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Vivement l'Ecole!

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Le mythe national à l’école : l’analyse partielle et partiale de L. Joffrin...

29 Juin 2017 , Rédigé par Questions de Classe(s) Publié dans #Education, #Médias

Le mythe national à l’école : l’analyse partielle et partiale de L. Joffrin...

Trois mois après sa parution, Laurent Joffrin a lu Le Mythe national de Suzanne Citron. Dans Libération (27/06/2017), il en donne une interprétation discutable. Disons simplement qu’il n’a pas tout compris.

La première version du Mythe national remonte en fait à 1987. Avec 30 ans d’avance sur tout le monde, Suzanne Citron, historienne et enseignante, décortique la construction du récit qui va servir de base à l’enseignement de l’histoire pour des générations de jeunes Français, quasiment jusqu’à nos jours. Un récit principalement organisé autour d’une chronologie politique et militaire, arbitrairement sélectionnée, essentiellement nationale, une reconstruction d’un passé mythique destinée à susciter l’adhésion du public, jeune et moins jeune : « Ce que nous prenons pour « notre » histoire – écrit Suzanne Citron – résulte (…) d’une manipulation du passé par les élites au service ou à l’appui, des différents pouvoirs. Une historiographie apologétique de l’État et d’un « génie français » hors norme sous-tendait l’imaginaire national construit par la Troisième République. »

La déconstruction du mythe à laquelle l’auteure s’est attelée tout au long de ses recherches – et dont la validité est confirmée par toute l’historiographie des dernières décennies – n’est toutefois que le point de départ d’une réflexion plus large sur ce que devrait être, ce que pourrait être, l’enseignement de l’histoire en France en cette seconde décennie du 21e siècle. Suzanne Citron préconise de se référer à « un cadrage à grand maillage de l’histoire de l’humanité, relié à des séquences de courte durée concernant plus particulièrement la France, selon différentes échelles de l’espace et du temps (…) [un cadrage qui] constituerait le socle commun, la toile de fond d’un passé proposé à tous et à chacun, à différents niveaux de la scolarité. »

Une histoire de l’humanité, une histoire des hommes ? Pensez donc… Une idée qui fait manifestement horreur au directeur de Libé. Car, dit-il, ce serait « faire fi de l’intérêt légitime des occupants actuels du territoire national pour ceux qui les ont précédés. » Faut-il comprendre que, pour Joffrin, les « prédécesseurs » des Français d’aujourd’hui sont à rechercher exclusivement parmi les princes, les chefs de guerre, les « grands héros » dont l’histoire scolaire est toujours le substrat ? Mais aussi que l’identification à la nationalité française – quand même bien artificielle – devrait l’emporter sur la condition humaine ? C’est oublier que « l’histoire de France », régulièrement mise en avant dans le débat politique pour déplorer sa prétendue disparition, n’est pas celle des habitants actuels du pays, qu’ils y soient installés de longue date ou plus récemment, mais principalement celle de l’état, des régimes politiques et des classes dirigeantes alors que les hommes, les femmes, les enfants (grands oubliés de l’histoire scolaire) qui nous ont « précédés » ne sont curieusement jamais regardés comme nos prédécesseurs, puisque, pour l’essentiel, ils n’ont pas d’histoire. Ou du moins, pas d’histoire reconnue comme digne de figurer dans les programmes scolaires.

« Ce n’est pas un péché que de s’intéresser à son propre pays (…) », écrit encore Joffrin, usant ici d’une formule usée jusqu’à la corde (« son pays », « notre pays »), qui fait d’un territoire donné, auquel on se verrait obligatoirement assigné, la référence absolue, lui conférant une valeur quasi sacrée. Mais si l’histoire devait avoir pour fonction de faire naître un sentiment de solidarité, une conscience civique (ce dont on pourrait d’ailleurs discuter), pourquoi faudrait-il que ce sentiment et cette conscience n’aient pas à s’exercer au-delà du pointillé sur une carte qui borne « notre pays » ? Rien ne vient justifier, dans les programmes d’histoire, l’absence - quasi totale à l’école primaire - de toute référence au monde, à la Terre, "notre planète", sinon l’objectif, toujours plus ou moins en filigrane, de faire naître une conscience nationale, sans qu’on s’interroge jamais sur la légitimité de cette notion. Lorsque Joffrin écrit qu’abandonner l’histoire de France conduit à « abandonner la nation aux nationalistes », il n’est guère difficile de montrer que le nationalisme se nourrit de l’histoire nationale sans laquelle il n’existerait pas.

Enfin, dans cette même tribune, Joffrin s’avance – bien imprudemment lorsque l’on connaît ses conceptions réactionnaires en la matière – sur le terrain de la pédagogie, avec ces évidences fortes de ceux qui n’ont jamais mis les pieds dans une salle de classe : dépasser le cadre national, « sur le plan pédagogique, c’est se priver volontairement de l’arme du récit (…) pourtant seul capable de susciter l’attention soutenue des élèves, qu’une description laborieuse des structures économiques ou sociales se déployant dans le temps plongera à coup sûr dans un ennui profond. » Certes, les enfants adorent les histoires de chevaliers, d’Indiens et de cow boys mais c’est avoir des élèves une bien piètre estime et de l’histoire une vision bien rabougrie que d’imaginer que son enseignement devrait se réduire à la simple transmission d’un récit – qui, au demeurant, a toute sa place dans l’histoire du monde – aussi singulièrement réducteur que le récit national.

La conclusion revient à Suzanne Citron : « Repenser les modalités de prescription de l’enseignement de l’histoire dans un système scolaire souple et décentralisé, est-ce un rêve fou, politiquement incorrect ou une piste à saisir pour transformer la France ? (…) Relié au socle de la commune histoire humaine et de l’exploration de la France comme objet historique, ce rapport au passé, mélodique et polyphonique, ouvrirait sur un présent nouveau. »

Suzanne CITRON, Le mythe national, l’histoire de France revisitée, Les Editions de l’Atelier, Editions ouvrières, Paris, 2017.

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Revue de Presse Education... "Détricotages" contestés - Serpents de mer...

28 Juin 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... "Détricotages" contestés - Serpents de mer...

L’actualité éducative de cette fin d’année scolaire est partagée entre les projets de rentrée, et les préoccupations saisonnières.

"Détricotages" contestés

Les mesures verticales du nouveau ministre continuent de susciter réserves et contestations.

C’est le cas des CP dédoublés dans les quartiers les plus défavorisés.

« Moins d’élèves dans les CP des quartiers les plus défavorisés pour mieux les encadrer : séduisante au premier abord, la promesse d’Emmanuel Macron inquiète des enseignants du primaire, qui craignent que ce soit au détriment d’autres élèves » lira-t-on dans Libération.

Dans la dernière lettre de l’éducation de la saison, Luc Cédelle évoque ces « détricotages » à géométrie variable : « L’actuelle équipe ministérielle est-elle en train d’éliminer avec méthode ou d’aménager avec pragmatisme ce qui a été fait par la précédente  ? Si les deux analyses coexistent, c’est que la réalité est elle-même ambivalente et évolutive. Deux grands dossiers l’illustrent » : la réforme du collège et le dispositif plus de maîtres que de classe. Ils sont passé en revue.

A propos du collège, l’Express est revenu dans celui de Tremblay pour évaluer la mise en place de la Réforme un an près : Réforme du collège : retour à Tremblay avec un "bilan plutôt positif". On pourra y lire les points de vue des enseignants et des élèves sur l’AP et sur les EPI.

