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Vivement l'Ecole!

Articles avec #orientation tag

Pour une orientation pensée par et avec l'élève... Compétences/Projection dans le futur/Projection dans le monde...

9 Février 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Orientation

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Une véritable culture de l’accompagnement au « projet » est à mettre en œuvre collectivement.

 

Pour pouvoir mener à bien la réflexion sur son orientation pour le futur (à court ou moyen terme) :

 

- l’élève doit pouvoir avoir une vision précise de ses compétences et de ses potentialités (question déjà abordée d’une évaluation par compétence, individuelle et argumentée). Ce bilan peut permettre à l’élève, en cas de distorsion entre ses souhaits et ses capacités présentes, d’envisager une remédiation ciblée (en langues, expression écrite, etc.). Il doit pouvoir opérer en permanence des ajustements entre ce qu’il maîtrise et ce qu’il vise.

 

- l’élève doit pouvoir se projeter dans le futur. C’est une préoccupation enseignante peu développée alors même que les travaux portant sur les Perspectives temporelles à l’adolescence montrent que beaucoup de jeunes ont des difficultés à se projeter dans leur avenir. L’École favorise peu les activités de ce type. Ainsi une thèse récente (Leininger-Frézal, 2009), portant sur l’Éducation au développement durable, montre que les projets pédagogiques sont très rarement ancrés dans le futur, et que même des pratiques innovantes sont pensées dans et pour l’école, donc dans un cadre défini, alors même que les finalités civiques visées sont un futur à construire.

 

- l’élève doit pouvoir aussi se projeter dans le monde. Le problème est que l'école est fermée sur elle-même. Une ouverture vers le monde économique semble une piste importante. Cela ne signifie pas « vendre » l'école mais simplement ne pas la couper des réalités économiques et sociales.

 

Ainsi, « l’orientation » - comme il est dit de manière elliptique - doit être un temps de découverte, un moment structuré par un projet pédagogique. Cela peut, par exemple, revêtir la forme d’un projet artistique (écriture et représentation d’une pièce de théâtre, tournage vidéo), de la conception d’outils de communication sur les métiers (reportage sur des branches professionnelles méconnues, interviews de professionnels, enquêtes), d’un journal… Ainsi, les élèves s’approprient le projet en tant qu’acteurs et non spectateurs/consommateurs d’une « orientation » qui leur serait proposée de l’extérieur. D’ailleurs, si les enseignants eux-mêmes sont incités à concevoir leur carrière comme une dynamique, sans doute seront-ils enclins à mieux comprendre les angoisses et le stress de leurs élèves.

 

De toute manière, il doit exister un lien fort entre la découverte du monde du travail et les apprentissages fondamentaux : non plus comme une sorte d’assujettissement de l’école au monde du travail (considérant qu’elle doit être le « réservoir » des futurs travailleurs) mais bien au contraire en permettant à chaque élève (futur travailleur) d’interpeller l’École sur ce qu’elle peut lui « offrir » comme ressources pour accéder à son projet personnel et le construire.

 

Christophe Chartreux

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Éducation : "Le monde qui vient est hybride" selon Emmanuel Davidenkoff... (Video)

8 Février 2017 , Rédigé par France Info Publié dans #Education, #Orientation

À l’occasion de l’opération O21, S’orienter au 21ème siècle, Emmanuel Davidenkoff, rédacteur en chef Le Monde Campus, était l’invité de Jean-Paul Chapel dans « :L’éco » mardi 7 février.

"À l'âge où on prend de grandes décisions d’orientation, on a essayé de raconter à ces jeunes ce monde en plein bouleversement. C’est lié au numérique, aux nouvelles donnes géopolitiques, au défi environnemental : tout cela impacte les métiers" c’est l'intention poursuivie par Emmanuel Davidenkoff, rédacteur en chef Le Monde Campus, avec l’opération O21, mardi 7 février sur le plateau de ":L’éco".

