsentos, Aix-Marseille Université (13)   Sophie Didier, Université Paris-Est Marne-la-Vallée (77)   Stéphane Douailler, Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis (93)   Blaise Douglas, Université de Rouen-Normandie (76)   Milena Doytcheva, Université Lille SHS (59)   Matthias Dressler-Bredsdorff, Sorbonne Université (75)   Isabelle Dubost, Université des Antilles (972)   Pascale Dubus, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (75)   Julien Dufour, Université de Lorraine (54)   Stéphane Dufoix, Université Paris Nanterre (92)   Delphine Dulong, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (75)   Natalie Depraz, Université de Rouen (76)   Frédéric Dufaux, Université Paris Nanterre (92)  Jean-François Dupeyron, Université de Bordeaux (33)   Pascal Dupuy, Université de Rouen (76)   Florence Eloy, Université Paris 8 (93)   Philippe Enclos, Université de Lille (59) Léo Exibard, Aix-Marseille Université (13)   Corine Eyraud, Aix-Marseille Université (13)   Jean Fabbri, Universite de Tours (37)   Eric Fassin, Université Paris 8 Vincennes - Saint-Denis (93)   Emmanuel Faye, Université de Rouen Normandie (76)   Caroline Fayolle Université de Montpellier (34)   Jocelyne Fernandez-Vest, CNRS / Université Sorbonne-Nouvelle - Paris 3 (75)   Benjamin Ferron, Université Paris-Est Créteil (94)   Etienne Fieux, Université de Toulouse 3 (31)   ​​​​​Catherine Filippi-Deswelle, Université de Rouen (76)   Jérémie Foa, Université Aix-Marseille (13)   Sylvie Fol, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (75)   Didier Forcioli, Université de Nice Sophia Antipolis (06)   Sabine Fortino, Université de Paris Nanterre (92)   Eric Fournier, Université Paris-1 (75)   Karine François, Université de Lorraine (54)   Jérémy Freixas, Université de Nantes  (44)   Anne Fretel, Université de Lille 1 (59)   Julien Fretel, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (75)   Frédéric Fruteau de Laclos, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, (75)   Muriel Froment-Meurice, Université Paris-Est (94)   Christian Gadchaux, Aix-Marseille Université (13)   Philippe Gajewski Université Paris 8 (93)   Fanny Gallot, Université Paris Est Créteil (94)   Cyril Gallut, Sorbonne Université (75) Edith Galy, Université Nice Sophia-Antipolis (06)   Aline Garnier, Université Paris Est Créteil (94)   Marie Garrau, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (75)   François Gaudin, Université de Rouen (76)   Pierre Gautreau, Université Panthéon Sorbonne (75)   Marie-Dominique Garnier, Université Paris 8 (93)   Nadia Garnoussi, Université de Lille (59)   Jean-Luc Gautero, Université de Nice Sophia Antipolis (06)   Emmanuèle Gautier-Costard, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (75)   Katia Genel, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, (75)   Julie Gervais, Université Paris 1 Panthéon Sorbonne  (75)   Laurence Giavarini, Université de Bourgogne (21)   Pierre Gilbert, Université Paris 8 (93)   Pascal Gillot, Université de Tours (37)   Frédéric Gob, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (75)   Mónica González, Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3 (75)   Sylvie Grand'Eury-Buron, Université de Lorraine (54)   Christophe Giudicelli, Université de Rennes (35)   Nicolas Gregori, Université de Lorraine (54) Christophe Grellard, École Pratique des Hautes Études (75)   Tatiana Gründler, Université Paris Nanterre (92)   Florent Guénard, Université de Nantes (44)   Nacira Guénif, Université Paris 8 (93)   Sophie Guérard de Latour, Université Paris-Sorbonne   Bertrand Guillarme, Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis (93)    Michèle Guillemont, Université de Lille (59) Fabien Guillot, Université de Caen Normandie (14)   Didier Guy, Université de Strasbourg (67)   Emilie Hache, Université Paris Nanterre (92)   Hamza Hajji, Université Paris 8 (93)   Berenice Hamidi Kim, Université Lyon 2 et Institut Universitaire de France (69)   Claire Hancock, Université Paris-Est Créteil (94)   Matthieu Hély, Université de Versailles St Quentin en Yvelines (78)   Philippe Henry, Université de Franche-Comté (25)   Céline Hervet, Université de Picardie (80)   Isabelle Hirtzlin, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (75)   Jennifer Houdiard, Université de Nantes (44)    Myriam Houssay-Holzschuch, Université Grenoble Alpes (38)   Nicolas Hubé, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (75)   Sophie Jallais, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (75)   Richard Jacquemond, Aix-Marseille Université (13)   Lionel Jacquot, Université de Lorraine (54)   Chantal Jaquet, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (75)   Fançois Jarrige, Université de Bourgogne (21)   Julie Jarty, Université Toulouse Jean Jaurès (31)   Fanny Jedlicki, Université du Havre (76)   Nicolas Jouandeau, Université Paris 8-Vincennes-Saint Denis (93)   Nathalie Jourdan, Sorbonne-Université (75)   Marianne Jover, Université d'Aix-Marseille (13)   Octave Julien, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (75)   Tiphaine Karsenti Université Paris-Nanterre (92) Aurélie Knüfer, Université Paul Valéry – Montpellier (34)   Jean-Luc Kop, Université de Lorraine - Nancy (54)   Mustapha Krazem, Université de Bourgogne (21)   Émilie Kurdziel, Université de Poitiers (86)   Gaëlle Lacaze, Sorbonne Université (75)   Jean-Marc Lachaud, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (75)   Laurent C.