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Vivement l'Ecole!

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Revue de Presse Education... Ctrl-Z - Collège - Rythmes et blues - Redoublement - Ailleurs...

12 Juin 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Mains, Écrit, Journal Intime, Journal

EXTRAIT

Un bloc notes “blanquérisé”... Le ministre a multiplié les déclarations et les annonces. A tel point qu’on ne pourra tout évoquer dans cette chronique tardive. On essaiera surtout d’en faire une analyse générale et de se concentrer sur les plus importantes : le collège, les rythmes et le redoublement.

Ctrl-Z

Jean-Michel Blanquer a fait la Une de plusieurs quotidiens cette semaine (dont Libération et Le Parisien). Il faut dire qu’il a multiplié les déclarations sur de très nombreux sujets : rythmes scolaires, collège, devoirs, stages de remise à niveau, redoublement, baccalauréat, dates des vacances et bien d’autres encore...

Beaucoup de ces annonces visent à « détricoter » (c’est le terme le plus employé) les mesures prises précédemment. Une autre expression a fait florès pour le désigner : «  le ministre Ctrl-Z » celui qui annule ce qui a été fait précédemment. On peut aussi, et surtout, voir cette débauche d’annonces, comme de la communication politique à quelques jours des élections législatives.

Alors que la rentrée 2017 est déjà sur les rails et les marges de manœuvre très étroites, beaucoup de ces déclarations n’auront, quoi qu’on en dise, que peu d’effets immédiats. Il faut aussi remarquer, en plus, que plusieurs de ses déclarations, rentrent en contradiction avec ses positions ou actions antérieures. Et surtout, elles envoient des signaux contradictoires qui, à terme, peuvent être néfastes à la volonté de changement du ministre. Comme le souligne Louise Tourret dans Libération  : « Les revirements actuels donneraient plutôt raison à ceux qui, sur le terrain, n’ont pas joué le jeu des réformes, les appliquant a minima, attendant un changement de ministre.  » et elles . Et « on laisse croire aux plus investis que leurs efforts sont vains… »

On a envie de dire au Ministre qu’à côté de Ctrl-Z, il y a aussi Ctrl-C et Ctrl-V pour reproduire les initiatives et les innovations au lieu de les décourager

Ce sont surtout les semaines précédentes au moment de la nomination du gouvernement qui ont été propices aux portraits. Cette semaine, on en trouve cependant un nouveau très intéressant dans Le Monde . Les deux journalistes, Aurélie Collas et Mattea Battaglia décrivent quelqu’un qui serait « programmé pour l’éducation » à la fois ennemi du pédagogisme et féru de neuro-sciences. Un “pragmatique” partisan du bottom-up (approche descendante) où on part des expérimentations pour ensuite évaluer et généraliser. Mais remarquent les deux auteures, « Rien de tout cela dans ses premières décisions, qui consistent surtout pour l’heure à défaire ce que la gauche avait entrepris. Sur les réseaux sociaux, on le surnomme déjà le « ministre des Ctrl + Z » ou du « détricotage ». Il avait pourtant assuré qu’il ne serait pas le ministre « des zigzags » ou des « stop and go ». ». C’est plus ou moins le même reproche qui est formulé par Jean-Pierre Veran sur son blog Mediapart . « Le ministre de l’éducation nationale a affirmé ne pas vouloir donner dans l’injonction, être pragmatique, prudent et à l’écoute. […] Et voici qu’hier ce même ministre soumet au conseil supérieur de l’éducation un décret qui prévoit une modification importante de l’organisation des collèges, avec le rétablissement des classes bi-langues et des enseignements de langues anciennes et l’amoindrissement de la place accordée à l’accompagnement personnalisé et aux enseignements pratiques interdisciplinaires. Et un autre qui prévoit le retour possible à la semaine de quatre jours de classe dans le premier degré. Ni l’un ni l’autre de ces décrets n’ont reçu l’assentiment du conseil supérieur de l’éducation, mais le ministre passera outre ces avis défavorables. Le changement, ce n’est pas pour maintenant ! ». Et le blogueur, ancien inspecteur, conclut : « Ces premiers signaux de l’action ministérielle pourraient laisser présager une école soumise au régime de la marche forcée si peu compatible avec la stabilité nécessaire au temps éducatif d’une part, l’autonomie des équipes d’établissement d’autre part. »

Comme l’évoque JP Véran, la semaine a aussi été marquée par la présentation, jeudi dernier, à l’organe consultatif qu’est le Conseil Supérieur de l’Éducation des deux propositions mises en avant par JM Blanquer : un décret sur la réforme des rythmes et un arrêté sur la réforme du collège. Les deux textes ont donné lieu à des votes négatifs mais on peut penser que le ministre passera outre cet avis consultatif. Nous allons détailler maintenant ces deux propositions ainsi que les déclarations sur le redoublement.

(...)

Philippe Watrelot

Le bloc-notes complet est à lire en cliquant ci-dessous

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Revue de Presse Education... Le grand moon walk - Orientation - Supérieur...

9 Juin 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Politique, #Médias

Revue de Presse Education... Le grand moon walk - Orientation - Supérieur...

L’actualité d’hier et d’aujourd’hui est quasiment totalement occupée par la marche arrière chère à Michael Jackson et le « moon walk » s’impose sur tous les sujets. Quelques réflexions sur l’orientation ainsi que sur le supérieur pour diversifier cette revue de fin de semaine.

Le grand moon walk

Éducation : les conseils de casse du gouvernement. « En s’attaquant d’emblée, ce jeudi, aux réformes des rythmes scolaires et du collège, l’exécutif confirme son intention d’autonomiser les établissements. Un choix que nulle évaluation des dispositifs précédents n’est venu étayer et qui anéantit toute idée de stabilité. »

EPI

CSE : Les EPI sauvés à dose homéopathique. « Au terme d’une séance interminable, le Conseil supérieur de l’éducation (CSE) du 8 juin a voté majoritairement contre les textes présentés par le ministre sur les rythmes scolaires au primaire et la réforme du collège. L’esprit de consensus a malgré tout marqué un point. Le ministre a accepté un amendement qui rend obligatoire au moins un EPI et un temps d’accompagnement personnalisé (AP) sur la durée du cycle 4 du collège. »

Devoirs

Jean-Michel Blanquer : « Il n’est pas normal d’interdire le redoublement ». Entretien avec le ministre à propos des devoirs dans le Parisien :

« - Vous lancez aussi le dispositif Devoirs faits à la rentrée dans les collèges ?

Oui, ce sera aussi sur la base du volontariat et gratuit. Nous voulons changer de manière très concrète la vie des familles. Cela fait cinquante ans que l’institution n’est pas claire sur ce sujet. Nous sortons de l’hypocrisie : oui, il faut des devoirs, y compris au primaire. Mais on sait aussi que cela peut renforcer les inégalités. Pour résoudre ce problème, les devoirs pourront être faits à l’école et au collège. Et on commence par le collège.

Qui prendra en charge ces études dirigées ?

