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Vivement l'Ecole!

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Revue de Presse Education... Présidentielle - Enseignement - Supérieur...

10 Mars 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Présidentielle  - Enseignement - Supérieur...

Une petite revue aujourd’hui. Toujours la présidentielle, mais aussi des infos sur l’enseignement et sur le supérieur.

Présidentielle

Éducation : l’œcuménisme d’Emmanuel Macron. Par Louise Cuneo et Marie-Sandrine Sgherri pour Le Point. “Soucieux de dépasser les querelles idéologiques, le candidat d’En marche ! a présenté un catalogue qui doit autant à la droite qu’à la gauche. Décryptage.”

Jean-Luc Mélenchon plaide pour une université gratuite, à la rentrée 2017, Erwin Canard sur Educpros. “Gratuité des formations universitaires, budget de l’enseignement supérieur multiplié par deux, dissolution des Comue... Jean-Luc Mélenchon a détaillé, début mars, son programme en matière d’enseignement supérieur. Celui-ci comprend dix mesures d’urgence, guidées par la volonté du candidat à l’élection présidentielle de rompre avec les "injonctions à l’innovation".”

Enseignement

Le Café pédagogique nous annonce qu’A Eduspot, N Vallaud Belkacem lance le projet Ecoles numériques rurales. “Inaugurant le Salon Eduspot, le 8 mars, N Vallaud Belkacem a donné des précisions sur le programme Ecoles numériques rurales. Doté de 50 millions d’euros, le programme devrait dans l’immédiat permettre aux écoles rurales e bénéficier de 14 000 euros pour développer un projet numérique. La ministre a aussi promis qu’un collège sur deux entrerait dans le plan numérique à la rentrée. Eduspot ouvre ses portes au public les 9 et 10 mars.”

Toujours sur le Café pédagogique, Cnesco : Pas de consensus sur la différenciation ?"C’est important de ne pas être d’accord. C’est ce qui fait avancer le débat". En ouvrant la seconde journée de la conférence de consensus sur la différenciation le 8 mars, Nathalie Mons, présidente du Cnesco, co-organisateur avec l’IFé de l’événement, a vu juste. Les oppositions perceptibles le 7 mars sont apparues au grand jour entre des positions très méfiantes envers la différenciation pédagogique et des partisans du travail en groupe. La seconde journée de la conférence a vu se succéder des chercheurs brillants mais bien "différenciés" comme Benoit Galand, Clermont Gauthier, Dominique Bucheton, Céline Buchs ou Denis Butlen. Au jury, composé d’enseignants et de cadres éducatifs, de dégager des recommandations. Elles devraient être présentées le 28 mars.”

Et la Circulaire de rentrée 2017 est parue au BOEN. Trois indications parmi bien d’autres.

Le collège connaît de profondes évolutions. Elles ont pour ambition de lui permettre de mieux remplir ses missions : accompagner tous les élèves pour leur réussite scolaire, vaincre le décrochage scolaire et préparer les élèves à devenir des citoyens engagés et responsables. Afin d’atteindre ces objectifs, la marge d’autonomie des établissements est considérablement renforcée.”
La réforme des contenus d’enseignement et de l’organisation de la scolarité obligatoire impose une rénovation de l’évaluation des acquis des élèves.”
Afin de faciliter une orientation choisie, l’expérimentation du choix de la voie d’orientation donné à la famille, menée depuis trois ans, est renouvelée pour deux ans.”

Supérieur

Quel impact des MOOC sur les pratiques pédagogiques des enseignants ?Le MIT a été le premier à suggérer (Seaton et al., 2015), données à l’appui, que la réutilisation des ressources du MOOC dans un contexte de formation était un phénomène probablement fréquent. Dans son étude sur les utilisateurs du cours d’électronique 6.002X, 40% des répondants au questionnaire étaient des enseignants ou formateurs. Ce résultat m’a poussé à approfondir mes enquêtes sur les professions exercées par les inscrits, et il m’est apparu que les enseignants ne représentaient un contingent important que dans certains cas précis, en général lorsque la thématique du cours est en lien avec l’éducation et la formation. Cela ne nous dit pas ce qu’ils en font. Quelques réflexions sur ce sujet.”

« Rien n’est impossible pour les femmes » dans les métiers du numérique. “Sihame Aarab, diplômée en intelligence artificielle et « data scientist » chez Microsoft, encourage les lycéennes à ne s’interdire aucun choix d’orientation dans les métiers du numérique.”

Aux États-Unis, le smartphone s’impose comme outil pédagogique. Par Jessica Gourdon. “Pour faire évoluer leur enseignement, les établissements d’enseignement supérieur n’hésitent plus à s’appuyer sur les smartphones de leurs étudiants. Des start-up développent ainsi toute une gamme de contenus et de service, souligne le site d’informations spécialisé EdSurge.”

Bernard Desclaux

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Revue de Presse Education... Présidentielle - Public ou privé - Supérieur - Divers... (+ commentaire)

4 Mars 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Présidentielle - Public ou privé - Supérieur - Divers... (+ commentaire)

Une actualité légère en ce dernier jour de vacances pour la zone A, encore marquée par le programme d’E. Macron.

Présidentielle

Selon le Café pédagogique, le programme d’E. Macron est peu cohérent. “Préféré des enseignants, Emmanuel Macron a présenté le 2 mars son programme. Difficile de dégager une logique dans un programme où les préconisations peuvent s’opposer. Le meilleur point, la baisse réelle du nombre d’élèves en éducation prioritaire au cycle 2, s’opposant à ce qui semble être le pire, la mise en concurrence ouverte des établissements et des écoles. E Macron promet de défaire en partie la politique menée depuis 2012. L’Ecole a-t-elle vraiment besoin d’un nouveau "stop and go" ?”

Le point de vue du Monde : "Entre la gauche et la droite. Le programme d’Emmanuel Macron sur l’éducation puise dans deux rhétoriques sur l’école. D’un côté, celle de François Hollande, de Vincent Peillon et de ses successeurs Rue de Grenelle : « investir », donner la « priorité » au primaire et aux zones d’éducation prioritaire (ZEP) pour lutter contre l’échec scolaire et les inégalités sociales. De l’autre, la promesse d’une autonomie accrue des établissements, y compris en matière de recrutement des enseignants. Et la remise en cause, plus ou moins partielle et implicite, de la réforme des rythmes scolaires et de celle du collège."

Public ou privé ?

Angleterre, Suède, Pays Bas : L’échec du New Public Management.

"Marqué par l’autonomie locale, la responsabilisation, l’individualisation des carrières, le haut niveau de formation des enseignants, le New Public Management (NPM) apparait en France comme le modèle à suivre pour beaucoup de candidats à l’Elysée et de nombreux thinktank."

"Alors que les idées d’autonomie, d’élévation du niveau de formation , de régionalisation, de contractualisation des relations établissement - Etat, de renégociation du statut et des conditions de travail des enseignants se banalisent dans le discours des politiques et des médias, le travail de Florence Lefresne et Robert Rakocevic nous montre que cette voie prometteuse mène à des impasses."

Claude Lelièvre quant à lui interroge la légitimation du financement public de l’enseignement privé à l’occasion de la conférence de presse donnée mardi dernier par Pascal Balmand, le secrétaire général de l’enseignement catholique.

Etrillée par un rapport d’inspection, l’école musulmane de Nanterre se défend
“« Nous sommes une jeune école, il y a sûrement des points à améliorer, mais de là à dire qu’on ne dispense pas le socle commun… » s’étrangle encore Sabbar Kachouri. Le rectorat a demandé à l’institut d’améliorer sa copie d’ici le mois de juin. Pour l’heure, il n’est pas question de fermeture, rassurent les services rectoraux.”

