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Vivement l'Ecole!

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Revue de Presse Education... Prédicat - Primaire...etc...

16 Janvier 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

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Que se passe t-il dans les rédactions ? Pourquoi s’excite t-on autant sur ce foutu prédicat ? Et, si encore, c’était pour donner des clés et remettre dans le contexte au lieu d’agiter des lieux communs et des contre-vérités ? Pourtant il y aurait bien d’autre sujets, comme par exemple, les programmes “éducation” des candidats à la primaire et à la présidentielle. On pourrait aussi s’intéresser un peu plus aux revendications des lycées ZEP. Tempête dans un verre d’eau..

Prédicat

« - Eh, coco, t’as pas un petit truc à balancer sur l’école ? »
- « Euh, j’ai pas trop le temps, chef, il faut aussi que je fasse mon trentième article sur Macron...et puis j’y connais rien »
- « Allez, tu nous fais un petit article vite torché, avec trois copies de tweets et ça fera l’affaire... »
- « OK, chef, je peux faire un papier sur la grammaire, c’est bien ça, la grammaire, ça va faire peur aux papys et mamies si on touche à la grammaire ... »
- « Oui, et puis en plus les profs, ils aiment bien se répandre sur Twitter, tu devrais pas avoir trop de mal à trouver... »
- « J’ai deux “contre” et un "pour”, ça suffit ? »

- « pas de problèmes, et après tu me fais un papier sur Kim Kardashian...
 »

Comme je le prédisais la semaine dernière (et je n’en suis pas fier...) l’excitation médiatique autour du prédicat ne s’éteint pas et se transforme en polémique comme on les aime tant en France. Pour l’instant, on n’est pas encore arrivé au niveau de celle sur l’accent circonflexe et la réforme de l’orthographe mais il y a encore une marge de progression...

On attend avec impatience que les politiques s’en mêlent (ça commence) et que nos grands intellectuels fassent des tribunes enflammées sur la défense du complément d’objet direct...On a, en tous cas, tous les ingrédients pour que ça continue comme ça : copiage d’un média à l’autre, articles et témoignages approximatifs et même contre-vérités, discours sur la baisse du niveau, moqueries sur le “jargon”, lassitude face aux changements, angoisse des parents et nostalgie de l’école d’autrefois, tout y est !

Dans ce déferlement d’articles peu rigoureux (cf. le reportage indigne sur France2 le 11 janvier ), on trouve cependant quelques textes plus sérieux. Ainsi, Mattea Battaglia dans Le Monde tente de faire le point sur ce sujet avec une vraie enquête. De même, en réponse au post de blog de la prof de collège “Lucie Martin” (pseudonyme) publié le 3 janvier sur Télérama.fr , trois enseignantes-chercheuses de l’Université Paris Descartes reviennent dans ce même site, sur quelques points importants et déconstruisent les affirmations erronées. Sur ce point, on pourra aussi lire l’avis de Sylvie Plane, vice-présidente du CSP dans La Croix .

Ce buzz médiatique passera t-il en troisième semaine ? Ou va t-il s’éteindre de lui même ou chassé par une autre polémique ? Quoi qu’il en soit, il aura fait suffisamment de dégâts et prouvé une nouvelle fois qu’on peut parler d’éducation sans avoir la moindre rigueur. Les débats sur l’École sont nécessaires et mériteraient que tout le monde s’y intéresse mais à condition qu’ils soient documentés et argumentés. Et surtout, ils devraient porter sur des sujets bien plus essentiels que l’accent circonflexe ou l’apprentissage de la grammaire de la phrase...

Primaire

On n’a pas beaucoup parlé de l’éducation dans le 1er débat de la primaire de la “belle alliance populaire” qui s’est tenu jeudi 12 janvier. Dans ce long débat de 21h à 23h30, l’éducation n’est pas un sujet de clivages majeurs même s’il y a des différences réelles.

Mais tous s’accordent sur les valeurs républicaines, et en particulier sur le rôle central de l’école, facteur de mixité sociale et instrument de lutte contre la reproduction sociale. Pour ceux qui veulent en savoir plus sur ce sujet en attendant les autres débats, on peut aller consulter le comparateur des programmes du journal Le Monde et un très bon article de synthèse dédié à ce thème de l’éducation sur sur Public Sénat . On trouve aussi un comparatif sur le site EducPros

Le site spécialisé VousNousIls a fait, lui aussi, un gros travail de compilation des propositions des candidats. Vous y trouverez des présentations des programmes de Manuel Valls , Benoit Hamon et Arnaud Montebourg .

Pour celui de Vincent Peillon, il faudra aller sur son site ou sur LCI . Pour Benoit Hamon, on pourra aussi lire ses propositions dans L’Express et dans Le Point

Si la question de l’importance de l’éducation fait consensus tout comme l’impératif de lutter contre les inégalités, les différences se font sentir surtout sur la question des moyens. Benoît Hamon promet de recruter 37.000 à 40.000 enseignants supplémentaires, pour alléger les classes, prendre en charge leur formation continue et assurer les remplacements. Vincent Peillon comme Arnaud Montebourg plaident pour une généralisation du dispositif “plus de maîtres que de classes”. (voir plus bas) La question de la hausse des salaires est abordée par quasiment l’ensemble des candidats. Benoît Hamon se distingue par sa proposition sur la formation continue des enseignants. Chaque année, les enseignants, selon leurs besoins et leur ancienneté, pourraient se voir accorder trois à dix jours de formation par année. 15.000 (sur les 40.000) postes seraient créés pour compenser ces absences. Manuel Valls propose “une formation continue qui en mérite enfin le nom” : un stage obligatoire de trois journées par an, accompagnées d’une semaine de “remise à niveau” tous les trois ou cinq ans.

Benoît Hamon et Sylvia Pinel veulent abaisser l’âge de la scolarité à 3 ans. Le premier réfléchit même à débuter l’instruction dès deux ans, dans les réseaux d’éducation prioritaires (REP), en développant en parallèle la “création d’un service public de la petite enfance ” une proposition identique à celle de Manuel Valls.

Le gros point de la comparaison de ces programmes est surtout la nécessité de continuer à mettre le paquet sur le Primaire en rééquilibrant les dépenses vers ce niveau. C’est aussi ce qu’on retrouve avec le premier bilan d’une des mesures phares du quinquennat de François Hollande en matière d’éducation avec la remise d’un rapport sur le dispositif “Plus de maîtres que de classes” . C’est globalement une réussite nous dit La Croix ou 20minutes.fr . Lancé en 2013, le dispositif « plus de maîtres que de classes » consiste à affecter un enseignant supplémentaire dans les écoles les plus en difficultés pour aider les élèves dans leur apprentissage des fondamentaux (lecture, écriture, calcul). A l’occasion de la remise de ce rapport le mardi 10 janvier, la ministre de l’Education, Najat Vallaud-Belkacem a souligné ses apports pour le système éducatif et demandé aux recteurs qu’ “à l’issue de la prochaine rentrée, toutes les écoles relevant de l’éducation prioritaire soient pourvues d’un maître supplémentaire”. Une manière pour elle de développer encore le dispositif, avant de rendre les clés de la rue de Grenelle. Car à ce jour, 3.220 postes ont été affectés à cette mesure dans les écoles qui accueillant en ville et dans les territoires ruraux, une majorité d’élèves défavorisés ou en difficulté scolaire. “A la rentrée 2017, c’est un effort supplémentaire considérable qui sera fait avec 1.941 nouveaux postes” a t-elle annoncé.

(...)

Philippe Watrelot

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Revue de Presse Education... Unanimité pour une réforme - élitisme et/ou mixité- orientation (…)

12 Janvier 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pédagogiques Publié dans #Education, #Médias

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Entre bilan et propositions, les décideurs et commentateurs oscillent. Nos médias en rendent compte en proposant aussi aux élèves (et aux parents) une aide en décodant nos procédures d’orientation et leurs enjeux.

