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Vivement l'Ecole!

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Un groupe de journalistes volontaires du « Monde » se propose d’aller faire des interventions en classe...

2 Février 2017 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education, #Médias

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EXTRAITS

Un groupe de journalistes volontaires du « Monde » se propose d’aller faire des interventions en classe, sur la base de contenus pédagogiques mis à disposition de nos lecteurs.
 
En parallèle du Décodex, ce guide créé par l’équipe des Décodeurs qui permet de vérifier la fiabilité d’un site Internet, s’est développé un projet qui a très vite fusionné avec lui. Car ils sont tous les deux nés d’une même nécessité : rendre le flux d’informations continu plus lisible et plus compréhensible, notamment pour nos jeunes lecteurs. Pour ce faire, Le Monde a décidé de s’engager dans une démarche d’éducation à l’information, à destination des collégiens et des lycéens, par le biais d’interventions en classe et par la mise à disposition, sur son site Internet, de contenus pédagogiques.
 
Ce projet est né d’un constat : toutes nos démarches de pédagogie que nous lançons au quotidien à travers nos articles ou par l’intermédiaire d’opérations plus ponctuelles comme le Décodex sont essentielles. Mais nos articles ne s’adresseront jamais qu’à nos lecteurs ou – du moins – à des personnes qui ont l’habitude de s’informer. Alors, comment donner, au plus grand nombre, les clés de compréhension pour naviguer dans l’océan de l’offre médiatique ?
 
(...)
 
Un groupe de journalistes prêt à intervenir en classe
 
C’est pour toutes ces raisons que Le Monde a décidé de s’engager dans l’éducation à l’information. Notre objectif est de participer à l’effort déployé par l’éducation nationale depuis la rentrée 2016 et de donner aux élèves les clés pour une lecture critique et distanciée de ce qu’ils lisent ou consultent tous les jours à la télévision ou sur leur smartphone via Facebook, Twitter, Snapchat et autres réseaux sociaux.

(...)

D’ici à la fin de l’année scolaire 2016-2017, nous tâcherons d’intervenir dans différents établissements, aussi bien généraux que professionnels, de la 6e à la terminale. Cette première phase exploratoire nous permettra, grâce aux retours des élèves et des professeurs, de proposer un projet pédagogique plus ambitieux pour la rentrée de septembre 2017. Aussi, nous lançons un appel aux enseignants intéressés par cette démarche et les invitons à nous contacter pour organiser une rencontre avec leur classe avant le début du mois de juillet.
 
Delphine Roucaute
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Revue de Presse Education... Enseigner - Difficultés et polémiques - Divers...

2 Février 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pédagogiques Publié dans #Education, #Médias

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Beaucoup d’études et d’interrogations sur l’enseignement. On aborde aussi quelques polémiques. Des informations diverses pour terminer, dont un peu d’humour à propos de la campagne présidentielle.

Enseigner

Une très intéressante réflexion sur le numérique à l’école dans Maddyness. On y pointe les trois écueils à l’intégration du numérique dans l’enseignement. Tout d’abord la formation : il ne s’agit pas seulement d’apprendre aux enseignants à se servir d’une tablette mais de les former à de "nouvelles méthodes pédagogiques. Le numérique n’est qu’un pan de cette transformation, et tant que les méthodes éducatives n’auront pas évolué, il est inutile d’équiper les écoles en matériel en tout genre. ” Ensuite il y a l’aspect matériel : "certaines zones rurales ont des réseaux encore trop lents, certains établissements ont des prises qui ne sont même pas adaptées, ça peut sembler anodin ou marginal, mais ça commence pourtant ici, car si je ne peux pas brancher ma borne Wifi, je ne peux pas faire fonctionner ma tablette.” Enfin le manque de dialogue entre les acteurs responsables : “Lorsque l’on interroge les élus, ils pointent du doigt l’incompréhension de l’Éducation nationale, l’impression que celle-ci prend des décisions seules, sans interroger l’avis des collectivités. Les directeurs académiques, de leur côté, se plaignent des difficultés rencontrées avec des collectivités qui ne sont pas encore en phase avec le Plan numérique en marche”

Un autre dossier intéressant signalé par le Café pédagogique sur l’enseignement explicite. "il faut faire en sorte que les enfants des milieux défavorisés ne soient pas encore plus défavorisés par les gestes des enseignants... Le plus difficile, c’est ce qui demeure caché tant aux enseignants qu’aux élèves : les raisons profondes des difficultés pour les élèves non connivents d’entrer dans la particularité des apprentissages scolaires".

A Ploudalmézeau, pas de flûte mais une chaîne YouTube en cours de musique : les cours de musique ont bien changé ! "Je n’ai pas vraiment conscience de faire cours "autrement", mais disons que je tente de me renouveler sans cesse. J’essaie au maximum de placer les élèves dans la peau de celui qui fait. Qu’ils soient en situation de créer, même quand ils débutent et n’ont pas de notion musicale. Je trouve des moyens. "

Pour Jean-Marie Blanquer "Il faut réhabiliter l’enseignement professionnel. Sa promotion et sa modernisation réinventeraient le savoir-faire à la française et la réussite des jeunes."

"L’Assemblée a voté mardi en première lecture une proposition de loi PS en faveur de la promotion des langues régionales.
Ce texte, adopté par une majorité transpartisane de 63 voix contre 3, se voulait la dernière chance d’avancer sur ce sujet passionnel, après l’enterrement il y a un an au Sénat, à majorité de droite, de la proposition de loi constitutionnelle autorisant la ratification de la charte européenne des langues régionales ou minoritaires."

Difficultés et polémiques

A Toulouse, en attendant leur reconstruction, les élèves de deux collèges défavorisés vont être répartis dans des collèges favorisés. "Pour les uns, c’est une ultime tentative pour casser les « ghettos » scolaires. Pour les autres, c’est l’abandon de tout un quartier. [...] A Toulouse, le défi de la mixité est important. Dans la Ville rose, où l’enseignement privé est très implanté, le niveau de ségrégation sociale est comparable à celui de Paris. Parmi ses trente-six collèges, cinq accueillent plus de 60 % d’enfants de milieux défavorisés, quand les sept collèges les plus huppés, tous privés, en comptent moins de 10 %."

Islamisme radical : ces écoles qui inquiètent la République
“Les écoles que vous allez découvrir n’ont rien à voir avec l’école publique. Elles sont hors contrat, parfois illégales, et même clandestines. On y enseigne à des enfants un islam souvent radical.” Une enquête de France2.

