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Vivement l'Ecole!

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Revue de Presse Education... Deux documentaires et une polémique - Pédagogie - Rentrée - Numérique..

12 Septembre 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Deux documentaires et une polémique - Pédagogie - Rentrée - Numérique..

Dans les médias ce week-end on a beaucoup parlé d’un documentaire sur l’école. On peut aussi lire des choses sur la pédagogie et la rentrée. On finira sur des nouvelles assez "étranges" dans le monde du numérique.

Deux documentaires, une polémique

Le Monde a diffusé gratuitement ce weekend un documentaire "Une idée folle" réalisé par Judith Grumbach. Il a donné lieu à un débat sur le site. "Quels défis pour l’école au XXIe siècle ? L’enseignement doit-il évoluer pour former le citoyen de demain ? Le documentaire Une idée folle réalisé par Judith Grumbach (diffusé gratuitement sur le site du Monde jusqu’à dimanche 10 septembre minuit) interroge le rôle de l’école. Priorité y est donnée à l’empathie, la créativité, la coopération entre élèves, en parallèle des savoirs fondamentaux. Cette quête d’une autre école est-elle généralisable ? N’est-elle pas déjà celle de nombreux enseignants qui avancent sans bruit ? Judith Grumbach, réalisatrice du film, Paul Devin, inspecteur de l’éducation nationale et Véronique Decker, directrice d’école à Bobigny, en débattent."

Parallèlement, deux collègues du SNES s’interrogent sur les motivations de ce documentaire financé par l’organisation Ashoka. "Qui a eu cette idée folle, un jour de vendre l’école ? Ce film nous apparaît comme la pièce maîtresse de la communication autour du projet tout à la fois financier, idéologique et politique d’Ashoka, une organisation jusqu’alors bien discrète."

Luc Cédelle du Monde leur répond sur son blog. "On peut, et on doit même, critiquer. Mais peut-être pas jusqu’au point de diaboliser ce qui n’est nullement diabolique mais seulement différent de soi-même, d’en faire ainsi un ennemi absolu et de relier ce nouvel ennemi à ceux qui, réellement, militent et agissent en faveur de la privatisation de l’école."

Sur France 3 le 18 septembre sera diffusé le documentaire "Cancres ?". "Ce film de Réjane Varrod, elle-même cataloguée comme telle, nous invite à porter un regard différent sur les « mauvais élèves » et leur devenir."

« On vit avec, mais on ne s’en débarrasse pas, confirme Bernard Campan, ancien cancre. Il y a une blessure qui est toujours là. Elle a cicatrisé donc elle ne fait plus mal, mais si on la regarde, ça ravive un peu les souvenirs ». Et cette blessure peut mettre du temps à cicatriser. « Presque jusqu’à mes 40 ans, j’ai quand même fonctionné avec, en toile de fond, l’idée que je n’étais pas légitime, que j’usurpais ma place, indique Bernard Campan. Malgré le succès des Inconnus, je me cachais derrière les deux autres. Je me disais que c’était eux qui avaient du talent, pas moi, pourvu que personne ne s’en rende compte ! » A lire dans VousNousIls

Pédagogie

Dans le Café pédagogique, Philippe Meirieu rend homme à André de Peretti.
"André de Peretti était un homme aux multiples facettes et aux immenses ressources. Né à Rabat – dans un pays auquel il restera toujours profondément attaché –, polytechnicien et docteur ès lettres, sous-lieutenant d’artillerie fait prisonnier dans la poche de Dunkerque en 1940 et député à la Libération, auteur dramatique (une de ses pièces a même été jouée à la Comédie française) et poète (plusieurs de ses textes ont été mis en musique), farouche militant pour l’indépendance du Maroc et haut fonctionnaire, consultant auprès de l’ONU et créateur d’une association de psychosociologie (l’ARIP), formateur hors pair et auteur prolifique, compagnon de François Mauriac, d’Emmanuel Mounier ou Max Pagès, infatigable militant pédagogique jusqu’au bout, il aura eu – et, sans aucun doute, continuera à avoir – une influence considérable sur de très nombreux enseignants, formateurs et chercheurs en pédagogie."

Dans 20Minutes, on rend compte d’un livre où Emmanuel Vaillant montre comment les enseignants innovent un peu partout tous les jours. "A rebours de l’idée d’un mammouth immobile, des enseignants innovent chaque année dans leurs classes dans la manière de concevoir leurs cours. Pendant deux ans, il a été à la rencontre de ces profs innovants dans des écoles primaires, des collèges et des lycées. « Pas besoin d’une énième réforme pour changer le système scolaire, des enseignants le font tous les jours sur le terrain », avance-t-il."

Dans son blog, Claude Garcia s’interroge sur les neurosciences si prisées par le ministre. "En conclusion, oui aux neurosciences qui contribuent à nourrir les réflexions pédagogiques et didactiques, mais non aux neurosciences, si elles sont instrumentalisées pour culpabiliser les enseignants, ou leur faire avaler des dégradations de leur métier. Il paraît que le ministre de l’éducation est féru de neurosciences. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il ne les a pas servies, en laissant croire que les enseignants en contradiction avec elles, pratiqueraient encore la méthode globale pour apprendre à lire."

Rentrée

Dans Le Parisien, les premiers jours d’un professeur des écoles.

"A l ‘école de Tournes, commune proche de Charleville-Mézières (Ardennes), Stéphane Grulet est connu comme le loup blanc : voilà vingt ans qu’il est professeurs des écoles et douze ans qu’il enseigne ici aux CE1, les petits de 7 ans. Il aime autant rire qu’enseigner et son blog satirique fait les beaux jours de la toile."

Dans Le Point on peut lire une enquête sur les écoles Montessori si à la mode que plusieurs ouvrent cette année. "Des dizaines d’écoles ouvrent en cette rentrée, Jean-Michel Blanquer vante son "esprit", la Silicon Valley ne jure que par elle... Enquête sur un phénomène."

Dans Le Figaro, Elisabeth Lévy se réjouit de la nomination de J. M. Blanquer :

"« Blanquer, c’est l’anti-Najat ! Et tant mieux ! » Ses propos ne sont vraiment pas nuancés voire excessifs. "La réforme du collège était une réforme scélérate : pour ne pas vexer les mauvais élèves, on supprimait carrément toutes les filières qui permettaient aux bons de sauver leur tête. Tout cela en nous servant une propagande éhontée. Je l’avoue, parmi tous les destructeurs de l’école républicaine, Najat Vallaud-Belkacem me semble l’une des plus fautives.”

Ces propos ont donc provoqué une réaction assez énervée d’un blogueur.* "Car ce qu’affirme Madame Elisabeth Lévy - prénom et nom chez moi - n’est que le copié-collé de propos entendus chez celles et ceux persuadés qu’il existait une école parfaite, qui n’oubliait personne, qui n’innovait pas, qui ne pratiquait pas la pédagogie - car Madame Lévy est persuadé que les "pédagos" sont une secte malfaisante -, qui faisait redoubler les élèves pour qu’ils progressent et qui autorisait, divine époque, les châtiments corporels."

Claude Lelièvre s’intéresse à la lettre du président envoyée aux enseignants.