Unanimité pour une réforme ! (si, si !)

Comme le rappelle Touteduc le dispositif « "Plus de maîtres que de classes" est emblématique des réformes du quinquennat »
« Après trois années de mise en oeuvre de la mesure, un rapport souligne ses bienfaits, tant pour les élèves que pour les enseignants... » titre 20minutes à l’occasion de la remise de ce rapport hier. Remise précédée par une annonce ministérielle visant à booster le dispositif « à l’issue de la prochaine rentrée, toutes les écoles relevant de l’éducation prioritaire [seront] pourvues d’un maître supplémentaire  ».

« Si ce dispositif est presque unanimement salué, c’est tout d’abord pour l’effet qu’il semble produire sur les élèves en difficultés » comme en témoignent dans le quotidien gratuit plusieurs enseignants, avis appuyés par les propos de responsables du SNUipp-FSUet du SE-Unsa qui voient toutefois quelques améliorations à apporter au dispositif.

On a pu repérer quelques rares voix discordantes comme ce tweet de la "spécialiste éducation" du candidat Fillon ou encore cet édito de Sophie Coignard qui continue à confondre journalisme et écriture de pamphlet dans Le point

Elitisme et/ou mixité

Dans Le Monde, Camille Stromboni nous propose la recension du livre de l’ancienne directrice de l’ENS, Monique Canto-Sperber L’oligarchie de l’excellence qui parait aujourd’hui aux éditions du PUF.

« Derrière une analyse éclairante qui fait ressortir les contradictions du système d’enseignement supérieur français, féru de méritocratie et pourtant producteur d’une oligarchie, l’ancienne directrice de l’ENS, Monique Canto-Sperber, avance cependant des pistes qui peuvent laisser sceptiques avec même, paradoxalement, une touche d’élitisme.. »

Dans Le Monde toujours, un article s’intéresse au recrutement des grandes écoles les plus côtées. On peut y lire qu’ « à mesure que les prépas se sont démocratisées, certaines sont devenues encore plus élitistes. De plus en plus d’admis dans les très grandes écoles sont issus d’une prépa francilienne, même si la part de ceux qui ont passé leur bac en région demeure stable. ». Ainsi, « plus de 70 % des admis à Polytechnique et HEC sont issus d’une classe prépa parisienne ou francilienne : Henri-IV, Louis-le-Grand ou encore Saint-Louis à ­Paris, Sainte-Geneviève (dit ­ « Ginette ») à Versailles – pour ne citer qu’elles. Le phénomène n’est pas nouveau mais il s’est accentué ces quinze dernières années, à mesure que les classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) ouvraient leurs portes, avec succès, à de nouveaux publics. »

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Un dessin toujours d’actualité de Fabien Crégut

La lutte contre les inégalités de notre système scolaire continue - et c’est une bonne chose- à être au centre des préoccupations de bon nombre de candidats à l’élection présidentielle. C’était hier au tour de Benoit Hamon de faire ses propositions pour l’école. On les découvrira sur Touteduc qui précise que ce programme pour l’Ecole « comporte encore des zones d’interrogation, notamment en termes de chiffrage et ne prétend pas constituer un ensemble totalement fini » ou dans Le Point pour qui l’ex-ministre « souhaite lutter "contre les inégalités" en embauchant notamment près de 40 000 enseignants de plus en cinq ans ». Parmi les autres mesures présentées pour lutter contre les inégalités provoquées par notre système éducatif, on en retiendra deux : « la création d’un « indice social » pour concentrer les moyens dans les zones où les difficultés sont les plus criantes. Celui-ci serait basé notamment sur le pourcentage d’élèves boursiers ou sur les CSP des parents. Puis, l’ex-ministre souhaite également la mise en place d’un « service public d’aide aux devoirs » pour lutter contre les déterminismes sociaux liés à l’environnement familial. Les enseignants seraient mis à profit pendant des heures supplémentaires pour aider les écoliers du primaire et du collège à faire leurs devoirs au sein de l’établissement scolaire. »

Orientation

A l’heure où les lycéens découvrent APB, se tiennent les salons de l’étudiant et autres portes ouvertes, les médias s’intéressent à l’orientation sous différents angles.

A qui le rôle central dans l’établissement Pour l’orientation ? C’est la question qu’aborde Le Café Pédagogique « "Le rôle du chef d’établissement et à travers lui des établissements est essentiel". En ouvrant le colloque sur le rôle des établissements dans l’orientation, au Salon APB, le 6 janvier, Thierry Mandon a mis le doigt sur le problème. Evoquer l’orientation post bac c’est à la fois montrer que l’établissement est l’outil de l’égalité et donc de la démocratisation de l’accès au supérieur et que ses dysfonctionnements sont pour quelque chose dans les difficultés à mettre en place les politiques d’orientation. Agnès Van Zanten, des chefs d’établissement, une enseignante, une responsable d’un service académique d’orientation (CSAIO) ont montré l’écart entre le rêve et le réel... »

Ouest-France s’adresse quant à lui directement aux lycéens et leurs donne Dix conseils pour aller à un salon étudiant.C’est la saison des salons de l’orientation. Pour que votre visite soit vraiment efficace, il faut un minimum de préparation et d’organisation.

Le Monde rappelle quelques disparités dans les projets d’orientation des lycéens : Lycées des villes, lycées des champs : des choix d’études supérieures bien différents.« Deux lycées en tous points similaires, à Rennes et à Bain-de-Bretagne. Pourtant l’orientation des élèves après le bac divergent. Reportage à deux semaines de l’ouverture du portail Admission Post-bac. »

Le site MidiFormations propose des conseils encore plus larges :6 conseils à méditer pour trouver sa voie au XXIème siècle. « Pour guider les jeunes dans leur choix professionnels, 35 acteurs innovants du XXIème siècle ont été interrogés par le journal Le Monde. Les grandes lignes de leurs conseils d’orientation se résument en 6 pistes : Etre à l’écoute de soi-même [...] Découvrir sa passion [...] Oser cheminer sans se limiter [...] Ne pas s’arrêter en cas d’échec [...] Multiplier les expériences [...] Cultiver sa curiosité  »

Les écoles de management intègrent dans leurs enseignements ces préoccupations, comme le montre cet article de The Conversation Réflexion sur soi, rapport aux autres : de nouveaux domaines d’enseignement essentiels. « Former les étudiants en écoles de management recouvre dans les faits des objectifs multiples : développer leurs connaissances techniques et managériales, faire acquérir aux étudiants des méthodes de travail en présentiel ou à distance, de manière individuelle aussi bien qu’en groupe. »
L’orientation c’est aussi des parcours plus ou moins compliqués, plus ou moins faciles. L’INJEP porte la focale sur les « galères » des étudiants et explore les liens entre conditions de vie et réussite dans les parcours et publie“Etudes, galères et réussites. Conditions de vie et parcours à l’université” à La Documentation française.