Supérieur

Vers une coopération renforcée entre les Régions et les établissements d’enseignement supérieur :

“Le 28 février dernier, à l’occasion du colloque annuel de la Conférence des présidents d’université (CPU), organisé à Reims, la CPU et Régions de France ont signé une convention-cadre de coopération destinée à renforcer leurs liens et à fixer de nouvelles bases de travail suite aux évolutions législatives des dernières années. En 2017, les axes de travail porteront sur quatre chantiers prioritaires : le patrimoine universitaire, la formation tout au long de la vie, l’intégration des formations paramédicales au sein des universités et les futurs programmes européens.”

La France accueille les chercheurs étrangers en situation d’urgence.
“La Fondation de France a lancé, jeudi 2 mars, un fonds de souscription pour abonder Pause, dispositif d’accueil de chercheurs étrangers en situation d’urgence dans l’enseignement supérieur et la recherche, lancé par le secrétaire d’État, Thierry Mandon le 16 janvier dernier. 25 chercheurs ont déjà été sélectionnés.”

Il est question aussi de concours d’éloquence dans l’enseignement supérieur français. “Certains diront peut-être que l’on forme des sophistes et que l’on initie la jeunesse à ce qui n’est qu’un art de tromper. Le débat n’est pas nouveau. Il fait rage, en réalité, depuis la naissance de la rhétorique, au Vᵉ siècle av. J.-C.

Pourtant, il serait réducteur de rejeter la rhétorique et de refuser de l’enseigner au prétexte qu’elle pourrait être mal utilisée par les futurs orateurs. Les discours délétères se portent bien en ces temps de populisme galopant : si les citoyens ne savent pas les analyser ou les réfuter, ils ne seront que plus dangereux.”

Divers

Plus de précisions aujourd’hui sur la suspension de l’enseignant accusé de prosélytisme.

"Le professeur a fait étudier à ses élèves de CM1-CM2 six pages tirées du livre de l’Exode, ainsi que plusieurs passages d’un ouvrage intitulé Le Christianisme par les textes, des textes que l’inspecteur a jugés « peu accessibles littérairement » et « moralisateurs ». Il s’est servi à trois reprises de ces documents pour des dictées. Il a projeté un film sur la vie de Moïse, ainsi que L’Évangile selon saint Matthieu, de Pier Paolo Pasolini.

Il a par ailleurs fait répéter – pour des raisons d’acoustique – la chorale de l’école au sein de l’église, avec un répertoire non religieux. Il a enfin travaillé sur l’étymologie en regroupant les élèves en « tribus » sur la base des origines – notamment bibliques – de leurs prénoms. Une « accumulation » que déplore l’éducation nationale, d’autant que depuis le début de l’année, l’enseignement de l’histoire, lui, n’a fait l’objet d’« aucune trace écrite ».”

Selon une étude du Cnesco dévoilée jeudi, un quart des élèves a déjà redoublé avant l’âge de 15 ans. "Un chiffre deux fois plus élevé que la moyenne des pays de l’OCDE. Le Cnesco propose des alternatives au redoublement : mettre en place des stages d’été pendant les vacances scolaires pour les élèves en difficulté. Il veut encourager la poursuite des dispositifs qui permettent de consacrer davantage de temps en classe aux élèves qui ont dû mal à suivre, comme l’opération "Plus de maîtres que de classes". Il recommande qu’un même enseignant suive les enfants du CP au CE2, pour permettre à chacun d’apprendre à son rythme. Enfin, le Conseil propose de scolariser les enfants dès 2 ans car les statistiques montrent que les redoublants sont souvent ceux qui ont passé seulement un an ou moins à l’école maternelle."

Géraldine Duboz (récolte de Bernard Desclaux)

Commentaire au sujet du projet Education d'Emmanuel Macron:

1- Son projet est d'abord un déni absolu de tout ce qui a été fait pendant cinq ans. Mais Emmanuel Macron n'en est plus à un déni près

2- Emmanuel Macron "candidat préféré des enseignants". Ca c'était avant sa proposition d' "autonomie des établissements scolaires", c'est à dire - et il l'a bien dit - "autonomie des personnels de direction", jusqu'à la possibilité de recruter.

Les enseignants - sans parler des syndicats - favorables à cette idée ne doivent pas être très nombreux.

3-  Emmanuel Macron semble tout mettre en oeuvre pour parvenir à la cristallisation des inégalités:

- rythmes scolaires a géométrie  variable;

- autonomie de recrutement des Ecoles (qui peut croire qu'il suffira de cela, accompagné de "primes", pour que les meilleurs enseignants aillent exercer en zones difficiles?)

4- Le propos sur les classes bilangues (de contournement) montre si besoin en était que le dossier "Education" est mal, très mal, maîtrisé:

Le nombre de professeurs de  Langues Vivantes est insuffisant pour des classes bilangues avec une lv2 en 5e. Monsieur Macron nous annonce-t-il qu'il y renonce??

Monsieur Macron nous annonce-t-il qu'il reverse les 85% de collégiens sans classes bilangues avec une langue vivante 2 qui n'arriverait donc plus qu'en 4e?

Le "candidat préféré des enseignants" n'apporte que des réponses vagues, décalées de la réalité d'un terrain qu'il ne connait pas.

Ce projet est un saupoudrage d'idées "attrape-tout" destinées à "faire des voix".

Je ne m'attarderai pas sur le "gadget" de l'interdiction des téléphones portables de la maternelle au collège. C'est risible de démagogie et d'incompétence.

C'est surtout inquiétant...

Christophe Chartreux

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Education - Et pendant ce temps...

3 Mars 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Politique, #Médias

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Et pendant ce temps

Najat Vallaud-Belkacem présente les 16 engagements du ministère de l’Éducation nationale pour simplifier les tâches des directeurs d’école. "Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche présentera lors d’une conférence de presse, mercredi 1er mars à 14h30 au ministère, les "16 engagements pour l’amélioration de l’exercice du métier de directeur d’école" qui vont désormais être mis en œuvre dans les académies et les départements, en charge de la simplification de leurs tâches."

Communication en Conseil des ministres : déploiement du plan numérique pour l’éducation.

30 mesures pour redresser les résultats de notre école par Denis Peiron dans La Croix. “En marge de la présidentielle, le Conseil national d’évaluation du système scolaire (Cnesco) présente, le jeudi 2 mars, 30 mesures de nature, selon lui, à rendre l’école française plus juste et plus efficace.”

Vie Publique présente le rapport du Haut comité : “Le Haut comité à l’égalité entre les femmes et les hommes (HCEfh) publie, le 22 février 2017, un rapport consacré à la formation des enseignants à l’égalité entre les filles et les garçons à l’école. Malgré la persistance de stéréotypes à l’école, le HCEfh souligne les efforts engagés dans les politiques publiques de l’éducation ces dernières années.”

Pour l’éducation, les préconisations du Cnesco par Marie Piquemal pour Libération. “Plus de mixité Le Conseil national d’évaluation des politiques scolaires (Cnesco) publie un best-of de ses propositions. Avec l’espoir de parler de fond dans cette campagne. Intégrer l’objectif de mixité pour tout nouveau collège créé. Le B.A.-ba.”

Vousnousils nous rappelle que “Le mois dernier, suite à un décret, les conseillers d’orientation-psychologues (COP) sont devenus des psychologues de l’Education nationale. Ce nouveau corps, regroupant les conseillers d’orientation et les psychologues, est divisé en deux spécialités selon le lieu d’intervention (établissement du premier ou du second degré).” “Selon Sylvie Amici, présidente de l’Acop-F, cette nouvelle dénomination correspond mieux à la réalité du métier des anciens COP. S’ils étaient « souvent rattachés à la notion d’orientation liée à l’affectation des élèves », les ex-COP avaient un champ d’intervention « beaucoup plus large. » « Nos missions sont clairement celles d’un psychologue au sein d’un établissement : écoute, accompagnement, soutien des élèves », souligne-t-elle.”