Les futurs bacheliers ont jusqu’au 20 mars pour remplir leur choix d’orientation dans l’enseignement supérieur. Mais comment savoir si leur métier ne sera pas remplacé par une machine dans 10 ans ? : "Cette question on l’a posé à 35 personnalités du monde entier : start-upeurs, chefs d’entreprise, universitaires, des gens qui innovent. Ils rappellent les fondamentaux : lisez, cultivez-vous, essayer d’acquérir cette capacité à vous adapter. Ce monde est sans frontières donc apprenez l’anglais ! Et puis quoi que vous décidiez de faire, nous sommes dans un monde compétitif donc travaillez beaucoup."

(...)

Suite et fin ci-dessous

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L’orientation dans le programme d’Emmanuel Macron...

31 Janvier 2017 , Rédigé par Bernard Desclaux Publié dans #Education, #Orientation

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Je commente ici le discours tenu par Emmanuel Macron lors de son intervention à Lille le 14 janvier 2017. A partir de la 54ème minute de l’enregistrement publié sur Youtube. La thématique de l’orientation et surtout de l’aide à l’orientation apparait à plusieurs endroits, mais semble-t-il de façon dissociée. Il me semble qu’une réflexion d’ensemble serait la bienvenue.

La scène du travail

Plusieurs phénomènes se combinent.

Il ouvre la question par l’idée de la nécessité de rendre moins risqué le désir d’entreprendre afin de développer l’économie[1]. A ce titre il envisage une simplification du droit du travail et surtout de renvoyer au niveau des entreprises l’espace de négociation de manière à ce que « la réalité des entrepreneurs soit plus simple, plus concrète, au réel du quotidien ». Il faudra sans doute que les grands principes définis par la loi soient suffisamment forts et clairs pour éviter un éclatement total de la protection des employés, car l’énoncé de ce projet l’est surtout du côté de l’entrepreneur, avec l’idée que si l’entreprise réussit, cela bénéficie aux employés, automatiquement ( ?). Malheureusement cela ne va pas de soi me semble-t-il. L’entrepreneur n’est pas forcément un « bon »entrepreneur, et il en est de même d’ailleurs pour l’employé. Des mesures techniques financières sont également indiquées que je ne commenterais pas.

Une deuxième idée importante est celle de  la couverture du chômage ouverte à tous, employés et entrepreneurs. Et il ne s’agit pas seulement de finances, mais également de formation. « … je veux que nous ayons une vraie politique de formation continue et de qualification, un vrai service public de la qualification et de la formation tout au long de la vie, c’est cela l’émancipation véritable. » Les évolutions technologiques, la révolution numérique, la transition énergétique modifient les métiers, les qualifications, les emplois. Il s’agit donc « de préparer à tous les âges de la vie nos concitoyens ».  Un « service public de la qualification et de la formation » est donc nécessaire.

Mais faut-il préciser qu’ « après cette formation, chacune et chacun devra prendre l’offre d’emploi qui lui est offerte si elle correspond à ses opportunités. C’est cela mes amis, l’émancipation par le travail, l’émancipation qui nous permettra de rentrer dans ce siècle. » Il me semble que l’on a ici de grandes confusions qui risquent de s’installer entre orientation, insertion, placement… L’autorité dans ce domaine comme dans d’autres s’applique le plus souvent sur les plus faibles, pour leur bien, soi-disant.

(...)

Bernard Desclaux

Le billet complet est à lire en cliquant ci-dessous.

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Penser, en enseignant, à travailler avec les élèves comment penser le futur...

14 Novembre 2016 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Orientation

Penser, en enseignant, à travailler avec les élèves comment penser le futur...

Un véritable accompagnement dans l’accès à la vie professionnelle et à la réalisation de soi… c’est possible !

Le droit au « vrai choix » de son avenir (professionnel et donc personnel) est un droit inaliénable

Beaucoup trop d’élèves (collégiens principalement) sont sommés de « choisir » des voies de formation qui leur sont imposées par défaut. C’est le lot commun des élèves en échec scolaire parvenus en fin de 4ème et de 3ème. L’orientation doit être un choix offert à tous, pas une contrainte imposée à certains : ce qui suppose un travail collectif de tous les enseignants.

