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Vivement l'Ecole!

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Revue de Presse Education... La rentrée — Innovations — Ressources...

27 Août 2020 , Rédigé par Les Cahiers Pédagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... La rentrée — Innovations — Ressources...

La rentrée toujours l’objet de toutes les attentions. Quelques infos sur des innovations et quelques ressources.

Rentrée

Le Café pédagogique annonce : Un nouveau protocole sanitaire dévoilé aujourd’hui
"Vous recevrez mercredi le protocole sanitaire définitif de rentrée". Dans un message envoyé aux directeurs d’école et aux personnels de direction le 25 août, JM Blanquer confirme la rédaction d’un nouveau protocole comme le Café pédagogique l’avait annoncé. Le nouveau protocole devrait imposer le port du masque par tous les adultes et les élèves à partir de 11 ans. Il ne modifie pas les choses en ce qui concerne la distanciation, le brassage ou le nettoyage. Des déclinaisons locales plus rigoureuses sont annoncées et pourraient concerner l’Ile-de-France, les Bouches du Rhône, Mayotte et la Guyane.”

Masques : Les collectivités territoriales se substituent à l’Etat
Le gouvernement aurait décidé de ne pas offrir de masques gratuits aux parents lors de la rentrée alors que celui-ci devient obligatoire au collège et au lycée. Pour JM Blanquer, le masque ’fait partie des fournitures scolaires" et à ce titre entre dans la revalorisation de l’allocation de rentrée scolaire. Des collectivités territoriales ont donc décidé de se substituer à l’Etat pour permettre aux familles modestes d’accéder à l’école.”

Ile-de-France : chaque lycéen de seconde va recevoir un ordinateur Par Lucas Biosca
Pour la rentrée, la région Ile-de-France va distribuer un ordinateur à chaque nouveau lycéen entrant en seconde. Soit plus de 100.000 machines, annonce Valérie Pécresse, la présidente francilienne, ce mardi 25 août à CNEWS. Un effort entamé l’an dernier, et qui prend d’autant plus de sens avec le coronavirus.” Polémique sur les réseaux concernant la différence de traitement entre les différents lycéens...

Covid-19 : la région Île-de-France va distribuer deux masques en tissu à chaque lycéen Par Le Figaro avec AFP
Pour éviter les inégalités sociales en cas de télé-enseignement, la région va aussi équiper d’ordinateurs ou de tablettes tous les élèves entrant en classes de seconde générale et technologique.”

Nice Matin : Masque, cantine, enseignement à distance... Le ministre de l’Education attendu sur les dispositifs pris pour la rentrée
Permettre à tous les élèves de reprendre le chemin de l’école tout en garantissant les meilleures conditions sanitaires : Jean-Michel Blanquer, qui fait sa rentrée mercredi 26 août, la plus délicate depuis son arrivée au gouvernement, espère concilier ces deux objectifs.
Rarement, la conférence de presse de rentrée du ministre de l’Education, prévue en milieu d’après-midi, aura été aussi attendue..Lors de ce traditionnel rendez-vous, il va en effet devoir mettre fin aux interrogations qui planent encore sur la rentrée scolaire, en plein rebond de l’épidémie de coronavirus
.”

Rentrée scolaire : quels départements et régions distribueront des masques gratuits aux élèves ? Publié par Fériel Boudjelal sur Vousnousils
A la rentrée, le port du masque sera obligatoire dès 11 ans dans les établissements scolaires. Un coût important à la charge des parents.”

Et au final, L’Etat ne fournira pas de masques aux élèves à la rentrée Par Françoise Fressoz et Cédric Pietralunga
"Le gouvernement a décidé de ne pas rendre gratuits les masques pour les collégiens et les lycéens alors que de nombreux élus le réclamaient."
"Emmanuel Macron et Jean Castex ont tranché. Malgré la pression et les appels venus de tous les bords de la classe politique, l’éducation nationale ne fournira pas de masques de protection contre le Covid-19 aux élèves lors de la rentrée scolaire, alors que son port sera obligatoire toute la journée dans les collèges et les lycées. La décision a été prise lors d’un conseil de défense sanitaire qui s’est tenu à l’Elysée, mardi matin, et devrait être officialisée lors du conseil des ministres de rentrée, mercredi 26 août."

L’Education nationale sous le choc Par Rodrigo Arenas, co-président de la Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE)
"Tribune. Comme il y a les profiteurs de guerre, il y a les vautours du désastre. Dans son célèbre essai la Stratégie du choc, Naomi Klein décrit bien comment les catastrophes, naturelles ou humaines offrent toujours aux forces du marché de nouveaux territoires à conquérir. Certes, dans le sillage de la crise sanitaire, et de ses bouleversements sociaux et économiques, on a parlé d’un « retour de l’Etat ». Mais quand l’Etat se met au service des intérêts privés, c’est le bien commun qui recule."

Innovations

Ken Robinson, universitaire et conférencier TED aux 66 millions de vues, est mort Par Emmanuel Davidenkoff
Sa notoriété s’était construite sur Internet ; l’annonce de sa disparition a suscité, en quelques heures, des milliers de réactions sur les réseaux sociaux. Sir Kenneth Robinson est mort le 21 août, en Californie, des suites d’un cancer, à l’âge de 70 ans. Jusqu’en février 2006, rien n’annonçait que cet universitaire anglais, expert des questions d’art et d’éducation, deviendrait, dans le monde entier, le porte-parole adulé autant que discuté des acteurs de l’innovation éducative.” pour abonnés

Innovations à l’école – Transformer les salles de classe Par Anne-Noémie Dorion, avec Alice Pairo-Vasseur
ÉPISODE 2. Pratiquée dans l’enseignement supérieur, à l’étranger ou par quelques enseignants français, l’évolution des espaces de cours pourrait métamorphoser l’enseignement.”

Ressources

Le tournant sanitaire et environnemental : la Covid-19 et les programmes d’Histoire-Géographie
A une semaine de la rentrée scolaire, celle-ci s’annonce encore sous les menaces de la Covid-19. La pandémie mondiale a eu (et a encore) des conséquences économiques et sociales visibles. Elle a aussi touché l’enseignement en général, et l’Histoire-Géographie en particulier. Durant près de cinq mois (de mars à juillet 2020), la crise du coronavirus a contraint les différentes équipes académiques à proposer à leurs élèves des outils de réflexion disciplinaire.” Sur le site GaïaClio à l’Ecole, didactiques de la géohistoire.

Rachid Zerrouki : Les incasables
"En enseignant en Segpa à des élèves âgés de 12 à 16 ans, je savais que je ne façonnerais pas des ingénieurs, des médecins ou des avocats, mais des manutentionnaires, carreleurs, tourneurs-fraiseurs ou professionnels de l’aide à domicile – des prolétaires sans qui tout s’effondrerait, mais que la société méprise, maltraite, sous-paye et exploite. En revanche, j’ignorais tout de ce que j’allais recevoir en retour : des leçons de vie en pagaille, des souvenirs impérissables et un sens à mon métier". Professeur des écoles, Rachid Zerrouki, que beaucoup connaissent sur Twitter sous le pseudo "Rachid l’instit", enseigne en SEGPA. Il publie un livre « Les incasables » aux éditions Laffont. Un livre à la fois témoignage professionnel et aussi personnel sur des élèves et un parcours singulier. Entretien.”

Rencontres d’été 2020 du CRAP-Cahiers pédagogiques : Enseigner le climat, un défi pour le futur Conférence de Mathilde Tricoire sur les
Qu’est-ce que le changement climatique ? Quelles preuves en avons-nous ? Et que pouvons-nous faire ? Après avoir mené des ateliers avec les enfants des participants des rencontres d’été du CRAP-Cahiers pédagogiques, Mathilde Tricoire, responsable pédagogique à l’Office for Climate Education (OCE), organisation chargée de promouvoir et développer l’éducation au changement climatique. Après avoir présenté quelques bases scientifiques sur le changement climatique, elle a proposé des pistes pour travailler avec des enfants, en classe ou ailleurs.”