On va s’appuyer sur les initiatives existantes, on aura recours à des professeurs volontaires payés en heures supplémentaires et à des assistants d’éducation (NDLR : les surveillants) dont le statut évoluera pour qu’ils deviennent de véritables assistants pédagogiques. Ce seront des personnes qui se destinent à être professeurs et qui se formeront grâce à cela. Je lance aussi un appel à tous les étudiants ou jeunes diplômés qui ont envie de s’investir. Je lance aussi un grand appel, au travers du service civique, pour accompagner les élèves dans leurs devoirs et leur permettre de mieux réussir. »

Redoublement

Le ministre de l’éducation veut « autoriser à nouveau le redoublement ». « “Il y a quelque chose d’absurde à laisser passer de classe en classe des élèves accumulant des retards”, estime M. Blanquer dans Le Parisien. »

Éducation : le redoublement refait surface. « Dans un entretien exclusif, le ministre de l’Éducation, Jean-Michel Blanquer, nous dévoile de nouvelles pistes pour lutter contre l’échec scolaire. »

Des réactions sur France info :

François Dubet : « "Il est absurde de croire" qu’avec le redoublement de masse la France améliora ses résultats. »
Eric Charbonnier : « Réfléchir à des alternatives au redoublement : travailler par petits groupes d’élèves, utiliser parfois le numérique, etc. »
Retour du redoublement : « Une perte de temps et d’énergie », dénonce un expert. « Un changement de cap qui agace Thierry Troncin, docteur en sciences de l’éducation à l’université de Bourgogne et spécialiste du sujet. »

Sur BFMTV, Albert-Jean Mougin, vice-président Syndicat national des lycées et collèges (SNALC-FGAF), et Nathalie Mons, présidente du Conseil national d’évaluation du système scolaire (Cnesco), sont interrogés : Pourquoi le redoublement à l’école divise ?

Éducation : l’autorisation du redoublement, un retour en arrière. « La volonté du ministre de l’éducation “d’autoriser à nouveau” le redoublement va à l’encontre d’une tendance générale d’abandon d’une solution jugée inefficace. »

Sur Sud-Radio dans l’émission « Seul contre tous », Cécile Blanchard, Rédactrice en chef des Cahiers pédagogiques et Hélène Rouch, présidente du Comité régional FCPE de Midi-Pyrénées, essayent de s’opposer à cette déclaration “Oui au redoublement !

Un document ressource de 2009, toujours pertinent : Quelles alternatives au redoublement ? Coordonné par Jean-Michel Zakhartchouk - Un hors-série de 112 pages au format PDF.

Et il y en a une qui se réjouit ! Sophie Coignard - Éducation nationale : la fin des années folles. « Sur les rythmes scolaires, les classes bilangues, le grec et le latin, le redoublement, c’est l’heure du retour à la raison, après un quinquennat calamiteux. »

Rythmes

Rythmes : Le rapport du Sénat valide les 4 jours et demi mais veut une réflexion sur les rythmes annuels. « Présenté demain à la presse, le rapport de la Commission Culture et Éducation du Sénat sur les rythmes scolaires pourrait peser sur la réunion du Conseil supérieur de l’éducation. Il "est objectif" nous a dit Françoise Cartron, sénatrice et auteure d’un rapport remarqué sur les rythmes. Le rapport valide la semaine de 4 jours et demi. Il veut donner la possibilité de faire du samedi matin la 5ème demi journée. Mais il lie une éventuelle semaine de 4 jours à la réduction des vacances d’été. Il demande lui aussi, après Jean-Michel Blanquer, une réflexion sur les rythmes annuels, c’est à dire la réduction des congé d’été. »

Rythmes scolaires : un rapport sénatorial recommande de maintenir l’organisation actuelle. « Alors que le gouvernement souhaite réintroduire la semaine de quatre jours, les sénateurs rappellent “le consensus scientifique sur le caractère préjudiciable” de celle-ci. »

Rentrée fin août : « Le temps de l’enfant doit être mieux étalé ». « Jean-Michel Blanquer se dit ouvert à des "discussions" sur le calendrier scolaire. Une "réflexion sur le temps de l’enfant" pourrait être engagée, avec l’idée d’une rentrée ramenée à la fin août. »

Rythmes scolaires : quelles perspectives en 1946 ? Par Jean-Pierre Véran. « Il y a plus de 70 ans, la question des horaires à l’école n’a pas échappé à l’attention des membres de la commission ministérielle d’étude chargée de la réforme de l’enseignement. Un éclairage historique utile à l’heure où le conseil supérieur de l’éducation est saisi d’une proposition de décret concernant l’organisation de la semaine scolaire dans le premier degré. »

Quand les écoliers des ZEP vont aux champs. « L’association Veni Verdi, qui crée des fermes pédagogiques dans des établissements scolaires des quartiers difficiles, fait découvrir les joies de la nature aux enfants quittant rarement la ville. »

Un Munich pédagogique. « A la rentrée 2008, le ministre de l’Éducation nationale, Xavier Darcos, prévoit de supprimer le samedi et de généraliser la semaine de 4 jours. L’historien de l’éducation Antoine Prost dénonce une “catastrophe” accompagnée d’un “lâche consentement”. »

Blanquer : l’éducation en marche… forcée ? Par Jean-Pierre Véran. « En 2016, les personnels de direction dénonçaient par la voix de leurs syndicats des à-coups et des injonctions ministériels désorganisant leur travail. Les débuts du nouveau ministre de ce nouveau quinquennat semblent, de ce point de vue, ne pas changer fondamentalement cette donne. »

Éducation : le libéral Institut Montaigne, maître à penser de Macron. « Le nouveau ministre de l’Éducation est un fidèle du think tank depuis de nombreuses années. Il a participé à plusieurs de ses rapports et appartient au comité directeur d’Agir pour l’école depuis sa création. Cette organisation, présidée par Bigorgne, est un satellite de “Montaigne”. Dédié à l’école élémentaire, il multiplie les expériences depuis plusieurs années pour mettre en œuvre ses idées dans le domaine de l’éducation. C’est par exemple grâce à cette structure hébergée dans les mêmes locaux que l’Institut Montaigne que Céline Alvarez a pu lancer une expérimentation mêlant la méthode d’apprentissage Montessori et les neurosciences, narrée dans son best-seller, les Lois naturelles de l’enfant. »

Un rappel des « Trois réformes au XXe siècle, quatre depuis l’an 2000 : les multiples revirements des rythmes scolaires » par Les décodeurs du Monde.

Et, sur le site du ministère de l’Intérieur, on trouvera les Procédures de gestion de crise et sécurisation des établissements d’enseignement face à la menace terroriste.

Orientation

Sur le site des Cahiers pédagogiques, École : les vrais défis - Les chantiers de l’orientation par Bernard Desclaux. « Quelles sont les lignes d’évolution de l’organisation de l’orientation dans notre système de formation initiale ? Globalement, on observe une absence de décisions fermes sur le sens de ces évolutions qui devraient être des changements systématiques. Deux points sont ici discutés : la structure de notre système et l’état de nos procédures d’orientation. »

Les conseillers d’orientation dans l’enseignement secondaire (1959-1993) : un métier « impossible » ? Thèse de LEHNER Paul signalée par l’IFE. « Grâce aux apports de la sociologie de l’action publique, des groupes professionnels et de l’institution, on cherche à comprendre dans cette recherche, consacrée à une sociogenèse du métier de conseiller d’orientation de 1959 à 1993, l’échec (relatif) des conseillers d’orientation pour imposer, et, corrélativement, occuper un domaine de compétences stable, reconnu et valorisé, au sein de l’enseignement secondaire, de 1959 à 1993. »

Supérieur

Mystère Blanquer. Une réforme du bac mystérieuse ? par Claude Lelièvre. « Blanquer est l’un des mystères du gouvernement Philippe. Il n’a pas hésité à être le premier à évoquer un raccourcissement des grandes vacances. En revanche, il retient son souffle quant à l’aspect le plus téméraire de la réforme du baccalauréat envisagé par le chef de l’État. »

Orientation postbac : les lycéens favorables à un rôle accru des mentions au bac. « Plus de contrôle continu au baccalauréat, un rôle accru des mentions obtenues au bac dans l’orientation vers l’enseignement supérieur : voici les principaux enseignements du sondage exclusif de l’Étudiant réalisé auprès de 2600 lycéens sur le bac. »

Exclusif. APB 2017 : les petits arrangements du ministère « pour éviter le tirage au sort ».

