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Vivement l'Ecole!

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Revue de Presse Education... Education - Parcoursup - Apprentissage...

9 Février 2018 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Education - Parcoursup - Apprentissage...

Du côté éducation, le fait religieux est à nouveau sur le tapis, pendant que les réformes du supérieur et de l’apprentissage sont en débat.

Education

Un dossier dans le Figaro sur le fait religieux. Mais c’est payant...
En Alsace-Moselle, le cours de religion délie les langues. « Dans ce territoire qui reste régi par le concordat de 1801, un enseignement religieux est dispensé dans les établissements publics. »

L’enseignement du fait religieux à l’école relancé par Jean-Michel Blanquer. « Un groupe de travail planche sur ce sujet inflammable au ministère de l’Éducation nationale. Formation des enseignants, bonnes pratiques… Il fournira ses préconisations d’ici au mois d’avril. »
René Nouailhat : « Les religions, en général, sont devenues un objet de méfiance ». Interview - « Cet historien des religions est le créateur de l’Institut de formation à l’enseignement du fait religieux de l’université de Dijon. »

Muté pour avoir fait étudier la Bible à ses élèves, cet instituteur du Berry espère une réhabilitation. « Le cas de Matthieu Faucher, professeur des écoles dans l’Indre, relance la question de l’enseignement du fait religieux. »

Olivier Houdé : « Les neurosciences, une révolution de l’éducation ». « Dans une tribune au Monde, Olivier Houdé, professeur de psychologie du développement, estime que le cerveau était jusqu’ici l’ “angle mort” de l’Éducation nationale. »

Dubet : Blanquer le réformateur. « Il ne faut pas voir dans la philosophie scolaire de Jean-Michel Blanquer une série de “mesurettes”, mais une rupture profonde. Si ses propositions en venaient à s’appliquer, c’est le cœur de l’institution lui-même qui en serait bouleversé. À la tradition scolaire française d’un pilotage par les normes édictées par le centre auxquelles les acteurs doivent se conformer, Jean-Michel Blanquer propose de substituer un pilotage par les résultats ». Dans une nouvelle note du conseil scientifique de la FCPE, François Dubet donne sa vision, assez admirative, du ministre.

Parcoursup

Parcoursup : pour les bacheliers moyens, l’horizon va s’obscurcir. « La réforme de l’accès aux études supérieures privilégie la sélection au mérite... sans le dire. Décryptage et mode d’emploi de Parcoursup, le nouveau système post-bac. »

Entrée à l’université : le Sénat veut que les débouchés professionnels soient mieux pris en compte. « Un amendement LR au projet de loi qui doit être examiné jeudi au Palais du Luxembourg a mis le feu aux poudres. »

Universités : des professeurs s’inquiètent du niveau en licence. « Alors que les universités dévoilent les “attendus” désormais demandés à l’entrée en licence, certains enseignants-chercheurs alertent. »

Parcoursup, accompagnement et orientation : reportage au lycée du Parc. « Parcoursup et la réforme du baccalauréat bousculent l’année scolaire des Terminales. Le lycée doit s’adapter, tout comme ses élèves. Comment les deux parties vivent-elles ces changements ? Reportage au lycée du Parc, à Lyon. »

Un comité scientifique et éthique pour Parcoursup. « Le comité scientifique et éthique de Parcoursup, présenté mercredi par la ministre de l’Enseignement supérieur, aura "un rôle de conseil et d’alerte" pour garantir que la nouvelle plateforme d’admission post-bac soit "au service" des 800000 inscriptions attendues. Ce comité, présidé par l’ancienne ministre et ancienne membre du conseil Conseil constitutionnel Noëlle Lenoir, est "une des réponses à la critique faite à APB (prédécesseur de Parcoursup, ndlr) d’avoir été un système sans intervention humaine", a déclaré la ministre Frédérique Vidal. »

Apprentissage

LREM présente ses 12 mesures pour réformer l’apprentissage. « Le secrétaire général de LREM Christophe Castaner a dévoilé mercredi 12 mesures pour réformer la formation professionnelle et l’apprentissage, issues de consultations citoyennes lancées par le parti. LREM a organisé du 4 au 18 janvier une consultation sur le système de formation professionnelle et d’apprentissage et a recueilli plus de 23000 contributions. »

Apprentissage : les régions mettent encore la pression. « Les régions continuent de mettre la pression sur la réforme apprentissage et veulent se voir attribuer l’ensemble des compétences sur l’orientation, menaçant de se retirer entièrement de l’apprentissage dans le cas contraire, a indiqué jeudi Hervé Morin à l’AFP, président de Régions de France (ex-ARF). À la veille d’annonces prévues à Matignon sur le sujet, les discussions ne sont pas encore achevées, a-t-il expliqué. Depuis le début, la réforme de l’apprentissage fait l’objet d’échanges vifs entre le Medef et les régions, ainsi qu’avec l’État. Les arbitrages doivent être rendus publics vendredi. La discussion achoppe sur l’orientation, actuellement pilotée par l’Éducation nationale. L’exécutif semblait prêt la semaine dernière à la confier aux régions. Mais si ce n’est pas le cas, "nous abandonnerons cette compétence (l’apprentissage, ndlr)", a mis en garde le président de la région Normandie. »

Apprentissage dans les grandes écoles : en finir avec une idéologie dévastatrice. « Les écoles sont prêtes à travailler sur des engagements précis, en matière d’ouverture sociale, ou sur des programmes spécialisés sur le continuum lycée-supérieur, sur toute forme de conditions pérennes et transparentes qui permettent à tous les acteurs de s’y retrouver et de continuer encore plus efficacement ce qui a été entrepris depuis des années. L’ensemble des acteurs semblent conscients des enjeux mais attention à ce que cette réforme accouche d’une énième usine à gaz. »

Apprentissage : la CGT n’exclut pas de boycotter les annonces. « La CGT a protesté mercredi contre la décision du gouvernement d’annoncer des mesures sur l’apprentissage vendredi à Matignon alors même que la négociation sur la formation professionnelle, qui est liée, n’est pas encore achevée, et n’a pas exclu de boycotter ce rendez-vous. Édouard Philippe a indiqué qu’il annoncerait vendredi "les premières mesures sur l’apprentissage". Toute la journée de vendredi est aussi prévue une séance de négociation sur la formation. Les discussions doivent aboutir au plus tôt le 16 février et au plus tard le 20 février. »

Bernard Desclaux


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Revue de Presse Education... Conflit de loyauté - Université - Parcoursup - Fake news - Divers...

8 Février 2018 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Conflit de loyauté - Université - Parcoursup - Fake news - Divers...

La revue de presse commence ce soir par un morceau d’anthologie, revient sur la réforme de l’accès à l’université et les critiques qui s’accumulent autour de Parcoursup, et se poursuit avec la question des fake news. Un conseil : si vous n’avez pas assez de temps pour tout, écoutez AB-SO-LU-MENT la vidéo de Marie-Aleth Grard qui ouvre cette revue de presse.

L’essentiel

Plutôt que de gloser encore et encore sur les propose d’Aurore Bergé et la pertinence (ou non) de son analyse, laissons la parole au terrain. Sans autre commentaire. C’est ce qu’a fait Marie-Aleth Grard devant la commission parlementaire sur l’école et la grande pauvreté. A écouter avec beaucoup d’attention.

La réforme de l’accès à l’université...

La réforme de l’accès à l’université arrive sur les bancs du Sénat. Au lendemain d’une grève peu suivie, c’est au tour du Sénat d’étudier le texte de la réforme de l’accès à l’enseignement supérieur. "Alors que 800 000 lycéens et étudiants en réorientation ont commencé en janvier à inscrire sur la plate-forme Parcoursup leurs vœux d’orientation dans l’enseignement supérieur, les sénateurs examinent, à partir de mercredi 7 février après-midi, le projet de loi qui réforme profondément l’accès à l’université.

Traduction du « plan étudiants » annoncé en octobre par la ministre de l’enseignement supérieur Frédérique Vidal, ce projet de loi « relatif à l’orientation et à la réussite des étudiants » a été adopté le 19 décembre à l’Assemblée nationale, avec 361 voix pour, 129 voix contre."