"Macron vient d’envoyer une « lettre aux enseignants ». Il y a tout juste dix ans, Sarkozy avait envoyé une « lettre aux éducateurs » (sans précédent pour un président de la République). La comparaison entre les deux ne manque pas de sel. D’autant plus que Blanquer a été DGESCO, presque vice-ministre, durant la dernière partie du ’’quinquennat Sarkozy’’ et qu’il est l’actuel ministre de l’EN."

Numérique

Le numérique c’est parfois effrayant.

Les étudiants de Cambridge pourraient bientôt arrêter de remplir leurs copies à la main

"L’incapacité croissante des étudiants à écrire à la main pousse la prestigieuse université de Cambridge, au Royaume-Uni, à réfléchir à l’idée d’autoriser ses étudiants à remplir leurs copies d’examen par ordinateur plutôt qu’avec un papier et un stylo."

Collège Jolimont :les élèves dont les parents refusent la biométrie mangeraient en dernier

Géraldine Duboz

* Réaction dont l'auteur est votre serviteur...

Christophe Chartreux

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Revue de Presse Education... Hommage - Macron - Bac pro - Analyses, oublis et mensonges - Ailleurs...

9 Septembre 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Hommage - Macron - Bac pro - Analyses, oublis et mensonges - Ailleurs...

Pour clôturer la semaine, une revue bien triste en hommage à André de Peretti. Macron marche et promet le changement. Le bac pro est au centre d’un débat. Analyses, oublis et mensonges seront proposés et nous terminerons par un petit tour d’horizon ailleurs.

Hommage

André de Peretti est décédé à l’âge de 101 ans. Les Cahiers pédagogiques avait publié à l’occasion de son centenaire : « Le bien, le beau, le bon gagnent toujours ». "A travers ses livres, ses interventions, et son rapport de 1982 sur la formation continue qui donna naissance aux MAFPEN puis aux IUFM, André de Peretti, jamais découragé ni décourageant, a grandement marqué les défenseurs d’une pédagogie innovante. Il est aussi membre du comité de parrainage des Cahiers pédagogiques. Nous republions ici un entretien avec lui, publié dans notre numéro de septembre 2015."

Macron

Macron promet de "transformer l’Ecole comme jamais" et d‘aller “beaucoup plus loin” dans la lutte contre les inégalités et dans la préparation des élèves à la vie active.

Rentrée scolaire. « Transformer l’École » : la lettre de Macron aux enseignants

Blanquer déçoit aussi le Sgen-CFDT. “S’il restait encore un doute, il est levé : le ministre de l’Education nationale a raté sa rentrée auprès des enseignants. Après les syndicats de la FSU - le Snuipp pour le primaire, le Snes pour le secondaire - et après le SE-Unsa, le Sgen-CFDT a dressé le 7 septembre un bilan morose des premières mesures prises par Jean-Michel Blanquer, critiquant notamment la précipitation et un dialogue social à sens unique.”

Bac pro

Bac pro : Blanquer préfère l’insertion à la poursuite d’études, par Marie-Christine Corbier “L’objectif de 60% d’une classe d’âge diplômée de l’enseignement supérieur « n’est pas ce qui compte », selon le ministre de l’Education.

L’emploi ! L’emploi ! L’emploi ! Tel pourrait être le slogan du gouvernement pour les bacheliers professionnels.”

Bacs pros : Abandon des objectifs de réussite. “L’objectif d’élever le niveau de qualification des jeunes français et d’atteindre 60% de diplômés du supérieur n’est plus à l’ordre du jour. Le gouvernement privilégie l’inclusion professionnelle, même à bas niveau, sur la poursuite d’études. C’est ce que l’on retient de la visite de Jean-Michel Blanquer et Muriel Pénicaud au lycée hôtelier Guillaume Tirel le 7 septembre. Alors que le gouvernement prépare la réforme de l’entrée dans le supérieur, cette double visite a matérialisé que le Travail l’emporte désormais sur l’Education. Une mauvaise nouvelle spécialement pour les bacheliers professionnels qui pourraient perdre les quelques garanties données par le gouvernement précédent.”

APB : 3 000 bacheliers demeurent sans affectation dans l’enseignement supérieur. “Il s’agit presque exclusivement de bacheliers professionnels et technologiques. La ministre de l’enseignement supérieur promet une « augmentation substantielle » du nombre de place en BTS et IUT à la rentrée 2018.”

Les bacheliers professionnels oubliés de l’enseignement supérieur. “La plateforme d’admission post-bac (APB), où s’inscrivent les élèves de Terminale de janvier à mars, a fait les gros titres de la presse cet été : à la fin de la procédure principale fin juillet, 65.000 jeunes n’avaient reçu aucune réponse positive à leurs voeux d’orientation, un chiffre descendu à un peu plus de 6.000 un mois plus tard.

Sur ce nombre, les trois quarts sont des bacheliers technologiques et surtout professionnels, selon le ministère de l’Enseignement supérieur. Dans l’académie de Paris, sur les 547 bacheliers encore sans réponse fin août, 447 étaient issus de filière pro.”

Analyses, oublis et mensonges

Evaluations des élèves en CP : sur quoi portent les tests ?Les écoliers de CP doivent réaliser des tests « dans le courant du mois de septembre ». Ces évaluations voulues par le ministre de l’éducation portent sur le français et les mathématiques.”

La réforme des rythmes scolaires : examen d’une impopularité. “Jean‑Michel Blanquer a gagné le surnom de « ministre Ctrl-Z » en s’attaquant aux réformes du précédent quinquennat, avec une facilité qui ne manque pas de questionner. Ainsi, sur les rythmes scolaires, l’objectif initial ayant été globalement partagé (étaler les moments d’apprentissage pour que les enfants assimilent mieux, développer les activités périscolaires), l’échec actuel peut difficilement être imputé au contexte ou au seul Vincent Peillon. S’il a commis des erreurs, il reste l’un des ministres de l’Éducation nationale les mieux informés et préparés pour sa mission. De même, la pression des personnels, liée à la dégradation des conditions de travail, ne suffit pas à expliquer l’impopularité croissante de la réforme. Tentons une explication structurelle : une faille dans la méthode employée pour instaurer le projet sous-jacent à la réforme.”

Inlassablement, répondre aux mensonges et désinformations… Jean-Michel Zakhartchouk est en pleine forme en cette rentrée ! “La mode est aux fake news, on le sait. Mais aussi à la riposte à ceux-ci, de plus en plus importante dans les médias et sur internet. Pourtant, en matière éducative, on est loin du compte : trop peu de journalistes par exemple s’emploient à démasquer mensonges, contre-vérités et approximations venant soit de responsables institutionnels soit de plumitifs divers dont certains se prétendent « intellectuels » et ne le sont guère quand ils profèrent un peu n’importe quoi sur l’école et la pédagogie (mais pour certains comme les producteurs de livres à la chaîne Onfray ou Debray, c’est sur tous les sujets !)

Prenons ici dix exemples de ces entorses à la vérité, certaines étant de pures calomnies ou mensonges éhontés, d’autres des déformations à partir de généralisations abusives ou de distorsion d’une réalité souvent complexe. Dix exemples, mais on pourrait les multiplier.”

Ailleurs

Financement Erasmus+ pour renforcer l’innovation pédagogique dans l’enseignement supérieur en Afrique subsaharienne. “Le projet REAMOOC a pour but de renforcer les innovations pédagogiques dans 3 universités du Cameroun (Douala, Ngaoundéré et Yaoundé 1) et dans 3 universités du Sénégal (Cheick Anta Diop de Dakar, Gaston Berger de Saint-Louis et Université virtuelle du Sénégal) par la conception et la production de MOOCs et leur utilisation au sein de dispositifs hybrides de formation.

