Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Vivement l'Ecole!

parcoursup

#Parcoursup : les jeunes toujours dans l’attente...

9 Août 2018 , Rédigé par France Info Publié dans #Education, #Parcoursup

La rentrée approche, mais de nombreux jeunes sont toujours sans affectation pour la rentrée. Une situation qui inquiète.

Suite et fin en cliquant ci-dessous

 

Lire la suite

"En marche" vers la destruction de l'université...

28 Juillet 2018 , Rédigé par Les Économistes Atterres Publié dans #Education, #Parcoursup

"En marche" vers la destruction de l'université...

Reprenant à son compte le discours de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et de la Banque mondiale, l’Union européenne s’est lancée depuis le début des années 2000 dans la promotion d’une « économie de la connaissance ». Inaugurée par le processus de Bologne, cette stratégie vise à instaurer un espace européen de l’enseignement supérieur. L’adoption d’une structuration harmonisée des études au niveau européen – Licence-Master-Doctorat (LMD) – et d’un système européen de transfert et d’accumulation de crédits – European Credit Transfer System (ECTS) – ambitionne de donner corps à un marché de l’enseignement supérieur permettant aux étudiants de rationaliser leurs trajectoires éducatives en comparant le coût de leurs études et les bénéfices qu’ils peuvent espérer en retirer sur le marché de l’emploi. Il s’agit en fait d’imposer une vision utilitariste du savoir, telle que l’enseigne la théorie du capital humain (1). Cette approche, qui se veut « rationnelle » – au regard de considérations purement financières – organise pourtant le désengagement de l’État et la marchandisation des études tout en imposant aux universités de devenir des entreprises « compétitives » au service de la croissance économique. En France, ce mouvement s’est accéléré depuis l’adoption de la très mal nommée loi relative aux libertés et responsabilités des universités (LRU), votée en catimini à l’été 2007 malgré une opposition massive de la communauté universitaire (2). Il s’inscrit dans un mouvement plus large, à l’œuvre depuis plusieurs décennies, qui consiste à intégrer l’idéologie néolibérale dans un espace – celui de l’enseignement – qui jusqu’à lors en était relativement protégé. La réforme en cours du baccalauréat, qui permet de justifier l’instauration de la sélection à l’entrée de l’université en est la dernière manifestation (3) et préfigure l’étape suivante, celle de la hausse des frais d’inscription, qui permettra de mieux discipliner des étudiants endettés (4). Face à cette impasse, un autre modèle est possible (5).

Pour lire cette note dans son intégralité, téléchargez le PDF ci-dessous.

FICHIER(S) ATTACHÉ(S): 
Lire la suite

#Parcoursup - Le casse-tête de la rentrée...

27 Juillet 2018 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education, #Parcoursup

#Parcoursup - Le casse-tête de la rentrée...

Philippe Pujas, directeur de l’IUT de Béziers : «Il y a un risque réel de ne pas remplir les classes en septembre»

«Au départ, Parcoursup ne devait pas changer grand-chose pour nous, les filières sélectives. En réalité, si. On navigue à vue depuis le départ. D’abord, parce qu’on s’est retrouvé avec une augmentation très importante du nombre de candidatures, les élèves ayant la possibilité de formuler un vœu pour un même DUT dans plusieurs villes. Du temps d’APB, jamais je n’ai vu un jeune de Béthune postuler à notre IUT de Béziers. Avec Parcoursup, si. Au-delà du tri des dossiers, le vrai problème s’est posé au moment d’appeler les candidats. Nous n’avions aucune donnée statistique ou de modélisation sur lesquelles s’appuyer pour avoir une idée de la façon dont ces candidatures allaient se répartir.

«Fallait-il appeler beaucoup plus de candidats que notre nombre de places pour être sûrs de remplir nos effectifs ? Comment savoir où arrêter la liste d’attente ? Cela ne sert à rien de laisser croire à des élèves qu’ils peuvent éventuellement être appelés sur liste d’attente s’ils n’ont aucune chance d’être pris. Ce ne serait pas responsable. Nous avons donc posé une limite. Sauf que là, on se retrouve dans l’incertitude, avec un réel risque de ne pas remplir les classes en septembre. Dans le DUT "tech de co", pourtant très prisé, il y a 20 places (sur 90) occupées par des élèves qui n’ont toujours pas confirmé leur choix. Imaginons qu’ils ne viennent pas : et ceux sur liste d’attente ont très certainement été affectés ailleurs. Qui va donc venir chez nous ? Et puis, je ne cesse de m’interroger sur ces élèves qui gardent un vœu en attente. Qu’espèrent-ils ? Quelles sont leurs chances d’obtenir "mieux" en septembre ? Et on ne peut même pas les contacter pour savoir.»