Erasmus a ouvert de nouvelles formes de parcours. C’est ce dont nous informe l’Etudiant  : À 30 ans, Erasmus retourne sur le terrain des valeurs. « Créé il y a trente ans, Erasmus a permis à plus de 3 millions d’étudiants de voyager en Europe durant leur formation. Désormais intégré à Erasmus+, le programme de mobilité, à l’origine centré sur l’employabilité des jeunes, renforce aujourd’hui la promotion du vivre ensemble. »

Et ces parcours, une fois adulte peuvent être bifurquant. Madmoiselle s’interroge : Réorientation, lieu de vie, situation professionnelle… entre liberté et sécurité, faut-il choisir ? « Trouver un job, l’objectif numéro 1 de la vie d’adulte. Oui mais, c’est quoi, le job de tes rêves ? Celui que tu gardes le plus longtemps possible, même s’il ne te stimule plus, ou celui qui te passionne et t’épanouit... quitte à en changer souvent ? Lise et Clémence échangent leurs points de vue sur le dilemme liberté VS sécurité. »

Pour terminer, au nom de l’équipe de la revue de presse, nous voudrions faire part de notre soutien à Géraldine Duboz qui depuis deux jours subit un harcèlement et de faux procès sur les réseaux sociaux de la part de quelques militants syndicaux parce qu’elle n’a pas nommé deux des leurs dans sa revue de lundi dernier ! Le bénévolat au service du collectif face à l’ego et la bêtise surdimensionnés de certains ...

Laurent Fillion & Bernard Desclaux

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Médias: commentez moins... Analysez plus....

9 Janvier 2017 , Rédigé par Libération Publié dans #Médias

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A l’heure du post-journalisme politique

Au-delà de l’activité  médiatique qu’engendre la période électorale, le journalisme politique  devrait moins commenter mais plus analyser les discours de ceux qui  prétendent au pouvoir.

Sauf si l’on se rend exprès aveugle, il n’est pas possible de ne pas constater aujourd’hui qu’en politique les qualités requises pour être élu ne sont pas identiques à celles qu’exige l’art de gouverner - et sont même antinomiques. C’est ce qui explique qu’accèdent à la députation ou au gouvernement des Etats des personnages - Donald Trump et Silvio Berlusconi en sont les parangons - dont on ne peut pas dire d’emblée qu’ils ont le sens de l’Etat, mais dont il est sûr qu’ils possèdent le don des affaires, souvent immobilières, et la maîtrise des outils de médiatisation. Mais ce qui explique aussi que la question de l’«élection» soit devenue le nec plus ultra de la politique, ou l’unique leitmotiv, notamment lorsque dans une république l’élection d’un président se fait au suffrage universel.

En France, quelques semaines après l’élection de François Hollande, on a déjà commencé à parler de l’élection présidentielle suivante, dans un crescendo qui, depuis la moitié du quinquennat, a touché la frénésie, et, avec la primaire, la pré-primaire, d’abord de la droite, à présent de la gauche, les supputations sur les candidats probables, improbables, éventuels, possibles, souhaitables, présentables, imprésentables, a atteint l’hystérie et la saturation. Dès que les Français auront élu le prochain président, le cirque recommencera, et on spéculera sur les «chances» qu’aura X ou Y d’être élu en 2022. Le mot «cirque» peut paraître excessif, mais, en réalité, il s’agit bien de cela : les qualités pour être élu(e) n’ont rien à voir avec des talents, des qualités morales ou techniquement politiques. Elles doivent avoir pour caractéristique celle de «faire spectacle», d’«occuper» la scène médiatique et de la remplir de «bons mots», de buzz, de petites phrases, d’éléments de langage, de fast thinking ou de cui-cui instantanés relayés jusqu’à plus soif par les réseaux sociaux. L’important dès lors n’est pas la vérité de ce qu’on dit, mais l’impact, lequel tient à la violence, à la bizarrerie, à l’incongruité, à la surprise, à l’énormité de la parole. Nul ne connaissait l’existence de Jean-Frédéric Poisson : il a suffi qu’il dise une bêtise sur les «lobbys sionistes» et se rétracte aussitôt après, pour avoir une place réservée dans ledit cirque, être pris en considération par les médias - alors qu’il ne représentait strictement rien (il a obtenu 0,3 % des voix à la primaire de la droite !).

(...)

Robert Maggiori

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Revue de Presse Education... Education - Grève - Polémique - Enseignement supérieur - Annonce et ressource...

5 Janvier 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Education - Grève - Polémique - Enseignement supérieur - Annonce et ressource...

Une courte revue ce soir autour de l’éducation, d’une grève, d’une polémique et de l’enseignement supérieur. Pour finir une annonce d’un colloque et et dossier de l’IFE.

Education

Les vidéos du prof d’histoire-géo font sensation auprès des lycéensL’histoire-géo, on ne l’apprend pas que dans les livres. Elle se vit. » Fini les cours d’histoire où les élèves écoutent péniblement la leçon que récite leur professeur. Au lycée public Jean-Rostand de Chantilly, on prône « l’enseignement 2.0 ». Un concept qu’a développé Maxime Patte en réalisant une web-série, « Un temps d’avance »

Plaidoyer pour un esprit critique dans l’Education nationale par Véronique Marchais, Professeur de français et co-auteur du manuel scolaire Terre des lettres.
Pour "inverser la courbe" du lent naufrage de l’école française, il faudrait repenser complètement une formation initiale aujourd’hui réduite à un embrigadement ; cesser d’infantiliser les professeurs en les tenant pour incapables de réels choix pédagogiques, et en leur imposant une démarche unique, et donc repenser la mission des corps d’inspection. Il faudrait également réaffirmer la liberté pédagogique.”

Chroniques d’une surveillante de collège #13 : "J’ai perdu quelques illusions, certes" Par Nora Bussigny ?Nora revient sur ses quelques mois passés dans un collège réputé difficile, avec son lot de désillusions mais aussi de nombreuses leçons de vie.”
“Voici la dernière chronique de Nora Bussigny, surveillante dans un collège REP (ex-ZEP) d’une banlieue sensible. Le regard de cette étudiante de 20 ans nous a éclairés sur la vie d’un établissement scolaire classé « éducation prioritaire », où le public y est un peu plus difficile qu’ailleurs. Dans cette plongée en immersion, nous avons côtoyé des profs souvent impuissants, un principal très tolérant, des « CPE » et des « pions » parfois dépassés par la violence quasi quotidienne et de nombreux élèves à la dérive…

Grève

Les lycées de ZEP poursuivent la grève pour obtenir des moyens supplémentaires
A quatre mois de l’élection présidentielle, le collectif Touche pas ma ZEP joue son va-tout. Par Aurélie Collas. “Le ministère de l’éducation nationale a beau multiplier les gestes en leur faveur, les lycées de l’éducation prioritaire ne désarment pas. Mardi 3 janvier, jour de rentrée des classes, plusieurs établissements étaient en grève, à l’appel du collectif Touche pas ma ZEP qui réunit 90 lycées de 14 académies. Les personnels concernés craignent de perdre, à terme, leur label éducation prioritaire, et avec lui leurs moyens supplémentaires.”

Pourquoi la fronde monte dans les lycées ZEP par Marie Piquemal. "Cette fois, c’est un ultimatum. Si la ministre de l’Education ne répond pas à leurs revendications, il n’y aura « pas de rentrée en septembre », menace le collectif Touche pas à ma ZEP, qui réunit des enseignants de 95 lycées (en majorité en banlieue parisienne) en lutte pour conserver leur statut « éducation prioritaire ».”

Education prioritaire : des lycées en grève pour des moyens pérennes. “Plus d’une centaine de professeurs grévistes de lycées défavorisés d’Ile-de-France et quelques élèves se sont rassemblés mardi place de la République à Paris pour réclamer des moyens pérennes pour les lycées de l’éducation prioritaire, a constaté l’AFP.”

Polémique

Éducation : enquête sur la langue arabe à l’école. “Après la polémique sur l’enseignement de la langue arabe à l’école et la mise en garde, par plusieurs élus des Républicains, contre le communautarisme, une équipe de France 2 s’est intéressée de près au sujet.”

Démocratie, pouvoir médiatique et propagande : un traitement fallacieux des ELCO au JT de France 2 ! par guylain chevrier.