Master : le Conseil d’État maintient le monopole des universités et écoles publiques. « En matière de délivrance du master, le Conseil d’État a estimé, dans sa décision du 7 juin 2017, que le monopole actuel détenu par les universités et grandes écoles publiques "résulte de la loi". La Conférence des grandes écoles l’avait saisi, estimant, de son côté, qu’il y avait "une rupture d’égalité" avec les établissements privés. »

Tirage au sort à l’université : pour la première fois, la médecine est touchée. « 857 candidats ont été recalés à l’entrée de la première année de santé, en Ile-de-France. Le ministère promet de trouver une solution en urgence. »

Bernard Desclaux

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Revue de Presse Education... Détricotage - Divers - Ailleurs...

8 Juin 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Détricotage - Divers - Ailleurs...

Les annonces de détricotages des mesures du gouvernement précédent font du bruit dans les médias à la veille de leur présentation devant le CSE. Quelques infos diverses et venues d’ailleurs.

Détricotage

Les médias continuent de s’interroger sur les mesures annoncées par le nouveau ministre de l’éducation, mesure qui seront présentées demain au CSE.

France Télévision se demande si les mesures prises sous Hollande vont toutes être supprimées. "Rythmes scolaires, réforme du collège, éducation prioritaire... Le nouveau ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, a commencé à préciser les principales mesures prévues pour l’école. Et n’hésite pas, parfois, à revenir en arrière."

Le nouveau ministre y a d’ailleurs gagné un surnom : Jean-Michel Blanquer, le ministre Ctrl-Z. "« Détricotage », c’est le terme le plus souvent utilisé dans la presse concernant l’action de Jean-Michel Blanquer. D’autres plus facétieux (Jacques Risso), l’ont déjà surnommé « le ministre Ctrl-Z », celui qui annule ce qui a été fait précédemment. La formule est facile et a le mérite de faire image. Mais qu’en est-il réellement, notamment pour la réforme du collège ? N’y a t-il pas de la part du ministre un décalage entre les actes et les intentions et discours de départ ? Et surtout, quels signaux sont envoyés au monde enseignant et à l’opinion publique ?"

Dans le détail, le ministre a précisé le retour à la semaine de 4 jours. "La plupart des grandes villes devraient conserver le système actuel, avec cinq jours d’école par semaine dans le primaire."

Selon un syndicat enseignant, 82% des professeurs souhaiteraient revenir sur les rythmes scolaires. "Le Syndicat national unitaire des instituteurs, professeurs des écoles et des professeurs d’enseignement général de collège des Hautes-Alpes a réalisé un sondage auprès de ses adhérents sur la réforme des rythmes scolaires. « On leur a demandé s’ils voulaient un changement à la rentrée et si oui, lequel », explique Magdalena Conca, secrétaire départementale du SNUipp 05. 82 % ont répondu favorablement à une modification des rythmes dès la rentrée. En fait, 58 % sont pour un retour à une semaine de quatre jours avec six heures de cours, 21 % sont pour une semaine de quatre jours mais avec moins d’heures de cours et donc une réduction des vacances, 5,5 % veulent faire une semaine avec cinq matinées et trois après-midi et le reste a d’autres propositions."

Pour les devoirs faits, le service civique est convoqué. "C’était prévisible. C’est maintenant confirmé. Le dispositif "Devoirs faits", imaginés par JM Blanquer au collège pour la rentrée 2017, sera confié en grande partie à "des milliers" de jeunes du service civique. Une initiative peu couteuse mais sur laquelle les études jettent l’ombre de l’inefficacité. On mesure alors la difficulté d’un encadrement efficace des devoirs. Pour qu’elle puisse réellement aider les élèves ne difficulté et réduire les inégalités, l’aide aux devoirs doit être effectuée par des personnels formés qui travaillent en lien avec les enseignants. Il faut inclure dans le dispositif ce temps régulier d’échange entre enseignants et "aidants". Il faut aussi que les premiers soient au clair sur les objectifs donnés aux devoirs et préparent en classe le travail à réaliser. Autrement dit , il faut soit un vrai budget, soit se contenter d’une mesure populiste." De plus ; dans les zones rurales, il n’y a pas de jeunes en service civique.

Plusieurs réactions à propos du détricotage des EPI. Une tribune adressée au ministre est signée de plusieurs syndicats et associations : Ne marginalisez pas les EPI, monsieur le ministre !. D’autres syndicats s’inquiètent de la mise en concurrence des enseignements dans les collèges puisque le retour des bilangues, classes européennes et langues anciennes doit se faire sans moyens horaires.

Et dans la Lettre de l’Education, un entretien avec Catherine Nave-Bekhti : « Si l’on veut s’appuyer sur la science, alors il faut tenir compte des controverses »

"Nous avons fait part au ministre de notre désaccord sur cette référence, un peu insistante, à ce que serait le « pédagogisme », dans ses propos et plus encore dans ceux de son directeur de cabinet. Ce terme véhicule une certaine vision du métier qui nous paraît préoccupante. On voit bien, dans les débats sur l’éducation, qu’il n’est pas employé seulement pour évoquer les éventuels dévoiements de la pédagogie, mais comme un faux nez pour faire croire qu’il y aurait d’un côté des traditions à perpétuer sans les questionner et de l’autre des pédagogies modernes qui seraient néfastes."

Divers

Toujours dans la Lettre de l’Education, une réflexion sur le décrochage scolaire.

"Le décrochage est une illustration parmi d’autres du fait que le « métier d’élève » n’a rien de naturel et que certains ne parviennent pas à en maîtriser durablement les codes. D’un côté, cela renvoie à l’école prise globalement  : le décrochage étant multifactoriel, difficile d’isoler une seule causalité dans une chaîne qui mêle le mal-être, le malentendu, le conflit et la démotivation de l’élève pour aller jusqu’à la rupture."

Dans Le Monde, l’ancienne ministre revient sur les différentes rumeurs qui ont émaillé son passage à la tête de l’Education nationale. « L’époque est polluée par la désinformation »

Un peu d’humour à propos des convocations aux examens.

Ailleurs

Erasmus, ce n’est pas toujours comme dans "l’Auberge espagnole" !

Le cauchemar d’étudiants français dans un fief néonazi slovaque

"Un jeune homme a été agressé parce qu’il était noir dans la région de Banska Bystrica, gérée par un nostalgique du régime pro-hitlérien."

L’aide consacrée à l’éducation est en baisse pour la sixième année consécutive

"Le montant de l’aide allouée à l’éducation est en baisse pour la sixième année consécutive, selon un nouveau document publié par l’équipe du Rapport mondial de suivi sur l’éducation (GEM) de l’UNESCO intitulé « Aid to education is stagnating and not going to countries most in need » [L’aide à l’éducation stagne et ne va pas vers les pays qui en ont le plus besoin]."

