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Vivement l'Ecole!

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Education - Bloc-notes de la semaine... Violences - Laxisme - Entreprendre – Goujat ?- Butinages...

1 Novembre 2016 , Rédigé par Les Cahiers Pédagogiques Publié dans #Education, #Médias

Education - Bloc-notes de la semaine... Violences - Laxisme - Entreprendre – Goujat ?- Butinages...

On aurait pu croire que l’actualité éducative allait avoir du mal à remplir ce bloc notes en cette période de vacances scolaires. Il n’en est rien. La violence qui s’est manifestée avant les congés a continué à occuper la presse. Elle a été l’objet d’une instrumentalisation avec le thème récurrent du “laxisme” mais avec une violence verbale relativement inédite.

On parlera également de l’esprit d’entreprise et on évoquera aussi une accusation de sexisme à propos d’un rapport de jury du Capes. Avant de finir par quelques lectures diverses.

Violences

La France a peur. Au delà d’un certain âge, on est nombreux à se rappeler de la phrase d’ouverture du journal télévisé de TF1 du 18 février 1976, prononcée par le présentateur Roger Gicquel. Toutes proportions gardées, on a l’impression que la presse d’aujourd’hui utilise le même registre. De nombreux journaux évoquent une montée de la violence contre la police mais aussi contre d’autres institutions telles que les hôpitaux et l’éducation nationale. Même si tout cela s’est heureusement arrêté avec les vacances scolaires, les journaux et autres sites d’information restent sur la lancée de la semaine dernière et récapitulent de nombreux cas de violence dans l’éducation. Cocktails Molotov lancés sur un lycée de Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis) dont le proviseur a été violemment agressé ; élève s’en prenant à son professeur au point de lui casser la mâchoire dans un lycée professionnel de Calais (Pas-de-Calais) ; enseignant passé à tabac en pleine rue à Argenteuil au moment où il ramenait sa classe dans son établissement ; tentative d’étranglement d’un professeur à Lyon, coup de poing contre une prof au lycée international de Colomiers près de Toulouse, etc.

La presse nous apprend que huit jeunes ont été interpellés mardi après les violences qui ont eu lieu devant le lycée professionnel Hélène Boucher à Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis) le 17 octobre dernier. Environ 80 jeunes avaient semé le trouble devant les grilles de l’établissement avec des jets de mortiers et de cocktail Molotov. La proviseure du lycée avait reçu des coups et perdu connaissance. Une enquête du journal Le Monde évoque une «  tension particulière » au lycée depuis la rentrée. « Ils s’en sont pris à l’institution, confirme le responsable du pôle adolescents de la ville de Tremblay. Quelque chose a dû se passer au lycée, une chose vécue comme une discrimination. Ce mouvement part de là.  »

La sociologue Marie-Duru Bellat sur France Info explique ce phénomène par deux tendances longues : “. La première est d’ordre général sur la jeunesse. On a souvent tendance à dire que ça ne va pas bien. Ce qui se traduit par des problèmes d’intégration de nombreux jeunes, notamment chez ceux qui sont peu instruits. La seconde est liée à la stratégie pour lutter contre l’échec scolaire. On garde les jeunes longtemps à l’école, dans les filières générales, même lorsqu’ils sont en situation d’échec. Cela nourrit des ambitions et crée des désillusions. Quand vous vous sentez nul pendant dix ans, cela peut poser des problèmes.” Et elle conclue cette interview ainsi “ce que ces événements disent, c’est qu’il faut plus de mixité sociale. C’est en brassant les élèves qui posent problème avec ceux qui souhaitent travailler que les classes pourront s’autocontrôler. ”. Pour le sociologue Sébastien Roché dans Le Point, ces violences ne sont pas inédites et s’inscrivent même dans un schéma ancien : “Ces établissements sont tous situés dans des zones sensibles avec des tensions structurelles qu’on connaît depuis plus de trente ans. Ces violences nouvelles révèlent des tensions classiques, malheureusement anciennes.

Dans ce genre de situation où les médias (et les politiques) mettent le projecteur sur un phénomène on sait bien qu’il est toujours difficile de faire la part des choses et de déterminer s’il s’agit bien d’une amplification de celui-ci ou juste une présentation qui fait porter l’attention sur un aspect qui n’est pas forcément plus important mais qui va faire système et créer un sentiment de peur voire d’imitation et de contagion. Mais quoi qu’il en soit, il n’en reste pas moins que face à des actes graves, les sanctions sont indispensables. Poser des limites et faire respecter un cadre fait partie de l’éducation. Et encore une fois, il faut malheureusement le rappeler, analyser, expliquer, n’est pas excuser...

Laxisme

Avec la médiatisation de ces évènements, la tentation est grande pour ceux qui cherchent à instrumentaliser ces actes de violences, symboles selon eux du « laxisme » du gouvernement et de la dégradation des conditions de travail des enseignants.

Une information va particulièrement accentuer le sentiment d’abandon ressenti par certains enseignants. Elle est relatée par France3 Nord-Pas de Calais. L’article intitulé “Harcèlement scolaire à Condé-sur-l’Escaut : des profs sanctionnés, un député choqué” nous informe que des enseignants du Lycée du Pays de Condé à Condé sur l’Escaut s’étaient mis en grève, pour dénoncer des faits de harcèlement scolaire, dont un élève de seconde se plaignait. Sept élèves ont été mis en cause dans cette affaire, parmi lesquels trois principaux protagonistes qui sont aujourd’hui mis en examen, et qui ont été exclus de l’établissement à l’issue d’un conseil de discipline. Mais l’affaire n’en est pas restée là, côté enseignants, puisque l’on apprend que des professeurs qui s’étaient mis en grève le 3 octobre, en soutien au lycéen harcelé, ont été l’objet d’une retenue sur salaire. Ce qui indigne le député maire (PCF) de Saint-Amand Alain Bocquet qui le dénonce dans un courrier adressé en début de semaine à la ministre de l’Education nationale Najat Vallaud-Belkacem. Cette affaire ajoutée aux autres a pu constituer la goutte d’eau qui fait déborder le vase de l’exaspération dans un contexte de forte crispation.

Face aux violences scolaires, l’Education Nationale fait le choix des bourreaux ”Une tribune sur le Huffngton Post de Fatiha Boudjahlat circule en ce moment sur les réseaux sociaux. Elle entonne le refrain du “laxisme” qui serait dominant aujourd’hui et selon elle "fait le choix des bourreaux". Elle s’en prend aux CPE qui seraient les principaux instruments de ce laxisme avec l’“idéologie libérale-libertaire des pédagogistes”. Cette enseignante dans la région de Toulouse est secrétaire nationale à l’éducation du MRC. Elle a aussi donné une interview à Jean-Paul Brighelli dans Le Point où elle reprend la même argumentation et s’en prend nommément à plusieurs personnes (Éric Debarbieux, Laurence De Cock, Grégory Chambat,...) coupables selon elle d’être des “pédagogistes baignés dans leur idéologie méprisante, compassionnelle et misérabiliste” et d’inverser le “rôle de la victime et de l’agresseur ”. On peut citer aussi la conclusion de cette interview : “On ne peut plus parler de sauvageons, mais de barbares. Créés de toute pièce par la philanthropie misérabiliste des élus, des hauts fonctionnaires et des pédagogistes. Une fausse générosité aux frais de la société et au prix de la réussite du plus grand nombre.