Un sujet grave dans La Croix : le suicide des jeunes qui représente la deuxième cause de mortalité chez les 15 et 24 ans (après les accidents de la route). Peu de mesures sont prises dans l’éducation nationale. "Les élèves peuvent éventuellement s’adresser à une infirmière scolaire, une psychologue ou une assistante sociale, mais elles sont trop peu nombreuses. Parfois le conseiller pédagogique d’éducation (CPE) peut aussi s’entretenir avec les familles lorsque l’enfant est en difficultés."

Divers

Un peu d’humour sur VousNousIls : les programmes éducation des candidats engifs animés.

Le livre blanc de l’enseignement supérieur et de la recherche en dix chiffres par Aurore Abdoul-Maninroudine. “Le livre blanc de l’enseignement supérieur et de la recherche a été remis, mardi 31 janvier, à Najat Vallaud-Belkacem et à Thierry Mandon. Ce rapport liste les moyens budgétaires à mettre en œuvre, sur la période 2017-2020, pour atteindre les objectifs fixés par les stratégies nationales.”

Les Atsem de nouveau en grève. "Après un premier mouvement le 14 décembre, un appel à la grève est lancé au niveau national ce mercredi par les agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles (Atsem). Ce mouvement de grève a lieu la veille de la présentation du rapport du Conseil supérieur de la fonction publique territoriale sur ce cadre d’emploi."

Mais que font les ados sur leur portable ? "Plus besoin, pour les ados d’aujourd’hui, d’un walkman ou d’un iPod, d’un appareil photo, d’une console de jeux portable, d’une télévision ou même d’un journal intime. Le smartphone sert à tout cela à la fois et surtout à socialiser et à se connecter à ses pairs." "Pour échanger avec leurs amis, ils utilisent les SMS que les nouveaux forfaits comme celui de Free à 2 EUR permettent d’envoyer à volonté, ou alors des logiciels de messagerie comme Messenger, observe Céline Cabourg. Le vrai réseau star pour échanger et partager des photos est sans aucun doute Snapchat, 8 millions d’utilisateurs en France dont plus de la moitié sont âgés de moins de 25 ans. C’est aussi, tout simplement, le seul que les parents ne savent vraiment pas manipuler."

Géraldine Duboz

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Revue de Presse Education... Débats - Enseignement supérieur...

1 Février 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pédagogiques Publié dans #Education, #Médias

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Une courte revue aujourd’hui. Quelques textes pour éclairer certains débats en cours, et des infos sur l’enseignement supérieur.

Débats

Pour éclairer quelques débats en cours...

SES vs Académie : Premier round. “L’académie des sciences morales et politiques, présidée par Michel Pébereau, a entamé le 30 janvier son analyse des programmes de sciences économiques et sociales du lycée. Au terme d’une journée de débats fort civils dans l’atmosphère ouatée de l’Académie, l’offensive est pourtant bien lancée. Si l’académie veut bien admettre qu’il y a moins de "biais idéologiques" dans les programmes, on parle quand même trop de Marx ou, pire, de classe sociale. L’enseignement des SES est jugé trop pessimiste. L’académie se propose de repeindre, mais pas en rose, les programmes dans un second colloque le 27 février.”

L’autonomie vue par Jean-Paul Delahaye. “Intervenant au stage de formation national sur les alliances éducatives, le 24 janvier, Jean-Paul Delahaye, chargé de mission Ecole et grande pauvreté et ex directeur de la Dgesco, définit ce que doit être l’autonomie des établissements scolaires.” A méditer : "" Il faut une direction d’école, de circonscription ou d’établissement, une gouvernance donc, dont les méthodes de pilotage soient en accord avec cette confiance que nous souhaitons voir s’instaurer à l’égard des acteurs locaux. Et donc les responsables des écoles et des établissements doivent savoir organiser la concertation et la collégialité en interne. Le chef d’établissement, qui demeure le décideur en dernier ressort bien sûr, doit apprendre à devenir le pilote d’un collectif. Autrement dit, les responsables locaux doivent, eux aussi, comme l’administration centrale, savoir passer de l’injonction à la facilitation.""

Suite à la sortie du dernier livre d’Anne Barrère sur le travail des enseignants, le blog Vivement l’école ! signale la vidéo de sa conférence tenue à l’Acireph sur le travail des enseignants et des élèves. A voir également sur Youtube.

Claude Lelièvre propose un papier, « Théorie du genre » et condamnations, sur son excellent blog Histoire et politiques scolaires. “La cour d’appel d’Orléans a alourdi lundi la peine infligée à Farida Belghoul, fondatrice du mouvement « Journée de retrait de l’école » (JRE) opposée à la « théorie du genre », qui avait diffusé en mars 2014 sur YouTube un document mettant en cause une institutrice de classe maternelle à Joué-les-Tours. Et les autres ?

Et puis j’ai signé ce dernier antidote sur Les Cahiers pédagogiques :
Remèdes aux mensonges et autres idées reçues. L’apprentissage, c’est mieux ?, quatorzième antidote. "«  Si un élève ne se plait pas à l’école, c’est quand même mieux de l’envoyer le plus tôt possible en apprentissage !  »

Voici une belle phrase compassionnelle, qui attend l’adhésion de tous tant elle fait référence apparemment au bon sens de chacun. Globalement, ça pourrait se résumer par «  vaut mieux faire ce qui plaît  ». Sauf que c’est peut-être un peu plus compliqué."

Enseignement supérieur

Pour que la France reste dans la course, un Livre Blanc pour la recherche et le supérieur. “Ce Livre Blanc, dont la première édition, dévoilée mardi, sera transmise au Parlement d’ici fin février doit aussi détailler les besoins à prendre en compte dans la loi de finances, a indiqué la ministre de l’Éducation Najat Vallaud-Belkacem lors d’une conférence de presse.”

L’Usine nouvelle le signale également en mentionnant le pactole… [Présidentielle] Candidats, prévoyez 1 milliard de plus par an pour l’enseignement supérieur et la recherche !Comme pour la Défense, le gouvernement doit désormais produire au parlement, tous les cinq ans, un Livre blanc l’Enseignement supérieur et la Recherche fixant les objectifs et le budget nécessaires pour les atteindre. Le premier fixe à environ un milliard d’euros de plus par an l’effort budgétaire nécessaire entre 2017 et 2020.”

Quand "Paye ta fac" contraint écoles et universités à réagir par Morgane Taquet sur Educpros. “Après le temps des témoignages vient celui des premières enquêtes internes. Créé en décembre 2016, le blog Paye ta fac donne la parole aux étudiantes victimes de dérives sexistes. Depuis la mise en ligne de ce Tumblr, et à la suite de nombreux témoignages dénonçant directement des abus, certains établissements ont décidé de réagir, en ouvrant notamment des enquêtes internes.”

Bernard Desclaux

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Semaine de la presse et des médias dans l'école - 20 au 25 mars 2017...