Un sujet également abordé dans Les Echos. Entrée à l’université : le Sénat veut que les débouchés professionnels soient mieux pris en compte. "C’est au moment du passage au Sénat que la contestation contre la loi Devaquet s’était amplifiée, en 1986. Le projet de loi sur l’orientation et la réussite des étudiants y arrive justement en séance publique, ce jeudi, avec des amendements explosifs. L’un d’eux a déjà mis le feu aux poudres. Il a été déposé par le rapporteur LR du texte, Jacques Grosperrin. Et prévoit de lier le nombre de places dans les formations universitaires aux « taux de réussite et d’insertion professionnelle observés pour chacune des formations ». « Ce ne sont pas les voeux des candidats qui doivent guider les choix d’ouverture de places dans les filières de l’enseignement professionnel, mais les débouchés professionnels réels qui s’offrent aux diplômés », justifie le sénateur."

...Et son outil de mise en oeuvre

Place au terrain, là aussi, dans le cadre du déploiement de l’application Parcoursup.

Digischool.fr s’est rendu dans un grand lycée de province pour faire le point.
Parcoursup, accompagnement et orientation : reportage au lycée du Parc "Parcoursup et la réforme du baccalauréat bousculent l’année scolaire des Terminales. Le lycée doit s’adapter, tout comme ses élèves. Comment les deux parties vivent-elles ces changements ? Témoignages de professionnels... et d’élèves de terminale.

Mention "hors-secteur" sur Parcoursup : "C’est comme si on nous disait ’on ne veut pas de vous’". Titre cinglant sur le Bondyblog. Et une réalité glauque se profile derrière l’algorithme : celle de la relégation dans le quartier d’origine. (par Nassira El Moadem)

La phase d’inscription des vœux sur Parcoursup, la nouvelle plateforme d’inscription à l’université, s’achève le 13 mars 2018. Des lycéens ont déjà commencé à y renseigner leurs vœux post-bac. Problème : ils découvrent que certains établissements ne leurs sont pas naturellement ouverts.

Nina, élève de Terminale littéraire au lycée Suger de Saint-Denis, a commencé à s’inscrire sur le site de Parcoursup, aidée par son père, il y a un peu moins d’une semaine. “C’est pas évident comme démarche et il y a aussi des bugs, j’en ai connu en voulant faire des vœux”. Pas de quoi arrêter la jeune lycéenne qui sait exactement ce qu’elle souhaite faire l’an prochain : une licence en langues étrangères à Paris III Sorbonne Nouvelle. Surprise quand elle a voulu renseigner son vœu : “Un petit encadré est apparu, indiquant que je ne fais pas partie du bassin de recrutement de cette licence et précisant qu’il existe des formations pour la même mention dans mon académie, celle de Créteil”. [...]

Nous avons cherché à joindre à plusieurs reprises les ministères de l’Enseignement supérieur et de l’Éducation nationale pour tenter d’avoir des explications, en vain. Le projet de loi relatif à l’orientation et à la réussite des étudiants, qui réforme en profondeur les conditions d’accès à l’université, arrive au Sénat ce mercredi 7 février. Il avait été adopté en première lecture à l’Assemblée nationale le 19 décembre 2017.

Le père de Nina, lui, ne décolère pas. “Nous avons le sentiment que la stratégie est de maintenir les jeunes des quartiers dans les quartiers. Nous avions fait un choix : maintenir nos enfants dans le public en pensant qu’après le bac, ils pourront faire ce qu’ils veulent, mais en réalité ils n’ont pas de choix, on leur dit ‘vous êtes de Seine-Saint-Denis, vous restez en Seine-Saint-Denis’”. Les réponses de Parcoursup à sa fille lui donnent, pour l’instant, raison.

Le temps est également un talon d’Achille de Parcoursup. C’est ce que laisse entendre Manuel Tunon de Lara, le président de l’université de Bordeaux, dans un entretien à Educpros. "Il faudra deux ou trois ans pour installer les parcours adaptés". Une perspective qui réjouira, n’en doutons pas, les actuels élèves de première et de terminal !.

Fake news

Curieux titre à propos des fake news dans Le Point : Complots, fake news : le désarroi des enseignants. Un titre qu’il faut pourtant parvenir à dépasser car l’article est fort intéressant. La prise de conscience a eu lieu après l’attentat contre Charlie Hebdo et l’Hyper Cacher. Au lendemain de la tuerie du 7 janvier 2015, le sociologue Gérald Bronner analyse les réactions sur la Toile : « Dès le premier jour, j’ai pu dénombrer 24 arguments en faveur d’une théorie conspirationniste, contestant la thèse officielle », témoigne-t-il dans le documentaire pédagogique sur les théories du complot réalisé par le site média Spicee. Hélène*, à l’époque professeure de français dans un collège des Alpes-Maritimes, nous raconte : « Il est vrai que la période qui a suivi les attentats de 2015 a été d’une intensité et d’une violence inouïes. Certains élèves ont tout simplement refusé de respecter la minute de silence… Nous n’étions pas préparés à cela. ». Le sommes-nous réellement aujourd’hui ? Une réalité de terrain très nuancée, comme nous l’apprend cet article.

Et pourtant ! Les fake news, c’est à l’école qu’on doit les enseigner pour les combattre, nous confirme le Huffingtonpost dans un véritable plaidoyer pour le développement de l’EMI (si l’acronyme ne vous dit rien, alors lisez encore plus attentivement cet article !). L’esprit critique est une compétence essentielle du citoyen du 21ème siècle. Analyser une source, mettre en perspective l’information, en extraire l’essentiel, prendre du recul sur les contenus, s’interroger et s’approprier la démarche journalistique sont autant de savoirs indispensables à l’exercice d’une citoyenneté éclairée.
Nous estimons que l’école de la République comme l’éducation populaire, ont une place fondamentale dans l’acquisition de ces savoirs, en parallèle des fondamentaux. On ne peut que saluer les avancées réalisées dans les programmes scolaires et la mise à disposition de ressources, il faut aller plus loin.

Il nous apparaît primordial d’éduquer - au sens étymologique du terme ; de guider - les jeunes aux médias et à l’information, afin de créer les bons réflexes, et ce dès le plus jeune âge.
L’éducation aux médias et à l’information doit être placée au rang de compétence fondamentale, abordée de manière transverse en cours de sciences, de français, d’art, d’éducation physique, d’histoire ou de géographie.

Encore faut-il, pour cela, accepter de travailler en interdisciplinarité et de sortir de l’individualisme qui stérilise encore tant de bonnes volontés. Sans dogmatisme, mais sans concession.

Lionel Jeanjeau

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La "rencontre" Macron/Me Colonna... Improvisée?... Ben non... Pas du tout! Déconstruction pédagogique...

7 Février 2018 , Rédigé par Telerama Publié dans #Politique, #Médias

EXTRAIT

(...)

Pour trouver plus noble actualité, je passe sur CNews et L’heure des pros. « On ne va pas parler que de la neige, on va parler d’une séquence que j’ai jugée extraordinaire, annonce Pascal Praud. A Ajaccio, le président de la République fait un bain de foule et surgit Stéphanie Colonna, qui n’est autre que l’épouse d’Yvan Colonna. » Ça alors, quel hasard ! « Et manifestement ce n’est pas préparé. » Une pure coïncidence. « Ça pose d’ailleurs des problèmes de sécurité. Tout le monde peut approcher le président de la République. » Et l’assassiner en toute impunité.

« La séquence dure 2 minutes 45 et vous allez entendre quelque chose qui est assez fort, c’est lorsqu’une personne interpelle le président de la République et le tutoie. » Non, qui a osé ? « Et entre le moment où il le tutoie et où le président répond, il se passe une seconde où Emmanuel Macron évalue la situation et décide la réponse appropriée. » Quelle extraordinaire réactivité appropriée ! « Voyez cette séquence, moi je trouve qu’elle est unique. »

Je scrute la séquence unique, Emmanuel Macron dit à Stéphanie Colonna : « Je vous mentirais si je vous disais… » « Tu fais que ça, ho ! », intervient un homme à l’écart. « Monsieur, nous ne nous connaissons pas et je ne vous tutoie pas. Donc restez où vous êtes. »

« C’est une séquence tout à fait extraordinaire, répète Pascal Praud en plateau. J’ai pas souvenir d’une séquence comme ça, avec une telle intensité. » Pas depuis la séquence où le futur président conseillait à un importun de travailler pour se payer un costard. « Dans le monde dans lequel on est, regrette le présentateur, vous ne pourrez pas empêcher certaines personnes de penser que cette séquence était prévue, que c’est un, entre guillemets, coup monté. » Des complotistes, assurément. « Des esprits malveillants, confirme Patricia Balme. J’ai fait de la communication politique depuis très très longtemps, je connais les séquences préparées et celles qui ne le sont pas. » L’experte en communication est formelle : cette extraordinaire séquence était improvisée.