-Labonnote, Université de Lille (59)   Claire Lacour, Université Paris Sud (91)   Fabien Laffont, Université Toulouse 2 (31)   Stéphanie Laguérodie, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (75)   Xavier Lambert, Université Toulouse 2 Jean Jaurès (31)   Jean Pierre Lanfrey, Université Aix-Marseille (13)   David Lapoujade, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, (75)   Mathilde Larrere, Université de Paris Est Marne la Vallée (77)   Annie Lacroix-Riz, Université Paris 7 (75)   Nathalie Lebrun, Université de Lille (59)   Amélie Leconte, Aix-Marseille Université (13) Christian Lavault, Université Paris 13 (93)   Sandra Laugier, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (75)   Christian Lazzeri, Université Paris Nanterre (92)   Daniel Lebaud, Université de Franche-Comté (25)   Frédérique Leblanc, Université Paris Nanterre (92)   Guillaume Leblanc, Université Paris Est (94)   Eric Lecerf, Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis (93)   Gabienne Leconte, Université de Rouen (76)   Laurence Le Douarin, Université de Lille (59)   Philippe Légé, Université Picardie Jules Verne (80)   Vincent Lhuillier, Université de lorraine (54) Thibault Le Corre, Université Paris 1 Panthéon Sorbonne (75)   Laurent Lemarchand, Université de Rouen (76)   Claire Lemêtre, Université Paris 8 (93)   Emeric Lendjel, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (75)   Yann Leredde, Université de Montpellier (34)   Benoît Leroux,  Université de Poitiers (86)   Marie Leroy-Collombel, Université Paris Descartes (75)   Marie-Pierre Lefeuvre, Université de Tours (37)   Enora Le Quere, Université de Rouen-Normandie (76)   Marie Lesclingand, Université de Nice (06)   Clément Lescloupé, Université Paris I Panthéon-Sorbonne (75)   Laurent Lespez, Université de Paris-Est Créteil (94)   Cécile Lefèvre, Université Paris Descartes (75)   Yann Leredde, Université de Montpellier  (34)   Brigitte Lion, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (75)   Dany Lionel,  Université d'Aix-Marseille (13)   Olivier Long, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (75)   Jean-François Louette, Sorbonne Université (75)   Odette Louiset, Université Rouen Normandie (76)   José Vicente Lozano, Université de Rouen Normandie (76)   Isabelle Luciani, Université Aix-Marseille (13)   Armelle Mabon, Université Bretagne Sud (56)   Yves Macchi, Université de Lille, (59)   Pascal Maillard, Université de Strasbourg (67)   Arnaud Maisetti, Aix-Marseille Université (13) Corine Maitte, Universite Paris-Est Marne-la-Vallée (77)   Christelle Manifet, Université Toulouse Jean Jaurès (31)   Patrice Maniglier, Université Paris Nanterre (92)   Eric Marquer, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, (75)   Jacob Matthews, Université Paris 8 (93)   Benoît Mariou, Université Paris 8-Vincennes-Saint-Denis (93)   Pascal Marry, Université Paris Est Marne la Vallée (77)   Jean-Luc Martine, Université de Bourgogne Franche-Comté (21)   Etienne Matheron, Université d’Artois (62)   Frédérique Matonti, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (75)   Nicole Mathieu, CNRS/Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (75)   Quentin Meillassoux, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, (75)   Sarah Mekdjian, Université Grenoble Alpes (38)   Bernard Mezzadri, Université d’Avignon (84)   Laure Michel, Sorbonne Université (75)   Catherine Mills, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (75)   Christophe Miqueu, Université de Bordeaux Montaigne (33)   Hasnia-Sonia Missaoui, Université de Toulouse Jean Jaurès (31)   Guillaume Mazeau, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (75)   Laurence Maurel, Université de Dijon (21)   Christophe Mileschi, Université Paris Nanterre (92)   Olivier Milhaud, Sorbonne Université (75) Benjamin Moignard, université Paris-Est-Créteil (94)   Jeanne Moisand, Université Paris 1 Panthéon Sorbonne (75)   Nicolas Monteix, Université de Rouen (76)   Katell Morand, Université Paris Nanterre (92)   Marie Morelle, Université Paris 1 Panthéon Sorbonne (75)   Olivier Morizot, Aix-Marseille Université (13)   Damase Mouralis, Université de Rouen-Normandie (76) Marie-Hélène Mourgues, Université Paris-Diderot (75)   Caroline Muller Université de Reims (51)   Jennifer Murray, Université de Franche-Comté (25)   Alerto Naibo, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, (75)   Bruno Nazaret, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (75)   Emilie Née, Université Paris Est Créteil (94)   Hélène Nessi, Université Paris Nanterre (92)   Frédéric Neyrat, Université de Rouen-Normandie (76)   Alexander Neumann, Université Paris 8 (93)   Bertrand Ogilvie, Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis (93)   Julien O'Miel, Université de Lille (59)   Renaud Orain, Université Paris 1 Panthéon Sorbonne (75)   Jean-Louis Olive, Université de Perpignan Via Domitia (66)  Marie-Hélène Orthous, Université Avignon-Pays de Vaucluse (84)   Claude Paraponaris, Aix Marseille Université (13)   Armelle Parey, Université de Caen (14)   Alain Parrau, Université Paris 7 (75)   Simon Paye, Université de Lorraine (54)   Thierry Pécout, Université de Saint-Étienne (42)   Etienne Penissat, Université de Lille (59)   Bastien Pereira Besteiro, Université Lyon 2 (69)   Philippe de Peretti, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (75)   Corinne