Depuis la publication de cette tribune et cette interview le ton est encore monté. Le fait de l’avoir citée dans ma veille sur Facebook me vaut d’être associé, moi aussi, aux “pédagogistes” honnis par cette dame qui continue ses invectives sur les réseaux sociaux. “Bourreaux aujourd’hui ... après les “assassins de l’École il y a quinze jours, on voit que le champ sémantique reste le même et que l’escalade verbale continue. On est très loin de l’argumentation et même de la raison avec cette fabrication d’un monstre coupable de tous les maux de l’école et de la société que serait le “pédagogiste” et des attaques contre les personnes. Et on ressort de cet épisode avec un goût très amer et la désagréable impression qu’on a franchi encore un cran dans ce que je n’ose plus appeler un “débat” sur l’école…

Pour ne pas en rester sur ce sentiment, il faut aller lire sur ce sujet le très bon billet de Guillaume Caron sur son blog : “Où se cache le laxisme ? . Tout le texte est évidemment à lire mais on peut mettre en exergue ce passage : “Le premier des laxismes, c’est justement de considérer ces questions de violence, de climat scolaire et d’autorité comme une question simple… et donc d’en profiter pour asséner des discours simplistes (voir populistes). Là se niche bien un laxisme intellectuel et professionnel qui ne manque pas, au passage, de trouver des boucs émissaires plutôt que de tenter de trouver des solutions. Agir ainsi, c’est aussi cloisonner les acteurs de l’éducation des enfants (opposer les profs et les parents, les profs et les chefs d’établissement, les profs et les animateurs périscolaires…). Se contenter d’affirmer qu’il “faut restaurer l’autorité” ou “rendre l’autorité aux enseignants”, c’est précisément faire preuve de laxisme dans l’action au profit d’une exigence de façade. ” Et notre ami conclut ainsi “ Pour finir, s’il y a bien un laxisme qui ronge l’école, c’est celui qui consiste à laisser des élèves sur le bord du chemin. Et là encore, les facteurs sont multiples et les discours simplistes sont contre productifs. Mais là se nichent les germes d’une part de la violence quotidienne. Dire cela, ce n’est en rien nier certains problèmes du quotidien des profs et des éducateurs. Dire cela ce n’est pas non plus évacuer les questions d’autorité. Au contraire, il faut en parler mais en professionnels, au risque de se voir confisquer le sujet par des gens dont l’intention n’est en rien la réussite de tous les élèves…

Entreprendre

Dans un texte paru sur le site The Conversation, la sociologue Lucie Tanguy se livre à une analyse critique des dispositifs de découverte de l’entreprise tels que les créations de "mini-entreprises" par l’intermédiaire d’une association comme “entreprendre pour apprendre" . Selon elle, “laisser aux entreprises la liberté de concevoir un cursus d’enseignement enfreint le principe de laïcité à l’école.” et elle considère que “La philosophie entrepreunariale repose sur une autre conception [que la formation du citoyen NDLR]  : la responsabilité de soi, de sa réussite comme de ses échecs. Elle relativise la connaissance et l’arrime aux situations dans lesquelles elle peut être mobilisée. Dans un cas la pédagogie est, en principe, un moyen de faire accéder tous les jeunes aux connaissances nécessaires et à la culture dans une société donnée à un moment donné, dans l’autre, les inégalités de départ sont entérinées pour conduire les jeunes apprenants vers des places qui leur sont présentées comme accessibles.

Cette tribune sans concession de Lucie Tanguy a suscité quelques réactions et en particulier celle de Laurent Fillion sur son blog qui estime que la chercheuse “aurait dû aller sur le terrain voir ce qui se fait vraiment plutôt que d’enquêter à partir des documents écrits et de rester sur ses a priori. ” Après avoir relevé plusieurs approximations dans l’analyse, et avant de raconter l’effet sur ses élèves de ce type de projet, il ajoute : “J’entends déjà ceux qui adorent jouer les avant-garde du prolétariat derrière leur écran crier au grand complot du capitalisme mangeur d’hommes, de la marchandisation et de l’uberisation de l’école comme le fait sur la fin Lucie Tanguy. Dans les faits, on en est bien loin …”.

Le débat est en effet complexe et, là aussi, il est souvent difficile de dépasser les a priori et les représentations. Rappelons qu’en 2005, le premier socle commun de compétences et de connaissances, comportait sept “piliers”. Ils étaient inspirés d’une proposition du conseil de l’Europe qui proposait huit “compétences clés”. On notera que la huitième compétence a disparu dans la transcription française, il s’agissait d’“apprendre à apprendre”, ce n’est pas innocent mais ce n’est pas notre sujet. Une autre compétence européenne a changé de nom. En effet, l’“esprit d’entreprise” (entrepreneurship) de la liste européenne est devenu “Autonomie et initiative” dans le socle français. Trop polémique… Pour beaucoup d’enseignants, l’idée même de préparer les élèves au monde du travail leur apparait comme indigne et antinomique de leur mission de transmission de la culture. Et le mot d’entreprise et même d’entrepreneuriat est tabou.

On peut toutefois partager une bonne partie des critiques de Lucie Tanguy. Quand on est comme moi, professeur de sciences économiques et sociales, on voit l’importance de l’influence des lobbys patronaux sur la connaissance de l’entreprise et cet objectif quasi-idéologique de faire "aimer" l’entreprise. Or, pour moi l’enseignement n’est pas une question d’émotions mais de connaissances. J’œuvre pour que mes élèves aient une meilleure connaissance des mécanismes économiques et sociaux et notamment de l’entreprise mais je ne suis pas là pour leur faire "aimer", comme je le disais déjà il y a quelques années sur mon blog ce n’est pas un savoir ni même une compétence.

En revanche, l’“entrepreneuriat" doit-il être un mot tabou ? Peut-on développer l’esprit d’entreprise ou plutôt d’entreprendre dans le cadre de l’École ? On peut d’abord rappeler que cet “esprit” là ne se réalise pas uniquement dans le cadre des entreprises privées mais aussi dans l’ESS et l’engagement associatif. Mais comment ? Certainement pas par de l’endoctrinement et pas uniquement par une accumulation de connaissances sur le sujet. L’esprit d’entreprendre est surtout une affaire de compétences et de savoirs-être. Dans le billet de blog que j’ai cité, je joignais un texte de Philippe Frémeaux qui le dit bien mieux que je ne pourrais l’écrire : « Si l’école française à un problème avec la transmission de l’envie d’entreprendre, ce n’est pas en ajoutant une discipline supplémentaire qu’on va le résoudre. L’enjeu est plus profond et tient d’abord aux valeurs et aux méthodes que l’école française a trop longtemps portées et porte trop souvent encore : la soumission à l’autorité, la transmission de haut en bas de savoirs incontestables, la faible valorisation de l’initiative, l’absence de travail collectif. Si l’on veut que l’école encourage l’esprit d’entreprise, il faut au contraire qu’elle valorise et développe l’autonomie des élèves, leur prise d’initiative, leur sens critique, aussi bien individuellement qu’en groupe, car l’entreprise qui réussit n’est pas seulement une aventure individuelle mais le fruit d’un projet collectif.  »

Goujat ?