« Ce qui s’est passé hier soir est formidable, estime la communicante. Et aussi terrible parce que, comme vous l’avez noté, où est le dispositif de sécurité ? » Heureusement, Stéphanie Colonna n’a pas sauté à la gorge d’Emmanuel Macron. Du coup, « le président de la République a été dans son rôle, il a été parfait, il a écouté ». Au tutoiement malséant, « il répond très poliment. Il a une certaine dignité, une posture présidentielle. Il a été excellent dans cette séquence improvisée ». « Oui oui », abonde Pascal Praud.

« Et il y a ce moment d’émotion que l’on peut percevoir quand on le voit de profil… » Mais beaucoup moins quand il est de dos. « … Il écoute attentivement madame Colonna quand elle parle de son enfant qui veut voir son père… » « Qui a 6 ans !, l’interrompt Pascal Praud. C’est une information qu’on apprend. Ça veut dire que cet enfant… » « … a été fait en prison. » « J’osais pas le dire comme ça. » Et voilà, on fait son enfant en prison et après on vient se plaindre au président que l’enfant ne peut pas voir son père… Ça n’a pas de sens.

« La séquence est parfaite », conclut Patricia Balme. Autant que le président. « Comment vous décryptez, Hélène Pilichowski ? », demande Pascal Praud. « J’ai trouvé que c’était une séquence très très très émouvante. » Poignante et bouleversante. « Elle, c’est un vrai personnage de cinéma, et pourtant ce n’est pas du cinéma. » Non, puisque c’est totalement improvisé. « Elle a un regard noir extrêmement présent. » Qui signe sa corsitude.

« Quelque part, Emmanuel Macron, c’est une lame, quelqu’un qui a un regard bleu extrêmement froid, c’est-à-dire un esprit extrêmement précis, extrêmement dur, extrêmement euh… construit. » C’est dingue ce que révèle un regard bleu. « Et en même temps il dit : “J’ai aussi un cœur.” » Je suis extrêmement convaincu. « Ça, c’est formidable. » Magnifique. « Et pour lui, ça aura été une séquence très positive. » Pas que pour lui, il me semble.

« Enfin !, reprend Pascal Praud, ça pose un problème de sécurité XXL que le président de la République puisse être interpellé de cette manière ! » Il aurait aussi bien pu être poignardé par Stéphanie Colonna, et là, pas de séquence très positive… Après la pause pub, promet le présentateur, « on reverra la séquence… » Chouette. « On la reverra intégralement parce que c’est une séquence assez rare. » Extrêmement extraordinaire.

Après la réclame et le regret de voir « l’Ile-de-France sens dessus dessous avec 5 cm de neige », Pascal Praud reprend. « On va revoir la séquence Stéphanie Colonna, c’est un dialogue incroyable. » Et très réussi. « Revoyez cette séquence extraordinaire dans les rues d’Ajaccio, la nuit est tombée, une main surgit, le président dit bonjour, il ne sait pas à qui il dit bonjour, et c’est madame Stéphanie Colonna. » Incroyable concours de circonstances. « Il y a également une personne qui va interpeller le président de la République et qui va le tutoyer. » S’attirant une incroyable réponse appropriée.

Une fois la séquence d’anthologie rediffusée, un nouvel invité, Philippe Bilger, en livre l’analyse : « Moi, j’admire l’incroyable art du président. » Comme tout le monde. Pascal Praud, lui, s’attarde sur l’attentat mortel auquel Emmanuel Macron a échappé de justesse. « Des défaillances de la sécurité présidentielle ? », interroge le bandeau. « On est en ligne avec Jean-Pierre Diot, vice-président de la Fédération française de la protection rapprochée. » Tiens, je ne connaissais pas cette discipline sportive.

« Y a une image qui surprend, explique Pascal Praud. Un président de la République qui est interpellé par madame Colonna, ça aurait pu être dangereux. Est-ce que l’homme de la sécurité que vous êtes est étonné ? » « Etonné, non. Puisque, en regardant l’image, j’ai dénombré environ sept officiers de sécurité. » Ah oui, quand même. Et « il y en a beaucoup plus » hors champ, précise-t-il. « Donc, pour vous, il n’y pas matière à polémiquer sur cette séquence ? » « Non, pas du tout. » Zut alors, de quoi on va bien pouvoir polémiquer ?

« Est-ce que le professionnel que vous êtes peut voir si cette séquence était organisée ou pas ?, demande encore Pascal Praud. Est-ce qu’il y a des éléments qui vous font dire que c’est une rencontre fortuite ou qu’au contraire cette rencontre pouvait être organisée ? – La présence de madame Colonna ne pouvait être ignorée des services de renseignement et du département de la sécurité rapprochée », assure l’expert, qui a lui-même fait partie de la protection rapprochée de Nicolas Sarkozy, notamment lors d’un voyage en Corse. « Donc les services de sécurité ont anticipé et prévu cette rencontre », conclut-il.

Pascal Praud n’en revient pas. « Au moment où Emmanuel Macron serre la main de madame Colonna, il sait que c’est madame Colonna ? » « Oui. » « C’est une information importante que vous nous donnez. » Carrément catastrophique… Ça fait une demi-heure que l’on débat d’un problème de sécurité XXL qui n’existe pas et que l’on se pâme de l’incroyable réaction d’Emmanuel Macron à une rencontre improvisée qui ne l’était pas. Finalement, je vais retourner sur BFMTV avec les naufragés de la RN118, c’est un terrain moins glissant.

Samuel Gontier

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Revue de Presse Education... Politique et polémiques - Conseils et neurosciences - Divers et ailleurs...

7 Février 2018 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Politique et polémiques - Conseils et neurosciences - Divers et ailleurs...

Grève et polémiques sont toujours d’actualité. On continue avec de la réflexion de fond et une actualité pédagogique variée entre Afrique, Corse et ski à la sauce Montessori.

Politique et polémiques

Aujourd’hui est un jour de grève dans l’éducation nationale et le supérieur.
« Syndicats lycéens, étudiants et enseignants appellent à la grève ce mardi pour demander les retraits de la réforme sur l’accès à l’université et du projet d’un nouveau baccalauréat. »
Selon le ministère, la grève a mobilisé 5,5% des enseignants.

Le mouvement de jeudi avait peu mobilisé. « Les défilés du 1er février, qui dénonçaient surtout les futures règles d’accès à la fac, ont peu mobilisé. Cette fois, le SNES-FSU, premier syndicat du secondaire, appelle les enseignants à la grève. »

Suite à l’annonce choc du premier ministre sur les fonctionnaires, certains membres de la majorité cherchent à rassurer.
« Éducation, santé, sécurité : pas de suppressions de postes de fonctionnaires, promet Aurélien Taché (LREM) ». On attend de voir...

Un numerus clausus à la fac ?
« Lors de l’examen de la loi au Sénat, Jacques Grosperrin, sénateur (LR) du Doubs, a déposé l’amendement 37 au projet de loi « Orientation et réussite des étudiants ». Il propose que les facs puissent réduire leurs capacités d’accueil en fonction des « taux de réussite et d’insertion professionnelle observés pour chacune des formations ».
« Ce ne sont pas les vœux des candidats qui doivent guider les choix d’ouvertures de places dans les filières de l’enseignement supérieur mais les débouchés professionnels réels qui s’offrent aux diplômés. » précise le texte d’explication de l’amendement. En clair, comme en médecine où le nombre de places est contingenté par un numerus clausus fixé par l’Etat, on pourrait voir les amphis de licence de psychologie ou de droit rétrécir ou augmenter selon les besoins du pays en psychologues, en juristes, etc. »
Un amendement qui risque encore d’envenimer le dialogue...

Le mouvement étudiant, lycéen et enseignant est ausculté à l’étranger. Critics take aim at Macron’s reforms of French baccalaureate
« Union fears changes will increase selectivity in university system. Unions and students have launched strikes and erected blockades on French campuses in protest against reforms of France’s high school baccalaureate, which they fear will lead to increased selectivity in the university system. »

Le nouveau système pour l’accès à l’enseignement supérieur est entré en fonction. Apparemment cela ne se passe pas très bien.
Une prof principale : « Je n’ai jamais vu de telles tensions entre familles et enseignants »

Des nouvelles d’Aurore Bergé qui ne comprend pas les réactions hostiles des enseignants à son rapport sur leur origine sociale. « "Je ne m’attendais pas à ça" : critiquée par des profs, la députée LREM Aurore Bergé défend son rapport sur l’éducation. »

Conseils et neurosciences

N’hésitez pas à lire chaque mois la RE-vue de presse qui cherche à mettre en perspective d’un temps plus long une thématique de l’actualité éducative. Ce mois-ci, les neurosciences à la rescousse ?