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Bernard Desclaux

La totalité de la Revue de Presse est à retrouver en cliquant ci-dessous

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Revue de Presse Education... Pédagogie - Education - Présidentielles - Divers...

1 Mars 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pédagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Pédagogie - Education - Présidentielles - Divers...
Dans ce tour d’horizon de l’actualité éducative, nous parlerons pédagogie, éducation, et, échéances électorales obligent, de sujets concernant les présidentielles. Nous terminerons avec quelques informations diverses.
 
Pédagogie
 
Commençons par deux articles intéressants concernant la pédagogie. Le premier est un entretien assez riche du Monde avec un professeur de Berkeley, Greg Niemeyer au sujet des changements opérés par le numérique en éducation : « A la tête du centre pour les nouveaux médias de l’université Berkeley, aux Etats-Unis, Greg Niemeyer enseigne cette matière depuis le début de sa carrière. Diplômé d’arts classiques et photographie en 1997 à Stanford, il propose une analyse transdisciplinaire des interactions entre humain et technologie. Dans un entretien, il revient sur vingt ans de transformations en profondeur du secteur de l’éducation et éclaire les enjeux du monde du travail de demain ».
 
Le second est un article passionnant de The Conversation, consacré au pédagogue Paulo Freire et à l’influence qu’il exerce encore dans le monde aujourd’hui : « Le 2 mai 1997, il y a 20 ans, décédait le pédagogue brésilien Paulo Freire. En France, et dans l’aire francophone en général, son œuvre reste confinée à la période des années 1960 - 1970. Pourtant, Paulo Freire continue d’être, à l’étranger, en particulier dans les pays de langues ibériques et anglaises, un des penseurs les plus influents du monde intellectuel. »

 

Education

L’actualité tourne beaucoup autour de l’éducation au sens large, ce mardi. Commençons par signaler une interview d’Alain Bentolila et un article, tous deux portant sur son nouvel ouvrage, l’Ecole contre la barbarie. Dans l’interview de France 2, l’accent est mis sur une proposition particulière du linguiste : « Faut-il davantage parler de la religion à l’école publique ? C’est la proposition-choc d’Alain Bentolila, le linguiste de renom, pour faire rempart à la barbarie. Avec cette proposition, il veut réagir aux événements en lien avec l’État islamique. Interrogé sur le plateau de France 2, Alain Bentolila éclaircit ses propos : "Ce n’est pas la religion qu’il faut faire rentrer à l’école, ce n’est pas Dieu qu’il faut faire rentrer à l’école. Ce qu’il faut faire rentrer à l’école, c’est la question de la spiritualité." » L’article de VousNousIls, moins focalisé sur cet aspect particulier, rend également compte de cet ouvrage, en mettant en exergue le rôle des enseignants :« Dans le combat contre la barbarie, le rôle de l’enseignant est donc absolument capital. Alain Bentolila déclarait dans nos colonnes il y a un an que « chaque professeur a vocation à former des résistants intellectuels. C’est-à-dire à former des jeunes qui, confrontés à un monde dangereux et à des informations qui peuvent les inciter à commettre des actes inacceptables, vont savoir dire non. » »

Le Café pédagogique rend compte d’une étude de l’Insee, qui montre que l’école est « au coeur de la reproduction sociale » : « " En 2011, 54 % des personnes âgées de 25 à 66 ans estiment que leur situation financière est meilleure, voire bien meilleure, que celle de leur famille quand elles-mêmes étaient adolescentes", annonce une étude Insee qui souligne aussi que ce pourcentage est en baisse. La plupart des caractéristiques parentales jouent un rôle dans la formation du niveau de vie de leurs enfants. En particulier, la situation financière des parents se transmet partiellement à leurs enfants : 59 % des personnes dont les parents joignaient très difficilement les deux bouts ont un niveau de vie inférieur à la médiane, contre 44 % de celles dont les parents ne rencontraient aucune difficulté pour payer les dépenses nécessaires. Cette transmission s’effectue principalement via le niveau d’éducation atteint par les enfants précise l’Insee : le niveau de vie de ces derniers dépend en grande partie de leur niveau de diplôme, qui est lui-même fortement lié à celui de leurs parents. »

Coïncidence ou pas, c’est aussi le moment choisi par Najat Vallaud Belkacem pour annoncer une augmentation des bourses pour les collégiens, rapporte VousNousIls : « Les bourses pour les collégiens seront revalorisées de 25% pour la rentrée 2017. Le montant annuel passera ainsi à 105 euros pour l’échelon 1, à 289 euros pour le 2 et à 450 euros pour le 3. Najat Vallaud-Belkacem a annoncé cette hausse ce lundi 27 février au collège Georges Rouault, à Paris. Cette augmentation concerne les 840 000 collégiens boursiers. »

Présidentielles

Dans l’actualité éducative de ce mardi, il est question des intentions de Benoît Hamon concernant l’éducation. Sur France Inter, il estime notamment qu’il faut recruter 15 000 enseignants supplémentaires : « "Les difficultés d’apprentissage sont parfois liées à des classes surchargées", explique le candidat de la gauche, qui présente son objectif : 25 élèves maximum par classe en cycle 2 dans toute la France, et 20 élèves dans les zones d’éducation prioritaires, les DOM, les zones rurales défavorisées.

Benoit Hamon veut aussi mettre l’accent sur les formations d’enseignants, avec des modules de 3, 5 et 10 jours : "Cela suppose 15.000 recrutements supplémentaires . Coût de la mesure : 4 milliards d’euros" ».

Le programme d’Emmanuel Macron semble moins favorable à l’éducation, avec une volonté affichée de supprimer 120 000 postes de fonctionnaires : « Dans un entretien accordé aux Echos, Emmanuel Macron a évoqué son programme économique. Pour faire des économies, le candidat d’En Marche ! souhaite « un mode de gouvernance totalement nouveau ». Notamment en ce qui concerne les fonctionnaires : « Je veux redonner des souplesses à la fonction publique. C’est-à-dire recruter hors du statut pour les fonctions d’encadrement, donner la possibilité d’avoir plus de souplesse dans la gestion des carrières, des rémunérations plus individualisées, et des mobilités. Le statut des fonctionnaires ne sera pas remis en cause, mais il sera modernisé ». »

Enfin, le Café pédagogique fait un compte-rendu de l’autobiographie de Najat Vallaud Belkacem, qui vient de paraître :« "Longtemps je me suis trompée en cherchant à me fondre dans le moule., à être presque sans histoire personnelle. Maintenant je sais : si la diversité fait silence..., comment y croire encore ?". Si l’ouvrage de N Vallaud-Belkacem se veut autobiographique c’est une chronique politique. Le vrai sujet c’est la France et l’action politique. A quelques mois des élections législatives, où elle se présentera à Villeurbanne, la ministre de l’éducation nationale raconte "sa" France plus que sa personne.. »

Divers

Terminons cette revue de presse avec quelques informations diverses. Un reportage de France 2 se demande jusqu’où les parents peuvent aller pour aider leurs enfants dans leur scolarité, sans leur nuire : « Est-il normal de tenir la main à son enfant pour trouver un stage ? Un appartement ? Un travail ? Faut-il les aider à financer leurs études, voire à créer leur entreprise ? Ou au contraire, les inciter à voler de leurs propres ailes ? Coup de fil à un ami chef d’entreprise. Cette mère de famille n’hésite pas à faire jouer son réseau, car sa fille, élève de première dans un lycée professionnel, risque gros. On la menace de redoublement si elle ne trouve pas d’entreprise. "Quand on fait des enfants, c’est pour les aider, les accompagner dans la vie", estime-t-elle. »

Le Parisien relate les problèmes rencontrés par les élèves et enseignants d’une école primaire de Colombes. La preuve, si si, que l’architecture scolaire devrait être réfléchie et non improvisée en catastrophe : « 25,8 M€, 7 000 m², vingt et une classes, une salle de sport, un restaurant, deux cours de récréations, 543 panneaux solaires, un réseau de chaleur biomasse… et un fiasco. Le groupe scolaire Simone Veil, situé au sein de la ZAC de la Marine et inauguré en septembre 2015 à Colombes (Hauts-de-Seine), et qui devait être « l’école du XXIe siècle », s’avère être un enfer pour élèves et enseignants. La mairie va engager cette semaine une action en justice. »

Le Parisien signale également que les archives sur l’histoire de l’éducation ont déménagé à Gonesse.