Livre sur Galica La pension des oiseaux / dessins de Jordic ; texte de Tony d’Ulmès

Bernard Desclaux

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Revue de Presse Education... Rentrée — Dans le rétroviseur — Supérieur — Cadres et innovations — Hommages — Publicité

24 Août 2020 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Rentrée — Dans le rétroviseur — Supérieur — Cadres et innovations — Hommages — Publicité

Et la revue reprend ! Mais sur le même thème, le/la covid ! Désolé, surtout pour vous qui allez affronter cette situation. J’ai tout de même trouvé quelques autres informations.

Rentrée

Rentrée maintenue "sauf exceptions locales", élèves masqués : ce qu’il faut retenir des annonces de Jean-Michel Blanquer
Le ministre de l’Éducation Jean-Michel Blanquer a annoncé ce jeudi soir que la rentrée du 1er septembre est bien maintenue, sauf "exceptions locales". Modification importante du protocole : les masques seront obligatoires en classe pour tous, enseignants et élèves dès 11 ans.”

Le Café pédagogique s’interroge : Rentrée : L’Ecole est-elle prête ?
JM Blanquer a beau répéter sur toutes les ondes que "tout est prêt", voire que "le protocole élaboré en juillet prévoit tous les types de situation", la réalité semble toute autre. Sur le plan sanitaire, le protocole de juillet reste la seule référence officielle alors qu’il est dépassé. Sur le plan pédagogique, le ministère impose la mise en place de programmes nouveaux et plus lourds là où un recentrage serait nécessaire. Sur le plan matériel, les adaptations nécessaires à cette rentrée hors du commun n’ont pas été faites. Or, depuis mars 2020, JM Blanquer est bien placé pour le savoir : en temps de crise, le temps perdu ne se rattrape pas.”
.
Coronavirus à La Réunion : La liste des écoles qui restent fermées
L’épidémie de Coronavirus continue de prendre de l’ampleur à La Réunion. L’île a enregistré ce dimanche le record du plus grand nombre de cas depuis le début de la crise sanitaire : 92 en 24 heures.”

Rentrée scolaire 2020 : le protocole sanitaire de référence
Publié le 21 août 2020 - Direction de l’information légale et administrative (Premier ministre)
À partir de quel âge le port du masque sera-t-il obligatoire pour les élèves ? Quelles seront les règles de distanciation dans les cours de récréation et dans les salles de classe ? L’accès aux jeux extérieurs sera-t-il possible ? Le ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse a établi un nouveau protocole sanitaire qui précise les modalités applicables à la rentrée scolaire 2020 dans les écoles, les collèges et les lycées dans un cadre sanitaire normal. En cas de dégradation de la situation justifiant des restrictions d’accueil ou des fermetures, un plan de continuité pédagogique a été diffusé.”

Ecole : une rentrée sous haute incertitude par Philippe Watrelot Enseignant et militant pédagogique
A la fin du mois de juillet, le ministère de l’Education a publié sur son site un « guide sanitaire » pour la rentrée 2020. Dans la torpeur de l’été, cette publication passe un peu inaperçue (en « catimini » titrera le Monde) jusqu’à ce que la presse et une bonne partie des enseignants s’en rendent compte au milieu du mois d’aout.”

Carole Delga : « Nous offrons, ici, en région Occitanie, la rentrée scolaire la moins chère de France »
Si la rentrée scolaire en Occitanie n’échappe pas aux nouvelles contraintes, elle reste la moins chère de France selon Carole Delga, président de la région. Interview”
“Compétente dans la gestion des lycées et de l’enseignement supérieur sur son territoire, la région Occitanie prend à bras le corps la question de la rentrée scolaire chaque année avec l’objectif de diminuer toujours plus les coûts pour les familles. A quelques jours de la rentrée 2020/2021, la présidente de la région Carole Delga évoque l’ensemble des dispositifs en vigueur cette année mais également les précautions qui seront prises dans les établissements scolaires pour faire face à la pandémie de Covid-19. Interview
.”

Dans le rétroviseur

La réforme des rythmes scolaires 2012-2017. Troisième partie. Par Delahaye JP sur son blog.
 3. La réforme portée par Vincent Peillon en 2012-2014 répond point par point aux différentes demandes formulées depuis 2010.
A l’été 2012, Vincent Peillon réunit une grande concertation nationale pour la refondation de l’école (avec des représentants des enseignants, des parents, des élus, des associations, des experts…). La conclusion concernant les rythmes scolaires (groupe de travail animé par Agnès Buzyn) est une nouvelle fois sans ambiguïté : « En primaire, le nombre d’heures de cours ne doit pas excéder 5h par jour […] Augmenter à l’école primaire le nombre de jours de classe, par la mise en place d’une semaine de quatre jours et demi. La demi-journée supplémentaire serait le mercredi, avec possibilité de dérogations au niveau des communes »[2]. Parce que la réforme des rythmes scolaires ne concerne pas que l’école, le ministre de l’éducation nationale demande au premier ministre, fin août 2012, une réunion interministérielle en suggérant une liste des ministres potentiellement engagés (Jeunesse et Sports, Culture, Intérieur, etc.). Cette réunion, pourtant essentielle pour la mise en œuvre de nouveaux rythmes pour les enfants, ne sera jamais organisée
.”

LA POLITIQUE SCOLAIRE DE JEAN-MICHEL BLANQUER… Par Daniel Amedro
NDLR de MAC : un texte indispensable pour comprendre les enjeux de l’école de demain, de l’éducation nationale et trouver des ressources militantes pour contrer ce monstrueux projet pour une véritable école démocratique.
Daniel Amedro est un inspecteur d’académie à la retraite dont le dernier lieu d’exercice fut le Tarn et Garonne. Aujourd’hui, libéré des contingences de sa charge, il intervient dans le débat politique et sur le terrain des luttes sociales dans sa ville de prédilection de Nice. Un retraité actif dont les écrits comme les interventions sont toujours empreintes d’humanisme et de volonté de combattre les travers de la société capitaliste. Un engagement qui ne se dément pas au fil du temps
.”

Comment les notes ont-elles pris tant d’importance dans le système scolaire ? par Claude Lelièvre
Quoiqu’il en soit, que les élèves étudient dans leur établissement ou soient contraints de suivre une partie des enseignements à distance, il est une dimension qui ne varie pas : leur parcours d’études reste marqué par les bulletins de notes. On l’a vu avec la dernière session du baccalauréat, bouleversée par le confinement. Si les épreuves terminales ont été supprimées, l’évaluation a pris la forme du continu.

Supérieur

Université française : après le classement, le déclassement ? Par Pierre-Alain Martinez sur son Blog : Le blog de Pierre-Alain Martinez
Les nouvelles s’accumulent et vont toutes dans le même sens : c’est celui de la détérioration programmée de l’enseignement supérieur en France. Tour d’horizon à l’approche d’une rentrée chaotique

Cadres et innovations

Décret n° 2020-978 du 5 août 2020 relatif à l’obligation de formation des jeunes de seize à dix-huit ans NOR : MENE2014598D
Publics concernés : jeunes âgés de seize à dix-huit ans, missions locales.
Objet : définition des conditions de mise en œuvre de l’obligation de formation et des motifs d’exemption pour les jeunes âgés de seize à dix-huit ans.
Entrée en vigueur : le texte entre en vigueur à la rentrée scolaire 2020.
Notice : le décret définit les conditions de mise en œuvre de l’obligation de formation et les motifs d’exemption pour les jeunes soumis à cette obligation ainsi que le rôle des missions locales chargées de contrôler le respect de cette obligation de formation et celui de leurs partenaires.
Références : le texte est pris pour l’application de l’article L. 114-1 du code de l’éducation tel qu’il résulte de l’article 15 de la loi n° 2019-791 du 26 juillet 2019 pour une école de la confiance. Les dispositions du code de l’éducation modifiées par le décret peuvent être consultées, dans leur rédaction résultant de cette modification, sur le site Légifrance (https://www.legifrance.gouv.fr)
.”

Innovations à l’école – Se défaire du cours magistral Par Anne-Noémie Dorion, avec Alice Pairo-Vasseur
ÉPISODE 1. Pratiquées dans l’enseignement supérieur, à l’étranger ou par quelques profs français, des pédagogies nouvelles pourraient servir de source d’inspiration.”