Les Universités de Cergy-Pontoise (France), Mons (Belgique) et Patras (Grèce) sont également partenaires du projet, ainsi que la start-up française Milliweb.”

L’Education A La Chinoise : Un Modèle Pour Une Prochaine Réforme De l’Enseignement Supérieur ?« L’Éducation de l’homme commence à sa naissance ». On se souvient des propos d’Emile ou de l’éducation. Une sentence que ne démentira guère l’Empire du Milieu. Célèbre marronnier de la pré-rentrée : le classement de l’Université de Shanghaï. Les universités françaises y figurent une nouvelle fois parmi les grandes absentes : seulement 3 dans le top 100. La Chine deviendrait-elle un espace normatif pour l’éducation ? D’où vient la légitimité internationale de ce classement ? L’occasion de revenir sur le rôle de l’éducation en Chine à l’heure où les enfants français s’apprêtent à redécouvrir cartables et cahiers.”

Les détenteurs d’un bachelier trouvent du travail plus rapidement, avec un taux d’insertion de 76,9% après six mois. C’est en Belgique.

Education nationale : une crise structurelle et des réformes stériles, selon le CESE. Mais c’est au Maroc que ça se passe.

Bernard Desclaux vous souhaite un bon week-end.

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Revue de Presse Education... Ministères - Apprentissage - Education - Curiosités...

8 Septembre 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Ministères - Apprentissage - Education - Curiosités...

Nos ministères s’agitent pour la suite de la rentrée. Quelques infos à propos de l’apprentissage, des réflexions sur l’éducation et la formation, et quelques curiosités pour finir...

Ministères

Au Conseil des ministres du 6 septembre 2017. La rentrée scolaire et universitaire.

Discours de nos deux ministres : BLANQUER Jean-michel, VIDAL Frédérique, Ministre de l’éducation nationale et Ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation.

L’invité de 24h Pujadas, l’info en question du 6 septembre 2017 : Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur. Après de nombreuses publicités vous aurez le replay de l’émission.

Deux académies pour un recteur : l’expérimentation normande. “Première dans l’Éducation nationale : deux académies, Caen et Rouen, vont être gérées par un même recteur. Cette expérimentation, qui vise à rationaliser la gouvernance académique, pourrait à terme servir de modèle pour revoir l’organisation des rectorats.”

Et au BOEN Programme de travail pour l’année scolaire et universitaire 2017-2018.

Je suis directeur d’école et voilà ce que va entraîner la suppression des contrats aidés dans mon établissement. Un témoignage.

Le vademecum des Devoirs faits pour les principaux de collège.

Apprentissage

Apprentissage : deux initiatives européennes lancées à l’automne 2017.
En premier lieu, ErasmusPRO va permettre aux jeunes d’effectuer une formation professionnelle de longue durée, de trois à douze mois, dans une entreprise située dans un autre pays européen. En second lieu, la Commission va proposer un "cadre européen pour un apprentissage effectif et de qualité". Il s’agit de définir les critères de qualité minimaux des offres d’apprentissage dans l’Union européenne.”

En direct de Singapour iMaginer les compétences du futur et se préparer. “Désormais la compétence principale d’un travailleur est d’être en permanence en capacité de s’adapter par lui-même. Autrement dit chaque travailleur doit être en mesure d’avoir son propre système de contrôle de ses qualités et qu’il soit capable d’en prendre la responsabilité pour qu’elles soient en permanence à niveau. Dit avec les mots du fondateur de Singapour « les travailleurs doivent être suffisamment disciplinés pour penser par eux-mêmes et rechercher l’excellence dans leur compétence sans attendre que quelqu’un souffle dans leur cou ». En d’autres termes tout un chacun doit prendre la responsabilité de ses compétences, les mettre à jour régulièrement et ne pas attendre que l’état le fasse pour eux.”

Education

Science et pédagogie : déformations et impostures (1) l’expérimentation Alvarez, par Paul DEVIN sur son blog. “Le premier d’une série de billets sur des affirmations scientifiques censées faire la preuve de la pertinence d’un choix pédagogique mais déformées ou manipulées par volonté idéologique,...Il est consacré à l’expérience de Céline Alvarez à l’école maternelle Lurçat de Gennevilliers ; le prochain s’intéressera aux relations entre l’association « Agir pour l’École » et le programme PARLER, …

Martine Boncourt : L’autorité à l’école, mode d’emploi. “"Le moindre mot, le moindre geste contribuent à la réussite ou à l’échec de l’activité pédagogique". Professeure des écoles, formatrice, Martine Boncourt montre dans un petit livre, (L’autorité à l’école mode d’emploi, ESF), les gestes, les postures, les paroles qui contribuent à "tenir" la classe et à asseoir l’autorité. Une approche très concrète mais qui est toujours reliée à une finalité éducative et une démarche pédagogique globale. Parce que Martine Boncourt en est persuadée : la vraie autorité c’est la confiance. Une confiance qui se gagne et qui nécessite un engagement de l’enseignant.”

Faut-il remettre en question les bienfaits de l’éducation ? par Jean-Claude Lewandowski. “Tour à tour, deux publications, très différentes l’une de l’autre, viennent de remettre en cause le credo très largement partagé des bienfaits de l’éducation. Et jettent ainsi une lumière assez perturbante sur la place et le rôle de cette dernière…

Curiosités

Si j’étais au collège dans le monde. "Prenons de la hauteur en comparant les rentrées scolaires dans quatre pays, le temps d’un petit tour du monde des collégiens."

Age, sexe, salaire : portrait-robot des enseignants en France. "Parmi les professeurs du primaire et du secondaire, 70 % sont des femmes. Le salaire médian d’un enseignant s’élève à 2 332 euros nets."

D’où vient le nom des notes de musique ?Il a fallu attendre le Moyen ge pour que l’Occident crée un système de notation qui facilite l’apprentissage de la musique. Et celui-ci est directement inspiré d’un célèbre chant grégorien.”

Bernard Desclaux

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Revue de Presse Education... Projets et réflexions - Orientation et système - Apprentissage - Divers...

7 Septembre 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Projets et réflexions - Orientation et système - Apprentissage - Divers...

La rentrée est faite mais les projets et les réflexions se poursuivent. L’orientation et l’organisation de notre système sont toujours sur la table. On s’intéressera également à l’apprentissage et on terminera cette revue par quelques infos diverses.

Projets et réflexions

Le cadrage de l’Obs : Education : Jean-Michel Blanquer fait l’unanimité à droite. “Jean-Michel Blanquer a succédé à Najat Vallaud-Belkacem au ministère de l’Education nationale. Pour le grand plaisir de la droite.”