Et pour finir cette revue de presse, signalons qu’un financement collaboratif de projets, « La trousse à projets », est expérimenté dans quelques académies.

Aurélie Gascon

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Revue de Presse Education... Bilan - Présidentielles - Supérieur - Infos...

25 Février 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

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Une revue bien légère pour terminer cette semaine.

Bilan

CNESCO : Quel bilan !Nouvelle institution de l’éducation, le Cnesco publie à mi mandat un bilan d’action impressionnant de ses trois premières années. Les 21 rapports, 3 conférences de comparaisons internationales, 3 conférences de consensus tous de très haut niveau ont généré 500 000 pages vues et près de 40 000 visionnages de vidéo. Le Cnesco aurait-il réussi à rendre le débat sur l’Ecole audible et populaire ? Et si oui, quelle est sa formule ?

Nathalie Mons (Cnesco) : Informer le citoyen pour luter contre le populisme. “Vingt et un rapports scientifiques d’évaluation couvrant les champs cruciaux de l’école française (mathématiques et lecture, inégalités sociales, enseignement professionnel, métier d’enseignant…), 200 chercheurs mobilisés dans des diagnostics scientifiques de l’école, 600 praticiens associés à cette réflexion collective : en trois ans, le travail accompli par le Cnesco permet de mettre à la disposition de l’école et du débat public un bilan du système scolaire français. A l’occasion de la parution du rapport annuel 2016, Nathalie Mons, présidente, revient sur la démarche du Cnesco - une évaluation scientifique et participative - ainsi que sur la place particulière qu’y occupent les enseignants.”

Et puis notre ministre Najat Belkacem sur son compte Twitter nous propose son bilan en vidéo avec 202 questions #QAG et 10 textes de loi. Voici, résumées en 3 min, 5 années au service du progrès et de l’égalité.

Présidentielles

Réservé aux abonnés du Figaro : Éducation : « La décision centrale reprend toujours le dessus »Pour Philippe Tournier, secrétaire général du Syndicat des personnels de direction (SNPDEN-Unsa), la thématique de l’autonomie des établissements scolaires est « un grand classique des élections présidentielles ».”

Programme de Macron : ça se précise (et ça commence à déplaire)PROGRAMME MACRON 2017 - Le candidat d’En Marche ! calibre peu à peu son projet. Il compte supprimer 120 000 postes de fonctionnaires.”
“Programme de Macron pour l’éducation

Plus d’autonomie pour les écoles primaires. "Il faut arrêter de saupoudrer et assumer d’y investir de façon différenciée. Il faut donner plus à ceux qui en ont le plus besoin ", explique-t-il aussi, souhaitant pour le pays "une véritable autonomie pédagogique pour les établissements".

Réforme de la carte scolaire. "Moi, avec la carte scolaire, je n’ai pas le droit de mettre mon gamin à l’école en centre-ville, c’est injuste. Il n’y a plus de petits blonds dans nos écoles". Solution pour l’ancien ministre de Manuel Valls : "On doit absolument faire évoluer la carte scolaire".” Très curieux exemple ...

Supérieur

Pourquoi une telle course en avant des "Businesss schools"​ françaises, vers toujours plus de labels et accréditations internationales ? par Bruno Magliulo, Formateur/conférencier. Après avoir fait une présentation de toutes ces médailles, il conclue : “Bien plus, ces accréditations, qui furent longtemps un simple signe distinctif, sont progressivement devenues une norme que l’on se doit de pouvoir afficher si on veut être considéré comme faisant partie de la catégorie des "varies grandes écoles de commerce et management". Dans cette logique, cette course en avant vers le "toujours plus de labels internationaux" est loin d’être finie. Tout au contraire, elle est appelée à s’amplifier : à quand un quatrième label, et la quête effrénée de la "quadruple couronne" ? Ce phénomène est sans fin, épuisant, coûteux ! Au final, "the winers are..." les agences d’accréditation, qui se nourrissent de cette dérive vers le "toujours plus de labels".”

O21 : « Il faut lutter contre les stéréotypes de genre dans l’orientation scolaire » Une petite vidéo.

Infos

Gonesse inaugure son centre de ressource en Histoire de l’Education. “Ce samedi 25 février à 10h30, la ville de Gonesse inaugurera officiellement son nouveau centre de ressource en Histoire de l’Education. Le lieu réunira des documents de diverses époques, provenant des communes du Val d’Oise et de l’ancien département de Seine-et-Oise.

Un projet né après la fermeture du Musée de l’éducation du Val d’Oise à Saint-Ouen l’Aumône, en 2014. Le nouvel établissement entend conserver et collecter des témoignages relatifs à l’histoire de l’éducation dans le Val d’Oise, tout en valorisant le territoire en contribuant à la mise en œuvre de la politique culturelle, éducative et de la politique de la ville.”

Repenser l’espace classe avec les élèves pour reconquérir leur attention. “Bruno Vergnes est enseignant en français au collège Innovant Pierre Emmanuel de Pau. Il a participé au projet d’un nouvel espace d’apprentissage et de travail, en collaboration avec les élèves. Ce reportage vidéo a été réalisé dans le cadre des journées EIDOS 64 du 25 janvier 2017.”

Bonne fin de semaine

Bernard Desclaux

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Revue de Presse Education... A faire et à venir - Privé...

21 Février 2017 , Rédigé par Les Cahiers pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... A faire et à venir - Privé...

Dernière semaine de vacances pour les uns et reprise pour les autres l’actualité éducative se réveille tout doucement par des idées à faire et à venir. Et puis le "privé" se conforte.

A faire et à venir

Pourquoi il faut supprimer les classes prépas, Normale Sup et l’agrégation par Fabrice Bouthillon, agrégé d’histoire, normalien, professeur des universités à Brest, auteur de "l’Impossible université" qui vient de publier un livre. L’article remonte aux origines de nos particularités.

L’efficacité des Rased mise en cause par une étude. “Les réseaux d’aides spécialisées aux élèves en difficulté (Rased) vont-ils faire à nouveau les frais de la probable alternance politique ? C’est ce que craignent les associations d’enseignants spécialisés après la publication par l’IREDU d’une étude qui met en doute leur efficacité. Réalisée par Claire Bonnard, Jean-François Giret et Céline Sauvageot, l’étude point une recrutement trop large des élèves, un effet d’étiquetage néfaste à leur carrière scolaire et des résultats neutres ou négatifs. Les associations de maitres des Rased pointent des failles dans l’étude et craignent des suites politiques. Des enseignants du premier degré sont inquiets.”

La scolarité obligatoire de 3 à 18 ans bientôt expérimentée en Outre-Mer. “La scolarité obligatoire de 3 ans à 18 ans devrait être expérimentée dans l’Outre-Mer, à la rentrée 2018. Mais cette extension de la scolarité sera-t-elle facile à mettre en oeuvre ?