« "C’est un travail monstre qui nous attend" et "un pari pour les élèves", avaient raconté à L’Express les professeurs de Pierre-Ronsard le jour de la rentrée. Ils évoquaient déjà des ajustements, des améliorations. "Il faudra six mois ou un an pour tout mettre en place, c’est une année de rodage pour voir si cela marche", pensait Claire Benhamou, professeure d’espagnol. Résultat, un an plus tard, "le bilan est plutôt positif, cela s’est bien passé", affirme Julien Maraval, principal du collège [...] A Tremblay, l’AP est aussi plébiscité par les élèves. "Il y a plus de soutien individuel", lance Line. "On participe davantage, les professeurs nous prennent plus en compte", raconte de son côté Sofiane qui du coup a "moins le trac de parler devant tout le monde". » Pour les EPI, le bilan est plus mitigé : « certains EPI ont bien fonctionné, d’autres un peu moins, assurent les professeurs qui demandent "moins de rigidité". "Il ne faut pas faire d’EPI un peu prétexte, dit Julien Bacconier qui regrette "trop de contraintes, notamment en terme d’horaires, de thème ou de nombre". "La transversalité est bénéfique si nous avons des heures pour préparer nos cours et se mettre d’accord entre professeurs", abonde Morgane Vieux. Un moment de concertation avait été planifié dans leur emploi du temps. Non rémunéré, il n’a semble-t-il pas suffi. ». Le ministre avait annoncé vouloir évaluer les dispositifs avant de prendre des décisions ...

Toujours dans la lettre de l’éducation, on lira avec intérêt l’interview de Jean-Paul Delahaye :

« Comment espérer construire du « vivre-ensemble » si l’école n’organise pas du «  scolariser-ensemble  »  ? Dans le projet de 2016, inclure dans le temps scolaire des collégiens un accompagnement personnalisé, pris en charge par des professeurs, c’est un progrès démocratique. Ce sont les élèves les plus démunis, les plus en risque de décrochage qui ont un besoin fondamental de ces heures. Laisser aujourd’hui la possibilité d’utiliser une partie de ces heures pour reconstituer des enseignements réservés à certains élèves, c’est utiliser ainsi l’autonomie pour mettre en concurrence les établissements. Ce n’est pas une façon d’être au service de tous, c’est une réponse à des intérêts particuliers. Les angoisses des familles pour l’avenir de leurs enfants doivent être entendues. Elles expliquent les stratégies individuelles  : choix d’école, choix de filière, etc. Mais le rôle des pouvoirs politiques est de rassurer ceux qui n’ont pas envie que l’école se transforme et de leur faire comprendre qu’il est de l’intérêt de tous d’élargir la base sociale de la réussite scolaire. »

Serpents de mer

L’utilité du baccalauréat en est un dans le monde éducatif. On lira le très intéressant article de Bruno Magliulo qui retrace son histoire, du baccalauréat réservé à une élite, au bac pour (presque) tous : plus de deux siècles d’une irrésistible expansion.

Pour ses débuts, « on attribue très fréquemment à Napoléon 1er le mérite d’avoir créé le baccalauréat. C’est vrai pour sa version moderne, mais faux pour sa version ancienne. Dès le XIIIe siècle, il existait un "bacca laurea" (ce qui, en latin, signifie "couronne de lauriers", par référence à l’objet symbolique que, dans les sociétés antiques, on plaçait sur la tête des vainqueurs d’épreuves de toutes sortes : Jeux Olympiques, batailles, guerres...). Ce diplôme, qui comportait plusieurs épreuves en latin, n’était délivré que très parcimonieusement, dans le cadre d’une poignée d’universités (en particulier celle de Paris), à l’issue de ce que nous nommons aujourd’hui "le premier cycle universitaire". »

Autre débat : Les professeurs sont-ils prêts à consentir à l’autonomie ? Laurent Frajerman, chercheur au Centre d’histoire sociale du XXème siècle de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne tente une réponse sur The Conversation. On y apprend que « le soutien à l’autonomie est [...] surreprésenté chez les jeunes professeurs et les professeurs de collège ».

On terminera par cette initiative d’un collectif de professeurs qui ont rédigé une lettre ouverte sous forme de pétition à la députée Claire O’Petit. Cette dernière y est interrogée avec malice sur ses propos choquants sur les profs, les musulmans, les roms ...

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Dessin de Fabien Crégut

Bon courage à celles et ceux qui corrigent,

Laurent Fillion


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Revue de Presse Education... Lire - Réforme - Supérieur - Ailleurs...

27 Juin 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Lire - Réforme - Supérieur - Ailleurs...

Les annonces diverses et variées du nouveau ministre continuent d’alimenter les médias, que ce soit sur les Fables, les CP à 12 élèves ou les devoirs faits.
On continue aussi à parler d’APB et du tirage au sort.

On termine par quelques infos variées, dont les suites de l’"affaire" Véronique Servat.

Lire

"Le nouveau ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer distribuera ce lundi des exemplaires des Fables de La Fontaine à l’école Paul Claudel de Tourcoing. Il lance ainsi l’opération « un livre pour les vacances » pour les élèves de CM2 des Hauts-de-France." Rappelons tout de même que cette opération n’est que la reprise d’un dispositif inauguré sous Luc Châtel. Et il ne concerne que 3 académies.

Ce que rappelle Claude Lelièvre dans son blog. "pour ceux qui penseraient que cette ’’opération’’ renouvelée serait une sorte de ’’réhabilitation de la littérature classique’’ dans l’enseignement primaire, il faut noter que l’opération ’’commencée’’ en 2010 par les "Fables’’ de La Fontaine s’est continuée en juin 2011 (toujours sous la houlette du DGESCO Jean-Michel Blanquer) par "Neuf contes de Charles Perrault ; un livre de l’été 2011 illustré d’images d’Epinal’’ distribué à des élèves de CM1 en fin d’année scolaire. Fabuleux, le climat "contes et légendes’’ entretenu par Jean-Michel Blanquer."

Jean-Michel-Zakhartchouk, quant à lui, s’emporte sur une distribution pour l’été sans accompagnement pédagogique : "Ce que disent les pédagogues, c’est qu’il ne suffit pas de distribuer un livre de Fables, de faire étudier par cœur telle ou telle, d’en lire en classe en expliquant le vocabulaire , mais qu’il faut un vrai travail différencié selon les âges, pour que soit vraiment approprié un auteur qui a le mérite énorme d’être connu de tous les Français, d’être une sorte d’emblème de la culture française (tout en puisant ses sources dans de multiples cultures, dont les légendes et contes persans)."

D’ailleurs, les polémiques sur les méthodes de l’enseignement de la lecture sont reparties de plus belle. "Un récent séminaire à destination des inspecteurs a relancé les récurrents débats sur la place respective du code et du sens dans l’apprentissage de la lecture. L’insistance portée sur la maîtrise instrumentale de la combinatoire (la mise en relation de graphies et de phonies), au nom d’un retour nécessaire aux fondamentaux, laisserait entendre que le problème des élèves français ayant des difficultés en lecture aurait pour origine leur insuffisante capacité à déchiffrer, c’est-à-dire à identifier les mots. Le tout dans un discours qui revendique de s’appuyer sur la science et tout particulièrement sur la psychologie cognitive."

Réforme et contre-réforme

Tout d’abord, au bout d’un an à peine, un bilan plutôt positif de la réforme pour les élèves et professeurs du collège Pierre-Ronsard, à Tremblay-en-France. "Une année de rodage qui "s’est plutôt bien passée".