Réforme du bac et entrée à l’université : deux concertations "étanches" par Erwin Canard, Laura Taillandier. “Alors que la concertation sur l’entrée à l’université débute, celle sur la réforme du baccalauréat n’est pas prévue avant plusieurs semaines. Une déconnexion des deux discussions qui suscite l’incompréhension des syndicats enseignants, pour qui baccalauréat et entrée à l’université sont indissociables.” Un des effets du découpage en deux ministères ?
Educpros annonce également Une mission pour réfléchir à l’entrée des formations paramédicales à l’université

L’éducation (enfin) réconciliée avec la recherche ? par Marie Duru-Bellat - Sociologue. “Les travaux de recherche semblent avoir le vent en poupe auprès du nouveau ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer. Ainsi, la décision de dédoubler les classes de CP en zone prioritaire s’inspire-t-elle directement des travaux des économistes Thomas Piketty et Mathieu Valdenaire qui ont montré que seule une réduction très marquée de la taille de la classe, qui plus est uniquement dans les milieux les plus défavorisés, pouvait réduire les inégalités sociales. Prendre au sérieux les résultats de la recherche, parfait !

Et en même temps – pour reprendre une expression désormais consacrée – on semble juger sans importance de remettre en cause (parce qu’il faudra bien trouver des enseignants) l’expérience « plus de maîtres que de classe », engagée elle aussi sur la base de certains travaux comparatifs montrant, dans les pays comme la Finlande, qui parviennent à éradiquer dès leur émergence les difficultés d’apprentissages des élèves, l’efficacité d’une aide individualisée, quasiment en temps réel, par des personnels compétents.”

Les faux-semblants des filières d’excellence, par Pierre Merle. “Les filières d’excellence au collège sont controversées. Ceux qui les défendent considèrent qu’elles sont indispensables au système scolaire et à la constitution des élites. Mais elles s’avèrent inefficaces et ne font que creuser les inégalités, sociales et ethniques.”

Orientation et système

La Cité des Métiers lance trois outils pour l’orientation professionnelle. « Guichet unique de conseil sur l’emploi, les métiers, la formation et la création d’activités, la Cité des Métiers, située à Saint-Pierre, rassemble tous les partenaires publics de l’emploi. Pour la rentrée 2017, l’organisme propose aux collèges, lycées et lycées professionnels de l’île, 3 outils inédits dont les élèves pourront faire un usage individuel ou collectif. "Pour le premier outil, Parcouréo, nous mettons gratuitement à disposition des scolaires une plateforme numérique mise en place avec la Fondation Jeunesse Avenir Entreprise. Elle fonctionne avec un logiciel d’orientation, dont nous assumons le coût, pour permettre aux élèves de se tester en autonomie pour s’orienter efficacement", annonce Annie Bordier, chargée de communication et documentation à la Cité des Métiers. »

Frédérique Vidal : "la plateforme APB, ce sera terminé l’an prochain"

La fin d’APB et la résolution des problèmes d’orientation (sur mon blog) « Le ministre du secondaire vient d’annoncer sur RTL que la ministre du supérieur planchait sur un nouveau système. Emmanuel Macron, de son côté, déclarait dans son interview au Point « Nous ferons en sorte que l’on arrête de faire croire à tout le monde que l’université est la solution pour tout le monde. Et on ne tirera plus les gens au sort ».

Il semble que la pensée complexe se simplifie en haut lieu finalement. Peut-on résoudre les problèmes d’ « orientation dans le supérieur » simplement à partir de la question de l’affectation ou de la répartition ?  »

France Stratégie : La transition lycée-enseignement supérieur. “Pour élever le niveau de compétences de sa population active, pour lutter contre l’échec et la fréquence des réorientations en début de parcours dans le supérieur, ainsi que contre les inégalités sociales d’accès aux diplômes, la France doit prêter une attention particulière à la transition qui intervient au moment du baccalauréat, de l’enseignement secondaire à l’enseignement supérieur. Face aux difficultés que rencontrent de nombreux étudiants pour s’orienter vers une formation dans laquelle ils ont de réelles chances de réussir, il importe de renforcer la continuité des enseignements de part et d’autre de cette frontière.

Pour y parvenir, deux options peuvent être envisagées :

la création, dans le cadre actuel, de plusieurs filières intégrées à cheval entre le lycée et le supérieur, visant notamment à favoriser la réussite des bacheliers professionnels ;

la mise en place d’enseignements modulaires aussi bien avant qu’après le baccalauréat, permettant aux élèves et aux étudiants de construire à la carte leur parcours de formation, en fonction de leurs aspirations et des compétences qu’ils acquièrent et certifient au fil des modules suivis.”

Comment organiser notre enseignement supérieur ? par Olivier Rollot

Apprentissage

Muriel Pénicaud : "Il faut aller vers les choses qui marchent. L’apprentissage, c’est 70% de taux d’insertion après". Pour un contrat de travail… c’est pas un taux très bon.

Alternance : des nouveautés pour ouvrir l’apprentissage à de plus en plus de jeunes. « Neuf régions ont repoussé jusqu’à 30 ans l’âge limite pour entrer en apprentissage. D’autre part, un CFA 100% digital, OpenCFA, va ouvrir pour les métiers du numérique. Et l’Ile-de-France lance de nouveaux cursus en apprentissage pour les bacheliers pro qui veulent poursuivre des études. »

L’apprentissage boosté par l’enseignement supérieur par Étienne Gless. “Selon l’étude du ministère du Travail parue lundi 4 septembre, les embauches d’apprentis étaient en hausse en 2016. Mais cette tendance générale cache des disparités entre diplômes : alors que les contrats signés dans l’enseignement supérieur augmentent, les autres baissent.”

L’apprentissage regagne du terrain en France. “ De grandes entreprises viennent de constituer un réseau d’échanges de bonnes pratiques, baptisé GAN, pour favoriser l’apprentissage. Elles viennent de le faire au moment où les entrées en apprentissage regagnent du terrain. Avec une progression qui frôle les 2 %, ce n’est pas négligeable..Et cela au moment où les entreprises recrutent davantage, mais alors que des secteurs peinent toujours à trouver les qualifications nécessaires.”

Divers

Initiatives. Ces écoles où l’échec n’existe pas. « Aux États-Unis, des centaines d’écoles pilotes ont banni notes et sanctions pour tester l’apprentissage personnalisé et collaboratif. Avec des résultats spectaculaires. »

« Ce sont les enseignants qui font la transformation de l’école » un entretien avec Judith Grumbach sur les Cahiers pédagogiques. “Le film documentaire Une idée folle nous fait entendre les témoignages d’enseignants, de parents et d’enfants de neuf écoles et collège qui ont fait le choix de projets développant l’empathie, la coopération, la confiance en soi des élèves, pour former des citoyens du XXIe siècle. À l’occasion de la diffusion du film sur le site du Monde.fr, du 7 au 10 septembre, sa réalisatrice, Judith Grumbach, a répondu à nos questions.”

Trois pratiques pédagogiques sympas et documentées pour lancer la rentrée par Jeanne Parmentier. Pour les universitaires, mais sans doute pas que…

Intelligence Artificielle : c’est Cédric Villani qui s’y colle. “Le député est chargé par le secrétaire d’État chargé du Numérique Mounir Mahjoubi de travailler à un rapport sur la question afin de "définir une stratégie sur les prochaines années".”

Justement, Amazon prépare un centre de recherches sur l’intelligence artificielle à Barcelone

Plan Langevin-Wallon, 70 ans. “Cette année marque son 70ème anniversaire et le contexte lui donne une certaine actualité. En conclusion d’une autre journée sur Henri Wallon organisée aux Archives Nationales le 13 octobre dernier, une journée spécifiquement consacrée au Plan de réforme Langevin-Wallon avait été envisagée. Elle aura lieu le 15 septembre 2017, à la veille des Journées du Patrimoine.”