Conseil supérieur de l’éducation (2020). Le bien‑être de l’enfant à l’école : faisons nos devoirs, Québec, Le Conseil, 176 p.
Le Conseil supérieur de l’éducation a confié la production de cet avis à la Commission de l’éducation préscolaire et de l’enseignement primaire (CEPEP), dont la liste des membres figure à la fin du document.” C’est au Québec.

Hommages

Sir Ken Robinson dead : Author dies ’peacefully’ aged 70 following short battle from cancer
SIR KEN ROBINSON - the best-selling author and TED Talk speaker - has died aged 70 "surrounded by his family" following a short battle from cancer.” C’était le 21 août 2020.

Rappel Apprendre au 21è siècle. L’école de la créativité selon Ken Robinson par Roseline Ndiaye, le 9 juillet 2015
Rendre les élèves plus acteurs, leur donner ainsi la possibilité de développer leurs talents et passions, voilà ce que prône Ken Robinson, allant à l’encontre de notre système scolaire trop standardisé. Et que disent les enfants quand on leur donne l’occasion d’exprimer leurs idées pour changer l’école ?

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Mais ça peut servir
De nouveaux scénarios d’enseignement pour votre rentrée
Maintenir la continuité pédagogique en situation de confinement nous a démontré plus que jamais le besoin impérieux de s’adapter afin de garantir la qualité des apprentissages.”
Ce livret présente quatre scénarios d’enseignement : L’exposé interactif, le travail en petit groupe, la classe inversée, la présence à distance. Ils débutent tous par une situation fictive, mais basée sur des expériences réelles.” Avec un ebook gratuit.

Sylvain Connac : La coopération, ça s’apprend
C’est une des leçons du confinement : on apprend bien mieux avec les autres. Alors que l’épidémie est toujours là, Sylvain Connac publie un livre clé pour relancer la coopération des élèves en classe. Il présente les différentes formes de coopération, du travail en groupe aux conseils coopératifs. Très concret, agrémenté de nombreux tests et exercices, ce livre est un véritable manuel pour faire évoluer sa pédagogie en sécurité. Alors que rétablir du commun est une priorité, Sylvain Connac répond à nos questions. Le Café pédagogique vous fait cadeau de ce livre en échange de votre soutien.”

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Bernard Desclaux

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Les « experts » médiatiques, spécialistes en généralités...

6 Août 2020 , Rédigé par Acrimed Publié dans #Médias

 

EXTRAITS

Cet article est tiré du n°9 de Délibérée, la revue du Syndicat de la magistrature, paru en mars 2020. Ce numéro spécial « Justice & Médias : cuisines et dépendances » a été élaboré en partenariat avec Acrimed. Cet extrait revient sur l’une des quatre expressions étudiées dans la rubrique « Des mots médiatiques qui parlent de la justice » (pp. 28-34).

Dans les médias, les « experts » ont une place à part : toujours disponibles pour s’exprimer sur n’importe quel sujet, dans n’importe quelles conditions et à n’importe quel moment du jour et de la nuit, ils exercent une activité continue de pseudo-analyse. Gilles Deleuze et Pierre Bourdieu ont, chacun à leur façon, décrit ces penseurs à grande vitesse (fast-thinkers) qui, du philosophe spécialisé en opinions sur tout à l’expert généraliste en opinions sur le reste, sont constamment branchés sur l’appareil médiatique [1].

Les experts médiatiques convoqués pour commenter les affaires de justice, les faits-divers ou les attentats terroristes n’y dérogent pas. Dans les 24 heures ayant suivi l’attentat de Barcelone, en août 2017, une ribambelle d’« experts » ont ainsi défilé sur les plateaux [2], incontournables « consultants » ou « spécialistes » au statut souvent flou, affublés de titres toujours ronflants, souvent obscurs, parfois changeants.

Une présence encore renforcée par les chaînes d’information en continu, qui se doivent de meubler un temps d’antenne considérable – en raison du passage en « édition spéciale ». Au cours des fameuses éditions spéciales post-attentat, les exemples sont légion d’un même individu circulant de chaîne d’info continue en édition spéciale à la radio en passant par les JT, qui peut être tour à tour présenté comme « expert en questions de terrorisme », « spécialiste du terrorisme », « expert en terrorisme » et « expert en contre-terrorisme ».

(...)

Comme l’indiquait Pierre Bourdieu, déjà en 1996 : « Ce sont des gens qu’on peut inviter, on sait qu’ils seront de bonne composition, qu’ils ne vont pas vous créer des difficultés, faire des histoires, et puis ils parlent d’abondance, sans problèmes. On a un univers de bons clients qui sont comme des poissons dans l’eau. » 

Article complet - et bien d'autres - à lire en cliquant ci-dessous

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Débat public - "Le drame de notre temps, c'est que la bêtise se soit mise à penser"...