Quels enjeux éducatifs pour 2017 ? Premières pistes..., une mise en garde sur le site de Philippe Meirieu : “Mettons l’éducation au cœur des débats politiques, mais sachons, au-delà des catalogues de mesures, en voir les enjeux de société. Bref, sachons faire de la politique.”

L’avenir de nos jeunes, est-ce important ? L’orientation scolaire et professionnelle n’est pas un luxe, mais une nécessité. Mais c’est Luc Gélinas Président de l’Association des conseillères et des conseillers d’orientation du réseau scolaire du Québec qui pose cette question. “La formation professionnelle, la formation préuniversitaire ou technique, quel choix faire ? Les choix et les particularités par établissement sont multiples en 2017. Pour les accompagner et les orienter vers un choix qui répondra à leurs aspirations et leurs besoins, il est impératif d’avoir accès à des professionnels en choix de carrière. Ont-ils la possibilité d’être accompagnés pour faire le meilleur choix ? Peuvent-ils être rencontrés et guidés par un conseiller d’orientation (C.O.) ?

Privé

Montessori, Freinet  : ces alternatives à l’école publique. “Sur les réseaux sociaux, dans les milieux éducatifs ou dans les ouvrages pour parents, la “bienveillance éducative” a un succès fou. Les jardins d’enfants et écoles aux pédagogies alternatives se multiplient pour répondre à la nouvelle demande.” Article bien sûr “non-public”, réservé aux abonnés !

Thomas Blettery (Ashoka) : « Nous ne nous situons pas en opposition au système public, mais au contraire à ses côtés ». Thomas Blettery est responsable du programme éducation de l’association Ashoka France. “Nous ne nous situons pas en opposition au système public mais au contraire à ses côtés. Nous identifions et soutenons, sans aucun dogme, les innovations qui «  marchent  » et sont susceptibles de faire tache d’huile, sans pour autant prôner une quelconque privatisation du système. Nous sommes convaincus que des innovations qui ont le potentiel d’améliorer l’écosystème éducatif peuvent aussi émerger à la marge de celui-ci, et qu’on aurait tort de s’en priver. Pour être autant que possible représentatifs du contexte éducatif français, nous portons d’ailleurs aujourd’hui nos efforts sur l’identification d’établissements scolaires publics en REP et dans le secondaire, encore trop peu représentés au sein du réseau Ashoka, et ce avec l’appui du ministère.”

L’enseignement supérieur privé, un marché à deux vitesses par Cécile Peltier. “Le marché de l’enseignement supérieur privé français a aiguisé l’appétit des fonds d’investissement. Mais le vent pourrait tourner, selon Serge Nicolas, senior advisor chez Odyssey Education Group, groupe d’investissement et de conseil. Entretien en amont de la conférence EducPros du 23 février 2017.”

Bonnenote.fr, le site qui fait vos devoirs, crée la polémiqueLe site Bonnenote.fr, qui propose des services éducatifs dont la rédaction payante de devoirs pour collégiens, lycéens et étudiants, est dans le viseur des parents, des élèves et du ministère de l’Education nationale.”

Réinventons l’orientation scolaire par Thierry Debarnot, co-fondateur de digiSchool. “Après le bac, trop d’étudiants changent de cursus ou abandonnent. Il est urgent de repenser l’orientation des élèves, bien avant l’échéance post-bac.”

La pauvreté demeure un obstacle et un défi pour l’école. "Que la France compte 5 millions ou 8,8 millions de pauvres, selon qu’on fixe à 50% ou 60% du revenu médian le seuil de pauvreté, celle-ci se répercute sur les publics scolaires et représente la pointe avancée d’une crise sociale qui n’a cessé de s’approfondir depuis trente  ans."

Bernard Desclaux

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Revue de Presse Education... Divers - Orientation - Supérieur...

18 Février 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Divers - Orientation  - Supérieur...

Pour changer, on commencera par du divers, ensuite l’orientation sera à l’honneur ainsi que le supérieur.

Divers

Le collectif Aggiornamento histoire-géographie. « Le collectif Aggiornamento histoire-géographie a été créé en 2011. Il est animé par une vingtaine d’enseignants qui relaient des informations ou font des propositions concernant l’enseignement de l’histoire-géographie : réformes scolaires, refonte des programmes, nouveaux outils pédagogiques ou expériences d’enseignement, actualité culturelle et des recherches universitaires en cours. »

Inspecteurs territoriaux : on les voit médiateurs, ils se sentent fatigués Annie Feyfant pour l’IFE lit l’étude de Georges Fotinos et José Mario Horenstein.« “Le Moral des inspecteurs IEN, IA-IPR : qualité de vie au travail et épuisement professionnel” est arrivé sur mon bureau ce matin. Lors de sa présentation, en novembre dernier, elle avait eu quelques échos dans les médias. À croire que ceux-ci découvraient soudain qu’une profession plutôt discrète était susceptible de souffrance au travail.
La presse s’est donc emparé de “l’épuisement professionnel” d’un quart des inspecteurs, parlant de leur stress au travail voire de leur situation de burn-out
. »

Au BO du 16 février 2017 : partenariat avec le ministère de la Défense, Campus des métiers et des qualifications et enseignement adapté.

L’apprentissage jusqu’à 30 ans est testé dans sept régions. « Pour aider à lutter contre le chômage des jeunes, sept régions expérimentent l’entrée en apprentissage jusqu’à 30 ans au lieu de 25 ans depuis le 1er janvier 2017. Le test sera mené jusqu’à fin 2019, avant une éventuelle généralisation sur tout le territoire. »

Orientation

Orientation, que choisir ? (2). Vous irez voir le dessin de Fabrice Erre.

O21 : comment vaincre la peur de l’orientation ? « Dominique Steiler, invité dans le cadre du nouvel événement Le Monde O21/s’orienter au 21e siècle qui se tient à Villeurbanne les 15 et 16 février, explique l’importance de se connaître soi-même avant de choisir une orientation. Il propose également des pistes de réflexion pour repenser le fonctionnement des institutions scolaires, “trop axé sur la peur”, et invite les élèves à écouter leurs émotions, car “tout ce qu’ils ressentent est légitime”. »

Sur Educpros, interview de Pierre Mathiot : "Avec les Parcours d’excellence, l’enjeu d’une orientation ambitieuse". « Un an après sa nomination, Pierre Mathiot, délégué ministériel aux Parcours d’excellence, souligne la difficulté de construire des partenariats durables entre collèges et établissements d’enseignement supérieur. L’enjeu, pourtant, est bien de “préparer au mieux l’orientation vers le supérieur”. »

Psychologues de l’Éducation nationale (ex-COP) : « nous ne sommes pas assez nombreux ». « Suite au décret du 1er février 2017, les conseillers d’orientation-psychologues deviennent des psychologues de l’Éducation nationale. Cette nouvelle dénomination est l’occasion de découvrir plus concrètement ce métier avec Sylvie Amici, présidente de l’Acop-F. »

Pendant ce temps, La Nouvelle République soutient les CIO : dans le Loir-et-Cher - Romorantin-Lanthenay - Des conseils précieux pour les élèves au CIO. « Déménagé il y a moins d’un an, le centre d’information et d’orientation conseille des lycéens en pleine période de pré-inscriptions pour la rentrée. » Et en Indre - Le Blanc - Le CIO au service des futurs étudiants. « Le Centre d’information et d’orientation se mobilise pour aider les futurs étudiants dans le choix de leurs études et les stratégies à mettre en place. »

Aux programmes

Présidentielle 2017 : que proposent les candidats pour les banlieues ? « Éclairage - À moins de trois mois de l’élection présidentielle, les affrontements entre forces de l’ordre et population en banlieue parisienne ont relancé le débat sur les quartiers dits sensibles. »

Obligation scolaire de 3 à 18 ans ? Par Claude Lelièvre sur son Blog : Histoire et politiques scolaires. « Cet objectif a été réaffirmé la semaine dernière par Najat Vallaud-Belkacem (ministre de l’Éducation nationale, et qui souhaite le rester si Benoît Hamon l’emporte), objectif qu’elle avait avancé dès septembre dernier. Mais est-il populaire ? Pas sûr, même dans les milieux enseignants. Toujours est-il qu’il figure aussi désormais dans le programme de Jean-Luc Mélenchon. »

Michel Lussault : "Je plaide pour une licence aux deux premières années très générales". « Un enseignement moins spécialisé dans le secondaire, une licence universitaire ouverte à tous avec deux premières années non disciplinaires… Michel Lussault, ancien président d’université, aujourd’hui président du Conseil supérieur des programmes, donne à EducPros sa vision du bac - 3/bac + 3. »
Ce qui nous amène au ...