Bernard Desclaux, qui vous souhaite à son tour une belle et bonne rentrée.

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Revue de Presse Education... Une rentrée mouvementée - Idées - Sciences et éducation...

6 Septembre 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Une rentrée mouvementée - Idées - Sciences et éducation...

A la lecture de la presse, on peut voir que la rentrée ne s’est pas si bien passée que ça partout en France. On peut lire aussi plusieurs tribunes sur la politique éducative. On termine avec l’apport des sciences en éducation.

Une rentrée mouvementée

Pour le ministre, la rentrée s’est bien passée mais ce n’est pas l’impression qui ressort de la presse aujourd’hui.

Tout d’abord la rentrée des enseignants dans un collège de l’Eure a tourné au cauchemar. L’exercice d’alerte attentat a été réalisé avec un peu trop de zèle. "Deux policiers cagoulés font alors irruption dans la cour en lançant des pétards et se mettent à poursuivre les professeurs jusqu’à l’intérieur des bâtiments. Selon le syndicat Snes-Fsu, certains d’entre eux se sont cachés et ont fini en pleurs." (Europe1) "Des riverains du collège ont appelé la police, croyant qu’un véritable attentat était en cours." (BFMTV)

Dans le Huffingtonpost, un directeur d’école témoigne de tout ce qui va poser problème avec la suppression des contrats aidés. Après avoir fait la liste de tout ce que ces contrats font pour l’école, il conclut ainsi : "Pouvez-vous me dire qui va être aussi adaptable et réactif pour un salaire aussi petit ?"

Les CP à 12 en REP+ ? Pas si simple en fait. "La mesure aurait dû mettre en joie les enseignants du réseau d’éducation prioritaire renforcé (REP +), où elle s’applique. « Le problème est que ça se fait au détriment d’autres dispositifs très utiles », regrette Camille, qui ne retrouvera ses élèves que ce mardi matin. Dans son école, le maître supplémentaire, qui intervenait en fonction des besoins dans plusieurs classes, a été absorbé par le dédoublement des CP. Idem pour le poste surnuméraire de la maternelle attenante. Selon le Snuipp-FSU, principal syndicat d’instituteurs, le ministère aurait aussi puisé dans le vivier des remplaçants pour trouver les 2 500 profs nécessaires à la mise en place de cette promesse de campagne d’Emmanuel Macron."

Dans Le Monde, on peut lire que les activités périscolaires sont sacrifiées avec le retour à la semaine de 4 jours. "Ces trois heures d’activités hebdomadaires devaient permettre « d’élargir l’horizon des enfants ». Trois ans après leur mise en place, elles restent pourtant souvent une gageure."

Les territoires ruraux sont de plus en plus sacrifiés sous prétexte d’économie et perdent un à un tous les services publics. Dans le Lot, une commune ayant perdu son école a décidé "de créer sa propre structure plutôt que d’abandonner son seul établissement scolaire. L’association "Les pitchouns à Molières" a donc été lancée pour servir de support à une nouvelle école maternelle privée hors contrat. [...] C’est la municipalité qui prendra en charge le coût de la structure sans que les familles ne déboursent un centime."

Idées

« Les élèves ne sont majoritairement pas malheureux à l’école »

Alors que 12,8 millions d’élèves font leur rentrée lundi, Eric Debarbieux, ancien délégué ministériel chargé de la prévention de la violence à l’école, répond aux questions des lecteurs du Monde.

Selon Ken Robinson, "« L’école doit changer pour s’adapter aux enfants d’aujourd’hui ». Pour l’universitaire britannique, expert de l’éducation de renommée internationale, l’école doit apprendre aux enfants la créativité. Une compétence dont ils auront besoin dans un monde où beaucoup est à réinventer."

Dans OuestFrance, le point de vue du philosophe Guy Coq sur les débuts du ministère Blanquer.

" La nouvelle politique éducative est exposée à deux menaces qui pourraient la rendre inefficace. La première : la précipitation. La seconde : en France, on sait multiplier les procédures d’évaluation des écoliers, mais on repousse l’idée qu’il faudrait une évaluation des politiques scolaires.

On veut espérer une prise en compte rapide de la nécessité d’une évaluation des politiques scolaires, avant de remplacer des mesures non évaluées par d’autres. Peut-être faut-il créer une institution indépendante dotée des moyens d’évaluation… ?"

Pour Jean-Michel Zakhartchouk,"Jean-Michel Blanquer doit clarifier ses positions" car ses orientations sont antagonistes. "Mais, sur le fond, peut-on à la fois exalter l’école de la confiance, souhaiter une sorte d’union nationale autour de cette institution et faire des choix qui apparaissent parfois comme des revanches ou comme la nostalgie du temps où le même ministre avait des responsabilités sous les ministères de Sarkozy ? Accordons lui toutefois le bénéfice du doute. Ou, plutôt, soyons à la fois créditeurs de confiance et vigilants, le "en même temps" ne pouvant servir de seul fil directeur quand il faut faire des choix si on veut bien une école plus juste et plus efficace. "

Claude Lelièvre est plus ironique ! "Blanquer : un « formidable » ministre ; ça craint !

C’est du moins ce que le Président de la République a affirmé dans son interview au « Point » : « Jean-Michel Blanquer est un formidable ministre de l’Education nationale ». On ne peut que lui donner raison, car il y a beaucoup à craindre de la part de Blanquer."

Sciences et éducation

La sociologie face aux neurosciences : l’enfant au cœur d’une bataille de disciplines

Contre l’universalisation hors-sol, une sociologie critique entend penser les inégalités et les classes sociales qui percutent l’enfant dès le plus jeune âge.

Lecture : la guerre des méthodes n’aura pas lieu. Un entretien avec Roland Goigoux sur le site des Cahiers pédagogiques.

"Ce que pense l’un des meilleurs spécialistes de la lecture en France, professeur des universités à l’ESPÉ Clermont-Auvergne, des risques de réouverture de querelles stériles sur les méthodes, de la meilleure façon d’optimiser les dédoublements en CP de REP ou du bon usage des neurosciences".

Géraldine Duboz (qui vous souhaite une bonne rentrée).

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Revue de Presse Education - Nouveautés de rentrée - Enseignement et pédagogie- Blanquer - Fausses notes...

5 Septembre 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education - Nouveautés de rentrée - Enseignement et pédagogie- Blanquer - Fausses notes...

Dans cette première revue de presse de l’année scolaire qui débute, nous évoquerons les traditionnelles nouveautés de rentrée avant d’aborder différents débats autour du métier d’enseignant et de la pédagogie. Il sera ensuite question du nouveau ministre et des nombreuses fausses notes de cette rentrée qui se voulait pourtant musicale.

Nouveautés de rentrée

Comme chaque année, les médias se penchent sur les nouveautés que nous réserve cette rentrée scolaire. Cet intérêt est évidemment accru cette année par le changement de gouvernement. Francetvinfo fait le point dans un reportage sur les principales nouveautés : « Dès lundi 4 septembre, plus de 12 millions d’élèves reprendront le chemin de l’école. Et la rentrée 2017 leur réserve plusieurs nouveautés. L’emploi du temps des enfants changera dans certaines écoles avec le retour à la semaine de quatre jours, au lieu de quatre jours et demi. Un choix fait par 37% des communes qui ne feront donc plus travailler leurs élèves le mercredi.