Une vision du programme de Jean-Marie Blanquer par Bernard Toutlemonde, ancien directeur général de l’enseignement scolaire. "Le nouveau ministre a donc en tête tout un programme. Un programme original qui n’en pose pas moins des questions : le pilotage par la science et par les résultats ne masque-t-il pas en somme des choix idéologiques ? Les premières mesures décidées (rythmes scolaires avec retour possible à la semaine de quatre jours, dédoublement des CP au détriment du « plus de maîtres que de classes » mis en place précédemment, rétablissement du redoublement etc.) sont-elles vraiment inspirées par la méthode scientifique annoncée ? La volonté d’encourager l’autonomie et l’innovation résistera-t-elle aux traditions centralisatrices, bureaucratiques et « top-down » du ministère de l’Éducation nationale ? Wait and see…"

Le ministre annonce aujourd’hui la création de 2500 postes pour mettre en place les CP à 12 élèves. Sauf qu’il ne s’agit pas de création de postes (comment recrute-t-on par concours 2500 enseignants durant l’été ?) mais un redéploiement des 4000 postes créés par le gouvernement précédent.
D’ailleurs Le Monde dénonce une réforme à marche forcée.

"Manque de locaux, professeurs difficiles à trouver : l’application, dès la rentrée, de cette promesse de campagne du candidat Macron tourne au casse-tête."

Problèmes aussi pour mettre en place les devoirs faits à la rentrée. "Il faut recruter, organiser les plannings, trouver les locaux... Rien que dans le collège qui teste l’expérimentation, il y a 45 intervenants et 10 salles mobilisées. C’est pour cette raison que les rectorats sont actuellement en train de faire un audit de ce qui est possible pour septembre. Et au total, le ministre se donne quatre ans, jusqu’en 2020, pour installer le dispositif dans tous les collèges de France et pourquoi pas en école primaire."

Véronique Soulé, elle, cherche désespérément le devenir des dispositifs pour l’égalité. "C’était en un temps déjà ancien. François Hollande était président. Najat Vallaud-Belkacem était ministre de l’Education nationale et elle encourageait les dispositifs de mixité sociale afin d’en finir avec les collèges-ghettos. Dans le cadre du renouveau en marche, on s’est demandé ce que devenaient ces dispositifs. On a cherché, cherché, cherché..."

Alors que l’Observatoire des inégalités s’interroge sur l’égalité des chances.
“L’Observatoire des inégalités, dans le cadre de son rapport publié le 30 mai dernier, s’interroge sur la situation de l’éducation en France. « L’école amplifie-t-elle les inégalités ? », la question est posée et les conclusions peu encourageantes. Le système éducatif doit encore s’améliorer pour assurer l’égalité des chances.

Dans un simple dessin, Jacques Risso résume bien les annonces du ministre.

Supérieur

APB : comment améliorer le passage du lycée à la fac. “Pour endiguer un échec massif en licence, il importe d’aborder sans tabou les questions de l’orientation, du rôle du bac ou d’une sélection au seuil de l’université.”

La nouvelle ministre de l’Enseignement Supérieur, Frédérique Vidal, est contre la sélection à l’université par tirage au sort. Clara Jaboulay, de l’Union Nationale des Lycéens, a réagi à ses propos.

Divers

Les suites du billet d’une collègue handicapée qui se voyait refuser la reconduction des aménagements de son poste. "Un simple "malentendu"

Quinze minutes, c’est à quelque chose près le temps qu’il a fallu pour que mon téléphone se mette à sonner après la mise en ligne sur Médiapart le Club de la tribune consacrée au refus de l’Education Nationale, via ses instances académiques, d’aménager mon poste de travail.

Le revers de la médaille est que beaucoup de collègues m’ont transmis des témoignages décrivant une situation analogue à la mienne. Handicapé.e.s, il leur est impossible, en dépit de demandes légitimes et parfois réitérées d’obtenir un aménagement de poste par l’Education Nationale. Cela concerne des enseignant.e.s de lycée ou de collège, à Paris ou en Province, handicapé.e.s visuels ou auditifs, titulaires le plus souvent d’une Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé, ils ont été pour certain.e.s débouté.e.s de leur demande d’aménagement, pour d’autres, de sa reconduction d’années en années, leur pathologie, comme la mienne, n’étant pas évolutive."

Le créationnisme est normalement interdit dans les écoles publiques américaines. Pourquoi subsiste-t-il encore ?

Quel enseignement pour penser le monde social ?

"Quelle place et quelle conception dans l’école d’aujourd’hui - et plus encore dans celle de demain - pour un enseignement prenant pour objet le monde social ? Jérôme Deauvieau revient dans ce texte sur les enjeux inhérents à l’enseignement dans ce domaine et propose des pistes de réflexions sur les évolutions à envisager, particulièrement au niveau de l’école primaire."

Le questionnement philosophique dans l’enseignement de la physique au lycée.

“Bien que les sciences physiques ne soient pas enseignées aujourd’hui comme une philosophie de la nature, leurs contenus et donc aussi leur apprentissage se prêtent toujours à un questionnement de nature philosophique. En particulier, leur caractère mathématique de la physique marque souvent une rupture dans la construction intellectuelle des élèves, à laquelle il appartient à l’enseignant de veiller. Cette rupture porte essentiellement sur l’apprentissage de l’abstrait, le deuil d’un réalisme naïf et les limites des analogies. Ces questionnements méritent d’être explicités ouvertement en classe pour permettre un juste apprentissage de cette discipline.” par Cyril Verdet, professeur de sciences physiques au lycée Saint Louis de Gonzague à Paris (Franklin), formateur en épistémologie à l’ISFEC d’Ile-de-France."

Géraldine Duboz

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Revue de Presse Education... En musique - Des fables et pas de téléphone - Le mois de Blanquer - Bac, bugs et couacs - Butinages...

26 Juin 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Livres, Apprendre, Étude, Éducation

EXTRAIT

Le mois de juin c’est un peu le mois du ministre de l’éducation. Avec le marronnier du bac, on l’invite partout et souvent il en profite pour évoquer d’autres sujets. Cette année, avec le changement de gouvernement, le rythme des annonces s’est encore accéléré. Attention ça chauffe, on ne peut plus suivre ! Entre la rentrée en musique, la distribution des fables de La Fontaine et les casiers pour les portables, il y a de quoi faire. Sans compter les autres dossiers qui se poursuivent : les rythmes, les CP à 12 élèves, le collège... A tel point qu’on en arriverait presque à oublier le Bac avec ses bugs et ses couacs...

En musique

« Je vous l’annonce, on fera la rentrée en musique dans un maximum d’endroits dès cette année, en mobilisant les élèves de l’année précédente ou des orchestres extérieurs. » Dans une interview accordée début juin au quotidien Le Parisien le ministre de l’Éducation nationale avait annoncé sa volonté de développer l’enseignement de la musique dans les collèges.

Malgré cette annonce du début du mois de juin, la circulaire allant dans ce sens et qui a été envoyée aux Recteurs et aux inspecteurs le 20 juin a d’abord été prise pour un faux lorsqu’elle a commencé à circuler sur les réseaux sociaux. Pourtant elle est bien réelle. Il s’agit de s’appuyer sur les chorales et autres orchestres pour accueillir en musique les nouveaux élèves afin de « marquer de manière positive le début de l’année dans les écoles, les collèges et les lycées. ».

Beaucoup d’acteurs de l’école se sont étonnés qu’une telle proposition arrive le 20 juin alors que les lycées n’ont plus d’élèves, comme aussi beaucoup de collèges et que seules les écoles primaires travaillent encore. Comment dans ces condition préparer efficacement une telle opération ?

Et si on prenait, malgré tout, cette rentrée en musique au sérieux ? c’est ce que propose Mara Goyet dans son blog du Monde. A bien des égards pour des pédagogues convaincus, on peut penser que ce serait une bonne idée. L’enjeu c’est de travailler sur le climat scolaire et le sentiment d’appartenance à une collectivité. Des projets comme ceux là peuvent y aider. Les rituels d’entrée que beaucoup d’entre nous pratiquent à l’échelle de leur classe, peuvent être élargis au niveau d’un établissement. Accueillir les nouveaux, partager un projet commun avec une dimension culturelle, travailler sur le sensible et l’artistique, on peut trouver des aspects positifs à cette" proposition"...

