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Vivement l'Ecole!

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Revue de Presse Education... Enseignement - Apprentissage - Supérieur...

6 Octobre 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Enseignement - Apprentissage - Supérieur...

A l’occasion de la journée mondiale de l’enseignement, le rapport de la Cour des comptes poursuit son parcours médiatique. L’apprentissage est également en débat. Et quelques infos du supérieur pour terminer cette revue.

Enseignement

La Journée des enseignants : se réunir autour de « la liberté ». « Initiée par l’Unesco, la Journée mondiale de l’enseignement met à l’honneur le personnel de l’enseignement supérieur. Google célèbre cette journée avec un doodle. » On dit merci à qui ?

Les média continuent de réagir au rapport de la Cours des comptes. Ainsi par exemple, pour L’Express, la Cour des comptes déplore une mauvaise gestion des enseignants.

La Cour des Comptes veut un recadrage du métier d’enseignant. « "La Cour appelle à une réforme structurelle de la gestion des enseignants qui emporte des améliorations notables pour l’ensemble des acteurs du système". En présentant le rapport de la Cour des Comptes sur la gestion des enseignants, le 4 octobre, Didier Migaud, Premier président, reprend largement les conclusions et les propositions d’un précédent rapport de 2013. Pour la Cour, l’Éducation nationale doit négocier la revalorisation en échange de contreparties comme l’annualisation des services, la bivalence des enseignants du second degré et de nouveaux pouvoirs pour les directeurs et chefs d’établissement. Des propositions accueillies prudemment mais assez favorablement par le ministère. Mais qui provoquent un tollé syndical. »

Jean-Michel Blanquer répond au rapport public thématique de la Cour des comptes « Gérer les enseignants autrement – Une réforme qui reste à faire ». « La Cour des comptes a publié ce mercredi 4 octobre son rapport public thématique intitulé : "Gérer les enseignants autrement - Une réforme qui reste à faire". Ce rapport, élaboré au terme d’une enquête menée par la Cour sur la période 2012-2016, examine le cadre d’exercice du métier d’enseignant, analyse les modalités de gestion de l’affectation et de la répartition de ces agents et retrace le bilan des mesures prises en matière d’effectifs, de rémunération et de temps de travail. Après avoir évoqué les mesures déjà prise, le texte se termine par : “les politiques futures insisteront davantage sur le pré-recrutement des professeurs”, comme le propose le rapport de la Cour des comptes. La formation initiale et continue sera revisitée pour encore renforcer la professionnalisation des professeurs. Enfin, une réflexion sera lancée pour mieux tenir compte des aspirations des professeurs et de l’intérêt du travail en équipe dans chaque établissement au service de la réussite des élèves.

L’ensemble de ces évolutions s’inscrira dans une approche davantage qualitative de la gestion des ressources humaines, au bénéfice des enseignants et au service du progrès des élèves, en portant une attention particulière aux attentes exprimées par les personnels et à la qualité du dialogue social. »

Le rendez-vous avec les professeurs. Article à charge se terminant par : « Mais pour répandre à tout le système éducatif une culture permanente de l’évaluation et de la performance qui permette de rejoindre en quelques années les standards internationaux, il convient d’aller vite beaucoup plus loin. Pour prendre enfin en compte dans la reconnaissance des enseignants et le financement des établissements le seul élément qui vaille et qui soit oublié : les résultats des élèves. » Si, si, c’est bien « répandre » qui est écrit !

Une nouvelle réforme se profile : Les RASED pourraient être réorganisés (Blanquer). « Devant la Commission des affaires culturelles et de l’éducation, Jean-Michel Blanquer a mentionné une évolution possible de la manière d’organiser les RASED. »

L’enseignement privé séduit de plus en plus : « “Le public c’est terminé, je suis allé de déception en déception” Selon des chiffres du Secrétariat général de l’enseignement catholique, qui représente 95% du privé sous contrat, le nombre d’élèves scolarisés dans le privé a augmenté de 0,6%. L’engouement pour l’enseignement privé se confirme : en neuf ans, il a gagné 93.000 élèves. Qu’est-ce qui pousse de plus en plus de parents à enlever leurs enfants du public ? Élément de réponse avec Karine, maman de deux élèves du privé. »

Et pendant ce temps, en Angleterre : l’école sans portable. « Alors que le ministre de l’Éducation, Jean-Michel Blanquer, veut interdire le téléphone portable au collège dès l’an prochain, des dizaines d’établissements britanniques ont déjà fait ce choix. »

Heureusement quelques réflexions surnagent.

Quand l’étude PISA penche pour plus d’autorité à l’école, par Claude Garcia, professeur de SES sur son blog. « Les études PISA effectuées par l’OCDE sur le niveau des élèves de 15 ans agacent souvent les professeurs français. Leurs conclusions sont sévères pour l’enseignement en France, nos élèves sont à la peine dans les comparaisons internationales, ce qui nourrit la mauvaise conscience des professeurs. A défaut de donner des solutions, ces études sont un PIS-Aller pour s’interroger sur les faiblesses du système éducatif français. Or, que viens-je d’apprendre, tardivement (1) il est vrai, que ces études élaborent aussi un index de climat de discipline (p.11 et 12/72 dans le rapport de l’OCDE) à partir de questions posées aux élèves du type : êtes-vous gêné par le bruit en classe ? Le professeur doit-il souvent s’interrompre à cause de l’attitude d’élèves ? Etc. »

Parution du n° 539 des Cahiers pédagogiques, « Pouvoir d’agir et autonomie, de l’école au lycée ». « Nos organisations doivent être nourries par l’énergie que les humains y mettent. », entretien avec Michèle Amiel et Gwenaël Le Guével, coordonnateurs du dossier.

Éduquer au XXIe siècle. « Entre 1900 et 2011, tout a changé pour les écoliers qui vivent à présent dans le virtuel et dans une société multiculturelle, analyse Michel Serres. Il faut aider l’école à prendre la mesure de cette nouvelle ère. »

Les conditions de l’enseignement, c’est aussi du contexte. Cécile Blanchard pour les Cahiers pédagogiques présente le Rapport du Cnesco : De l’importance de la restauration et de l’architecture scolaires. « Est-ce le bienêtre à l’école qui augmente la performance scolaire, ou l’inverse ? En tout cas, bienêtre et performance scolaires sont fortement corrélés, et la qualité des espaces scolaires y joue un rôle important. Le rapport et l’enquête sur « la qualité de vie à l’école » publiés par le Cnesco ce mardi 3 octobre dressent un état des lieux de la restauration et de l’architecture scolaires. »

Apprentissage

Apprentissage : Macron dévoile les pistes de sa réforme. « Le chef de l’État veut que les branches professionnelles jouent un rôle clé. Une loi sur le sujet sera déposée au printemps. »

La formation est morte, vive la Learning Entreprise ! « On a longtemps considéré dans les entreprises que la formation était une pratique gestionnaire RH parmi d’autres. "Pourvoyeuse" des compétences dont les métiers avaient besoin, la formation était là pour prendre la commande des opérationnels et construire les ingénieries pédagogiques qui répondaient à la demande. On envoyait alors les salariés en formation et ils en sortaient "formés" et… donc compétents ! »

Union européenne : La Commission adopte une initiative visant à stimuler l’apprentissage en Europe. « Fondée sur une consultation de grande envergure, la recommandation recense quatorze critères clés, que les États membres et les parties prenantes devraient employer pour améliorer la qualité et l’efficacité de l’apprentissage. Cette initiative contribuera à accroître l’employabilité et le développement personnel des apprentis, pour que la main-d’œuvre soit hautement qualifiée et compétente, en adéquation avec les besoins du marché du travail. »

Supérieur

« Ils ont une école mais ils n’y vont pas » : l’amertume des recalés d’APB face aux étudiants qui désertent les amphis. « Le syndicat Unef organisait mercredi une manifestation de la dernière chance devant le ministère de l’Enseignement supérieur à Paris. L’objectif : obtenir une place pour les élèves définitivement recalés d’Admission post-bac. »

Universités : budget serré, autonomie limitée. « Alors qu’elles accueillent toujours plus d’étudiants et doivent gérer jusqu’à leurs ressources humaines, les facultés peinent à faire face. »

« Pour réussir ses études à l’université, il faut savoir s’informer ». « De quelle façon s’organiser et se faire aider à l’entrée en fac ? Comment concilier job et études ? Les réponses d’Alain Tallon, vice-président de Paris-IV, aux questions des internautes du Monde Campus. »

Bernard Desclaux

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Revue de Presse Education... Blanquer - Le métier - La Catho - Présent, futur...

5 Octobre 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Blanquer - Le métier - La Catho - Présent, futur...

Blanquer réforme, la Cour compte, et la Catho râle. Heureusement il y en a qui réfléchissent sur le présent et le futur.