31 Janvier 2017 , Rédigé par Canope Publié dans #Education, #Médias

 

La Semaine de la presse et des médias dans l’école® est une activité d’éducation civique donnant l’occasion aux élèves d’apprendre à comprendre le système des médias, à approfondir leur jugement critique, à éveiller leur goût pour l’actualité et à construire leur identité citoyenne.

Du 20 au 25 mars 2017, la Semaine de la presse et des médias dans l'école® se déroulera autour du thème « D’où vient l’info ? ». Vous pourrez ainsi aborder avec vos élèves les problématiques de la provenance des informations, de leur diffusion et de la validité des sources. Par la même occasion, ils pourront trouver des réponses face à leurs interrogations concernant le métier de journaliste.

Vous souhaitez participer ? Inscrivez votre établissement dès à présent et réservez des journaux et des magazines. En plus de ces titres, vous recevrez :

  • le dossier pédagogique ;
  • les deux affiches de la Semaine de la presse et des médias dans l’école® ;
  • un accès gratuit aux ressources numériques des médias présents sur le site du Clémi durant la période du 1er mars au 15 avril 2017.

Pour plus d'informations, téléchargez le flyer d'information et suivez le fil Twitter @LaSpme.

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Revue de Presse Education... Polémiques - Divers - Ressources...

27 Janvier 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

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Actualité clairsemée. Il sera question encore de quelques polémiques. Un peu de "d’hiver" et quelques ressources complèteront cette revue.

Polémiques

Nouveaux programmes de grammaire : l’avis de Pivot, Finkielkraut, Rouart et Lussault.

La grande déclaration : Professeurs de français, nous n’enseignerons pas le prédicat. “Puisque nos inspecteurs nous parlent beaucoup de "simplification", qu’on nous permette de simplifier notre pensée à ce sujet : nous nous sommes engagés à ne pas prendre nos élèves pour des imbéciles.” Et qui signe ce billet ? Jean-Paul Mongin Philosophe et délégué général de SOS Education.

"Please, we want notes"Le problème fondamental de notre système éducatif est d’avoir tout simplement supprimé les notes.” Un article à charge.
Et justement, Iain Kilpatrick dans The Telegraphe du 23 janvier fait référence à Sir Ken Robinson interroge : Could our obsession with exams lead to long term failure ? (Notre obsession avec les examens pourrait-elle conduire à un échec à long terme ?).

Le livret scolaire unique numérisé à marche forcée. “Depuis la rentrée dernière, les livrets scolaires de l’école élémentaire et du collège ne forment plus qu’un : on parle désormais du livret scolaire unique, que les parents et les élèves peuvent consulter en ligne. Il contient notes, appréciations, bilans de fin de cycles ainsi que les attestations obtenues (PSC1, ASSR 1 et 2, AER, attestation scolaire « savoir-nager » (ASSN), etc.).” Maîtresse Charlotte, qui tient un blog sur Rue89 Strasbourg, décrit dans un billet la mise en place du livret unique numérisé dans son établissement, dans la précipitation et le stress.

Réduire le nombre d’élèves par classe "n’est pas la solution magique". “Réduire les classes de 25 à 23 élèves ne change rien. Le faire sans mettre en place de pédagogie qui rendrait cette réduction efficace non plus. Il faut en revanche profiter de ces réductions pour personnaliser davantage les apprentissages. Si des mesures n’accompagnent pas la baisse des effectifs, alors on s’illusionne sur un effet mécanique qui n’est qu’un levier parmi d’autres.”

Divers

Education prioritaire à l’école : une enquête montre la satisfaction des enseignants. “Une enquête menée par le SNUipp-FSU, syndicat des enseignants du primaire, dévoilée jeudi, montre la satisfaction des professeurs des écoles concernés par l’éducation prioritaire.”

Une institutrice suspendue pour avoir scotché ses élèves à leur chaise. “L’ « enseignante a utilisé du ruban adhésif pour maintenir des élèves agités sur leur chaise », tout en signalant qu’elle juge cette attitude « inacceptable », rapporte France Bleu Drôme-Ardèche. Les parents, indignés, évoquent quant à eux de l’adhésif collé sur la bouche. Contacté par Le Figaro, le rectorat de Grenoble n’a pas livré plus de détails.” On ne connaît pas non plus la marque de ce ruban particulièrement efficace !.

L’orientation est maintenant un thème dans les médias. En province chaque “salon” de l’orientation est couvert. Et la télé propose de petits reportages, ainsi LCI à son JT de 20H - Orientation scolaire : que faire après la classe de 3e ?

EdTech, des études pour imaginer l’éducation de demain. “C’est une formation atypique dans le monde universitaire : mêlant les sciences de l’éducation et les sciences cognitives, la psychologie, l’anthropologie et la philosophie, le master EdTech multiplie les approches pour appréhender ce que l’on appelle aujourd’hui les « sciences de l’apprendre ». Présente au sein du Centre de recherches interdisciplinaires (CRI), fondé par le biologiste François Taddei, cette formation est cohabilitée depuis 2013 par les universités Paris-Descartes et Paris-Diderot.”

Ressources

Présentation de la revue Économie et management, n° 162, janvier 2017, Le bonheur au travail. Avec notamment Les conditions du bien-être à l’école – Christophe Marsollier (article en accès libre), il y en a d’autres.

Paru dans Revue internationale d’éducation de Sèvres, 73 | 2016. Introduction : Ce que l’école enseigne en commun : enjeux et difficultés d’un thème politique majeur [Texte intégral] par Roger-François Gauthier. Conclusion : “L’objectif de beaucoup de politiques éducatives du monde de construire une école commune à tous les enfants, pour les conduire à des connaissances, des compétences ou une culture qui soient elles-mêmes communes, risque d’être compromis si les diverses tendances du marché prennent le pouvoir sur l’éducation, et, en la privatisant, en font un ensemble de biens éclatés dépourvus de sens social. En revanche l’adhésion durable des politiques et de différents acteurs, y compris de la population, à l’objectif d’école commune ne sera possible que si cet objectif est clarifié, sans doute relié à une philosophie explicite de l’éducation comme bien commun, et associé à des modes de gouvernance et d’évaluation eux-mêmes cohérents avec lui.”

Cette revue est également présentée par le Café pédagogique : L’éducation de base, une question très politique. “La Revue internationale d’éducation de Sèvres consacre le dossier de son dernier numéro à " Ce que l’école enseigne à tous ". Alain Bouvier, le rédacteur en chef, et Roger-François Gauthier, IGAENR (inspecteur général de l’administration de l’éducation nationale et de la recherche), l’ont présenté le 25 janvier à la presse. Un sujet d’actualité au moment où certains, en France, rêvent tout haut de supprimer le collège unique.”