Sur le site de Rue89, on apprend que le dernier rapport de jury du CAPES de lettres n’est pas passé inaperçu. Quelques lignes dans l’introduction faite par le président du jury suscitent la colère d’un nombre croissant de professeurs qui lui reprochent son sexisme. Le président du jury, Patrick Laudet, universitaire, Inspecteur Général fait le constat de la dégradation du métier mais se félicite entre autres de l’augmentation du nombre de candidats, et particulièrement de candidats masculins au CAPES de Lettres. Il écrit « La proportion des garçons au CAPES de lettres, celle des candidats et plus encore celle des reçus, s’améliore significativement, ce qui est un symptôme d’attractivité nouvelle pour le métier de professeur de Lettres. Enseigner les lettres n’est pas une spécificité féminine et nos élèves ont besoin de l’expérimenter au quotidien. Ils y gagneront incontestablement, les garçons entre autres, et la présence accrue d’hommes pour enseigner les Lettres contribuera à affiner l’image parfois dégradée qu’ils ont de la discipline. Pour qui est légitimement soucieux de parité, c’est là une tendance vraiment encourageante.  »

C’est ce passage qui a suscité un texte et une pétition pour demander le retrait de ces remarques et l’engagement d’une réflexion sur la parité dans l’Education Nationale. Il faut souligner que cette affaire n’est pas sans rappeler l’indignation qui avait suivi des propos assez comparables d’Antoine Compagnon en 2014 .

On peut reconnaitre une réelle maladresse (voire un impensé) dans ce texte. Ce qui a irrité de nombreux collègues c’est qu’elle laisse entendre une causalité simpliste ou la présence féminine dans l’enseignement contribuerait à dégrader l’image de la discipline. La question me semble t-il, que l’on peut se poser est de se demander si la remarque du président du jury relève du constat sociologique ou du jugement. Et si la solution qu’il préconise est la seule ou s’il en existe d’autres.

L’analyse des évolutions de la société nous montre en effet que certains métiers ont vu leur prestige diminuer. L’enseignement en fait partie. C’est un fait sociale que la féminisation d’un métier s’accompagne d’une perte de prestige dudit métier dans la société (patriarcale, marquée par les stéréotypes, etc.). Mais il serait réducteur de l’expliquer par le seul phénomène de la féminisation et dans un lien unique de causalité. Il faut d’abord prendre en compte la massification. A la suite de l’effort de scolarisation et de l’accueil des générations du baby-boom, dans les années 70-80, les effectifs d’enseignants ont considérablement augmenté et cela s’est fait aussi par un apport féminin important. La massification couplée à la hausse du niveau de qualification de la population conduit à la perte de prestige à laquelle s’ajoute des rémunérations qui stagnent. Dans ce contexte, plutôt qu’une causalité, il faudrait parler d’interaction : les femmes vont occuper des emplois moins prestigieux et moins rémunérés et la féminisation joue aussi dans la perte de prestige. D’autre part, il faut aussi souligner que dans une société qui reste très patriarcale, les métiers très féminisés correspondent aussi à une transposition dans le monde professionnel des stéréotypes traditionnels : la femme qui soigne, la femme qui accueille, la femme qui s’occupe des enfants...

Il faut évidemment déplorer cette situation. Aller vers plus de mixité dans les recrutement des concours est évidemment une des solutions mais on ne peut faire l’économie (sans jeux de mots…) de la question des rémunérations des enseignants dans l’amélioration du prestige et donc de l’attractivité de ce métier. Et sans parler du fait que, y compris dans la fonction publique et dans l’enseignement, plus on s’élève dans la hiérarchie, plus la proportion de femmes se réduit... La parité, même dans l’EN, ce n’est pas gagné...

On pourra compléter la réflexion par un article paru dans The Conversation qui relate une étude publiée dans la revue Science qui montre qu’à niveau égal, les femmes bénéficient d’évaluations plus favorables lors des recrutements dans les disciplines où elles sont sous-représentées. On pourra aussi consulter un article de la chercheuse Marlaine Cacouault-Bitaud dans la revue Travail, genre et sociétés qui tente de répondre de manière bien plus argumentée et scientifique à la question posée plus haut “La feminisation d’une profession est-elle le signe d’une baisse de prestige ?

Butinages

Comme à l’habitude, pour finir, quelques lectures glanées ici et là sur les sites d’information et ailleurs.

les enfants c’était mieux avant… Les enfants seraient plus violents, moins bons à l’école, en orthographe, moins respectueux des aînés... Sur Slate.fr, la journaliste Béatrice Kammerer se livre à une savoureuse déconstruction historique et psychologique de tous ces préjugés.

C’est sur le site de France Musique qu’on apprend que la ministre de la Culture a lancé un nouveau dispositif. “Création en cours” - c’est son nom - vise à installer 100 jeunes artistes issus de toutes les disciplines (spectacle vivant, arts plastiques, cinéma, audiovisuel…) en résidence dans les écoles et collèges les plus éloignés de la culture. Il s’appliquera dans les classes du CM1 à la 6e, et son objectif est double : démocratiser la culture et l’éducation artistique tout en favorisant l’insertion professionnelle des jeunes artistes.

Parents, lisez des histoires à vos enfants !” c’est le conseil que nous lance Lucien Marboeuf sur son blog. Il s’appuie sur une étude norvégienne parue il y a presque un an, qui vient confirmer ce que bien d’autres – et nombre d’enseignants – disent déjà : la lecture parent / enfant est décisive dans l’apprentissage de la lecture.

Oui, mais on peut pas tout lire... C’est l’humoriste François Morel dans sa chronique de vendredi 28 octobre sur France Inter , intitulée “Ces livres abominables” qui nous apprend qu’une responsable de la politique éducative de la ville de Paris aurait envoyé un courrier à la direction des affaires scolaires pour qu’on retire des “espaces lecture” deux ouvrages et en particulier le dictionnaire fou du corps de Katy Couprie aux éditions Thierry Magnier. Pudibonderie ? Censure ? Crainte du retour d’une campagne réactionnaire qui s’était déjà intéressée aux livres pour enfants  ?

Nous vivons vraiment une drôle d’époque...

Bonne Lecture...

Philippe Watrelot

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Revue de Presse Education... Laïcité, mixité et discrimination - Violence - Enseignement supérieur - Humour...

29 Octobre 2016 , Rédigé par Les Cahiers Pédagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Laïcité, mixité et discrimination - Violence - Enseignement supérieur - Humour...

Une revue sur ces deux derniers jours. Un mélange pour commencer, laïcité, mixité et discrimination. Il sera également question de violences à l’encontre des personnels. Pas mal d’infos sur l’enseignement supérieur, et un peu d’humour pour clôturer cette revue de fin de semaine

Laïcité, mixité et discrimination

Dans la « jungle » de Calais, la laïcité en acte. “Nathalie Janssens, enseignante et bénévole à l’Ecole laïque du Chemin des Dunes revient sur l’expérience vécue dans cet îlot du "vivre ensemble" qu’était l’Ecole Laïque du Chemin des Dunes dans le camp de Calais.”

