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Vivement l'Ecole!

monde

Les engagés, avec Najat Vallaud-Belkacem....

13 Mars 2022 , Rédigé par TelesudTV Publié dans #Pauvreté, #Monde

L'ONG One lutte pour la prise en compte de l'extrême pauvreté et la mobilisation des pouvoirs publics sur ce terrain. Najat Vallaud-Belkacem en est la Directrice France. L'organisation forme des jeunes ambassadeurs au plaidoyer dans leur environnement proche.

#najatvallaudbelkacem #one #u2 #bono #sida #tuberculose #malaria #fondsmondial #pauvrete #annees90 #theatredurondpoint #liberation

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Une pandémie peut en cacher une autre - Najat Vallaud-Belkacem et Guillaume Grosso

3 Juin 2020 , Rédigé par Les Echos Publié dans #Monde

Une pandémie peut en cacher une autre - Najat Vallaud-Belkacem et Guillaume Grosso

Par Najat Vallaud-Belkacem (directrice France de l’ONG One), Guillaume Grosso (directeur du développement et de la stratégie européenne de Gavi)

La menace d'une résurgence de l'épidémie de Covid-19 dans les pays les plus pauvres de la planète n'est pas à exclure. Ce serait une catastrophe sanitaire qui pourrait être encore amplifiée par le développement d'autres maladies, car la couverture vaccinale reste encore trop faible dans certaines régions du monde.

Le déconfinement en cours semble propice aux excès d'optimisme : à en croire certains, la pandémie de Covid-19 serait non seulement en passe d'être vaincue sous nos latitudes, elle aurait aussi épargné la plupart des pays en développement. D'Abidjan à Zanzibar, peu de victimes, peu de cas, peu de raisons de s'inquiéter…

Il faut prendre garde aux conclusions hâtives. D'abord, nous avons affaire à une maladie nouvelle, au rythme et aux formes évolutifs. Dans les 73 pays les plus pauvres de la planète, on comptait moins de 8.000 cas en avril mais déjà plus de 400.000 en ce début du mois de juin. L'Afrique du Sud s'approche à grands pas des 30.000 cas confirmés. La Chine et la Corée, hier louées pour leurs résultats sanitaires, font face à la résurgence du virus. Enfin, les données qui nous parviennent des pays où peu de cas ont été rapportés sont pour le moins parcellaires : dans des territoires où il est parfois difficile de tenir à jour le registre des naissances, où il existe des millions de « citoyens fantômes » jamais enregistrés à l'Etat civil, comment tenir les comptes avec précision ?

"La menace est grande d'un affaiblissement dramatique de toute la chaîne de santé"

Face aux incertitudes du présent, il est utile de se tourner vers notre histoire récente pour anticiper les enjeux. Bien sûr, le premier péril est celui de la circulation continue du coronavirus dans les espaces jusque-là moins touchés, accompagné de son quotidien morbide, et du risque que le virus revienne finalement dans les pays déconfinés. Jusqu'à ce que tout le monde soit à l'abri du virus, personne ne sera à l'abri. Mais au-delà des décès liés au Covid-19, la menace est grande d'un affaiblissement dramatique de toute la chaîne de santé. On l'a vu en France avec des hôpitaux saturés et des personnels dépassés, on peut imaginer ce qu'il en est en Angola où l'on ne compte qu'un seul médecin pour 5.000 habitants.

Effet domino

Conséquence : une mortalité qui augmente pour toutes les autres maladies. En 2019, le virus Ebola touchait la République démocratique du Congo. Tout meurtrier qu'il soit, il fut dépassé par la rougeole, qui en quelques mois terrassa 2,5 fois plus de personnes. L'histoire semble se répéter : dès aujourd'hui, des campagnes de vaccination contre le choléra, la fièvre jaune, la polio, sont quasiment à l'arrêt. Par crainte d'être contaminées par le coronavirus, des familles entières cessent de se rendre dans les centres de santé pour recevoir les vaccinations de base que de toute façon le trop rare personnel médical, absorbé par la réponse au Covid-19, ne pourrait assurer. Une fois le système à terre, toutes les maladies peuvent s'inviter et prospérer. Et comme nous l'a bien montré la pandémie actuelle, les virus ne connaissent aucune frontière - gare alors à l'effet domino.