A quoi ressemble le portail national d’éducation économique ?Par Hugo Baudino “Regrouper en un seul site des informations neutres et utiles sur plus d’une centaine de thématiques liées aux finances personnelles. Voici l’ambition affichée par le site Mes Questions d’Argent de la Banque de France.” “Avec ce site public, la Banque de France oppose donc à ces plateformes forcément un peu intéressées, un contenu censé être plus neutre. Avec tous ces outils, on se posera peut-être bientôt la question du rôle des journalistes spécialisés dans les finances personnelles.”

Bernard Desclaux

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Revue de Presse Education... Prédicat – Primaire - Mammouth – Mises au point...

22 Janvier 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pédagogiques Publié dans #Education, #Médias

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Dans ce bloc notes, nous continuerons à nous intéresser au prédicat qui en est à sa troisième semaine et qui vient de franchir un stade nouveau avec le discours de François Fillon. On évoquera aussi la primaire de la gauche où les sujets d’éducation ont été abordés dans les deuxième et troisième débats. Nous prendrons aussi des nouvelles du Mammouth : un animal qu’il vaut mieux caresser dans le sens du poil. Et pour finir, je me livrerai à un exercice inhabituel en réagissant à des informations me concernant. Je suis équipé du tout-à-l’égo...

Prédicat (épisode 3)

Le prédicat passe brillamment la troisième semaine du concours du buzz imbécile et malveillant et de la polémique à la c... ! Après la phase de buzz à partir d’un billet de blog douteux et le copiage circulaire entre journaux qui en a suivi, on en est maintenant au stade de la récupération politique... J’attends toujours la quatrième phase avec la tribune de Finkielkraut sur la décadence de la civilisation et la défense du COD face à la barbarie qui ne saurait tarder... !
Cette semaine Le Figaro a donc consacré sa Une à la réforme de la grammaire avec plusieurs articles sur le sujet : un sur le “jargon” un autre sur la “guerre” du prédicat et enfin une interview d’Alain Bentolila pour qui, derrière cette notion grammaticale “ se cache une idéologie épouvantable”. Le Figaro essaie, en fait, de refaire le coup de la réforme de l’orthographe et d’attiser les peurs des parents soucieux de la réussite de leurs enfants en s’appuyant sur une vision patrimoniale et intangible de l’École et en cherchant à idéologiser et politiser un point didactique et relativement mineur. Et ça marche !

La preuve en est que, comme on le prédisait (!), ce sont maintenant les politiques qui s’en mêlent... “Des pédagogistes savants ont créé un fourre-tout : le prédicat. Un nouveau symbole de la dérive de l’enseignement qui s’éloigne du bon sens. […] Mes amis, libérons l’École de ces pédagogistes prétentieux” s’est écrié François Fillon dans une réunion publique à Oyonnax dans l’Ain le 19 janvier. A notre connaissance, Donald Trump ne s’est pas exprimé sur ce sujet...

Pour ne pas rester sur ce constat un peu désabusé et amer, on pourra se faire une opinion plus nuancée avec un bon article de synthèse dans Libération ou une interview de Sylvie Plane sur VousNousIls . On pourra aussi écouter l’émission Rue Des Écoles sur France Culture ou encore lire une interview de l’animatrice de Charivari à l’école dans L’Express .

On parie sur une quatrième semaine ?

(...)

Mammouth

Contrairement à ce que l’on pouvait croire, la chasse au « mammouth » reste un hobby d’aujourd’hui. Une chasse facile, au fond. Il suffit d’un titre accrocheur - « Raser Grenelle », « Les assassins de l’école » ou « Achever le mammouth » - pour s’assurer un succès de librairie et surfer sans vergogne sur la vague de l’antisystème. Alors, je veux être précise : je ne refuse pas la critique. Il y a, évidemment, des choses à changer, à faire évoluer. Mais je trouve profondément injuste le procès récurrent fait à l’Education nationale, d’ignorer délibérément les résultats de la recherche scientifique, de préférer le confort des certitudes idéologiques et des fausses évidences à l’effort hardi de réforme qu’exige l’état de notre système scolaire. Les difficultés et les problèmes existent, oui. Mais au fil des pamphlets, revient un refrain lancinant : les difficultés dans la maîtrise des fondamentaux ? La faute au mammouth ! Les inégalités sociales et scolaires ? La faute au mammouth ! L’orthographe, la condition enseignante, les relations avec les familles ? Le mammouth, encore le mammouth, toujours le mammouth. Vraiment ? Rien sur la situation de la société dans son ensemble ? Rien sur la promotion délirante d’un discours consumériste et matérialiste ? Rien sur les crises auxquelles nous faisons face ? La prétendue « critique » de l’Institution scolaire ne peut se résumer à « l’esprit qui toujours nie », pour reprendre la formule de Goethe. Elle doit tenir compte de ce qui est, au lieu de pontifier béatement en faveur de la suppression d’une méthode globale d’apprentissage de la lecture… pourtant disparue depuis des décennies. Voilà pourquoi je tiens à rappeler la réalité du ministère, loin des fantasmes véhiculés. ” C’est un extrait de la tribune proposée par la Ministre de l’Éducation Nationale à Libération le 16 janvier 2017.

Les allusions qu’on trouve dans cet extrait sont assez claires. Najat Vallaud-Belkacem s’insurge contre toutes les attaques qui sont portées à l’institution qu’est l’Éducation Nationale. Et elle semble renvoyer dos-à-dos le livre de Carole Barjon (« Mais qui sont les assassins de l’école  ») et celui de Bernard Toulemonde et Soazig le Névé ( “Et si on tuait le mammouth”). Elle conteste aussi la critique sur le caractère bureaucratique de son Ministère en affirmant que “à rebours des politiques éducatives descendantes à partir de la rue de Grenelle, j’ai décidé de construire une politique nationale à partir des solutions du terrain et de l’expertise scientifique. L’Education nationale n’est plus, loin s’en faut, ce cliché blessant du mammouth centralisé et ultra-jacobin. ”. En fait dans ce texte, la Ministre se livre à une double défense. D’abord celle des enseignants qui ont tendance à voir dans les attaques de l’institution une remise en cause de leur propre travail. Et ensuite celle de sa propre administration centrale (dont B. Toulemonde a été un membre éminent) qui est souvent qualifiée de bureaucratique.