La laïcité à l’Ecole, ce n’est pas gagné…C’est “Une réflexion de Jean-Marc Noirot, enseignant du Public, retraité, fondateur et co-animateur du Réseau école laïcité religions, Récolarel.”

Montpellier : le Petit-Bard à l’école de la mixité. “« Libération » est retourné dans les zones sensibles qui ont marqué l’actualité ces dernières années. Aujourd’hui, le quartier populaire où des mères s’étaient unies en 2015 pour réclamer des « petits blonds » dans les collèges.”

Au Capes et à l’agrégation, les recruteurs favorisent le sexe « minoritaire » dans leur discipline.

Et du coup, Les profs de lettres pétitionnent contre le sexisme, « Goujat ! ». “Le dernier rapport du CAPES fait un lien entre la féminisation du métier de prof et sa dégradation, et se félicite du retour des hommes. Une pétition lancée par un groupe de profs dénonce du « sexisme ».” Mais n’est-ce pas un constat sociologique très classique ?

La France a besoin d’un vrai grand remplacement par Louise Tourret. “Ne sous-estimons pas le problème du remplacement des enseignants. Il peut pourrir le quotidien d’un établissement et menacer la réussite des élèves.”

Violences

Où se cache le laxisme ? se demande Guillaume Caron sur son blog. “La récente médiatisation de faits de violence scolaire a été une aubaine pour les polémistes de tout poil pour tirer à vue sur l’école. Ils dénoncent un laxisme organisé (pour quelles raisons ?), accusent les parents, les chefs d’établissement (dont on rappellera qu’ils ont été aussi les victimes récentes), les CPE (dont on ne saluera jamais assez le travail admirable au quotidien), le nivellement par le bas (expression tarte à la crème qui ne veut rien dire mais qui plaît dans les chaumières), la baisse des exigences, la disparition du savoir (lisez donc les 384 pages des programmes scolaires pour vous convaincre du contraire)…

Tremblay-en-France : sept mineurs mis en examen, dont un écroué. “Le lycée professionnel de la ville de Seine-Saint-Denis a été pris pour cible par trente à cinquante jeunes à plusieurs reprises, début octobre. La proviseure avait été agressée.”

Harcèlement scolaire à Condé-sur-l’Escaut : des profs sanctionnés, un député choqué. “Le député-maire de Saint-Amand-les-Eaux Alain Bocquet (PCF) a adressé un courrier à la ministre de l’Education nationale, dans lequel il dénonce les sanctions infligées à des enseignants qui s’étaient mobilisés début octobre, pour soutenir un élève victime de harcèlement scolaire.”

Enseignement supérieur

Difficultés pour les uns… Hervé Christofol : "Les universités ont gelé plus de 11.000 postes depuis 2009". “Alors que les députés examinent en commission, jeudi 27 octobre 2016, les crédits dédiés à l’enseignement supérieur et la recherche, le secrétaire général du Snesup, Hervé Christofol dresse un sombre constat sur la situation financière des universités.”

Et bénéfice pour les autres…Comment déterminer la valeur d’un établissement d’enseignement supérieur. “Safwan Mchawrab, professeur associé à Grenoble École de management, se penche sur les derniers rachats et sur le renforcement de la présence de fonds d’investissement dans le secteur. L’entrée en vigueur du nouveau statut d’école d’enseignement supérieur consulaire pourrait amplifier cette tendance.”

Bac pro : des dispositifs pour réussir en BTS. “Les élèves de la voie professionnelle sont de plus en plus nombreux à poursuivre des études supérieures. Zoom sur quatre dispositifs destinés à réduire le fossé entre bac pro et STS.”

Enseignement supérieur : une autre excellence est-elle possible ?Professeur émérite de l’université catholique de Louvain, Jean-Marie Ketele s’est attaché à dessiner les contours d’une « excellence sociale et sociétale » de l’enseignement supérieur, qui consiste à donner à chacun, élève ou institution, les moyens d’atteindre son propre niveau d’excellence, avec le souci de n’exclure personne. Une définition qui s’oppose à la traditionnelle conception élitiste de l’excellence.
Cette vision politique de la mission des écoles et universités fait émerger trois pistes de réflexion intéressantes, qui vont à l’encontre de certaines idées reçues
.”

Numérique et universités : un double impact. “Sur LinkedIn Pulse, Jacques Biot, président de l’École polytechnique, met en lumière les bouleversements sur la production et la diffusion des savoirs à l’université, ainsi que sur la direction des établissements d’enseignement supérieur induits par le numérique.”

Humour

Un peu d’humour pour terminer.

Et si le Choixpeau magique de Poudlard classait les profs comme dans Harry Potter, ça donnerait quoi ?

Ce matin, François Morel nous parle d’une nouvelle initiative de la mairie de Paris : mettre sous clef deux ouvrages pour enfant qui évoquent le corps… Clitoris !!! monsieur Sollers, Clitoris !!!

Un beau souvenir de Polynésie, une vidéo. Le fou rire de Najat Vallaud-Belkacem lors d’une inauguration. “En visite en Nouvelle-Calédonie, la ministre de l’Éducation a eu bien du mal à dévoiler la plaque du nouveau nom d’un lycée.”

Bernard Desclaux avec l’aide de Géraldine Duboz pour la récolte.

Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

Les parents et l’école, trente ans de réflexion

Hors série numérique 41
Coordonné par Guy Lavrilleux
La question des relations entre les parents d’élèves et l’école n’est pas nouvelle. Les Cahiers pédagogiques en parlent et y réfléchissent depuis plus de quarante ans. Ce nouveau hors-série numérique est constitué d’articles tirés de nos archives des trente dernières années, pour mettre en perspective enjeux et débats d’hier et d’aujourd’hui, pointer les problématiques qui perdurent mais aussi des pistes pour aller vers plus de dialogue et de coéducation.

Débuter dans l’enseignement

Hors série numérique 43
Coordonné par Catherine Rossignol et Sylvain Connac
Selon Freud (1937), avec gouverner et soigner, éduquer serait un métier impossible. Pourtant, des milliers de jeunes (et moins jeunes) choisissent chaque année l’enseignement pour profession et désirent s’y engager. Ce dossier des Cahiers pédagogiques leur donne la parole, ainsi qu’à leurs formateurs et partenaires.

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Revue de Presse Education... Polémiques - Ecoles - Ailleurs - Culture...

27 Octobre 2016 , Rédigé par Les Cahiers Pédagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Polémiques - Ecoles - Ailleurs - Culture...

Le complotisme a le vent en poupe au sujet de l’éducation dans l’actualité aujourd’hui. Heureusement on trouve des choses bien plus intéressantes sur l’enseignement.

Polémiques

Quand on est enseignant, on a souvent affaire aux théories du complot du genre illuminati ou reptiliens. Le genre n’épargne pas Fatiha Boudjahlat, secrétaire nationale du MRC à l’Éducation, qui considère que, face aux violences scolaires, "Le ministère, les pédagogistes qui le soutiennent, les sociologues qui l’inspirent, le personnel administratif (souvent les conseillers principaux d’éducation) font le choix des bourreaux. Ils les protègent, ils les maintiennent sur les lieux du crime. Parce que pour eux, l’école n’a pas à remplir son rôle de transmission de connaissances, rôle qui indiffère les pédagogistes et le ministère.". Ces propos outranciers relayés par Brighelli fleurent bon la propagande électoraliste.

