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Vivement l'Ecole!

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Revue de Presse Education... Projets et réflexions - Orientation et système - Apprentissage - Divers...

7 Septembre 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Projets et réflexions - Orientation et système - Apprentissage - Divers...

La rentrée est faite mais les projets et les réflexions se poursuivent. L’orientation et l’organisation de notre système sont toujours sur la table. On s’intéressera également à l’apprentissage et on terminera cette revue par quelques infos diverses.

Projets et réflexions

Le cadrage de l’Obs : Education : Jean-Michel Blanquer fait l’unanimité à droite. “Jean-Michel Blanquer a succédé à Najat Vallaud-Belkacem au ministère de l’Education nationale. Pour le grand plaisir de la droite.”

Réforme du bac et entrée à l’université : deux concertations "étanches" par Erwin Canard, Laura Taillandier. “Alors que la concertation sur l’entrée à l’université débute, celle sur la réforme du baccalauréat n’est pas prévue avant plusieurs semaines. Une déconnexion des deux discussions qui suscite l’incompréhension des syndicats enseignants, pour qui baccalauréat et entrée à l’université sont indissociables.” Un des effets du découpage en deux ministères ?
Educpros annonce également Une mission pour réfléchir à l’entrée des formations paramédicales à l’université

L’éducation (enfin) réconciliée avec la recherche ? par Marie Duru-Bellat - Sociologue. “Les travaux de recherche semblent avoir le vent en poupe auprès du nouveau ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer. Ainsi, la décision de dédoubler les classes de CP en zone prioritaire s’inspire-t-elle directement des travaux des économistes Thomas Piketty et Mathieu Valdenaire qui ont montré que seule une réduction très marquée de la taille de la classe, qui plus est uniquement dans les milieux les plus défavorisés, pouvait réduire les inégalités sociales. Prendre au sérieux les résultats de la recherche, parfait !

Et en même temps – pour reprendre une expression désormais consacrée – on semble juger sans importance de remettre en cause (parce qu’il faudra bien trouver des enseignants) l’expérience « plus de maîtres que de classe », engagée elle aussi sur la base de certains travaux comparatifs montrant, dans les pays comme la Finlande, qui parviennent à éradiquer dès leur émergence les difficultés d’apprentissages des élèves, l’efficacité d’une aide individualisée, quasiment en temps réel, par des personnels compétents.”

Les faux-semblants des filières d’excellence, par Pierre Merle. “Les filières d’excellence au collège sont controversées. Ceux qui les défendent considèrent qu’elles sont indispensables au système scolaire et à la constitution des élites. Mais elles s’avèrent inefficaces et ne font que creuser les inégalités, sociales et ethniques.”

Orientation et système

La Cité des Métiers lance trois outils pour l’orientation professionnelle. « Guichet unique de conseil sur l’emploi, les métiers, la formation et la création d’activités, la Cité des Métiers, située à Saint-Pierre, rassemble tous les partenaires publics de l’emploi. Pour la rentrée 2017, l’organisme propose aux collèges, lycées et lycées professionnels de l’île, 3 outils inédits dont les élèves pourront faire un usage individuel ou collectif. "Pour le premier outil, Parcouréo, nous mettons gratuitement à disposition des scolaires une plateforme numérique mise en place avec la Fondation Jeunesse Avenir Entreprise. Elle fonctionne avec un logiciel d’orientation, dont nous assumons le coût, pour permettre aux élèves de se tester en autonomie pour s’orienter efficacement", annonce Annie Bordier, chargée de communication et documentation à la Cité des Métiers. »

Frédérique Vidal : "la plateforme APB, ce sera terminé l’an prochain"

La fin d’APB et la résolution des problèmes d’orientation (sur mon blog) « Le ministre du secondaire vient d’annoncer sur RTL que la ministre du supérieur planchait sur un nouveau système. Emmanuel Macron, de son côté, déclarait dans son interview au Point « Nous ferons en sorte que l’on arrête de faire croire à tout le monde que l’université est la solution pour tout le monde. Et on ne tirera plus les gens au sort ».

Il semble que la pensée complexe se simplifie en haut lieu finalement. Peut-on résoudre les problèmes d’ « orientation dans le supérieur » simplement à partir de la question de l’affectation ou de la répartition ?  »

France Stratégie : La transition lycée-enseignement supérieur. “Pour élever le niveau de compétences de sa population active, pour lutter contre l’échec et la fréquence des réorientations en début de parcours dans le supérieur, ainsi que contre les inégalités sociales d’accès aux diplômes, la France doit prêter une attention particulière à la transition qui intervient au moment du baccalauréat, de l’enseignement secondaire à l’enseignement supérieur. Face aux difficultés que rencontrent de nombreux étudiants pour s’orienter vers une formation dans laquelle ils ont de réelles chances de réussir, il importe de renforcer la continuité des enseignements de part et d’autre de cette frontière.

Pour y parvenir, deux options peuvent être envisagées :

la création, dans le cadre actuel, de plusieurs filières intégrées à cheval entre le lycée et le supérieur, visant notamment à favoriser la réussite des bacheliers professionnels ;

la mise en place d’enseignements modulaires aussi bien avant qu’après le baccalauréat, permettant aux élèves et aux étudiants de construire à la carte leur parcours de formation, en fonction de leurs aspirations et des compétences qu’ils acquièrent et certifient au fil des modules suivis.”

Comment organiser notre enseignement supérieur ? par Olivier Rollot

Apprentissage

Muriel Pénicaud : "Il faut aller vers les choses qui marchent. L’apprentissage, c’est 70% de taux d’insertion après". Pour un contrat de travail… c’est pas un taux très bon.

Alternance : des nouveautés pour ouvrir l’apprentissage à de plus en plus de jeunes. « Neuf régions ont repoussé jusqu’à 30 ans l’âge limite pour entrer en apprentissage. D’autre part, un CFA 100% digital, OpenCFA, va ouvrir pour les métiers du numérique. Et l’Ile-de-France lance de nouveaux cursus en apprentissage pour les bacheliers pro qui veulent poursuivre des études. »

L’apprentissage boosté par l’enseignement supérieur par Étienne Gless. “Selon l’étude du ministère du Travail parue lundi 4 septembre, les embauches d’apprentis étaient en hausse en 2016. Mais cette tendance générale cache des disparités entre diplômes : alors que les contrats signés dans l’enseignement supérieur augmentent, les autres baissent.”

L’apprentissage regagne du terrain en France. “ De grandes entreprises viennent de constituer un réseau d’échanges de bonnes pratiques, baptisé GAN, pour favoriser l’apprentissage. Elles viennent de le faire au moment où les entrées en apprentissage regagnent du terrain. Avec une progression qui frôle les 2 %, ce n’est pas négligeable..Et cela au moment où les entreprises recrutent davantage, mais alors que des secteurs peinent toujours à trouver les qualifications nécessaires.”