Jean-Michel Zakhartchouk s’intéresse quant à lui au conseil scientifique mis en place par le ministre. « De nombreuses craintes se sont fait jour au moment de la nomination du conseil scientifique de l’Éducation nationale, présidé par Stanislas Dehaene. Et si c’était moins inquiétant que cela ? Et si la question était plutôt l’utilisation politique faite des travaux de la recherche, en particulier dans le domaine des neurosciences » ?

Education : un « Conseil des sages » sur la laïcité
« Le "Conseil des sages" mis en place pour aider l’Éducation nationale à répondre aux problèmes de laïcité comporte 13 membres représentant les sensibilités les plus diverses, de l’ancien ministre Jean-Louis Bianco au politologue Laurent Bouvet, a indiqué le ministère lundi à l’AFP. Jean-Michel Blanquer avait annoncé en décembre la mise en place de ce conseil "composé d’experts issus de tous les horizons pour préciser la position de l’institution scolaire en matière de laïcité et de fait religieux". Ce "Conseil des sages", présidé par la sociologue Dominique Schnapper, "donnera la règle du jeu" quand les enseignants soulèvent des questions auxquelles ils sont confrontés, avait précisé le ministre de l’Éducation nationale. »

Divers et ailleurs

Entretien avec Laurence De Cock sur l’éducation, l’histoire et le postcolonialisme
« Depuis son expérience de prof à Nanterre, Laurence De Cock mène une réflexion critique sur la manière dont sont décidés les programmes d’histoire à l’école. Comment parle-t-on de la colonisation ? L’histoire est-elle une matière d’endoctrinement ou d’émancipation ? Le récit des événements doit-il servir les dominant·es ou les minorités opprimées ? Faut-il brûler l’école publique ou peut-on encore y insuffler un vent de liberté ? »

Corse : retour sur un passé qui ne passe pas par Claude Lelièvre.
« La question de la place du corse et de son enseignement a été source de très vives tensions politiques et d’embarras constitutionnels jusqu’ici insurmontables. Peut-on éviter un bis repétita ? »

Apprendre à comprendre, une des priorités de l’école
« L’étude Pirls révèle que beaucoup trop d’enfants de 10 ans environ (CM1) ne comprennent pas ce qu’ils lisent. Ce n’est donc pas tant la difficulté d’identifier les mots d’un texte qui est ici en cause, mais bien l’incapacité d’interpréter le sens d’un texte, de prendre la distance nécessaire au questionnement et à la critique. Cette enquête, dont la méthodologie n’est pas critiquable, met en évidence une des failles essentielles de notre système éducatif : nous sommes incapables de former des lecteurs responsables, capables de résister à la manipulation et à l’illogisme. Nous les condamnons à la soumission. » Une tribune d’Alain Bentolila malheureusement réservée aux abonnés.

Pisa : La discipline force principale de l’Ecole ?
« Qu’est ce qui fait que , dans certains pays, les élèves pauvres s’en sortent mieux ? L’OCDE publie une nouvelle analyse des résultats de Pisa 2015 qui se focalise sur les élèves défavorisés. Certains pays ont réussi à augmenter fortement leur taux de réussite alors qu’ailleurs il décline. Pour l’expliquer, l’OCDE met, une nouvelle fois, en avant le climat scolaire et particulièrement la discipline. » On y aurait jamais pensé tout seuls !

Vosges : Une école de ski façon Montessori est née cet hiver sur la station de La Bresse ou quand on surfe sur la vague Montessori...
« Tandis que la neige continue de tomber depuis cinq jours, la nouvelle école de ski Moon Shot, dans les Vosges, attend avec impatience le début des vacances d’hiver pour partager ses cours façon Montessori... »

Allemagne : Une étude souligne les heures de travail excessives des enseignants
« L’étude révèle que les enseignants travaillent une heure et 40 minutes en plus par semaine que les autres fonctionnaires équivalents, en tenant compte des vacances scolaires.Il en ressort qu’entre 14 et 19 pour cent des enseignants travaillent un nombre excessif d’heures ou plus de 48 heures pendant la semaine d’école. »

Les filles, éternelles oubliées de l’éducation au Niger
« Le gouvernement a adopté un décret visant à protéger, soutenir et accompagner les jeunes filles en cours de scolarité. »

Géraldine Duboz

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"Souvent, je m’associe au ministre concerné, c’est essentiellement la santé, le handicap, l’éducation" - Brigitte Macron...

6 Février 2018 , Rédigé par Telerama Publié dans #Education, #Médias, #Macron, #Blanquer

"Souvent, je m’associe au ministre concerné, c’est essentiellement la santé, le handicap, l’éducation" - Brigitte Macron...

EXTRAIT

(...)

« Je voudrais qu’on parle de Brigitte Macron », enchaîne Apolline de Malherbe. Ça faisait longtemps. Depuis L’info du vrai, sur Canal+, où Yves Calvi demandait : « Brigitte, pourquoi on l’aime ? » « Brigitte Macron qui prend ses marques neuf mois après être arrivée elle aussi, au fond, en fonction… » Elle est co-présidente de la République ? Ça confirme ce que disait Colombe Pringle chez Calvi : « Brigitte a le job avec son mari, ils se le partagent. »

Apolline de Malherbe lance un extrait de l’interview exclusive accordée à BFMTV par Brigitte Macron lors du voyage du co-chef de l’Etat en Afrique. « Quand je suis interpellée sur des sujets, j’en discute avec mon mari et on voit comment faire au mieux. » C’est rassurant de savoir que le co-président est associé à ses décisions. « Souvent, je m’associe au ministre concerné, c’est essentiellement la santé, le handicap, l’éducation… »

« Elle a trouvé son rôle, un rôle très maternel, ça ne chamboule pas les relations hommes-femmes, juge Apolline de Malherbe. Finalement, c’est un couple assez moderne mais Brigitte Macron a une vision assez classique de l’épouse. » Assez moderne ou assez classique ? Il faudrait savoir. « Oui mais c'est compliqué pour elle, compatit Laurent Neumann. Elle ne doit pas gêner son mari ou les ministres. Son modèle c'est Michelle Obama, qui traitait des mêmes sujets, le care, l’humanitaire. Donc au fond c'est assez logique… » La logique du cantonnement des femmes à certains sujets est respectée. « Et ce qu'elle fait jusque-là, elle le fait plutôt bien. » Elle fait une excellente dame patronnesse avec ses œuvres de charité.

« Après une absence singulière de femme dans le quinquennat précédent, rappelle Eric Brunet, Brigitte Macron me fait penser à Carla Bruni. Ce sont deux femmes d’un classicisme absolu… Je ne sais pas si elle se connaissent bien… » Elles se connaissent depuis peu, l’informe Apolline de Malherbe, « elles se sont beaucoup appréciées et d’ailleurs Brigitte Macron aurait dit aux Sarkozy qu’elle avait voté Sarkozy… Femme de droite, donc ». « Tout cela est très classique », réagit Eric Brunet. Très classique de droite. Et aussi très moderne.

« Elle ne se revendique pas première dame, elle se revendique prof », reprend Apolline de Malherbe pour présenter un nouvel extrait de l’interview dans lequel Brigitte Macron déclare : « Je reste prof, fondamentalement. » « Elle dit quelque chose qui relève de l'évidence, estime Laurent Neumann. Quand on est prof un jour, on le reste toujours. » Voyez François Lenglet. « On sait qu’elle loue tous les jours l'action de Jean-Michel Blanquer et qu’au fond il mène au ministère de l’Education quelque chose qui ressemble à la vision qu’elle-même a de l’enseignement, de l’éducation, de la transmission. Donc tout ça est assez simple. » Et assez classique – et moderne, bien sûr.

« Elle est touchante quand elle dit qu’elle reste prof », s’attendrit Eric Brunet, interrompu par Apolline de Malherbe : « Mais elle est très populaire ! » A la télé, c’est certain. « Y a une vérité à laquelle personne ne pourra jamais toucher, c’est qu’elle a été une prof aimée, je dirais même adorée, assène Eric Brunet. Alors, ça fait un peu Corée du Nord de dire ça… » Mais non, pas du tout. C’est bizarre, ces scrupules, Yves Calvi a les mêmes : « Faut qu’on arrête le panégyrique », disait-il. Eric Brunet doit toutefois l’admettre, « ça a été une professeur aimée et adorée de ses élèves partout où elle est passée, d’Amiens jusqu’à Paris ». Et jusqu’au ministère de l’Education : Jean-Michel Blanquer a déclaré au JDD que Brigitte Macron était sa « prof idéale », en plus d’être celle d’Eric Brunet et d’Yves Calvi.