Sauf que ce n’est pas présenté comme une "proposition" mais que ça ressemble furieusement à une injonction ministérielle...! Ce qui a fait penser à un canular lorsque la lettre a circulé c’est que celle ci apparaissait tellement en contradiction avec les premières déclarations du ministre. Celui-ci parlait à l’époque d’en finir avec la verticalité, de laisser l’initiative aux établissements et aux équipes. Il déclarait qu’il n’y aurait pas de "réforme Blanquer" et qu’il en était fier... De même, il clamait son attachement aux expérimentations et à l’évaluation. Mais très vite les défauts de la gouvernance "à la française" qui fonctionne sur le fantasme qu’il suffit de dire pour faire et que ce qui est décidé en haut redescend impeccablement jusqu’au plus petit échelon (même le 20 juin !) a repris le dessus. On s’est aussi très vite empressé de "détricoter" les dispositifs précédents au nom d’une "autonomie" mal pensée et qui oublie la dimension du temps de l’appropriation et du travail collectif.

Finalement, cette "rentrée en musique" n’était pas un canular et aurait pu même être une bonne idée. En revanche ce qui est de plus en plus un canular, c’est de croire qu’on peut continuer à gouverner l’éducation nationale ainsi...

(...)

Philippe Watrelot

La suite et la fin du bloc-notes sont à lire en cliquant ci-dessous

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Quand la "macronmania" tourne au parfait ridicule... Ou à la propagande!

25 Juin 2017 , Rédigé par Marianne Publié dans #Education, #Politique, #Médias

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Revue de Presse Education... Ministère - Examen-diplômes - Convictions - Supérieur - Ailleurs - Ressources...

24 Juin 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Main, Microphone, Mic, Maintenez, Poing

Revue de fin de semaine qui, comme la voiture balais du Tour de France qui approche, ramasse les fins d’actualités.

Ministère

La dernière déclaration... Le ministre Blanquer va offrir Les Fables de la Fontaine aux élèves de CM2. “Le ministre de l’Education nationale Jean-Michel Blanquer a annoncé que les 150 000 élèves de CM2 allaient recevoir un exemplaire des Fables de la Fontaine.”

Au BO du 22 juin 2017 : nouvelle organisation des enseignements au collège et accueils collectifs de mineurs de l’été 2017. On précise “Cet arrêté assouplit simplement le cadre de la réforme du collège. L’offre des enseignements est enrichie selon les choix de chaque établissement.” Mais il semble qu’il y ait un bug : l’accès du détail réclame identifiant et mot de passe… ?

CP à 12 élèves : la réforme En Marche forcée. “Le slogan aura agit tel un mantra : les CP en éducation prioritaire limités à 12 élèves par classe dès la rentrée 2017 pour atteindre l’objectif de 100% de réussite. A l’heure de la mise en œuvre très concrète de la mesure phare du programme éducation macronien, il n’est pas inutile d’en analyser les rouages, tant ils révèlent à la fois une méthode brutale et des finalités contestables.”

Objectif "100% de réussite au CP" au cœur du séminaire des inspecteurs de l’éducation nationale. “Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale, et Stanislas Dehaene, professeur au collège de France en psychologie cognitive et expérimentale, sont intervenus auprès des inspecteurs de l’éducation nationale sur les pratiques les plus efficaces dans l’apprentissage de la lecture et de l’écriture au CP, au cours d’un séminaire à l’école supérieure de l’Éducation nationale le jeudi 22 juin.

Ce séminaire avait pour objectif de mettre en contexte la mise en place du nouveau dispositif du CP dédoublé en éducation prioritaire dans le cadre des programmes du cycle 2, où l’accent est mis sur l’apprentissage des fondamentaux. Il s’est appuyé sur le référentiel de l’éducation prioritaire.

Cela a été l’occasion de revenir sur les résultats de la recherche en didactique de la lecture et de la production d’écrit, qui font désormais consensus, et de présenter les ressources afin de nourrir la réflexion pédagogique et étayer les gestes professionnels des enseignants.

Il a permis également d’insister sur les pratiques les plus efficaces avec des petits groupes d’élèves.

La réflexion portait enfin sur les modalités d’accompagnement du dispositif en académie.”

Éducation : le retour du redoublement, beaucoup de bruit pour rien ?Le "maintien" sera à nouveau possible "dans des cas rares". Dans les faits, ça ne change pas grand-chose. Symboliquement, c’est très différent.”

Examen-diplômes

À quoi sert encore le brevet des collèges, présenté par 840.000 élèves ?Le brevet reste encore indispensable pour passer quelques rares concours dans la fonction publique. Pour les enseignants, il donne un objectif et finalise les études au collège. « Nous nous attendons cette année à des taux de réussite battant largement le record de l’an dernier », explique Samuel Cywie, de la Peep Paris, au sujet du brevet des collèges, dont les épreuves se dérouleront en fin de semaine prochaine pour 840.000 collégiens. En raison d’un nouveau mode d’évaluation, une importante proportion ..” Article réservé aux abonnés.

Le bac est mort, vive le bac !Le baccalauréat a-t-il encore un sens ? Faut-il s’en passer ou le réformer ? "L’Obs" a tenté d’y répondre. Avec un plan original, en huit sous-parties.”

Bac : la correction d’une copie de philo laisse peu de place au hasard. “Contrairement aux idées reçues, l’évaluation d’une copie de philo au bac n’est pas laissée au libre arbitre ou à l’humeur du correcteur : elle répond à des critères bien précis qui sont discutés à plusieurs, avant la note finale. « Avec la philo, on ne peut jamais vraiment être content de soi, ça dépend trop du prof qui corrige », lançait Camille, résignée, en sortant jeudi dernier de la première épreuve du bac. « Faux ! », rétorque Marie Perret, 43 ans, professeur de philosophie à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine), et rompue à cet exercice depuis plus de 20 ans.“

Convictions

Education nationale : « 9-3 », v’là les renforts des grandes écoles. “La promo pionnière du Teach for France, financé et piloté en partie par le secteur privé, achève sa première année : des diplômés de Sciences-Po ou de HEC enseignent dans des établissements REP de banlieue parisienne. Quitte à créer des inégalités parmi les contractuels.”

Un député La République en marche favorable à l’intégration de l’enseignement de l’islam à l’école en Alsace-Moselle. “Un député de La République en Marche nouvellement élu dimanche dans le Bas-Rhin s’est dit favorable à l’intégration de l’enseignement de l’islam à l’école pour les départements de l’Alsace et en Moselle. Dans trois départements, l’enseignement religieux y est possible mais pas encore l’islam.”

« Toujours, l’engagement citoyen ». Entretien avec Nicole Belloubet par Jean-Michel Zakhartchouk extrait du Cahiers pédagogiques N° 518 - Enseigner, former : écrire. “Dans le cadre prestigieux du Conseil constitutionnel, près de la salle où les neuf sages valident les lois de notre République, un bureau avec vue sur les fameuses colonnes de Buren du Palais-Royal. Et la rencontre avec une femme de conviction, qui nous accueille avec gentillesse pour évoquer son parcours singulier, où pédagogie et action se sont plusieurs fois croisées. Il s’agit de Nicole Belloubet, membre du Conseil constitutionnel et ancienne rectrice.”

Supérieur

Sélection en master : Paul, recalé à l’entrée de deux masters, a testé la saisine du recteur. “Le téléservice permettant de saisir le recteur pour obtenir une place en master est accessible via trouvermonmaster.gouv.fr, depuis lundi 19 juin 2017. Étudiant en troisième année de licence de sciences politiques à Paris 1 et recalé à l’entrée des deux masters qu’il convoitait, Paul l’a testé. Témoignage.”