Aurélien Antoine, vice-doyen de la fac de droit  de l’université Jean-Monnet à Saint-Etienne : «Certains de nos étudiants n’auront pas accès à la remise à niveau»

«Le nouvel algorithme Parcoursup traduit les objectifs du Plan étudiant du gouvernement. Mais dans les faits, je pense que certains d’entre eux seront inapplicables à la rentrée ! Ma faculté a par exemple choisi de ne pas assurer les modules de remise à niveau cette année («Oui si» sur la plateforme). L’idée est intéressante. Mais elle représente parfaitement la dérive des pouvoirs publics depuis une quarantaine d’années en matière d’enseignement supérieur : on nous demande d’en faire plus sans nous accorder davantage de moyens. Et Parcoursup n’est que l’arbre qui cache la forêt… Le problème est bien plus profond : il est notamment difficile de comprendre que l’Etat consacre autant de moyens pour les élèves de grandes écoles, alors que les subventions accordées aux universités stagnent. C’est un souci dans une société qui se veut républicaine et égalitariste. Malheureusement donc, à Saint-Etienne, certains de nos futurs étudiants ne profiteront pas de la remise à niveau dont ils ont pourtant besoin. Et ils continueront sans doute d’être en échec. C’est une situation regrettable, que seule une refonte globale de l’enseignement supérieur pourrait améliorer. Etablissons une fois pour toutes que BTS et IUT sont la suite logique des bacs technologiques et professionnels. Quant à l’université, elle correspond davantage aux titulaires d’un baccalauréat général. Bref, permettons aux uns, aux autres, de se réaliser dans le domaine qui leur correspond.»

François-Xavier Roux-Demare, doyen de la fac de droit, économie, gestion et AES de l’université de Bretagne occidentale à Brest : «Il est difficile de se projeter pour préparer la rentrée»

«Quel amphithéâtre attribuer à quelle promotion ? Combien de chargés de TD faudra-t-il trouver ? Aujourd’hui, je n’en ai aucune idée. Je ne sais toujours pas quel sera le nombre définitif d’étudiants dans ma faculté à la rentrée. Avec Parcoursup, les lycéens ont beaucoup plus de temps pour confirmer leur affectation. Au moment des résultats du baccalauréat, nous étions encore dans l’incertitude pour 25 % des effectifs. C’était moins du temps d’APB, où l’on avait une meilleure visibilité. A l’heure actuelle, on a encore une cinquantaine de "Oui - en attente" sur une capacité de 200 étudiants.

«Autre difficulté : les remises à niveau. La réforme prévoit de proposer des modules d’accompagnement aux élèves qui n’auraient pas le niveau nécessaire. En pratique, vu que nous n’avons pas encore la liste définitive des promotions, nous ne pouvons pas savoir combien auront besoin de ces modules. Il y a fort à parier qu’ils seront plus nombreux que prévu. De toute façon, ma faculté est fermée pour l’été. On gérera les problèmes restants à la rentrée. C’est difficile de se projeter. Au printemps, déjà, nous avons été contraints de recourir au "surbooking" en appelant plus d’élèves qu’il n’y a de places. Pendant un moment, nous avons eu peur de ne pas remplir tous les amphithéâtres.»

Marie Piquemal - Arthur Le Denn

Lire la suite

Des grains de sable dans la machine #Parcoursup...

27 Juillet 2018 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education, #Parcoursup

Des grains de sable dans la machine #Parcoursup...

Avec la nouvelle plateforme, les inscriptions à l’université ont pris du retard. Près de 130 000 élèves dont un vœu a été validé gardent sous le coude au moins une autre proposition, grippant le système. Explications.

Un petit changement, pour la forme. Le tableau de bord permettant de suivre, jour après jour, l’application de la réforme d’accès au supérieur a changé. La colonne «candidats n’ayant pas encore reçu de proposition» s’appelle désormais «candidats qui souhaitent s’inscrire dans l’enseignement supérieur via Parcoursup». Interdit de sourire. Le ministère de l’Enseignement supérieur en a plein le dos de ces articles de presse «qui relèvent du commentaire politique alors qu’objectivement, le nouveau système Parcoursup fonctionne très bien, conforme aux prévisions». Tout de même. La machine semble grippée. Peut-être encore davantage que du temps de l’ancien système Admission post-bac (APB, lire l'encadré plus bas).