2 Août 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Politique, #Médias

Débat public - "Le drame de notre temps, c'est que la bêtise se soit mise à penser"...
Mis à jour le 4 août
"Nous étouffons parmi les gens qui croient avoir absolument raison, que ce soit dans leurs machines ou dans leurs idées. Et pour tous ceux qui ne peuvent vivre que dans le dialogue et l'amitié des hommes, ce silence est la fin du monde".
Albert Camus, Le Siècle de la Peur (Combat, 1948)
Le débat public est d'une affligeante médiocrité. Tout le monde ou presque en est d'accord. Y compris celles et ceux organisant ces joutes verbales vues bien plus qu'entendues car devenues spectacles - ne parle-t-on  pas de "talk show" - "machines à buzz et à clash" interdisant tout débat digne de ce nom. Les sujets traités sont les mêmes de plateaux télés en matinales radios et sont rarement ceux qu'il conviendrait de développer. Ils "font" l'actualité, surfent sur l'immédiateté ou sont feuilletonnés jusqu'à l'épuisement, jusqu'au sujet qui viendra remplacer le précédent.
Il en a toujours été ainsi pourrait-on dire. Non. L'actualité, depuis l'avènement de l'information dite "en continu" et des réseaux sociaux servant à la fois de chambres d'écho à l'infini et d'amplification des débats dans ce qu'ils ont de spectaculaires, de scandaleux et de choquants, est de nos jours offerte en bien de consommation presque comme un autre. Pire même, les animateurs d'émissions populaires/populistes comme Cyril Hanouna par exemple - mais il en est bien d'autres de Pascal Praud à Jean-Marc Morandini en passant par Marc Menant - mélangent les genres abattant les murs qui séparaient le "futile" du "sérieux". Pourquoi pas? La vulgarisation n'est somme toute pas condamnable en soi. Bien au contraire.
Hélas, cette vulgarisation ne privilégie que le superficiel, n'approfondit jamais tel ou tel sujet, transformant en éclats de rire et de voix permanents ce qui mériterait d'être respecté dans et par une réflexion partagée avec les auditeurs et téléspectateurs. Elle dit au citoyen ce qu'il a envie d'entendre, dans une paresse et une facilité absolument révoltantes. A la radio, les "formats" sont de plus en plus courts. Il faut aller vite. Les réponses doivent être courtes. Le journaliste se sent en permanence obligé, non pas de relancer son interlocuteur invité mais de le couper toutes les vingt secondes pour "animer" le plateau de peur peut-être d'ennuyer l'auditeur. Il en résulte des conversations hachées, chacun empiétant sur la parole de l'autre dans un magma de mots qui ne font plus sens, la réflexion se perdant avant d'être interrompue par la coupure publicitaire ou par l'intervieweur mettant fin au "dialogue". Le temps passe si vite n'est-ce pas? On en retiendra une phrase, un mot qui seront commentés à l'infini sur les réseaux dits "sociaux", sur lesquels ceux qui parlent fort sont ceux que l'on écoute, ceux parmi lesquels on étouffe tant ils semblent avoir absolument raison, pour plagier Camus. L'amusement y gagne. L'intelligence collective y perd. Quant au doute, pourtant si nécessaire à la volonté de réflexion,  il n'a même plus sa place. Et pour cause!
Ce à quoi nous assistons n'est rien moins qu'une désintellectualisation du débat public par le biais de médias de plus en plus "médiocratiques". Alors que de nombreuses voix alertent souvent et caricaturalement sur "le niveau qui baisse" (à l'école), d'autres voix et très souvent les mêmes sont celles qui participent à l'effondrement du niveau, celui-là pas caricatural du tout, de notre débat public. Un débat dominé désormais par les communicants dont l'obsession est de nourrir le petit "oiseau bleu". Entre autres. Le développement de telle ou telle actualité, de tel ou tel thème, ne trouve plus sa place que sur quelques stations de radios - France-Culture par exemple heureusement de plus en plus écoutée, ce qui démontre l'appétence des français pour une information "ralentie", posée, réfléchie - ou chaînes de télévision. Dans la presse écrite aussi. Mais l'immense majorité du débat public se perd dans les analyses à court-terme, dans les talk-show récurrents, répétitifs et réunissant les mêmes "experts" en tout donc spécialistes de rien. Il faut parler, parler, parler. Prendre la parole et ne pas la céder. C'est à dire prendre le pouvoir sur l'autre sans lui reconnaître le droit de vous contredire pour vous convaincre. Dire très vite ce qui mériterait de longs développements. Le discours néo-libéral se sent très à son aise dans de tels "formats". Centré toujours sur les individus bien davantage que sur les idées. Désintellectualisation et individualisation: deux écueils interdisant aux idées de trouver leur place. Les idées, sans doute trop subversives pour les démagogues qui nous dirigent ou nous "informent", qu'ils soient politiques, éditorialistes ou animateurs médiatiques. 
Cette médiocrité - un véritable fait de société qui mériterait un débat mais il ne vient jamais, les responsables étant trop occupés, ou parfois contraints, à distiller des idées courtes traduites en autant d'éléments de langage - est évidemment une contribution majeure à l'abaissement de l'esprit critique. Dès le plus jeune âge, ce qui devrait faire de nous des citoyens éclairés - l'information développée - se transforme en messages courts, en slogans et "punchline". Un terreau idéal pour le néo-libéralisme - au sens le plus large -  qui ne sent jamais aussi à l'aise que dans l'accélération et la prévalence de l' événementiel, de l'instantanéité et de l'émotionnel sur la réflexion et le débat respectueux de la parole contradictoire, outil essentiel permettant à l'individu/citoyen  de pouvoir exercer son libre-arbitre. Ce libre-arbitre qui lui est confisqué puisque délégué à quelques-uns "pensant" en son nom. Sous le prétexte fallacieux qu'une "bonne" polémique vaudrait toujours mieux qu'une conversation de salon. Raisonnement absurde destiné à discréditer le débat intellectuel pour l'enfermer dans un exercice élitiste destiné à un public choisi.
Bien entendu, le débat public trouve aussi des espaces où il peut jouer son rôle. Le "média-centrisme" ne doit pas nous aveugler. Dans les collectivités locales, nombreuses sont celles qui organisent des débats participatifs. Le développement des sites Internet permet à toutes et tous de trouver "débat à son pied": débat de société; consultation publique; assises thématiques; referendum local; conférences citoyennes à distance - la pandémie "covid19" a permis le développement de ces échanges via des outils que beaucoup ont découverts. On le voit et ce n'est pas le moindre des paradoxes, alors que les français ont accès, via les "open data" entre autres, à des informations jadis inaccessibles aux communs des mortels, ils n'ont jamais été à ce point privés de débats publics de large audience sur les sujets majeurs pourtant ignorés par les médias "mainstream". La demande est pourtant là. Très forte. Même si, il faut le dire, participer à des débats, Internet ou autres, n'influe que très exceptionnellement sur les décisions politiques en aval. Sauf lorsque ce débat est à l'initiative du pouvoir politique en place, ce qui ne participe qu'artificiellement à la revitalisation de la démocratie.
Enfin, ce débat public - je parle de celui qui se voit et s'entend comme un perpétuel bruit de fond gavant le citoyen comme l'éleveur gave ses oies - passe très largement à coté des dossiers essentiels. Je n'en dresserai pas ici la liste tant ils sont nombreux mais à force de privilégier l' actualité brûlante, le citoyen se voit privé de la réflexion longue au sujet de ce qui le passionne pourtant.
Qu'on y prenne garde, à force d'égarement nous pourrions être amenés à justifier l'élection de populistes tel que Donald Trump, en donnant raison à Cocteau:
"Le drame de notre temps, c'est que la bêtise se soit mise à penser".
Christophe Chartreux
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Les liaisons dangereuses du journalisme et de la politique

10 Juillet 2020 , Rédigé par Cairn Info Publié dans #Médias, #Politique

 Les liaisons dangereuses du journalisme et de la politique

2003 et toujours d'actualité...

EXTRAITS

(...)

Présidentielle : les dysfonctionnements

Trois aspects, parmi d’autres, de la couverture de la campagne pour le premier tour illustrent ce dysfonctionnement :

– L’utilisation abusive et maladroite des sondages. Ceux-ci ont constitué, quasiment quotidiennement et pour la première fois jusqu’à l’avant-veille du scrutin, la base de la vie politique.

Ils ont été traités non comme un thermomètre mesurant l’effet des événements (programmes, débats, interviews,…) mais comme des événements en eux-mêmes. Ils ne rythmaient pas la campagne ; ils étaient la campagne. Ils n’éclairaient pas ; ils aveuglaient. Ce constat de sur-exploitation des sondages aurait d’ailleurs été aussi valable s’ils ne s’étaient pas trompés. Mais au moins, dans ce cas, n’auraient-ils pas faussé le jugement des citoyens. Phénomène aggravant, mais hélas ! récurrent : les sondages ne sont pas traités par les médias avec la prudence que devrait imposer leur marge d’erreur (surtout lorsqu’il y a seize candidats). Comme ils coûtent cher, leurs commanditaires veulent en avoir pour leur argent. Non seulement, il ne faut donc pas relativiser leur fiabilité, mais en plus chaque livraison, pour justifier son prix, doit créer l’événement. Les variations les plus marginales, incluses dans la marge d’erreur, sont donc volontiers présentées non seulement comme des certitudes mais aussi comme des évolutions significatives de l’opinion.

– La « markétisation » de la politique. Rarement les vrais enjeux, idéologiques ou programmatiques, ont été à ce point négligés, au bénéfice du spectacle, des attitudes, des « petites phrases », des gadgets électoraux, des simagrées, bref de la sacro-sainte communication. Ce que tu es parle si fort que je n’entends plus ce que tu dis ! L’apparition des conjoints de candidats montre que la loi du people s’applique désormais à la vie politique. Même les plus réticents ont dû cette fois s’y plier. La personnalisation de la vie politique est totale. Les journaux ont embrayé, les uns avec délectation, les autres avec mauvaise conscience, tous privilégiant le médium, négligeant le message. Pour justifier cette dérive commercialement efficace, les médias ont mis en avant le peu d’intérêt du débat. Le moins qu’on puisse dire est qu’ils n’ont pas tenté de le susciter ou de le réveiller. Mais était-ce leur rôle ?

– La règle de l’égalité, imposée aux radios et télévisions par le Conseil supérieur de l’audiovisuel, a eu, enfin, un effet pervers imprévu, sinon imprévisible : devant le casse-tête d’une comptabilité épicière des temps de parole de seize candidats, les médias audiovisuels ont choisi de faire le service minimum, contribuant ainsi à maintenir une atonie générale. L’amplifiant même puisqu’ils se devaient de la souligner constamment, pour justifier leur faible implication.

(...)