Supérieur

Charles Dubar : "Rares sont les fonds qui ne s’intéressent pas à l’éducation" par Cécile Peltier. “Alors que certains fonds d’investissement s’intéressent aux grosses structures de l’enseignement supérieur, Platina Partners se positionne au contraire sur les petits acteurs du secteur. Charles Dubar, directeur associé du fonds indépendant européen, détaille sa stratégie, à l’occasion de la conférence EducPros du 23 février 2017.”

Faut-il enseigner l’innovation aux étudiants ? « L’innovation est un des termes les plus médiatisés et qui s’est presque “banalisé”. Il est donc normal de retrouver ce concept dans les cursus d’enseignement mais on peut s’interroger sur la pertinence d’enseigner une matière qui s’appuie déjà sur les fondamentaux et les outils d’autres disciplines bien établies comme la stratégie, le marketing, l’économie, la finance, etc. ? Finalement, l’innovation n’est-elle pas juste une nouvelle manière de repenser certains outils ou certaines méthodes existants dans une logique accrue de différenciation et de compétitivité des organisations ? » Mais il n’y a pas qu’une « matière » dit-il, il y a aussi transdisciplinarité, démarche d’exploration et de sensibilisation à l’entrepreneuriat.

Pour le Pape François, l’université est un lieu d’éducation à la solidarité. « Lors de sa visite à l’Université Roma Tre, dans la matinée de ce vendredi 17 février 2017, le Pape François n’a pas prononcé le discours qui était prévu, mais en a remis le texte au recteur. » Vous en lirez les principaux points. « Enfin, face à la peur de l’Occident face à l’étranger qui pourrait menacer la culture chrétienne de l’Europe, le Pape précise que la première menace pour la culture chrétienne en Europe provient de l’intérieur, à travers les tentations du repli sur soi. Le Pape invite donc à une formation universitaire qui pousse les jeunes vers la solidarité et non pas l’individualisme ».

Et pour finir, une réflexion à propos du numérique. Dans les Echos, Florian Malecki, Directeur Marketing Produits International de SonicWall, se demande : Sécuriser les réseaux scolaires : comment protéger les enfants des menaces sur Internet ? « L’enseignement actuel demande un accès important à des informations et à des ressources sur Internet. À cet égard, les établissements scolaires doivent faire face à une forte pression de l’État, des parents et de groupes d’intérêts spéciaux, qui leur demandent de surveiller leurs réseaux afin de prévenir tout abus contre les enfants et adolescents dont ils ont la responsabilité. »

Bon week-end à touts et à tous, bonne reprise pour les uns et bonne vacances pour les autres.

Bernard Desclaux

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"Fake News" : des professeurs américains lancent la résistance...

15 Février 2017 , Rédigé par La Tribune Publié dans #Education, #Médias

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De l'école primaire à l'université, des enseignants ont décidé de consacrer tout ou partie de leur cours sur la consommation de l'information, en particulier sur internet. Aujourd'hui, une partie non négligeable des jeunes ne savent pas distinguer les vraies des fausses sources d'information.

Après les géants de l'Internet, la bataille contre les "Fake News", ces fausses informations qui circulent en particulier sur la toile, se poursuit dans les salles de classe. Aux Etats-Unis, des enseignants de l'école primaire à l'université ont décidé d'inscrire dans leur cours une éducation à l'information, rapporte l'Associated Press (AP). L'idée est d'apprendre aux élèves, futurs consommateurs d'actualité, à distinguer les faits de la fiction.

Pour l'instant il ne s'agit que d'initiatives individuelles, mais le phénomène pourrait s'étendre. Un membre de l'Assemblée de Californie a proposé un texte en janvier, visant à introduire dans le code de l'Education de l'Etat la mise en place d'un cours de "civic online reasoning" ("critique civique en ligne", en français). L'enseignement s'adresserait au élèves du collège à la terminale.

Les jeunes ont des difficultés à identifier ce qui relève de l'information

"Un agent du FBI enquêtant sur Hillary Clinton retrouvé mort", "le pape François soutient la candidature de Donald Trump à la Maison-Blanche"... la propagation d'informations fausses durant la présidentielle américain a fait polémique au lendemain de la victoire du candidat républicain.

L'enjeu est d'autant plus important que les jeunes sont particulièrement crédules face aux informations qu'ils consultent en ligne. Une étude réalisée par des chercheurs de la Stanford Graduate School of Education a démontré par exemple que plus de 80% des collégiens interrogés se sont révélés incapables de distinguer une publicité native d'un véritable article de presse, malgré la présence de mots-clés comme "contenu sponsorisé" en tête de page.

De même, près du tiers des lycéens interrogés ont déclaré faire plus confiance à un article publié sur Facebook par un compte imitant Fox News qu'à un article du compte Facebook "vérifié" à cause d'éléments graphiques. Pourtant le premier est faux alors que le second est authentique.

Une éducation civique à la consommation de l'information

Il semble ainsi nécessaire de mettre en place une éducation civique autour de la consommation de l'information, qui ne doit pas concerner que les aspirants journalistes mais bien l'ensemble des élèves.

Aux Etats-Unis, l'université Stony Brook (New-York) plaide depuis plus d'une décennie pour l'introduction de ce type d'enseignements dans les programmes scolaires. Son école de journalisme vient d'établir un partenariat avec l'université de Hong-Kong pour lancer un cours en ligne gratuit sur ce sujet.

Jean-Christophe Catalon

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L’éducation aux médias : une urgence contre la radicalisation cognitive des jeunes... (+ liens vers sites)

15 Février 2017 , Rédigé par The Conversation Publié dans #Education, #Médias

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La radicalisation peut commencer très tôt chez les jeunes. Pour éviter cette fermeture des esprits et la fin du dialogue, l’éducation aux médias est un levier pour la fraternité et l’intelligence. Face à la submersion des informations produites par la numérisation et la connexion des réseaux humains et digitaux, nous sommes aujourd’hui face à un enjeu révolutionnaire « Comment identifier et dire la vérité ».

De Trump à Soral, de Daech à Dieudonné, la réalité est aujourd’hui contestée, outragée, modifiée par des théories complotistes et alternatives que nous devons d’abord combattre à l’école par une éducation aux médias offensive. Il est donc essentiel de repenser l’éducation aux médias et de construire les nouvelles formes d’info-apprendre de demain.

La fin de l’information ?

Au-delà de la confrontation des idées et des valeurs, le monde numérique, fait de tweets, de buzz et de théories manichéennes, est en train de construire une réalité alternative au sens orwellien. Sans y prendre garde, nous sommes en train de changer de monde. Si Beuve-Mery pouvait dire « le journal, c’est la réflexion et la radio l’émotion » aujourd’hui, nous pouvons dire « l’Internet, c’est la pulsion » (_ Monique Dagnaud. Sociologue et directrice de recherche au CNRS_).