« Redonner à l’enseignement de l’arabe un nouvel élan » par Badra BERRISSOULE interview Jack Lang. “A la tête de l’Institut du Monde arabe depuis 2013, Jack Lang prêche pour une diplomatie culturelle, souhaitant aller plus loin dans le partenariat avec chaque pays pour impliquer ses gouvernants dans les cultures. Questions d’actualité, projets de l’IMA, espoirs et désillusions, entretien avec celui qui a basé sa pensée et ses actions sur les mots respect et paix.”

Enseignement supérieur

Philippe Jamet : "Notre système éducatif ne garantit plus la réussite"
Laura Makary. “Dans son livre numérique, "Éducation française, l’heure de vérité", publié en décembre 2016, Philippe Jamet, directeur général de l’Institut Mines-Télécom et ancien président de la Conférence des grandes écoles, livre sa vision de l’enseignement supérieur français. Il revient notamment sur la pénurie de diplômes courts et la réussite insuffisante dans le supérieur.” interview de l’auteur.

Les campus, créateurs de richesse sur leur territoire par Catherine de Coppet. “Une étude s’intéresse pour la première fois à l’impact économique des campus de l’enseignement supérieur en France. Et montre notamment qu’ils constituent des soutiens importants à l’emploi sur le territoire national.”

Comment les entreprises peuvent s’adapter aux mutations pédagogiques par Marc Drillech / directeur général de Ionis Education Group. “L’enseignement ne ressemble plus à ce qu’il était, les étudiants non plus. Quelles sont alors les mesures pour adapter l’apprentissage à son époque et continuer à attirer jeunes dans l’entreprise ?
La manière dont nous formons les étudiants, au-delà des connaissances et des compétences, a des conséquences importantes sur leurs attentes vis-à-vis de nos entreprises. Les écoles doivent donc être conscientes des obligations de changements, parfois disruptifs, qui s’imposent à elles
.”

Education – 5 Mooc d’orientation Post BAC. “ La plateforme FUN (France Université Numérique) lance pour la seconde année des cours interactifs gratuits à destination des futurs bacheliers, de leurs parents et des acteurs de la communauté éducative, conseillers d’orientation et enseignants.”

Annonce et ressource

Conférence nationale, Cultures numériques, éducation aux médias et à l’information. Du 9 janvier 2017 au 11 janvier 2017. Aura lieu : Site Jacques Monod - 46 allée d’Italie, Site Ferdinand Buisson - 19 allée de Fontenay. “La première conférence sur ce sujet, tenue également à Lyon, les 21 et 22 mai 2013, avait pour objet de cerner le concept d’éducation aux médias et à l’information et de repérer les actions innovantes en la matière dans le contexte de son inscription dans la loi du 8 juillet 2013. Les actes sont disponibles à cette adresse sur le site http://emiconf.ens-lyon.fr.”

Dossier de veille de l’IFÉ : La coopération entre élèves : des recherches aux pratiques ? N° 114, décembre 2016. Auteur(s) : Reverdy Catherine. “À l’heure où le travail en équipe, l’intelligence collective et le travail collaboratif en projet sont ancrés dans le monde du travail, que les idées de collectifs citoyens, de fablabs et d’échanges de savoirs se développent, que se passe-t-il à l’école ? Comment la coopération est-elle envisagée ? Comment les compétences des élèves à coopérer sont-elles travaillées ?

Bernard Desclaux

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Revue de Presse Education... La rentrée en grève - Points de vue - Enseignement supérieur - Ressources (…)

4 Janvier 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pédagogiques Publié dans #Education, #Médias

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En ce jour de reprise, on fait grève. Quelques points de vue s’expriment. On fait le point sur l’enseignement supérieur, et on se met de côté quelques ressources.

La rentrée en grève

Les lycées des zones d’éducation prioritaires en grèveLe collectif "Touche pas à ma ZEP" appelle à la mobilisation ce mardi pour demander une carte élargie des zones d’éducation prioritaires. Elles ont disparu des lycées depuis 2014. Ce mardi matin sur France Bleu Gard Lozère, Sylvie Polinière de la CGT éducation a évoqué un danger pour les élèves.”

"Touche pas à ma ZEP" : les lycées d’éducation prioritaire en grève

Creil : les lycées classés en éducation prioritaire manifestent
Rentrée perturbée dans une centaine de lycées en colère

Points de vue

Luc Cédelle vient de publier un “petit” article Les 10 « avantages » de l’antipédagogisme. “La dénonciation du « pédagogisme » (dénonciation que nous appellerons ici antipédagogisme malgré les inconvénients que comporte l’usage d’un néologisme aggravé par un préfixe), recouvre, sur les thèmes scolaires, un ensemble de conceptions, de représentations, d’arguments, de références, de lieux communs, de clichés et même de running gags qui concourent à constituer un phénomène idéologique singulier.”

CLAUDE LELIÈVRE propose la recension d’un livre intitulé “Et si on tuait le mammouth ?" sur son blog : HISTOIRE ET POLITIQUES SCOLAIRES. “C’est le titre d’un ouvrage qui vient de paraître aux éditions de l’Aube et qui a l’ambition d’offrir « les clés pour (vraiment) rénover l’Education nationale », en pleine course vers l’élection présidentielle du printemps prochain."

« L’école numérique, c’est se livrer aux géants de l’informatique » déclare Karine Mauvilly. “Ex-journaliste, Karine Mauvilly a été prof d’histoire en collège pendant 2 ans. Face au développement du “tout-numérique” à l’école, elle a démissionné. Dans “Le désastre de l’école numérique – Plaidoyer pour une école sans écrans”, avec Philippe Bihouix, ingénieur, elle alerte sur les dangers du numérique à l’école.” Interview dans Vousnousils.

Comment mon parcours d’enseignante m’a propulsée en finale d’un concours mondial de l’innovation pédagogique. "La Fondation Varkey récompense des talents, une carrière, des réussites mais surtout une vision de l’enseignement et de l’apprentissage et je suis fière de représenter une si belle profession."

Enseignement supérieur

La rédaction d’Educpros propose de faire le point, Enseignement supérieur : ce qui change au 1er janvier 2017.
La vague des regroupements se poursuit, en ce début 2017. Fusions, associations et nouveaux statuts… tour d’horizon des changements survenus dans l’enseignement supérieur depuis le 1er janvier.”

Ressources

INFOGRAPHIE : quels sont les métiers de demain ? “Avec l’essor de l’économie digitale et l’évolution de nos modes de vie, nos entreprises doivent se réinventer. Cela va bien au-delà d’un simple changement d’outil ou du lancement d’une application. Il s’agit de transformer le capital humain des organisations pour s’adapter et rester compétitif. Au programme : nouvelles passerelles de mobilité interne, modification de l’organisation du travail, prise en compte des motivations des collaborateurs et surtout, mutation des métiers. Focus sur les postes « In » et « Out » de cette fin d’année 2016.”

Et le Café pédagogique rappelle un article de l’année 2016 dans sa série rétro : Enseignement professionnel : Le Cnesco veut en finir avec les lycées ghettos. “Nathalie Mons clôt le 8 juin la Conférence de comparaisons internationales sur l’enseignement professionnel, organisée par le Cnesco et le Ciep, par un appel à une prise en compte réelle de l’enseignement professionnel par l’Etat. Le Cnesco demande à la fois des réformes urgentes et des changements sur le fond qui concernent aussi les entreprises.”