Géraldine Duboz

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Revue de Presse Education... Blanquer - Annonces et ballons d’essai - Ressources...

7 Juin 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Blanquer -  Annonces et ballons d’essai - Ressources...

L’actualité éducative de ce mardi est particulièrement marquée par divers portraits du nouveau ministre... et par les traditionnels effets d’annonce et ballons d’essai. Nous terminerons par quelques ressources.

Blanquer

Une bonne part de l’actualité éducative de ce mardi est consacrée au ministre lui même. Commençons par l’entretien que M. Blanquer a accordé à Louise Tourret dans l’émission Rue des écoles de France Culture :

« Il n’y aura pas de suppressions de postes dans l’Education nationale.
La présence de la musique sera renforcée, les bienfaits de la musique dès la petite enfance contribuent à l’épanouissement de l’enfant.

L’école primaire est une priorité, la maternelle, qui en fait partie, doit être l’école du langage

Je souhaite établir une école école de la confiance (...) je connais cette maison par coeur (...) je reste très ouvert au dialogue avec les organisations syndicales.

L’autonomie ce n’est pas l’anarchie ou ’le plus fort vaincra’, c’est un système de confiance où on créé son projet éducatif avec des équipes, et où l’institution vient aider. Dans ce cadre là, le mot évaluation n’est pas tabou. »

Le quotidien Sud Ouest, dans un article réservé aux abonnés, fait le point sur l’intervention du ministre au congrès de la FCPE : « Jean-Michel Blanquer s’est frotté, hier à Biarritz, aux parents d’élèves de la FCPE réunis en congrès. Un exercice d’équilibriste devant un public non acquis. »

Enfin, Marianne, dans un article également réservé aux abonnés, brosse le portrait de M. Blanquer : « Ambitieux et efficace, "réac" au regard des "pédagogistes", "républicain" pour les défenseurs de la méritocratie, tour à tour promu par la droite et barré par la gauche, Jean-Michel Blanquer tisse sa toile depuis vingt ans pour décrocher le poste qu’Emmanuel Macron a fini par lui confier : ministre de l’Education nationale. » A noter que Marianne continue de faire un usage très complaisant du terme pédagogiste. Edifiant.

Effets d’annonce et ballons d’essai

Ce mardi amène son lot d’effet d’annonces. Ainsi, VousNousIls rapporte que M.Blanquer présentera un premier décret dès le 8 juin : « Trois mois avant la rentrée 2017, Jean-Michel Blanquer, ministre de l’éducation nationale, présentera aux syndicats d’enseignants ses deux premières mesures majeures, visant à détricoter la réforme du collège mise en place par Najat Vallaud-Belkacem, ainsi que celle des rythmes scolaires. »

Mais il ne suffit de traditionnels yaka fokon pour que les annonces se transforment en mesures transposables sur le terrain, et les premiers doutes se font jour à propos de plusieurs annonces. Concernant la réforme du bac, le quotidien DNA fait le point : « Promesse de campagne du candidat Macron, la réforme du baccalauréat pourrait voir le jour dès la prochaine session en 2018. Objectif ? Moderniser l’épreuve en limitant l’examen final à 4 épreuves. » Si ce calendrier devait sérieusement être envisagé, l’opération "remuscler le baccalauréat" se traduirait surtout par une désorganisation complète. Rappelons que l’organisation du baccalauréat 2018 commence dès maintenant...

Sur le même sujet et sur un ton (trop ?) polémique, Le Café pédagogique rappelle que de telles annonces ont déjà été faites par le passé, pour le résultat qu’on connaît : « C’est le point le plus important de la réforme de l’éducation nationale promise par Emmanuel Macron. Et sans doute le plus délicat à mener. Interrogé sur France Culture le 5 juin, Jean-Michel Blanquer a juste évoqué la réforme du bac qui ne serait plus "une forme d’évaluation finale de l’élève", mais "un tremplin pour la suite de son parcours". Comprenez que la réforme du bac est liée à la sélection à l’entrée vers le supérieur. Un mot qui peut faire exploser les lycées. »

Le dispositif des CP à douze élèves semble déjà battre de l’aile (de l’inconvénient de promettre n’importe quoi dans un délai très court), rapporte La Dépêche : « La polémique enfle sur la mise en place, dès la rentrée scolaire de septembre, du dispositif Macron : les classes de CP à douze élèves pour les écoles du réseau prioritaire.

Près de 830 élèves de CP, répartis sur 18 écoles élémentaires du réseau d’éducation prioritaire renforcé (Rep +), elles-mêmes rattachées à 5 collèges toulousains, feront en théorie leur rentrée scolaire dans une classe limitée à douze. Mesure phare du quinquennat d’Emmanuel Macron en matière d’éducation (dans le premier degré), le dédoublement des 66 classes de CP dans les réseaux prioritaires suscite, dans l’urgence, l’inquiétude des enseignants, des syndicats et des élus. »

Et pour finir, La Dépêche rend compte d’un autre ballon d’essai éculé sur les vacances d’été : « La rentrée scolaire pourrait se faire fin août. Ce week-end, le ministre de l’Education, Jean-Michel Blanquer s’est dit ouvert à des discussions autour du calendrier scolaire.

Et si les vacances se terminaient avant l’heure ? Au congrès de la FCPE à Biarritz, le ministre de l’Education s’est dit ouvert ce week-end au débat sur les calendriers scolaires de l’année. « Le temps de l’enfant doit être mieux étalé sur une base hebdomadaire, mais aussi sur une base annuelle », a-t-il expliqué. Une déclaration qui intervient alors qu’un projet de décret permettant le retour à une semaine de quatre jours dans les écoles sur dérogation doit être présenté devant le Conseil supérieur de l’éducation (CSE) le 8 juin. « Il y a dix ans, certaines villes avaient expérimenté une rentrée en fin de mois d’août, nous ne sommes pas en train de dire qu’il faut faire cela à l’échelle nationale, mais il faut en discuter », a précisé le ministre de l’Education

Ressources

Quelques ressources pour terminer cette revue de presse. La Dépêche nous apprend que la région Nouvelle Aquitaine a entre autres décidé de renforcer son dispositif d’aide aux devoirs en vue du bac : « À quelques semaines de l’épreuve du bac, la région Nouvelle Aquitaine a décidé de renforcer son dispositif d’aide aux devoirs : « Objectif bac ». Jean-Louis Nembrini, vice-président de la région Nouvelle Aquitaine, délégué à l’éducation et aux lycées, nous en a parlé, entre autres. »

VousNousIls publie un article de conseils à destinations des élèves de terminale, en vue des oraux : « 6 enseignants de disciplines différentes livrent leurs conseils pour bien réussir les épreuves orales au baccalauréat. »

Enfin, Le Café pédagogique signale une ressource disponible, à l’usage des conseillers d’orientation-psychologues :« Que vous soyez psychologue conseiller d’orientation débutant ou expérimenté, le "Guide Néo Psy" de Jacques Vauloup est pour vous. Ajoutons qu’il intéressera aussi les professeurs principaux qui y trouveront de nombreuses informations sur l’orientation. »

Aurélie Gascon

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Revue de Presse Education...