Autre nouveauté : le dédoublement des classes de CP. Seulement 12 élèves par classe dans 85 des écoles situées en zone d’éducation prioritaire renforcée. »

Le Monde s’intéresse à la légitime perplexité des enseignants suscitée par l’annonce annoncée très tardivement et sans concertation d’une rentrée en musique dans les établissements :« Les enseignants ne s’en cachent pas : quand l’information a commencé à circuler, le 21 juin dernier, ils ont d’abord cru à une blague. « C’était le jour de la fête de la musique, raconte une directrice d’école qui a préféré rester anonyme. Faire un courrier officiel pour nous demander d’accueillir, à la rentrée, nos nouveaux élèves en chantant, même de la part d’un ministre qui raffole des coups de com’, ça m’a semblé impossible, dit-elle. J’ai cru à une annonce parodique ! »

Et pourtant, l’information a vite été confirmée. Le ministre de l’éducation, Jean-Michel Blanquer, et la ministre de la culture, Françoise Nyssen, ont même fait de ce « moment musical », qu’ils ont demandé à tous les enseignants du primaire et du secondaire d’organiser, un temps fort de cette rentrée 2017, en écho à la « priorité » à l’éducation artistique et culturelle fixée par le candidat Macron durant la campagne. »

Pour un ministre qui prétend ne pas vouloir se servir d’injonctions, ça démarre en fanfare.

Le Café pédagogique se penche sur les nouvelles évaluations prévues en CP et en sixième : « Quel accueil les enseignants font-ils aux nouvelles évaluations nationales du CP ? Après la publication sur un site académique d’une version quasi définitive des évaluations, plusieurs enseignants ont réagi à ces nouvelles évaluations imposées par le ministère. Pas toujours jugées utiles, elles suscitent des réaction variées. Le Snuipp demande un droit d’inventaire et d’adaptation pour les enseignants. »

Les Echos, quant à eux, rendent compte d’un ouvrage d’Eric Debarbieux sur le manque de continuité des réformes : « C’est un cri d’alarme. Alors que 884.300 enseignants retrouvent leurs élèves ce lundi, l’ancien délégué ministériel à la violence en milieu scolaire, Eric Debarbieux, dénonce dans un ouvrage qui vient de paraître (1) les effets dévastateurs des lourdeurs de l’administration centrale de l’Education nationale. Il les a vécues de l’intérieur, rue de Grenelle. « Grosso modo, les élèves apprennent correctement à l’école et apprécient, malgré des nuances, leurs professeurs et les autres personnes qui les encadrent. » L’école est « imparfaite, mais pas non plus décadente ». Du point de vue des enseignants, la réalité est tout autre. Dans un entretien aux « Echos », il souligne « l’immense ras-le-bol » des personnels de l’Education nationale. »

Enseignement et pédagogie

Le Monde publie un entretien avec Françoise Lantheaume, qui se penche sur le malaise enseignant :« Lundi 4 septembre, 884 300 enseignants ont retrouvé leurs élèves et leur salle de classe. Un rituel immuable qui s’est accompagné, cette année encore, d’une série de mesures annoncées par le ministère de l’éducation nationale qui vont modifier le périmètre d’activité des enseignants.
Pour Françoise Lantheaume, directrice du laboratoire de recherche éducation, cultures, politiques à l’université Lumière Lyon-II, ces nouvelles annonces contribuent à accentuer le « trouble identitaire » qui provoque le malaise de la profession enseignante. « Les enseignants ont aujourd’hui du mal à définir collectivement le projet qu’ils doivent porter », explique l’auteure de La Souffrance des enseignants (avec Christophe Hélou, PUF, 2008).

Selon le baromètre annuel UNSA-Education, si 93 % des enseignants disent aimer leur métier, ils ne sont plus que 77 % à trouver qu’il a du sens. »

Le Parisien, quant à lui, publie un entretien avec Eric Charbonnier, qui met davantage l’accent sur les questions pédagogiques :« Mal classée dans les palmarès internationaux, l’école française pourrait s’inspirer d’exemples étrangers. L’éclairage d’Eric Charbonnier, spécialiste des questions d’éducation.

Éric Charbonnier est expert des questions d’éducation à l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Cette institution publie tous les trois ans les enquêtes Pisa, sur les acquis des jeunes de 15 ans, qui permettent de comparer les systèmes scolaires. »

Blanquer

Notre nouveau ministre est si prolixe qu’il est bien difficile de parvenir à tenir à jour le compte de ses nombreuses interviews. Nous nous contenterons ici de relever la dernière (enfin à notre connaissance), celle qu’il a accordée au Figaro, et qui est réservée aux abonnés : « INTERVIEW - Méthodes de lecture, langues anciennes, pédagogie… En ce jour de rentrée scolaire, le ministre de l’Éducation nationale livre ses projets. « Si c’est être conservateur que de vouloir rehausser le niveau, alors je crois que 95 % des Français sont conservateurs ! » assure-t-il. » A noter que si M.Blanquer estime que l’éducation n’est ni de droite ni de gauche, celle qu’il promeut semble n’être ni de gauche, ni de gauche, ni dans l’intérêt des enfants (voir la réforme des rythmes détricotée). Par contre, il semblerait qu’elle fasse le bonheur de Valeurs actuelles. Orange nous apprend que MM. Macron et Blanquer, ainsi que Mme Cluzel ont fait leur rentrée à Forbach : « Plus de 12,4 millions d’élèves faisaient leur rentrée lundi 4 septembre. Parmi eux, les enfants de l’école Louis-Houpert de Forbach (Moselle), qui ont reçu la visite du chef de l’État Emmanuel Macron, du ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer et de la secrétaire d’État chargée des personnes handicapées, Sophie Cluzel. »

Et pour finir, Jack Lang accorde une interview à l’Obs dans laquelle il juge les premiers pas du nouveau ministre : « Prof un jour, prof toujours. Après la publication de notre entretien avec Jean-Michel Blanquer, Jack Lang nous a contactés, souhaitant réagir aux propos de son lointain successeur. Aujourd’hui président de l’Institut du monde arabe, l’ancien pompier volant de la rue de Grenelle, venu remplacer Lionel Jospin en 1992, puis Claude Allègre en 2000, a conservé un regard aiguisé sur les questions éducatives. Il nous livre le bulletin de notes – mitigé – de l’élève Blanquer, sans oublier de décerner un bonnet d’âne à la plupart des ministres de gauche ou de droite qui lui ont succédé »

Fausses notes

On nous avait promis une rentrée musicale et harmonieuse, et nous nous retrouvons avec un concert de casseroles à rendre jaloux François Fillon. Dans le souci de disrupter la monotonie des rentrées scolaires, sans doute, le gouvernement de M. Macron a décidé de compliquer la tâche des établissements en ne renouvelant pas un grand nombre de contrats aidés, ce qui a pu avoir des conséquences locales telles que la rentrée a dû être reportée dans certaines communes, comme le rapporte le Café pédagogique : « Plusieurs communes de métropole ont annoncé le report de la rentrée faute de contrats aidés. C’est le cas par exemple de Sartilly , dans la Manche, des communes de Mazerolles, Cherves-Châtelards, Massignac, Vitrac-Saint-Vincent et Montembœuf en Charente ou encore de Valorbiquet, près de Caen. Les emplois aidés sont souvent utilisés pour les transports scolaires ou encore dans les cantines scolaires , sans parler des aides administratifs des directeurs ou encore de la surveillance dans les établissements secondaires. Certains réseaux d’école sont particulièrement touchés comme les écoles Diwan en Bretagne qui emploient 150 contrats aidés . »

Les élèves souffrant d’un handicap sont également victimes de cette mesure irréfléchie et brutale, qui impacte aussi nombre d’AVS comme le rapporte Le Parisien : "Face à l’annonce de la diminution des contrats aidés, les auxiliaires de vie scolaire (AVS) en contrat unique d’insertion s’inquiètent pour la suite. L’Education nationale assure que les moyens seront maintenus pour accompagner les élèves handicapés."