Divers

Initiatives. Ces écoles où l’échec n’existe pas. « Aux États-Unis, des centaines d’écoles pilotes ont banni notes et sanctions pour tester l’apprentissage personnalisé et collaboratif. Avec des résultats spectaculaires. »

« Ce sont les enseignants qui font la transformation de l’école » un entretien avec Judith Grumbach sur les Cahiers pédagogiques. “Le film documentaire Une idée folle nous fait entendre les témoignages d’enseignants, de parents et d’enfants de neuf écoles et collège qui ont fait le choix de projets développant l’empathie, la coopération, la confiance en soi des élèves, pour former des citoyens du XXIe siècle. À l’occasion de la diffusion du film sur le site du Monde.fr, du 7 au 10 septembre, sa réalisatrice, Judith Grumbach, a répondu à nos questions.”

Trois pratiques pédagogiques sympas et documentées pour lancer la rentrée par Jeanne Parmentier. Pour les universitaires, mais sans doute pas que…

Intelligence Artificielle : c’est Cédric Villani qui s’y colle. “Le député est chargé par le secrétaire d’État chargé du Numérique Mounir Mahjoubi de travailler à un rapport sur la question afin de "définir une stratégie sur les prochaines années".”

Justement, Amazon prépare un centre de recherches sur l’intelligence artificielle à Barcelone

Plan Langevin-Wallon, 70 ans. “Cette année marque son 70ème anniversaire et le contexte lui donne une certaine actualité. En conclusion d’une autre journée sur Henri Wallon organisée aux Archives Nationales le 13 octobre dernier, une journée spécifiquement consacrée au Plan de réforme Langevin-Wallon avait été envisagée. Elle aura lieu le 15 septembre 2017, à la veille des Journées du Patrimoine.”

Bernard Desclaux, qui vous souhaite à son tour une belle et bonne rentrée.

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Revue de Presse Education... Une rentrée mouvementée - Idées - Sciences et éducation...

6 Septembre 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Une rentrée mouvementée - Idées - Sciences et éducation...

A la lecture de la presse, on peut voir que la rentrée ne s’est pas si bien passée que ça partout en France. On peut lire aussi plusieurs tribunes sur la politique éducative. On termine avec l’apport des sciences en éducation.

Une rentrée mouvementée

Pour le ministre, la rentrée s’est bien passée mais ce n’est pas l’impression qui ressort de la presse aujourd’hui.

Tout d’abord la rentrée des enseignants dans un collège de l’Eure a tourné au cauchemar. L’exercice d’alerte attentat a été réalisé avec un peu trop de zèle. "Deux policiers cagoulés font alors irruption dans la cour en lançant des pétards et se mettent à poursuivre les professeurs jusqu’à l’intérieur des bâtiments. Selon le syndicat Snes-Fsu, certains d’entre eux se sont cachés et ont fini en pleurs." (Europe1) "Des riverains du collège ont appelé la police, croyant qu’un véritable attentat était en cours." (BFMTV)

Dans le Huffingtonpost, un directeur d’école témoigne de tout ce qui va poser problème avec la suppression des contrats aidés. Après avoir fait la liste de tout ce que ces contrats font pour l’école, il conclut ainsi : "Pouvez-vous me dire qui va être aussi adaptable et réactif pour un salaire aussi petit ?"

Les CP à 12 en REP+ ? Pas si simple en fait. "La mesure aurait dû mettre en joie les enseignants du réseau d’éducation prioritaire renforcé (REP +), où elle s’applique. « Le problème est que ça se fait au détriment d’autres dispositifs très utiles », regrette Camille, qui ne retrouvera ses élèves que ce mardi matin. Dans son école, le maître supplémentaire, qui intervenait en fonction des besoins dans plusieurs classes, a été absorbé par le dédoublement des CP. Idem pour le poste surnuméraire de la maternelle attenante. Selon le Snuipp-FSU, principal syndicat d’instituteurs, le ministère aurait aussi puisé dans le vivier des remplaçants pour trouver les 2 500 profs nécessaires à la mise en place de cette promesse de campagne d’Emmanuel Macron."

Dans Le Monde, on peut lire que les activités périscolaires sont sacrifiées avec le retour à la semaine de 4 jours. "Ces trois heures d’activités hebdomadaires devaient permettre « d’élargir l’horizon des enfants ». Trois ans après leur mise en place, elles restent pourtant souvent une gageure."

Les territoires ruraux sont de plus en plus sacrifiés sous prétexte d’économie et perdent un à un tous les services publics. Dans le Lot, une commune ayant perdu son école a décidé "de créer sa propre structure plutôt que d’abandonner son seul établissement scolaire. L’association "Les pitchouns à Molières" a donc été lancée pour servir de support à une nouvelle école maternelle privée hors contrat. [...] C’est la municipalité qui prendra en charge le coût de la structure sans que les familles ne déboursent un centime."

Idées

« Les élèves ne sont majoritairement pas malheureux à l’école »

Alors que 12,8 millions d’élèves font leur rentrée lundi, Eric Debarbieux, ancien délégué ministériel chargé de la prévention de la violence à l’école, répond aux questions des lecteurs du Monde.

Selon Ken Robinson, "« L’école doit changer pour s’adapter aux enfants d’aujourd’hui ». Pour l’universitaire britannique, expert de l’éducation de renommée internationale, l’école doit apprendre aux enfants la créativité. Une compétence dont ils auront besoin dans un monde où beaucoup est à réinventer."

Dans OuestFrance, le point de vue du philosophe Guy Coq sur les débuts du ministère Blanquer.

" La nouvelle politique éducative est exposée à deux menaces qui pourraient la rendre inefficace. La première : la précipitation. La seconde : en France, on sait multiplier les procédures d’évaluation des écoliers, mais on repousse l’idée qu’il faudrait une évaluation des politiques scolaires.

On veut espérer une prise en compte rapide de la nécessité d’une évaluation des politiques scolaires, avant de remplacer des mesures non évaluées par d’autres. Peut-être faut-il créer une institution indépendante dotée des moyens d’évaluation… ?"

Pour Jean-Michel Zakhartchouk,"Jean-Michel Blanquer doit clarifier ses positions" car ses orientations sont antagonistes. "Mais, sur le fond, peut-on à la fois exalter l’école de la confiance, souhaiter une sorte d’union nationale autour de cette institution et faire des choix qui apparaissent parfois comme des revanches ou comme la nostalgie du temps où le même ministre avait des responsabilités sous les ministères de Sarkozy ? Accordons lui toutefois le bénéfice du doute. Ou, plutôt, soyons à la fois créditeurs de confiance et vigilants, le "en même temps" ne pouvant servir de seul fil directeur quand il faut faire des choix si on veut bien une école plus juste et plus efficace. "

Claude Lelièvre est plus ironique ! "Blanquer : un « formidable » ministre ; ça craint !

C’est du moins ce que le Président de la République a affirmé dans son interview au « Point » : « Jean-Michel Blanquer est un formidable ministre de l’Education nationale ». On ne peut que lui donner raison, car il y a beaucoup à craindre de la part de Blanquer."

Sciences et éducation

La sociologie face aux neurosciences : l’enfant au cœur d’une bataille de disciplines

Contre l’universalisation hors-sol, une sociologie critique entend penser les inégalités et les classes sociales qui percutent l’enfant dès le plus jeune âge.

Lecture : la guerre des méthodes n’aura pas lieu. Un entretien avec Roland Goigoux sur le site des Cahiers pédagogiques.