Perraudin, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (75)   Danielle Perrot-Corpet, Sorbonne Université (75)   Etienne Petit, Université de Lorraine (57)   Claire Pagès, Université de Tours, (37)   Mélanie Plouviez, Université de Nice Sophia Antipolis (06) Héloïse Petit, Université de Lille 1 (59) Matthieu Pichon, Université Paris 1 Panthéon Sorbonne (75)   Manon Pignot Université d’Amiens (80)   Catherine Peyrard, Université de Rouen (76)   Nathalie Peyrebonne, Université Sorbonne nouvelle - Paris 3 (75)   Marie Philemon, Université Paris 8 (93)   Hélène Pignot, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (75)   Florence Piola, Université Lyon1 (69)   Aurélien Poidevin, Université de Rouen (76)   Sophie Poirot-Delpech, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (75)   Raphaël Porteilla, Université de Bourgogne (21)   Jean-Christophe Poully, Université de Caen (14)   Behrang Pourhosseini, Université Paris 8 - Vincennes (93)   Joël Pothier, Sorbonne Université (75)   Plínio Prado, Université Paris 8 - Vincennes (93)   Muriel Pucci, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (75)   Christophe Quéva, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (75)   Lissell Quiroz, Université de Rouen Normandie (76)   Véronique Rauline, MCF Université Nanterre (92) Christelle Rabier, EHESS - Marseille (13)   Nicolas Rafin, Université de Nantes (44)   Olivier Ramaré, CNRS / Aix-Marseille Université (13)   Paul Rateau, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, (75)   Jean-Yves Rauline, Université de Rouen Normandie (76)   Pablo Rauzy, Université Paris 8 (93)   Manuel Rebuschi, Université de Lorraine (54)   Laurent Regnier, Aix-Marseille Université (13) Emmanuel Renault, Université Paris Nanterre (92)   Judith Revel, Université Paris Nanterre (92)   Nicolas Rialland, Université de Rouen (76)   Jean-Luc Richard, Université de Rennes 1 (35)   Ophélie Rillon, IEP de Bordeaux (33)   Fabrice Ripoll, Université Paris Est Créteil (94)   Olivier Ritz, Université Paris-Diderot (75)   Michaël Rivard, Université Paris-Est Créteil (94)   Jean Rivière, Université de Nantes (44)   Valérie Robert, Université Sorbonne Nouvelle - Paris 3 (75)   Vincent Robert, Université Paris I Panthéon Sorbonne (75)   Valérie Robin Azevedo, Université Paris V Descartes (75)   Jean-Yves Rochex, Université Paris 8 - Vincennes (93)   Anne Roger, Université de Lyon 1 (69)   Anis Rojbi, Université Paris 8 (93)   Salomé Roth, Université Sorbonne Nouvelle (75)   Marine Roussillon Université d’Artois (62)   Céline Ruet, Université Paris 13 - Villetaneuse (93)   Benjamin Saccomanno, Université de Toulouse Jean Jaurès (31)   Gaël Saint-Cricq, Université de Rouen (76)   Jessica Sainty, Université d'Avignon   (84)   Catherine Samary, Université Paris Dauphine (75)   Samuel F. Sanchez, Université Paris 1 Panthéon Sorbonne (75)   Damien Sauze, Université Lumière Lyon 2 (69)   Michel Savaric, Université de Franche-Comté (25)   Delphine Serre, Université Paris Descartes (75)   Pascal Sévérac, Université Paris Est, (94)   Nicolas Schapira, Université Paris Nanterre (92)   Guillaume Sibertin-Blanc Université Paris-Nanterre (92)   Brigitte Sibille, Université Nice-Sophia Antipolis (06)   Camille Signoretto, Aix-Marseille Université (13)   Wilfrid da Silva,  Sorbonne Université (75)   Arnault Skornicki, Université Paris Nanterre (92)   Pierre Serna, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (75) Charles Soulié, Université Paris 8 - Vincennes (93)   Amandine Spire, Université Paris Diderot (75)   Patrick Taïeb, Université de Montpellier (34)   Armelle Talbot, Université Paris Diderot (75)   Pascal Taranto,  AMU   Romain Telliez, Sorbonne Université (75)   Florent Tetard , Université Paris 13 - Villetaneuse (93)   Anne Teulade, Université de Nantes (44)   Nadine Thèvenot, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (75)   Claude Thiaudière, Université de Picardie Jules Verne (80)   Marion Tillous, Université Paris 8 (93)   Marc Tomczak, Université de Lorraine (54)   Anne Tomiche, Sorbonne Université (75)   Mathieu Uhel, Université de Caen (14)   François Valegeas, Université Paul-Valery Montpellier 3 (34)   Boris Valentin, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (75)   Eric Valentin, Université de Picardie Jules Verne (80)   Julie Valentin, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (75)   Jérôme Valluy, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (75)   Patricia Vannier, Université Toulouse Jean Jaurès (31)   Vincent Veschambre, Université de Lyon (69)   Frédéric Verhaegen, Université de Lorraine (54)   Patrice Vermeren, Paris 8 Vincennes Saint-Denis (93)   Catherine Vigier, Université de Rouen (76)   Cécile Vignal, Université de Lille (59)   Noémie Villacèque Université de Reims (51)   Alexandre Vincent, Université de Poitiers (86)   Bruno Vivicorsi, Université de Rouen (76)   Bruno Viaris, Université Paris-Sud (91)   Luc Vincenti, Université Montpellier-III (34)   Christophe Voilliot, Université Paris-Nanterre (92)   Anne-Catherine Wagner, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (75)   Geoffrey Williams, Université de Bretagne Sud (56)   Marc Weinstein, Aix-Marseille Université (13)   Maud Yvinec, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (75)   Barbara Zauli, Université Paris 8 - Vincennes (93)   Anna Zaytseva, Université Toulouse 2 (31)   Caroline Zekri, Université Paris-Est Créteil (94)        