Autre polémique qui se poursuit, celle de Lorànt Deutsch qui aurait voulu intervenir devant des collégiens. Dans Le Figaro, le journaliste (qui se pense historien) Philippe Delorme, en défendant l’acteur contre les méchant profs gauchistes, cède lui aussi à la théorie du complot, estimant que "la vision véhiculée aujourd’hui par nombre d’enseignants est non seulement biaisée, mais également tronquée. Pour beaucoup d’entre eux, la nation française naît en 1789. Auparavant, tout ne serait qu’obscurité et oppression.". Pire, il affirme que " l’Histoire n’est pas une science, mais c’est un art délicat qui exige une méthodologie scientifique." Montrant par là qu’il n’est vraiment pas un historien.

Heureusement Le Figaro publie aussi une tribune d’Alexis Corbières : "M. Deutsch doit comprendre que nombre de ses propos peuvent légitimement choquer des pédagogues. Quelques exemples. Est-il pertinent d’amener des élèves écouter quelqu’un qui dit, ne cessant de parler de ses convictions religieuses : « J’ai peur d’une dictature laïque » ? Est-il habile pour expliquer l’importance de la Révolution française de leur faire écouter quelqu’un qui pense que : « l’histoire de notre pays s’est arrêtée en 1793, à la mort de Louis XVI. Cet événement a marqué la fin de notre civilisation, on a coupé la tête à nos racines et depuis on les cherche » ? Enfin, est-il bien placé pour faire comprendre la République, alors qu’il dit « Je ne suis pas républicain » ? Et la liste est encore longue de toutes ses « perles »."

Une autre querelle dans l’actualité, celle entre le sociologue Jean Baubérot et Caroline Fourest à propos de la laïcité.

On peut aussi ré-écouter Le téléphone sonne à propos du temps de travail des enseignants si l’on aime la polémique.

Ecoles

Un peu de tendresse dans ce monde de brutes : Anne Roumanoff a dédié un poème aux enseignants victimes de violences.
"Avant pour être enseignant il fallait avoir la vocation, maintenant il faut vraiment avoir la foi.
Avant pour être prof il fallait de l’assurance, maintenant il faut avant tout une bonne assurance.
Avant les instituteurs donnaient des bons points, maintenant ils se les prennent sur la tête.
"

Il faut lire des histoires aux enfants. Profitons-en en cette période de vacances. "Le Café Pédagogique vient de relayer une étude norvégienne parue il y a presque un an, en renvoyant à un papier du très sérieux site québécois RIRE (Réseau d’information pour la réussite éducative, oui, ils ont l’acronyme humoristique, les cousins canadiens). Cette étude vient confirmer ce que bien d’autres – et nombre d’enseignants – disent déjà : la lecture parent / enfant est décisive dans l’apprentissage de la lecture."

Plus d’un élève handicapé sur deux quitte l’école ordinaire avant 10 ans
Si plus de trois quarts des enfants handicapés sont scolarisés en milieu ordinaire à 6 ans, ils sont moins de la moitié à l’être encore à l’âge du CM2. Et encore, moins d’un quart atteint ce niveau sans redoubler. D’une classe à l’autre, une sélection s’opère selon le type de handicap et le milieu social des parents, selon une étude du ministère de l’Éducation nationale.

Une réflexion intéressante sur l’enseignement du fait religieux en France. L’auteur regrette que "À figer l’approche des religions au moment de leur apparition, le risque est grand de les fixer dans une intemporalité trompeuse qui gomme toute idée d’évolution selon les réalités sociales rencontrées, et de faire ainsi le jeu des fondamentalistes religieux à la recherche de l’immuabilité de leurs croyances et pratiques depuis l’origine. Une nouvelle adaptation semble donc nécessaire avec la réintroduction de sujets qui permettent d’étudier les mutations du religieux dans la modernité contemporaine".

La communication d’une partie du code source de l’algorithme Admission post-bac (APB) a fait naître des questions chez les développeurs qui le décryptent. Premiers éléments de réponse du ministère.

Ailleurs

Haïti-Matthew : Seulement 8 écoles réhabilitées sur 774 affectées par l’ouragan.

Un regard tunisien sur l’éducation. "A vous (nous) les lycéens et étudiants, peu importe l’âge, peu importe la région. Il ne faut plus attendre qu’on nous tende la main. Lançons nos propres clubs, nos propres associations, nos propres start-ups. Parlons-en, et faisons changer les choses - dès maintenant !"

Culture

Dans une circulaire datée du 17 octobre 2016 et adressée aux directeurs régionaux des affaires culturelles (Drac), Audrey Azoulay, la ministre de la Culture a lancé un nouveau dispositif. Création en cours - c’est son nom - vise à installer 100 jeunes artistes issus de toutes les disciplines (spectacle vivant, arts plastiques, cinéma, audiovisuel…) en résidence dans les écoles et collèges les plus éloignés de la culture.

Le cours du Collège de France sur la production du savoir, l’enseignement et la recherche se poursuit.

Géraldine Duboz

S’embarquer dans les apprentissages

Dossier coordonné par Céline Walkowiak et Maëliss Rousseau
septembre 2016

Comment embarquer les élèves dans les apprentissages, pour qu’ils aient l’envie et le plaisir d’apprendre ? Comment développer leur implication et leur engagement dans leurs apprentissages ? Certains dispositifs pédagogiques favorisent-ils la motivation et la mobilisation des élèves ? Pour quelle efficacité et quelles exigences ?

Débuter dans l’enseignement

Hors série numérique 43
Coordonné par Catherine Rossignol et Sylvain Connac
Selon Freud (1937), avec gouverner et soigner, éduquer serait un métier impossible. Pourtant, des milliers de jeunes (et moins jeunes) choisissent chaque année l’enseignement pour profession et désirent s’y engager. Ce dossier des Cahiers pédagogiques leur donne la parole, ainsi qu’à leurs formateurs et partenaires.

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Revue de Presse Education... Points de vue - Voyage en Polynésie - Divers...

26 Octobre 2016 , Rédigé par Les Cahiers Pédagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Points de vue - Voyage en Polynésie - Divers...

On trouve quelques points de vue exprimés dans l’actualité du jour. On ira également en Polynésie avec notre ministre avant de se plonger dans quelques éléments divers.

Points de vue

Jean-Michel Blanquer, ministre de « L’Ecole de demain » ?Il est des livres qui accusent et qui détruisent l’école, il y en a d’autres qui proposent et espèrent. Le dernier livre de Jean-Michel Blanquer, directeur général de l’ESSEC et ancien numéro 2 du ministère de l’Education nationale est de ceux-là. L’Ecole de Demain(Odile Jacob) trace une voie originale de transformation du système éducatif qui se veut résolument optimiste, confiante dans la capacité de chaque être humain à apprendre et à se dépasser, balayant tranquillement les clivages et querelles idéologiques sur l’école.”

Pourquoi l’école privée réussit mieux que le public (et comment réduire l’écart). "L’absence de mixité sociale dans le privé, très regrettable au demeurant, n’est pas la seule explication de l’efficacité du privé, explique Bernard Toulemonde, inspecteur général honoraire de l’Education nationale.”