"Ce que pense l’un des meilleurs spécialistes de la lecture en France, professeur des universités à l’ESPÉ Clermont-Auvergne, des risques de réouverture de querelles stériles sur les méthodes, de la meilleure façon d’optimiser les dédoublements en CP de REP ou du bon usage des neurosciences".

Géraldine Duboz (qui vous souhaite une bonne rentrée).

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Revue de Presse Education - Nouveautés de rentrée - Enseignement et pédagogie- Blanquer - Fausses notes...

5 Septembre 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education - Nouveautés de rentrée - Enseignement et pédagogie- Blanquer - Fausses notes...

Dans cette première revue de presse de l’année scolaire qui débute, nous évoquerons les traditionnelles nouveautés de rentrée avant d’aborder différents débats autour du métier d’enseignant et de la pédagogie. Il sera ensuite question du nouveau ministre et des nombreuses fausses notes de cette rentrée qui se voulait pourtant musicale.

Nouveautés de rentrée

Comme chaque année, les médias se penchent sur les nouveautés que nous réserve cette rentrée scolaire. Cet intérêt est évidemment accru cette année par le changement de gouvernement. Francetvinfo fait le point dans un reportage sur les principales nouveautés : « Dès lundi 4 septembre, plus de 12 millions d’élèves reprendront le chemin de l’école. Et la rentrée 2017 leur réserve plusieurs nouveautés. L’emploi du temps des enfants changera dans certaines écoles avec le retour à la semaine de quatre jours, au lieu de quatre jours et demi. Un choix fait par 37% des communes qui ne feront donc plus travailler leurs élèves le mercredi.

Autre nouveauté : le dédoublement des classes de CP. Seulement 12 élèves par classe dans 85 des écoles situées en zone d’éducation prioritaire renforcée. »

Le Monde s’intéresse à la légitime perplexité des enseignants suscitée par l’annonce annoncée très tardivement et sans concertation d’une rentrée en musique dans les établissements :« Les enseignants ne s’en cachent pas : quand l’information a commencé à circuler, le 21 juin dernier, ils ont d’abord cru à une blague. « C’était le jour de la fête de la musique, raconte une directrice d’école qui a préféré rester anonyme. Faire un courrier officiel pour nous demander d’accueillir, à la rentrée, nos nouveaux élèves en chantant, même de la part d’un ministre qui raffole des coups de com’, ça m’a semblé impossible, dit-elle. J’ai cru à une annonce parodique ! »

Et pourtant, l’information a vite été confirmée. Le ministre de l’éducation, Jean-Michel Blanquer, et la ministre de la culture, Françoise Nyssen, ont même fait de ce « moment musical », qu’ils ont demandé à tous les enseignants du primaire et du secondaire d’organiser, un temps fort de cette rentrée 2017, en écho à la « priorité » à l’éducation artistique et culturelle fixée par le candidat Macron durant la campagne. »

Pour un ministre qui prétend ne pas vouloir se servir d’injonctions, ça démarre en fanfare.

Le Café pédagogique se penche sur les nouvelles évaluations prévues en CP et en sixième : « Quel accueil les enseignants font-ils aux nouvelles évaluations nationales du CP ? Après la publication sur un site académique d’une version quasi définitive des évaluations, plusieurs enseignants ont réagi à ces nouvelles évaluations imposées par le ministère. Pas toujours jugées utiles, elles suscitent des réaction variées. Le Snuipp demande un droit d’inventaire et d’adaptation pour les enseignants. »

Les Echos, quant à eux, rendent compte d’un ouvrage d’Eric Debarbieux sur le manque de continuité des réformes : « C’est un cri d’alarme. Alors que 884.300 enseignants retrouvent leurs élèves ce lundi, l’ancien délégué ministériel à la violence en milieu scolaire, Eric Debarbieux, dénonce dans un ouvrage qui vient de paraître (1) les effets dévastateurs des lourdeurs de l’administration centrale de l’Education nationale. Il les a vécues de l’intérieur, rue de Grenelle. « Grosso modo, les élèves apprennent correctement à l’école et apprécient, malgré des nuances, leurs professeurs et les autres personnes qui les encadrent. » L’école est « imparfaite, mais pas non plus décadente ». Du point de vue des enseignants, la réalité est tout autre. Dans un entretien aux « Echos », il souligne « l’immense ras-le-bol » des personnels de l’Education nationale. »

Enseignement et pédagogie

Le Monde publie un entretien avec Françoise Lantheaume, qui se penche sur le malaise enseignant :« Lundi 4 septembre, 884 300 enseignants ont retrouvé leurs élèves et leur salle de classe. Un rituel immuable qui s’est accompagné, cette année encore, d’une série de mesures annoncées par le ministère de l’éducation nationale qui vont modifier le périmètre d’activité des enseignants.
Pour Françoise Lantheaume, directrice du laboratoire de recherche éducation, cultures, politiques à l’université Lumière Lyon-II, ces nouvelles annonces contribuent à accentuer le « trouble identitaire » qui provoque le malaise de la profession enseignante. « Les enseignants ont aujourd’hui du mal à définir collectivement le projet qu’ils doivent porter », explique l’auteure de La Souffrance des enseignants (avec Christophe Hélou, PUF, 2008).

Selon le baromètre annuel UNSA-Education, si 93 % des enseignants disent aimer leur métier, ils ne sont plus que 77 % à trouver qu’il a du sens. »

Le Parisien, quant à lui, publie un entretien avec Eric Charbonnier, qui met davantage l’accent sur les questions pédagogiques :« Mal classée dans les palmarès internationaux, l’école française pourrait s’inspirer d’exemples étrangers. L’éclairage d’Eric Charbonnier, spécialiste des questions d’éducation.

Éric Charbonnier est expert des questions d’éducation à l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Cette institution publie tous les trois ans les enquêtes Pisa, sur les acquis des jeunes de 15 ans, qui permettent de comparer les systèmes scolaires. »

Blanquer

Notre nouveau ministre est si prolixe qu’il est bien difficile de parvenir à tenir à jour le compte de ses nombreuses interviews. Nous nous contenterons ici de relever la dernière (enfin à notre connaissance), celle qu’il a accordée au Figaro, et qui est réservée aux abonnés : « INTERVIEW - Méthodes de lecture, langues anciennes, pédagogie… En ce jour de rentrée scolaire, le ministre de l’Éducation nationale livre ses projets. « Si c’est être conservateur que de vouloir rehausser le niveau, alors je crois que 95 % des Français sont conservateurs ! » assure-t-il. » A noter que si M.Blanquer estime que l’éducation n’est ni de droite ni de gauche, celle qu’il promeut semble n’être ni de gauche, ni de gauche, ni dans l’intérêt des enfants (voir la réforme des rythmes détricotée). Par contre, il semblerait qu’elle fasse le bonheur de Valeurs actuelles. Orange nous apprend que MM. Macron et Blanquer, ainsi que Mme Cluzel ont fait leur rentrée à Forbach : « Plus de 12,4 millions d’élèves faisaient leur rentrée lundi 4 septembre. Parmi eux, les enfants de l’école Louis-Houpert de Forbach (Moselle), qui ont reçu la visite du chef de l’État Emmanuel Macron, du ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer et de la secrétaire d’État chargée des personnes handicapées, Sophie Cluzel. »