La connivence politico-médiatique

Certaines particularités dommageables du journalisme français en matière politique sont connues de longue date. Elles ne sont d’ailleurs pas toutes propres au traitement de ce secteur d’actualité. La couverture de tout domaine d’activité implique la fréquentation assidue de ses acteurs. Des liens personnels se tissent ; des sympathies se forgent. Le manque de distanciation entraîne au mieux une forme de myopie ; au pis, une connivence ; parfois une complicité. Ce travers est plus accentué qu’ailleurs dans le champ politique. Par obligation, hommes et femmes politiques savent séduire. Les journalistes ne sont pas insensibles à cette séduction, d’autant que leur recrutement n’échappe pas à l’endogamie. Il y a une évidente consanguinité entre les politiques et ceux qui sont chargés de les observer. Ils sont fréquemment issus des mêmes milieux, et souvent des mêmes écoles. Ils partagent la même culture, les mêmes codes, les mêmes références. Par goût autant que par obligation, ils fréquentent les mêmes lieux. Souvent, hors des studios, ils se tutoient. Il peut même arriver que certains journalistes imaginent influencer le cours des événements et rêvent de jouer les éminences grises, passant alors de l’autre côté du miroir… Les effets pervers de cette grande proximité sont accrus par une tradition de déférence à l’égard de tous ceux qui occupent une fonction publique. Cette déférence a imprégné la société : l’expérience montre, à la télévision notamment, qu’un questionnement pointu, insistant, est considéré comme agressif, et se retourne contre « l’agresseur », blâmé non sur le fond mais sur la forme. La société républicaine est monarchique dans son comportement : le roi doit être respecté, les roitelets aussi.

(...)

L’information, victime de la communication

Suiviste, et même victime, le journalisme politique l’est encore par rapport aux exigences modernes de la communication. Et singulièrement de la contagion publicitaire. Pour être efficace, le message publicitaire doit être simple ; pour être simple, il doit être bref. La « petite phrase » qui fait mouche, ciselée, lapidaire, parfois vacharde, est la forme politique du slogan publicitaire. Elle fournit le titre de l’article, la citation sonore de vingt secondes dans un sujet de trois minutes au JT de 20 h. Évidemment, sa brièveté exclut l’argumentation, et davantage encore la nuance. Réduisant les opinions à leur plus simple expression, elle radicalise le débat. Et infantilise le citoyen. Les médias raffolent et abusent de cette forme, à la fois rudimentaire et sophistiquée, de la communication car elle répond à leur souci d’efficacité et de rapidité. La percussion du slogan est, pour eux, pain bénit face à la langue de bois, creuse et pâteuse. Le débat démocratique semble plus vivace, mais n’y gagne pas vraiment en intelligence.

Média de masse, la télévision fait l’objet d’une attention particulière. Les candidats à toute élection savent bien qu’une apparition à l’écran leur permet de « toucher » plus d’électeurs que des centaines de meetings. Mais le traitement de l’actualité politique dans les journaux y est particulièrement délicat. La menace du zapping y impose plus qu’ailleurs la brièveté, donc le lapidaire. Les interviews doivent être hachées, les débats vifs et décousus, sous peine de lasser. De plus, la télévision, c’est de l’image, et la politique, contrairement aux faits divers, ne fournit que de l’image pauvre. Les « ballets de portières » des arrivées ministérielles dans la cour de l’Élysée, même agrémentées de quelques déclarations, ne permettent guère de retenir l’attention. Il ne faut jamais oublier qu’un grand événement sans image est un petit événement pour la télévision. Vecteur dominant, et parfois exclusif, de l’information des citoyens, elle ne peut répondre aux impératifs d’un débat démocratique de bon niveau.

(...)

... L’information a du pouvoir ; elle n’est pas un pouvoir. Elle est – elle devrait être – par essence, par hygiène, contestataire du pouvoir. Elle est – elle devrait être – un contre-pouvoir, permanent, pas agressif mais exigeant. Ambitieux, mais modeste. Bref, à sa place, non pas dans, mais face à la politique.

Albert du Roy

Dans Hermès, La Revue 2003/1 (n° 35), pages 131 à 136

Billet complet à lire en cliquant ci-dessous

https://www.cairn.info/revue-hermes-la-revue-2003-1-page-131.htm

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Les talk show... Ou parler pour ne rien dire...

4 Juillet 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Médias

Les talk show... Ou parler pour ne rien dire...

Parler pour ne rien dire...

Vendredi 3 juillet 2020: Edouard Philippe remet la démission de son gouvernement. Le Président de la République l'accepte et ne reconduit pas le désormais ex Premier Ministre. C'est Jean Castex qui lui succède et est chargé de former un nouveau gouvernement.
 
Nous aurions pu en rester là et attendre au moins l'interview que donnera le nouveau locataire de Matignon ce soir sur TF1.
 
Mais non.
 
Dès l'annonce du départ d'Edouard Philippe, la machine médiatique s'est mise en branle. C'était à la chaîne qui annoncerait en premier le remplaçant du maire du Havre. Les plateaux se faisaient et de défaisaient au rythme des prévisions, chacun y allant de son pronostic. Bruno Le Maire, Florence Parly et quelques autres noms furent cités, commentés. Leur parcours respectif était disséqué. Il fallait parler, meubler, occuper l'attention et quelques parts de cerveaux disponibles.
 
Nous eûmes droit au triste "spectacle" d'un plan continu sur le portail fermé de la résidence du Premier Ministre. C'est tout juste si l'on n'observait pas les cheminées, espérant une fumée blanche. "Habemus" un Premier Ministre ou pas? Suspense insoutenable!
 
Enfin Castex vint! Nouveau déferlement d'informations, de commentaires, de plateaux nourris des mêmes éternels chroniqueurs, professionnels ou pas. Le téléspectateur ne sait plus qui est journaliste et qui ne l'est pas. Chacun sait tout sur tout, usant de cette formule: "Je ne suis pas expert mais...". Mais je donne mon avis puisque le présentateur ou la présentatrice me le demande. Je ne vais pas les décevoir.
 
Et, pour faire bon poids, les réseaux dits "sociaux", démultiplient l'écho donné au vide de la pensée que représentent ces interminables faux débats, n'aboutissant jamais à aucune conclusion satisfaisante, n'informant pas, semblant enrichir la réflexion tout en l'asséchant à force de répétitions, à force de tourner en rond telle la noria que faisaient tourner deux ânes dévorés par les mouches dans le Maroc de ma jeunesse. Encore ceux-là faisaient-ils remonter de l'eau du puits. Quelque chose de concret venait à la surface.
 
Il serait grand temps de "réguler" les chaînes d’information en continu (pluralité assurée des opinions, fake news poursuivies sans relâche, actionnariat...). Si cela ne venait pas en débat, alors le citoyen se verrait confisquer son libre arbitre, cette volonté non contrainte qui disparait peu à peu depuis quelques années. Il serait hasardeux de voir dans cette disparition une des explications possibles au désintérêt des français pour la chose publique. Néanmoins, je suis persuadé qu'il existe une corrélation entre l'information produite à la tonne et ces abstentions record successives lors des échéances électorales. A trop vouloir informer, on informe mal. C'est pire que ne pas informer du tout.

Je suis peut-être trop élitiste. Pourtant il serait temps de donner aux citoyens/électeurs autre chose que ces kilomètres d'émissions aussi vite oubliées que regardées.

Si l'on n'y prend pas garde, C News et Eric Zemmour prendront le pas sur le journalisme d'une Ariane Chemin. C'est d'ailleurs déjà le cas en terme d'audience et, même si ce n'est peut-être pas le même "lectorat", c'est très inquiétant

Parler pour ne rien dire est un comble insupportable. Prendre la parole, c'est dire. Et dire, c'est donner du sens aux mots prononcés. Lors des abominablement longs talk show médiocres infligés à longueur de journée, le téléspectateur en arriverait presque à se demander:
 
"Pourquoi pas, parfois, plutôt le silence que la parole?"
 
A méditer...
 
Christophe Chartreux
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Revue de Presse Education... Rentrée — Bac — Vacances — Sortir de la crise — Supérieur — Ressources...

4 Juillet 2020 , Rédigé par Les Cahiers Pédagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Rentrée — Bac — Vacances — Sortir de la crise — Supérieur — Ressources...

Dernière revue de presse de cette année scolaire. Les yeux sont tournés vers la rentrée, les modifications du bac, les vacances apprenantes et la sortie de la crise. Il y a des questions concernant le supérieur et quelques ressources.
Au nom de toute l’équipe des rédactrices et rédacteurs de la revue je vous souhaite des vacances réconfortantes.