Blanquer

Alstom, Europe, Blanquer... mon entretien au Figaro. “Entretien de Jean-Pierre Chevènement au Figaro, propos recueillis par Alexandre Devecchio, vendredi 29 septembre 2017 (version longue).” Il répond à cette question en fin d’interview : “En tant qu’ancien ministre de l’Education nationale, que pensez-vous de la démission de Monsieur Lussault …” ...

Blanquer : Réforme de l’enseignement professionnel "dans les tuyaux". “Griffes rentrées, griffes sorties. Jean Michel Blanquer a tenté de jouer la carte de l’impassibilité et de la tolérance bienveillante devant les nombreux députés de la Commission de l’éducation de l’Assemblée nationale venus l’écouter le 3 octobre. Durant plus de 2 heures il a répondu à une trentaine de députés sur des sujets très variés allant des contrats aidés au plan numérique, en passant par les Segpa , l’autonomie et le pédagogisme. Il a annoncé une "importante" réforme de l’enseignement professionnel. Tout en plaidant la confiance, le pragmatisme et l’apaisement avec les "pédagogistes", il n’a pu s’empêcher de tacler l’ancien président du Conseil supérieur de l’éducation et a laissé planer le doute sur l’avenir du CSP.”

A propos de la voie professionnelle, le Café pédagogique précise : “JM Blanquer a évoqué "la réforme très importante de la voie professionnelle". Elle aura pour but de faire en sorte que les formations correspondent à la réussite et à l’insertion des élèves et que (l’enseignement professionnel) devienne quelque chose d’attractif". Le ministre évoque les enjeux de la révolution numérique et de la transformation écologique. La réforme devrait englober toute la voie du CAP au BTS. Elle sera menée parallèlement à celle du bac, avec le même échéancier. La concertation devrait démarrer ce mois ci et al réforme serait bouclée début 2018 pour une application en 2de pro à la rentrée 2018.”

Jean-Michel Blanquer annonce un nouveau baccalauréat pour juin 2021. “Le gouvernement va entamer "dans très peu de temps" les concertations en vue de réformer le baccalauréat, conformément à un engagement de campagne d’Emmanuel Macron, et espère aboutir à une nouvelle formule pour juin 2021, a annoncé mardi le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer.”

Le métier

Education : le tableau sévère de la Cour des comptes sur la gestion des enseignants, par Marie-Christine Corbier “« Il est urgent de mettre en oeuvre une nouvelle politique des ressources humaines », plaide la Cour des comptes dans un rapport publié ce mercredi matin, qui fait suite à celui paru en mai 2013 , sur le même sujet. Le gouvernement se dit ouvert à l’étude de l’annualisation du temps de travail et de la bivalence, deux mesures recommandées par la Cour.”

La Cour des comptes demande l’annualisation des services enseignants. “"L’amélioration des rémunérations doit avoir notamment pour contrepartie des obligations de service revues, tendant à l’annualisation du temps d’enseignement et à leur extension à une mission comme le remplacement". Dans son rapport remis le 4 octobre la Cour des Comptes reprend ses recommandations de 2013. Annualisation, bivalence et renforcement de l’autorité des directeurs et chefs d’établissement sont au programme.”

Le Café pédagogique pointe une remarque d’Alain Bouvier : Débureaucratiser le recrutement des enseignants. “Pour lui, " les actuels concours, paralysés par leur mode bureaucratique, sont incapables de repérer les compétences professionnelles des candidats. Enfin, l’employeur n’est pas en mesure d’affecter les différents profils des lauréats là où ils seraient utiles".”
La Cours compte, et ça elle sait le faire, mais sait-elle comprendre ? Le futur recrutement sera sans doute difficile car elle va faire fuir encore plus ce métier.

Formation des profs : « la prise de conscience que le métier d’enseignant s’apprend ». "Pour Gérard Vaysse, ex-président de la conférence des directeurs d’IUFM, la formation des enseignants est loin d’être parfaite. L’occasion de revenir avec lui sur un passé mouvementé, des écoles normales aux ESPE, en passant par les IUFM et la masterisation."

Les normaliens, élite en quête d’emploi. “Payés durant leurs études, les étudiants de Normale-Sup s’engagent en retour pour dix ans au service de l’Etat, qui ne leur garantit plus une embauche.”

La catho

Enseignement catholique : Tensions avec l’Etat. “Si Pascal Balmand a clos son discours de rentrée, le 3 octobre , par une apologie de la douceur c’est peut-être parce que ses propos étaient particulièrement acérés cette année. Le secrétaire général de l’enseignement catholique a pris à partie l’Etat, donnant des exemples précis de ce qu’il pense être un traitement inéquitable. De fait les dossiers s’accumulent entre enseignement catholique et ministère depuis les créations de postes jusqu’aux discussions sur l’accès au supérieur. C’était mieux avant ?

L’enseignement privé catholique hausse le ton. “Pascal Balmand, le « patron » de ce secteur qui scolarise plus de deux millions d’élèves, a déploré, mardi, des soucis de « questions d’équité » entre public et privé.”
Trois points l’inquiètent particulièrement. La crise des contrats aidés, d’abord, le sort fait aux enseignants suppléants qui, dans le privé, viennent pallier les absences, enfin la non-association de l’enseignement privé à la concertation sur l’entrée dans l’enseignement supérieur convoquée, en cette rentrée, par Frédérique Vidal.

Et le Parisien de préciser Education : pourquoi le privé continue de gagner des élèves. Sur la base des chiffres donnés mardi par l’enseignement catholique, ce sont les collèges et les lycées qui attirent.

Présent et futur

Enseignants-chercheurs : la difficile équation entre motivation et bien-être. “Doctorante en psychologie cognitive à l’université Toulouse 2-Jean-Jaurès, Marion Inigo consacre ses travaux de recherche au bien-être au travail des enseignants-chercheurs. Entre implication, motivation et besoins psychologiques, la jeune chercheuse questionne ses collègues avec pour objectif, à terme, d’améliorer la qualité de vie professionnelle des universitaires.”

Intelligence artificielle et réalité virtuelle, le visage de l’éducation dans vingt ans par Hélène Labriet-Gross. “REPÉRÉ DANS LA PRESSE AMÉRICAINE. Après avoir connu la révolution des plates-formes d’apprentissage et de l’enseignement en ligne, le monde de l’éducation devra s’adapter dans les vingt prochaines années à l’émergence de l’intelligence artificielle et de la réalité virtuelle. C’est ce que prévoit l’éditeur de logiciels Blackboard, dans un rapport publié en septembre 2017.”

Bernard Desclaux

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Revue de Presse Education... Polémiques pédagogiques - Conditions de travail - Divers...

4 Octobre 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Polémiques pédagogiques - Conditions de travail - Divers...

On revient sur la polémique du CSP. On discute aussi conditions de travail à la suite de la publication d’un rapport du CNESCO. Quelques infos diverses et sur le supérieur.

Polémiques pédagogiques

Il semblerait que la guerre autour de la pédagogie soit relancée, notamment à la suite de la démission du président du CSP Michel Lussault. “De débat, il n’y en a presque plus : sur les réseaux sociaux comme à la « une » des médias, l’invective a pris le pas sur l’échange ; la tribune, le pamphlet ont quasiment remplacé l’entretien croisé. Dans le sillage d’une campagne présidentielle qui a fait de l’école un champ d’affrontement politique, l’heure est au match idéologique, parfois sans face-à-face, souvent sans retenue.”

Et la lecture de cet article du Figaro ne le dément pas : "Anne-Sophie Letac revient avec une distance ironique sur la démission de Michel Lussault . Professeur en classes préparatoires, elle avait débattu avec le président du Conseil Supérieur des Programmes. Elle le décrit en « ange exterminateur drapé dans les plis majestueux de la vertu ». "

Le JDD fait état de bruits concernant le choix du futur président du CSP. Les noms annoncés ne risquent pas d’éteindre cette "guerre idéologique".

"L’avenir du CSP dépendra aussi de son futur président. "Si M. Blanquer choisit Jean-Paul Brighelli [un essayiste conservateur], beaucoup quitteront le Conseil", prédit un interlocuteur. Parmi les autres noms cités : le neuroscientifique Stanislas Dehaene, très apprécié Rue de Grenelle, le linguiste Alain Bentolila ou le mathématicien Jean-Pierre Demailly, deux pourfendeurs des programmes actuels."

« On a favorisé les élites, et de longue date » Claude Lelièvre est agrégé de philosophie et professeur honoraire d’histoire de l’éducation à l’université Paris V. Expert reconnu de l’histoire du système éducatif français, il revient sur le débat qui agite l’Éducation nationale au sujet des programmes.