C. ALVAREZ À GENNEVILLIERS : LES LIMITES D’UNE EXPÉRIENCE. “On peut être tenté de penser que l’institution n’est pas rancunière en invitant Céline Alvarez à donner une conférence à des enseignants, elle qui a démissionné avec fracas, au prétexte d’un manque de soutien de l’inspection, et partant, du ministère de l’Éducation nationale. Une conférence tarifée d’ailleurs, dont le montant n’est pas rendu public, mais « conforme à celui accordé à tous les conférenciers qu’on fait venir », réagit Sophie de Souza, directrice de l’Atelier 54 de Canopé.[...] De fait, Céline Alvarez refuse aujourd’hui toute interview, contrôle l’utilisation des photos (quand elle les accepte) : « Vous écrivez ce que vous voulez, moi, je gère ma communication avec mon équipe ». La bienveillance et l’empathie, prônées par la conférencière, restent donc désormais confinées à la salle de classe. Une inspectrice de maternelle, qui posait une question sur « bienveillance et exigence », en a d’ailleurs fait les frais.”

Voyage en Polynésie

V-Belkacem : « La culture polynésienne apporte de la force intérieure aux élèves ». “Najat Vallaud-Belkacem est en Polynésie française pour y visiter les établissements scolaires. Elle a promis de défendre plusieurs dossiers de la région en rentrant en métropole.
La Polynésie française, autonome en matière d’éducation, a besoin d’argent : elle peine à construire et à rénover ses établissements scolaires et ses internats, souvent vétustes indique l’AFP, à l’occasion de la visite de la ministre de l’Education nationale en Polynésie.
La ministre le promet, ces derniers bénéficieront de crédits de rénovation, comme celui du collège d’Avatoru, vieux de 25 ans. Il faut savoir par ailleurs que dans les Tuamotu, aux Australes ou aux Marquises, les élèves entrent en internat dès la 6e
.”

"Il faut se méfier des réseaux sociaux" selon Najat Vallaud-Belkacem. “LANGUES - La ministre de l’éducation a répondu dimanche soir, dans le Grand JT de TNTV, aux polémiques lancées sur facebook : non, elle ne souhaite pas imposer l’arabe dans les établissements. Oui, sa réforme permet un apprentissage plus précoce des langues polynésiennes. Explications.”

Bilan de la visite de la ministre de l’éducation, Najat Vallaud-Belkacem. “Le départ de la ministre de l’éducation pour la Nouvelle Calédonie, sonne la fin de sa visite au fenua. Au cours de ces trois jours elle s’est engagée sur plusieurs projets structurants. Retour sur les principaux points abordés.”

Divers

Alerte : Clisthène et Lycée autogéré en danger. Agissons !Le 20 octobre, deux informations inquiétantes ont été diffusées – uniquement sur les réseaux sociaux : les menaces sur la survie à court terme de deux structures emblématiques de ce mouvement déjà ancien que l’on appelle souvent « l’éducation nouvelle », le collège « expérimental » Clisthène de Bordeaux et le lycée autogéré de Saint-Nazaire.”

Humour, faisons un TEST : QUEL PROF FEIGNASSE ES-TU ?Tu es plutôt du genre à ne pas en ramer une ou à te la couler douce ? Pour le savoir, fais le test.”

Ressources : à écouter sur France Culture le Cours au Collège de France de Pierre-Michel Menger, directeur d’études à l’EHESS et professeur au Collège de France, titulaire de la chaire de Sociologie du travail créateur. Il présente, ce matin et demain, différentes enquêtes sur le temps long qui nous montrent l’expansion du système d’enseignement dans le secondaire et dans le supérieur en France : production du savoir, l’enseignement et la recherche. Carrières, disciplines et organisations. “Quelle est l’expansion du système d’enseignement secondaire et supérieur depuis un demi-siècle ? Quelle est l’évolution du parcours des élèves au fil des différentes séries de transitions, de la 6e à la « bifurcation » du bac ? Quel est le rendement des études ?

Bernard Desclaux sur une récolte de Géraldine Duboz.

 

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Revue de Presse Education... Malaises - Réformes et politique - Supérieur...

25 Octobre 2016 , Rédigé par Les Cahiers Pédagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Malaises - Réformes et politique - Supérieur...

En ce premier lundi de vacances l’actualité continue à bruisser du malaise enseignant causé par les déclarations des candidats de droite, mais pas que. On y parle encore et toujours de réformes politiques ou d’ailleurs. Quelques infos aussi sur le supérieur.

Malaises

A la suite de la déclaration sarkozyste sur les 6 mois de travail des enseignants, un groupe Facebook s’est créé : 800 000 feignasses. “Les petites phrases de N Sarkozy sur France Inter le 18 octobre font des vagues chez les enseignants. Elles sont largement commentées dans le groupe du Café pédagogique sur Facebook. Surtout elles sont reprises par un mouvement spontané né sur Facebook. En 48 heures plus de 3 000 "profs feignasses" marquent leur indignation devant les propos de Nicolas Sarkozy. Nous avons rencontré Kloé Mansc, une des administratrices du groupe Facebook des "800 000 feignasses".”

Dans la lignée, l’Instit’humeur nous parle du travail invisible des enseignants. "Cette semaine, j’ai pas mal bossé. Voici mon emploi du temps."

Plus généralement, la sociologue Agnès Van Zanten évoque le malaise des urgentistes de la République : les profs et les policiers.

« L’État poursuivra sans relâche ceux qui s’en prennent à nos professeurs, nos écoles, nos forces de l’ordre » tweetait mardi dernier le premier ministre Manuel Valls suite à la recrudescence de violences contre les représentants des institutions de la République. Ces violences ont notamment ciblé le corps enseignant et policier. En effet, le personnel de la Fonction Publique, et plus sensiblement, ceux qui occupent des fonctions régaliennes, semblent être confrontés à une hausse d’insécurité, de violences et de tensions dans leur travail quotidien." A écouter sur France Culture.

On entend souvent que "Les enfants seraient plus violents, moins bons à l’école, en orthographe, moins respectueux des aînés…

Aussi paradoxal soit-il dans une société qui loue le progrès, ne jure que par les « réformes » et place nombre de ses espoirs dans la science, il n’en est pas moins omniprésent, dans les médias et le discours public, surtout lorsqu’il s’agit de prophétiser l’apocalypse civilisationnelle que la décadence des mœurs enfantines est censée annoncer.”

Mais “Avec l’âge, nous retenons plus facilement les stimuli (événements, visages, informations) positifs que négatifs, ce qui pourrait expliquer physiologiquement notre tendance à dire que « c’était mieux avant »”

Réforme et politique

Pour Luc Ferry, "Rendre l’école obligatoire jusqu’à 18 ans est la pire connerie imaginable".

Christophe Cailleaux quant à lui, se sent menacé par les "marchands de l’école".

“Les débats publics sur l’éducation et sur "la" pédagogie sont le théâtre d’une double offensive : celle des réactionnaires et de leurs outrances, mais aussi celle, souvent plus habile, des marchands d’éducation. De notre point de vue d’enseignant.e.s et de militant.e.s, le gouvernement actuel, si prompt à dénoncer les premiers, ne nous protège pas des seconds, bien au contraire.”