3 Juin 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Politique, #Médias

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Le ministre a fait le voyage de Poitiers, et ses non-réformes se poursuivent. On terminera par quelques ressources.

Poitiers

Jean-Michel Blanquer : "Poitiers est la capitale de l’Éducation nationale". “Le nouveau ministre de l’Éducation nationale a visité les trois sites implantés sur la Technopole du Futuroscope hier. Sans parler de fusion, il évoque des synergies autour du numérique.”

Déplacement à Poitiers à la rencontre des cadres de l’Éducation nationale. Sur le site du ministère une vidéo.

Non-Réformes

Rythmes scolaires : la semaine à quatre jours devrait faire son retour. “Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation, prépare un décret permettant aux établissements de choisir entre la semaine à 4 ou 4,5 jours.”

Un exemple entre autre, Gironde : Plusieurs villes vont faire machine arrière sur la réforme des rythmes scolaires. “Depuis la réforme des rythmes scolaires entrée en vigueur en septembre 2014, les élèves ont cours pendant quatre jours et demi et les communes ont mis en place des temps d’activités périscolaires (TAP). « On n’était pas favorable à la réforme mais la loi c’est la loi et on l’a appliquée du mieux possible », estime Patrick Bobet, maire Les Républicains du Bouscat, commune de la Métropole Bordelaise de plus de 23.000 habitants.”

Rythmes, CP : Les grandes villes divisées devant les initiatives ministérielles. “"Il ne faudrait pas que l’Etat renoue avec cette vieille méthode d’imposer unilatéralement et dans la précipitation de nouvelles dispositions qui impactent au premier chef les collectivités locales." Jean-Luc Moudenc, président de France urbaine, l’association des grandes villes et Jean-Louis Fousseret, son premier vice président, ont marqué le 1er juin leur mécontentement devant les pro*jets de JM Blanquer sur les rythmes scolaires et les dédoublements de CP.”

Ecole : les maires reprochent déjà à Macron l’absence de concertation. "Cela démarre mal entre les maires et le nouveau gouvernement. Dans une lettre envoyée au ministre de l’Education, le président de France urbaine, Jean-Luc Moudenc, dénonce la mise en place prochaine des deux réformes scolaires pour le primaire et le collège . Pour le représentant des maires des grandes villes, la remise en question des rythmes scolaires et le dédoublement des classes vont impacter directement les communes."

Education : le gouvernement enterre en douceur la réforme du collège. Par Louis Hausalter. L’article se termine par cette conclusion, pleine d’espoir… “Ce n’est pourtant qu’un début. Depuis sa nomination rue de Grenelle, Jean-Michel Blanquer affiche sa volonté de mettre en place plusieurs autres mesures d’ici à la rentrée. Parmi ces chantiers : la possibilité de revenir à la semaine de quatre jours dans les écoles, un dispositif pour que les devoirs soient faits dans les établissements, ou encore la réduction à 12 élèves des classes de CP et CE1 dans les réseaux d’éduction prioritaire, qui doit s’appliquer à environ 2.000 classes dès septembre.” Mais non, aucune réforme n’est en vue !

La réforme du collège sera enterrée le 8 juin. Mais pourquoi le 8 juin, veille de mon anniversaire ? et bien tout simplement parce que "L’arrêté qui enterrera la réforme du collège telle qu’elle a été pensée pendant le quinquennat Hollande sera présenté le 8 juin." "Ce principal d’un collège d’Ile-de-France a « mal à la tête ». « On dépense beaucoup d’énergie à impulser des projets et, dès que c’est fait, il faut revenir en arrière... C’est lassant. »"

A méditer par le pape de l’évaluation, le Café pédagogique indique qu’Québec : Evaluations et gonflage des notes. “Quand on veut piloter par les résultats, il faut s’attendre à cette situation. Début mai une enquête du syndicat Fédération autonome de l’enseignement montrait que la moitié des enseignants québécois ont vu les notes de leurs élèves modifiées à la hausse par les directions d’écoles et d’établissements. Les établissements gonflent les notes pour atteindre les taux de réussite aux évaluations exigées par le ministère de l’éducation.”

Les parents sont-ils privés de conseils de classe ?L’Éducation nationale veut-elle vraiment que les parents s’impliquent dans la vie de l’école ? s’interroge Emmanuel Burgaud, le président de la Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE) dans le département. C’est le représentant du conseil local au lycée Jean-Macé à Niort, Michel Level, qui vient de relancer une question estimée par ailleurs « récurrente » par le représentant des parents d’élèves. Ces conseils de classe dans le secondaire qui ont démarré en début de semaine ont été programmés pour la plupart à 14 h et à 16 h.” Si je me rappelle bien, les conseils de classe doivent se dérouler en-dehors des horaires scolaires...

Et puis du côté du supérieur, il y a aussi quelques changements... Ce qui fait débat : faut-il instaurer une sélection à l’entrée à l’université ? "C’est une des grandes réformes annoncées par Emmanuel Macron et elle marque une rupture. C’est l’instauration d’une sélection à l’entrée de l’université pour limiter l’échec chronique dans certaines filières."

Ressources

De l’enseignement du cinéma à l’éducation aux médias. Trajets théoriques et perspectives pédagogiques. Barbara Laborde “Comment enseigner les images qui nous entourent ? un film ? une série ? un GIF ? « Enseignement du cinéma » ; « éducation aux médias » ; « éducation à l’image » ; autant de formulations pour désigner une même ambition, celle de mieux comprendre et faire comprendre les images et les sons. Elles recouvrent pourtant des réalités historiques et théoriques différentes, des représentations parfois antagonistes.”

Droit d’auteur : quid de l’exception pédagogique dans l’Éducation nationale ?La question est souvent posée dans nos formations en droit d’auteur sur l’application de l’étrange exception dite pédagogique ayant été aménagée en France lors de la transposition de la directive Droits d’auteur et droits voisins dans la société de l’information (DADVSI) par la loi du 1er août 2006.”

Philippe Veyrunes : La classe , immuable ou pas ?D’où vient cette forme scolaire qu’est la classe ? Que sait-on de son efficacité ? Comment évolue-t-elle ? Si décriée, si promise à démantèlement, si "dépassée" par le progrès technique, la classe se maintient envers et contre tout. Le livre de Philippe Veyrunes, Université de Toulouse Jean Jaurès, fait l’histoire des formes scolaires depuis leur apparition, souvent lointaine, à aujourd’hui. Alors immuable la classe et ses formats d’enseignement ? En apparence oui. Mais en réalité tout se transforme. Connaitre ces réalités devient essentiel pour les futurs essentiels mais aussi pour les politqiues qui découvrent un peu tard que si leurs réformes échouent c’est parce qu’ils ignorent la réalité de la classe…

Bernard Desclaux vous souhaite un bel et bon week-end.

Commentaire:

La réforme du collège sera enterrée le 8 juin. Mais pourquoi le 8 juin, veille de mon anniversaire ? et bien tout simplement parce que "L’arrêté qui enterrera la réforme du collège telle qu’elle a été pensée pendant le quinquennat Hollande sera présenté le 8 juin." "Ce principal d’un collège d’Ile-de-France a « mal à la tête ». « On dépense beaucoup d’énergie à impulser des projets et, dès que c’est fait, il faut revenir en arrière... C’est lassant. »"

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Non, la réforme n'est pas enterrée.