« Réduire les effectifs par classe n’est pas la solution magique »

Enseignant honoraire et rédacteur aux Cahiers pédagogiques, Jean-Michel Zakhartchouk estime que la baisse du nombre d’élèves par classe ne suffit pas à améliorer le niveau scolaire. “Il est bien évidemment essentiel de s’occuper des REP mais beaucoup d’élèves en difficulté se trouvent aussi en dehors des zones d’éducation prioritaire. Arrêtons de croire que s’attaquer aux problèmes de difficulté scolaire se limite à travailler sur les REP. Les mesures doivent être appliquées de façon plus large. Dans les endroits plus favorisés, le rythme est plus élevé : un enfant ayant des difficultés aura du mal à rattraper son retard et celui-ci s’accumulera au fur et à mesure des séances s’il n’est pas convenablement accompagné. Des moyens (dont une formation à la pédagogie différenciée) doivent aussi être mis en place dans ces écoles-là qui risquent, à terme, d’être plus chargées. En n’oubliant pas que dans les REP, il y a également des élèves qui se débrouillent bien.”

Conditions de travail

Le Conseil d’évaluation du système scolaire publie mardi une enquête sur la "qualité de vie à l’école". Parmi les points à améliorer : la propreté des sanitaires.

Des toilettes sales au collège : "On n’a même pas envie de s’asseoir parce que ça colle"
« Les sanitaires sont des espaces sensibles, parmi les plus anxiogènes pour les élèves, notent les auteurs. Un tiers des élèves craignent d’aller aux toilettes de leur école ou collège, ce qui peut avoir des conséquences négatives sur leur santé, sur l’hygiène (notamment des mains) et sur l’apprentissage de l’intimité. » L’enquête du Cnesco montre que près de 4 collèges et lycées publics sur 10 (39 %) se plaignent de l’insuffisance des sanitaires dans leurs locaux et que (53 %) ne les nettoient qu’une seule fois par jour.

Cantines scolaires : "Comment parler de vivre ensemble si on ne peut plus manger ensemble ?" "On peut avoir de bonnes raisons de ne pas fréquenter les cantines. Peu de produits frais, peu de bio… Certains parents peuvent estimer que l’offre proposée n’est pas satisfaisante…"
"Il y a eu une amélioration incontestable de la cantine au cours des quarante dernières années", relève Nathalie Mons, présidente du Cnesco. "Le problème, c’est que tout le monde n’y a pas accès". Or ce service semble "crucial pour les enfants, notamment les plus défavorisés", à plus d’un titre : "des déjeuners nourrissants et équilibrés ont un impact sur la capacité de concentration des élèves", le recul de l’obésité ou des absences liées aux maladies, mais la cantine constitue aussi "un lieu de socialisation".

Le lien direct vers l’enquête du CNESCO.

"A l’école, les souris mangent tout : la pâte à modeler, le papier, le plastique..." Dans cette école comme dans beaucoup d’autres à Paris, les souris ont pris leurs quartiers. Et la directrice a beau remuer ciel et terre, il est bien difficile d’en venir à bout. Au risque d’exposer enfants et personnel à des rencontres nuisibles... La directrice raconte.

Divers

Un film sort qui raconte l’histoire d’un prof en REP+

"Dans son film Les grands esprits, Olivier Ayache-Vidal raconte l’histoire d’un brillant professeur de lettres, normalien, et fils d’écrivain, que certaines circonstances conduisent à quitter le Lycée Henri IV, pour venir affronter, pendant une année, les élèves d’un collège classé en REP + (Réseau d’Éducation prioritaire). Denis Podalydès, alias François Foucault, parvient tant bien que mal à s’imposer, en faisant partager une atmosphère et une démarche de travail."

"L’exposition pendant la grossesse à certains phénols et phtalates est associée à des troubles du comportement des garçons entre 3 et 5 ans, révèle une étude de l’Inserm, l’Institut national de la santé et de la recherche médicale français. Les composés « les plus préoccupants à cet égard sont le bisphénol A, le triclosan et le di-n-butyl phtalate ou DBP », précise l’Inserm dans un communiqué."

Tirage au sort en Mongolie. " Pour avoir droit à une place en maternelle, les enfants sont tirés au sort en Mongolie. Le gouvernement n’a pas su anticiper le boom des naissances lors de l’année du cochon d’or."

Supérieur

Qu’est-ce qu’on attend d’un étudiant ?

"Supérieur : autonomie exigée ! La transition avec le lycée peut être déstabilisante, mieux vaut savoir ce que l’on attend d’un étudiant."

Dans les arcanes de la précarité étudiante

"Les APL ont baissé de 5 euros le 1er octobre, alors que le nombre de demandes de bourses a progressé de 2,2 %, pour atteindre 1 129 461 demandes."

Les normaliens payés pour faire leurs études alors qu’ils rechignent à enseigner dans le secondaire.

"Un salaire d’autant plus difficile à justifier que la majorité des normaliens sont issus de familles favorisées. En 2016-2017, presque 60 % étaient des enfants de cadres ou de professions intellectuelles supérieures, pour seulement 2,8 % d’enfants d’ouvriers (contre 34 % et 12 % pour les étudiants d’université). « La plupart d’entre nous n’ont pas besoin de cette somme pour faire leurs études. Nos parents nous auraient aidés de toute façon », reconnaît Alice, de la promo 2011. Elle raconte avoir dépensé sans compter, « en voyages, apéros et shopping », son « salaire » d’étudiante, considéré comme « de l’argent de poche »…" Doit-on rappeler que l’immense majorité des enseignants préparant les concours de l’enseignement ne sont pas payés pendant leurs études, voire même doivent travailler en même temps ?

Géraldine Duboz

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Revue de Presse Education... Secondaire - Supérieur...

3 Octobre 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Secondaire - Supérieur...

Une très courte revue de presse pour ce premier lundi d’octobre. Avec une information primordiale : pas d’interview de M.Blanquer aujourd’hui !

Secondaire

La pédagogie en marche : « Une école républicaine ! » dit Blanquer. Chiche ! Par Claude Lelièvre sur son blog : Histoire et politiques scolaires. “Mais alors, elle ne doit pas être antinomique des recherches et des mises en œuvre d’ordre pédagogique, bien au contraire. C’est ce que montre son moment fondateur, un siècle avant que des philosophes bien piètres historiens n’évoquent dans les années 1980 une opposition inventée de toute pièce entre’’ républicains’’ et ’’pédagogues’’.” A méditer la dernière partie de ce billet : “« La bonne méthode, c’est celle qui dit au maître, il faut vous faire aider dans votre tâche. Par qui ? […]. Par l’élève lui-même. C’est votre collaborateur le plus efficace. Faites en sorte qu’il ne subisse pas l’instruction, mais qu’il y prenne une part active […]. C’est ce qui distingue l’éducation du dressage : l’une développe des dispositions naturelles, l’autre n’obtient que des résultats apparents à l’aide de procédés mécaniques ». (Conférence de Ferdinand Buisson aux instituteurs délégués à l’Exposition universelle de 1878). Et cela d’autant plus, ajoute Ferdinand Buisson, que le but de l’éducation républicaine est « le gouvernement de soi », le « pouvoir de se diriger soi-même ».”

Luc Cedelle : Le débat éducatif menacé par « les luttes qui détruisent ». “Les prémices étaient déjà là, mais en quelques semaines, l’inévitable et nécessaire débat sur les choix éducatifs a tourné à la foire d’empoigne et au malaise. Il est peut-être encore temps de ne pas dresser de manière irrémédiable une école contre l’autre.”

Entretien avec Olivier Noblecourt : « Aucun responsable syndical n’a nié la réalité des moyens supplémentaires pour le collège ». “Olivier Noblecourt a été directeur de cabinet de Najat Vallaud-Belkacem au ministère de l’éducation nationale

Plus d’un an après la mise en place de la réforme des collèges de 2016, de nombreux enseignants affirment sur les réseaux sociaux que celle-ci avait pour but de faire des économies et s’est traduite par des baisses de moyens. Qu’en dites-vous ?

France Stratégie appelle à revoir la carte de l’éducation prioritaire. “"Une réflexion sur l’affectation des élèves et des personnels et sur les conditions d’ouverture et de fermeture de classes semble nécessaire, afin de mieux adapter les moyens des collèges aux évolutions démographiques et sociales rencontrées sur le terrain". Dans une nouvelle étude qui pointe les inégalités de moyens entre les collèges, France Stratégie, un service du premier ministre, appelle à revoir la carte de l’éducation prioritaire. Plus précisément, l’étude invite à supprimer les collèges Rep. Cette approche strictement comptable est publiée quelques jours avant la sortie, le 4 octobre, d’un rapport de la Cour des comptes qui pourrait aller très loin dans la demande de réduction des moyens.”