Suite et fin à lire en cliquant ci-dessous

Lire la suite

Rouen: le grand bazar de parcoursup... (+ commentaire)

8 Avril 2018 , Rédigé par Paris Normandie Publié dans #Education, #Politique, #Parcoursup

Rouen: le grand bazar de parcoursup... (+ commentaire)

EXTRAIT

À chaud. C’est désormais au tour des universités de gérer les milliers de vœux formulés par des futurs bacheliers sur Parcoursup. Sur fond de contestation d’étudiants et d’enseignants, à Rouen et au Havre, elles jurent qu’elles ne feront pas de tri. Enfin presque...

    «C’est anxiogène pour les futurs étudiants, on les comprend. Il faut leur dire : on va accueillir tout le monde ! » À l’université du Havre, la vice-présidente Corinne Renault, insiste bien en ce début de semaine : pas question de classer les quelque 6 200 vœux reçus d’élèves de terminale pour ses quelque 1 700 places en première année de licence. Pourtant, c’est bien ce que demande le ministère de l’Éducation nationale dans le cadre de la fameuse réforme Parcoursup, qui succède à la désastreuse plateforme APB, symbolisée l’été dernier par des tirages au sort d’étudiants*. Afin de mieux gérer la pression démographique de ces enfants de l’an 2000, les élèves de terminale ont eu jusqu’au 31 mars pour choisir 10 formations (contre 24 hier) sans les hiérarchiser, les établissements devant leur répondre le 22 mai : soit « oui » (accepté), soit « en attente » dans le cas où les capacités d’accueil sont atteintes, soit « oui, si » en proposant une formation de remise à niveau. Chaque licence devait déterminer des « attendus », c’est-à-dire des compétences jugées nécessaires pour y réussir, avec une marge de manœuvre locale.