Rentrée

Mais avant d’envisager la rentrée, il faut d’abord en sortir.
Dernier jour d’école : un petit goût de kermesse, malgré le coronavirus
La plupart des fêtes d’école ont été annulées en raison de la crise sanitaire. Mais dans de nombreux établissements, on s’organise pour se dire au revoir. Et récolter un peu d’argent.”

Rentrée 2020 : des programmes scolaires trop lourds ? Publié par Mehdi Bautier
Avec la crise sanitaire et l’enseignement à distance, les enseignants n’ont pas pu finir les programmes scolaires. Un aménagement de ces programmes est de rigueur pour limiter les inégalités entre les élèves.”

Faut-il alléger les programmes scolaires pour la rentrée prochaine ? par Denis Peiron
Pour tenir compte des inégalités scolaires qui se sont creusées depuis mars, le principal syndicat du secondaire suggère des allégements de programmes, niveau par niveau, matière par matière. Le ministère, lui, préfère élaborer des outils permettant aux enseignants d’évaluer le niveau – plus hétérogène que jamais – de leurs élèves.”

École : 8 Français sur 10 souhaitent que l’enseignement à distance perdure, selon un sondage Par Viviane Le Guen, France Bleu
80 % des parents d’élèves souhaiteraient que l’Education nationale propose de l’enseignement à distance durablement, et pas seulement en période de crise, selon un sondage Odoxa pour Open Digital Education publié en cette veille de vacances scolaires.”

Bac

Baccalauréat : le contrôle continu transforme aussi la préparation au rattrapage Par Violaine Morin
Avec la délivrance du diplôme sur la base des notes des deux premiers trimestres, les élèves dont la moyenne est « juste » ont pu réviser en amont. Reportage dans un lycée, à Soissons.”

Pour le contrôle continu, Blanquer est toujours aussi pusillanime Par Claude Lelièvre sur son Blog : Histoire et politiques scolaires
On aurait pu penser que Blanquer, après que les baccalauréats aient été obtenus cette année dans le cadre du contrôle continu ordinaire, renoncerait à l’usine à gaz des « épreuves communes de contrôle continu ». Mais non, il a préféré la solution cosmétique d’une certaine modification de ses modalités et du changement de nom. Il n’y aura toujours pas de "simplification" du baccalauréat.”

Des syndicats inquiets du bidouillage du bac Par Caroline Beyer
Conséquence du confinement, les candidats de la session 2020 ont été évalués sur le contrôle continu.
Le « bidouillage » des notes ? Dès l’annonce, début avril, d’une session exceptionnelle du bac 2020, entièrement en contrôle continu, certains syndicats enseignants, le prédisaient officieusement. Car comment imaginer un résultat national trop éloigné - à la hausse ou à la baisse - de l’année 2019 (88 % de réussite, toutes filières confondues, avec des mentions pour un candidat sur deux) ? Intenable politiquement
.”

Réforme du bac : le ministère de l’Éducation nationale patine par Thibaut Cojean
A la veille des vacances scolaires, Jean-Michel Blanquer, alors ministre de l’Éducation nationale, a annoncé, le 30 juin dernier, les derniers ajustements de la réforme du bac qui seront effectifs dès la rentrée 2020. Des décisions qui ne contentent personne et n’aideront pas à la simplification de l’examen.”

Vacances

"Mauvaise surprise, on ne pourra pas prendre tous les élèves" : les doutes des enseignants sur l’opération "école ouverte" cet été
Après la crise sanitaire du printemps, le ministère de l’Éducation souhaite que les enfants puissent bénéficier pendant les grandes vacances d’ateliers ou de cours de rattrapage. Un dispositif qui se met en place de manière inégale suivant les établissements.”

« Une nouvelle page de l’histoire des colos s’écrit peut-être »
Entretien : “Selon l’historien André Rauch, la mission des colonies de vacances prend tout son sens avec la crise sanitaire due au coronavirus. Elles pourraient sortir renforcées de l’été”. Recueillis par Emmanuelle Lucas.

Sortir de la crise

La FSU veut un « plan jeunesse »
« Le gouvernement ne prend pas conscience de l’ampleur de la crise ». Benoit Teste, secrétaire général de la FSU, entouré de l’ensemble des syndicats de sa fédération, a lancé le 1er juillet un « plan de sortie de crise » axé sur la jeunesse. Le syndicat demande des postes. Mais il veut aussi des changements pédagogiques, notamment des aménagements de programme pour la rentrée.”

Un site : États généraux de l’éducation sur Eduscol
Une grande mobilisation citoyenne pour contribuer à améliorer l’éducation en France.
Les États généraux de l’éducation sont une initiative citoyenne organisée par VersLeHaut, un laboratoire d’idées (ou think tank) dédié aux jeunes et à l’éducation.
Depuis novembre 2019, les États généraux de l’éducation et la plateforme associée ont été lancés afin que le plus grand nombre (les jeunes et les familles, mais aussi les professionnels et acteurs éducatifs, l’État et les collectivités locales, ou encore les entreprises et les syndicats) puisse participer à une démarche inédite

Un événement : États généraux du numérique pour l’Éducation sur Eduscol
Une consultation pour faire émerger une vision partagée du numérique pour l’éducation.
En juin 2020, Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse, a lancé une démarche de consultation qui conduira à la tenue des États généraux du numérique pour l’Éducation les 4 et 5 novembre à Poitiers
.”

Supérieur

Relance de l’économie et remaniement : pour un ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation
Parce que le lien entre la recherche et donc la construction des savoirs, leur transmission à travers l’enseignement supérieur et leur transfert vers la société avec l’innovation est essentiel, la Conférence des Présidents d’Université souligne l’intérêt de le préserver dans un ministère de plein exercice qui regroupe enseignement supérieur, recherche et innovation.”

Le mythe de la continuité pédagogique Par Fabrice Flückiger Historien
L’épidémie de Covid-19 et le confinement ont renforcé dans les universités européennes ce qu’on pourrait appeler « le mythe de la continuité pédagogique », particulièrement dans les facultés de lettres et sciences humaines. Pourtant, derrière la volonté d’innover et de proposer un enseignement tout numérique, se cache en réalité la même logique d’évaluation et de commercialisation des savoirs déjà à l’œuvre. On est encore loin de l’idéal d’une université émancipatrice !” pour abonnés

« Enseignement et recherche sont les clés de voûte du progrès social et économique » Tribune Manon Domingues Dos Santos
L’économiste Manon Domingues Dos Santos observe, dans une tribune au « Monde », qu’en changeant radicalement le recrutement et le financement des universités, la loi de programmation pluriannuelle de la recherche remet en cause leurs missions.”

« Beaucoup d’étudiants ne disposent pas d’outils adaptés pour suivre des cours à distance »
La rentrée 2020 s’annonce inédite, aussi bien du point de vue de l’organisation des cours et des locaux que du profil des nouveaux étudiants, observe Gilles Roussel, le président de la Conférence des présidents d’université, dans un entretien au « Monde ».” Propos recueillis par Eric Nunès P

Le Conseil d’Etat entérine les frais d’inscription différenciés pour les étudiants internationaux par Pauline Bluteau
C’était une décision très attendue de la part de la communauté universitaire et étudiante : le 1er juillet 2020, le Conseil d’Etat a rendu son verdict concernant l’application de frais d’inscription différenciés pour les étudiants internationaux. La juridiction estime que ces frais "modiques" ne viennent pas enfreindre "l’exigence constitutionnelle de gratuité".”

A La Réunion : Des étudiants contestent le processus d’admission. Métiers de l’enseignement : recalés en master malgré une licence avec mention
Alors qu’ils ont réussi leur licence d’anglais avec mention, des étudiants à l’université de La Réunion postulant à une place en master MEEF (Métiers de l’Enseignement, de l’Éducation et de la Formation) sur l’un des deux sites de l’île, à Bellepierre et au Tampon, ont vu leur candidature rejetée. Forcés de poursuivre leurs études en Métropole alors que des étudiants de l’Hexagone ont, eux, été acceptés pour le master à La Réunion, ils mettent en doute le processus d’admission particulière opaque. L’université de La Réunion dément tout favoritisme et affirme sélectionner les meilleurs dossiers en toute objectivité.”