PsyEN : 9 organisations adressent un courrier au ministre.

PsyEN, mais qui a eu cette idée folle ? sur Educpros par Bernard Desclaux.

Supérieur

APB c’est fini ! Un successeur est annoncé. Après avoir expliqué la situation actuelle et notamment le jugement de la CNIL, Bruno Magliulo conclu ce texte important : “Le gouvernements dispose de peu de temps pour créer cette nouvelle plateforme et la mettre en forme écrite sous forme d’une loi : moins de trois mois. C’est court pour la préparation d’un outil si complexe, capable de s’adapter aux exigences lourdes de la CNIL, et qui devra en outre être connu du grand public à une date permettant aux familles et aux équipes concernées dans les établissements, d’en apprendre les règles nouvelles de fonctionnement, avant que ne s’ouvre la phase un, dite "d’expression des vœux d’orientation classés par ordre de préférence". Jusqu’en 2017, ce moment était fixé au 20 janvier, et courrait jusqu’au 20 mars.”

Regroupement des universités : quel statut ?Le ministère se donne dix ans pour tirer le bilan du rapprochement entre établissements du supérieur, censé améliorer leur visibilité à l’international.” “Parmi les dossiers chauds de la rentrée, celui des regroupements d’universités et d’établissements est passé au second plan derrière la question des « prérequis » et celle du système APB, qui mobilisent les syndicats étudiants. Les acteurs de l’enseignement supérieur sont toujours dans l’expectative : quel cap le gouvernement souhaite-t-il donner à ces rapprochements ? Et à quoi ressembleront les futures politiques de gouvernance des universités ?

Bernard Desclaux

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Revue de Presse Education... Budgets - Supérieur - Divers - Ressource

29 Septembre 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Bon réveil et belle journée!

Bon réveil et belle journée!

Temps calme dans notre actualité, mais les budgets de nos ministères viennent d’être présentés et bien sûr ça réagit. Et puis APB fermé, il reste quelques "problèmes"...

Budgets

Les budgets de nos ministères viennent d’être présentés. Et donc...

Pour le Café pédagogique, c’est Le tournant. “Double leçon dans ce budget de l’Education nationale 2018. JM Blanquer donne une leçon d’habileté. Dans la présentation du budget, transformant la stabilité des créations de postes au budget en la mise en place de 4000 enseignants au primaire. Et aussi dans la gestion des enseignants : le PPCR devrait être appliqué, la prime de 3000 euros aussi mais de façon "très progressive". La mise en place des dédoublements de CP et Ce1 continue mais de façon ralentie. Mais il envoie aussi un signal durable. Après des années de recrutement en hausse du nombre d’enseignants depuis 2012, le ministre fait chuter le nombre de postes mis aux concours 2018. Ainsi s’amorce le tournant gestionnaire pour l’Education nationale. Mathématiquement après la stabilité du nombre de postes en 2018,la décrue devrait venir en même temps que le ministère réformera le lycée. Pour les étudiants, le message est clair : les carrières de l’enseignement vont à nouveau se refermer.”

Pour Le Monde, Budget 2018 : l’éducation nationale, un ministère « préservé » ?Le gouvernement assure que ce secteur reste une « priorité politique », mais la rupture est notable avec le quinquennat précédent, durant lequel près de 54 000 postes ont été créés dans l’éducation nationale.”

Pour les Echos, Marie-Christine Corbier relève que pour Blanquer : l’éducation « reste le budget numéro un de la nation ». “« C’est le budget numéro un de la nation, ça le reste », s’est félicité Jean-Michel Blanquer en rappelant que « c’est affiché comme une priorité politique par le président de la République depuis le début ». Emmanuel Macron avait toutefois annoncé, dans un premier temps, que seul le budget de la Défense augmenterait en 2018.”

Et le Monde pour le supérieur, Budget 2018 : une hausse de 700 millions d’euros pour l’enseignement supérieur. “La bouffée d’air était pour le moins attendue dans le milieu universitaire. Le budget de l’enseignement supérieur et de la recherche augmente de plus de 700 millions d’euros en 2018 par rapport au budget initial de 2017. « C’est la preuve de la confiance qui est faite dans la jeunesse et dans l’avenir », s’est réjouie Frédérique Vidal, la ministre de l’enseignement supérieur, qui a annoncé cette hausse dès jeudi 14 septembre. Une progression saluée par la Conférence des présidents d’université (CPU) et plusieurs syndicats d’enseignants et d’étudiants.”

Supérieur

Si vous voulez voir la Conférence de presse de rentrée étudiante du 28/09/17 par Frédérique VIDAL.

APB : à l’issue de la procédure, 3 729 bacheliers demeurent sans place dans l’enseignement supérieur. “En 2016, la plate-forme Admission post-bac, fermée un peu plus tôt, avait laissé 2 500 bacheliers sans affectation.”

Comment réformer APB : les solutions proposées par les étudiants. “Hier, à notre demande, plusieurs étudiants ont confronté leurs opinions. La ministre doit présenter des pistes aujourd’hui.”

L’orientation de bacs pro en BTS sur avis du conseil de classe trace sa route. “De 5 à 23 académies. L’expérimentation de l’orientation des bacheliers professionnels en BTS sur avis du conseil de classe passe à la vitesse supérieure dès cette année. Dix-huit nouveaux rectorats ont répondu à l’appel des ministères de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur pour déployer cette mesure, soit une quasi-généralisation, un an à peine après la phase test.”

Mais à l’autre bout de la formation, Camille Stromboni pour Le Monde écrit :

Rentrée universitaire : les naufragés de la sélection en master. “Alors que les cours ont repris, des étudiants attendent toujours une place en master. Ils sont 2 257 recalés à avoir saisi le recteur, annonce la ministre de l’enseignement supérieur dans son discours de rentrée.”

Deux nouveaux directeurs au sein des ministères de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur.

À la suite du conseil des ministres du 27 septembre 2017, Édouard Geffray a été nommé directeur général des ressources humaines des ministères de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur et Natacha Chicot, directrice des affaires juridiques.”

Divers

Montreuil : des parents d’élèves qui bloquaient « l’usine toxique » délogés. “Une centaine de personnes réclamaient, mercredi, la fermeture d’une société utilisant un produit cancérogène à proximité d’une école.”

Ressources

Présentation par François Muller sur le site des Cahiers pédagogiques du N° 539, Pouvoir d’agir et autonomie, de l’école au lycée, L’ami critique, le meilleur ami des équipes. “En misant sur une évaluation externe des unités éducatives focalisée sur les progressions et sur les acquis des élèves, avec des temps et des méthodologies qui renforcent la dimension collective, coopérative et responsabilisante, les inspections trouvent un rôle nouveau pour beaucoup. Dans le même temps, les équipes éprouvent le besoin de renforcer leur compétence collective à s’autoévaluer, à réguler leur action pédagogique et éducative. S’engager dans ce processus d’enquête exige un peu de temps et des méthodologies adéquates, des rôles et des responsabilités prises au sein de l’équipe d’école ou d’établissement, et aussi un étayage externe que l’ami critique saura leur proposer.”

Bernard Desclaux

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Revue de Presse Education... Démission - Divers - Supérieur...

28 Septembre 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Démission - Divers - Supérieur...

C’est une revue de presse surtout consacrée aux suites de la démission de Michel Lussault du CSP (Conseil supérieur des programmes). Quelques informations diverses ensuite.

Démission

La démission de Michel Lussault du CSP a fait couler beaucoup d’encre. Et les réactions sont, pour le moins, contrastés.

Pour Carole Barjon dans Le Figaro, c’est une « Une victoire par K.-O. de Jean-Michel Blanquer sur les pédagogistes ». (Pour les abonnés)

Sophie Coignard dans Le Point est encore moins nuancée ! « Démission de Michel Lussault : bon débarras ! Le président du Conseil supérieur des programmes a profité de son départ pour donner une leçon de pédagogie. Espérons que c’est la dernière ! [...] Il semble ignorer que la question du Conseil supérieur des programmes dépasse de loin sa personne. Elle se résume à une question simple : faut-il maintenir cette institution, par essence ambiguë, puisque les programmes scolaires relèvent au premier chef de la responsabilité du ministre ? Rien n’est moins sûr. » Manifestement, la journaliste préfère confier la rédaction des programmes à un ministre « affilié » à un parti plutôt qu’à une commission indépendante composée notamment de parlementaires.