L’Actu.fr se focalise sur les enfants handicapés qui ne pourront pas faire la rentrée avec les autres enfants : « « La rentrée ne s’annonce pas satisfaisante pour les enfants souffrant de handicap ».

La déclaration du Président de l’ADAPEI * Pascal Coroller est à prendre à la lettre, même si sa forme est courtoise. « Plus d’une centaine d’enfants vont se retrouver sans solution ou avec une solution d’attente précaire ». Ces enfants de 6 à 18 ans voient donc, peu ou prou, leur rentrée scolaire tomber à l’eau. Leur point commun ? Un handicap mental. »

L’équipe de la revue de presse vous souhaite néanmoins une belle rentrée !

Aurélie Gascon

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Semaine mondiale de l’éducation aux médias et à l’information 2017...

3 Septembre 2017 , Rédigé par UNESCO Publié dans #Education, #Médias

Semaine mondiale de l’éducation aux médias et à l’information 2017...

Lancée en 2012, la Semaine mondiale EMI est organisée tous les ans par l’UNESCO en coopération avec l’Alliance mondiale pour les partenariats sur l’éducation aux médias et à l’information, l’Alliance des civilisations de l’ONU (UNAOC) et le Réseau universitaire international de l’éducation aux médias et à l’information et du dialogue interculturel. Elle réunit divers acteurs engagés dans la promotion de l’éducation aux médias et à l’information (EMI) pour favoriser l’intégration sociale et le dialogue interculturel.

La sixième célébration annuelle de la Semaine mondiale de l’éducation aux médias et à l’information (EMI) est en cours de préparation. La Semaine aura lieu du 25 octobre au 1 novembre 2017. Les événements marquants de la Semaine mondiale EMI comprendront la septième Conférence de l’éducation aux médias et à l’information et du dialogue interculturel, qui devrait se tenir à Kingston, en Jamaïque.

Liens:

https://fr.unesco.org/semaine-mondiale-emi-2017

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Et toujours plus d'indécence...

28 Juillet 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Medias, #Politique

Et toujours plus d'indécence...

Il y a pire que tout... Il y a toujours pire que le pire... En cette année 2017, me reviennent en mémoire quelques souvenirs de lectures, de choses vues et entendues, souvent sans le vouloir...

Oui, l'avez-vous remarqué ? Jadis, nous allumions la radio, la télévision, ouvrions un journal et tous ces gestes "magiques" étaient des actes volontaires, choisis. La soirée s'organisait autour de tel film, de telle émission... Le journal s'étalait sur la table de la cuisine recouverte d'une toile cirée... Le chat dormait sur un fauteuil, celui du grand-père quand il venait encore à la maison... Ce n'était pas mieux avant. C'était différent.

Moins indécent.

Aujourd'hui, c'est la télévision, la radio, le défilement des tweets et messages "Facebook", les titres étalés qui s'imposent à nous. Ils nous "allument" presque. Le téléspectateur, l'auditeur, le lecteur, l'utilisateur des réseaux dits "sociaux", s'il n'est pas éduqué, s'il n'est pas éclairé, se laisse alors, sans même s'en rendre compte, happer, engloutir, enfermer dans des torrents d'images, de sons et de textes dont 80% sont d'une rare indigence, d'une absolue indécence...

L'indécence des titres raccoleurs qu'on lit en passant vite, en remontant son col car les courants d'air sont terribles dans les couloirs du métro, avant de rejoindre le bureau.

L'indécence d'émissions de télévision dont le crétinisme le dispute au voyeurisme. Il suffit de réunir quelques invités ayant "une actualité", c'est à dire ayant quelque chose à vendre, de les faire réagir en se moquant de tout - y compris du téléspectateur qui lui ne se doute de rien - de les faire de disputer très artificiellement puis, sans avoir construit le moindre début de réflexion, sans avoir abouti à aucune proposition, le "présentateur vedette" - car la vedette c'est lui - conclut par une pirouette avant la publicité et un feuilleton cathodique maintenant l'audimat à flot. Il n'y a d'ailleurs plus que l'audimat qui soit à flot... Le reste est noyé depuis longtemps dans l'indécence de croire que le téléspectateur, l'auditeur, le lecteur est le dernier des imbéciles auquel il suffirait de donner quelques miettes pour qu'il vienne, tel un pigeon des Jardins du Luxembourg, consommer sa pitance quotidienne d'imbécilité et de crétinisme.

Je n'ose dire ici quelques mots des émissions dites de "variétés". Mes propos pourraient dépasser des limites que ces mêmes émissions ont pourtant très largement outrepassées. De même les radios, dites "libres" il y a quelques années - les "années Mitterrand" - et devenues aujourd'hui prisonnières plus encore que sous de Gaulle. Elles déversent des "sons" au kilomêtre, des propos sans autre objectif que de coller l'auditeur au "poste" et de le pousser à consommer... A lui aussi, quelques miettes quotidiennes...

Et tout cela recouvre indécemment le génie toujours vivace de ce pays, ce pays qui préfère Angot à Le Clézio... Tout est dit dans ce comble de l'indécence... Car enfin comment peut-on préférer Zemmour à Jean-Claude Guillebaud ? Comment peut-on se passer d'une Florence Aubenas, remarquable plume journalistique pour lui préférer Eric Nolleau? Comment peut-on interviewer sur TOUTES les chaînes ces théâtreux poussifs, ces acteurs d'une rare nullité et délaisser tous ces anonymes du vrai spectacle vivant ? Comment peut-on permettre à une Arlette Chabot d'interroger les puissants avec une prudence presque douteuse quand un Laurent Joffrin ou un Edwy Plenel seraient plus percutants, quel que soit l'invité devant eux? Comment peut-on laisser, sans mot-dire, ces fielleux, ces moqueurs de bas-étages, ces caricaturistes qui insultent Daumier, ces menteurs, parfois, faire la pluie et le beau temps, tous complices, toujours les mêmes, usant de leur jeton de présence sur les plateaux où ils s'invitent ?

Comment peut-on laisser l'indécence prendre le pas sur l'intelligence partagée ?

Il y a là des sujets de révolte, de profondes inquiétudes aussi. Car c'est l'indécence qui triomphe aujourd'hui et par-là, c'est l'intelligence et la beauté qui meurent... A celà, un seul remède qui soit à ma modeste portée : le dire, l'écrire, le hurler et souhaiter que d'un cri naisse la conviction qu'il faut en finir, vite, avec l'indécence qui voudrait faire de nous des imbéciles irréfléchis... qui voudrait faire de nous des consommateurs passifs... qui voudrait faire de nous d'obéissants toutous... qui voudrait faire de nous des électeurs dociles... qui voudrait faire de nous des cerveaux éteints... qui voudrait faire de nous des lecteurs aveugles, des auditeurs sourds, des spectateurs toujours admiratifs sans une once d'esprit critique.