Sur les 812 000 élèves inscrits lors du démarrage sur la plateforme, seule une grosse moitié (467 000) a validé définitivement une proposition et sait donc où aller en septembre. Pour les autres, à des degrés divers, c’est encore le flou. 145 000 candidats ont pris la poudre d’escampette : ils ont abandonné la procédure (on était dans le même ordre de grandeur sous APB). Ensuite, 55 000 ne donnent plus signe de vie : pas un seul clic. Ces «candidats fantômes» inquiètent en haut lieu. Enfin, il y a cette catégorie qui n’existait pas du temps d’APB et qui fait aussi aujourd’hui tourner en bourrique les services du ministère (quoi qu’ils en disent) : il s’agit de ceux qui ont une proposition mais conservent, sous le coude, un ou plusieurs vœux en attente au cas où une place viendrait à se libérer. Jeudi, ils étaient 127 263 dans cette situation et «ce stock» d’élèves diminue lentement…

Avec des répercussions en cascade. A tous les niveaux, de l’université jusqu’aux classes prépas les plus élitistes, la plupart des promos ne sont toujours pas constituéesLes inscriptions administratives ont pris du retard par rapport à l’année dernière, annonçant une rentrée de septembre rock’n’roll. Mais qui sont donc ces élèves en attente qui gripperaient le système ? Revue des possibles.

L’hypothèse du vœu de secours et la prime à l’attente

Première possibilité, ces quelque 130 000 élèves ont accepté une place dans une formation où ils ne veulent pas aller. Et attendraient donc fébrilement qu’une place se libère ailleurs… Ce qui voudrait dire qu’ils ont formulé en amont un vœu qu’ils ne voulaient pas du tout ? Est-ce crédible ? Oui, car cet hiver, beaucoup de profs de lycée, inquiets du nouveau système, ont insisté pour que leurs élèves formulent au moins «un vœu de secours» dans une filière peu demandée, pour ne pas se retrouver «sans rien» en septembre.

Problème : tous les élèves ne peuvent pas se permettre d’attendre. C’est ce qui chiffonne le plus Simon, prof de maths dans une prépa de l’est de la France : «Quand l’élève doit trouver un logement par exemple : toutes les familles n’ont pas les moyens financiers pour s’y prendre au dernier moment et payer le prix fort. Qui a le choix d’attendre jusqu’au bout ? Les plus aisés, c’est une évidence.» D’autant plus avantagés, estime-t-il, qu’ils bénéficieront d’un «effet d’aubaine». A la fin de la procédure, parie Simon, les élèves qui auront pu attendre, et même ceux en bas des classements, pourraient remonter en flèche et décrocher une place dans une formation prisée.

La théorie du collectionneur

C’est une hypothèse qui circule, notamment dans les couloirs du ministère. «La fameuse théorie du collectionneur, ça ne vous dit rien ?» commence un prof de prépa du lycée Kerichen à Brest. A l’en croire, ces élèves qui se gardent un vœu sous le coude auraient en réalité un choix déjà arrêté dans leur tête. «Ils savent où ils iront à la rentrée mais conservent des vœux en attente "pour voir". Et pour s’enorgueillir ensuite : "Si j’avais voulu, j’aurais pu aller là".» Cette hypothèse serait d’autant plus plausible, dit-il, chez les élèves de milieux favorisés : «Ils s’autocensurent moins que les autres et osent des choix assez audacieux qu’ils maintiennent.» Yann Garandel, enseignant-chercheur en anglais à Paris XIII et qui a une «parcoursupienne» à la maison, a une hypothèse un peu similaire : «Pour moi, certains jeunes se gardent un vœu un peu comme un ticket de loto. Pour laisser une petite place au hasard ou aux rencontres de l’été.»

L’autoblocage et la tentative de déstabilisation

C’était le jeudi 12 juillet, en pleine Coupe du monde. Claire Mathieu, une pointure en algorithmes (directrice de recherches au CNRS et chargée de mission auprès du ministère depuis novembre sur Parcoursup), se met à écrire sur Twitter : «Si le candidat A a accepté un vœu d’une formation F1 en maintenant son vœu pour F2 en attente, et que le candidat B a accepté un vœu d’une formation F2 en maintenant son vœu pour F1 en attente, il ne se passera rien de plus.» Dit autrement : Jean-Paul a une place dans la formation dont rêve Jean-Jacques qui, lui, est accepté là où Jean-Paul a toujours voulu aller. Auto-blocage, c’est ballot. Fin de l’histoire. «Les formations F1 et F2 ont fini de recruter. Elles ont fini mais elles ne savent pas qu’elles ont fini», écrit la chercheuse. Est-ce pour faire bouger les lignes que le ministère a publié le «taux de remplissage» ?