(...)

Samuel Gontier

L'article complet est à lire en cliquant ci-dessous

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Note: le surlignage couleur est effectué par le webmaster

Et maintenant, cela s'impose, la minute Closer.

Je vous  la recommande...

CC

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Revue de Presse Education... Des conseils - Math - BacSup - Ici et ailleurs...

6 Février 2018 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Des conseils - Math - BacSup - Ici et ailleurs...

Conseils, rapports, notes sont interrogés. D’une manière générale, les différentes réformes sont très discutées.

Des conseils

Sylvie Plane, professeure émérite de sciences du langage à l’université Paris-Sorbonne, explique sa démission à Libération et revient sur le rôle et l’essence de ce conseil qu’elle estime aujourd’hui vidé de sa substance.” « Le Conseil supérieur des programmes a été dépossédé de ses missions », dénonce son ex-vice-présidente. “Sylvie Plane, vient de démissionner de la vice-présidence du Conseil supérieur des programmes (CSP). Après le départ fin septembre de son président Michel Lussault, cette annonce résonne de manière particulière. L’instance, mise sur pied en 2013 par la loi de refondation de l’école, avait un statut à part, conçu pour qu’elle soit indépendante du ministère de l’Education. Les 18 membres, dont dix « personnalités qualifiées pour leur excellence dans leur domaine et leur connaissance du système éducatif », six parlementaires, deux membres du Conseil économique, social et environnemental (Cese) disposent ainsi, selon les textes, d’une liberté d’action dans leurs missions.”

Souad Ayada : du bon usage des programmes et des manuels scolaires. “Au cours de son audition (le 24/01) devant la commission des affaires culturelles de l’Assemblée nationale, Souad Ayada, la présidente du Conseil supérieur des programmes a eu l’occasion de reprendre à son compte quelques-uns des thèmes favoris de Blanquer. Et même peut-être davantage…
Mais quand on affirme que les professeurs ne lisent pas les programmes, cela augure mal du reste de cette audition…

Comment les sciences cognitives peuvent contribuer à améliorer l’enseignement par Cyril Couffe, Directeur de la chaire "Talents de la transformation digitale", Grenoble École de Management (GEM). “L’enseignement en France est aujourd’hui mis à mal par deux tendances fortes et présentes depuis plusieurs années. D’une part, le niveau scolaire des écoliers français est actuellement en pleine diminution selon plusieurs classements internationaux tandis que, dans le même temps, la transformation digitale continue de modifier l’organisation traditionnelle du travail et pose de réelles questions sur les futurs besoins en compétence. Faut-il réinventer notre modèle éducatif ?

Rapport sur l’école et les parents : maladresse mais « vraie question ». “Une remarque pourtant factuellement exacte sur l’écart sociologique croissant entre les jeunes enseignants et les familles des quartiers populaires a suffi à transformer un rapport de deux députées sur l’école et les parents en punching-ball sur les réseaux sociaux."

Enseigner n’est pas une science. “Ce ne sont pas les neurosciences elles-mêmes qui posent problème, mais la tentation autoritaire dans la prescription du travail enseignant.”

Math

Rapport Villani : vers une réforme du cursus des instituteurs ? "Le mathématicien et député LREM doit proposer la création d’une licence pluridisciplinaire adaptée aux enseignants."

Exclusif : 21 propositions pour redonner le goût des maths. “Le mathématicien et député de la majorité Cédric Villani et l’inspecteur général de l’Education nationale, Charles Torossian, vont remettre leur rapport pour remédier au retard français dans l’enseignement des maths. Ils font 21 propositions.”

Rapport Villani : former les profs 5 fois plus pour redonner le goût des maths. “Afin que les écoliers renouent avec les maths, le député Cédric Villani et l’inspecteur Charles Torossian déclinent une liste de 21 propositions. Parmi elles, l’adoption par les instituteurs de la méthode de Singapour, et une formation "multipliée par 5".”

Mais il y a quelques désaccords : Rémi Brissiaud : Singapour et les conceptions obsolètes dans l’enseignement du nombre à l’école. “Les programmes 2015-2016 ont créé l’espoir d’un renouveau de la pédagogie du nombre à l’école, avec comme perspective une réduction importante de l’échec scolaire. En préconisant l’abandon de l’enseignement du comptage-numérotage, ces programmes renouent en effet avec la culture pédagogique de notre école entre 1945 et 1986, une période où les élèves calculaient bien mieux. De plus, 2017 restera comme l’année où, pour la première fois depuis les travaux de Jean Piaget, une grande chercheuse en neuropsychologie cognitive, Elisabeth Spelke, avance de manière forte que le comptage-(numérotage) ne joue pas un rôle central dans la construction du nombre. Ainsi, toutes les raisons de s’engager dans ce renouveau sont aujourd’hui présentes. Pourtant, de lourds nuages planent sur ce mouvement de rénovation. En effet, la composition de la commission Villani-Torossian ainsi que son planning de travail font craindre qu’elle mette en avant de manière insuffisamment circonstanciée une méthode qui se dit de Singapour alors que, à l’opposé de ce qui se fait dans cette cité, elle enseigne le comptage-numérotage. Reprenons l’histoire à son début.”

L’info c’school : la fin des notes en maths, une bonne chose ?Dawson et Inès, apprentis reporters du collège Romain Rolland à Soyaux, se demandent si le remplacement des notes par des couleurs est une bonne idée.”

BacSup

Faible mobilisation contre la réforme du bac et de l’accès à l’université. “Plusieurs milliers de lycéens, enseignants et étudiants ont défilé ce jeudi contre la réforme du baccalauréat et de l’accès à l’enseignement supérieur, mais la mobilisation est restée en retrait.”

Dans La Lettre de l’éducation, Luc Cédelle interviewe Viviane Youx : « L’actuelle épreuve orale de français consiste à réciter des fiches ». Viviane Youx est présidente de l’Association française pour l’enseignement du français (AFEF)

Le café pédagogique relève des inquiétudes. Allemand : L’ADEAF inquiète du rapport Mathiot et Le monde des SES inquiet de la réforme Mathiot

Le plan secret qui veut instaurer la sélection « mine de rien ». "« Ce que j’ai écrit n’est pas à mettre entre toutes les mains, il va de soi. » Raté. Robert Gary-Bobo pouvait prendre toutes les précautions possibles. Sa note préparée pour le candidat Macron, (et révélée par les #MacronLeaks) le 16 novembre 2016, fait un tabac dans les facs. Cette note figurant dans les mails de l’équipe de campagne d’En marche dévoilés lors des #MacronLeaks a été repérée et mise en ligne par le groupe Jean-Pierre Vernant, un réseau d’universitaires de gauche. Nul doute qu’elle va nourrir les discussions des AG sur les campus. Robert Gary-Bobo s’est « lâché », comme on lui a « recommandé » de le faire. Il en résulte une espèce de masterplan pour faire « avaler la pilule » de la libéralisation de l’enseignement supérieur aux étudiants, enseignants et personnels des universités."

Ici et ailleurs

Enfants : éduquer sans crier. La Fondation pour l’Enfance lance mardi 6 février une campagne télévisée pour sensibiliser l’opinion à ce qu’elle appelle les violences éducatives ordinaires.

En Côte d’Ivoire, l’essor de l’enseignement supérieur passera par le numérique. “Pour accompagner sa croissance démographique forte, la Côte d’Ivoire est prête à investir dans le numérique éducatif. Pascal Bringer, directeur de Maskott, éditeur français de plates-formes et de contenus pour l’éducation revient sur les ambitions du pays africain, après avoir participé en novembre 2017 à une mission dédiée au sujet.”

Vers davantage de co-enseignement. “La Direction de l’instruction publique (INS) entend donner davantage de flexibilité aux directions des écoles et aux communes pour gérer l’intégration des élèves.” Où çà ? En Suisse.

Et puis soyons modestes ! Sur quoi les enquêtes internationales en éducation nous éclairent-elles ?Même si elles blessent notre amour propre français, les enquêtes internationales en éducation doivent retenir notre attention.

Sur la planète, contrairement à des idées reçues, aucun pays ne s’inspire de notre système éducatif ; sauf certaines de nos anciennes colonies à qui nous avons réussi à léguer notre solide culture bureaucratique, et le résultat est parfois impressionnant !

Bernard Desclaux sur une récolte de Géraldine Duboz

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Revue de Presse Education... Neurosciences: les médias élogieux... Les professionnels beaucoup moins...

4 Février 2018 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Neurosciences: les médias élogieux... Les professionnels beaucoup moins...
Les neurosciences à la rescousse ?