Et pour finir, Jack Lang accorde une interview à l’Obs dans laquelle il juge les premiers pas du nouveau ministre : « Prof un jour, prof toujours. Après la publication de notre entretien avec Jean-Michel Blanquer, Jack Lang nous a contactés, souhaitant réagir aux propos de son lointain successeur. Aujourd’hui président de l’Institut du monde arabe, l’ancien pompier volant de la rue de Grenelle, venu remplacer Lionel Jospin en 1992, puis Claude Allègre en 2000, a conservé un regard aiguisé sur les questions éducatives. Il nous livre le bulletin de notes – mitigé – de l’élève Blanquer, sans oublier de décerner un bonnet d’âne à la plupart des ministres de gauche ou de droite qui lui ont succédé »

Fausses notes

On nous avait promis une rentrée musicale et harmonieuse, et nous nous retrouvons avec un concert de casseroles à rendre jaloux François Fillon. Dans le souci de disrupter la monotonie des rentrées scolaires, sans doute, le gouvernement de M. Macron a décidé de compliquer la tâche des établissements en ne renouvelant pas un grand nombre de contrats aidés, ce qui a pu avoir des conséquences locales telles que la rentrée a dû être reportée dans certaines communes, comme le rapporte le Café pédagogique : « Plusieurs communes de métropole ont annoncé le report de la rentrée faute de contrats aidés. C’est le cas par exemple de Sartilly , dans la Manche, des communes de Mazerolles, Cherves-Châtelards, Massignac, Vitrac-Saint-Vincent et Montembœuf en Charente ou encore de Valorbiquet, près de Caen. Les emplois aidés sont souvent utilisés pour les transports scolaires ou encore dans les cantines scolaires , sans parler des aides administratifs des directeurs ou encore de la surveillance dans les établissements secondaires. Certains réseaux d’école sont particulièrement touchés comme les écoles Diwan en Bretagne qui emploient 150 contrats aidés . »

Les élèves souffrant d’un handicap sont également victimes de cette mesure irréfléchie et brutale, qui impacte aussi nombre d’AVS comme le rapporte Le Parisien : "Face à l’annonce de la diminution des contrats aidés, les auxiliaires de vie scolaire (AVS) en contrat unique d’insertion s’inquiètent pour la suite. L’Education nationale assure que les moyens seront maintenus pour accompagner les élèves handicapés."

L’Actu.fr se focalise sur les enfants handicapés qui ne pourront pas faire la rentrée avec les autres enfants : « « La rentrée ne s’annonce pas satisfaisante pour les enfants souffrant de handicap ».

La déclaration du Président de l’ADAPEI * Pascal Coroller est à prendre à la lettre, même si sa forme est courtoise. « Plus d’une centaine d’enfants vont se retrouver sans solution ou avec une solution d’attente précaire ». Ces enfants de 6 à 18 ans voient donc, peu ou prou, leur rentrée scolaire tomber à l’eau. Leur point commun ? Un handicap mental. »

L’équipe de la revue de presse vous souhaite néanmoins une belle rentrée !

Aurélie Gascon

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Semaine mondiale de l’éducation aux médias et à l’information 2017...

3 Septembre 2017 , Rédigé par UNESCO Publié dans #Education, #Médias

Semaine mondiale de l’éducation aux médias et à l’information 2017...

Lancée en 2012, la Semaine mondiale EMI est organisée tous les ans par l’UNESCO en coopération avec l’Alliance mondiale pour les partenariats sur l’éducation aux médias et à l’information, l’Alliance des civilisations de l’ONU (UNAOC) et le Réseau universitaire international de l’éducation aux médias et à l’information et du dialogue interculturel. Elle réunit divers acteurs engagés dans la promotion de l’éducation aux médias et à l’information (EMI) pour favoriser l’intégration sociale et le dialogue interculturel.

La sixième célébration annuelle de la Semaine mondiale de l’éducation aux médias et à l’information (EMI) est en cours de préparation. La Semaine aura lieu du 25 octobre au 1 novembre 2017. Les événements marquants de la Semaine mondiale EMI comprendront la septième Conférence de l’éducation aux médias et à l’information et du dialogue interculturel, qui devrait se tenir à Kingston, en Jamaïque.

Liens:

https://fr.unesco.org/semaine-mondiale-emi-2017

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Et toujours plus d'indécence...

28 Juillet 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Medias, #Politique

Et toujours plus d'indécence...

Il y a pire que tout... Il y a toujours pire que le pire... En cette année 2017, me reviennent en mémoire quelques souvenirs de lectures, de choses vues et entendues, souvent sans le vouloir...

Oui, l'avez-vous remarqué ? Jadis, nous allumions la radio, la télévision, ouvrions un journal et tous ces gestes "magiques" étaient des actes volontaires, choisis. La soirée s'organisait autour de tel film, de telle émission... Le journal s'étalait sur la table de la cuisine recouverte d'une toile cirée... Le chat dormait sur un fauteuil, celui du grand-père quand il venait encore à la maison... Ce n'était pas mieux avant. C'était différent.

Moins indécent.

Aujourd'hui, c'est la télévision, la radio, le défilement des tweets et messages "Facebook", les titres étalés qui s'imposent à nous. Ils nous "allument" presque. Le téléspectateur, l'auditeur, le lecteur, l'utilisateur des réseaux dits "sociaux", s'il n'est pas éduqué, s'il n'est pas éclairé, se laisse alors, sans même s'en rendre compte, happer, engloutir, enfermer dans des torrents d'images, de sons et de textes dont 80% sont d'une rare indigence, d'une absolue indécence...

L'indécence des titres raccoleurs qu'on lit en passant vite, en remontant son col car les courants d'air sont terribles dans les couloirs du métro, avant de rejoindre le bureau.

L'indécence d'émissions de télévision dont le crétinisme le dispute au voyeurisme. Il suffit de réunir quelques invités ayant "une actualité", c'est à dire ayant quelque chose à vendre, de les faire réagir en se moquant de tout - y compris du téléspectateur qui lui ne se doute de rien - de les faire de disputer très artificiellement puis, sans avoir construit le moindre début de réflexion, sans avoir abouti à aucune proposition, le "présentateur vedette" - car la vedette c'est lui - conclut par une pirouette avant la publicité et un feuilleton cathodique maintenant l'audimat à flot. Il n'y a d'ailleurs plus que l'audimat qui soit à flot... Le reste est noyé depuis longtemps dans l'indécence de croire que le téléspectateur, l'auditeur, le lecteur est le dernier des imbéciles auquel il suffirait de donner quelques miettes pour qu'il vienne, tel un pigeon des Jardins du Luxembourg, consommer sa pitance quotidienne d'imbécilité et de crétinisme.