Ce 12 juillet, quelques heures avant, les élèves avaient découvert sur la plateforme ce nouvel indicateur : le taux de remplissage de chacune des formations, défini comme le «pourcentage de candidats ayant accepté la proposition»… Oscillant entre 95 % et 100 % à chaque fois. Voyant ça, une partie des élèves ont abandonné leurs vœux en attente, croyant n’avoir plus aucune chance d’être pris… Avant d’apprendre via le compte officiel de Parcoursup sur Twitter : «Bonjour, cette info correspond au pourcentage de candidats qui ont accepté définitivement la formation ou qui l’ont acceptée en maintenant des vœux en attente.» Un indicateur qui ne donne que peu d’informations, donc… Accusé d’avoir voulu déstabiliser les élèves, le ministère se défend : «On est dans la transparence depuis le début, on avait annoncé en amont qu’on publierait les taux de remplissage après les résultats du bac. C’est ce que nous avons fait.» Et comment expliquer cette augmentation subite des capacités d’accueil dans une partie des facs ? «Il y a toujours 10 % environ d’absents à la rentrée, c’est simplement pour anticiper cela qu’on augmente artificiellement le nombre de places. D’habitude, on le fait en septembre, là on s’y prend plus tôt», répond le ministère, qui répète avec assurance que «tout se passe comme prévu».

En classes prépas, l’attente qui fait fuir

Il n’y a pas que les élèves qui sont dans l’attente. «La grande nouveauté, par rapport à APB, c’est que désormais tout le monde est dans l’attente, même nous, le corps enseignant.» François Boisson est pourtant professeur dans un établissement parisien très prisé, au lycée Charlemagne. La nouvelle promo maths sup MPSI n’est pas encore constituée : seuls 54 élèves sur 96 ont validé définitivement, les autres ont dit oui sans confirmer. Qu’attendent-ils ? Une place à Henri IV ou Louis-le-Grand, les prépas les plus prestigieuses ? C’est une hypothèse.

Vérification faite auprès de Roger Mansuy, qui exerçait jusqu’ici à Louis-le-Grand, «dans nos prépas aussi, nous avons des élèves qui n’ont toujours pas confirmé leur venue». Il poursuit : «Je ne doute pas que l’effectif sera au complet à la rentrée, mais cette situation pose malgré tout des problèmes, notamment une désorganisation dans le travail du secrétariat, qui va devoir gérer les inscriptions administratives au dernier moment.» Sur le papier pourtant, le nouveau système Parcoursup ne changeait rien dans le recrutement des filières sélectives (prépas, BTS ou IUT). Mais dans la pratique, il a des répercussions non anticipées. Les classes prépas des villes moyennes patinent dans la semoule. La semaine dernière, l’association des profs de prépas économiques et commerciales alertait dans un bref communiqué : «Les prépas dites de proximité sont loin de faire le plein.»

Mickaël Prost, de l’association des professeurs de prépas scientifiques, raconte que seuls 50 % des élèves acceptés en prépa ont confirmé leur choix. Pourquoi ? Plusieurs hypothèses là aussi, mais dans le lot, une qui stresse pour de bon les profs de prépa : que des élèves se soient découragés. «Au-delà des hypothèses de blocage, nous n’avons qu’une peur, c’est qu’avec la publication des rangs de classement, des élèves aient abandonné leur projet d’aller en prépa, craignant ne pas être à la hauteur…» A Chambéry (Savoie), la semaine dernière, un prof de prépa, inquiet de se retrouver devant une classe à moitié vide, a lancé un appel sur Twitter… pour trouver des volontaires.

Marie Piquemal

Une comparaison difficile avec APB

Peut-on comparer Parcoursup avec APB ? Pas simple. D’abord, parce que l’algorithme d’affectation APB moulinait seulement trois fois, et affectait les places d’office en fonction de l’ordre de préférence pré-établi par les élèves. A l’inverse, Parcoursup tourne toutes les nuits et laisse à chaque fois le choix aux candidats. La procédure d’affectation prend forcément plus de temps. Si l’on s’en tient aux candidats n’ayant aucune proposition et toujours «actifs sur la plateforme» (montrant des signes de vie), mercredi, ils étaient 17 999, contre 7 811 deux ans plus tôt. Pour l’année 2017, cet indicateur n’a pas été rendu public : le ministère préférant en pleine polémique sur APB communiquer sur le chiffre mêlant les candidats actifs et inactifs, plus touffu. Même à la fin de la procédure, il restera compliqué de comparer les deux systèmes : on ne pourra pas évaluer le niveau de satisfaction des élèves par exemple, vu que cette année les vœux ne sont pas classés. Comment savoir s’ils sont là où ils voulaient vraiment aller ?