L’école française et l’invention de la note. Un éclairage historique sur les polémiques contemporaines par Pierre Merle. “Dans l’école française, les réformes de l’évaluation des élèves, objet récurrent de polémiques, débouchent le plus souvent sur l’abandon des pratiques innovantes. L’attachement à la note chiffrée tiendrait à des vertus pédagogiques sacralisées par la tradition. L’analyse historique montre que le recours à la note chiffrée est globalement absent des pratiques d’évaluation jusque dans les années 1880-1890. L’invention de la note, consubstantielle au développement des examens et concours, est relativement récente, et la note s’est progressivement diffusée de façon descendante dans l’institution scolaire. Cependant, dès le xviiie siècle, le clivage entre une évaluation essentiellement sélective et une évaluation principalement fondée sur des compétences distingue des conceptions élitiste et démocratique de l’école française.” Vient d’être mis en ligne par Revue française de pédagogie (2015/4 (n° 193) article à acheter).

Je vous souhaite les meilleurs voeux pour cette année 2017 de la part de l’équipe des rédacteurs de la revue de presse des Cahiers pédagogiques.

Bernard Desclaux

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Jean-Christophe Victor, voyage sans retour...

30 Décembre 2016 , Rédigé par Libération Publié dans #Médias, #Geographie

Le géographe, créateur de l'émission «le Dessous des cartes», fils de l'explorateur Paul-Emile Victor et de la journaliste Eliane Victor, est mort à 69 ans.

Pour rencontrer Jean-Christophe Victor, toujours en mouvement, débarquant des îles Kouriles ou de Bordeaux, pressé de rentrer chez lui dans la vallée de Chevreuse, il fallait bien viser. Début décembre, il était finalement arrivé avec deux heures d’avance sur le trottoir devant Libération, avec sa tignasse grise et son sac à dos de lycéen bourré de livres, et on avait mis le cap sur un petit restaurant népalais du quartier – «C’est drôle, c’est justement au Népal que j’ai découvert l’Asie.»

De Henri le Navigateur à Xi Jinping

Nous avions contacté le créateur de l’émission culte «le Dessous des cartes» («Je n’aime pas qu’on dise que je suis "présentateur"»), diffusée sur Arte depuis vingt-cinq ans, pour parler de l’atlas sur l’Asie qu’il venait de publier en collaboration avec les éditions Tallandier.

Mais la conversation n’en finissait pas de dériver, de ce village reculé du Népal où il avait passé un an pour sa thèse d’ethnologie, au début des années 70, à la géopolitique contemporaine : «J’adore l’Asie, et c’est le continent que je connais le mieux.» Diplômé de chinois à l’Institut national des langues et civilisations orientales, le fils de la journaliste de télévision Eliane Victor, qui sera un temps directrice de Elle, avait postulé au ministère des Affaires étrangères dans les années 70 dans l’espoir d’obtenir un poste à Pékin. Il s'est retrouvé attaché culturel à Kaboul. Il en rigolait encore : «Ça devait être provisoire, puis le temps a passé, les chars soviétiques sont arrivés et j’ai été recruté par le Centre d’analyse et de prévention du Quai d’Orsay. Je faisais de l’analyse de renseignements – pas du renseignement, attention –, je devais pondre des notes de trois pages sur l’évolution de la situation au Pakistan et en Afghanistan.» 

C’est là que le jeune homme, à défaut du chinois, s’exerce à la synthèse, un type d’écriture où il excellait toujours. «Sur la troisième page, je devais donner des options et des idées en fonction de l’intérêt national français. J’ai vite pris la mesure du niveau de responsabilité politique, qui n’était pas du tout le même qu’en journalisme.» Toute sa vie il vivra, voyagera, travaillera un peu partout en Asie, «ce continent qui n’en est pas un, dont on ne sait où il commence et où il s’arrête», mais finira par oublier le mandarin.

Ce jour de décembre, le voyageur inlassable, conférencier et enseignant, se régalait de momos et de lassi, la conversation sautait les frontières et les siècles, de Henri le Navigateur à Xi Jinping, et revenait toujours à son laboratoire de recherche appliquée en géopolitique et de prospective, le Lépac, fondé en 1991 avec Virginie Raisson. Une «boîte privée» qui l’a parfois fait mal voir de ses pairs, chiffonnés aussi par son œuvre de vulgarisation à la télévision. Interrogé sur la genèse de l’atlas sur l’Asie, faisant le modeste mais sincèrement altruiste, il renvoyait aux qualités de ses collaborateurs du Lépac et d’Arte, les équipes «amont» et «aval» de l’émission, aux prouesses du cartographe Guillaume Sciaux, précisant quand même avoir «écrit ou réécrit» tous les textes. Mais le livre, à peine publié, ne l’intéressait déjà plus guère. Il réfléchissait au prochain, «sûrement sur le Moyen-Orient», se demandait s’il devrait englober le monde arabo-musulman ou juste le monde arabe. Et assurait : «On ne peut pas tout dire avec une carte […], elles sont muettes s’il n’y a pas de texte qui les accompagne.»

(...)

Laurence Defranoux

L'article complet est à retrouver en cliquant ci-dessous

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Revue de Presse Education... Mixité - Préposée aux postes - Visite au musée...

18 Décembre 2016 , Rédigé par Les Cahiers Pédagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Mixité - Préposée aux postes - Visite au musée...

Le dernier bloc notes hebdomadaire de l’année 2016... On y évoque la question de la mixité qui est un des gros sujets du bilan de l’action du gouvernement tout comme la question des créations de postes que nous abordons également. Et on finit avec l’affaire qui a fait le buzz depuis une dizaine de jours, il s’agit de la visite au musée d’Orsay d’une classe d’un lycée du 93 qui s’est mal passée...

Et puis... joyeuses fêtes !

Mixité

La question de la mixité sociale est un thème majeur et récurrent du débat sur l’école. Après les attentats des 7, 8 et 9 janvier 2015, on se souvient que Najat Vallaud Belkacem avait fait un certain nombre d’annonces depuis le perron de Matignon pour une grande mobilisation de l’École pour les valeurs de la République. Parmi les axes de cette mobilisation figurait la mesure 8 :Renforcer les actions contre les déterminismes sociaux et territoriaux ” et le texte précisait : “Une politique active de mixité pour agir sur la composition des collèges sera mise en place grâce aux nouvelles dispositions législatives et réglementaires.

- En concertation avec les collectivités compétentes, un état des lieux sera établi en 2015- 2016 en matière de mixité sociale au sein des collèges publics et privés sous contrat. Ce diagnostic partagé doit pouvoir déboucher sur la définition d’objectifs en matière de mixité sociale au sein des collèges publics, à l’échelle du département, mais également à l’échelle de territoires infra-départementaux identifiés comme pertinents.

- De nouveaux secteurs de recrutement des collèges seront définis pour y regrouper plusieurs établissements là où c’est pertinent.[…]

Le thème de la mixité sociale est revenu à plusieurs reprises ensuite dans le débat. Un rapport du Cnesco de juin 2015 a suscité de nombreux commentaires, tout comme un rapport parlementaire de 2015. Mais le débat a surtout été relancé récemment en septembre dernier par la tribune de Thomas Piketty et la réponse de la Ministre qui en a suivi. L’économiste, dans cette tribune, constatait que “La ségrégation sociale dans les collèges atteint des sommets inacceptables” et dénonçait particulièrement la situation de la ville de Paris. Et la ministre répondait que des expérimentations étaient déjà à l’œuvre et que cela allait être renforcé.

C’est à Montpellier, mardi 13 décembre, que la Ministre de l’Éducation a annoncé de nouvelles mesures pour répondre à cette question politiquement inflammable. Alors que 25 projets de « déghettoïsation » sont en cours actuellement, non sans protestations pour les quartiers concernés dans le nord de Paris, Najat Vallaud-Belkacem a annoncé ce mardi le lancement de 57 nouvelles expérimentations, portant le nombre de sites pilotes à 82, dans 46 départements. D’ici deux ans, 248 collèges dans 84 communes devraient être concernés. Reste à savoir, comme le fait remarquer un article du Monde si, sur le terrain, ces expérimentations sur la base du volontariat peuvent suffire à modifier l’équation : si 10 % des collèges accueillent moins de 15 % d’élèves défavorisés, 10 % en accueillent plus de 63 % S’il est “inflammable” c’est aussi parce que cette volonté de mixité sociale se heurte au désir d’entre soi et à l’inquiétude des familles (y compris de “gauche”) d’être contraintes d’inscrire leurs enfants dans des établissements qu’elles n’ont pas choisis.