    Ça, c’est sur le papier car en fait, au Havre, comme à Rouen, « nous ne serons pas en mesure de mettre en œuvre ce changement législatif », ne cache pas mercredi le président de l’université de Rouen, Joël Alexandre, qui a reçu 35 000 vœux, contre 37 000 l’année dernière.

    (...)

    Boris Maslard - Thierry Delacourt

    Suite et fin à lire en cliquant ci-dessous

    * Le tirage au sort a touché un pourcentage d'étudiants extrêmement réduit. Certes pour ceux-là c'est toujours trop et c'est compréhensible. Mais ne laissons pas croire que le tirage au sort a été généralisé et a éliminé des milliers d'étudiants.

    Si le tirage au sort peut-être considéré comme une injustice (dans les conditions décrites ci-dessus), que dire alors de la sous-dotation des universités, injustice qui ELLE touche tout le monde?

    Et qui mériterait bien des grèves, bien des manifestations et bien des articles.

    Christophe Chartreux

    Lire la suite

    Boycott, "premiers ex æquo" : comment les professeurs s'organisent pour contourner Parcoursup...

    6 Avril 2018 , Rédigé par L'Obs Publié dans #Education, #Parcoursup

    Boycott, "premiers ex æquo" : comment les professeurs s'organisent pour contourner Parcoursup...

    Certains enseignants refusent d'examiner les dossiers de candidatures des lycéens, dénonçant un manque de moyens.

    Alors que les blocages se poursuivent au sein des universités contre la réforme de l'enseignement supérieur, certains enseignants appellent à leur tour à des stratégies de boycott de la plateforme Parcoursup. Alors qu'ils doivent dès ce mercredi classer les dossiers de terminales souhaitant intégrer leur faculté, certains ont tout simplement décidé... de ne pas traiter les demandes des élèves. Une manière de refuser le "tri" que leur impose selon eux, le gouvernement.

    Interrogée sur Franceinfo, Sophie Jallais, maître de conférences à Paris-I Panthéon-Sorbonne explique :

    "Le gouvernement nous demande de faire le sale boulot pour lui, en triant nous-mêmes les étudiants, donc en choisissant ceux qui vont rester sur le carreau et ça, ce n'est pas possible !"

    Et d'ajouter qu'il "faut donner l'opportunité à tous ces jeunes d'avoir des diplômes de qualité à l'université avec les budgets qu'il faut".

    "Comment je vais déterminer le 877e dossier ?"

    Même constat à Lille où plusieurs enseignants refusent de parcourir les dossiers. "Comment je vais déterminer le 877e et le 878e ? Je ne pourrai pas le déterminer manuellement !", s'insurge auprès de France 3 Hauts-de-France, Fabien Desage, maître de conférences en sciences politiques à Lille.

    "Une des raisons pour lesquelles les lycéens et les familles peuvent être inquiets, c'est que ce sont des logiciels, des algorithmes qui vont faire ces classements.

    Pour d'autres, le nouveau système Parcoursup est chronophage et inéquitable. Thomas Alam, maître de conférences en sciences politiques à Lille, a choisi lui aussi de ne pas classer les dossiers de candidatures.

    "Nous considérons que c'est un travail inutile, inégalitaire et nous ne voulons pas assumer la responsabilité de ce travail. [...] Nous renvoyons la responsabilité de cette réforme à ceux qui l'ont portée."

    Validation de tous les vœux

    A Paris, d'autres ont choisi une stratégie différente : dire oui à tout le monde ! Jugeant Parcoursup "nocif", Annliese Nef, maître de conférences à Paris-I, a décidé de classer tous les étudiants en licence d'Administration économique et sociale (AES) "premiers ex æquo". En d'autres termes :

    "En disant 'oui' à tout le monde."

    Elle explique à Franceinfo vouloir "le retrait de cette affaire", mais "dans le même temps, il va falloir inscrire les étudiants pour septembre".