Je n'ose dire ici quelques mots des émissions dites de "variétés". Mes propos pourraient dépasser des limites que ces mêmes émissions ont pourtant très largement outrepassées. De même les radios, dites "libres" il y a quelques années - les "années Mitterrand" - et devenues aujourd'hui prisonnières plus encore que sous de Gaulle. Elles déversent des "sons" au kilomêtre, des propos sans autre objectif que de coller l'auditeur au "poste" et de le pousser à consommer... A lui aussi, quelques miettes quotidiennes...

Et tout cela recouvre indécemment le génie toujours vivace de ce pays, ce pays qui préfère Angot à Le Clézio... Tout est dit dans ce comble de l'indécence... Car enfin comment peut-on préférer Zemmour à Jean-Claude Guillebaud ? Comment peut-on se passer d'une Florence Aubenas, remarquable plume journalistique pour lui préférer Eric Nolleau? Comment peut-on interviewer sur TOUTES les chaînes ces théâtreux poussifs, ces acteurs d'une rare nullité et délaisser tous ces anonymes du vrai spectacle vivant ? Comment peut-on permettre à une Arlette Chabot d'interroger les puissants avec une prudence presque douteuse quand un Laurent Joffrin ou un Edwy Plenel seraient plus percutants, quel que soit l'invité devant eux? Comment peut-on laisser, sans mot-dire, ces fielleux, ces moqueurs de bas-étages, ces caricaturistes qui insultent Daumier, ces menteurs, parfois, faire la pluie et le beau temps, tous complices, toujours les mêmes, usant de leur jeton de présence sur les plateaux où ils s'invitent ?

Comment peut-on laisser l'indécence prendre le pas sur l'intelligence partagée ?

Il y a là des sujets de révolte, de profondes inquiétudes aussi. Car c'est l'indécence qui triomphe aujourd'hui et par-là, c'est l'intelligence et la beauté qui meurent... A celà, un seul remède qui soit à ma modeste portée : le dire, l'écrire, le hurler et souhaiter que d'un cri naisse la conviction qu'il faut en finir, vite, avec l'indécence qui voudrait faire de nous des imbéciles irréfléchis... qui voudrait faire de nous des consommateurs passifs... qui voudrait faire de nous d'obéissants toutous... qui voudrait faire de nous des électeurs dociles... qui voudrait faire de nous des cerveaux éteints... qui voudrait faire de nous des lecteurs aveugles, des auditeurs sourds, des spectateurs toujours admiratifs sans une once d'esprit critique.

Au secours ! Je n'en peux plus !

Christophe Chartreux

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Ce Président qui excelle dans la novlangue...

17 Juillet 2017 , Rédigé par Liberation Publié dans #Politique, #Médias

Ce Président qui excelle dans la novlangue...

Ces mots, qui nous enveloppent. Voici la ministre du Travail, à la tribune de l’Assemblée. «Le chemin que nous proposons, c’est de donner plus de liberté et de protection, dit Muriel Pénicaud, pour défendre la réforme du code du travail. Il faut à nos entreprises plus de souplesse.» Ces mots qu’on finit par ne plus entendre, assourdis que nous sommes. Il faudrait, dans ces phrases, relever chaque mot. Le chemin, d’abord. Le chemin que l’on trace, puis ensuite où l’on chemine tranquillement, le délicieux chemin ombragé, qui sent la noisette. Sur un chemin, on ne se précipite pas. On va au pas de son âne, tranquillement, un bosquet après l’autre. On pourrait objecter que si Emmanuel Macron, pour réformer le code du travail, a choisi les ordonnances plutôt que la loi, c’est justement pour foncer. Mais non. Emmanuel Macron est ce prodige, cette synthèse de toutes les contradictions, qui va vite et lentement à la fois. Comme aurait pu dire George Orwell, inventeur de la novlangue, il «foncechemine».

D’ailleurs, ce chemin, le gouvernement le «propose». Il n’impose rien, quelle horreur. Et s’il a repoussé tous les amendements de l’opposition, ce n’est évidemment pas par refus du dialogue, puisque justement, il s’agit de développer le «dialogue social». Alors pourquoi ? Parce qu’un amendement de l’opposition, ça se rejette, aussi vrai qu’il faut, de temps en temps, élaguer les ronces sur les chemins. «Evidemment !» répond une députée macronienne à un mélenchonien qui lui fait remarquer que le taux d’adoption des amendements est de 0 %. Restent, dans le discours de Muriel Pénicaud, les classiques : «liberté, protection, souplesse». «Liberté» pour qui ? «Protection de qui ?» Ce n’est pas précisé. Liberté en général. Protection universelle. Et la «souplesse» ! Qui pourrait s’opposer à la souplesse ? Qui va monter à la tribune pour défendre les rigidités ?

Ce radieux et bucolique paysage macronien, où prolifèrent violettes, coquelicots, souplesses et évidences, pourrait n’être menacé par rien, n’étaient les cailloux et les ronces qui, sur les plus jolis chemins, ont parfois le mauvais goût de faire trébucher ou d’égratigner. Justement, à propos de la ministre du Travail, cette méchante affaire de voyage à Las Vegas, organisé sans appel d’offres. Ce n’est pas grand-chose. Un tout petit caillou. Mais c’est encore trop. Et justement, dans une conférence de presse, voici qu’une journaliste interroge le Président sur le caillou. Directement. Mais où se croit-elle ? Emmanuel Macron a vite fait de la remettre à sa place, qui ne commente pas «les péripéties du quotidien».

Les journalistes, voilà le problème. Les journalistes ont le mauvais goût de se mettre en travers des chemins. Ils zooment sur les cailloux, ils voient tout en noir : il va pleuvoir, on n’arrivera jamais à temps, on aurait dû partir plus tôt, on aurait dû partir plus tard, on aurait dû partir de l’autre côté. Et même quand ils cheminent aussi, dociles, avec les meilleures intentions du monde, ils prennent de la place, ils encombrent le champ de vision, ils proposent des variantes d’itinéraire, on ne peut pas «foncecheminer» à son aise. Aussi Emmanuel Macron a-t-il eu la bonne idée de se faire lui-même journaliste. Il va «créer son média», annoncent les médias, dépités. Il se filmera. Il s’interrogera. Il se répondra. Il postera le tout sur Facebook Live, où il fera peut-être même les commentaires, s’il a le temps. D’ailleurs, il a déjà commencé.

Emmanuel reçoit Angela. On a construit un joli décor : un groupe de jeunes Français et de jeunes Allemands enthousiastes. Ils s’envoient des balles, et doivent prononcer des phrases dans la langue de l’autre. Les règles du jeu ne sont pas parfaitement claires, mais la séance est retransmise sur le Facebook Live de l’Elysée. Et le pire, c’est qu’on le regarde, ce moment d’actualité heureuse, cette préfiguration de ce que sera le futur média En marche, où le prince charmant se «parletaira» avec grâce, dans un sous-marin nucléaire ou sur la tour Eiffel (ça marche : ce pourrait d’ailleurs être le nom de la future chaîne).

Les journalistes râlent contre cette concurrence déloyale. C’était tellement sympa, de filmer le joli chemin, tous ensemble ! Les pauvres. Ils vont devoir détourner leurs caméras, aller filmer dans les ronces, voire sortir du chemin. C’est peut-être la meilleure chose qui puisse leur arriver, même si c’est moins confortable.