Car le monde, à la fois par son accélération totale du temps et sa volonté libérale du sens a peu à peu fait imploser notre relation aux savoirs, à l’information et au sens. Cette révolution presque invisible nous domine si fortement qu’il est nécessaire de sortir momentanément du jeu des médias pour comprendre le motif inhumain qui se dessine. Sans y prendre garde, nous sommes en train de changer de monde. Cette dilution lente de l’information a trois causes essentielles que nous devons comprendre pour agir en éducateur et en citoyen.

(a) « Un excès d’informations rend insensible à l’information » (Umberto Eco). Peu à peu, sous le tsunami des informations, sous l’influence redondante de l’identique, les jeunes se détachent des médias. Quand la même opinion est copiée et recopiée, quand la part de l’analyse cède devant l’émotion et l’audience, l’information perd de sa pertinence et les jeunes ne croient plus en la valeur des opinions.

Dans une enquête d’Opinion Way de 2015, « Les Français et les propos haineux sur Internet », 26 % des jeunes de 18 à 24 ans ne considèrent pas la radio comme une source crédible. Ils sont 22 % de ces mêmes jeunes à considérer comme non-crédible la télévision. Dans cette même enquête, 26 % des jeunes de 18 à 24 ans ne considèrent pas la radio comme une source crédible.

Les sources d’informations les plus utilisées par ces jeunes pour s’informer sont à 53 % les réseaux sociaux, à 44 % les amis, à 42 % le « bouche à oreilles ». La jeunesse est donc aujourd’hui de plus en plus détachée des modalités classiques d’information. L’information qui forge l’opinion des jeunes n’est plus médiée par des journalistes et cela doit nous alerter sur notre capacité collective à diffuser des analyses et des arguments.

(b) « Les journaux ne sont pas faits pour divulguer les informations mais pour les couvrir » (Umberto Eco). L’information dans son traitement médiatique a beaucoup changé. L’idée que le travail du journaliste est essentiellement un travail réflexif et objectif a laissé la place à l’info réalité où la lutte contre le zapping devient l’alpha et l’oméga des médias. Émouvoir, plus que décrire, alerter plus qu’expliquer, participer plus que comprendre, les médias en ligne ont aujourd’hui du mal à conquérir de nouveaux publics et les jeunes s’éloignent de ces sources documentées et se méfient des journalistes. 35 % des jeunes de 18 à 26 ans interrogés par nos soins (Alava, 2016) déclarent que la télévision n’est pas crédible, 38 % pensent les journaux non-crédibles et globalement les sources les plus crédibles pour les jeunes sont dans l’ordre (Wikipédia 65 %, 42 % les vidéos YouTube, 38 % les posts Facebook et 15 % les sites d’alter-informations (Alter Info, Réseau Voltaire, Les moutons enragés, etc..). Cette rupture entre les jeunes et leurs médias doit nous interroger. Il n’est pas question pour moi ici de dire qui est responsable, mais bien de montrer en quoi une éducation aux médias est aujourd’hui un enjeu citoyen fondamental.

(c) « Ce qui forme une culture n’est pas la conservation, mais le filtrage. Et Internet est le scandale d’une mémoire sans filtrage, où l’on ne distingue plus l’erreur de la vérité » (Umberto Eco). Quand il s’agit de faire le tri entre le vrai ou le faux, de savoir distinguer l’information de l’interprétation, nous sommes souvent en grande difficulté sur le Net tant aujourd’hui est devenue palpable cette phrase prémonitoire de Huxley écrite à Orwell parlant de la surveillance généralisée des populations « l’oligarchie régnante trouvera des moyens moins difficiles et moins coûteux de gouverner » et ce moyen est l’excès d’information.

Tout est accessible aujourd’hui et les codes éditoriaux, les modalités de diffusion, le style et l’écriture des médias et du cinéma ne se différencient plus des propos haineux, discriminatoires et radicaux. Un propagateur d’idéologie raciste ou terroriste a potentiellement le même accès sur l’Internet. Plus les jeunes désertent les médias, plus ils apprivoisent des formes nouvelles d’informations. 52 % des jeunes de notre enquête disent s’informer en regardant un post ou une vidéo sur YouTube plutôt que de lire un article en ligne.

La propagation « virale » des rumeurs ou des informations est devenue un mécanisme dominant que les journalistes recherchent eux-mêmes. « Si tu Likes, tu approuves et tu es complice » est un slogan que le Ministère de l’Éducation souhaite diffuser pour montrer le danger de la diffusion virale de propos ou d’actions cyberviolentes. Le Net est sans filtre, mais il n’est pas sans réaction, car rien n’oblige à faire en permanence la course au Buzz, ni à être complice par nos posts de propos haineux et mensongers.

« Sur Internet, les insultes et le harcèlement entre internautes se libèrent et se banalisent. Le Label Respect Zone est un outil inédit pour contrer positivement la cyberviolence. ».

Cette action conduite par des jeunes et des citoyens montre bien que rien n’interdit même sur le Web de valoriser des actions citoyennes, de promouvoir des sources d’informations objectives, de valoriser l’échange et le débat à la place de la violence et de la radicalisation. Internet n’est pas à lui seul le problème. Internet est aussi la solution et cette solution passe par une éducation aux médias ancrée dans la réalité des pratiques d’information et d’intervention de la jeunesse.

(...)

Professeur des Universités, Université Toulouse – Jean Jaurès

Suite et fin en cliquant ci-dessous

Liens vers des vidéos "Education aux médias"

 
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3 déc. 2015
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Dans le cadre du débat « Les jeunes et l'info » qui a eu lieu à France Télévisions le 10 novembre 2015 en présence ...
 
www.sup-numerique.gouv.fr/.../mooc-education-aux-medias-et-a...
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24 nov. 2015
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Revue de Presse Education... Innovation - Roman national - Orientation

15 Février 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Innovation - Roman national - Orientation

Deux zones sur trois en vacances, les questions d’éducation ne fourmillent donc pas dans nos médias. Quelques interviews intéressantes ont toutefois retenu notre attention.

Innovations et suivi des élèves (chouette on en parle !)

« Comment Jean-Rostand est devenu le meilleur collège REP+ de France ». C’est ce que nous montre Anna Benjamin dans l’Express. La réponse tient en trois mots : discipline, innovations pédagogiques et suivi personnalisé des élèves, judicieusement harmonisés pour que ce collège casse son image de « collège pourri » et obtienne désormais le meilleur taux de réussite au DNB des collèges REP+ de France. « C’est tout le fonctionnement de l’établissement qui est tourné vers la résolution des conflits et le suivi des élèves. [...] L’alchimie, c’est aussi l’innovation pédagogique. Les professeurs sont unanimes, en REP+, on n’enseigne pas comme ailleurs. Fin des notes de la 6e à la 4e, semestrialisation de l’année avec quatre bulletins par an remis en mains propres aux familles, annualisation des sciences de la 6e à la 4e, ils ont bousculé leurs pratiques. Au lieu d’1h30 par semaine par classe, les enseignants de SVT, technologie et Sciences physiques et chimie enseignent ainsi 4h30 hebdomadaire à chaque classe pendant trois mois. "Cela nous permet de connaître les élèves plus rapidement, de cibler leurs difficultés, mais aussi qu’ils ne perdent pas le fil", selon Laetitia Léger, professeur de SVT. [...]

Les enseignants n’ont pas attendu la réforme du collège pour tester l’interdisciplinarité. Portée par la stabilité de l’équipe pédagogique, ça fonctionne, selon Isabelle Delobel : "On est un petit noyau à être arrivé il y a vingt ans, tout le monde travaille ici par choix, pour se sentir utile. En revanche, on ne compte pas nos heures."

L’enseignement intégré de science et technologie (EIST) en 6e, qui favorise le décloisonnement entre disciplines, est un exemple de ce travail d’équipe. »

Tout ce que certains affirment depuis des mois ne pas pouvoir fonctionner semble avoir fait ici ses preuves.