Au secours ! Je n'en peux plus !

Christophe Chartreux

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Ce Président qui excelle dans la novlangue...

17 Juillet 2017 , Rédigé par Liberation Publié dans #Politique, #Médias

Ce Président qui excelle dans la novlangue...

Ces mots, qui nous enveloppent. Voici la ministre du Travail, à la tribune de l’Assemblée. «Le chemin que nous proposons, c’est de donner plus de liberté et de protection, dit Muriel Pénicaud, pour défendre la réforme du code du travail. Il faut à nos entreprises plus de souplesse.» Ces mots qu’on finit par ne plus entendre, assourdis que nous sommes. Il faudrait, dans ces phrases, relever chaque mot. Le chemin, d’abord. Le chemin que l’on trace, puis ensuite où l’on chemine tranquillement, le délicieux chemin ombragé, qui sent la noisette. Sur un chemin, on ne se précipite pas. On va au pas de son âne, tranquillement, un bosquet après l’autre. On pourrait objecter que si Emmanuel Macron, pour réformer le code du travail, a choisi les ordonnances plutôt que la loi, c’est justement pour foncer. Mais non. Emmanuel Macron est ce prodige, cette synthèse de toutes les contradictions, qui va vite et lentement à la fois. Comme aurait pu dire George Orwell, inventeur de la novlangue, il «foncechemine».

D’ailleurs, ce chemin, le gouvernement le «propose». Il n’impose rien, quelle horreur. Et s’il a repoussé tous les amendements de l’opposition, ce n’est évidemment pas par refus du dialogue, puisque justement, il s’agit de développer le «dialogue social». Alors pourquoi ? Parce qu’un amendement de l’opposition, ça se rejette, aussi vrai qu’il faut, de temps en temps, élaguer les ronces sur les chemins. «Evidemment !» répond une députée macronienne à un mélenchonien qui lui fait remarquer que le taux d’adoption des amendements est de 0 %. Restent, dans le discours de Muriel Pénicaud, les classiques : «liberté, protection, souplesse». «Liberté» pour qui ? «Protection de qui ?» Ce n’est pas précisé. Liberté en général. Protection universelle. Et la «souplesse» ! Qui pourrait s’opposer à la souplesse ? Qui va monter à la tribune pour défendre les rigidités ?

Ce radieux et bucolique paysage macronien, où prolifèrent violettes, coquelicots, souplesses et évidences, pourrait n’être menacé par rien, n’étaient les cailloux et les ronces qui, sur les plus jolis chemins, ont parfois le mauvais goût de faire trébucher ou d’égratigner. Justement, à propos de la ministre du Travail, cette méchante affaire de voyage à Las Vegas, organisé sans appel d’offres. Ce n’est pas grand-chose. Un tout petit caillou. Mais c’est encore trop. Et justement, dans une conférence de presse, voici qu’une journaliste interroge le Président sur le caillou. Directement. Mais où se croit-elle ? Emmanuel Macron a vite fait de la remettre à sa place, qui ne commente pas «les péripéties du quotidien».

Les journalistes, voilà le problème. Les journalistes ont le mauvais goût de se mettre en travers des chemins. Ils zooment sur les cailloux, ils voient tout en noir : il va pleuvoir, on n’arrivera jamais à temps, on aurait dû partir plus tôt, on aurait dû partir plus tard, on aurait dû partir de l’autre côté. Et même quand ils cheminent aussi, dociles, avec les meilleures intentions du monde, ils prennent de la place, ils encombrent le champ de vision, ils proposent des variantes d’itinéraire, on ne peut pas «foncecheminer» à son aise. Aussi Emmanuel Macron a-t-il eu la bonne idée de se faire lui-même journaliste. Il va «créer son média», annoncent les médias, dépités. Il se filmera. Il s’interrogera. Il se répondra. Il postera le tout sur Facebook Live, où il fera peut-être même les commentaires, s’il a le temps. D’ailleurs, il a déjà commencé.

Emmanuel reçoit Angela. On a construit un joli décor : un groupe de jeunes Français et de jeunes Allemands enthousiastes. Ils s’envoient des balles, et doivent prononcer des phrases dans la langue de l’autre. Les règles du jeu ne sont pas parfaitement claires, mais la séance est retransmise sur le Facebook Live de l’Elysée. Et le pire, c’est qu’on le regarde, ce moment d’actualité heureuse, cette préfiguration de ce que sera le futur média En marche, où le prince charmant se «parletaira» avec grâce, dans un sous-marin nucléaire ou sur la tour Eiffel (ça marche : ce pourrait d’ailleurs être le nom de la future chaîne).

Les journalistes râlent contre cette concurrence déloyale. C’était tellement sympa, de filmer le joli chemin, tous ensemble ! Les pauvres. Ils vont devoir détourner leurs caméras, aller filmer dans les ronces, voire sortir du chemin. C’est peut-être la meilleure chose qui puisse leur arriver, même si c’est moins confortable.

Daniel Schneidermann             

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Quand la presse reçoit les "bons points" du gouvernement...

17 Juillet 2017 , Rédigé par France Info Publié dans #Politique, #Médias

Quand la presse reçoit les "bons points" du gouvernement...

Christophe Castaner, porte-parole au gouvernement aux journalistes:

"Vous êtes dans votre rôle quand vous mettez en cause certains de nos politiques, quand vous enquêtez"

France Info

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Ce gouvernement qui dicte à la presse ses attitudes, qui distribue les rôles, les bons points...

La mise en scène de la société du spectacle...

Christophe Chartreux

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Le spectacle se représente à la fois comme la société même, comme une partie de la société, et comme instrument d'unification. En tant que partie de la société, il est expressément le secteur qui concentre tout regard et toute conscience. Du fait même que ce secteur est séparé, il est le lieu du regard abusé et de la fausse conscience ; et l'unification qu'il accomplit n'est rien d'autre qu'un langage officiel de la séparation généralisée.

Le spectacle n'est pas un ensemble d'images, mais un rapport social entre des personnes, médiatisé par des images.

Le spectacle ne peut être compris comme l'abus d'un mode de la vision, le produit des techniques de diffusion massive des images. Il est bien plutôt une Weltanschauung devenue effective, matériellement traduite. C'est une vision du monde qui s'est objectivée.

Le spectacle, compris dans sa totalité, est à la fois le résultat et le projet du mode de production existant. Il n'est pas un supplément au monde réel, sa décoration surajoutée. Il est le coeur de l'irréalisme de la société réelle. Sous toute ses formes particulières, information ou propagande, publicité ou consommation directe de divertissements, le spectacle constitue le modèle présent de la vie socialement dominante. Il est l'affirmation omniprésente du choix déjà fait dans la production, et sa consommation corollaire. Forme et contenu du spectacle sont identiquement la justification totale des conditions et des fins du système existant. Le spectacle est aussi la présence permanente de cette justification, en tant qu'occupation de la part principale du temps vécu hors de la production moderne.

Guy Debord - La société du spectacle

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