Ressources

Enseigner les sciences humaines et sociales : entre savoirs et société dossier de l’IFE n° 135, juin 2020 Par Claire Ravez
Ce Dossier de veille met en avant différentes tensions qui sous-tendent l’activité quotidienne des enseignantes et enseignants qui cherchent à transmettre à leurs élèves des démarches et des outils intellectuels pour comprendre les sociétés humaines et leur fonctionnement.
Comment se recompose la référence aux disciplines universitaires au sein et entre matières scolaires elles-mêmes plus ou moins composites (histoire-géographie et EMC, sciences économiques et sociales, philosophie, etc.) ? Quels compromis entre éducation à une socialisation politique commune et à une pensée critique émancipatrice ? Quelles spécificités mais aussi quels enjeux partagés entre l’enseignement polyvalent de l’école primaire et la spécialisation des professeurs du secondaire ? Quels regards porter sur le passé de ces disciplines pour mieux en comprendre les configurations émergentes ? Quelles trajectoires spécifiques et quelles tendances voisines entre systèmes scolaires français et étrangers ? Enfin, quels écarts entre intentions éducatives et apprentissages effectifs des élèves ?
Pour résumer : quels sont les termes des compromis que les enseignantes et enseignants sont amenés à effectuer au quotidien pour à la fois s’inscrire dans un rapport spécifique aux savoirs de référence et dans une dimension politique redoublée par l’objet de leurs enseignements, l’humanité en société ?

Profs de collège : Quelles pratiques pédagogiques ?
Les enseignants des collèges se soucient-ils vraiment de la réussite de leurs élèves ? Quelles sont leurs pratiques pédagogiques ? Quels profils d’enseignants peut-on distinguer ? Une nouvelle étude de la Depp apporte des réponses intéressantes à ces questions. Alors que certains opposent les « pédagogistes » aux autres, l’étude montre que les professeurs partagent beaucoup de points communs dans leurs pratiques pédagogiques. Les différences tiennent souvent au contexte dans lequel ils enseignent. Les enseignants font corps.”
Pour récupérer le document : https://www.education.gouv.fr/premiers-resultats-de-l-enquete-sur-les-pratiques-d-enseignement-epode-en-2018-au-college-305057

Les enseignants de l’école primaire sont plus exposés aux conflits qu’auparavant Par Violaine Morin. Article réservé aux abonnés
L’Autonome de solidarité laïque publie son rapport annuel jeudi, duquel ressort une montée des tensions à l’école.
Succession de « petits faits », « tensions », prévalence des agressions verbales… Le baromètre annuel du climat scolaire, rendu public le 2 juillet par l’Autonome de solidarité laïque (ASL), dépeint une école que les spécialistes du mal-être enseignant connaissent bien : celle où les insultes, menaces et diffamations forment l’essentiel des cas de violence, ces « petites agressions » qui « minent le moral » des enseignants
.”

15 stratégies pédagogiques essentielles et facilement applicables
Stratégies issues des recherches et travaux en sciences cognitives qui permettent de guider l’enseignant dans la conception et l’animation d’une séance.”

Bernard Desclaux

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Barbara Lefebvre ou l'ascension d'une toutologue - Par Loris Guémart | Arrêt sur images

3 Juillet 2020 , Rédigé par Arrêt sur Images Publié dans #Médias

Barbara Lefebvre ou l'ascension d'une toutologue - Par Loris Guémart | Arrêt sur images
La professeure d’histoire-géographie est apparue dans le champ médiatique il y a une vingtaine d’années. Longtemps appelée sur les plateaux pour évoquer l’enseignement, puis la laïcité, elle embrasse désormais la toutologie, s’exprimant sur tous sujets, Covid-19 inclus, dans de nombreux médias. C'est également une VRP de la revue Front populaire, fondée par Michel Onfray. Portrait.

Vous l’avez peut-être vue aux Grandes Gueules de RMC, ou dans 24h Pujadas sur LCI, deux émissions où Barbara Lefebvre est chroniqueuse. Elle vous a peut-être agacé dans Salut Les Terriens, sur Europe 1, sur France 2, sur BFMTV, sur CNews et même sur LCP ces dernières années. Vous avez peut-être lu ses tribunes regrettant que le cinéma français soit "aux mains des minorités qui savent s’ériger en victimes professionnelles" dans Le Figaro, critiquant le manque de répression policière à l'égard des habitants des quartiers populaires pendant le confinement à Valeurs Actuelles, ou déplorant "l’extension du costume de la pudeur islamique dans l’espace public" chez Causeur, jusqu’à une récente intervention sur (et contre) les statistiques ethniques...

(...)

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Revue de Presse Education... Bac — Vers septembre — Divers...

2 Juillet 2020 , Rédigé par Les Cahiers Pédagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Bac — Vers septembre — Divers...

La réforme du bac se réforme. Tout le monde voudrait préparer la rentrée de septembre différemment sauf le ministre. Quelques infos diverses.

Bac

"Ça me fait énormément de bien de retrouver mes camarades et ma prof" : des élèves de retour au lycée pour préparer leur rattrapage du bac
« Dans une semaine, on connaîtra les résultats du bac, basé cette année sur le contrôle continu. Des élèves, certains de passer par le rattrapage, reviennent au lycée pour un coaching intensif. Une préparation à l’oral inédite dans l’histoire du bac, comme au lycée Rodin, dans le 13e arrondissement de Paris. »

Et voici la réforme de la réforme du bac.
Baccalauréat : les établissements pourront "fixer les dates" des contrôles continus
« INVITÉ RTL - Le ministre de l’Éducation donne quelques éléments sur l’organisation de la nouvelle version du baccalauréat, qui entrera en vigueur à partir de septembre prochain. »

Bac : Le ministre acte la localisation des E3C
« Vivement critiquées, y compris dans un rapport de l’Inspection générale, les E3C, épreuves de contrôle continu des bacs général et technologique, font l’objet d’une nouvelle décision de JM Blanquer. Leur nombre est maintenu. On s’écarte un peu plus d’un examen national en laissant les chefs d’établissement organiser à leur guise les épreuves qui doivent dorénavant avoir lieu « dans le cadre des heures de classe » et ne feront plus l’objet d’une harmonisation après épreuve. Alors que les premières et les secondes épreuves ont été contestées dans de nombreux établissements, le ministre choisit nettement la confrontation. Enfin cette banalisation aura probablement comme conséquence la disparition de l’indemnité de correction. Il n’y a pas de petites économies… »

Bac 2021 : les E3C deviennent les EC
« Le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer a suivi la plupart des recommandations du comité de suivi de la réforme du bac. Les E3C s’appelleront désormais "évaluations communes", et l’organisation du bac sera assouplie.
Le nouveau bac général et technologique change encore. Les recommandations du comité de suivi de la réforme ont été suivies par Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’Éducation nationale. S’il n’y a pas de révolution de fond ni de forme, plusieurs changements sont à noter. Ils entreront en vigueur dès la rentrée 2020 »

Vers septembre

Revoir les programmes scolaires, une nécessité pour la prochaine rentrée, selon les enseignants et parents par Sonia Princet
"L’année scolaire se termine mais les professeurs ont déjà les yeux tournés vers la prochaine rentrée. Il sera impossible de reprendre les cours comme si rien ne s’était passé. Les élèves auront besoin de remises à niveau. C’est pourquoi des appels demandent un aménagement du contenu des programmes à la rentrée."