Et si on se creusait les méninges ? Interrogeons-nous sur les neurosciences. Le terme est né dans les années 1960, mais elles font la une depuis un peu moins d’un an dans l’éducation, disons, et c’est sans doute une coïncidence, depuis que le nouveau ministre ne jure que par elles et leur chantre, Stanislas Dehaene.

Un héraut inlassable

Il faut dire que les objectifs de Stanislas Dehaene sont modestes, il envisage rien de moins que de proposer des solutions aux enseignants pour tous leurs problèmes selon un live tweet du Café pédagogique le mois dernier...

Il ambitionne aussi de « décrypter le code neural du langage » comme il le disait l’année dernière encore au magazine La Recherche. Pourquoi encore ? Parce que la méthode de lecture est le cheval de bataille de Monsieur Dehaene. Dès 2013 et même avant, il s’opposait à Roland Goigoux à ce sujet comme en atteste cet article du journal Le Monde dans lequel Goigoux rappelle à Dehaene qu’« opposer méthode syllabique et méthode globale est archaïque ». Pourtant, c’est bien au nom des théories de Stanislas Dehaene que le ministre envisage de faire des recommandations de manuels aux enseignants, rompant ainsi avec la tradition qui veut qu’ils choisissent librement leurs manuels. À cela s’ajoutent les recommandations très prescriptives d’Eduscol sur l’emploi du temps du français au CP, saluées par le même Stanislas Dehaene.

Il semble loin, celui qui, en 2014 dans un compte-rendu des journées de la DGESCO paru sur le Café pédagogique appelait à « un dialogue organisé et mené dans le respect des professionnalités » entre scientifiques et enseignants.

Des médias conquis

Depuis l’été, c’est un festival d’articles tous plus élogieux les uns que les autres qui déferlent concernant les neurosciences.

Pour le Figaro, « les sciences cognitives rebattent les cartes ». Sciences cognitives et non neurosciences ? Oui car : « Ne parlez pas à Jean-Michel Blanquer de “neurosciences”. Trop restrictif. Trop scientifique sans doute aussi dans l’esprit du grand public. Lorsqu’il invoque la science pour éclairer et guider les méthodes pédagogiques, le ministre de l’Éducation préfère la case, plus large, de “sciences cognitives”. ». Encore une fois on note un souci de communiquer de façon rassurante auprès du grand public afin de s’assurer de la confiance du grand public.

Nous avons même des recommandations déjà anciennes à la bienveillance qui deviennent soudainement irréfutables, car là c’est à la « lumière des découvertes des neurosciences ». Merci Le Point, désormais être bienveillant n’est plus considéré comme du laxisme... enfin on peut rêver !

Et avec l’installation du conseil scientifique, on scientise pratiquement l’éducation. Ainsi, dans le Figaro, on estime que « le conseil scientifique proposera ses solutions » à rien moins que toutes ces questions : « Quels manuels scolaires sont les plus efficaces ? Comment mesurer les progrès des élèves ? Comment apprendre à apprendre ? Améliorer l’évaluation à l’école, aider les élèves handicapés ? »

Pour L’Express, c’est une révolution de l’école, rien de moins.
Si vous n’avez qu’une minute pour révolutionner l’école, écoutez Europe1, vous saurez tout sur les neurosciences à l’école. Vive la plasticité du cerveau...

Des doutes chez les enseignants et les autres sciences

Mais Stanislas Dehaene et les neurosciences ne font pas l’unanimité, loin s’en faut.
Dans l’Humanité, le 24 janvier dernier, le philosophe Yvon Quiniou, s’insurge contre « l’imposture de l’appel aux neurosciences dans l’éducation nationale ». Il estime que « si le support cérébral de la pensée est bien une condition de possibilité naturelle de celle-ci, il n’en est pas la cause exclusive. L’influence du milieu social intervient, dont Bourdieu a montré qu’il générait des inégalités fortes devant la culture sous la forme d’un “capital culturel” spécifique, mais aussi celle du milieu familial, avec sa causalité psychologique propre du fait de l’identification aux modèles parentaux. Ces inégalités sont largement responsables des inégalités scolaires individuelles. »

Dès décembre, le spécialiste de l’évaluation Charles Hadji rappelait dans Le Point qu’il ne faut pas trop attendre des neurosciences en éducation.

« Les neuroscientifiques et les chercheurs en éducation ont un devoir éthique vis-à-vis de la société de communiquer clairement sur leurs recherches et leurs limites, et les acteurs du système éducatif doivent de leur côté être suffisamment informés pour éviter toute dérive préjudiciable aux élèves » disent Marie Gaussel et Catherine Reverdy, de l’IFE, dès 2015 sur un site en anglais.

Dominique Bucheton, universitaire spécialiste des sciences du langage et de l’éducation estime pour sa part que « les neurosciences ne font pas une politique de l’école » et surtout que « le nouveau Conseil scientifique de l’Éducation nationale ignore les sciences de l’éducation et les didacticiens. »

Le sociologue Stanislas Morel considère dans Libération que « les neurosciences illustrent la dépolitisation actuelle de la question scolaire ». Ce recours « témoigne d’une obsession de la performance. Au détriment d’une approche sociale des inégalités à l’école. »

Et dans Le Monde, ce sont les enseignants qui sont inquiets car : « Si nombre de professeurs des écoles ne sont pas réticents à utiliser les sciences cognitives, peu les considèrent comme une solution miracle. » À commencer par votre servante...

Lily Champlain, prof masquée

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Revue de Presse Education... Violences scolaires - attentes parentales - idées...

1 Février 2018 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Violences scolaires - attentes parentales - idées...

Les violences au Lycée Gallieni de Toulouse et la recherches de solutions, immédiates et à long terme. Timides tentatives de blocus pour protester contre ParcoursSup. Des parents qui veulent être des partenaires de l’école. Deux bonnes idées

Violences scolaires

Enquête sur un lycée en état de guerre
Des départs de feu chroniques, des agressions de professeurs, d’élèves, des menaces de mort, des armes en circulation et des filles priées de raser les murs... Voilà l’invraisemblable quotidien du lycée Gallieni, à « Toulouse » qui fait la Une de l’Express.

20 Minutes avait publié un article a ce sujet qui rappelle les faits et les revendications des enseignants.

« le ministre change le proviseur, les professeurs pas satisfaits » Pour France Bleu Occitanie, Stéphanie Mora annonce que « L’électrochoc espéré par les enseignants du lycée professionnel Galliéni a eu lieu. La Une de L’Express et le rapport des inspecteurs envoyés par le ministère conduisent Jean-Michel Blanquer à prendre des mesures "pour rétablir le droit". »

Pour l’Express, Claire Chartier est allée interroger Éric Debarbieux, de l’Observatoire International de la Violence à l’École : « Ce qui marche dans la prévention, c’est le cousu main ».

« Les enseignants sont-ils déconnectés de la réalité ?
Des professeurs au vocabulaire parfois "opaque" qui vivent "de moins en moins" dans le quartier où ils enseignent : c’est le constat dressé par les députés Aurore Bergé et Béatrice Descamps, dans un rapport remis mercredi au ministre de l’Education nationale Jean-Michel Blanquer. Les élues proposent des chartes et des formations pour améliorer les relations entre parents et enseignants. »
par Maxence Kagni de LCP.

Blocus

« Ivry : tentative de blocus à Romain-Rolland pour protester contre Parcoursup dansLe Parisien.
Opposés au nouveau portail national de pré-inscription en première année d’études supérieures, des lycéens ont essayé de bloquer le lycée, vers 7 heures ce mercredi matin. »

Comme à Falaise « appel au blocus des lycéens de Guibray » d’après Ouest France.
A ces inquiétudes des lycéens professionnels, se superposent celles des parents.