MP

Lire la suite

Du tirage au sort… au mérite, l’année où #Parcoursup a remplacé APB...

22 Juillet 2018 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education, #Parcoursup

Du tirage au sort… au mérite, l’année où #Parcoursup a remplacé APB...

EXTRAITS

Emmanuel Macron avait promis, à l’été 2017, « une révolution de l’éducation ». Un an après, la table a-t-elle été renversée ?

Renverser les tables, faire trembler les murs de l’université et trouver un autre modèle en rupture pour l’enseignement supérieur…, ils sont quelques centaines d’étudiants, opposants déclarés à la politique du gouvernement, à avoir entretenu cette ambition au printemps 2018, bloquant les facultés à Nanterre, à Saint-Denis, à Toulouse, à Montpellier, Tolbiac à Paris… Mais le premier à avoir promis une réforme explosive l’avait fait sous les dorures du palais de l’Elysée, à la fin d’août 2017. Près d’une année est passée, la table a-t-elle été renversée ?

Lors de ce premier été du quinquennat macronien, alors que lycées et universités désertés somnolent sous la chaleur estivale, Emmanuel Macron annonce, dans l’hebdomadaire Le Point, « une révolution de l’éducation »et présente le cap général de son action : « En finir avec notre imposture de ces dernières années : celle d’un pays dur aux faibles mais qui se gargarise d’égalité et de fraternité (…), d’un pays inégalitaire mais qui ne fait pas sa place au mérite, d’un pays à la fois inefficace et injuste, injuste parce qu’inefficace, inefficace parce qu’injuste. »

Dans la foulée, le président annonce la fin du tirage au sort pour l’accès aux filières en tension et brise le tabou de la sélection : « Nous ferons en sorte que l’on arrête de faire croire à tout le monde que l’université est la solution pour tout le monde. »

(...)

Le désert des Tartares

L’effort de pédagogie semble avoir fait flop. Le 22 mai, jour où les lycéens découvrent en ligne les premiers résultats de Parcoursup, 400 000 jeunes, soit près de la moitié des 812 000 candidats, se retrouvent sans proposition. Un choc pour ceux qui constatent qu’ils ne figurent pas parmi les meilleurs profils et qui touchent du doigt le sens du mot « sélection ». « Il faut laisser le système se dérouler », déclare Mme Vidal, soucieuse de calmer les inquiétudes.

En effet, le système est conçu de manière à distribuer des propositions tout au long de la procédure, et les meilleurs candidats sont les premiers servis. « Parcoursup n’a sur ce point donné lieu à aucun changement. Comme sur APB, les meilleurs obtiennent leurs premiers choix, les moins bien classés attendent qu’une place se libère », constate Raymond Artis, président de la Fédération nationale des conseils de parents d’élèves (FCPE). Le processus doit durer jusqu’à la fin de l’été. Mais le rappel de l’enchaînement chronologique du système par le ministère ne suffit pas à calmer l’angoisse des élèves et des familles.

Lire :   Parcoursup : « “L’attente”, c’est devenu une insulte dans mon lycée, une blague »

Parcoursup et la réforme de l’entrée à l’université ont été construits sur les cendres d’APB, et dès son premier printemps, la nouvelle plate-forme fait la démonstration de ses imperfections. Cela à un bien mauvais moment, alors que le gouvernement parvenait à débloquer, une à une, les universités tenues par les opposants à la réforme et à seulement quelques jours du baccalauréat.

C’est donc avec une pression particulière que la moitié des lycéens ont passé le bac. Non pas que les candidats aient eu plus que leurs aînés peur d’un échec à l’examen (le taux de réussite atteint 88,3 % en 2018), mais ils ont dû affronter la perspective d’une orientation tronquée ou d’une absence de proposition envisageable. « La diffusion des premiers résultats a généré l’inquiétude des élèves, du stress et des questions des familles », reconnaît Philippe Vincent, secrétaire général du Syndicat national des personnels de direction de l’éducation nationale (SNPDEN).