Daniel Schneidermann             

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Quand la presse reçoit les "bons points" du gouvernement...

17 Juillet 2017 , Rédigé par France Info Publié dans #Politique, #Médias

Quand la presse reçoit les "bons points" du gouvernement...

Christophe Castaner, porte-parole au gouvernement aux journalistes:

"Vous êtes dans votre rôle quand vous mettez en cause certains de nos politiques, quand vous enquêtez"

France Info

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Ce gouvernement qui dicte à la presse ses attitudes, qui distribue les rôles, les bons points...

La mise en scène de la société du spectacle...

Christophe Chartreux

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Le spectacle se représente à la fois comme la société même, comme une partie de la société, et comme instrument d'unification. En tant que partie de la société, il est expressément le secteur qui concentre tout regard et toute conscience. Du fait même que ce secteur est séparé, il est le lieu du regard abusé et de la fausse conscience ; et l'unification qu'il accomplit n'est rien d'autre qu'un langage officiel de la séparation généralisée.

Le spectacle n'est pas un ensemble d'images, mais un rapport social entre des personnes, médiatisé par des images.

Le spectacle ne peut être compris comme l'abus d'un mode de la vision, le produit des techniques de diffusion massive des images. Il est bien plutôt une Weltanschauung devenue effective, matériellement traduite. C'est une vision du monde qui s'est objectivée.

Le spectacle, compris dans sa totalité, est à la fois le résultat et le projet du mode de production existant. Il n'est pas un supplément au monde réel, sa décoration surajoutée. Il est le coeur de l'irréalisme de la société réelle. Sous toute ses formes particulières, information ou propagande, publicité ou consommation directe de divertissements, le spectacle constitue le modèle présent de la vie socialement dominante. Il est l'affirmation omniprésente du choix déjà fait dans la production, et sa consommation corollaire. Forme et contenu du spectacle sont identiquement la justification totale des conditions et des fins du système existant. Le spectacle est aussi la présence permanente de cette justification, en tant qu'occupation de la part principale du temps vécu hors de la production moderne.

Guy Debord - La société du spectacle

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Revue de Presse Education... 4 jours - École de la confiance - Postes – Austérité ? - Rapports – Vacances – Butinages...

2 Juillet 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... 4 jours - École de la confiance - Postes – Austérité ? - Rapports – Vacances – Butinages...

EXTRAIT

Dernier (et ultime) bloc notes de l’année scolaire. Avec une actualité assez riche : le décret ré-autorisant les quatre jours de classe, les annonces du Ministre sur l’“école de la confiance”, les postes en CP d’éducation prioritaire, le bac, le brevet et quelques rapports et articles intéressants. Nous nous demanderons aussi si l’éducation est toujours "sanctuarisée" sur le plan budgétaire. De quoi dire et de quoi lire...

On terminera de manière plus personnelle par une réflexion sur l’avenir de ce bloc-notes. Bon courage pour la fin de l’année et bonnes vacances

Quatre jours

La semaine a été marquée par la publication le 27 juin du décret « relatif aux dérogations à l’organisation de la semaine scolaire dans les écoles maternelles et élémentaires publiques ». Le journal Le Monde en offre un résumé rapide. Ce texte permet donc d’«  autoriser des adaptations à l’organisation de la semaine scolaire ayant pour effet de répartir les heures d’enseignement hebdomadaires sur huit demi-journées réparties sur quatre jours  ». Le texte fixe quand même des limites : pas plus de vingt-quatre heures hebdomadaires, pas plus de six heures par jour et trois heures trente par demi-journée, pas de modification du nombre d’heures d’enseignement sur une année scolaire, ni de modification de leur répartition. Toutefois, "ces dérogations peuvent s’accompagner d’une adaptation du calendrier scolaire national", ce qui signifie un possible raccourcissement des vacances. De fait, le décret permet surtout de revenir à la semaine de quatre jours et fait que, demain, différents tempos puissent se côtoyer d’une ville à l’autre, voire d’une école à l’autre. Le décret acte ainsi le troisième changement de rythmes pour les écoliers en neuf ans.

Pour compléter, on pourra aller voir l’audition de Jean-Michel Blanquer au Sénat par la commission Culture et éducation. On n’y parle pas de ce seul sujet mais il occupe une bonne partie du débat. En contrepoint, on pourra aussi visionner la réaction de la sénatrice Françoise Cartron qui a beaucoup travaillé et publié plusieurs rapports sur cette question.

Toujours sur ce sujet, dans son blog sur Mediapart, Claude Lelièvre reprend l’expression de "Munich pédagogique" utilisée en 2008 par Antoine Prost. Il y égratigne sévèrement le nouveau ministre, coupable de ne pas prendre ses responsabilités : «  Le décret que Jean-Michel Blanquer vient de signer sur les rythmes scolaires est digne non pas d’un Salomon mais d’un Ponce Pilate. C’est la « base », à condition d’être unie, qui choisira le retour à la semaine de quatre jours. Et l’irresponsable à la tête du ministère de l’Education nationale s’en lave les mains.  »

On a l’impression qu’avec cette réforme «  le monde des adultes s’est entendu sur le monde des enfants »...! Cette expression est d’un certain... Jean-Michel Blanquer. Mais elle a été prononcé en 2010 à l’occasion d’une audition pour un rapport parlementaire sur les rythmes de vie scolaire et le passage à la semaine de quatre jours. JM Blanquer, alors Dgesco, évoque d’abord des journées de six heures « bien remplies, trop remplies », puis plus loin il déplore qu’avec le passage à quatre jours «  le monde des adultes s’est entendu sur le monde des enfants ». Ce jugement prend une saveur particulière aujourd’hui. On peut cependant rajouter qu’avec les intérêts des adultes (parents et enseignants) on peut aussi voir des considérations financières et budgétaires aussi bien pour l’État que les collectivités locales.

Une autre conséquence de cette modification est peu évoquée, or elle n’est pourtant pas négligeable. La réforme des rythmes a "créé" à peu près 250.000 postes dans l’animation d’après les syndicats du secteur. Il est difficile d’évaluer l’impact que ce décret risque d’avoir en termes de suppression d’emplois. Ce sont certes des emplois précaires et souvent à temps partiel mais ils permettaient à certaines personnes de trouver des sources de revenu. On peut donc légitimement se demander si ce n’est pas un "plan social" (qui ne dit pas son nom) qui est en préparation ?

École de la confiance

L’interview de Jean-Michel Blanquer la plus intéressante de la quinzaine est à lire dans La Croix . Dans cet entretien il dit vouloir confier davantage d’autonomie aux acteurs éducatifs afin de bâtir « une école de la confiance  ». Il pourrait s’agir de permettre aux chefs d’établissement de recruter eux-mêmes sur des «  postes à profil  ». En corollaire, le ministre veut relancer des évaluations nationales, conçues comme un outil de pilotage. Il annonce aussi vouloir faire évoluer les missions des inspecteurs qui seront revues : «  Les inspecteurs rempliront une fonction de soutien plus que de contrôle » . « Plusieurs membres de l’inspection, spécialistes de différentes disciplines, analyseront ensemble la situation d’un établissement et aideront son équipe à formuler et mettre en œuvre un projet éducatif adapté », a-t-il ajouté.