MOOC Mathématiques : une préparation à l’entrée dans l’enseignement sup’. “Des cours en ligne de mathématiques ont été conçus pour accompagner les futurs étudiants dans leur transition entre le lycée et l’enseignement supérieur. Disponibles sur la plateforme FUN, ils s’adressent aux personnes ayant suivi une première et une terminale scientifique.”

Budget en déficit des universités : quel rôle pour le recteur ?Alors que certaines universités votent des budgets en déficit année après année et que d’autres se retrouvent à devoir adopter des plans de retour à l’équilibre, quel est le rôle du recteur, garant du contrôle budgétaire ? Est-il tenu de placer sous tutelle les établissements en difficulté financière ? Éléments de réponses.”

Enseigner à distance aux étudiants incarcérés : un défi pour les universités. “Les étudiants en prison sont souvent des personnes en grande difficulté personnelle qui sont soumises à l’interdiction partielle voire totale d’accès aux usages numériques. C’est pour ces raisons que l’enseignement à distance (EAD) en prison pose un réel défi à nos universités. Pour garantir ce service public, elles doivent définir une politique de formation ambitieuse en adaptant leurs modalités administratives et pédagogiques et en sensibilisant les équipes.”

Facebook va-t-il devenir une plate-forme de cours en ligne ? Question de Jessica Gourdon. “Né dans une université, le réseau social Facebook pourrait-il devenir un jour une plate-forme de cours en ligne ? Mi-juin 2017, la multinationale californienne a lancé une fonctionnalité donnant la possibilité de "créer un cours" au sein de groupes Facebook, rapporte le magazine "Inside Higher Ed". Pour l’instant, cette fonction n’est testée que par un cercle restreint d’utilisateurs. Elle permet aux modérateurs des groupes de créer des leçons séquencées en unités, et, pour les élèves, de suivre leur progression en temps réel.”

Ailleurs

La Turquie va suspendre l’enseignement de la théorie de l’évolution à l’école. “"Nous avons exclu les sujets controversés pour les élèves à un âge auquel ils ne sont pas capables de comprendre le contexte scientifique des enjeux", a déclaré Alpaslan Durmus. Cet enseignement est donc repoussé au premier cycle universitaire.

"Nous avons essayé d’intégrer nos valeurs locales et nationales au programme", a fait valoir le ministre. Selon The Independant, plusieurs universitaires turcs ont critiqué le projet, soulignant que le seul pays à avoir exclu la théorie de l’évolution à l’école est l’Arabie Saoudite.”

Les enjeux de l’enseignement de l’histoire africaine aux Africains. “En Afrique il y a un célèbre adage qui dit : "si vous ne connaissez pas d’où vous venez, vous ne sauriez décider de là où vous allez". Mais les Africains sont-ils pour autant fiers de leur histoire ? Veulent-ils vraiment savoir d’où ils viennent ? Et de quelle histoire parle-t-on ?

Ressources

Classe mutuelle : les élèves s’expliquent très bien les choses entre eux, parfois mieux que nous. “Prof de SVT dans un lycée parisien, Vincent Faillet a métamorphosé sa salle de classe, en premier lieu ses murs, afin de développer l’apprentissage entre pairs. Il nous parle de sa "classe mutuelle".”

L’innovation : une histoire contemporaine du changement en éducation. De François Muller. “Passer d’une logique d’enseignement à celle de formation par les compétences pour les enseignants ou passer d’un pilotage commandé à un accompagnement concerté pour l’encadrement peuvent être des exemples signifiants de pratiques à l’œuvre dans nos écoles et établissements scolaires. Trois cents actions contemporaines pour identifier dix tendances durables en éducation : tel est le pari de ce premier volume consacré aux « changements en éducation ».”

École : les vrais défis. Sous l’autonomie controversée, le pouvoir masqué par Olivier Maulini. “Et si nous nous demandions avant tout qui gagne réellement en pouvoir quand l’établissement acquiert des galons. L’auteur suit cette piste dans la situation française actuelle, à la fois conditionnée par son héritage jacobin et soumise au devoir de participation contemporain.”

Et un petit rappel historique : Le BAFA*… ou l’histoire du stage. “// BAFA // Peut-être avez-vous rencontré les Ceméa à l’occasion d’un stage BAFA ? Le stage, acte fondateur des Ceméa, tour à tour, appelé session, module, semaine, etc., mérite qu’on revisite, à l’occasion de ce quatre-vingtième anniversaire, les éléments qui ont fait son succès et sa pertinence.”

Bernard Desclaux

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Revue de Presse Education... Humeur - Cafouillages - Brèves...

23 Juin 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Crayons De Couleur, Coloration, Enfant

Une revue un peu particulière aujourd’hui en raison d’un article qu’il m’a paru essentiel de mettre en avant. Pour le reste, ça couac toujours un peu partout et quelques brèves de...juin

Billet de (mauvaise) humeur

La mienne, pas la sienne car courageusement, Véronique Servat, repart au combat pour pouvoir tout simplement exercer son métier. Dans un article de blog écrit car « Chaque année jusqu’à la fin de ma carrière je vais devoir refaire ce chemin de croix et revivre ce calvaire. Autant que celles et ceux qui devront l’affronter, avec moi et après moi, en soient informé.e.s. ». En effet, elle précise que « Handicapée, je ne peux continuer à enseigner dans mon académie ; le rectorat de Créteil refuse d’aménager mon poste de travail et de m’octroyer le bénéfice de l’insertion professionnelle. ». Bravo à elle de témoigner pour tous ceux, bien trop nombreux, qui n’osent pas ou baissent les bras... Espérons pour elle et pour eux que des solutions seront mises en place.

Cafouillages

Ah la musique, elle adoucit les moeurs et... la rentrée. Sur le site du ministère on peut lire « Le développement de la pratique collective de la musique est essentiel pour bâtir l’école de la confiance. Cette mobilisation va trouver un premier développement avec la "rentrée en musique", le lundi 4 septembre 2017, afin de marquer de manière positive le début de l’année dans les écoles, les collèges et les lycées.

Il s’agit de proposer aux élèves, qui étaient déjà présents l’année précédente, d’accueillir leurs nouveaux camarades en musique, manière chaleureuse de leur souhaiter la bienvenue ». Si c’est effectivement une simple possibilité, gageons que, vu le délai trop court d’ici la fin d’année, seuls les établissements où cela se fait déjà le feront en septembre.

Le Monde relaie la colère des étudiants en médecine après l’annulation d’une épreuve de l’internat (ECN)

« Les étudiants de sixième année qui passent les épreuves classantes nationales (ECN) devront replancher le 22 juin sur l’épreuve d’analyse de dossiers cliniques progressifs, annulée. »

Sur Le Figaro on lit « Bac 2017 : les sujets d’éco-droit soumis aux candidats avaient fuité la veille

Depuis hier soir, de multiples rumeurs de fuites du sujet d’économie-droit du bac STMG circulaient. Le ministère a confirmé les faits ce matin, quelques heures après que les élèves ont commencé à plancher sur l‘épreuve.