Ce qui n'est pas interdit étant autorisé, de nombreux établissements préparent les EPI de l'an prochain. Entre autres...

Cessons d'être lassés et poursuivons ce qui a été entrepris au prix de beaucoup d'efforts, d'enthousiasme souvent et de trésors d'imagination mis au service de TOUS les élèves.

Christophe Chartreux

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Revue de Presse Education... Redoublement - Grève - Divers

1 Juin 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

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Une actualité éducative peu chargée aujourd’hui. On parle du redoublement, mais aussi de la première grève du ministère Blanquer.

Redoublement

Une nouvelle annonce du ministre de l’éducation : les redoublements, qui étaient devenus exceptionnels, vont redevenir plus fréquents. Petit à petit on détricote les actions du précédent gouvernement.

"Après le "pédagogisme" mis à mort dans Le Point le 25 mai, le nouveau ministre de l’éducation nationale a encore durci un peu ses propos. Sur RTL le 30 mai il a annoncé que le dispositif "devoirs faits" sera imposé dans tous les collèges et qu’il pourrait s’étendre aux écoles. Il s’est prononcé pour l’interdiction du téléphone portable dans tout le système éducatif. Mais il a surtout pris position pour le redoublement qui est "parfois une solution". Pour le ministre l’avenir du décret de 2014, qui a quasi abrogé le redoublement, "fait partie des choses sur la table". C’est un nouveau pan de la politique du dernier quinquennat qui est attaqué." C’est à lire dans le Café pédagogique.

Les Echos rappellent que "en 2014, le Conseil national d’évaluation du système scolaire (CNESCO) avait présenté une étude sur le sujet. Elle mettait en lumière le fait que la France était, à l’époque, dans le peloton de tête des pays de l’OCDE ayant recours à cette pratique. Le coût du redoublement avait été évalué à 1,6 milliard d’euros."

Et sur RTL ""Parfois le redoublement peut être une solution, mais ça doit être le cas le moins souvent possible. Ce qui est très important, surtout, c’est de l’aide personnalisée pendant l’année pour justement éviter le redoublement. Mais ça ne sert à rien de se voiler la face quand il y a un problème et que le redoublement peut être utile"."

N’aurait-il pas été plus pertinent de trouver des solutions alternatives (qui n’avaient, il faut le remarquer, pas été mises en place avec la circulaire de 2014) comme cela se pratique dans d’autres pays ?

Il faut lire cet article qui fait le point sur le redoublement, son efficacité et se qui ce fait ailleurs.

Pour faire un bilan des changements à venir, un article de l’Etudiant.
Collège : à quels changements s’attendre à la rentrée 2017 ?

Grève

Voici la première grève que doit affronter M. Blanquer. Elle est la conséquence directe de son annonce de dédoublement des CP de l’éducation prioritaire.

""On ne respecte pas les enseignants". C’est ce que nous a dit Jean Philippe Gadiet, co secrétaire départemental du Snuipp de Haute Garonne. Le 30 mai, le Snuipp a appelé avec la Cgt, Fo et les syndicats Fsu du secondaire , à faire grève. Pour le primaire, ce sont les effectifs chargés et le devenir des maitres surnuméraires qui mobilisent le Snuipp."

« L’académie de Toulouse a fait le choix de fermer tous les postes du dispositif « plus de maîtres que de classes » pour dédoubler les classes de CP en éducation prioritaire (REP+), regrette-t-il. Or, si ce dispositif existe depuis 4 ans au niveau national, l’académie de Toulouse l’a, elle, mis en place depuis des décennies. ». A lire dans Les Echos.

Divers

Seul un étudiant sur dix est enfant d’ouvrier. "Si le nombre de diplômés de l’enseignement supérieur a augmenté, le nombre d’enfants d’ouvriers reste sous-représenté par rapport à son poids dans la population des 18-23 ans. Une des données à retenir du dernier rapport de l’Observatoire des inégalités, publié ce 30 mai 2017."

Adolescents et sommeil, le décalage horaire permanent

"Si « l’adolescent » fait la grasse matinée, ce n’est pas (uniquement) parce qu’il est paresseux, c’est car il en a besoin. Pour des scientifiques américains, rajouter quelques heures de sommeil au compteur des moins de 20 ans, en repoussant le début des cours, serait une solution possible à de nombreux problèmes."

La Cnil veut protéger « de manière effective les données personnelles des élèves »

"Avec l’utilisation de plus en plus importante du numérique à l’école, la Commission nationale de l’information et des libertés (Cnil) a décidé de garantir « de façon effective et contraignante » la protection des données scolaires, dont certaines sont liées aux élèves."

Une oreille lumineuse pour faire prendre conscience du bruit

"À Charolles (Saône-et-Loire), la mairie a investi dans un système pour motiver les élèves à parler moins fort."

Géraldine Duboz

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Revue de Presse Education... Annonces et réactions- Numérique- Divers...

30 Mai 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Annonces et réactions- Numérique- Divers...

L’actualité éducative de ce lundi est encore très marquée par les diverses annonces et les réactions qu’elles suscitent. Il sera également question de numérique et d’informations diverses.

Annonces et réactions

Le Parisien fait le point sur les intentions du nouveau ministre pour la rentrée 2017 : « Le nouveau ministre, Jean-Michel Blanquer, fait oeuvre de prudence. Il espère apporter du changement dès septembre, mais sans braquer les enseignants.

L’ancien directeur de grande école (l’Essec) veut s’attaquer aux problèmes « à leur racine », dit-il. Et réitère les promesses du candidat Macron : retour de la semaine de quatre jours, reconstitution des classes bilangues, lancement d’un dispositif d’aide aux devoirs dans les collèges, limitation des CP à 12 élèves dans quelque 2 000 classes de l’éducation prioritaire...

En fait, les mesures annoncées à court terme relèvent plus du signal politique, ciselé pour tilter à l’oreille des familles, que d’un changement de cap radical. »

Le Café pédagogique passe également en revue, de façon très critique, les annonces pour la rentrée : « Réception des syndicats du 24 au 26 mai, interview au Point le 25, intervention au congrès de la Peep le 26, Jean-Michel Blanquer n’a pas fait le pont. Il a précisé ses orientations sur plusieurs points qui concernent directement les enseignants : les dédoublements de CP, les rythmes scolaires, les devoirs et d’une façon générale une "évolution" des programmes et la fin du "pédagogisme". Tout en affirmant sa volonté de ne pas faire "d’injonctions contradictoires avec celles de la majorité précédente" et de laisser le terrain arbitrer, c’est bien le détricotage des réformes par en haut qu’annonce le ministre. » On peut une nouvelle fois déplorer l’usage démagogique d’un terme tout à fait méprisant pour ce qui fait le cœur de notre métier, la pédagogie, tout en rappelant que le pédagogisme n’existe que dans l’esprit de ceux qui prétendent le haïr. Mettre fin à ce phénomène s’annonce donc ardu.

Le Parisien donne la parole au nouveau président de la PEEP, fédération de parents d’élèves : « Bernard Pommier, président de la Fédération des parents d’élèves de l’enseignement public commente les récentes annonces du ministère de l’éducation »

La lettre de l’éducation publie un entretien avec Frédérique Rolet, secrétaire générale du SNES-FSU : « Quelques jours après la nomination de Jean-Michel Blanquer, au fil de ses déclarations, de premières caractéristiques de style et d’orientation du « macronisme éducatif » commencent à se dessiner. Quelle est votre impression générale ?