Bernard Toulemonde et Soazig Le Neve n’ont pas apprécié cette tribune dans Libération et l’amalgame qui est fait avec le livre de C. Barjon. Ils lui répondent dans le même journal en l’interpellant : “Alors, Madame la Ministre, le « mammouth » n’est responsable de rien ?”. Pour eux, il faut distinguer l’institution et les enseignants, ils reprennent une métaphore que j’ai maintes fois utilisée : “Les enseignants sont-ils heureux ? Ils sont hélas comme l’orchestre du Titanic : ils font de leur mieux pendant que le navire coule… C’est donc un système qu’il faut modifier pour que, comme vous le souhaitez, nous ayons « une école ouverte sur le monde », « capable d’évoluer » et « d’adapter les méthodes d’apprentissages ».” Et ils reprennent leur credo fondé sur l’autonomie : “Pour cela, cessons de penser que la France d’en haut, celle de la rue de Grenelle, sait tout ce qu’il faut faire et que la France d’en bas n’a qu’à appliquer. Faisons vraiment confiance aux acteurs locaux, aux équipes d’établissement, laissons-leur de larges marges de liberté et accompagnons-les pour inventer les solutions de réussite de leurs élèves. Formons vraiment les enseignants à la pédagogie, modernisons cette gestion archaïque qui les désespère.

Cette polémique est assez emblématique de la difficulté du débat sur l’École. On en trouve une autre illustration avec un article de Louis Maurin sur le site (rénové) d’Alternatives Économiques qui est assez largement transféré et retweeté sur les réseaux sociaux. Le directeur de l’observatoire des inégalités affirme en titre “Non, l’école n’augmente pas les inégalités”. On ne va pas ici rentrer dans le débat assez technique et portant sur la méthodologie qui constitue le cœur de ce texte. On peut surtout souligner les raisons de son succès et l’usage qui peut en être fait. On peut en effet y voir une sorte de dédouanement de l’École (et par extension de ses enseignants) et c’est certainement une des raisons de l’intérêt qui y est porté. Mais il faudrait dire à tous ceux qui transfèrent ce texte (avec évidemment des arrières pensées syndicalo-politiques) en pensant qu’il exonère le système scolaire de toute responsabilité et qui le voient comme une forme d’absolution des enseignants (comme s’il fallait se sentir coupable personnellement du dysfonctionnement d’une institution) qu’il serait utile de lire aussi la fin du texte ! Louis Maurin précise : « L’école française ne ressemble pas au portrait qu’on en fait, cela n’empêche qu’elle peut mieux faire. Un constat raisonné pourrait aider à améliorer le niveau scolaire de notre pays et le rendre plus juste. […] Le système français n’est pas le pire au monde, il est hypocrite. Ce qui fâche, ce n’est pas ce qu’il est, mais l’écart entre un discours sur l’égalité scolaire et la réalité vécue par les « non-initiés » des milieux populaires. Leur rejet par le système est d’une rare violence et nourrit les tensions sociales. C’est l’un des piliers oubliés de la montée de l’extrême droite.[…] Si l’on croit, au contraire, qu’il est de l’intérêt général d’avoir une école plus juste, il est temps de mettre en œuvre non plus des replâtrages permanents mais des transformations de fond. »

Au risque de me répéter, on devrait pouvoir critiquer l’institution qu’est l’École sans que cela soit vu comme une attaque des enseignants eux-mêmes qui font du mieux qu’ils peuvent dans un système qui dysfonctionne. Et pareillement, on devrait pouvoir pointer le fonctionnement bureaucratique de l’administration sans s’exposer à des protestations énergiques de cette technostructure persuadée dans une sorte de discours performatif que la volonté de ses membres tient lieu de politique et qui nie ou minimise la pesanteur du système. J’ai pu éprouver personnellement l’une et l’autre de ces difficultés !

Le mammouth est un animal revêche et susceptible !

(...)

Philippe Watrelot

Vous retrouverez son toujours remarquable bloc-notes en entier par l'intermédiaire d' un clic ci-dessous

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Revue de Presse Education... Présidentielle - Orientation - Formation professionnelle...

20 Janvier 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pédagogiques Publié dans #Education, #Médias

sabine-buis.fr

sabine-buis.fr

Toujours la présidentielle mais qui donne l’occasion à JiMo d’un comeback qui ne nous rate pas ! Un peu d’orientation et de formation professionnelle compèteront cette revue de fin de semaine.

Présidentielle

Programmes peu ou pas néo-libéraux pour l’enseignement supérieur et la recherche. Michel DELARCHE analyse ce qu’en pense le groupe JP Vernant qui “termine sa revue des programmes électoraux par ceux des candidats esquissant une approche plus ou moins critique de la politique néo-libérale suivie sous Sarkozy et Hollande. Les détails de la revue sont ici."

Le groupe JP Vernant conclut provisoirement son analyse ainsi : L’intérêt des principaux candidats pour l’Enseignement Supérieur et la Recherche est très variable. Quatre candidats proposent une vision articulée et des perspectives claires, déclinées en propositions de politiques publiques qu’il est raisonnablement possible de mettre en œuvre : M. Mélenchon, M. Montebourg, M. Peillon et M. Fillon. Ils proposent une gradation entre un programme de rupture et un programme de prolongation par continuité de la politique suivie depuis 10 ans.”

En visite à Florange, Mélenchon en défenseur de l’enseignement professionnel. “"50% de la jeunesse scolarisée est dans l’enseignement professionnel, technique. La moitié de la jeunesse de France. On n’en parle jamais. C’est comme les salariés : c’est les plus nombreux, et on n’en parle nulle part", a ajouté le candidat avant de présenter son plan de "filière polytechnique". Il ajoute "On pourra aller du CAP jusqu’au bac professionnel. Et après on arrive à brevet de technicien supérieur, et quand on aura fini, ça peut être qu’on pourra passer une licence professionnelle. C’est moi qui l’ai créée, je sais comment ça marche !".” J’ai un doute, c’est Claude ALLÈGRE qui avait signé l’ARRÊTÉ DU 17-11-1999 qui crée cette forme de licence dans le cadre de la mise en oeuvre du LMD en France.

Primaire à gauche : l’amnésie de Benoît Hamon sur les ABCD de l’égalité à l’école. “L’ex-ministre de l’éducation s’est fait reprendre, plutôt à raison, par son prédécesseur Vincent Peillon au cours du troisième débat. Explications.”

Vousnousils poursuit ses interview, aujourd’hui, Interviews Hamon/Peillon : leurs visions de l’éducation. “Vousnousils a interrogé les principaux candidats à la primaire de la gauche sur leur vision de l’éducation. Focus sur Benoît Hamon et Vincent Peillon, qui ont été ministres de l’Éducation nationale lors du dernier quinquennat.”