    De même, le premier syndicat du secondaire, Snes-FSU, appelle les professeurs des lycées à valider tous les vœux déposés sur Parcoursup car ces derniers "n'ont pas les moyens d'examiner sérieusement chaque dossier", estime dans "Ouest-France", Frédérique Rolet, porte-parole du syndicat. La rentrée 2019 s'annonce, pour le moins, compliquée. 

    M.C.

    Lire la suite

    Parcoursup : l’outil du ministère qui permet d’éliminer les redoublants et les bacs pro...

    4 Avril 2018 , Rédigé par Observatoire de la sélection universitaire Publié dans #Education, #Parcoursup

    Parcoursup : l’outil du ministère qui permet d’éliminer les redoublants et les bacs pro...

    Parcoursup : l’outil du ministère qui permet d’éliminer les redoublants et les bacs pro

    Categories Témoignage Prof de Fac

    Nous recevons de premiers témoignages d’universitaires qui découvrent le monde merveilleux du logiciel Parcoursup fourni par le ministère. Il y apparaît notamment qu’il est possible d’éliminer les anciens redoublants ainsi que les élèves issus de filières “indésirables”.

    1.  REDOUBLEMENT

    Dans le logiciel Parcoursup, les élèves qui ont redoublé leur première sont signalés par un petit carré beige “P”. Les élèves qui ont redoublé leur terminale sont signalés par un petit carré jaune “T”.

    Bon courage aux étudiants dont le destin est désormais marqué du carré beige ou jaune!

    2. TRI SELON LES FILIERES D’ORIGINE

    Officiellement, les universités n’ont pas les moyens de sélectionner les étudiants selon leur filière d’origine (bac général, pro ou techno – voire plus finement : bac S, ES ou L).

    C’est faux! Finalement, le logiciel du ministère propose bien aux universitaires une technique pour trier les candidats selon leur filière d’origine. Et le ministère offre même le mode d’emploi! (ci-dessous).

    C’est simple : donner un bonus aux notes obtenues par les étudiants de la filière souhaitée (comme ça ils passeront devant tous les autres dans le classement).

    Lire la suite

    Des destins contrariés... Pas empêchés... Qu'en sera-t-il avec Parcoursup?

    4 Avril 2018 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education, #Parcoursup

    Des destins contrariés... Pas empêchés... Qu'en sera-t-il avec Parcoursup?

    EXTRAIT

    « A 19 ans, j’avais juste le brevet, aujourd’hui, je valide une licence d’histoire »

    Arthur raconte comment il a « donné un nouvel élan » à sa vie, passant le DAEU faute d’être allé au bout de son bac pro usinage, pour entrer à l’université.

    Voix d’orientation. Le Monde Campus et La ZEP, média jeune et participatif, s’associent pour faire témoigner lycéens et étudiants de leurs parcours d’orientation. Cette semaine, Arthur, 24 ans, étudiant en licence 3 d’histoire, à Bordeaux.

    « En seconde, après avoir enchaîné trois lycées en moins de six mois, je suis devenu “indésirable” pour le système scolaire, pour moi-même et pour mes parents. Ils ont tout essayé pour me sortir de cette galère : internat loin de chez moi, lycée du matin (privé) et, dernier espoir, la formation en alternance. Finalement, je me suis inscrit dans une formation de technicien d’usinage sur deux ans, dans un lycée pro de Marmande.

    La première année, mon employeur était le père de mon ancienne petite amie. Autant dire qu’on savait tous les deux que je brassais du vent… La deuxième année, je suis entré dans une grosse entreprise d’usinage aéronautique. Pointer, usiner, pointer, manger, pointer, usiner, pointer, rentrer. Au bout de trois mois, mon tuteur et moi avons compris que je n’étais pas fait pour ce métier.

    J’ai donc dû arrêter la formation en plein milieu d’année… faute d’entreprise. Nouveau départ à zéro. J’avais 19 ans, le niveau brevet des collèges, je circulais à pied et j’avais honte.

    Je voyais mes amis aller en cours le matin, revenir le soir, rencontrer des gens, avoir une vie sociale pendant que moi je flânais sur mon canapé toute la journée. L’été suivant, pour des raisons extrascolaires difficiles, je suis parti vivre en Auvergne, à Aurillac, chez mes grands-parents. Mon objectif : donner un nouvel élan à ma vie.

    Je voulais être fier de ce que je faisais, être inséré dans cette société. Je voulais moi aussi connaître la vie étudiante et tout ce que ça implique. Etre et faire comme tout le monde.

    (...)