Les lycéens du bac technologique n’ont décidément pas été gâtés par les conditions des examens cette année. Après la fuite des sujets de philosophie et l’épreuve d’espagnol LV1 reprogrammée à cause d’un sujet déjà tombé, ils ont composé jeudi sur une épreuve dont le sujet avait fuité mercredi soir. »

Et bim, pauvres candidats. Europe1 parle de la conférence de presse du SNPDEN sur le bac.« Le bac actuel ne sert à rien", s’est agacé Philippe Tournier, secrétaire général du SNPDEN, syndicat des responsables de collèges et lycées, lors d’une conférence de presse. Il a appelé à la création de deux examens : un pour certifier les compétences acquises en fin de scolarité et l’autre, dont la forme reste à définir, pour évaluer les compétences nécessaires à la réussite en études supérieures. »

A lire aussi plus longuement sous la plume alerte d’Erwin Canard pour educpro.« Philippe Tournier a d’abord fustigé le coût de l’examen de fin de lycée : "Le bac, c’est 2 milliards d’euros toutes séries confondues. C’est donc deux milliards de cours perdus pour les élèves même si, bien entendu, supprimer le bac ne signifie pas que l’on réalise une économie de deux milliards d’euros", rappelle le chef d’établissement. »

Dans un billet de blog, un professeur d’histoire géographie de Toulouse s’adresse à tous ceux qui s’indignent à propos de l’épreuve du bac. « Car voyez-vous, en trente années désormais révolues au sein de l’Education Nationale, tout ce que vous avez pu dire, hurler, murmurer à l’oreille d’un micro, répéter en boucle à votre stylo rouge, vitupérer en « salle » de réunion… Oui, tout ça… Eh bien, je l’ai déjà lu, entendu, des dizaines de fois. Vous parlez de scandales, vous parlez de foutaises, vous parlez d’incohérences, vous parlez de réformes à faire, vous parlez d’effectifs de classe à faire baisser, vous parlez de programmes à alléger, vous parlez de professeurs à mieux surveiller. Vous n’êtes pas les premiers… Et vous ne serez pas les « derniers… »

Parce que, voyez-vous, dans l’Education Nationale (mais pas que…), l’incohérence n’est pas née d’hier. »

Bref, on est en juin

Selon Louise Tourret, « En juin, vive les vacoles ! » car « En juin, il y a ceux qui passent des examens et ceux pour qui les vacances ont déjà un peu commencé. Un casse-tête pour les parents et les profs, mais une belle saison pour les élèves. »

Pourtant comme le rapporte Ouest-France, « En juin, les proviseurs et professeurs planchent aussi. “Contrairement aux idées reçues, le mois de juin est loin d’être de tout repos dans les établissements scolaires. Au lycée Rabelais à Saint-Brieuc, le personnel ne profite pas de vacances anticipées. »

Un billet de Questions de classe évoque les liens entre « Canicule, calendrier scolaire et lobby du tourisme ».

« Heureusement pour le ministre de l’EN, le ridicule tue moins que le réchauffement climatique. Alors que la canicule de ces derniers jours rend les conditions de travail insupportables dans de nombreux établissement scolaires, le ministère répond comme à son habitude par une inénarrable suite de recommandations officielles dont l’objectif le plus évident est de ne pas avoir à aborder frontalement les questions qui fâchent. »

A lire surle site des Cahiers pedagogiques, « Semaine de quatre jours : l’argumentaire à charge d’un parent d’élèves »

Erwan Gueguen est un « père de deux enfants scolarisés dans une commune du Rhône, représentant des parents d’élèves dans leur école, est aussi chercheur en biologie, enseignant à l’Université. L’argumentation scientifique lui tient à cœur de par son métier, il a donc lu avec attention les rapports sur les rythmes scolaires afin de se forger son propre avis, qu’il a exposé à d’autres parents élus de sa commune. ».

Emilie Kochert

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Revue de Presse Education... En vrac - Numérique...

22 Juin 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Grenouille, Lecture, Journal

Chaleur + examen + remaniement = temps calme sur l’actualité pédagogique. Donc quelques nouvelles en vrac, et des pépites sur le numérique.

En vrac

Education : l’accueil des enfants de moins de 3 ans au prisme des comparaisons internationales. “L’Organisation de coopération et de développement économiques estime que la préscolarisation des enfants en bas âge est un facteur de réussite.”

Et FranceInter précise : La France championne de la scolarisation des tout petits, mais quantité ne rime pas toujours avec qualité. “En France, un enfant sur deux est en crèche alors que dans les pays de l’OCDE, la moyenne est de 1 sur 3. La France est plutôt bien placée en matière d’accueil des jeunes enfants. Mais la qualité n’est pas toujours garantie, selon un nouveau rapport de l’OCDE.”

Bac 2017 : quand l’apprentissage devient un sujet du bac pro. “Vendredi 16 juin 2017, les élèves de terminale professionnelle planchaient sur l’épreuve d’économie-gestion. Parmi les questions : "Quel peut être l’intérêt de poursuivre ses études en contrat d’aprprentissage plutôt que sous statut d’étudiant/e ?" Un intitulé qui provoque la colère du Snuep-FSU, qui y voit une "opération de popagande".”

Enseignement supérieur : Frédérique Vidal, symbole de la méthode Macron. “Comme Emmanuel Macron, la nouvelle ministre de l’enseignement supérieure est une adepte de l’expérimentation. Du test and learn façon start-up. "Frédérique Vidal réaffirme qu’elle ne fera pas une loi mais qu’il faut trouver dans certains textes de loi ce qui amène de la flexibilité", expliquait récemment François Germinet au site spécialisé News Tank. Le président de la commission Formation et de l’insertion professionnelle à la Conférence des Universités se félicitant d’avoir une ministre "très à l’écoute, très consciente de nos difficultés, qui souhaite que l’on construise ensemble." Ouverte, donc, à toutes les bonnes volontés.”

Numérique

SPIE : est au cœur du premier plan numérique à grande échelle pour les collèges en Sarthe. “Le Plan Collège Performant du Conseil Départemental de la Sarthe est l’un des premiers projets à grande échelle de transformation numérique des collèges publics en France. Il ambitionne de favoriser l’accès au numérique et la réussite éducative des 23 000 collégiens du département. Les élèves et les enseignants des collèges publics de la Sarthe seront les premiers utilisateurs d’équipements numériques de dernière génération. 8 000 ordinateurs et tablettes seront à terme connectés et opérés par SPIE ICS depuis un data center unique. Un support de maintenance globale « clé en main » est mis en place pour offrir aux établissements la disponibilité des infrastructures et l’accès aux applications pédagogiques et administratives quelle que soit la localisation du collège sur le territoire de la Sarthe.”

Et y a pas qu’en France… au Maroc : Enseignement 100% numérique : C’est aussi un cartable moins lourd ! Interview de Kamal Salimi qui est directeur des trois établissements qui ont réussi le challenge d’un enseignement 100% numérique. Il est également consul honoraire de Suède.

En Côte d’Ivoire. Université virtuelle : l’enseignement supérieur à l’heure de l’internet des objets (IoT). “Du 13 au 14 juin 2017, le Ministère de l’Enseignement et de la Recherche Scientifique à travers l’Université Virtuelle de Côte d’Ivoire a eu l’honneur d’accueillir le Safari Cisco sur le thème des fondamentaux de l’Internet des Objets. Ce « Safari Days at UVCI » fut riche en ateliers de formation dédiés aux instructeurs Cisco de l’UVCI et à 150 étudiants sélectionnés.”

Numérique et nouvelles formes d’apprentissage : retour sur l’atelier de Montpellier. “Plus de 70 personnes se sont rendues à l’Hôtel de la French Tech Montpellier pour co-construire un constat sur les effets de ces nouvelles formes d’apprentissage et identifier des propositions pour mieux les appréhender.”

Non, la pédagogie et le travail collaboratifs n’ont pas que des avantages ! par Loïc Plé, directeur adjoint en charge de la Pédagogie et du Développement Académique, IÉSEG School of Management. “Cela peut paraître une évidence, mais ce ne serait pas la première fois que l’enthousiasme collectif, quasi-mimétique, vis-à-vis de la « nouveauté » en ferait oublier les limites et les inconvénients. Rappelant cela, cet article met également en avant quelques éléments de contextualisation facilitant l’identification de situations où la recherche de l’équilibre individuel/collectif est indispensable.” A lire.

Quelques conséquences...