« Pas de visibilité sur les stratégies des lycéens »

Le 22 mai, près de la moitié des 812 000 candidats sont sans réponse positive, à la mi-juillet, seuls 54 % des 812 000 candidats ont accepté définitivement une de ces offres, libérant, par leur choix, les autres possibilités offertes à d’autres candidats en liste d’attente. A l’heure de partir en vacances, quelque 100 000 candidats n’ont toujours aucune proposition, et 152 000 n’ont pas validé une offre de formation qui leur a été faite, dans l’espoir d’une réponse positive à un vœu leur convenant davantage. Un an plus tôt, à la même période, 87 000 jeunes étaient en attente d’une réponse positive d’APB.

(...)

Le système a donc démontré qu’il était perfectible et que la correction des défauts de l’ancien système d’orientation (APB) en a généré de nouveaux. L’évaluation de l’objectif de ne laisser aucun lycéen sur le carreau se fera en septembre, à l’heure de la rentrée universitaire. Peut-être trop tard pour ceux qui sont encore en attente d’une place. 

Eric Nunès

L'article complet est à lire en cliquant ci-dessous

Lire la suite

#Parcoursup : le privé comme dernier recours...

21 Juillet 2018 , Rédigé par France Info Publié dans #Education, #Parcoursup

De nombreux élèves ayant obtenu leur bac en juin sont encore en attente d'une affectation pour la rentrée prochaine. Les écoles privées sont, pour beaucoup, une alternative.

Parcoursup, la nouvelle plateforme d'admission postbac, est vivement contestée par beaucoup d'étudiants. À ce jour, 20 juillet, près de 12% des inscrits du site internet sont toujours sans aucune proposition d'orientation concrète. C'est le cas de Gwendal, qui vient d'obtenir un Bac Pro de cuisine en Bretagne. Pour trouver une formation à la rentrée, il a décidé de quitter Parcoursup.

L'alternative du privé

Il prend rendez-vous dans une école de marketing, une école privée pour trouver un BTS. Comme lui, des centaines de lycéens se tournent vers les établissements privés, qui rivalisent de communication pour les attirer. Les candidatures ont augmenté cette année. Les écoles privées sont une alternative que tout le monde ne peut pas s'offrir, il faut compter jusqu'à 6 500 € par an pour une formation d'ingénieur, par exemple.

Lire la suite

Parcoursup?... Pire qu'APB...

18 Juillet 2018 , Rédigé par France Info Publié dans #Education, #Politique, #Parcoursup

Parcoursup synonyme de stress pour 102 000 bacheliers

Parcoursup, la plateforme d'orientation vers les études supérieures, met les nerfs à vif des bacheliers. Un inscrit sur huit attend encore une proposition pour la rentrée.

Pour des milliers de bacheliers, les vacances pourraient être beaucoup plus sereines. À ce jour, 102 606 lycéens et étudiants inscrits sur la plateforme Parcoursup sont toujours sans proposition de formations. Ils étaient 87 000 à la mi-juillet 2017. Le fonctionnement du système paraît donc pire. Selon le député Nouvelle Gauche Régis Juanico, Parcoursup est une "usine à gaz anxiogène".

Recours aux facultés payantes

Parcoursup, c'est 812 000 candidats inscrits, dont une très large majorité qui a reçu une ou plusieurs propositions, et seulement la moitié qui s'est prononcée définitivement. Il faut attendre fin août pour finaliser les inscriptions. Dans ces conditions, il apparaît difficile d'anticiper la rentrée scolaire. Certains préfèrent donc se tourner vers des universités payantes qui recrutent hors de la plateforme Parcoursup.

Lire la suite

Parcoursup : les syndicats saisissent le Défenseur des droits...

18 Juillet 2018 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education, #Politique, #Parcoursup

https://www.defenseurdesdroits.fr/fr/actualites/2017/09/cartooning-for-peace-et-de-nombreux-autres-partenaires-soutiennent-educadroit-une

https://www.defenseurdesdroits.fr/fr/actualites/2017/09/cartooning-for-peace-et-de-nombreux-autres-partenaires-soutiennent-educadroit-une

Ils exigent la publication des critères utilisés par les universités pour classer les candidatures des élèves, alors que plus de 100 000 jeunes n'ont aucune solution pour la rentrée.

Voilà que le Défenseur des droits est invité à mettre son nez dans Parcoursup. Ce mardi, plusieurs organisations syndicales ont déposé une saisine sur son bureau, pour plus de transparence et au nom de la lutte contre les discriminations. L'appel, qui se veut «unitaire», est en effet assez cosmopolite : il est signé par l’Unef (étudiants), la FCPE (parents d’élèves), l’UNL (lycéens), le Snuep-FSU (enseignants-chercheurs), le Sneptes (personnel technique des universités), la CGT-éducation, mais aussi le SAF (avocats). «Alors que plus de 70 000 jeunes se retrouvent toujours sans aucune solution d’inscription dans l’enseignement supérieur, le gouvernement refuse de transmettre les critères de sélection utilisés par les établissements universitaires», dénoncent-ils d'une seule voix.