L’école au défi de « préparer septembre » Par Mattea Battaglia
“Le confinement et la crise sanitaire ont creusé les inégalités. Les enseignants se préparent déjà à une rentrée dont les enjeux seront inédits.
Des trois mois de confinement qu’elle a traversés, la communauté éducative tire un premier enseignement. Parce que la donne sanitaire reste instable, la prochaine rentrée des classes mérite, autant que faire ce peut, d’être anticipée. « Préparer septembre » : c’est ce que réclament, unanimement, les syndicats d’enseignants, en vue d’accueillir au mieux 12 millions d’élèves – dont au moins 20 000 supplémentaires dans le secondaire – et lutter contre des écarts scolaires qui se sont creusés pendant la crise sanitaire.”
Abonnés

En fait, seul le ministre ne pense pas qu’il soit nécessaire de préparer la rentrée de septembre. Signe d’un remaniement ?
Écoles : vers un retour à la normale pour la rentrée de septembre, selon Blanquer, Par Marie-Liévine Michalik
« Dix jours après la reprise obligatoire, il manque encore à l’appel 20% des effectifs, a regretté ce mercredi matin sur RTL le ministre de l’Éducation. »

« Des protocoles déconnectés du terrain » : pour les universités, une rentrée post-Covid aux multiples inconnues Par Eric Nunès
« Cours en partie en ligne, consignes sanitaires difficilement applicables, nouveaux entrants moins préparés… Les établissements préparent le retour des étudiants dans un climat d’incertitude. Reportage à l’université de Montpellier. »

Vacances « apprenantes » : « Le but initial des colonies de vacances, c’est la rupture avec la famille, l’école, le quartier »
« Les colonies de vacances ont-elles vocation à être un prolongement de l’école ? A l’heure des « colos apprenantes », retour sur l’histoire et les difficultés des colonies de vacances, avec l’historienne Laura Lee Downs. »

Divers

Education : près d’un élève sur cinq n’est pas retourné en classe, selon Jean-Michel Blanquer
« Alors qu’écoliers et collégiens sont tenus de reprendre le chemin de l’école depuis le 22 juin, "un peu moins de 20%" des élèves n’ont pas retrouvé les salles de classe. "Ça reste beaucoup", a estimé Jean-Michel Blanquer. Le ministre a toutefois souligné qu’"en temps normal, en juin 2019 ou en juin 2018, il n’y a, malheureusement, pas 100% des élèves". »

En Belgique : Redoublements à l’école : vers une pluie de recours ?
« “Des associations de parents et d’élèves s’inquiètent : dans les écoles, le redoublement ne serait pas si exceptionnel qu’annoncé.
Si le conseil de classe reste « souverain pour décider de la réussite ou non d’une année d’études », le redoublement « doit toutefois être exceptionnel, eu égard à la situation exceptionnelle à laquelle les élèves et les équipes pédagogiques doivent faire face (…) Il est important que la décision du Conseil de classe soit prise en dialogue avec les parents et les élèves, afin que la décision prise puisse être comprise et vécue de manière positive ». C’est ce que précise la circulaire 7594 du 19 mai dernier, qui fixe les modalités à suivre en matière d’évaluation, de certification et de délibération pour les conseils de classe.
” Et en France on a une idée des résultats de la procédure d’orientation ?

A l’occasion du mois des fiertés, cinq jeunes de 14 à 25 ans témoignent de leur vie en France en tant que LGBT +.
« Moi JEune : « J’ai enfin trouvé, je suis une fille, je suis transgenre »
En publiant ces témoignages, Libération poursuit son aventure éditoriale avec la Zone d’expression prioritaire, média participatif qui donne à entendre la parole des jeunes dans toute leur diversité et sur tous les sujets qui les concernent. Ces récits, à découvrir aussi sur La-zep.fr, dressent un panorama inédit et bien vivant des jeunesses de France. »

Brésil : le nouveau ministre de l’Education de Bolsonaro démissionne avant même de prendre ses fonctions
« Carlos Alberto Decotelli a renoncé à ses fonctions après avoir triché sur son CV. Une situation grotesque, selon une ONG liée à l’éducation »

Géraldine Duboz

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Revue de Presse Education... Du vrac — Des ressources...

1 Juillet 2020 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Du vrac — Des ressources...

Du vrac, il est beau mon vrac, mais avec quelques ressources

Du vrac

Pourquoi les enseignants craignent de s’exprimer dans les médias Par Isabelle Maradan
Autocensure, crainte de sanctions de la hiérarchie, jugement des collègues, méfiance envers les médias… Les enseignants refusent souvent de témoigner lorsque des journalistes les sollicitent, ou demandent l’anonymat. Sans toujours savoir ce qu’ils risquent vraiment.”

Baromètre Unsa : Un appel au changement Présenté par le Café pédagogique
A quelques jours du remaniement, les résultats du Baromètre Unsa lancent un véritable appel au changement. On observe une très faible acceptation de la politique menée : 6% des enseignants et 21% des non enseignants seulement, ce qui signe une défiance sans précédent envers le ministre. 68% des enseignants signalent de la souffrance au travail et 57% des non enseignants. Est-ce que cela peut durer ?

Nature à l’école : le temps est-il venu de faire classe en plein air ? Par Sylvain Wagnon Professeur des universités en sciences de l’éducation, Faculté d’éducation, Université de Montpellier
Dès l’annonce des mesures de déconfinement, l’idée d’une école dont les cours s’organiseraient à l’extérieur s’est développée. Plusieurs tribunes ont appelé à ouvrir l’école sur la société, à faire classe dehors. Avec la mise en place de protocoles sanitaires contraignants, cette école du dehors devenait à la fois une « solution sanitaire et salutaire » et un symbole de liberté retrouvée.”

Contre la labellisation. Colonies et accueils de loisirs « studieux » : éducation populaire en danger ! Texte collectif dans l’Humanité
Nous, organisateurs d’accueils collectifs de mineurs, mouvements d’éducation populaire, militant.e.s des droits des enfants, associations, élu.e.s, nous opposons aux dispositifs « colonies studieuses » et « accueils de loisirs studieux ».
Durant la période de confinement, le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a mentionné à plusieurs reprises sa volonté de mettre en place des « vacances apprenantes » qui se déclineraient en « colonies studieuses » et « accueils de loisirs studieux ». Vendredi 8 mai, le site Internet du Journal de l’animation a publié des documents de travail de la DJEPVA qui nous permettent de mieux comprendre ces dispositifs
.”

Pour l’université numérique ! Une aberration pour certains, l’avenir à portée de mains (et de claviers) pour d’autres. Par Caroline Regad Enseignant-chercheur des universités
Depuis quelques semaines, la question de l’entrée des universités dans l’ère du numérique agite la communauté des universitaires.
D’aucuns se plaignent de ce qu’on profiterait de la crise sanitaire pour pousser en la matière le bouchon un peu plus loin, et même un peu trop loin. À leurs yeux, sous couvert de mesures prises pour la santé des usagers et du personnel, le Ministère envisagerait ce qui n’était qu’au stade de projet embryonnaire et lointain hier et qui serait possible et imaginable de réaliser dès aujourd’hui : un enseignement hybride, une formation essentiellement à distance (qui n’exclut pas le présentiel, mais de préférence à faible dose), une université dite numérique.
Une aberration pour certains.
L’avenir à portée de mains (et de claviers) pour d’autres
.”

Classement thématique Shanghai 2020 : 34 établissements français distingués
A la suite de l’édition 2020, ce jour, du classement thématique de Shanghai, Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, se félicite des succès rencontrés par les établissements d’enseignement supérieur français : plus de trente-quatre d’entre eux figurent dans cette édition annuelle.”

Des ressources

Hors série numérique 54 des Cahiers pédagogiques
Différencier sa pédagogie : Des idées et des pratiques
Numéro coordonné par Florence Castincaud et Jean-Michel Zakhartchouk
Promouvoir la pédagogie différenciée est un axe fort des orientations des Cahiers. Encore faut-il savoir de quoi on parle et quelles pratiques vont vraiment dans ce sens. Un retour sur des textes essentiels publiés par la revue depuis trente ans.”

n° 166 – Ruptures 2 : École et migrations ; L’école de la République est-elle accueillante ?
Sommaire du n° 166 – juin 2020
Coordinateurs : Claude Bisson-Vaivre et Isabelle Klépal

Licence générale : crédits E.C.T.S. et loi ORE Note d’information n° 8 - Juin 2020
La loi « Orientation et Réussite des Etudiants » (ORE) et les textes réglementaires afférents ont rénové les études en licence et la procédure d’accès, à commencer par la nouvelle procédure Parcoursup ou la possibilité de moduler la durée de la formation de licence.”

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Bernard Desclaux

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