« Je suis enseignant, je ne sers plus à rien ». “Robotisation. Pour Jean-Marc Daniel, le monde va être bousculé comme jamais par un choc de productivité.” Article réservé aux abonnés malheureusement.

Et y a pas que les enseignants…. Human Roads crée une plateforme pour tracer son orientation scolaire. “Une plateforme, permettant de choisir une orientation scolaire ou professionnelle personnalisée, a été mise en œuvre par le start up Human Roads. C’est plateforme qui fonctionne comme un GPS et qui aide les étudiants et les travailleurs à ne pas s’éloigner de leurs objectifs scolaires et professionnels.”

Bernard Desclaux

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Revue de Presse Education... Détricotages- Enseignement supérieur...

21 Juin 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Apprendre, Les Mathématiques, Enfant

Calme plat sur l’actualité éducative en cette période de baccalauréat. Il sera question de détricotage et d’enseignement supérieur.

Détricotages

Le message de M. Blanquer est bien passé, le détricotage qui ne dit pas son nom est amorcé, et il entraîne diverses réactions. Ouest France s’intéresse à la mise en place de la réforme dans un collège et aux réactions aux annonces du nouveau ministre : « Jean-Michel Blanquer, nouveau ministre de l’Éducation nationale, a déjà annoncé qu’il voulait « assouplir » cette réforme. Les collèges pourraient choisir de supprimer les EPI. « Abandonner totalement serait dommage, mais un assouplissement pourrait alléger la tâche des professeurs », estime le principal. Pour la professeure d’anglais, qui reste motivée, « c’est embêtant d’être dans le flou, on hésite à préparer de nouveaux EPI pour l’année prochaine ». Les plus déçus seraient les élèves. « Ça nous convient bien,estime Théo. Si les élèves n’en profitent pas l’année prochaine, on aura eu de la chance. »

Le flou est encore plus net, si j’ose dire, concernant les rythmes scolaires. La Gazette montre à quel point le nouveau gouvernement navigue à vue sur la question : « Les rapports ont beau se succéder, cela ne semble avoir aucun effet sur les décisions politiques. Au grand désespoir des chercheurs et chronobiologistes. « J’ai du mal à comprendre cet acharnement ! On repart avec des demi-journées et des matinées de trois heures trente ! » s’offusque Claire Leconte. Même les sénateurs sont montés au créneau, réclamant de fonder toute nouvelle réforme sur l’expérimentation et l’évaluation, et de compenser l’éventuel retour à la semaine de quatre jours par la réduction de la durée de la journée scolaire et des vacances d’été. »

Sur le même sujet, Sébasten Rome se demande, sur son blog, si M. Blanquer veut faire de l’école une garderie : « Les rythmes scolaires sont de retour et il semble qu’une fébrile précipitation gagne le milieu scolaire. La relance des débats sur la fatigue, le coût... cache le véritable enjeu. Est-ce que l’école sert prioritairement à garder les enfants ? Jean-Michel Blanquer semble penser que oui, surtout s’ils sont des milieux populaires ; au détriment des apprentissages, bien sûr. »

Supérieur

Bruno Magliulo poursuit la publication de ses écrits sur la procédure APB. : « Cette dernière étape concerne les cas les plus difficiles : ceux des candidats à l’admission en première année de l’enseignement supérieur auxquels il n’a pas été proposé une place dans le cadre de la quatrième étape ou qui ont refusé celle qui leur a été notifiée. En 2016, ils étaient 8% à se trouver dans cette difficile situation (62000 parmi 750000 au départ). Ce nombre va sans doute augmenter en 2017, près de 20% des élèves de terminale n’ayant pas été affectés lors de la première vague de réponses qui s’est ouverte le 8 juin, chiffre double de celui de 2016. Cette augmentation tient au fait que cette année, les candidats scolarisés en classe terminale générale (ES, L et S) ont été contraints d’exprimer au moins un vœu d’admission en filière universitaire "à pastille verte" (non sélectives et en principe à effectifs non limités). Il en a résulté une forte augmentation des candidatures pour ce genre de formations, conduisant de facto, et sans annonce préalable, à transformer le statut de certaines de ces licences "à pastille verte" en licences "à pastille orange", c’est-à-dire "non sélectives, mais à effectifs limités", mettant en position d’attente un beaucoup plus grand nombre de lycéens que les années précédentes. »

Studyrama consacre un article à une initiative destinée à accompagner les futurs étudiants dans leurs démarches d’inscription dans l’enseignement supérieur : « Dans un contexte où les capacités d’accueil à l’université sont limitées et mènent à l’usage du tirage au sort pour les licences en tension, des milliers de lycéens se retrouvent sans formation ou obligés de se réorienter pour la rentrée 2017. Face à cette réalité, différents syndicats étudiants, lycéens et de parents d’élèves ont mis en place des dispositifs d’aides pour ces jeunes dont les vœux APB n’ont pas été satisfaits. »

Educpros annonce la nomination d’un conseiller enseignement supérieur à l’Elysée : « C’est désormais officiel. Thierry Coulhon a été nommé conseiller enseignement supérieur et recherche d’Emmanuel Macron, par arrêté publié au Journal officiel le 18 juin 2017. Pendant la campagne, il avait animé le groupe de travail chargé d’élaborer le programme sur l’enseignement supérieur et la recherche du candidat d’En marche !

Il rejoint ainsi une équipe de 45 conseillers, parmi lesquels ne figure aucun(e) préposé(e) aux questions d’éducation. Une différence notable avec le cabinet du Premier ministre. Marie Reynier, ancienne rectrice de l’académie de Nancy-Metz a été nommé le 12 juin 2017 conseillère éducation et enseignement supérieur auprès d’Édouard Philippe. »

Enfin, Educpros consacre également un article aux enseignants-chercheurs fraîchement élus députés : « Du médaillé Fields Cédric Villani, élu dans l’Essonne, au professeur Jean-Luc Fugit (Rhône), en passant par Christophe di Pompeo, chercheur en mathématiques à l’université de Lille 2, la plupart des enseignants-chercheurs qui entrent au palais Bourbon le font sous l’étiquette La République en marche. »

Aurélie Gascon (sur une récolte de Bernard Desclaux)

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Revue de Presse Education... Le Bac - Réformes sans réforme - Orientation - Supérieur - Divers....

16 Juin 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Récit, L'Histoire, Rêve, Dire

Un beau sujet de réflexion pour notre ministre : Tout ce que j’ai le droit de faire est-il juste ? Donc aujourd’hui début du bac mais également poursuite des réformes qui n’en sont pas. Et un peu d’orientation et de supérieur pour compléter cette revue de deux jours.

Le Bac

« Dire que le bac S, c’est l’élite, ce n’est pas un peu vieille France ? »En lycée général comme en professionnel, les élèves intègrent la hiérarchie entre les filières, tout en tentant de déjouer les clichés.”

Réforme du bac : Blanquer avance à pas de loup par Marie-Christine Corbier. “La réforme du bac qu’envisage le gouvernement se joue précisément dans l’articulation entre le bac et le post-bac, régulièrement critiquée. « Je suis favorable à un bac musclé, déclarait Jean-Michel Blanquer le 22 mai. Il faut éviter qu’il ne soit trop épais, comme aujourd’hui. [Mais] il faut le maintenir, et que ce soit un pont pour les jeunes » entre les études secondaires et supérieures. « Le bac ne cesse d’enfler, on rajoute chaque année quelque chose tout en parlant d’allégement du bac, regrette Philippe Tournier, secrétaire général du principal syndicat de chefs d’établissement, le SNPDEN. On arrive à un examen complètement invraisemblable : les élèves savent où ils vont dans l’enseignement supérieur avant que ne débutent les épreuves du bac, alors que ce dernier est censé être l’examen d’entrée dans l’enseignement supérieur ! »

Le baccalauréat est-il irréformable ? Trois questions à Christian Forestier Par Institut Montaigne. "Toute proposition de réforme sur le baccalauréat doit intégrer une réflexion plus globale sur l’accès à l’enseignement supérieur. Aujourd’hui, deux systèmes fondamentalement différents coexistent. Un secteur " fermé ", basé sur la sélection (le post bac lycée - les classes préparatoires -, les IUT ou les BTS) et un système dit " ouvert " : l’accès à la licence. La tendance naturelle aujourd’hui est de vouloir s’orienter vers le secteur " fermé " et de n’accepter les formations ouvertes qu’en dernier recours. Un tel système est source de mal être pour tout le monde : pour les élèves eux-mêmes, tout comme pour ceux qui doivent les former."