Présidentielle 2017 : le programme éducatif de François Fillon. “François Fillon, Yannick Jadot, Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon… Dans les semaines à venir, les protagonistes tenteront de convaincre les électeurs de leur confier les rênes du pays à l’occasion de l’élection Présidentielle qui se tiendra les 23 avril et 7 mai 2017. L’occasion pour Tonavenir.net de commenter les programmes des principaux candidats en matière d’Education et plus précisément leurs propositions concernant l’amélioration du processus d’orientation scolaire et des moyens alloués à cette mission.

Pour ce faire, nous avons sollicité deux personnes susceptibles d’éclairer ces projets à l’aune de leurs expériences et sensibilités respectives : Yves Destribats et Bernard Desclaux

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Fillon et l’éducation dessin de JiMo

Orientation

En cette période d’inscriptions des voeux dans APB, les salons et les conseils, les articles “alarmes” fleurissent dans la presse.
APB : « Les jeunes doivent faire attention au calendrier et suivre scrupuleusement les règles ». “INTERVIEW - Martine Vanhamme-Vinck, directrice du Centre d’Information et d’Orientation Médiacom, donne ses conseils pour réussir son inscription sur la plate-forme APB.”

Francetvinfo titre : Admissions post-bac : le casse-tête des bacheliers.

Et l’Etudiant, Lycéens ZEP à Marseille : "Il est plus compliqué pour nous de viser les grandes écoles"

« Les conseils d’orientation donnés aux élèves varient selon leur milieu », propos recueillis par Séverin Graveleau pour Le Monde. “Ce vendredi 20 janvier marque l’ouverture des inscriptions sur le portail Admission post-bac (APB 2017), qui permet chaque année à quelque 800 000 élèves et étudiants en réorientation de faire leurs vœux d’études dans le supérieur. Quelles informations reçoivent les élèves au moment de faire leur choix d’orientation ? C’est la question que se pose depuis 2013 la sociologue Agnès van Zanten dans le cadre de plusieurs travaux sur les politiques d’orientation scolaire, les prescripteurs et les lieux d’orientation. Selon elle, les conseils donnés par les équipes éducatives au moment où les élèves doivent faire ce choix diffèrent du tout au tout, selon que l’on soit dans un lycée favorisé ou non. Un biais qui vient accentuer les inégalités sociales et scolaires. Entretien.”

APB : les erreurs d’orientation post-bac coûtent un demi milliard d’euros par an par Marie-Christine Corbier pour Les EchosPrès de quatre étudiants sur dix se réorientent entre la première et la deuxième année d’études supérieures, selon France Stratégie. L’organisme propose, entre autres, de réformer le bac.”

Et pendant ce temps, Inquiétude pour l’avenir des CIO haut-rhinois. “La fermeture de trois des 14 Centres d’information et d’orientation (CIO) alsaciens devrait être officialisée en mars prochain. Tous les CIO visés se trouvent dans le Haut-Rhin. Pessimistes, les principaux syndicats enseignants tâchent toutefois de mobiliser.”

Formation professionnelle

Quel avenir pour le lycée professionnel ?Souvent décrit uniquement en terme de relégation, le lycée professionnel est maintenant compris comme un univers mal connu et vécu de façon beaucoup plus nuancée. C’est aussi ainsi que le montre "Le lycée professionnel : relégué et avant gardiste ?", un petit livre issu des entretiens Ferdinand Buisson et publié par l’Ifé. Regroupant plusieurs travaux de spécialistes, l’ouvrage interroge surtout l’avenir du lycée professionnel et sa nécessaire réorientation.”

Bruno Devauchelle : Numérique : Qu’a-t-on appris de l’enseignement professionnel ?Au début des années 1980 les enseignants des disciplines techniques des Lycées Professionnels et Techniques (devenus ensuite Technologiques) ont dû s’adapter à la réalité professionnelle à laquelle ils préparaient leurs élèves. Ce fut particulièrement le cas de la nécessaire adaptation liée au développement de l’informatique aussi bien dans le tertiaire que dans l’industriel. Rappelons ici quelques exemples : la bureautique, les logiciels professionnels de comptabilité, les machines à commande numérique ou encore les systèmes de découpe assistée par ordinateur, sans oublier la célèbre CAO-DAO (conception et dessins assisté par ordinateur). Ce qui est impressionnant, avec le recul, c’est de constater que loin d’être ridicules, les établissements et les équipes enseignantes ont su mettre en place les moyens adaptés pour que leurs élèves sachent s’insérer dans les nouveaux contextes professionnels. Qu’a t-on fait de leur expérience ?

Et justement Didier Cozin, ingénieur de formation professionnelle réfléchit sur Formation et éducation, les illusions numériques. “À chaque saut technologique depuis les années 70 (le minitel, puis le PC et enfin Internet), de jeunes pousses ou de vieux briscards proclament la fin de l’éducation en salle, la révélation d’un monde éducatif enfin parfait : lisse, propre, bon marché, réplicable à l’infini. Le numérique serait à même de résoudre nos immenses défis éducatifs.”

Je vous souhaite un beau week-end.
Bernard Desclaux

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Revue de Presse Education... Education - Enseignement supérieur...

19 Janvier 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pédagogiques Publié dans #Education, #Médias

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Temps très très calme sur l’actualité de l’éducation, ce sera donc du vrac, mais il y a également l’enseignement supérieur.

Education

Le Café pédagogique rencontre Aziz Jellab : L’Ecole, passion française. “Au milieu de la vague des pamphlets et des ouvrages incendiaires ou assassins sur l’Ecole, des navires de la pensée peuvent-ils encore tracer leur route ? C’est ce qu’essaie de faire le livre d’Aziz Jellab, "Société française et passions scolaires". L’ouvrage montre comment l’Ecole entretient des relations complexes avec le pays, son histoire, ses valeurs, ses idéaux, ses doutes et aussi ses contradictions. L’auteur, inspecteur général et chercheur à l’Université de Lille 3, interroge nos résistance face à la démocratisation de l’éducation. Nos résistances ne sont pas que celles de la société française. C’est d’abord aux enseignants et aux acteurs de l’Ecole qu’il s’adresse. Pour démocratiser l’Ecole il faut incarner la démocratisation dans les pratiques pédagogiques. Un sacré défi…”

La Croix propose un papier sur les orphelins : L’école tâtonne face au drame des orphelins. “Un élève par classe serait orphelin, deux par classe au lycée. Pourtant, les enseignants restent peu préparés à les accueillir.”

OZP présente Les points de vue du Sgen et du Snes à propos de Mixité sociale et sectorisation multicollèges à Paris.

Dossier de veille de l’IFÉ : EMI : partir des pratiques des élèves, N°115, janvier 2017 Auteur(s) : Joubaire Claire. Résumé : “Ce Dossier de veille interroge la notion d’éducation aux médias et à l’information, et présente des travaux de recherche récents qui permettent de cerner les contours des pratiques médiatiques et informationnelles des élèves, en mettant en cause les stéréotypes associés aux générations familiarisées au numérique depuis l’enfance.”