    Le Monde

    Suite et fin à lire en cliquant sur le lien de bas de page

    Lire aussi :   Du lycée hôtelier à Sciences Po, « rien ne presse, en attendant mon CV s’étoffe »

    Lire aussi :   « Venu d’un bac techno, j’ai réussi ma licence d’histoire à la Sorbonne »

    Lire aussi :   « Refusée en master, j’ai trouvé ma voie grâce à la mission locale »

    Lire aussi :   « Dyslexique, je me suis battue pour arriver en 3e année de lettres »

    Lire aussi :   « A force de voir la conseillère d’orientation, j’envisage de faire ce métier »

    Lire aussi :   « J’ai arrêté l’école en troisième… et aujourd’hui, je prépare un doctorat en droit »

    Lire aussi :   « Jusqu’à la fac, on m’a toujours dit que j’étais nulle »

    Lire aussi :   « Pour m’orienter après le bac, je me suis bougée ! »

    Lire aussi :   « J’ai tenu bon face à la conseillère d’orientation »

    Lire aussi :   « Maman, j’ai quitté la fac » : récit d’une étudiante en réorientation

    Lire aussi :   « La fac a été pour moi une réelle souffrance »

    Lire la suite

    Parcoursup... «On nous demande de nous positionner en tant que manager plutôt qu’enseignant»...

    3 Avril 2018 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education, #Parcoursup

    Parcoursup... «On nous demande de nous positionner en tant que manager plutôt qu’enseignant»...

    Elèves, profs, conseillers d’orientation mais aussi enseignants-chercheurs… Tous sont en première ligne face à la réforme de l’accès à l’enseignement supérieur, qui se met en place à toute vitesse. «Libération» leur donne la parole pour qu’ils racontent les bouleversements en cours.

    La loi modifiant les conditions d’accès à l’université a été votée par le Parlement le 15 février. Dans les lycées et les universités, c’est la course – la précipitation, diront certains – pour mettre en place cette réforme d’ampleur… Les règles du jeu pour aller à la fac changent dès cette année, et beaucoup de points restent obscurs. Elèves de terminale, étudiants en réorientation, profs principaux de lycée, conseillers d’orientation, parents mais aussi enseignants chercheurs et équipes administratives dans les universités, tous se retrouvent en première ligne. Libération a décidé de leur donner la parole de façon régulière. Pour que chacun raconte, avec ses mots et son ressenti, cette réforme vécue de l’intérieur.

    Alexis Dayon, professeur de philosophie dans l’académie de Bordeaux

    «Là où, les années précédentes, on a trouvé des sortes d’expédients ad hoc foireux du type tirage au sort pour limiter le nombre d’étudiants entrant dans les filières universitaires sous tension, cette fois-ci, on nous demande à nous, professeurs de lycée, de faire le tri sur des critères illégitimes. Cela me met extrêmement mal à l’aise et je ne m’étais mentalement pas préparé à ça. Nous savions que nous avions des fiches Avenir à remplir, mais on a découvert la forme que ça prendrait qu’au conseil de classe du deuxième trimestre. Il s’est déroulé en deux temps, après une première partie classique, le professeur principal et le proviseur adjoint ont consulté le conseil de classe afin de remplir cette fiche à destination des établissements du supérieur.

    «A ce moment-là, j’ai trouvé que ça partait en vrille, j’ai entendu des remarques totalement déplacées, pas du fait de mauvaises dispositions de mes collègues, mais sur le contenu même de ce qui nous est demandé. On devait se prononcer sur six items : méthode de travail, autonomie, esprit d’initiative, engagement scolaire et extrascolaire, cohérence du projet, chances de réussite. Après quoi, nous avons dû lister des adjectifs qualifiant l’élève tant sur le plan du travail que de la personnalité.

    «J’étais mal à l’aise de voir qu’on nous demande de nous positionner en tant que manager plutôt qu’en tant qu’enseignant. J’ai relevé trois domaines récurrents de remarques que j’ai jugé déplacées. Le premier concernait la motivation de l’élève. J’estime que c’est quelque chose d’intérieur, entre ce que le jeune nous donne à voir et ce qu’il éprouve réellement, il y a un monde. De plus, à leur âge, qui est peut-être le plus grand moment d’incertitude de la vie, on leur demande d’avoir une résolution que la plupart des adultes n’ont pas.

    «Leurs qualités relationnelles étaient aussi discutées. On ne juge plus des savoirs, ni des savoir-faire, mais des savoir-être. La sociabilité est transformée en une compétence, comme s’il y avait une injonction à être ouvert, épanoui. Enfin, j’ai trouvé malsain de transformer les activités extrascolaires en moyen de bonifier le dossier, alors que ça devrait rester des activités désintéressées dans lesquelles les jeunes s’épanouissent. Ce sont des items d’entreprise, pas éducatifs.