La principale critique qui est portée à cette expérimentation est de concerner que des établissements du public et d’exclure, de fait, les établissements du privé. Comme le fait remarquer le sociologue Pierre Merle  : “En matière de mixité, la bonne volonté risque de ne pas suffire. Si le privé refuse la démarche, certains parents seront encore plus déterminés à y scolariser leurs enfants. ”. D’autant plus qu’une étude récente nous montre que l’écart de recrutement social moyen entre collèges publics et privés s’est creusé au cours des dernières décennies.

Autres limites mises en avant par les chercheurs et reprises par Le Monde : les « tensions » d’ores et déjà perceptibles tant parmi les parents que les enseignants, de Paris à Marseille en passant par Toulouse ; le « degré d’implication » des collectivités et des autorités locales ; ou encore l’« ambition » de certaines expérimentations. Notamment de secteurs multicollèges qui n’englobent parfois que deux établissements quand il en faudrait plus.

Une illustration en est donnée à Paris avec un projet d’expérimentation dans deux établissements du 18e arrondissement de la capitale. Plusieurs articles relatent les tensions autour de ce projet et notamment un article du Monde (avec un dessin génial d’Aurel) . Les collèges Coysevox et Berlioz font partie des quatre zones tests de la capitale concernées par l’expérimentation – prévue pour la rentrée 2017 – de « secteurs multicollèges », au nom de la mixité sociale. Le principe : chaque élève dépendrait, en fonction de son adresse, des deux collèges et non d’un seul comme aujourd’hui, pour brasser davantage les populations qui se côtoient dans leur quartier mais ne se mélangent pas au collège. Problème : le projet passe mal. Annoncé le 23 novembre, il a aussitôt déclenché une levée de boucliers côté Coysevox. Trois grèves des professeurs, dont la dernière, jeudi 8 décembre, blocus des parents, le 1er décembre, pétition signée par plus de 900 personnes. Les arguments des opposants à ce projet insistent surtout sur l’absence de concertation préalable et la précipitation de celui-ci. Ils considèrent également qu’il y avait d’autres expérimentations à mener avant celle ci. Surtout, ils insistent sur le fait que la mixité sociale est déjà une réalité, dans leur quartier comme au collège. Pas ici et pas tout de suite...

Dans Les Échos , on insiste aussi sur le clientélisme comme étant un frein aux expérimentations. “les expérimentations envisagées ont refroidi certains maires d’arrondissement, affirme un spécialiste interrogé par le journal. Officiellement, ils se disent favorables à la mixité. Mais, députés, ils accordent des dérogations à leurs électeurs. C’est du clientélisme. A l’approche des élections présidentielle et législatives, cela explique pourquoi certains maires d’arrondissement se sont montrés réticents.

La question de la mixité sociale est peut-être l’exemple le plus abouti du décalage entre le discours sur les valeurs et la réalité des pratiques. Et aussi l’illustration du biais entre le niveau “micro” et le niveau macro. Les décisions et les stratégies individuelles se télescopent avec les politiques globales. Et contribuent ainsi à l’immobilisme dans un pays qui manifeste de longue date une préférence pour l’inégalité

Cette indifférence aux inégalités, on peut aussi la constater quand on observe le peu de suites données à l’enquête PISA. Le rapport a été présenté avec beaucoup d’ampleur médiatique le 6 décembre dernier. Mais le soufflé médiatique est retombé aussi vite qu’il est monté. Et on peut craindre qu’il n’y ait pas de choc Pisa et qu’on s’accommode encore longtemps des inégalités et des injustices sociales...

Préposée aux postes

Cette semaine a aussi été marquée par des annonces de la Ministre sur le nombre de postes créés et leur répartition dans les différentes académies . Il s’agit, dit la communication ministérielle, d’un effort sans précédent au service de la réussite de tous. De la maternelle au lycée, 8611 postes d’enseignants seront créés pour la rentrée 2017, pour renforcer l’effectif existant. Les besoins sont très variables selon les académies, de 27 postes dans celle de Caen, à 1310 dans celle de Créteil. L’effort est particulièrement important dans le premier degré, où 4.311 postes vont être créés alors même que le nombre d’élèves devrait diminuer de 12.158. Dans le second degré, les 4 400 nouveaux postes devraient surtout permettre de compenser la hausse démographique (+ 41.650 élèves). Les académies de Créteil et de Versailles sont toujours celles qui ont le plus de créations de postes, suivies par les trois départements de l’académie de Lyon. Au contraire, celles de Caen, Dijon ou Reims seront beaucoup moins pourvues.

Dans une -interview à la presse régionale, Najat Vallaud Belkacem ne manque pas d’en faire un élément de valorisation du bilan gouvernemental et un argument politique. “Nous avons créé les 54 000 postes promis en cinq ans, affirme t-elle Les résultats de nos réformes se traduiront en 2021.”. Avant de prévenir : “Nous remettons à flot le système éducatif et si la droite revient, cet effort sera anéanti et les effets seront délétères

Bien sûr, on ne manquera pas , dans la presse et les réseaux sociaux de discuter de la réalité de ces postes, de se demander pourquoi cet effort n’a pas été plus important au début du quinquennat, de parler de logique électorale, etc. Et on peut penser que la poursuite de ces créations de postes ne suffira pas à convaincre les électeurs que sont les enseignants. Mais ces annonces ont quand même une résonnance particulière en cette année d’élections et de chasse aux fonctionnaires qui s’annonce...

Visite au musée

Fermez vos gueules !

Le récit sur Facebook d’une enseignante de Seine-Saint-Denis qui dénonçait le traitement de ses élèves par les gardiens du musée d’Orsay fait le buzz depuis une dizaine de jours.

L’enseignante a raconté tout d’abord l’histoire dans un post Facebook qu’elle a publié en privé après l’incident, partagé près de 2.000 fois, avant de s’entretenir avec l’Obs puis de nombreux autres journaux : L’Express, le Huffington Post, Télérama, L’Humanité ou encore Le Parisien et bien d’autres....

Que raconte cette enseignante ? Quand cette professeure d’histoire-géo du lycée Maurice Utrillo de Stains (Seine-Saint-Denis) arrive dans la salle d’exposition du musée d’Orsay où sont regroupés les membres de sa classe de première bac professionnel vente, venue étudier l’histoire des ouvriers au XIXe siècle, mercredi 7 décembre, elle les retrouve médusés dans un coin. Elle raconte à l’Obs : “Je fermais la marche du groupe avec une collègue et j’ai été accueillie par les injures d’un gardien de salle, visiblement très remonté contre mes élèves. Il n’arrêtait pas de leur ordonner de se taire... alors qu’ils étaient immobiles et silencieux comme des statues !” Puis un dialogue commence avec le gardien bientôt rejoint par d’autres et mettant en cause l’autorité de l’enseignante. Puis, selon l’enseignante, “"On s’est fait suivre par quatre surveillants, qui prétendaient avoir été agressés verbalement et exigeaient notre départ sans quoi ils menaçaient de se mettre en grève."