Relations parents- école

Des associations de parents d’élèves peu représentatives estime Caroline Beyer dans Le Figaro « Faisant le constat du manque d’implication des parents, le rapport sur les relations entre l’école et les parents, rédigé par la députée LREM Aurore Bergé, préconise notamment « le renforcement de la publicité autour des élections de parents ». »

Marie-Estelle Pech s’interroge Parents-enseignants : comment pacifier leurs relations ? dans un article réservé aux abonnés. Puis propose un reportage « Au groupe scolaire Saint-Vincent-de-Paul, dans le XIIIe arrondissement de Paris, les parents sont venus chercher un cadre, une bienveillance, tout en s’impliquant activement dans la vie de l’établissement. » « Dans ce collège privé, les familles « sont des partenaires, pas des clientes » »

Articles à mettre en parallèle avec celui de La Croix « Montessori, les raisons d’un succès ». « La vision de la pédagogue italienne séduit de plus en plus d’enseignants et de parents. Phénomène de mode ou prise de conscience éducative ? »

Deux idées à suivre pour terminer :

Dans Le Parisien Des colocations pour les étudiants en échange d’une aide aux devoirs
« 150 étudiants vont bénéficier de colocations dans le parc social de la Ville, en échange d’une aide aux devoirs auprès de 400 enfants issus des quartiers défavorisés.
Pour aider les jeunes qui poursuivent des études supérieures, la Ville a décidé de créer des colocations étudiantes dans des résidences sociales à des tarifs inférieurs au prix du marché (400 € mensuels par personne avant aides au logement), contre 4 heures à 5 heures de soutien scolaire hebdomadaire en petits groupes ou en cours particuliers aux enfants du quartier. »

En classe de physique-chimie, un prof invente le « Jungle Speed » version ampères
« Non, il n’y a pas que des mauvaises nouvelles quand on parle d’Education nationale. Il existe plein de profs motivés qui se démènent dans leur classe, envers et contre tout, à commencer par leur hiérarchie souvent frileuse. Libération considère qu’il est important de mettre en avant ces profs qui s’activent dans leurs établissements, souvent avec les moyens du bord. La chronique « Classe action » reprend donc du service. Ce mardi, David Berhault, professeur de physique-chimie dans l’Académie de Nancy-Metz, et son « Jungle Speed » version ampères et molécules. »

« Depuis la rentrée, je suis dans un collège-lycée adapté (Erea) spécialisé pour les troubles DYS (dyslexie, dysphasie et dyspraxie) où nous accueillons aussi des élèves qui ont un handicap moteur lourd. Le projet que je mène aujourd’hui, je le teste depuis plusieurs années déjà, en lycée agricole puis en filière technologique. »

Bravo à lui !

Catherine Rossignol

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Revue de Presse Education... Bac et supérieur - Politique éducative - Pédagogie - Ressource...

31 Janvier 2018 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Bac et supérieur - Politique éducative - Pédagogie - Ressource...

Encore et toujours la réforme du bac dans la presse aujourd’hui. Quelques autres actualités éducatives ont tout de même leur place.

Bac et supérieur

La Lettre de l’éducation du Monde parle d’assaut du « monument national » à propos de la réforme du bac.
« Un rapport rendu le 24 janvier qui propose une refonte du bac, un projet de loi qui, prévoit Jean-Michel Blanquer, doit être présenté le 14 février en conseil des ministres. Entre les deux s’ouvre le temps de la concertation. Celui de la protestation aussi. [...] Toutes ces propositions vont faire l’objet de discussions serrées dans les semaines à venir. Plutôt bien accueillies par le SE-UNSA, le SGEN-CFDT et le syndicat des personnels de direction (SNPDEN), jugées « dangereuses » par le Snalc, elles sont rejetées par le SNES-FSU, qui appelle à la grève le 6 février. La première du ministère Blanquer. »

Pour Gérard Courtois, la question de la réussite de cette réforme se pose, même s’il estime que le ministre a de nombreux atouts de son côté.
« L’entreprise n’en est pas moins à haut risque. Au-delà même du bac, paré dans notre pays d’un prestige presque obsessionnel, elle chamboulera, en effet, toute l’organisation de la scolarité au lycée, le poids respectif et la hiérarchie implicite des disciplines, les pratiques pédagogiques (par exemple pour organiser le contrôle continu ou préparer le grand oral), enfin, d’une manière ou d’une autre, des situations statutaires acquises. Cela représente autant de sources de crispations, d’oppositions voire de conflits. »

Dans le JDD on s’intéresse à l’éventuelle nouveauté sous forme d’un grand oral. En effet, depuis longtemps, "La France s’est focalisée sur l’écrit au détriment de l’oral"
« L’oral sera-t-il bientôt l’une des quatre épreuves du nouveau baccalauréat ? Avocat et professeur d’éloquence, Bertrand Périer juge essentiel que "la communication orale" soit enseignée aux élèves comme toute autre matière. »

Dans Libération  : « La réforme pose le problème de l’égalité entre les élèves » par Thibaut Sardier. « Pour la sociologue Marie Duru-Bellat, si certaines pistes soulevées sont intéressantes, leur mise en œuvre pourrait avoir des effets pervers. »

Plusieurs associations professionnelles se sont unies pour lancer une pétition demandant un moratoire sur cette réforme du lycée.

Note sur la réforme du baccalauréat et du lycée général et technologique
« Alors que le ministre de l’Éducation nationale devrait annoncer le 14 février sa réforme sur le baccalauréat et le lycée, l’Académie des sciences et l’Académie des technologies viennent de lui transmettre une Note sur la réforme du baccalauréat et du lycée général et technologique. Les académies proposent notamment une épreuve anticipée pour l’ensemble "sciences et technologies" du socle commun en fin de première, parallèle à celle du français, et participant à la note finale du baccalauréat. »

Orientation postbac : quelles sont les filières et les académies les plus attractives ?
« L’analyse des « premiers vœux » exprimés sur APB par les futurs bacheliers en 2015 montre que leurs souhaits sont largement déterminés par leur filière d’origine, leur niveau et l’offre locale. »

Politique éducative

Jean-Michel Blanquer vole au secours du latin au collège
« Dans une circulaire, le ministre de l’Éducation ouvre la possibilité d’augmenter les horaires d’enseignement, sans pour autant rompre totalement avec la réforme du collège de Najat Vallaud-Belkacem qui a privé le latin de son statut de discipline à part entière. Un essai qu’il faudra transformer. C’est ainsi que les professeurs de latin et de grec, et autres défenseurs des langues anciennes, accueillent la circulaire sur « l’enseignement facultatif des langues et cultures de l’Antiquité », publiée le 24 janvier. »
Une circulaire difficile à appliquer quand les dotations viennent de tomber dans les collèges et qu’aucun moyen n’est donné pour les LCA qui doivent être financées au détriment des travaux en groupes et du co-enseignement.

Vers un durcissement des règles pour les écoles « hors contrat » ?
« Une proposition de loi centriste qui après amendement pourrait obtenir l’appui du gouvernement, suggère d’allonger les délais de création et d’instaurer des contrôles annuels. »

Pédagogie

Éducation : quand les lycéens transmettent leurs savoirs à des écoliers
« Depuis la rentrée à Carquefou, les écoliers échangent par Internet avec les lycéens.
C’est une question que se posent tous les enseignants, mais aussi les parents d’élèves. Comment donner aux enfants le goût d’apprendre et retenir leur attention ? Comment leur faire aimer la physique ou encore la chimie ? Une expérience très originale est actuellement menée à Carquefou, près de Nantes. Elle repose sur le principe d’échange entre écoliers et lycéens. »

Héloïse Dufour. « Plus d’un million d’élèves sont concernés par la classe inversée ».
« Mercredi, se tient à Rennes la journée de la classe inversée. Mêlant numérique et pédagogies type Freinet, elle fait de plus en plus d’émules et s’attire le regard bienveillant de l’Éducation nationale. »

A cette occasion, reportage dans la classe d’Olivier Quinet.
« Prof d’histoire, Olivier Quinet utilise la classe inversée et les neurosciences pour libérer du temps de classe et rendre les élèves acteurs de leur apprentissage, à travers des tâches complexes. »

Face au sexisme, revoir l’éducation des garçons
« Alors qu’on encourage les fillettes à tordre le cou aux préjugés, les petits mâles sont maintenus dans de vieux schémas virils. Même si, du magasin de jouets au jardin d’enfants, les pratiques commencent à changer »

Harcelée sur les réseaux sociaux après sa participation au concours de plaidoiries du mémorial
« Hélène était parmi les 14 finalistes, vendredi dernier, au Mémorial de Caen. Élève de terminale en Moselle, elle a choisi de plaider la cause des Alevis de Turquie, la culture et la religion de ses grands-parents, minoritaire et "dissimulée". Elle est depuis victime de harcèlement et de menaces. » Quand les conflits communautaires turcs s’invitent en France, les valeurs de la République souffrent.