Ils réclament la publication des «algorithmes locaux». Au printemps, quand les universités ont reçu les dossiers des élèves, il leur a été demandé de classer les candidatures. Dans les UFR, chaque équipe a trié les dossiers comme elle a voulu (ou pu), en fonction de critères de leur choix. Certaines se sont pris la tête des heures pour s’entendre sur les critères les «plus justes» possible, d’autres moins. Quand le nombre de candidature était très élevé pour trier dossier par dossier, les enseignants-chercheurs ont utilisé des «modules d’aide à la décision». Que l'on appelle aussi les algorithmes locaux. 

«Limites de ce système»

Les organisations syndicales réclament la publication des paramétrages de ces algorithmes. «Ces critères ont eu un impact plus que déterminant sur la possibilité des jeunes de pouvoir étudier dans la filière de leur choix, disent-ils. Les témoignages démontrant les limites de ce système se multiplient : un pourcentage de boursiers inégalement réparti entre académies, une surreprésentation des jeunes d’origine sociale modeste parmi celles∙ceux se retrouvant sans solution d’inscription, des pratiques de pondération des notes en fonction du classement des lycées, une mise au ban des candidats issus de baccalauréats professionnels ou technologiques.»

Le communiqué parle de 70 000 jeunes toujours sans rien pour la rentrée. En réalité, ils sont 102 000 sans aucune solution, selon les derniers chiffres ministériels. Auxquels viennent s'ajouter les 149 000 qui sont toujours dans l'angoisse, car «en attente de mieux» : ceux-là ont certes reçu une proposition mais dans une filière demandée par défaut et dans laquelle ils ne veulent pas aller… Ils espèrent remonter sur les listes d’attente qui patinent.

Marie Piquemal

Lire la suite

L’extrême lenteur de #Parcoursup inquiète établissements et futurs étudiants...

17 Juillet 2018 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education, #Parcoursup

L’extrême lenteur de #Parcoursup inquiète établissements et futurs étudiants...

EXTRAIT

A la veille de la trêve estivale, un tiers des candidats ne sont pas fixés sur leur sort. Les responsables de formation craignent une désorganisation à la rentrée.

Les vacances qui s’annoncent devraient être un peu moins sereines que prévues pour plusieurs milliers de bacheliers et leurs familles. Avec comme un air de déjà-vu : à la mi-juillet, quelque 100 000 candidats n’ont toujours reçu aucune proposition de formation, sur la nouvelle plateforme d’admission dans l’enseignement supérieur, Parcoursup. Soit un chiffre légèrement supérieur à celui constaté l’année dernière, à la même période. Les résultats définitifs du bac n’ont pas apporté le sursaut que certains espéraient.

 

Plusieurs députés de l’opposition n’ont pas manqué, déjà, d’interpeller la ministre de l’enseignement supérieur, Frédérique Vidal, sur une « usine à gaz anxiogène », des mots de Régis Juanico (Nouvelle Gauche) à l’Assemblée nationale, le 10 juillet, bien que la nouvelle procédure Parcoursup, désormais en continu, ne s’achève qu’en septembre. « Les choses continuent de progresser de façon satisfaisante », se défendait la ministre, sur Europe 1, le 12 juillet, soulignant que « 680 000 jeunes ont reçu en moyenne trois propositions » et que « 30 000 jeunes ont été pris en charge par les commissions rectorales et sont accompagnés ».

 

La bataille des chiffres est complexe, avec ce fonctionnement inédit à l’entrée de l’enseignement supérieur. Depuis l’ouverture de Parcoursup, le 22 mai, plus de huit candidats sur dix ont reçu au moins une proposition de formation. Mais seuls 54 % des 812 000 candidats inscrits sur la plateforme en ont accepté définitivement une, d’après le tableau de bord publié quotidiennement par le ministère, en date du 16 juillet.

 

Près d’un tiers des candidats ne sont, en revanche, pas encore fixés pour la prochaine rentrée : près de 104 000 candidats n’ont reçu aucune proposition, dont certains ont saisi le rectorat de leur académie pour être accompagnés. Auxquels il faut ajouter 152 000 jeunes qui ont certes, décroché une formation, mais ne l’ont pas validé définitivement, espérant potentiellement une réponse qui leur convienne davantage.