Alors que faire ? A Gavi, structure qui, ces vingt dernières années, a aidé à vacciner 760 millions d'enfants dans les pays les plus pauvres, comme à One, qui lutte pour que la santé soit une priorité des politiques d'aide au développement, nos expériences nous ont appris quelques leçons. D'abord, ne jamais sous-estimer la gravité d'une pandémie dans les pays en développement ; ensuite, aboutir le plus rapidement possible à un vaccin contre le Covid-19 qui soit accessible à tous, dans les pays pauvres comme dans les pays riches ; enfin, prévenir les autres maladies, celles qui ne devraient plus encombrer les hôpitaux saturés en rendant accessibles aux communautés les traitements contre toutes ces affections largement évitables.

A l'heure où le monde s'engage sur le chemin du déconfinement, ces investissements seront essentiels au retour à la « normale ». Le 4 juin, les dirigeants mondiaux se réuniront pour un sommet sur la vaccination qui doit permettre de recueillir les financements nécessaires. Nous espérons que la France sera au rendez-vous.

Najat Vallaud-Belkacem, directrice France de l'ONG One.

Guillaume Grosso, directeur du développement et de la stratégie européenne de Gavi, l'Alliance du vaccin.

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Et pendant ce temps-là... 1,4 million d'enfants risquent de mourir de la famine dans 4 pays d'Afrique...

21 Février 2017 , Rédigé par L'Obs Publié dans #Politique, #Monde, #Enfants

http://veilleperso.com/29-images-plus-tristes-monde-4394

http://veilleperso.com/29-images-plus-tristes-monde-4394

"C’est sans précédent", explique Peter Smerdon, directeur adjoint du Programme alimentaire mondial.

Près de 1,4 million d'enfants risquent de mourir de la famine cette année au Nigéria, en Somalie, au Soudan du sud et au Yémen, selon le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef).

Au Yémen, où une guerre civile fait rage depuis près de deux ans, 462.000 enfants souffrent de malnutrition sévère et ils sont 450.000 dans le nord-est du Nigeria, où sévit le groupe islamiste Boko Haram.

Fews Net, le Réseau des systèmes d'alerte précoce contre la famine, a noté que les régions les plus reculées de la province de Borno au Nigéria sont déjà frappées par la famine depuis la fin de l'année dernière.

Guerre, sécheresse...

Le désastre va aller en empirant, les agences d'aide étant dans l'impossibilité d'atteindre les victimes, souligne l'Unicef. La sécheresse en Somalie a laissé 185.000 enfants au bord de la famine et ils seront quelque 270.000 d'ici quelques mois, a mis en garde l'agence onusienne.

Au Soudan du sud, plus de 270.000 enfants souffrent de malnutrition et la famine vient juste d'être déclarée dans certaines parties de l'Etat d'Unité (nord) où vivent 20.000 enfants.

Le directeur de l'Unicef Anthony Lake a appelé à agir vite:

"Nous pouvons encore sauver de nombreuses vies"
20 millions de personnes menacées

"Quatre pays risquent la famine en 2017, c’est sans précédent, explique Peter Smerdon, directeur adjoint du Programme alimentaire mondial, dans une interview à France 24.

"Jusque-là, nous n’en avions jamais vu plus de deux en même temps. Quand on atteint l’état de famine, il est déjà trop tard pour de nombreuses personnes. Et quand le pays se relève, il faut dépenser une somme importante pour essayer d’aider les populations à s’en sortir, ce qui prend des années."

Plus de 20 millions de personnes pourraient de mourir de faim d'ici l'été, estime-t-il.

L'Obs (Avec AFP)

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