L’école de la confiance selon Jean-Michel Blanquer, on la retrouve aussi dans une autre interview donnée à La Voix du Nord où il justifie le décret sur les rythmes ainsi : « il s’agit d’une philosophie que nous appliquons sur beaucoup de sujets : il est important de responsabiliser les acteurs, de laisser les communautés définir ce qui est bon pour elles.  »

On ne sait pas ce que pensent les enseignants et les élèves du collège Pierre-Ronsard à Tremblay en France de « L’école de la confiance  ». Mais quand on lit le reportage de L’Express on se dit que l’équilibre est fragile pour ne pas créer du découragement. Le magazine est retourné voir les enseignants et la direction de ce collège situé en éducation prioritaire un après un premier reportage au moment du démarrage de la réforme du collège . Aujourd’hui, malgré (ou à cause de) un « travail monstre », le bilan est « plutôt positif ». Les enseignants se sont saisis des dispositifs emblématiques de la réforme, l’accompagnement personnalisé (AP) et les enseignements pratiques interdisciplinaires (EPI) et une dynamique s’est installée. Si le principal, prudent, estime que l’aménagement qui vient d’être officialisé par un arrêté « ne casse pas la dynamique », il souhaite aussi « assurer une stabilité du collège, sécuriser l’école et les professeurs, arrêter les changements de cap.  ». C’est à ce prix, celui de la stabilité et de la permanence de l’action, que l’école de la Confiance pourrait se construire.

(...)

Philippe Watrelot

Suite et fin à lire en cliquant ci-dessous:

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Revue de Presse Education... Dépenses - Médiateur - Evaluation

1 Juillet 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Dépenses - Médiateur - Evaluation

Dernière revue de presse de la saison en ce 30 juin. Mais pas sûr que l’actualité éducative parte en vacances. Enfin, aujourd’hui il sera question de dépenses des ménages, du rapport du médiateur qui prend APB dans son viseur, et d’interrogations sur l’évaluation.

Dépenses

Les parents français dépensent très peu pour l’éducation de leurs enfants. “La dépense moyenne des parents français en matière d’éducation est d’environ 15 000 euros par enfant. C’est le montant le plus bas des 15 pays interrogés dans un rapport publié par la banque HSBC.”

Les « bons » collèges font monter les prix de l’immobilier. “Les familles sont prêtes à débourser davantage pour être assurées que leurs enfants seront scolarisés dans les établissements à la meilleure réputation.”

Médiateur

Le médiateur vient de remettre son rapport annuel.

Le Monde relève que L’intégration des élèves handicapés à l’école reste à faire. “Malgré une scolarisation en hausse, le médiateur de l’éducation nationale estime que trop d’obstacles persistent.”

Mais toute la presse relève tout autre chose !

Le médiateur de l’éducation nationale dénonce la solitude des familles face à APB. "Dans son rapport annuel remis jeudi, le médiateur de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur se fait l’écho des réclamations reçues lors de la session 2016 d’APB."

Orientation des bacheliers : Le médiateur de l’Education nationale tape aussi sur APB. “Claude Bisson-Vaivre constate la défiance des familles envers la plateforme et propose de nombreuses idées pour l’améliorer…

APB : le médiateur de l’Education nationale saisi 137 fois en 2016.

APB : le médiateur de l’Education veut former les enseignants. “Rendre le portail Admission-postbac plus lisible, plus transparent et en adéquation “fidèle” avec la réglementation : voilà les objectifs de Claude Bisson-Vaivre, médiateur de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur. Dans son rapport annuel au ministère, rendu public jeudi 29 juin 2017, il propose plusieurs pistes en ce sens, dont une formation accrue des enseignants pour mieux accompagner les familles.”

Le médiateur de l’éducation nationale veut améliorer APB. “« Voilà un outil qui fonctionne mais qui n’a pas été adapté à l’augmentation des effectifs », explique le médiateur. Face à ce constat, il propose d’intégrer de nouvelles formations (écoles privées, Paris Dauphine…) dans le système APB « pour tendre à l’exhaustivité ». « Il faut pouvoir obtenir de ces formations qu’elles fassent connaître la liste de leurs étudiants, ce qui permettrait de libérer les places rapidement et de satisfaire les autres plus vite », poursuit-il.
Le médiateur suggère également de mettre fin à la surréservation : alors que les établissements ne peuvent recevoir qu’un nombre limité d’élèves, il y a dans certaines filières davantage d’étudiants retenus que de places disponibles, par anticipation de futurs désistements. La médiation a par exemple reçu la réclamation d’une élève acceptée en BTS qui s’est vu refuser l’accès à l’établissement car 40 élèves avaient été inscrits, contre les 35 que pouvait accueillir la filière
.”

La sélection, un défi pour l’enseignement supérieur à la française. “DÉCRYPTAGE - D’un côté, les grandes écoles sélectionnent sévèrement à l’issue des classes préparatoires. De l’autre, les universités publiques sont accessibles à tout bachelier. Depuis deux ans s’ajoute la pratique du tirage au sort aux portes de filières réputées comme médecine et droit.” Mais réservé aux abonnés.

Admission post-bac : "Il ne faut pas écarter les jeunes de l’entrée dans l’enseignement supérieur", défend l’UNEF. “Après la deuxième phase de réponses d’APB, près de 117 000 lycéens sont toujours sans affectations. Une situation "inquiétante voire alarmante" pour Lilâ Le Bas, présidente de l’UNEF.” Texte et vidéo de l’émission.

Emission sur FranceCulture APB, symptôme d’un système en surchauffe par Marianne Rubinstein. “Durant la campagne, Emmanuel Macron a repris à son compte la proposition de la conférence des présidents d’Université, visant à mettre en place des pré-requis à l’entrée à l’université. Mais les syndicats étudiants y sont fermement opposés, y voyant une sélection déguisée à l’entrée. La route de la réforme est donc étroite : certes, le système peut et doit être amélioré, mais qu’est-il prévu pour accueillir ces 350 000 étudiants supplémentaires, au-delà de la sanctuarisation du budget des universités ? Héritage du XXe siècle, l’enseignement supérieur public en France n’est pas un marché, mais avant tout un droit garanti par la quasi-gratuité des études. Emmanuel Macron devra y être particulièrement attentif, dans un pays où un jeune sur trois a voté pour Jean-Luc Mélenchon au premier tour de l’élection présidentielle. D’autant que le succès et l’originalité de mai 68 fut d’opérer la jonction entre le monde étudiant et celui du travail, dont on ne sait pas encore comment il réagira aux réformes à venir.”

Evaluation

EXAMENS Du CAP au doctorat Le chamboule-tout des diplômes. “Derrière le projet de réforme du baccalauréat, c’est l’ensemble des diplômes, du CAP au doctorat, qui pourrait connaître un véritable chamboule-tout dans un pays qui célèbre volontiers le culte du diplôme.” “Le débat entre sélection et élévation des qualifications est loin d’être clos.”