Il est vrai que le nouveau ministre arrive précédé de sa réputation d’avoir été, comme recteur de Créteil puis comme directeur général de l’enseignement scolaire (Dgesco), un inconditionnel de l’expérimentation et du pilotage par les indicateurs de performance. Cependant, on perçoit de sa part une certaine atténuation des orientations libérales très fortes qu’il a pu développer à titre personnel dans ses ouvrages ou dans diverses interviews antérieures à sa nomination. Il prend en compte, nous semble-t-il, le fait qu’être ministre de l’éducation implique de relativiser ses idées personnelles, pour adopter un regard plus large, prendre le temps de l’écoute et éviter toute précipitation. Peut-être a-t-il perçu - en tout cas nous l’espérons - une forte attente, chez les enseignants, d’un peu de sérénité. »

Le Parisien, lui, va prendre la température d’une salle des maîtres à La Courneuve à propos de ce fameux CP à douze élèves : « Douze enfants,pas plus, dans chaque CP des quartiers défavorisés : la première mesure éducative du quinquennat Macron, annoncée pour la rentrée et calibrée pour parler au plus grand nombre, se veut une réponse simple et précise aux racines du décrochage scolaire. Et pourtant, dans cette école de La Courneuve (Seine-Saint-Denis), le sujet soulève plus de questions que d’enthousiasme chez l’équipe d’enseignants rencontrés à la pause déjeuner, fourchette à la main, en salle des maîtres : Douze enfants,pas plus, dans chaque CP des quartiers défavorisés : la première mesure éducative du quinquennat Macron, annoncée pour la rentrée et calibrée pour parler au plus grand nombre, se veut une réponse simple et précise aux racines du décrochage scolaire. Et pourtant, dans cette école de La Courneuve (Seine-Saint-Denis), le sujet soulève plus de questions que d’enthousiasme chez l’équipe d’enseignants rencontrés à la pause déjeuner, fourchette à la main, en salle des maîtres. »

Dans son édito de La lettre de l’éducation, Luc Cédelle appelle d’ailleurs à ce propos, et à juste titre, à une certaine prudence : « Pour étayer son projet phare de réduction des classes de CP et de CE1 en éducation prioritaire, le ministre invoque les résultats de la recherche. Il n’a pas tort, mais cet exemple montre aussi que le consensus en faveur de cette mesure a réclamé du temps pour s’établir. »

Signalons pour finir, deux tribunes intéressantes du Monde. La première est signée Pierre Merle et appelle à fonder un collège qui ne soit pas élitiste :« Le sociologue Pierre Merle observe qu’une élite passéiste s’est toujours opposée aux avancées pédagogiques nécessaires à la réussite de tous les élèves. »

La seconde, hélas réservée aux abonnés, est signée par un collectif de professeurs en sciences de l’éducation : « Pour une éducation réellement émancipatrice sans l’exploser en une multitude de « communautés scolaires autonomes » aux valeurs hétérogènes et aux pratiques claniques, estime un collectif de professeurs en sciences de l’éducation.

Mais il faut aussi une politique éducative hardie. Une revalorisation symbolique et matérielle du métier d’enseignant est indispensable. Une gestion de la « machine-école » plus attentive aux initiatives de ses acteurs est nécessaire. Un effort sans précédent en faveur des établissements les plus défavorisés est urgent : il faut, enfin, donner plus et mieux à ceux qui ont moins en proportionnant systématiquement leur dotation - salaires inclus, bien sûr - au niveau social des élèves qu’ils scolarisent. »

Numérique

Les Echos s’intéressent à la polémique autour de la gestion des données des élèves : « Il a suffi d’ un courrier pour remettre le feu aux poudres. Il y a dix jours, le site spécialisé Le Café pédagogique dévoilait la lettre envoyée par le ministère de l’Education nationale aux académies, dans laquelle l’institution « confirme qu’il n’y a pas de réserve générale sur l’usage des outils liés aux environnements professionnels chez les grands fournisseurs de service du Web (Gafam et autres) ». L’heure est à l’ouverture rue de Grenelle. L’administration explique que, tant que les établissements scolaires font une déclaration à la CNIL et que les services sont couverts par les CGU « éducation » des éditeurs - des conditions générales d’utilisation spécifiques -, il n’y a pas de raison de se priver de mettre à disposition des élèves et professeurs les outils de travail collaboratif de Google, Microsoft et consorts. Pour le ministère, ces précautions suffisent même à utiliser les noms et prénoms des utilisateurs et non des pseudonymes. »

Une tribune du Monde se penche sur le rôle possible du numérique dans une refondation de l’école :« Le numérique peut-il sauver l’école ? C’est ce que suggère le tandem formé par Cécile et François-Xavier Hussherr dans leur ouvrage Construire le modèle éducatif du XXIe siècle. Les promesses de la digitalisation et les nouveaux modes d’apprentissage (FYP Editions). ­

Refusant une « apologie simpliste du numérique » mais souhaitant « faire le bilan des opportunités ­offertes par le numérique à l’école et des occasions manquées », les auteurs signent un manifeste pour surfer pédagogiquement sur la ­vague du « tsunami numérique ». »

Divers

Un peu d’international pour terminer cette revue de presse. Un reportage de LCI vante (un peu trop) les mérites du système scolaire de Singapour (sans trop évoquer le système politique autoritaire qui va avec, c’est bien dommage) : « L’éducation ? A Singapour, le secteur est pris très au sérieux. Le pays est en tête des classements des meilleurs établissements scolaires. Quelle est la recette miracle ? Réponse. »

Enfin, Bruno Magliulo s’intéresse à l’internationalisation de notre enseignement supérieur : « Dans un rapport récent ("L’enseignement supérieur français par-delà les frontières", septembre 2016), France Stratégie (organisme public d’études prospectives), fait un constat concernant l’enseignement supérieur français : "au XXe siècle, on s’était accoutumé à l’idée que la mission de l’enseignement supérieur était essentiellement de former les étudiants du pays sur le territoire national. Cette époque a pris fin au début de ce siècle (...) Un nouveau paysage universitaire international se construit sous nos yeux". Et d’ajouter : "ce phénomène devrait être considéré comme une chance". »

Aurélie Gascon

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L’éducation aux médias et à l’information...

24 Mai 2017 , Rédigé par UNESCO Publié dans #Education, #Médias

L’éducation aux médias et à l’information...

La responsabilisation des personnes par le biais de l’éducation aux médias et à l’information (MIL) est un prérequis important au développement d’un accès équitable à l’information et à la connaissance mais aussi à la mise en avant de systèmes d’information et médiatiques pluralistes, indépendants et libres.

(...)

Cinq lois de l'éducation aux médias et à l'information

•  Français   Anglais   Espagnol   Chinois   Portugais  •

Dossier complet ci-dessous

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Revue de Presse Education... Mesures annoncées - Polémiques et politique - Enseignement - Ailleurs (…)

23 Mai 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

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La presse revient sur les annonces du nouveau ministre. Il est aussi question de polémiques à la télévision et de réflexions politiques. Il sera aussi question d’enseignement et de l’école ailleurs.

Les mesures annoncées

L’annonce de baisser à 12 élèves les classes de CP de REP+ continue à faire couler l’encre. C’était le sujet de Rue des Ecoles hier sur France Culture. "Jean-Michel Blanquer, le nouveau ministre de l’Education, pourra-t-il obtenir un consensus sur ce chantier prioritaire des REP et des REP+, parmi les engagements-phare d’Emmanuel Macron durant la campagne ?"