Le Café pédagogique, lui, s’interroge sur l’avenir du CSP et les conséquences directes pour les enseignants. « En avril 2017 le Café pédagogique interrogeait Michel Lussault, président du Conseil supérieur des programmes (CSP), sur son avenir. Le 26 septembre le moment est venu pour Michel Lussault. Au delà de son avenir personnel, c’est celui du CSP qui se joue et surtout le devenir des nouveaux programmes. Les enseignants vont-ils devoir revoir à nouveau leurs préparations ? »

Le ministère de l’éducation est secoué par une crise idéologique. : Faiza Zerouala sur Mediapart analyse la crise qui se joue autour du CSP et de ses enjeux.

Dans Libération, c’est une mise au clair du parcours de Michel Lussault au CSP et des réactions engendrées par son départ.
Autre mise au point très intéressante qui élargit le débat à la querelle sur l’école (France Culture).

Programmes scolaires : Blanquer va nommer un nouveau patron. Le nom de Lussault a d’ailleurs disparu dès hier après-midi du site du ministère.

Divers

Le ministère semble revenir un peu en arrière pour les évaluations de CP.

« Dans une lettre adressée à tous les professeurs, le ministère de l’Éducation nationale les autorise à prendre les libertés sur la mise en œuvre des évaluations en classe de CP. “Tout ça, pour ça ! C’est un raté pédagogique !” déplore Stéphane Crochet. Le secrétaire général du Syndicat des enseignants (SE-Unsa) a lu attentivement la lettre envoyée à chaque professeur, signée de la main du Directeur général de l’enseignement scolaire, Jean-Marc Huart, le numéro deux du ministère de l’Éducation nationale. Dans ce courrier, en préambule, ce dernier rappelle pourquoi le gouvernement a décidé la mise en place de ces évaluations à l’entrée du CP. »

« Pour les enseignants, rien de plus banal que des tests en début d’année pour savoir où en sont leurs élèves. Pourtant, les nouvelles évaluations de CP, que les écoliers doivent passer avant la fin du mois de septembre, soulèvent bien des réticences. “Inutiles”, “anxiogènes”, “invalides”, “incohérentes avec les programmes de maternelle”… Sur le terrain, c’est même par une pluie de critiques – émanant aussi bien des professeurs que des parents, inspecteurs et chercheurs – qu’est accueilli ce dispositif annoncé par Jean-Michel Blanquer à la rentrée. »

Comment toucher les exclus de la culture ? Invité au Monde Festival, le comédien Philippe Torreton a évoqué des souvenirs personnels liés au théâtre. Et a rendu hommage à son professeur de français de cinquième, sans qui il n’aurait probablement pas embrassé une carrière de comédien.

« L’école africaine, héritière de Jules Ferry, pour le meilleur et pour le pire »
L’écrivain et enseignant Odon Vallet, engagé sur le continent, fait le compte des bonheurs et malheurs des institutions scolaires africaines, calquées sur le modèle français.

Peut-on être nuancé sur les réseaux sociaux ? « La mode est aux tweets et aux messages type Facebook sentencieux et définitifs ou outranciers, renforcés par une typographie insupportable et parfois des fonds de couleur agressifs. Il est demandé de réagir vite et lorsque la réponse à telle déclaration, à tel événement, semble tarder, on interpelle la personne concernée sur son absence de réaction. » Une question terriblement d’actualité analysée par Jean-Michel Zakhartchouk.

Sur VousNousIls, une interview de Sophie Mazet professeur d’anglais au lycée Auguste Blanqui de Saint-Ouen, qui sort un livre s’attaquant aux clichés entourant le métier d’enseignant. « Beaucoup de clichés négatifs circulent, notamment sur les enfants de banlieue, et sur le niveau, qui baisserait… En réalité, cette affirmation est fortement questionnable, car elle est très subjective. Il ne faut pas généraliser. Certes, le niveau en orthographe baisse, mais ce n’est pas pour autant que l’on peut dire que nous sommes en plein déclin… Dans mon livre, je montre que certaines complaintes (“les élèves ne sont plus capables d’écrire” ; “le niveau du baccalauréat baisse”) ne datent pas d’hier, et remontent au début du 20e siècle. Si le niveau baisse vraiment depuis 100 ans, comment expliquer le fait que nous n’ayons pas encore touché le fond, et que l’on apprenne encore des choses à l’école ? Le classement PISA de l’OCDE est à relativiser, car ses résultats sont susceptibles d’entraîner des erreurs d’interprétation, puisque tous les élèves ne passent pas ce test. »

Une ressource proposée par l’IFE : L’interdisciplinarité au secondaire ? Tour d’horizon des pratiques européennes

« C’est en septembre 2016 que le projet CROSSCUT (Cross-curricular Teaching) a démarré, à l’initiative du CIEP (Centre international d’études pédagogiques) de Sèvres et en partenariat avec l’Institut français de l’Éducation – ENS de Lyon. Il s’agit d’un projet européen Erasmus+ (2016-2019) qui explore les pratiques interdisciplinaires des enseignant.e.s du secondaire et qui a commencé par une enquête de terrain ».

Supérieur

« Ayons l’audace de faire de l’université la grande cause nationale du moment »

« Dans une tribune au Monde, le professeur de géographie urbaine Guy Burgel propose de parier sur le progrès social pour réformer l’enseignement supérieur. »

Évaluation des étudiants : sortir de la note sur 20. « Dans l’enseignement supérieur, les pratiques pédagogiques évoluent et de nombreux enseignants se questionnent sur les nouvelles formes d’apprentissage. Mais cette réflexion interroge peu souvent les modes d’évaluation. Et pourtant, nos principes d’évaluation ont une influence très forte sur le comportement des étudiants face aux apprentissages, jusqu’à la façon dont les étudiants vont aborder et vivre leurs études. »

Géraldine Duboz

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Revue de Presse Education... Polémiques - Pédagogie - Divers....

27 Septembre 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Polémiques - Pédagogie - Divers....

Ce mardi, il est beaucoup question de polémiques, dont notre ministre est rarement très loin, mais aussi de pédagogie. Nous terminerons par quelques informations diverses.

Polémiques

Les Echos font le point sur les trois principales polémiques qui occupent le ministère : « Cinq mois après son entrée au gouvernement, son nom suscite à lui seul des crispations. Jean-Michel Blanquer, le 33e ministre de l’Éducation nationale, a su se faire connaître avant même sa première rentrée scolaire.
Qualifié par le syndicat d’enseignants SE-Unsa de ministre « hyper polémique », Jean-Michel Blanquer est accusé de “passer son temps à ressusciter des idées du passé”. »

Agathe Cagé met en perspective les enjeux de l’enseignement de l’histoire, enseignement régulièrement la cible de polémiques provoquées la plupart du temps par des personnes qui n’y connaissent pas grand chose : « Les polémiques sur l’enseignement de l’histoire doivent être l’occasion de poser les questions essentielles du rôle social et politique de cette dernière et des usages que l’on en fait, à l’École et au-delà, par exemple dans le champ politique. »

Enfin, le sujet principal de la journée, relayé par Libération, est la démission de Michel Lussault de la tête du Conseil supérieur des programmes (CSP) : « Le président du Conseil supérieur des programmes, Michel Lussault, démissionne. Libération rapporte sa déclaration : “J’ai eu le sentiment qu’il ne connaissait pas vraiment ce que nous avions fait et n’avait pas la volonté de nous confier quoi que ce soit. Je lui ai dit que le CSP permettait notamment de sortir des débats partisans. Je n’ai pas réussi à le convaincre. Dans ces conditions, il devenait difficile pour moi d’envisager un maintien, ce que je n’ai pas caché au ministre.” »

Évidemment, M. Blanquer n’a pas tardé à réagir à cette annonce, comme lerapporte RTL et le moins que l’on puisse dire est qu’il ne se montre pas vraiment chagriné par cette décision : « Jean-Michel Blanquer a réagi à cette démission, au micro de RTL : "C’est le choix de M. Lussault, de démissionner. J’ai entendu qu’il l’avait fait dans des termes outranciers. Le simple fait qu’il utilise des termes outranciers le disqualifie pour la fonction qu’il exerçait donc il en tire les conséquences. Cela ne me gêne pas du tout, ce n’est pas un problème. Je suis dans un travail d’organisation de l’Éducation nationale pour que tous les enfants sachent lire, écrire, compter et respecter autrui à la sortie de l’école primaire. Si ça gêne M. Lussault, c’est vraiment pas grave qu’il s’en aille", s’est-il exclamé. »

S’il semble déjà singulier de parler de termes outranciers concernant les déclarations de Michel Lussault, il paraît encore plus étrange de s’adonner soi-même ensuite à l’outrance en affirmant de Michel Lussault qu’il est indigne de ses fonctions. En tout état de cause, M. Lussault n’a pas à rougir de son travail à la tête du CSP, qui avait pour but, rappelons-le, de détacher un peu la rédaction des programmes scolaires de la mainmise du politique, dans l’intérêt même des élèves. La reprise en main du CSP par M. Blanquer, qui a déjà montré avec le détricotage des rythmes scolaires que l’intérêt des enfants n’était pas sa priorité, annonce une volonté de satisfaire une frange de la population, au détriment, il faut le craindre, de l’intérêt général.