Enseignement supérieur

Tirage au sort à l’entrée de l’université : un projet d’arrêté qui relance la polémique. “Après avoir été jugé illégal à plusieurs reprises, le tirage au sort à l’entrée de l’université revient sur le devant de la scène. Un projet d’arrêté gouvernemental prévoit de le légaliser. Le texte, qui ne satisfait personne, devait être présenté au Cneser du 17 janvier 2017. Son examen a finalement été reporté.”
Et en attendant à l’Université : des Moocs aident les futurs bacheliers à s’orienter. “Comment diminuer l’abandon des jeunes en première année de fac ? Des Moocs (cours en ligne) sont disponibles à partir de janvier ou février sur la plateforme FUN de l’enseignement supérieur pour améliorer l’orientation des lycéens, un des points faibles du système éducatif français.”

Le Monde s’interroge : Quelles réformes pour réduire l’échec à l’université ? “Pour parer aux défaillances d’orientation entre le lycée et l’enseignement supérieur, France stratégie propose de créer des parcours intégrés à cheval entre le lycée et le supérieur ou des parcours à la carte avant et après le bac.” “La transition entre le lycée et l’enseignement supérieur reste encore un moment périlleux. Chaque année, 75 000 étudiants décrochent sans avoir obtenu de diplôme, soit 20 % des jeunes ayant commencé des études après le bac, rappelle une note d’analyse publiée le 12 janvier par France stratégie, organisme de réflexion placé sous l’autorité du premier ministre. Un enjeu d’autant plus important que les dix prochaines années seront marquées par une augmentation mécanique des effectifs du supérieur, avec l’afflux des générations nombreuses nées au début des années 2000.”

L’enseignement-recherche sur le renseignement en France : une filière à construire. “Il ne peut y avoir de recherche sans plus plusieurs facteurs rassemblés en même temps, mais pas forcément au même endroit : une filière de formation jusqu’au niveau master, permettant de diplômer des étudiants pour qu’ils poursuivent vers un doctorat ; des maîtres de conférence habilités à diriger des recherches (HDR) pour encadrer ces doctorats ; au moins une école doctorale permettant de rassembler étudiants, enseignants, chercheurs et docteurs ; enfin mais surtout des débouchés c’est dire des postes dans des instituions de recherche comme l’Institut de Recherche stratégique de l’École militaire (IRSEM) ou des emplois dans les services de renseignements.” Par Pierre Memheld, responsable du master intelligence économique et gestion du développement international à l’université de Strasbourg

Bernard Desclaux

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L’éducation aux médias...

18 Janvier 2017 , Rédigé par UNESCO Publié dans #Education, #Médias

fr.unesco.org

fr.unesco.org

La prolifération des médias de masse et des nouvelles technologies a apporté des changements décisifs du comportement et des processus de communication humaine. L’éducation aux médias vise à fournir aux citoyens les compétences (savoir, capacités et attitude) nécessaires vis-à-vis des médias traditionnels et des nouvelles technologies. Cela comprend les éléments suivants :

  • Comprendre le rôle et la fonction des médias dans les sociétés démocratiques
  • Comprendre les conditions nécessaires aux médias afin qu’ils puissent fonctionner convenablement
  • Évaluer de manière critique les contenus médiatiques
  • Prendre part aux médias pour l’expression personnelle et la participation démocratique
  • Obtenir les capacités de révision (TIC y compris) nécessaires à la production de contenu généré par l’utilisateur

(...)

Actualités

Les renseignements complets sont ci-dessous

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Revue de Presse Education... Pédagogie - présidentielles - SES ici et ailleurs - sexisme - Divers..

18 Janvier 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pédagogiques Publié dans #Education, #Médias

jasonromaior.com

jasonromaior.com

Ce mardi, la presse parle beaucoup de l’articulation entre pédagogie et moyens ainsi que des propositions ou ambitions éducatives des différents candidats ou partis. Ce tour d’horizon de l’actualité abordera aussi la polémique persistante autour des SES et la question du sexisme à l’école, avant de s’achever par quelques informations diverses.
 
Pédagogie
 
Les questions pédagogiques abordées dans la presse aujourd’hui sont le plus souvent liées au sujet épineux des inégalités ( et pas seulement sociales).. Nous commencerons donc cette revue de presse en évoquant une information de l’ Observatoire des zones prioritaires (OZP), qui reprend une note de la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP), selon laquelle la majorité des élèves de SEGPA, donc parmi les plus fragiles sur le plan scolaire, sont majoritairement issus de milieux défavorisés.

Toujours au sujet des inégalités sociales, un collectif plaide dans un article réservé aux abonnés du Monde pour maintenir les lycées dans la carte de zone d’éducation prioritaire parce que « les inégalités sociales à l’école ne s’effacent pas une fois les élèves sortis du collège ».

Il est encore question d’inégalités, mais dans les rythmes d’apprentissage cette fois, avec l’annonce de la conférence de consensus sur la différenciation pédagogique, dont le Café pédagogique présente les enjeux : « Jean-François Chesnée (JFC) : " [...]Avant un enseignant devait être capable de construire un bon cours. Aujourd’hui on lui demande d’être capable de faire apprendre ses élèves. Il faut donc qu’il se demande comment adapter son enseignement à un public beaucoup plus hétérogène.

Jean-Marie de Ketele (JMDK) : Toutes les études montrent que la massification de l’enseignement a accru la diversité des élèves. On a d eplus en plus d’élèves qui ont du mal à vivre l’école et ses pratiques. S’ils sont satisfaits de l’école, ils ne le sont pas des pratiques de classe. La massification a aussi apporté ce malaise.

JFC : Le malaise est aussi ressenti par les enseignants. Car ils sont sous le feu de prescriptions de plus en plus difficiles à tenir. On leur demande à la fois de prendre en compte les différences entre les élèves et d’atteindre un objectif commun de réussite. Cette opposition est au coeur de la conférence de consensus. »

Enfin, dans son dernier billet de blog, et dans la continuité du débat autour de la nécessité d’adapter sa pédagogie pour réduire les inégalités, Jean-Michel Zakhartchouk insiste pour ne plus isoler la demande de moyens de la question purement pédagogique : « Certes, il est important de ne pas négliger cette taille des classes, objet de controverses au sein de la recherche pour savoir si elle a ou non un impact sur la réussite scolaire. Les militants pédagogiques peuvent avoir la tentation de négliger cette question, si sensible…

Mais il est ennuyeux de se polariser là-dessus, sans envisager le contenu de ce qu’on peut faire de différent si l’effectif baisse. Si certaines propositions ont le mérite de concerner avant tout les endroits difficiles et de ne pas être dans le saupoudrage (passer de 26 à 24, franchement, quelle incidence ?), mais elles restent paresseuses et simplistes. ». Voilà qui devrait susciter le débat...