Éducation - Afrique subsaharienne : sortir des idées reçues. Un article très intéressant pour montrer que l’éducation a fait des progrès sensible dans cette région du monde victime de nombreux préjugés.
« Dans un contexte difficile, les efforts fournis par les autorités donnent beaucoup plus de résultats que les esprits chagrins ne le reconnaissent. La preuve...
Les systèmes éducatifs africains ont accompli des progrès considérables pour accueillir les nouvelles générations à l’école. Les pays et les familles reconnaissent l’importance de cet investissement en faisant de l’éducation une priorité, notamment dans leurs dépenses. Les retours sur investissement leur donnent raison, aussi bien par rapport aux gains individuels de revenus et de compétences que par rapport au développement économique et social des pays. »

Ressources

Concevoir des formations, un livret ressource pour les formateurs
“Une synthèse des réflexions et des outils du centre Alain-Savary au service des formateurs. Quelle serait une formation continue véritablement efficiente, une « bonne » formation, aujourd’hui ? À partir de son expérience, le centre Alain-Savary a défini un certain nombre d’objectifs, de modalités et d’outils pour concevoir la formation continue des enseignants. Version 6 - Novembre 2017, avec un nouveau chapitre sur l’usage de la photo.”

Dossier de veille de l’IFÉ :
À l’école des compétences sociales n°121, janvier 2018 Auteur(s) : Gaussel Marie

Géraldine Duboz

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Revue de Presse Education... Parcoursup - Réforme du Bac et du Lycée - Apprentissage - Ressources...

30 Janvier 2018 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Parcoursup - Réforme du Bac et du Lycée - Apprentissage - Ressources...

La réforme à trois étages (entrée dans le supérieur, baccalauréat, organisation du lycée) est au centre de l’actualité.

Parcoursup

Entrée à l’université : premières modifications apportées au projet de loi par le Sénat par Laura Taillandier. “La commission éducation du Sénat a adopté le projet de loi sur l’orientation et la réussite des étudiants, le 24 janvier 2018. Avec, au passage des modifications, notamment sur les capacités d’accueil, le dialogue entre recteurs et universités, et le délai d’inscription des établissements sur Parcoursup.”

Appel de la première Coordination nationale de l’éducation. Pour le retrait du Plan étudiants, de la plateforme Parcoursup et des projets de réforme du bac et du lycée.

Parcoursup un monde merveilleux ?

LORRAINE - Enseignement supérieur Orientation post-bac : l’heure du choix. “Depuis le 22 janvier, les futurs bacheliers peuvent émettre leurs vœux d’orientation sur Parcoursup, une nouvelle plateforme censée faire oublier les ratés d’APB. La rectrice a testé le dispositif à Metz avec Noémie, 17 ans.”

Et sur la webTv de l’académie de Versailles … Parcoursup : l’orientation en action ! C’est le Service communication de la DSDEN de L’Essonne qui s’y est collé !

Parcoursup : nouvelle procédure d’admission post-bac, nouvelles craintes. “« Le Monde » a pu assister à des réunions d’information dans des lycées, où les parents, venus nombreux, s’interrogent sur le nouveau système d’orientation post-bac.”

Parcoursup, nouvel eldorado pour les coaches en orientation scolaire. “L’angoisse des élèves de Terminale pour leur avenir n’a pas disparu avec l’arrivée de Parcoursup, la nouvelle plateforme d’inscription à l’université, à en croire les coachs en orientation : ils croulent sous les demandes d’aide face un dispositif dont ils ne maîtrisent pas toutes les règles.”

Réforme du Bac et du Lycée

Réforme du bac : « Si les progrès des élèves sont véritablement recherchés, le projet doit être retravaillé ». “Dans une tribune au « Monde », l’universitaire Blanche Lochmann pense que le rapport de la « mission baccalauréat » révèle l’incapacité des acteurs à concilier budget équilibré et excellence pour tous.”

Nathalie Mons : « Le bac est devenu complexe et son organisation est chronophage »
Dans une tribune au « Monde », la sociologue Nathalie Mons observe que le bac français a fait école dans les pays de l’OCDE mais il doit aussi devenir un instrument au service de la socialisation des jeunes.”

Pierre Merle : « Les réformes du bac et de l’accès à l’université suscitent de multiples réserves ». “Dans une tribune au « Monde », le sociologue Pierre Merle juge que l’importance accordée aux notes et au contrôle continu pour le baccalauréat pose problème. Il estime notamment qu’il faudrait aussi tenir compte du rapport entre compétences et aptitudes des élèves à suivre avec succès un enseignement supérieur.”

Les annexes du rapport Mathiot sur le bac : questions de méthode ? Par Jean-Pierre VERAN sur son blog. “On a beaucoup écrit et dit sur le rapport Mathiot, avant sa parution et après. Mais on s’est peu intéressé à ses annexes, qui sont sans doute révélatrices d’une certaine méthode.”

Et même Jean-Paul Brighelli : Les illusionnistes de l’Education. “On connaît le principe d’action des illusionnistes : de la main droite ils agitent ostensiblement un chiffon rouge, sur lequel se fixe l’attention des spectateurs, pendant que de la main gauche ils font sortir des lapins de leur chapeau. L’esprit a du mal à se connecter à deux problèmes très distincts.
Pierre Mathiot a donc présenté mardi à Jean-Michel Blanquer et à la presse ses conclusions pour un Nouveau bac après trois mois de consultations intensives : ça, c’est le chiffon rouge, celui sur lequel se sont jetés les commentateurs. Le Bac est en France un tel totem que tout ce qui tourne autour est immédiatement sacré.
Pendant ce temps, de la main gauche, est sortie la nouvelle (et probable, même si Jean-Michel Blanquer doit statuer sur ces questions à la mi-février) organisation du lycée
.”

Rapport Mathiot : Bac réaliste et organisation pour le lycée incohérente. Par Viviane Micaud sur son blog. “La commission Mathiot pourtant sur le baccalauréat général et technologique, a remis son rapport au ministre de l’Education nationale à Jean-Michel Blanquer. La proposition pour le baccalauréat me semble cohérente. Par contre la réorganisation du lycée s’appuie sur deux dogmes faux, montrant un manque de maturité sur le sujet qui ne peut qu’être fatal.”

Jean-Michel Blanquer : "Le Bac de 2021 n’aura plus que quatre épreuves". "Selon le ministre de l’Education nationale "le Bac est devenu trop lourd, a perdu une partie de son sens et fait préparer un certain nombre de choses d’une manière qui ne prépare pas pour la suite". Il fallait donc le réformer." Vidéos de l’émission de FranceInter.

Bac : la vraie-fausse révolution de Jean-Michel Blanquer ? "Les propositions remises au ministre mercredi semblent modifier l’épreuve – et le lycée – en profondeur. Un faux-semblant, pour une partie de la presse."

Un plan Marshall de l’informatique au lycée dans le rapport Bac 2021. “Dans son rapport visant à repenser le Bac et la manière dont il est organisé, le politologue Pierre Mathiot appuie l’importance de l’enseignement de l’informatique au lycée. Dans ses propositions, la discipline est intégrée au socle commun d’enseignement, afin que tous les élèves puissent bénéficier des bases en développement, sécurité informatique et e-réputation.”

Apprentissage

Y a d’la rumba dans l’air... de ce côté.

Apprentissage : tensions entre Edouard Philippe et Muriel Pénicaud. “Entre Matignon et le ministère du Travail, rien ne va plus ou presque. Pomme de discorde : l’apprentissage. Pour la première fois depuis l’élection d’Emmanuel Macron, des divisions apparaissent au sein de l’exécutif. "Le front gouvernemental craque face à la fronde régionale, tacle un membre du gouvernement. On prend le risque de planter la réforme afin de récupérer des alliés potentiels pour La ­République en marche." Le mauvais coup n’est venu ni des ordonnances travail, dont le parcours législatif s’est achevé sans encombre cette semaine, ni des syndicats, mais… du Medef et des Régions ! Un scénario que les plus fins observateurs de l’Elysée n’avaient pas forcément pressenti.”

Ressources

Sommaire du Magazine de l’éducation. N°3. Janvier 2018. (Dé)formation des enseignants. "D’une part ce numéro 3 s’intéresse aux changements et aux mutations à opérer en terme de formation de recrutement des enseignants. D’autre part, il questionne les interrelations entre les parents et l’école.”

Sur le site Chaire Franco-Chinoise sur les politiques d’éducation en Europe on trouve ce texte : L’inspection scolaire en Suède. “Le rôle de l’inspection suédoise est de contrôler et d’examiner les établissements scolaires selon un démarche d’audit de qualité, de donner des avis et des recommandations aux directions d’établissement et aux équipes pédagogiques sur la base des textes officiels et nationaux en vigueur. Comme le système est fortement décentralisé, l’inspection doit aussi respecter l’autonomie des établissements scolaires et elle n’a pas de rôle automatique de conseiller auprès du ministère parce qu’il existe une Agence Nationale de l’Education pour cela.” Une toute autre conception qu’en France !

Bernard Desclaux

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