La version donnée par le musée n’est pas la même. Selon le musée d’Orsay, ce sont les surveillants qui se sont fait insulter par les élèves – par l’un d’entre eux en particulier – après qu’ils sont intervenus fermement pour leur demander d’être moins bruyants – « Taisez-vous ! », leur ont-ils dit à plusieurs reprises, craignant que les autres visiteurs soient indisposés. Selon Télérama un témoin en attesterait : l’universitaire Alain Garrigou, professeur en sciences politiques à Paris Ouest. Présent, par hasard, lors de l’altercation, il affirme : “Je suis formel : il n’y a eu ni insulte ni bousculade de la part des surveillants. Dire le contraire est tout simplement diffamatoire.” La question d’une discrimination raciale est également sujette à caution : deux des surveillants concernés ayant les mêmes origines que certains élèves (des échanges entre eux ont même eu lieu en créole antillais).

On est donc dans une situation “parole contre parole”. L’affaire, en tout cas, a pris des proportions importantes tant par le nombre d’articles que par les réactions des enseignants sur les réseaux sociaux. Si ce message écrit par cette collègue a eu tant d’impact chez les enseignants et au delà, c’est parce qu’il rencontre un sentiment déjà éprouvé par beaucoup à un degré moindre certes, mais très vivace. Il est fréquent lors des sorties scolaires au musée ou ailleurs de sentir le regard de désapprobation et les remarques faites à mi-voix (ou de manière plus audible...) portés sur les élèves et les enseignants. On vous fait comprendre qu’"on ne sait pas les tenir" ou qu’"ils n’ont rien à faire là"...

Une manifestation de soutien a eu lieu devant l’établissement et des personnels de ce lycée de Stains ont publié une tribune dans Libération . Cet incident devient aussi un instrument dans le mouvement social de défense “Touche pas à ma ZEP” et la lutte pour changer les stéréotypes sur la banlieue.

Quelle que soit la réalité de cet évènement, l’impact médiatique nous interpelle. Et il nous amène en tout cas à réfléchir sur le sentiment de déclassement et de mépris vécu par les jeunes des quartiers et partagé en partie par leurs enseignants. On se demandait plus haut s’il y avait une indifférence aux inégalités. Cet incident comme d’autres nous montre que le sentiment d’injustice existe et pourrait très vite devenir un problème social majeur...

Il n’y aura pas de bloc-notes hebdomadaire la semaine prochaine mais peut-être un bloc-notes récapitulatif de l’année écoulée. Entre deux réveillons...

D’ici là, bonne lecture et joyeuses fêtes ... !

Philippe Watrelot

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Revue de Presse Education... Autonomie - Numérique - Enseignement - Ailleurs - Ressources...

16 Décembre 2016 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Autonomie - Numérique - Enseignement - Ailleurs - Ressources...

L’autonomie des établissements est un sujet brûlant. Le numérique et l’enseignement sont aussi abordés par les médias. On ira faire un tour ailleurs et l’on donnera des ressources à consulter.

Autonomie

2017 : Quelle autonomie pour les établissements scolaires ?

Retardée, abordée par des biais divers, la question de l’autonomie des établissements scolaires va sans doute être un point obligé du débat éducatif des présidentielles. Une nouvelle note de France Stratégie, un service du premier ministre, présente trois conceptions différentes de cette autonomie. Entre la privatisation, le renforcement hiérarchique ou le développement de collectifs d’établissement, trois voies se dessinent pour les politiques. Dans les 3 cas , le statut des enseignants et leurs conditions d’exercice se retrouvent au coeur de la question. Concilier l’autonomie et le sens que les enseignants donnent à leur métier ne sera pas une petite affaire...

Éducation : le niveau baisse, les inégalités montent

“Baisse des résultats scolaires et hausse des inégalités : la faillite des politiques publiques est évidente ! Ce qu’il faut c’est l’autonomie et la concurrence” Une vision extrême de Nicolas Lecaussin qui prend pour exemple les Pays Bas et le Royaume Uni mais surtout pas la Suède…

Numérique

Santé : La moitié des enfants de 5 ans ont un terminal vidéo dans leur chambre

57 % des élèves à 5-6 ans et 88 % des élèves à 10-11 ans possèdent au moins un support multimédia (téléviseur, ou ordinateur, ou téléphone portable, ou console de jeu) dans leur chambre. Et un enfant sur 10 déclare des troubles du sommeil. 11 % déclarent des somnolences diurnes. C’est une des révélations de l’enquête santé menée dans l’académie de Toulouse par les infirmiers auprès des élèves de 5-6 ans et 10-11 ans.

Des repères pour un monde numérique

C’est un lieu commun que de dire que les mutations liées au numérique changent toutes les données : les métiers qu’elles créent et ceux qu’elles transforment de fond en comble, le rapport au savoir, les pratiques éducatives, les relations entre individus…chacun et chacune d’entre nous vit ce chambardement avec un mélange d’appréhension et d’enthousiasme mais ce sont bon nombre de repères antérieurs qui volent en éclats et qu’il faut reconstruire. Il est urgent de les reconstruire et avec optimisme même si celui-ci est plus mesuré que béat.

Enseignement

Montessori, Steiner, Freinet... Pourquoi les écoles alternatives séduisent de plus en plus de parents

Ces dernières années, les ouvertures de ce type d’établissements se multiplient car les parents sont de plus en plus enclins à faire ce choix éducatif pour leurs enfants…

Chroniques d’une surveillante de collège

Nora Bussigny est surveillante dans un collège REP (ex-ZEP) d’une banlieue sensible. Le regard de cette étudiante de 20 ans nous éclaire sur la vie d’un établissement scolaire classé « éducation prioritaire », où le public y est un peu plus difficile qu’ailleurs. Dans cette plongée en immersion, nous allons côtoyer des profs souvent impuissants, un principal très tolérant, des « CPE » et des « pions » parfois dépassés par la violence quasi quotidienne, et de nombreux élèves à la dérive…
Nora, la pionne, va devoir venir en aide à une élève de troisième harcelée dans le collège et sur les réseaux sociaux.

Décrochage scolaire : les dispositifs pour prendre un nouveau départ

Du droit au retour en formation aux lycées de la nouvelle chance en passant par le service militaire volontaire, des dispositifs existent pour permettre aux décrocheurs de "raccrocher". Tour d’horizon.
96.000. C’est le nombre de jeunes sortis du système scolaire sans diplôme en 2016. Ceux-ci sont plus communément appelés "décrocheurs". Si vous êtes dans cette situation, sachez qu’il existe plusieurs moyens de réintégrer le système scolaire ou d’obtenir une qualification.

Sciences-Po va élargir sa politique d’ouverture sociale

Alors que sa voie réservée aux élèves de lycées de banlieue fête ses 15 ans, la grande école parisienne annonce la création d’un nouveau dispositif « Premier campus » pour les élèves de milieu modeste non scolarisés dans l’éducation prioritaire.

Ailleurs

Grève des profs au Tchad : des organisations appellent à « sauver l’école »

Plusieurs organisations de la société civile appellent à « sauver l’école ». Trois millions d’enfants sont privés de classe depuis plus de trois mois. Les enseignants sont en grève depuis septembre, ils réclament le paiement d’arriérés de salaires. Il n’y a donc pas eu de rentrée, les établissements sont fermés et les enfants sont livrés à eux-mêmes. Plusieurs collectifs appellent les parents à emmener leurs enfants à l’école.

Togo : les raisons du malaise des enseignants

Depuis deux semaines, l’enseignement primaire et secondaire au Togo ploie sous le coup d’une série de grèves. Faute d’un accord entre le gouvernement et les syndicats d’enseignants le 8 décembre dernier, une nouvelle grève de 72 heures est observée depuis ce mercredi.