Olivier Galland : "L’idée que le bac est garant de l’égalité est un leurre". “Olivier Galland estime que les mentalités ont changé à propos du rôle du bac, comme l’illustre le sondage exclusif EducPros-l’Etudiant. Pour les lycéens, le contrôle continu semble désormais plus juste que l’examen terminal. Une manière de renforcer la méritocratie scolaire qu’analyse le sociologue au CNRS et spécialiste de la jeunesse.”

Bac 2017. Nécessité de l’enseignement philosophique. “Yvan Droumaguet, agrégé de philosophie, nous donne son point de vue sur l’enseignement philosophique.”

Une fuite des sujets philo pour les bacs technologiques occasionne un retard du début de l’épreuve.

Quels sont les équivalents du bac en Europe ?Si les lycéens français doivent passer le baccalauréat pour valider leur cursus secondaire, qu’en est-il chez nos voisins européens ? Tour d’horizon.”

Réformes sans réforme

Retrouvez les quatre mesures pour bâtir l’École de la confiance qui seront appliquées à partir de la rentrée 2017 : dédoubler des classes de CP en REP+, adapter les rythmes scolaires, aménager la réforme du collège, instaurer le programme "devoirs faits".” AU BOEN.

Le point de vue de Vousnousils sur les quatre mesures « pour bâtir l’Ecole de la confiance ».

Méfiance pour l’École de la confiance par Catherine Chabrun sur son Blog : Education et société. “Après la lecture des quatre mesures[1] de Jean-Michel Blanquer pour bâtir l’école de la confiance pour la rentrée de 2017, publiées le 13 juin. Je me suis arrêtée sur la première mesure « Dédoubler les classes de CP en REP+ ».”

Éducation : l’exemple d’une école bienveillante à Trappes sur France 3 – France Télévisions. “A priori, c’est un cours de primaire classique. Sauf qu’ici dans cette classe de Trappes (Yvelines), quand on aide son voisin, la maîtresse ne dit rien. À tout moment, les élèves peuvent se lever et venir exprimer leurs émotions sur un panneau. Un défouloir et un lieu d’expression publique qui remporte un succès fou.”

Rythmes scolaires : « un retour en arrière sans évaluation pour les élèves fragiles » (SE-Unsa). “Le SE-Unsa, qui a voté contre le décret proposé par Jean-Michel Blanquer sur les rythmes scolaires, réclame la mise en place, "dès septembre", d’une évaluation "pour comparer l’impact des deux types d’organisation de la semaine qui devraient cohabiter".”

Réforme des rythmes et CP dédoublés, un casse-tête à Marseille. “La ville repousse le retour à la semaine de quatre jours, et doit trouver de nouveaux espaces pour 150 classes de cours préparatoire en ZEP.”

Marche en avant ou néosarkozisme ? par Jean-Michel Zakhartchouk. “A mesure que se dessine la politique suivie par le ministère Blanquer, on ne peut qu’être inquiet, car de nombreux signes convergent vers une résurgence des recettes essayées sous le quinquennat Sarkozy plus que vers une vraie rénovation du système éducatif, vraiment pragmatique et « progressiste ».”

Orientation

Le collège en profite pour l’orientation. “C’est une idée intéressante qu’a eue l’équipe de direction du collège. Sophie Pion, proviseur de l’établissement, explique que le chantier de rénovation sera utilisé dans le cadre du parcours Avenir qui, de la 6e à la 3e, permet de travailler sur le projet professionnel et d’orientation de l’élève. Ainsi, les adolescents seront invités à découvrir les différents métiers dans le cadre de ce chantier et, peut-être ainsi, leur donner goût au travail manuel, parfois délaissé dans les choix d’orientation.”

Un témoignage : “Lorsque j’ai décidé de me réorienter en lycée professionnel spécialité mode, après un trimestre en première littéraire, ça n’a pas été simple. Moi, ça ne me suffisait plus d’être assise sur une chaise toute la journée, il me manquait cet esprit créatif. La conseillère d’orientation m’a dit : « Tu vas dans un endroit où il n’y a pas de débouchés. » Il a aussi fallu expliquer mon choix auprès de mon entourage, même si aujourd’hui, il voit bien que c’est le jour et la nuit. Ici, je prends plaisir à travailler ; je me sens épanouie.”

APB : ce logiciel qui détermine l’orientation des lycéens. “La plateforme « Admission Post Bac », loin de l’idéal méritocratique du système éducatif français, ne traite pas les élèves sur un pied d’égalité.” Réservé aux abonnés. Mais qu’est-ce que l’égalité ?

Enseignement supérieur, un accompagnement pour ceux qui ont du mal à s’inscrire avec APB par Denis Peiron. “L’Unef et l’Union nationale lycéenne mettent en place une ligne téléphonique et un site Internet pour venir en aide aux futurs bacheliers aux prises avec la procédure informatique."

Supérieur

LearningScape : un escape game pour libérer les pratiques pédagogiques par Céline Authemayou. “Résoudre des énigmes pour comprendre les ressorts de la pédagogie universitaire. C’est ce que propose Sapiens, le service d’accompagnement pédagogique de la Comue Université Sorbonne-Paris-Cité, à travers un "escape game", baptisé LearningScape. Attention, spoilers !

La ministre Frédérique Vidal veut mettre fin au tirage au sort à la fac. “C’est mon objectif. C’est aussi le but que nous nous sommes fixé avec les représentants des étudiants et des présidents d’université. Il y a un consensus autour de cette question. Le tirage au sort est un système dont on ne peut se satisfaire, c’est le plus injuste qui soit.” déclare-t-elle dans son premier interview.

Divers

Une école sans cours, ni professeurs… à la finlandaise !Peut-on imaginer une formation universitaire qui se déroule sans cours, ni même professeurs ? Peut-on imaginer qu’un tel un parcours « académique » vous prépare à la vie professionnelle comme une école de business et management en priorisant, qui plus est, la création d’entreprise ? Peut-on faire 3 d’études après le bac sans jamais suivre un cours magistral, ni même engranger de la connaissance par les méthodes habituelles des universités et des grandes écoles, celles qui consistent, même si elles ne se limitent pas à ça, à écouter ses professeurs, les experts en la matière, prendre des notes, les apprendre pour être ensuite interrogés lors des examens ? Cela est-il possible ? La réponse est oui ! Cette formation existe depuis 6 ans à l’Ecole de Management de Strasbourg et près de 25 ans en Finlande, pays reconnu pour ses innovations pédagogiques et à l’origine de cette méthode.”

Elèves, bientôt tous fichés ?Comment une institution aussi énorme que l’Education nationale peut-elle s’adapter et formuler des règles et des bonnes pratiques compréhensibles, applicables et protectrices ? La question dépasse d’ailleurs l’école, il s’agit d’éduquer les enfants et même toute la société à un usage responsable du numérique.” Dans l’émission Rue des écoles par Louise Tourret de dimanche de 17h à 17h55.

Une pub pour terminer : Pour un établissement scolaire équitable de Aziz Jellab et Maryse Adam-Maillet.

Bernard Desclaux

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