    «L’injustice de cette tâche qui nous incombe nous a ainsi poussés à nous perdre en spéculations idiotes à propos des projets des élèves. Durant les conseils de classe, j’ai pu entendre : "Oh, une très belle cohérence dans les vœux de X !" "En revanche, Y demande une prépa vétérinaire, de l’histoire de l’art et de la sociologie… c’est très dispersé tout ça, on sent une certaine hésitation, il faudrait une résolution plus ferme !" Je pense le plus grand bien des critiques d’art, mais on nous demande de se positionner de cette manière face à des jeunes et non face à des tableaux, ce qui est déplacé.»

    Marlène Thomas

    Lire la suite

    "Echec" de l'université française - Pour en finir avec les idées reçues!

    1 Avril 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Parcoursup

    "Echec" de l'université française - Pour en finir avec les idées reçues!

    Le Gouvernement actuel se contente, pour justifier sa "politique de réforme universitaire", de reprendre des clichés (très anciens!).

    Reprenons-en quelques-uns, les plus fréquemment assénés, sans contradictions hélas, lorsque les ministres concernés sont invités en plateaux télés et radios.

    Tous sont développés et contredits par Sophie Orange dans la vidéo consultable en bas de page.

    En ajoutant celui-ci, très peu connu:

    2016/2017:

    Le tirage au sort a concerné

    - 9 726 candidates et candidats;

    - 0,4% des bacheliers de l'année;

    - 1,1% des inscrites et inscrits sur APB;

    Corine Eyraud,

                                        _______________________________

     

    - "L'université est la voiture-balai de l'enseignement supérieur". Tous les propos ci-dessous démontrent le contraire;

    - "L'université comportant des filières non sélectives, accueillerait mécaniquement des élèves voués à l'échec" (idéologie du déclin chère à Jacques Cressard/1973! En 1990, les médias relaient des inquiétudes concernant l'arrivée en fac des "bacheliers B"!/"ES" aujourd'hui)

    Ce discours alarmiste s'est reporté depuis quelques années sur les bacs technologiques et professionnels;

    "L'université n'accueillerait que des étudiants par défaut". C'est totalement faux;

    - "Echec et abandon seraient massifs en 1ère année" (le fameux chiffre de 60% d'échecs en 1ère année; chiffre totalement faux); qualifié de "gâchis humains" (depuis Joseph Fontanet!/1973!!)

    "Université = faiblesse du taux d'insertion et absence de débouchés professionnelles". L'analyse fine démonte totalement cet argument

    Les chiffres - taux d'échecs en particulier (après consultations des comptes-rendus de débats à l'AN sur plusieurs années) ne sont JAMAIS discutés. Alors qu'ils sont tous discutables (voire totalement imaginaires ou ancrés dans l'imaginaire puisque jamais mis en question) ;

    Tous les débats, fondés sur des diagnostics erronés, sont donc évidemment biaisés. Des biais relayés trop souvent par des médias - en général et à de notables exceptions près - peu soucieux de vérifications;

    Quant à l'idée de "rattraper" le retard de certains lycéens avant leur entrée en fac, elle date (les "collèges universitaires") de ... 1944. Sans le moindre succès il va sans dire;

    - "Avec plus de sélection à l'entrée universitaire, la France "construirait" plus aisément une élite". Idée qui ne résiste pas non plus à l'analyse.

    "L'université serait une filière choisie par défaut". Or les filières les plus choisies par défaut sont les filières sélectives!

    L'échec en 1ère année d'université n'est ni nouveau (on en parlait en 1961 déjà), ni croissant. A partir de 42 minutes et 26 secondes "Le taux d'abandon est catastrophique! On n'a jamais vu ça!": c'est faux et "habilement" alarmiste;

    Les taux d'abandon sont MASSIFS dans les filières dites "sélectives" et on n'en parle jamais (ou très peu). Ce taux d'abandon massif n'est plus utilisé dans ce cas comme prétexte à telle ou telle réforme;

    Les taux d'abandon en 1ère année post bac ne sont donc pas SPECIFIQUES - comme le discours ambiant et politique tend à vouloir l'imposer - à l'université;

    Un échec en 1ère année d'université se traduit par un redoublement ou une réorientation Un échec en 1ère année de technicien sup se traduit BEAUCOUP plus souvent par un abandon pur et simple;

    "Les taux d'insertion dans l'emploi après l'université seraient mauvais". Or, ils ne sont, comparativement, pas moins bons que les taux des filières dites "plus sélectives".

    Merci à Sophie Orange...

    Lire la suite
    << < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>