Pédagogie

Le Café pédagogique s’intéresse à une étude de l’université d’Oxford concernant l’accès aux savoirs scientifiques : « Comment réduire les inégalités d’accès aux savoirs scientifiques ? L’Université d’Oxford publie une étude qui pointe trois facteurs essentiels pour gommer l’écart social de réussite et améliorer le niveau des élèves des milieux populaires : enseigner le raisonnement scientifique, améliorer la littératie et enfin améliorer les compétences métacognitives. Trois conclusions qui s’appuient sur un volume important de recherches et qui invitent à enseigner autrement. »

Paul Devin poursuit sur son blog sa série d’articles sur la déformation politique des études scientifiques concernant la pédagogie : « Quand l’argument de la validation scientifique apparaît à nouveau comme une stratégie de communication pour défendre des choix idéologiques sans que réellement on puisse en tirer quelque conclusion que ce soit pour légitimer les méthodes prônées. »

Enfin, signalons un article de blog hébergé par Le Monde concernant l’innovation pédagogique : « L’innovation a le vent en poupe à l’université. Depuis un an ou deux, il n’est pas d’établissement qui ne dédie un café informel, une journée banalisée, un appel à projets, voire, de plus en plus, un service entier à l’innovation pédagogique – l’innovation technologique, elle, a toujours eu sa place et continue tranquillement de se développer dans les laboratoires de recherche. Le ministère lui-même organise, ces 26 et 27 septembre, la deuxième édition des Jipes, les Journées nationales de l’innovation pédagogique dans l’enseignement supérieur. »

Divers

Terminons cette revue de presse par quelques informations diverses. LCI a suivi une classe de sixième pendant une journée pour ses premiers pas aux collège : « Le 4 septembre dernier, 800.000 élèves ont fait leur rentrée en sixième. Une étape charnière dans la vie de l’enfant. Nouvel établissement, nouveaux cours, nouvelles amitiés dans la cours d’école : une entrée dans la cours des grands. A Grasse, dans les Alpes-Maritimes, nous avons suivi une classe pendant une journée. »

Enfin, Libération se penche sur le cas d’un collège grenoblois, en grève depuis trois semaines : « Les personnels de l’établissement, classé en réseau d’éducation prioritaire, s’élèvent contre la suppression de contrats aidés, qui leur assurait auparavant six postes pleins de surveillants pour 425 élèves, “le strict minimum”. »

Aurélie Gascon

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Revue de Presse Education... Le Système - Comportements - Réflexions - Supérieur

26 Septembre 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Le Système - Comportements - Réflexions - Supérieur

Quelques infos sur l’organisation du système. Malgré les règles il y a toujours du jeu dans les comportements des acteurs et l’on trouve heureusement quelques réflexions. On terminera par le supérieur.

Le système

Ce que l’on sait sur les budgets 2018 des ministères. “Jean-Michel Blanquer a annoncé que le budget du ministère de l’Education nationale, le plus important de la Nation, allait passer "au-dessus" de la barre des 50 milliards d’euros, hors cotisations aux retraites des fonctionnaires de l’Education nationale, après 49,3 milliards en 2017.

La ministre de l’Enseignement supérieur Frédérique Vidal a pour sa part assuré que son budget serait augmenté de 700 millions d’euros. En 2017, il s’élevait à 23,8 milliards.”

De nouvelles académies vont modifier leur calendrier scolaire. “Au final, combien de zones de vacances en France ? Il y en avait 3 (zones A, B, C). Officiellement une zone D a vu le jour à Orléans-Tours le 22 septembre. Une cinquième se profile à Rennes. Et ce n’est pas fini. En autorisant chaque recteur à établir son calendrier personnel, le ministre envoie un signal politique fort. Mais il prend aussi le risque de la désorganisation et du mécontentement.”

Blanquer :« le cours préparatoire est décisif ! ». Ah bon ? dit Claude Lelièvre sur son blog de Médiapart. “C’est du moins ce qu’a asséné Jean-Michel la semaine dernière sur Europe1 – dans le style péremptoire qu’il affectionne- en défendant notamment les évaluations lancées dès cette année en début de CP : « l’objectif, c’est de dire à quel point cette année est décisive ». Et pourtant les grands mouvements réformateurs ont depuis la Libération mis en cause régulièrement la place du CP.” Au fait c’est quoi un cycle ?

Comportements

Un manuel scolaire écrit à la sauce féministe. “Destiné aux écoliers, il promeut l’écriture « inclusive » ou « genrée » qui féminise tous les noms. On y lit que « grâce aux agriculteur.rice.s, aux artisan.e.s et aux commerçant.e.s, la Gaule était un pays riche ». Pas facile à lire, surtout à CE2 !"

Paris persiste et signe : la Ville restera à un rythme scolaire de quatre jours et demi. “Première commune à adopter cette réforme en 2013, Paris entend rester à la semaine de quatre jours et demi « dont cinq matinées consécutives, afin de favoriser les apprentissages fondamentaux », doit expliquer, lundi, la maire de Paris.”

Carte scolaire : lettre d’un « tricheur » par Pierre-Marie Lasbleis. “En réponse à une tribune sur le contournement de la carte scolaire, publiée mardi dans « Libération », un père vivant en Seine-Saint-Denis raconte la nécessité de l’exil parisien pour l’un de ses trois enfants. A partir de quelle composition sociale obtient-on un permis de fuite scolaire ?

Tarn : Les profs accusés d’avoir voulu voler des tableaux noirs n’iront pas au piquet. "La rectrice de l’académie de Toulouse a décidé de stopper la procédure disciplinaire lancée à l’encontre de six professeurs de Gaillac, qui avaient décidé de sauver des tableaux noirs voués à la destruction…"

Réflexions

Ken Robinson : « On a tous les capacités pour développer notre créativité ». “Peut-on apprendre à devenir créatif ? Ken Robinson, universitaire anglais et auteur de Changer l’école était l’invité du Monde Festival, dimanche 24 septembre, pour échanger sur le thème de la créativité. Selon lui, nous avons tous la capacité à être créatif mais nous ne la développons pas forcément. Sa conférence TED, intitulée « Comment l’école tue la créativité », a été visionnée par plus de 45 000 000 internautes et son dernier ouvrage vient de sortir en France (Changer l’école, Playbac, 2017).” C’est un extrait vidéo de la rencontre sur l’apprentissage de la créativité qui a eu lieu dimanche 24 septembre, de 11 h 30 à 13 heures, à l’amphithéâtre de l’Opéra Bastille.

« On condamne les enfants qui n’ont pas le profil idéal pour l’école d’aujourd’hui ». “INTERVIEW - Des centaines d’écoliers seront perdus en orthographe à la Toussaint prédit Anne-Marie Gaignard. L’ancienne dysorthographique et auteur de Rien n’est foutu, explique les raisons de cet échec à venir et accuse l’école de sacrifier une moitié de ses enfants pour « aller plus vite ».”

Hayek et l’éducation nationale. “La "connaissance particulière du temps et du lieu" comme dirait Hayek, est totalement absente de ces discussions plus ou moins savantes sur l’éducation. Les gens qui enseignent se retrouvent ainsi ballotés, au gré des alternances politiques, d’idées bien tranchées à d’autres, dans lesquelles la préoccupation principale des nouveaux arrivants est de détruire tout ce qui a été fait par les précédents, jusqu’à la prochaine vague dans l’autre sens. Ceux qui n’en peuvent plus, tout simplement, vont voir ailleurs.” L’auteur de l’article le termine par cette remarque … : ”Accroître le prestige des enseignants, placer le pouvoir au niveau local, limiter les directives venues du haut, favoriser l’expérience et les pratiques locales a probablement plus de chances de succès que l’opposition stérile entre scientisme, traditions et sciences de l’éducation. L’air du temps préfère les grandes théories.”

Claude Lelièvre : Violences à l’Ecole : l’importance du collectif. “Puisque la « boîte de Pandore » ( cf l’Expresso du 21 septembre) des violences à l’Ecole reste semble-t-il entrouverte, on se doit de rappeler en l’occurrence l’importance du ’’collectif’’. On se contentera d’un passage d’ « Histoires vraies des violences à l’Ecole », un ouvrage que j’ai écrit avec le bâtonnier Françis Lec, paru chez Fayard il y a tout juste dix ans.”

Supérieur

La faute à APB est toujours au gout du jour !