“Souvent décriée, la réforme scolaire québécoise est pourtant source d’inspiration pour la France, qui négocie à son tour le virage « évaluation des compétences ». Des directeurs d’école de l’Hexagone sont d’ailleurs de passage à Québec pour prendre des notes.”

Najat Vallaud Belkacem souhaite "développer l’enseignement à distance". “Vendredi soir, La ministre de l’Enseignement supérieur Najat Vallaud Belkacem s’est rendu à l’université de Polynésie française où elle a été accueillie par des chants entonnés par les étudiants. Après une visite des locaux, elle a échangé avec les étudiants qui lui ont fait part des problèmes qu’ils rencontraient.”

Supérieur

La ministre souhaite renforcer l’accompagnement des lycéens dans l’orientation post-bac. “Sur le modèle des « commissions d’orientation post-bac » expérimentées dans cinq académies, la ministre veut mieux accompagner les lycéens dont les choix d’orientation dans le supérieur sont « problématiques ».”

Une analyse pour savoir quelles sont les filières les plus sélectives. “On mesure le niveau de sélection d’une formation en comparant la quantité de candidatures reçues et le nombre de places disponibles. En tête : les BTS pour les formations courtes, les écoles d’architecture et d’art pour les bac+4/5. L’analyse de Séverine Maestri, extraite de son ouvrage “Réussir sa candidature pour entrer en filière sélective”.”

Géraldine Duboz (sur une récolte de Bernard Desclaux).

Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

Le climat scolaire
Revue n°523 - septembre 2015
Qu’est-ce qu’un bon climat scolaire ? Est-ce lorsque les élèves répondent à notre fantasme du «  bon élève  » ? On ne peut nier l’impact qu’il a sur les personnels et les élèves. Se sentir bien ou mal à l’école détermine en profondeur le parcours que l’on y mènera.

Le pari du collectif

Revue n°524 - novembre 2015
C’est une évidence, nous travaillons tous en équipe : dans l’établissement, autour d’une classe, pour un projet, sur un cas particulier d’élève… Hors du collectif, point de salut ! Est-ce si sûr ?

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Comment enseigner le doute sans tomber dans le relativisme?...

23 Octobre 2016 , Rédigé par Les Cahiers Pédagogiques Publié dans #Education, #Médias

Comment enseigner le doute sans tomber dans le relativisme?...

Une des ambitions de l’école : développer l’esprit critique des élèves en leur donnant des repères.

Depuis une dizaine de jours, la plupart des élèves et des enseignants français peuvent lire la presse quotidienne nationale sans rien avoir à débourser. La plateforme LireLactu met à leur disposition, en ligne, les principaux titres : de Libération au Figaro en passant par les Echos et Le Monde. La ministre de l’Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem, en avait eu l’idée après les attentats de janvier 2015, pour lutter contre la désinformation et les théories du complot.

(...)

Hervé Gardette

Suite et fin à lire en cliquant sur le lien ci-dessous

Éduquer à l'incertitude

Eduquer à l'incertitude : élèves, enseignants, comment sortir du piège du dogmatisme ? Dunod, 2016 Daniel Favre

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Revue de Presse Education... Positions - Modernité - Ressources - Sourires grinçants...

22 Octobre 2016 , Rédigé par Les Cahiers Pédagogiques Publié dans #Education, #Médias

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Ce début de vacances permet l’expression de quelques positions, d’un peu de modernité, et quelques ressources à lire tranquillement. Et puis quelques sourires un peu grinçants néanmoins.

Positions

Philippe Meirieu : La victoire à la Pyrrhus des « anti-pédagos »…La critique de la pédagogie, de son laxisme délétère et de ses dispositifs technocratiques, de son humanisme niais et de son jargon scientiste, de son agitation marginale et de sa toute-puissance institutionnelle, est particulièrement à la mode par les temps qui courent. À vrai dire, tout cela n’est pas très nouveau. Déjà, dans les années 1890, Brunetière, intellectuel organique et médiatique, antidreyfusard acharné au nom de « l’honneur de la France », fustigeait Marion, à qui Jules Ferry avait confié le premier cours de « science de l’éducation » pour les enseignants : « Ayons des professeurs qui ne songent qu’à professer. Moquons-nous de la pédagogie. Et débarrassons-nous de ceux qui, au nom de la pédagogie, empêchent nos professeurs de professer ! ». Mais on peut remonter encore plus loin. Les intellectuels français n’ont jamais aimé les pédagogues : ils vénèrent Voltaire et son alacrité, méprisent Rousseau, compliqué et besogneux. Ils admirent le savoir mais se gaussent de ces inventions ridicules que quelques illuminés imaginent pour en favoriser l’accès aux « inéducables ». Itard et ses puzzles, qui bricole dans son coin avec son « idiot congénital », ne fait pas le poids face à l’intelligentsia littéraire et philosophique de l’époque. Il a beau être le créateur d’un matériel pédagogique promu par Maria Montessori et encore largement utilisé de nos jours, celui-là même qui a ouvert la voie à l’éducation des enfants handicapés, il n’en reste pas moins une sorte d’image pieuse vieillie qui inspire au mieux la sympathie, au pire la compassion, pour son « dévouement ».”

Violences en milieu scolaire : « les intrusions extérieures sont très rares ». “Après plusieurs agressions à l’encontre de personnel de l’Education nationale, le sociologue Eric Debarbieux replace ces événements dans le temps long.”

Sur le blog pédagogique de Pierre Jacolino : Les méthodes pédagogiques sont-elles solubles dans la politique ?Le point commun ? L’amalgame entre des choix de méthode (B-A-BA, cours magistral, ou au contraire constructivisme et méthodes actives) et des orientations politiques. Certaines sont réacs, essentiellement de droite ; d’autres sont progressistes, et donc de gauche. Certaines vont dans le sens du libéralisme ; d’autres dans le sens d’une démocratisation des savoirs émancipatrice.

Ma propre distinction entre modernisme et anti-modernisme n’emballe pas, à cause justement de son aspect apolitique. Il est vrai qu’il est classique de taxer d’idéologie ceux qui pensent pouvoir se passer de la politique pour analyser la réalité.”

La fatigue précoce des professeurs de collège. “Les années passées, la fatigue se faisait sentir en « salle des profs » vers la fin du premier trimestre : cette année, elle survient dès la moitié de celui-ci… « La réforme du collège a engendré beaucoup de travail pour les enseignants », estime une enseignante de langues vivantes. « Pour la première fois, on met en place une réforme sur les quatre niveaux du collège », explique Philippe Baretto, secrétaire départemental du Snes.”

Orientation : Le Sénat veut donner toute sa place au Parcours Avenir. “Peut-on arriver à un consensus sur une question qui est autant en rapport avec les inégalités sociales à l’Ecole que l’orientation ? Il semble que la Mission d’information sur l’orientation de la Commission de la culture du Sénat définisse des principes qui pourraient s’imposer. On relèvera par exemple la généralisation du lycée polyvalent, la définition d’un horaire dédié à l’orientation ou la publication des sources d’APB et Affelnet. Reste que aller dans cette voie c’est rencontrer à un moment ou à un autre la résistance des privilégiés du système éducatif…

Un beau raccourci (sic) semble-t-il : Bruno Benoit (APHG) : Il faut revoir les horaires et programmes du collège. “... le ministère a décidé de mettre en place la réforme du collège en une seule fois à la rentrée. Enfin il met en place cette réforme avec des horaires diminués et en imposant une nouvelle approche pédagogique avec les EPI. Si au départ il a été possible de discuter, ensuite le ministère a imposé tout cela sans discussion.” Mais est-ce bien sûr que les horaires d’HG ont diminué ?