 

A date comparable, lors de la troisième phase de l’ancien système Admission post-bac (APB) le 14 juillet 2017, ils étaient 87 000 candidats sans aucune proposition, soit 16 000 de moins qu’aujourd’hui. La ministre de l’enseignement supérieur évoquait alors un « énorme gâchis » et lançait sa réforme mettant fin à APB, sur les chapeaux de roue.

 

(...)

 

Camille Strombini

 

L'article complet est à lire en cliquant ci-dessous

Lire la suite

#Parcoursup: « Aucun adulte ne supporterait ce système »...

15 Juillet 2018 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education, #Parcoursup

#Parcoursup: « Aucun adulte ne supporterait ce système »...

EXTRAITS

Parcoursup : en attendant une réponse…

Encore un tiers des candidats sur Parcoursup espèrent une place ou une proposition plus conforme à leurs vœux. Témoignages d’une attente souvent lancinante.

Partir en vacances ou rester ? Déménager ou continuer d’espérer une place à côté de chez soi ? Conserver ses vœux « en attente de place » ou s’inscrire dans le privé, hors Parcoursup ? Cet été, l’attente sur la plate-forme qui a remplacé Admission post-bac pèse sur les aspirants étudiants et leurs familles, qui ont répondu à un appel à témoignages sur Le Monde.fr.

« J’ai eu mon bac S mention bien, j’ai candidaté pour cinq Paces [première année commune des études de santé] du Grand-Ouest et je suis toujours sur liste d’attente ! », se désole ainsi Mathéo* :

« Quelle est la logique ? L’équité ? Aujourd’hui, seuls les très très bons sont admis en Paces, alors que l’an dernier, la porte était ouverte à tousQuelle est ma faute ? Etre né un an trop tard.

Rien n’est encore définitif, puisque la phase normale de Parcoursup s’achève le 5 septembre, et la phase complémentaire, qui permettant de formuler de nouveaux vœux, dans des formations disposant encore de places –, le 20 septembre. Mais depuis l’ouverture de la procédure, le 22 mai, seulement 52,8 % des 812 000 candidats initiaux ont accepté définitivement une proposition. Une partie ont quitté la plate-forme, mais 33,5 % restent dans l’attente, parfois lancinante : plus de 160 000 candidats ont accepté une proposition sans la valider définitivement, espérant une réponse qui leur convienne davantage. Et la situation est encore plus incertaine pour les près de 110 000 candidats qui n’ont encore aucune place, et dont une partie ont demandé un accompagnement de leur rectorat d’académie. 

(...)

« Aucun adulte ne supporterait ce système »

« On est dans une procédure glissante sur toute la période de l’été. C’est très “sympa” aussi pour nous, profs principaux, car nous devons être joignables pour conseiller nos élèves. Cela nous demande donc une grande disponibilité, souligne Emilie Bathier, professeure principale d’une classe de terminale S. La difficulté étant que nous n’avons aucun recul en cette première année, et que nous n’avons pas grand-chose de factuel à leur répondre. » Dans la classe d’Emilie Bathier, sur 33 élèves devenus bacheliers, 8 attendent encore d’être fixés sur leur avenir.

La situation semble aussi délicate pour Lisa*, qui a obtenu avec la mention bien son bac S spécialité SVT (sciences de la vie et de la Terre). Cette Normande voudrait pouvoir déménager :

« J’ai formulé plusieurs vœux mais mon principal reste une licence de biologie à Toulouse, car j’avais des projets de vie là-bas : n’étant pas du secteur, j’étais 2572e le 22 mai, aujourd’hui je suis 294e. L’attente est interminable, avant, pendant et après le bac, on attend toujours… Cela veut dire que je ne sais même pas si je serai là où je veux en septembre ».

« Chaque matin, c’est la même routine. Lancer la bouilloire et consulter Parcoursup », témoigne une maman d’Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-seine). « Personne ne comprend » que son fils, 5de sa classe en terminale S, soit en liste d’attente dans plusieurs classes préparatoires scientifiques, et encore au 875e rang pour une licence scientifique à Paris. « Aucun adulte ne supporterait ce système. » Le salut est finalement venu d’un déblocage de liste d’attente inespéré, vendredi 13 juillet : le jeune homme ira à Dauphine, la seule université qui recrute hors Parcoursup.

(...)

... "Quel formidable système où chacun doit marcher sur l’autre pour trouver une place !" ...

Soazig Le Nevé et Adrien de Tricornot

L'article complet est à lire en cliquant ci-dessous

Lire la suite
<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>