APB : le calvaire s’achève avec la clôture de la procédure complémentaire. “Les 3000 bacheliers qui sont toujours sans affectations ont jusqu’à ce soir minuit pour saisir leurs derniers voeux sur Admission post bac. La fin d’un exercice particulièrement mouvementé pour la plateforme d’orientation.”

Les procédures APB se terminent ce lundi soir, avec des bacheliers sur le carreau. “Créée en 2003 et étendue à tout le territoire en 2009, cette plateforme informatique a mis un terme aux files d’attente devant les facs et régulé les procédures d’inscription dans l’enseignement supérieur. Mais cette année, avec 40.000 bacheliers supplémentaires désireux d’entamer des études et 100.000 étudiants en réorientation, le système a craqué. Les tirages au sort pour les filières où les demandes sont supérieures se sont multipliés.”

Etudes de médecine : vers la fin de la filière belge. “L’accès aux études de santé en Belgique pour les étudiants étrangers continue de se durcir.”

Dans les Echos : Université : en finir avec l’égalitarisme. Claudio Galderisi / professeur à l’université de Poitiers. “Le système français organise de fait la réussite de ceux qui ont les moyens financiers de s’offrir de grandes écoles. Il faut réformer le premier cycle universitaire en y introduisant la sélection.”

Et pour finir une curiosité de communication : Quand la ministre de l’Enseignement supérieur refuse la presse. “Invitée du 28e congrès de la Fage, la principale fédération de syndicats étudiants, samedi à Saint-Etienne (Loire), Frédérique Vidal, la ministre de l’Enseignement supérieur, a exigé qu’aucun journaliste ne soit présent lors de son allocution, pourtant une manifestation publique.”

Bernard Desclaux sur une récolte de Géraldine Duboz.

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Revue de Presse Education... Polémiques - Pédagogie - Supérieur...

23 Septembre 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Polémiques - Pédagogie - Supérieur...

Ce vendredi, il est beaucoup question des suites de diverses polémiques, mais aussi de pédagogie et d’enseignement supérieur.

Polémiques

Les Echos s’intéresse au MEDEF, qui fait semblant de s’excuser après l’indignation suscitée par un de ses slogans de campagne sur l’éducation : « Pierre Gattaz a éteint la polémique qui enflait. Les enseignants avaient ressenti comme une insulte un slogan de la campagne du Medef sur l’éducation. » En réalité, Pierre Gattaz n’a convaincu personne avec ses excuses qui n’en sont pas. Europe 1 se fait d’ailleurs l’écho de l’agacement de Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT : « Pour le patron de la CFDT, Pierre Gattaz ferait mieux d’"assumer ses responsabilités" en développant l’apprentissage et l’emploi des jeunes.

Le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger a jugé vendredi "scandaleux" le slogan d’une campagne de communication du Medef qui proclamait "Si l’école faisait son travail, j’aurais un travail", retiré jeudi après avoir provoqué la colère des enseignants.

Gattaz "ferait mieux d’assumer ses responsabilités". "Le mal est fait, c’est scandaleux", a estimé Laurent Berger sur RTL, en se disant "choqué" et en jugeant que les excuses de l’organisation patronale étaient "scandaleuses aussi dans le contenu car elles laissent à penser que le chômage des jeunes serait de la seule responsabilité de l’école alors que l’apprentissage, l’emploi des jeunes, ça dépend aussi beaucoup des entreprises". Pierre Gattaz, le numéro un du Medef, "ferait mieux d’assumer ses responsabilités et de faire en sorte qu’il y ait un développement de l’apprentissage, un développement de l’emploi des jeunes (...) plutôt que de stigmatiser les enseignants", a ajouté le secrétaire général de la CFDT, en soulignant que cette affaire "illustre bien un patronat assez dogmatique" en France, "qui nous pose un vrai problème". »

Pendant ce temps, après avoir tenté hier d’apaiser la colère des enseignants par une intervention plutôt bienvenue, M. Blanquer lâche du lest concernant les évaluations de CP, d’après le Café pédagogique : « « Il est important que cette évaluation se déroule dans un climat de bienveillance.. sans aucun esprit de compétition ». Dans une lettre aux professeurs des écoles, Jean-Marc Huart, directeur de l’enseignement scolaire (Dgesco) lève les consignes d’application de l’évaluation de CP. « Vous avez la possibilité d ene faire passer qu’une partie des exercices », écrit-il. « Les durées de passation doivent être considérées comme indicatives ». Le ministère reprend donc à son compte les consignes données par les syndicats de s’affranchir nettement du cadre de ces évaluations. Mais la Dgesco remet à plus tard. Elle annonce « la construction d’un nouveau protocole » pour la prochaine rentrée « sous l’égide d’un conseil scientifique placé auprès du ministre », reprenant une demande d’E Gentaz et L Sprenger Charolles publiée dans le Café. C’est reculer pour mieux sauter. »

Il est aussi question, dans une tribune du Monde, du débat autour de la nécessité ou pas de débaptiser les collèges et lycées Colbert : « Dans une tribune au « Monde », Aurélien Dupouey-Delezay, professeur d’histoire-géographie, estime que si le ministre de Louis XIV contribua à légaliser l’esclavage, vouloir retirer son nom des écoles témoigne d’une incapacité à assumer l’histoire. »

Enfin, le Café pédagogique rend également compte de la décision de la rectrice d’Orléans-Tours de modifier le calendrier des vacances de printemps : « C’est déjà confirmé pour une académie celle d’Orléans Tours mais d’autres académies devraient suivre. Les vacances de Printemps prévues pour la période du 21 avril au 7 mai, sont décalées du 25 avril après la classe au 14 mai au matin. Il s’agit pour le moment d’une proposition de l’académie d’Orléans Tours. Pour devenir officielle, cette modification doit devenir un décret si elle concerne toute la zone B. Au niveau d’une académie, un arrêté rectoral suffit. Mais la mesure va suivre son cours nous a confirmé le ministère. Il reste deux inconnues. D’une part le nombre d’académies qui suivront : toute la zone B ou pas ? D’autre part les réactions des parents. Certains ont déjà réservé sur la période officielle. En modifiant un calendrier publié officiellement, l’académie d’Orléans Tours et le ministère prennent des décisions qui affectent des milliers de familles. En attendant la mesure illustre la volonté d’autonomiser les académies. »

Pédagogie

Le JDD s’intéresse aux apports pédagogiques des neurosciences : « Les scientifiques étudient le fonctionnement du cerveau des enfants quand ceux-ci apprennent à lire ou à compter Les maths pourraient démarrer dès 4 ans. Quant à la méthode globale pour apprendre à lire, elle est inadaptée. »

L’Ifé rend compte d’un projet autour des relations parents-profs en lycée professionnel : « Deux équipes pluridisciplinaires en lycée professionnel, avec des contextes contrastés, se sont mis au travail sur la question des relations avec les parents de leurs élèves. Qui sont ces parents ? Pourquoi et pour quoi chercher à entrer en relation avec eux ? Comment s’y prendre ? »

Enfin, le portrait du jeudi de Monique Royer rend hommage à l’un des éminents rédacteurs de la présente revue de presse, Pascal Thomas : « Le métier de chef d’établissement est de ceux dont les représentations brouillent le rôle. Entre injonctions verticales et nécessité de mener au mieux un vaisseau animé par des personnes diverses, élèves, personnels, parents, vers le cap de la réussite scolaire, la fonction se vit dans un quotidien mouvant. Pascal Thomas, principal du collège Mont-Bar à Allègre en Haute-Loire, mise sur le collectif et les projets pour atteindre le cap en n’oubliant personne sur les rives. »

Supérieur

Il est encore beaucoup question de prérequis et de sélection, ainsi que d’APB et de ses ratés. Educpros s’intéresse par exemple au jugement rendu par le tribunal administratif de Bordeaux, saisi par des étudiants : « Dans un jugement rendu le 21 septembre 2017, le tribunal administratif de Bordeaux enjoint à l’université de la ville d’inscrire trois étudiants en L1 Staps. Une première depuis la publication de la circulaire ministérielle d’avril 2017, qui avait pour but de légitimer le recours au tirage au sort. Le texte ne protège donc pas les universités contre les recours. »

Le tirage au sort est de toute façon contesté par les universités elles-mêmes, comme le constate BFMTV : « Face à l’arrivée croissante d’étudiants dans l’enseignement supérieur, certaines facultés se tournent vers de nouveaux modèles pour permettre à tous d’avoir accès à l’université. Hors de question pour ces universités de se résoudre à accepter un modèle de tirage au sort pour la sélection des étudiants. »

Le Monde note que le tabou de la sélection à l’entrée des universités est en train d’être levé :« Après les polémiques sur l’Admission post-bac et le tirage au sort parfois pratiqué, la ministre de l’enseignement supérieur a engagé une réflexion sur l’instauration de prérequis à l’entrée à l’université. »

Enfin, Boursorama se penche sur l’afflux de nouveaux étudiants : « La rentrée universitaire 2017 est exceptionnelle à plus d’un titre : après une crise inédite autour de la plateforme d’admission post-bac (APB) débordée par l’afflux de postulants, étudiants, universités, enseignants et ministère sont en négociations pour tenter de sortir de l’ornière »

Je vous souhaite un bon week end

Aurélie Gascon (sur une récolte de Bernard Desclaux)

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Revue de Presse Education... MEDEF la polémique - Climat scolaire - Divers - Ailleurs

22 Septembre 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... MEDEF la polémique - Climat scolaire - Divers - Ailleurs

Le MEDEF a lancé une belle polémique et ça réagit très fort, même le ministre ! Il sera également question du climat scolaire. Diverses infos et d’autres venues d’ailleurs complèteront cette revue à quatre mains, merci Géraldine.