Sciences po revoit sa procédure d’entrée en master pour attirer des profils "moins littéraires". “Une évolution qui s’inscrit dans le droit fil de la politique de Frédéric Mion, le directeur depuis 2013. Le successeur de Richard Descoings (qui avait dirigé l’IEP pendant seize ans) a fait de l’élargissement de l’éventail des profils et de l’égalité des chances son cheval de bataille. Dès 2013, quelques mois après son arrivée à la tête de l’école, il supprimait du concours d’entrée l’épreuve de culture générale, jugée discriminante.”

Bernard Desclaux et toute l’équipe de la revue de presse vous souhaitent de belles et bonnes vacances.

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Revue de Presse Education... Examens - Ministre et futur - Divers...

30 Juin 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Examens - Ministre et futur - Divers...

L’actualité du jour c’est tout d’abord le début des épreuves écrites du brevet. Mais pas un jour ne passe sans nouvelle annonce du ministre. On terminera par quelques infos diverses.

Examens

Aujourd’hui c’est le début des épreuves écrites du brevet des collèges.
"Cette année, c’est par l’épreuve de mathématiques que les élèves de troisième débuteront leur examen, jeudi 29 juin. Nombre de candidats, de correcteurs, de points et dates à retenir..."

Dans l’Express vous saurez tout sur le calendrier de l’épreuve. "Les candidats au brevet des collèges 2017 connaîtront leurs résultats d’ici à deux semaines. Les résultats seront dévoilés entre le 7 et 12 juillet en fonction des académies."

Le brevet 2017 a complètement été rénové. En quoi consiste cette nouvelle épreuve ?. "Comme toujours, une large part de la notation repose sur du contrôle continu. Mais désormais, les "attendus" de fin de collège, sensés constituer un socle commun, sont le plus important, à l’instar de "la formation de la personne et du citoyen" ou encore des "représentations du monde et l’activité humaine"."

Le Café pédagogique s’interroge sur la pertinence de conserver des épreuves écrites terminales. "On peut s’interroger sur la survie d’un examen qui sera inutile pour la grande masse des candidats. En effet pour avoir le brevet et participer à la cérémonie de remise des diplômes, il sera nécessaire d’avoir 350 points. Or beaucoup d’élèves auront ces points avant de passer les épreuves, si tant est qu’ils aient l’obligation de les passer.

Est-il nécessaire d’imposer à 800 000 jeunes et des dizaines de milliers d’enseignants 8 à 9 heures d’examen, des jeux de copies sophistiqués pour un résultat couru à l’avance ? Faute d’avoir su trancher entre validation du socle ou examen final, on peut s’interroger sur l’avenir de ce nouveau brevet."

Au fait, les 61 copies du bac volées ont été retrouvées dans un bar à Paris.

Ministre et futur

Au Sénat mercredi 28 juin 2017, la commission de la culture, de l’éducation et de la communication a entendu Jean-Michel BLANQUER, ministre de l’éducation nationale.

Cette audition a suscité des articles et des réactions. Pour La Croix, "“Jean-Michel Blanquer dit vouloir confier davantage d’autonomie aux acteurs éducatifs afin de bâtir « une école de la confiance ». Il pourrait s’agir de permettre aux chefs d’établissement de recruter eux-mêmes sur des « postes à profil ». En corollaire, le ministre veut relancer des évaluations nationales, conçues comme un outil de pilotage.” (article réservé aux abonnés).

Le Café pédagogique retient surtout la gestion de la pénurie. "Le ministre de l’éducation a aussi laissé percer quelques projets pour l’avenir comme une réforme pédagogique du collège, de la maternelle ou du statut des AED. Sciences cognitives, personnalisation, les idées des années Chatel et Darcos sont de retour... Mais c’est surtout l’annonce d’un budget très contraint que l’on retient. A peine revenu, déjà gérer la pénurie ?"

En effet, dans l’Est Républicain, le ministre annonce le gel des postes. «  Nous avons le nombre de postes qui convient ». A se demander comment il va pouvoir mettre en place les différentes mesures annoncées. Faut-il craindre des fermetures de classes : "déshabiller Pierre pour habiller Paul" ?

Le ministre souhaite aussi revoir les missions des inspecteurs. « “Les inspecteurs rempliront une fonction de soutien plus que de contrôle”. “Plusieurs membres de l’inspection, spécialistes de différentes disciplines, analyseront ensemble la situation d’un établissement et aideront son équipe à formuler et mettre en œuvre un projet éducatif adapté”, a-t-il ajouté.
Le ministre souhaite pour cela “s’inspirer d’expériences qui ont fait leurs preuves, comme en Scandinavie ou en Asie. En Scandinavie, la Finlande a par exemple aboli l’évaluation externe au profit d’une évaluation uniquement interne”.
 »

Divers

Orientation : Des pistes pour faire réussir les bacheliers technologiques et professionnels. “Alors que le gouvernement prépare une réforme du bac qui pourrait mettre en place une véritable sélection à l’entrée dans le supérieur, reléguant les bacheliers professionnels et technologiques, il est intéressant de souligner que des voies de réussite existe pour ces jeunes. C’est ce que le Cnesco a montré lors de sa conférence sur l’enseignement professionnel. C’est aussi ce que devrait montrer un article de Gérard Lauton, maitre de conférences à l’UPEC, dans un article à paraitre en septembre dans la revue du Comité de réflexion Familles /Ecole de la Peep.”

Comment transformer l’enseignement scolaire à l’heure de la crise de l’éducation et, plus largement, du monde ? "Edgar Morin propose des pistes en puisant dans sa "pensée complexe" tout en évitant les impasses des oppositions binaires véhiculées par le discours réactionnaire et conservateur sur l’école."

Les humanités numériques : Un nouvel enjeu pour l’Ecole ?

Les « humanités numériques » envisagent le numérique comme notre nouveau milieu du savoir et comme objet d’étude à part entière. Avec quelles conséquences ? Pour nos pratiques de classe ? Pour la formation des enseignant.e.s ? Pour nos identités disciplinaires ? Le chantier, de réflexion et d’action, est ouvert à tous et toutes. On en trouvera ici quelques échos : des éclairages d’Elie Allouche, un récent séminaire dans l’académie de Créteil, un exemple de pratique réflexive par des lycéen.ne.s brestois.e.s, un mémoire de CAFFA de Françoise Cahen, des projets de recherches et des coopératives pédagogiques numériques lancées dans l’académie de Rennes… Par-delà l’interdisciplinaire, et si on osait la transdiscipline que les humanités numériques nous proposent d’explorer ?

Les parents français dépensent très peu pour l’éducation de leurs enfants
"C’est bien parce que 81% de ces derniers choisissent l’enseignement public pour leur progéniture, jusqu’au niveau licence, que les moyens nécessaires sont trois fois inférieurs. Globalement, seuls 46% des parents interrogés par HSBC préfèrent le public au privé. Les parents français sont également moins enclins à choisir les études à l’étranger (22 % contre 41 % au global), qui coûtent généralement plus cher qu’en France."

Les femmes ont été pionnières dans le développement du langage informatique
"Le code est le socle de toutes les innovations futures", explique la scientifique Aurélie Jean dans #TECH24, revenant sur le rôle émancipateur de cet apprentissage."

Géraldine Duboz

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