Penser, en enseignant, à travailler avec les élèves comment penser le futur

Une véritable culture de l’accompagnement au « projet » est à mettre en œuvre collectivement. Pour pouvoir mener à bien la réflexion sur son orientation pour le futur (à court ou moyen terme): 

- l’élève doit pouvoir avoir une vision précise de ses compétences et de ses potentialités (question déjà abordée d’une évaluation par compétence, individuelle et argumentée). Ce bilan peut permettre à l’élève, en cas de distorsion entre ses souhaits et ses capacités présentes, d’envisager une remédiation ciblée (en langues, expression écrite, etc.). Il doit pouvoir opérer en permanence des ajustements entre ce qu’il maîtrise et ce qu’il vise.

- l’élève doit pouvoir se projeter dans le futur. C’est une préoccupation enseignante peu développée alors même que les travaux portant sur les Perspectives temporelles à l’adolescence montrent que beaucoup de jeunes ont des difficultés à se projeter dans leur avenir. L’École favorise peu les activités de ce type. Ainsi une thèse récente (Leininger-Frézal, 2009), portant sur l’Éducation au développement durable, montre que les projets pédagogiques sont très rarement ancrés dans le futur, et que même des pratiques innovantes sont pensées dans et pour l’école, donc dans un cadre défini, alors même que les finalités civiques visées sont un futur à construire.

- l’élève doit pouvoir aussi se projeter dans le monde. Le problème est que l'école est fermée sur elle-même. Une ouverture vers le monde économique semble une piste importante. Cela ne signifie pas « vendre » l'école mais simplement ne pas la couper des réalités économiques et sociales.

Ainsi, « l’orientation » - comme il est dit de manière elliptique - doit être un temps de découverte, un moment structuré par un projet pédagogique. Cela peut, par exemple, revêtir la forme d’un projet artistique (écriture et représentation d’une pièce de théâtre, tournage vidéo), de la conception d’outils de communication sur les métiers (reportage sur des branches professionnelles méconnues, interviews de professionnels, enquêtes), d’un journal… Ainsi, les élèves s’approprient le projet en tant qu’acteurs et non spectateurs/consommateurs d’une « orientation » qui leur serait proposée de l’extérieur. D’ailleurs, si les enseignants eux-mêmes sont incités à concevoir leur carrière comme une dynamique, sans doute seront-ils enclins à mieux comprendre les angoisses et le stress de leurs élèves.

De toute manière, il doit exister un lien fort entre la découverte du monde du travail et les apprentissages fondamentaux : non plus comme une sorte d’assujettissement de l’école au monde du travail (considérant qu’elle doit être le « réservoir » des futurs travailleurs) mais bien au contraire en permettant à chaque élève (futur travailleur) d’interpeller l’École sur ce qu’elle peut lui « offrir » comme ressources pour accéder à son projet personnel et le construire.

Christophe Chartreux et Nicole Allieu-Mary

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Dans le labyrinthe de l'orientation... Par Luc Cédelle (2011 et terriblement actuel)

14 Novembre 2016 , Rédigé par Le Monde - Luc Cédelle Publié dans #Education, #Orientation

Dans le labyrinthe de l'orientation... Par Luc Cédelle (2011 et terriblement actuel)

Extraits

(...)

ORIENTATION BEAUCOUP TROP PRÉCOCE

Quant à l'orientation-désir, l'orientation de ceux qui ont vraiment le choix, elle reste conditionnée en amont par les stratégies parentales. Il est "très difficile de réussir des concours après le bac si on ne s'y prépare pas dès 11 ans, dès la 6e", remarquait, dans un récent entretien au Monde.fr, Jean-Charles Pomerol, président de l'université Pierre-et-Marie-Curie. Critiquant cette "orientation beaucoup trop précoce", il estimait même que "le choix d'un métier ne devrait pas être fixé avant bac+3 car on constate qu'avant, beaucoup de jeunes hésitent sur leur vocation".

Le fantasme managérial de "l'adéquation des formations aux besoins de l'économie" est opiniâtrement réaffirmé mais contredit par l'avertissement donné simultanément aux jeunes qu'ils devront "changer de métier plusieurs fois dans leur vie".

Par ailleurs, si certains employeurs se plaignent de chercher "désespérément" à embaucher, c'est que des logiques d'image, de conditions salariales ou de conditions de travail entrent en jeu, qui ne dépendent pas du système scolaire ou universitaire.