A droite, Eric Woerth veut que les enseignants travaillent plus (et répète l’intox de Sarkozy). “Puis le député LR assène qu’il "n’y a pas de contre-vérités" de la part de Nicolas Sarkozy sur les enseignants. Et de répéter la même contre-vérité que son champion selon qui les profs ne travaillent que six mois par an : C’est pas complètement faux, là il y a quinze jours de vacances, y’en a en été… 180 jours, ça fait six mois. Le raccourci est toujours aussi notable que lorsque Nicolas Sarkozy l’affirme.”

Que propose la droite pour l’école ? Sur le blog de Terra nova, Marc-Olivier Padis, directeur des études de Terra Nova en fait l’analyse. “En analysant les programmes des candidats aux primaires de la droite, on voit se détacher quelques préoccupations récurrentes peu originales et peu novatrices, ainsi qu’un oubli important. On repère ainsi quatre thèmes très présents. Premier mot d’ordre : rétablir l’autorité. (…) Le deuxième thème commun concerne l’entrée dans la vie active. C’est un thème classique pour un courant politique qui cultive une vision utilitariste de l’école et préconise une ouverture plus grande au monde économique. (…) Cette différenciation des parcours se combine avec le socle commun dans la mesure où les projets insistent, du point de vue des contenus, presque exclusivement sur les fondamentaux : la maîtrise du Français, en premier lieu, avec les dictées et les récitations, puis les mathématiques (calcul mental) et, comme on l’a vu, l’histoire, entendue au sens des frises chronologiques. Ici, on semble faire appel au bon sens et aux souvenirs scolaires des parents d’élèves pour centrer l’école sur la transmission. (…) Enfin, la mise en œuvre de ces réformes est renvoyée au niveau local, avec une valorisation assez nouvelle du rôle de l’établissement. Le dernier ensemble de propositions concerne la gouvernance des établissements, en particulier avec le renforcement de l’autorité du chef d’établissement.”

Modernité

Comment le secteur de l’éducation doit-il se préparer à l’année scolaire la plus connectée de l’histoire ? par Patrick Rohrbasser / Regional Vice-President Veeam France. “Cette nouvelle année scolaire promet d’être la plus technologique et connectée de l’histoire. Les élèves qui ont fait leur rentrée sont eux aussi d’une génération bercée dans le numérique. La génération Y, celle qui a grandi avec les nouvelles technologies, arrive dans l’enseignement supérieur et parallèlement, les enfants entrant dans le primaire ou le secondaire voient ces technologies comme une seconde nature.”

Ce que la « gamification » peut apporter à l’éducation. “Depuis le début des années 2000, le phénomène de « gamification » s’est largement répandu dans les entreprises. Les résultats observés ont légitimement soulevé la question de l’extension de cette méthode au secteur de l’éducation. La gamification est un concept fondé sur l’utilisation du jeu, dans une activité qui n’est pas obligatoirement numérique et qui peut être déclinée à l’ensemble des activités humaines. Par opposition la « ludification », vise essentiellement à rendre plus ludique une séquence, lorsque la « gamification » englobe l’aspect du divertissement, mais aussi les autres dimensions du jeu.”

Dans le cadre de la formation des adultes, De l’objectivation à l’évaluation des compétences transversales (Rencontres Euroguidance). “« Objectiver, graduer et évaluer les compétences transversales en contexte professionnel », tel est l’objectif du comité opérationnel n° 4 assumé par la coordination française de l’Agenda européen pour l’éducation et la formation des adultes (AEFA). Mariella de Ferrari, consultante experte du cabinet CO Alternatives est revenue sur les avancées du projet lors des 5èmes rencontres nationales du réseau Euroguidance qui se sont tenues les 17 et 18 octobre à Sèvres.”

Ressources

Sur le site de l’INJEP : Baromètre DJEPVA sur la jeunesse 2016. Rapports d’étude en ligne n°2016-08.
Contexte de l’étude
Les difficultés d’insertion socioprofessionnelle et l’accroissement du taux de pauvreté touchent les jeunes de manière accrue. Particulièrement affectés par les effets de la crise de 2008, les jeunes sont aujourd’hui la catégorie d’âge économiquement la plus vulnérable. Dans ce contexte, la jeunesse constitue l’une des cibles prioritaires des pouvoirs publics. Afin de mieux appréhender les conditions de vie, modes de vie, aspirations et attentes des jeunes, le CRÉDOC a réalisé en 2016 une enquête nationale auprès de 4 000 jeunes âgés de 18 à 30 ans, à la demande de la direction de la jeunesse, de l’éducation populaire et de la vie associative (DJEPVA) et avec l’appui de l’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (INJEP)
.”

L’engagement des jeunes : une majorité impliquée, une minorité en retrait. Jeunesses : études et synthèses n°36. “Le désir d’engagement et de participation à la vie publique progresse chez les jeunes en 2015, même si on observe un retrait des formes conventionnelles de participation politique et sociale. L’investissement citoyen des jeunes est néanmoins inégal : les jeunes en retrait de la vie économique et sociale s’engagent beaucoup moins que les autres.”

Sourires grinçants

Dans le cadre des Remèdes aux mensonges et autres idées reçues : La barbe du Père Noël, la moustache de Clovis et autres gauloiseries, l’antidote n° 4. “L’histoire figure au premier rang des disciplines scolaires fantasmées. On l’a vu au moment de la rédaction des nouveaux programmes, où certains n’avaient pas assez de cris pour dénoncer le renoncement à la chronologie ou à l’enseignement des Lumières, au « roman national », pourtant indispensable à la défense de l’identité de la France.”

Sur Télérama : L’œil de Soulcié : le problème avec l’absentéisme.

A visionner Le Moment Meurice Avec les anti-IVG - à la manif pour tous : théorie du genre.

Bernard Desclaux sur une récolte de Géraldine Duboz.

Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

Les parents et l’école, trente ans de réflexion

Hors série numérique 41
Coordonné par Guy Lavrilleux
La question des relations entre les parents d’élèves et l’école n’est pas nouvelle. Les Cahiers pédagogiques en parlent et y réfléchissent depuis plus de quarante ans. Ce nouveau hors-série numérique est constitué d’articles tirés de nos archives des trente dernières années, pour mettre en perspective enjeux et débats d’hier et d’aujourd’hui, pointer les problématiques qui perdurent mais aussi des pistes pour aller vers plus de dialogue et de coéducation.

Débuter dans l’enseignement

Hors série numérique 43
Coordonné par Catherine Rossignol et Sylvain Connac
Selon Freud (1937), avec gouverner et soigner, éduquer serait un métier impossible. Pourtant, des milliers de jeunes (et moins jeunes) choisissent chaque année l’enseignement pour profession et désirent s’y engager. Ce dossier des Cahiers pédagogiques leur donne la parole, ainsi qu’à leurs formateurs et partenaires.

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