Ressources

L’individualisation : de « l’école sur mesure » à la pédagogie différenciée. Article de Philippe Merieu

La santé des ados au collège

“L’enquête internationale Health Behaviour in School-aged Children (HBSC) est menée tous les quatre ans depuis 1982 auprès d’élèves de 11, 13 et 15 ans. Elle vise à mieux appréhender la santé et le bien-être des jeunes, leurs comportements de santé et leurs déterminants, au travers d’auto-questionnaires anonymes administrés confidentiellement en classe. En 2014, la France a ainsi mené la sixième vague consécutive de l’enquête auprès de 323 établissements publics et privés, soit 10 434 élèves, scolarisés dans 481 classes, représentatifs des adolescents scolarisés.”

Géraldine Duboz

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Revue de Presse Education... Mixité - Pédagogie - Politique - Ressources...

15 Décembre 2016 , Rédigé par Les Cahiers Pédagogiques Publié dans #Education, #Médias

Pinterest

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Dans cette revue de presse, il est encore question de mixité scolaire mais aussi beaucoup de pédagogie. La politique est au rendez-vous en cette année électorale. On terminera avec quelques ressources utiles, dont les dates du DNB.

Mixité

Mixité sociale au collège, le ministère tire le bilan vers le haut. "Une vingtaine d’expérimentations ont été lancées en septembre 2016. Soixante autres attendront la rentrée 2017, voire la suivante."

Comment le terme « communautarisme » piège l’institution scolaire. "On pourrait multiplier les exemples, mais le fait est là : « communautarisme » ne désigne pas une réalité inédite, c’est un nouveau discours qui impose un changement dans l’ordre de représentation de la situation scolaire. Ce mot témoigne pour ainsi dire d’une nouvelle paire de lunettes sociales avec lesquelles on est incité à regarder la réalité, et qui par conséquent en change la signification. Mais au profit de qui ou quoi ? De quelle lecture de la réalité ? Et avec quels effets sur la situation scolaire ?"

Pédagogie

Montessori, une pédagogie et un business ouverts à tous. "La méthode éducative Montessori a envahi les rayons des librairies et des magasins de jouets. Mais tous ces produits relèvent-ils tous de la méthode de la célèbre pédagogue italienne ? Franceinfo a mené l’enquête."

Un professeur s’empare de Minecraft pour faire travailler ses élèves. "Constatant que ses élèves lui parlaient souvent de leur console ou leurs jeux, David Plumel a décidé d’exploiter cet intérêt, au collège Les Allières à Saint-Pierre Le Moutier, dans la Nièvre. A partir de plans d’architecte, les élèves de ont ainsi rebâti sur ordinateur leur collège en 3D, déplaçant des millions de cubes."

« Libération » met en avant des initiatives concrètes d’enseignants motivés. Aujourd’hui, dans un quartier sensible de la région parisienne, des élèves de troisième forment un club débat. "Fanta, Elodie, Zaïnoudine, Gabriel font partie d’une vingtaine d’élèves qui font, toutes les deux semaines, la cantine buissonnière. Au collège Elsa-Triolet de Champigny (Val-de-Marne), personne ne leur en tient grief : ils sont membres du « club débat ». Sous l’œil bienveillant de leur professeure de français, Alice Leduc, les discoureurs avalent à la hâte des sandwichs. Entre deux crocs, les rhéteurs révisent leurs gammes, mettent en place leur stratégie et aiguisent leurs punchlines. Le CDI est devenu, depuis l’an dernier, le théâtre de leurs joutes verbales"

Un diplôme adapté aux étudiants handicapés. "L’université a créé une licence professionnelle dédiée au Web et destinée en priorité aux personnes en situation de handicap."

Politique

Les Atsem, Agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles, dénoncent une multiplication de leurs missions et une précarité grandissante. En mal de reconnaissance, les aides maternelles se mettent en grève.

Vincent Peillon candidat : a-t-il été un bon ministre de l’Education ? Vincent Peillon ressurgit en politique pour se présenter à la primaire de la gauche et ajouter à la confusion déjà grande. Une candidature d’autant plus inattendue que l’ex-ministre de l’Education, agrégé de philosophie, laisse un bilan mitigé de son action au 101 rue de Grenelle.

Education Nationale : à quoi ressembleront les 100 premiers jours du prochain ministre ? Une exposition d’idées assez radicales d’ERIC VERHAEGHE...

Ressources

Les épreuves du brevet se dérouleront les 29 et 30 juin, mais selon des horaires un peu étranges.

Quelles formalités pour les chefs d’établissements, les responsables des écoles et les enseignants ? Les chefs d’établissements, responsables d’école et enseignants doivent déclarer auprès de la CNIL tous les traitements qu’ils souhaitent mettre en œuvre, à l’exclusion de ceux qui sont mis à leur disposition par le ministère de l’Éducation nationale (MEN).

Référentiel de transformation numérique de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

Au Québec : BiblioExpert à la rescousse.

En cette ère de post-vérité où les faux renseignements circulent tout aussi rapidement et abondamment que les faits véritables, les étudiants doivent plus que jamais acquérir les compétences de recherche nécessaires pour apprendre à départager le vrai du faux et à trouver des sources crédibles pour leurs travaux scolaires.

Géraldine Duboz

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Revue de Presse Education... Egalité - Ailleurs...

14 Décembre 2016 , Rédigé par Les Cahiers Pédagogiques Publié dans #Education, #Médias

facebook-couverture.blogspot.com

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Une brève revue qui portera sur l’égalité et quelques situations d’ailleurs.

Egalité

Bientôt 100 % de réussite au brevet des collèges ?Des enseignants craignent que la nouvelle notation « par compétences » rende le diplôme accessible à de très mauvais élèves. Les notes servent-elles encore à quelque chose au collège ? Les représentants des professeurs finissent par en douter face à l’apparition, dans de nombreux établissements, d’« usines à cases », c’est-à-dire d’une multitude de petites cases à cocher pour évaluer leurs élèves de troisième « par compétences ».”

Pour lire l’article en entier :

Education prioritaire : La liaison école - collège au coeur du séminaire de l’OZP. “Association de référence sur l’éducation prioritaire, l’Observatoire des zones prioritaires (OZP) organisait le 10 décembre un séminaire national sur le nouveau cycle 3, à cheval sur l’école et le collège. Ce cycle veut imposer la continuité pédagogique ce qui n’est pas une mince affaire. Pour Marc Douaire, président de l’OZP, il ne suffira pas de construire une cohérence pédagogique déjà difficile. Il faudra aussi assurer la cohérence éducative.”

Quelles sont les mesures pour améliorer la mixité sociale à l’école ?Après les mauvaises notes de la France au classement Pisa, la ministre de l’Education nationale doit annoncer des mesures mardi.”

Mixité sociale : en finir avec les collèges ghettos. “Le ministère de l’Education lance ce mardi 57 nouvelles expérimentations pour favoriser la mixité sociale.”

Sciences Po fête 15 ans d’ouverture aux jeunes de milieux défavorisés. "C’était une « idée folle » venue bousculer un milieu très élitiste. Quinze ans plus tard, elle a permis à plus d’un millier de jeunes de milieux défavorisés d’accéder à Sciences Po Paris. La prestigieuse école célèbre mardi cette innovation qui a fait des émules sans tout bouleverser.”

Ailleurs

PISA préoccupe tout le monde !

Bilan du rapport PISA sur l’éducation au Qatar : peut mieux faire.

Le système d’éducation algérien classé avant dernier par l’OCDE-PISA test. “L’OCDE vient juste de publier le classement 2016 de l’enquête menée par le Programme for International Student Assessment (PISA). Le but de cette enquête est d’évaluer le rendement des systèmes scolaires de la majorité des pays dans le monde. Encore une fois, l’Algérie arrive bon avant- dernier du classassent, juste devant le dernier de la liste, la République dominicaine. Benghabrit a du pain sur la planche.”

Conférence des ministres arabes de l’éducation : Unifier les modèles d’enseignement. “Mme Benghebrit rappelle les efforts de l’Algerie.”

Bernard Desclaux

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