MEDEF la polémique

"Si l’école faisait son travail, j’aurais du travail" : la blague nulle du Medef. “Si la communication sur les réseaux sociaux était un art, le Medef n’en serait pas l’une de ses plus grandes figures. Quotidiennement, sur Twitter, des "mots-dièse" -ou hashtags pour les amateurs d’anglicismes- fleurissent et sont repris par les utilisateurs. Plus ou moins dignes d’intérêt, ils constituent une bonne fenêtre pour tous ceux qui cherchent à gonfler leur popularité à moindre frais.”

"Si l’école faisait son travail, j’aurais un travail" : le slogan provocateur du Medef provoque la colère des enseignants. "Les enseignants ne décolèrent pas après l’émergence sur les réseaux sociaux d’un slogan mettant en cause l’Education nationale. Le syndicat patronal Medef, à l’origine de la phrase polémique, assume cette sortie provocatrice.”

Le Medef somme les enseignants de « faire leur travail ». “Le Medef voulait faire entendre sa voix dans les débats sur l’école. D’une certaine manière, c’est réussi. La campagne de communication de l’organisation patronale, lancée depuis le 9 septembre pour attirer l’attention du public sur ses propositions éducatives, a littéralement cloué sur leurs chaises les professeurs de la FSU, le principal syndicat de l’Education nationale.”

Mais c’est l’ensemble de la campagne du MEDEF pour l’éducation qui s’en prend à l’école et ses enseignants sur Eduquerformer.

La réaction de Philippe Watrelot. Le Medef a raison ! (et complètement tort…). "Oui, je sais ça peut surprendre, voire provoquer (et c’est fait pour…). Si le Medef a donc raison de distinguer les enseignants du système dans lequel ils évoluent, il a tort sur toute la ligne en voulant provoquer et agresser pour faire changer et en jouant l’opinion contre les enseignants. Un tel management (sans ménagement) est une impasse, on n’obtient pas le meilleur des gens en les insultant Le moindre patron devrait savoir ça… Les ministres aussi…"

Et la réaction du ministre sur twitter, je vous laisse la découvrir…

Climat scolaire

Violences scolaires : 442 incidents recensés chaque jour. “Près de la moitié des élèves sont témoins de violences au collège, selon une enquête qui paraît ce mercredi. Un fléau caché. Une estimation basse. « Le phénomène de la violence scolaire est sous estimé, et il l’est depuis toujours, recadre l’historien de l’éducation Claude Lelièvre. Une partie des incidents ne sont pas déclarés : certains établissements n’ont pas intérêt à dire qu’il y a des problèmes chez eux, et tous n’ont pas le même seuil de tolérance. »

Mais on a un autre son de cloche à Libération : En réseau d’éducation prioritaire, 9 jeunes sur 10 se sentent à l’aise au collège. "L’Afev publie une enquête consacrée à la perception par les collégiens de REP du climat scolaire. 90% d’entre eux se sentent bien dans leur établissement, même si près de la moitié a déjà été témoin de violences."

Bien être des élèves : Les relations scolaires restent un problème. “Que sait-on du bien être perçu par les élèves à l’école ? Qu’est ce qui l’influence ? Quelles conséquences a-t-il ? Un rapport de recherche du Cren (Etude BE-Scol 2, Université de Nantes) apporte un nouvel éclairage sur ces questions. Original, il s’agit d’une étude longitudinale qui suit sur plusieurs années un millier d’élèves du primaire et du collège, ainsi que des enseignants et personnels de direction, sur plusieurs années. Agnès Florin, co auteure du rapport avec Philippe Guimard, Fabien Bacro, Séverine Ferrière et Tiphaine Gaudon ville, fait le point sur les apports de cette recherche.”

Harcèlement scolaire : “on ne parle qu’aux harceleurs, et pas aux harcelés”. “La psychopraticienne Emmanuelle Piquet, représentante en France de la méthode de thérapie brève de l’École de Palo Alto, prône le "boomerang verbal" face au harcèlement. Une méthode consistant à apprendre comment tenir tête à son harceleur.”

Divers

L’école remplace internet par des pigeons voyageurs. “Dans le pays de Pontivy (Morbihan), trois écoles vont communiquer entre elles non par internet, mais par la voie des airs, avec des pigeons voyageurs. Les oiseaux seront chargés de transporter… une clé USB !

Pour les parents d’élèves, l’école peut mieux faire. C’est un échos au MEDEF ? “Selon un sondage Ipsos/Squla, dont La Croix dévoile les résultats, 95 % des parents d’élèves souhaitent voir l’école réformée, et ce, « en profondeur » pour 37 % d’entre eux. Cette étude semble valider le principe d’évaluations nationales, réintroduites en cette rentrée par le ministère de l’éducation.”

La fin des conseillers d’orientation. “Les psychologues de l’Education nationale ont fait aussi leur rentrée, avec une nouveauté cette année : le regroupement des métiers de psychologue scolaire (dans le 1er degré), de conseiller d’orientation-psychologue et de directeur de centre d’information et d’orientation (dans le second degré).” Dommage, la vidéo ne marche pas...

Humour : la photo de classe.

Collège. Affiner ses connaissances, travailler ses points faibles et développer des valeurs comme la solidarité et la bienveillance. "C’est le principe des classes Coopératives". Une vidéo-reportage avec Guillaume Caron.

La revalorisation PPCR bloquée dès 2018 annonce ID FO. “Alors que le ministre des comptes publics assurait avoir signé les décrets d’application de la revalorisation en application des accords PPCR, le cabinet de JM Blanquer a saisi l’occasion de la réunion d’un groupe de travail de personnels de direction pour annoncer le blocage du PPCR dès 2018. Selon ID FO, un syndicat de personnels de direction, toutes les mesures financières seront reportées dès 2018 de 6 à 18 mois.”

Collège : Les nouveaux indicateurs IVAC et la fermeture des collèges. "Le Ministère ne rejette pas l’idée de devoir fermer les établissements que l’on ne pourra pas réparer ". C’est, selon ID FO , ce que pourraient apporter la mise en place des nouveaux indicateurs des collèges qui résulteront de la nouvelle évaluation de 6ème."

Xavier Michel : "Les plus grands dons proviennent souvent d’alumni". “Si la culture du fundraising s’est développée au Royaume-Uni et dans les pays nordiques, la France a encore des marges de progression. Quelles leçons nos universités peuvent-elles tirer de l’expérience de leurs homologues européennes ? Éléments de réponse avec Xavier Michel, ancien directeur de l’École polytechnique aujourd’hui membre du conseil d’administration de CASE Europe, en amont de la conférence EducPros du 28 septembre.”

Ailleurs

L’école sous le joug des islamistes en Algérie . “Noria Benghebrit, la ministre de l’Éducation nationale, a encore tenté des réformes audacieuses, pour la rentrée. Mais la voilà de nouveau la cible d’une violente campagne de déstabilisation. Dès sa nomination, la ministre a tenté de redresser la barre pour remettre à flot une « école sinistrée » : réforme des programmes, modernisation des contenus, rigueur dans le recrutement des enseignants, réintroduction du français dans l’enseignement des matières scientifiques...
Assez pour réveiller la fronde. La presse national-islamiste lui reproche une connaissance approximative de la langue arabe, avant de l’accuser, suprême hérésie, d’être de « descendance juive »... Leur argument : son grand-oncle, Kaddour Benghebrit, recteur de la Grande mosquée de Paris pendant la Seconde Guerre mondiale, a sauvé des dizaines d’enfants juifs d’une mort certaine
.”

Au Mexique, la pénible fouille des décombres d’une école. “Une trentaine d’enfants ont été pris au piège dans leur école, lors du terrible tremblement de terre qui a fait plus de 200 morts mardi.”

Bernard Desclaux sur une récolte de Géraldine Duboz.

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