L’OZP est d’ailleurs sceptique :

"Abaisser le nombre d’élèves à 12 ne peut pas produire d’effets sans transformation des pratiques pédagogiques". Réuni à l’occasion de sa Journée nationale, l’Observatoire des zones prioritaires (OZP), une association d’acteurs de l’éducation prioritaire, accueille avec scepticisme les mesures annoncées par E Macron, c’est à dire la réduction à 12 élèves par classe des CP e CE des Rep+ (la catégorie la plus défavorisée de l’éducation prioritaire) et l’augmentation de 3000 € de la prime annuelle versée aux enseignants de ces Rep+. La centaine de formateurs, coordonnateurs, enseignants de l’éducation prioritaire réunis le 20 mai ont manifesté leur attachement au dispositif des maitres surnuméraires (maitres +)."

On parle aussi de la remise en cause des rythmes scolaires. "L’exécutif veut, dès l’été, permettre aux maires de choisir l’organisation de la semaine d’école.
Cette mesure soulève des questions financières et risque de mécontenter des familles qui avaient déjà dû s’adapter aux nouveaux rythmes scolaires."

Polémiques et politique

L’ancienne ministre de l’éducation était samedi soir dans l’émission de Laurent Ruquier. Elle a commenté la nomination de son successeur assez durement. "Un sarkozyste à l’Éducation : quelle plaisanterie !"

Elle a été aussi confrontée à une "séquence d’invectives avec Vanessa Burggraf [qui] met mal à l’aise. Car voilà, pour « se payer » l’invité, selon le cahier des charges bien établi de l’émission, la chroniqueuse utilise sans distance les fake news distillées par la fachosphère, mâtinées d’un argument de bon sens (« dans la classe de ma fille… ») qui entend désamorcer tout débat.

On peut contester la réforme du collège (une réforme que Vallaud-Belkacem a bien menée, celle-là) avec des arguments de fond (les syndicats de profs ne s’en sont d’ailleurs pas privés en leur temps), on peut discuter du bien-fondé de telle ou telle mesure mise en place ces trois dernières années par la rue de Grenelle. Mais qu’une journaliste utilise son magistère pour relayer des mensonges manifestes inventés pour nuire consterne. Qu’elle le fasse de bonne foi, comme cela semble être le cas, est encore plus atterrant."

Claude Lelièvre se demande si Blanquer est ’’Macron’’ ou ’’Fillon’’ compatible ?

"Si on en juge à partir de ce que le nouveau ministre de l’Education nationale vient de dire à propos de l’enseignement de l’histoire, le doute est pour le moins permis.

La focalisation sur « l’histoire de France », « sa chronologie » a été patente pour ces deux candidats en matière d’ « éducation nationale ». Les réponses du nouveau ministre de l’Education nationale ne paraissent pas vraiment affranchies de ces ombres portées de Nicolas Sarkozy et de François Fillon en l’occurrence, même si Jean-Michel Blanquer indique qu’il ne s’agit pas de remettre en chantier les programmes et qu’il n’y a pas besoin d’une nouvelle loi d’orientation scolaire."

Luc Cédelle, quant à lui remarque que les idées de l’Institut Montaigne sont désormais au pouvoir. "Dix ­sept ans d’existence, une forte présence médiatique, des propositions déclinables par des politiques de couleurs différentes et le soutien indéfectible d’un cénacle de grands patrons valent authink tank libéral la présence de ses idées au sommet de l’Etat"

La nouvelle ministre de la culture s’intéresse beaucoup à l’éducation. "Le rapport éducation- culture m’importe énormément. Et je sais que cela importe aussi à ce nouveau gouvernement. J’ai tout de suite demandé à rencontrer mon collègue de l’Éducation nationale, Jean-Michel Banquer, pour voir comment réfléchir ensemble. J’ai participé pendant des années au Haut conseil de l’éducation artistique et culturelle et cette éducation-là doit se faire partout, tout le temps, dès le plus jeune âge. C’est l’une des priorités. C’est fondamental."

Enseignement

TV5Monde revient sur la nouvelle position du ministère sur les GAFAM.

" Le mail du délégué du numérique éducatif, Mathieu Jeandron n’a pas fini de faire du bruit. Et pour cause : il incite clairement les cadres de l’éducation nationale à utiliser les services numériques des "GAFAM" (Google Apple Facebook Amazon Microsoft) dans les établissements scolaires. Cette surveillance et l’utilisation des données personnelles scolaires peut mener à des abus qui inquiètent les fonctionnaires de l’Education nationale."

Remarquons cependant de nombreux enseignants utilisent déjà les services des GAFAM mais de manière anonyme pour leurs élèves. Une autre voie est possible. Les ENT n’ont pas toujours des outils performants et intéressants.

Dans la Lettre de l’Education un entretien avec Marie-Ange Dat sur l’enseignement des langues vivantes en primaire.

"Tant que nous aurons environ une moitié des professeurs des écoles à ce niveau de quasi-débutant, on ne peut espérer un résultat de qualité. Il serait bon, aussi, qu’ils choisissent la langue qu’ils vont enseigner, ce qui n’est pas du tout le cas aujourd’hui en raison des injonctions locales. S’ils enseignent une langue qu’ils n’ont pas choisie et dans laquelle ils n’ont pas le niveau requis, je ne vois pas comment les élèves pourraient vraiment bénéficier de cet apprentissage. De cette façon, on dépense beaucoup d’énergie pour des résultats insatisfaisants."

Des élèves de Polytechnique envoient un satellite dans l’espace

"Le nano-satellite X-CubeSat, mis en orbite le 17 mai, analysera l’une des couches atmosphériques les moins étudiées. Un projet qui a mobilisé 57 élèves polytechniciens pendant six ans."

APB : la phase cruciale des réponses aux candidatures exprimées par les élèves de terminale

"Comment cela se présente-t-il ? Selon quel calendrier ? Quelles sont les diverses propositions d’admission que les candidats peuvent recevoir ? Quelle(s) réponse(s) ces derniers peuvent-ils exprimer et comment doivent-ils le faire ? Quelles sont les erreurs à éviter ?"

Ailleurs

Une prof d’anglais suspendue pour s’être moquée de la copie d’une élève sur Facebook. "Les enseignants y réfléchiront peut-être à deux fois avant de poster sur les réseaux sociaux les « perles » de copies de leurs étudiants. En Argentine, une professeur d’anglais de Buenos Aires a été suspendue après avoir publié sur son compte Facebook une photo d’une réponse d’une de ses élèves, relate le quotidien El Pais."

"Au Royaume-Uni, Theresa May a annoncé une nouvelle mesure qui n’enchante pas le monde de l’Education nationale. Elle voudrait supprimer les repas gratuits qui sont actuellement distribués dans les écoles primaires, car cela coûterait trop d’argent au gouvernement."

Eugénie, 12 ans, raconte sa vie de collégienne à Singapour. Un témoignage intéressant d’une élève au lycée français de Singapour.

Géraldine Duboz


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Ruquier/Burggraf... Les preuves de la mauvaise foi... (Vidéos)

22 Mai 2017 , Rédigé par Huffington Post Publié dans #Education, #Politique, #Médias

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