L'idée perdure néanmoins, consensuelle, de mieux faire coïncider les formations et les débouchés. "Tout le monde est d'accord aujourd'hui pour améliorer le lien entre le monde de l'éducation et celui de l'économie", estime Laure Endrizzi, qui a coordonné pour la Veille scientifique et technologique de l'ex-INRP un excellent dossier sur la relation école-emploi. "Mais, précise-t-elle, toute adéquation mécaniste est désormais perçue comme largement illusoire, dans un monde du travail caractérisé par l'incertitude et l'imprévisibilité."

Par ailleurs, l'aspect "tout au long de la vie" de la formation et de l'orientation, malgré l'intégration de ce principe à toutes les politiques publiques, se fait attendre. Les destins sociaux restent massivement conditionnés par les parcours scolaires initiaux. L'idéal d'une orientation heureuse – aide au choix, adaptée à tous les publics et à tous les âges – se heurte à de nombreux obstacles, complexes et solides.

Luc Cédelle

L'article complet est à retrouver ci-dessous

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Education: tout élève doit pouvoir se projeter dans le futur...

5 Novembre 2016 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Orientation

frenchweb.fr

frenchweb.fr

Penser, en enseignant, à travailler avec les élèves comment penser le futur

Une véritable culture de l’accompagnement au « projet » est à mettre en œuvre collectivement. Pour pouvoir mener à bien la réflexion sur son orientation pour le futur (à court ou moyen terme):

- l’élève doit pouvoir avoir une vision précise de ses compétences et de ses potentialités (question déjà abordée d’une évaluation par compétence, individuelle et argumentée). Ce bilan peut permettre à l’élève, en cas de distorsion entre ses souhaits et ses capacités présentes, d’envisager une remédiation ciblée (en langues, expression écrite, etc.). Il doit pouvoir opérer en permanence des ajustements entre ce qu’il maîtrise et ce qu’il vise;

- l’élève doit pouvoir se projeter dans le futur. C’est une préoccupation enseignante peu développée alors même que les travaux portant sur les Perspectives temporelles à l’adolescence montrent que beaucoup de jeunes ont des difficultés à se projeter dans leur avenir. L’École favorise peu les activités de ce type. Ainsi la thès de Leininger-Frézal (2009), portant sur l’Éducation au développement durable, montre-t-elle que les projets pédagogiques sont très rarement ancrés dans le futur, et que même des pratiques innovantes sont pensées dans et pour l’école, donc dans un cadre défini, alors même que les finalités civiques visées sont un futur à construire.

- l’élève doit pouvoir aussi se projeter dans le monde. Le problème est que l'école est fermée sur elle-même. Une ouverture vers le monde économique semble une piste importante. Cela ne signifie pas « vendre » l'école mais simplement ne pas la couper des réalités économiques et sociales.

Ainsi, « l’orientation » - comme il est dit de manière elliptique - doit être un temps de découverte, un moment structuré par un projet pédagogique. Cela peut, par exemple, revêtir la forme d’un projet artistique (écriture et représentation d’une pièce de théâtre, tournage vidéo), de la conception d’outils de communication sur les métiers (reportage sur des branches professionnelles méconnues, interviews de professionnels, enquêtes), d’un journal…

Ainsi, les élèves s’approprient le projet en tant qu’acteurs et non spectateurs/consommateurs d’une « orientation » qui leur serait proposée de l’extérieur. D’ailleurs, si les enseignants eux-mêmes sont incités à concevoir leur carrière comme une dynamique, sans doute seront-ils enclins à mieux comprendre les angoisses et le stress de leurs élèves.

Il doit donc - sujet polémique, voire tabou et prétexte à toutes les caricatures - exister un lien fort entre la découverte du monde du travail et les apprentissages fondamentaux : non plus comme une sorte d’assujettissement de l’école au monde du travail (considérant qu’elle doit être le « réservoir » des futurs travailleurs) mais bien au contraire en permettant à chaque élève (futur travailleur) d’interpeller l’École sur ce qu’elle peut lui « offrir » comme ressources pour accéder à son projet personnel et le construire.

Christophe Chartreux et Nicole Allieu-Mary

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