Présidentielles

Si tous les candidats ont forcément leurs ambitions pour l’éducation et permettent parfois de recentrer l’attention sur des problèmes persistants de notre système éducatif, les élections qui approchent sont aussi trop souvent l’occasion pour certains acteurs de se lancer dans un exercice de dénigrement du système aussi facile que caricatural, et qui leur garantit hélas trop souvent un quart d’heure warholien ; que pour ma part je trouve souvent fort long. C’est à cela que réagit Najat Vallaud Belkacem dans une tribune de Libération, également relayée ici par le Café pédagogique : « Contrairement à ce que l’on pouvait croire, la chasse au « mammouth » reste un hobby d’aujourd’hui. Une chasse facile, au fond. Il suffit d’un titre accrocheur - « Raser Grenelle », « Les assassins de l’école » ou « Achever le mammouth » - pour s’assurer un succès de librairie et surfer sans vergogne sur la vague de l’antisystème. Alors, je veux être précise : je ne refuse pas la critique. Il y a, évidemment, des choses à changer, à faire évoluer. Mais je trouve profondément injuste le procès récurrent fait à l’Education nationale, d’ignorer délibérément les résultats de la recherche scientifique, de préférer le confort des certitudes idéologiques et des fausses évidences à l’effort hardi de réforme qu’exige l’état de notre système scolaire. Les difficultés et les problèmes existent, oui. Mais au fil des pamphlets, revient un refrain lancinant : les difficultés dans la maîtrise des fondamentaux ? La faute au mammouth ! Les inégalités sociales et scolaires ? La faute au mammouth ! L’orthographe, la condition enseignante, les relations avec les familles ? Le mammouth, encore le mammouth, toujours le mammouth. Vraiment ? Rien sur la situation de la société dans son ensemble ? Rien sur la promotion délirante d’un discours consumériste et matérialiste ? Rien sur les crises auxquelles nous faisons face ? »

Les candidats à la primaire de la gauche se contentent, pour leur part, de s’emparer de la question des effectifs, qu’ils jugent trop lourds, surtout dans les petites classes et en ZEP. Les Echos en parlent ici.

Quant à Laurent Wauquiez, Le Figaro nous apprend qu’il rejoindra François Fillon dans l’Ain, notamment pour parler apprentissage, un des fers de lance de la droite en matière de politique éducative.

SES

Aujourd’hui, il est encore question des attaques subies par les sciences économiques et sociales. La lettre de l’éducation fait le point sur les nombreuses controverses qui ont émaillé cette discipline, et remarque que la proximité des élections contribue à relancer certains coups de boutoir contre la conception actuelle de cet enseignement : « Au fil des années, l’ex-PDG de la BNP, Michel Pébereau est devenu le leader des offensives contre les SES. Le dernier épisode de cette bataille éternelle vient de commencer. Il s’est noué en juin dernier lorsque plusieurs membres du Conseil national éducation économie (CNEE) ont démissionné pour protester contre le fait que le chapitre sur le marché dans le programme des SES avait été rendu facultatif. Les démissionnaires ont, depuis, été remplacés et, à des fins d’apaisement, une commission mixte a été constituée, comprenant des enseignants et des économistes de différents bords qui ont commencé à se réunir et doivent formuler des propositions de compromis d’ici au mois de mars.

Selon plusieurs sources fiables, la section économie de l’Académie des sciences morales et politiques (ASMP), dirigée par Michel Pébereau, préparerait pour la fin janvier un rapport comportant des préconisations pour tenter, à la faveur de la campagne électorale, de mettre à l’ordre du jour politique une révision des programmes de SES, voire une remise en cause de la discipline elle-même. Affaire à suivre... ».

Pendant ce temps, au Canada, les enseignants se rebiffent contre l’introduction précipitée,d’un cours d’éducation financière.

Sexisme à l’école

Dans un article, dont la lecture ne peut que consterner et inquiéter, Le Figaro relaie quelques témoignages d’élèves recueillis sur la page Paye ton bahut :« « 50 centimes pour que je te baise, ça te va ? », « S’il te plaît, couche avec moi, stp, stp. Si tu veux, je te donne 20€ », « Plus courte la jupe, non ? »... Autant de propos de collégiens et de lycéens rapportés par celles qui en étaient les destinataires. Plus inquiétant, les remarques et comportements sexistes émanant parfois des professeurs et des personnels éducatifs. Une élève d’un lycée d’Angers explique ainsi que son professeur d’histoire de première « envoie régulièrement les filles en jupe au tableau ». « Une fois, une fille est entrée dans la classe en retard, il a regardé avec insistance ses fesses, puis lui a dit : « Tu devrais mettre un jean avec un trou plus grand la prochaine fois », raconte cette lycéenne. »

L’article de l’enseignant Thomas Messias sur Slate tombe alors à pic pour rappeler que les enseignants ont, eux aussi, un rôle à jouer pour prévenir les comportements sexistes en tous genre et pour clarifier la question, plus essentielle encore, du consentement.

Divers

Nous terminerons cette revue de presse avec deux informations, l’une plus réjouissante que l’autre. Le quotidien régional Paris-Normandie nous apprend que le musée national de l’éducation de Rouen a signé une charte pour faciliter aux enfants la visite du musée.

Et enfin, Marie-Estelle Pech et Caroline Beyer consacrent un article dans le Figaro aux polémiques qui opposent des professeurs sur les réseaux sociaux. Même si l’article est tout à fait sobre et mesuré, et a de toute évidence la volonté d’éclairer un phénomène particulier, on peut s’interroger sur la pertinence de publier un article sur le sujet maintenant (la polémique autour du prédicat étant davantage médiatique qu’une polémique à l’intérieur de la profession), se demander si la classification en différentes catégories n’est pas un peu artificielles (mais elles sont souvent utilisées par des enseignants, il est donc difficile d’en tenir rigueur à ses auteures) et surtout s’agacer une fois de plus devant l’usage malencontreux des termes « pédagogisme » et « pédagogiste », qui sont, à l’origine, utilisés par quelques individus pour en insulter d’autres, sous prétexte qu’ils n’ont pas les mêmes orientations en matière de méthodes pédagogiques. Rappelons que tous les enseignants sont par essence des pédagogues, que la pédagogie est plurielle, et qu’elle n’est l’apanage de personne (ou plutôt, de tout le monde).

Aurélie Gascon

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