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Dessin de Fabien Crégut

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Comme en écho à cet article, raisonnent les propos tenus par Daniel Pennac dans le Monde à l’occasion de la sortie de son nouvel opus des Malaussène. Interviewé par Catherine Vincent, il revient sur son passé de « mauvais élève » déjà formidablement abordé dans Chagrin d’école :« La culpabilité ! Mes bulletins scolaires me le confirmaient tous les mois : si j’étais un crétin, c’était absolument de ma faute. D’où une détestation de moi, un complexe d’infériorité et surtout de culpabilité – cette vision catastrophique que les enfants peuvent avoir d’eux-mêmes quand ils ont le sentiment que leur personnalité dépend essentiellement des conséquences d’une évaluation scolaire ». Il y aborde aussi ses débuts comme professeur de lettres : « Par hasard. Parce que ma maîtrise de lettres terminée – heureuse époque où on pouvait devenir prof avec une maîtrise ! [...] on me propose un poste dans l’enseignement privé à Soissons, dans l’Aisne. Et je me retrouve – deuxième hasard – avec des gosses dans mon genre, des élèves de troisième en classe dite "aménagée" (et le dirlo qui beuglait : "Pas à ménager en deux mots, hein Pennacchioni !" – bienvenue dans la connerie pédagogique). La vocation est arrivée après quelques heures de cours.

[...] Très vite, je comprends que je dispose d’une culture que les autres n’ont pas. Je sais ce qu’un mauvais élève ressent. Je connais la chaîne des réactions : peur, échec, inhibition, mensonge, honte, violence, etc. Je sais qu’il me faut avant tout guérir le gosse de sa peur [...] Si je parviens à l’intéresser à la littérature, à éveiller sa curiosité pour la si passionnante grammaire, la peur le quittera. »

A la fin de l’entretien la journaliste demande à l’écrivain, ancien prof, quel message il aurait à délivrer à l’Éducation nationale. La réponse est un plaidoyer pour la pédagogie :

« D’abord, recrutez vos inspecteurs parmi des professeurs innovants, dont les innovations peuvent être théorisées et exportées. Envoyez ces inspecteurs dans la France entière à la recherche d’enseignants pédagogiquement passionnés, sérieux, méthodiques et inventifs – il y en a beaucoup ! –, qui ont su convertir leurs classes à la joie d’apprendre… Cela améliorera probablement les choses.

Cessez de penser que l’enseignement est réductible à la transmission d’un savoir et à l’évaluation de ce qui a été retenu ! Ce qui marche, c’est le partage de l’enthousiasme. Vos professeurs ne sont pas là pour faire peur, mais pour vaincre la peur d’apprendre. Une fois cette peur vaincue, les élèves sont insatiables : les efforts consentis seront alors infinis. Apprendre à apprendre, c’est ce que l’on n’apprend pas aux professeurs. Et surtout, partout, toujours, que les enseignants cessent de faire peur ! Et d’avoir peur ! Je suis un militant de la dédramatisation. »

Roman national et origines chrétiennes (misère on en parle encore !)

France Info est revenu dans une vidéo sur la question de l’enseignement du « roman national ». « Pour certains, il faudrait avant tout enseigner à nos enfants que les origines de la France sont gauloises, chrétiennes, et héroïques. » Les journalistes en ont discuté avec un étudiant et un professeur d’histoire croisés lors d’un micro trottoir mais ont aussi recueilli les avis forcément divergent de Laurence de Cocq et Dimitri Casali. On est admiratif du calme conservé par la première qui sans nier « une fonction identitaire de l’enseignement de l’histoire » atténuait son importance, et fut coupée par un « on n’est pas au zuzuland » de l’historien zémmourien.

On pourrait le renvoyer à cet interview de Paul Veyne paru fin décembre dans Le Monde des religions, dans lequel le grand historien de l’Antiquité proclamait : « La question des origines chrétiennes de la France est un faux débat. » Il y précisait que « l’Europe actuelle est démocrate, laïque, partisane de la liberté religieuse, des droits de l’Homme, de la liberté de pensée, de la liberté sexuelle, du féminisme et du socialisme. Toutes choses qui sont étrangères, voire opposées, au catholicisme d’hier et d’aujourd’hui. La morale chrétienne prêchait l’ascétisme et l’obéissance. L’individualisme de notre époque, par exemple, est aux antipodes de la soumission, de la piété et de l’obéissance chrétiennes. » Et pour lui, si ce thème de nos racines religieuses revient si souvent sur le tapis depuis quelques décennies, « les raisons sont purement politiques. Parler de racines religieuses permet de se montrer vertueux, attaché à certaines valeurs comme la charité. » On a toutefois vu les limites de ce pari quand on se proclame chrétien sans vraiment être vertueux...

Orientation scolaire (c’est le moment d’en parler)

Comment faire tomber la pression des parents ? Voilà une bonne question quand on aborde ce sujet de l’orientation scolaire. On y a tous fait face d’abord comme élève, puis comme enseignant et enfin comme parent (avouons-le !). C’est Le Parisien qui se penche sur le problème en relatant une expérience mise en place dans le centre d’information et de documentation de la jeunesse (CIDJ). « Quoi de plus vertigineux pour un collégien que de choisir une voie pour l’avenir ? Le faire sous l’œil de ses parents rongés d’angoisse, répond-on au CIDJ. Dans ce haut lieu parisien de l’orientation scolaire, les conseillers se sont lassés du bal des parents stressés, qui chaque samedi poussent la porte de leur institution, à la recherche d’un parcours sans heurts et plein de débouchés pour leur enfant. Pour eux, le CIDJ a monté un café des parents tous les samedis et propose désormais, chaque lundi et jeudi matin pendant les vacances scolaires, des ateliers parents-collégiens. Toute l’originalité du concept tient dans son organisation : jeunes et adultes sont séparés, pour réfléchir à tête reposée chacun de son côté et en petit comité. »

Deux médias économiques abordent également ce thème de l’orientation mais sous le prisme de l’apprentissage, pour se féliciter de son développement dans la fonction publique. « Apprentissage : un objectif en passe d’être atteint dans la fonction publique » titre Boursier.com. Même son de cloche sur BFMbusiness qui a compté « deux fois plus d’apprentis dans la fonction publique qu’en 2015 » et précise que « le président de la République, François Hollande, s’est félicité des 8300 jeunes en apprentissage dans la fonction publique d’État. Un chiffre proche de l’objectif fixé à "10000 apprentis" fin 2017. »

Pour terminer, en cette Saint Valentin, lisons Nadir Dendoune sur sa page "La chronique du tocard" du Courrier de l’Atlas : « Des bons profs, bienveillants et encourageants, aujourd’hui j’en connais plein. J’aurais tant aimé en avoir des comme ça dans ma jeunesse.

Parfois, on a l’impression qu’ils aiment leurs élèves comme si c’était leurs propres enfants. Ils leur offrent des livres, des bouquins qui leur parlent, qui racontent l’histoire de leurs parents, des livres à la plume enjouée. Ils les emmènent en sortie, parfois sur leur temps libre, font venir dans leur classe des intervenants. Ils les encouragent, les félicitent. Ça ne leur viendrait jamais à l’idée de les humilier. Plus que tout, ils veulent qu’ils "réussissent".J’en connais même qui passent tous leurs week-end et leurs vacances pour écrire 1000 choses sur les copies, pour que leurs élèves comprennent leur note, et progressent. ».

Une belle déclaration d’amour aux enseignants, pas à tous certes, s’il en reste qui ressemblent à son ancienne professeure de français dont il décrit les méthodes humiliantes au début de son texte, dans un chagrin d’école.

Laurent Fillion

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