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Vivement l'Ecole!

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Revue de Presse Education... Débats - Supérieur - Annonce...

21 Septembre 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Débats - Supérieur - Annonce...

Peu d’éléments d’actualité, beaucoup de textes ou de vidéos sur des débats, et des interrogations sur le supérieur.

Débats

Jean-Pierre VERAN sur son blog interroge : La querelle des portables au collège : un faux débat ?Aller plus loin que le code de l’éducation ne le fait depuis 2010 dans l’interdiction des téléphones portables au collège, est-ce vraiment une simple mesure de bon sens, ou une entrave à la formation à un usage responsable des terminaux mobiles ?

Et sur le site de L’école de demain vous trouverez : Téléphones en classe au collège :

témoignage. “Christian Westphal enseigne la physique-chimie au collège de Truchtersheim (67), dans un environnement socio-économique réputé plutôt favorisé. Il exerce également les fonctions de personne ressource pour le numérique (PRN) dans son établissement depuis plus de 15 ans et de formateur académique, en particulier autour des usages de la plateforme Moodle.” Horreur, “Il utilise les smartphones de ses élèves en classe.”

Deux documents qui partent de l’idée qu’il faut d’abord partir de l’idée que l’on a de l’éducation. Tout d’abord Patrick Rayou dans une petite vidéo s’interroge sur Les devoirs à la maison - Vous en dites quoi ?

Et l’interview de Jean-François Ceci de 34mn sur le numérique en éducation, réalisée à l’ESEN-ESR le 9/11/2016 lors du colloque international "e-éducation 2016" qui vient d’être mis en ligne.

Et puis, Les évaluations en CP ne font pas l’unanimité. “Ce lundi, les élèves de CP ont passé les premières évaluations nationales de français et de mathématiques. Après cette première journée d’examen, parents et professeurs ne sont pas emballés.”

Quelles pratiques pédagogiques préfèrent les enseignants ?Que sait-on des pratiques pédagogiques en France et ailleurs ? Finalement pas mal de choses selon l’OCDE qui peut avancer deux enquêtes bien connues : Talis et Pisa. Dans une note récente, l’OCDE montre que les enseignants préfèrent partout les pratiques traditionnelles mais que les pays sont inégaux devant les pratiques davantage tournées vers les élèves. Et qu’élèves et professeurs semblent ne pas partager les mêmes écoles…

Emploi : les compétences d’avenir ne sont pas uniquement technologiques. “Pour faire face à la révolution technologique dans leur emploi, les Français auront besoin de développer des compétences numériques mais pas uniquement : des compétences "transversales" notamment "situationnelles" seront aussi nécessaires, estime un rapport du Conseil de l’orientation de l’emploi (COE) publié mercredi. Ce rapport du COE fait suite à un premier publié en janvier sur "l’automatisation, numérisation et emploi". Il estimait que moins de 10% des emplois étaient "très exposés" aux mutations technologiques et risquaient d’être supprimés mais que près de la moitié devront évoluer.”

Supérieur

Universités : les pôles d’enseignement de proximité cherchent leur place par Laura Taillandier. “Difficile pour les petites et moyennes universités de trouver leur place dans un paysage en pleine mutation. C’est ce qui ressort d’un colloque sur les pôles d’enseignement de proximité où, pendant deux jours, universités et collectivités ont planché sur la stratégie à adopter à l’heure des regroupements, des investissements d’avenir et des classements internationaux.”

Et si vous voulez Tout savoir sur Thierry Coulhon et Quentin Lafay, conseillers éducation à l’Élysée.

Être bon ou bien classé ? Le dilemme des institutions d’enseignement supérieur par Yoann Bazin, Enseignant chercheur en Sciences de gestion, ISTEC. “Les sorties successives des classements des universités du Times Higher Education et de l’université Jiaotong de Shanghaï ont, comme chaque année, été accompagnés de leurs lots de commentaires, et autres inepties.
Au-delà de leur rigueur et de leurs qualités, c’est leur logique sous-jacente – l’idée même de pouvoir classer – qui pose problème. Celle-ci est porteuse d’une idéologie très économico-managériale qui amène à voir des institutions d’enseignement supérieur et leurs acteurs sous l’unique angle de leur performance, ou plutôt de « sous performance » pour les premières et d’« angoisse » pour les seconds
.”

Rentrée universitaire : la vie étudiante, simple comme une appli ?Une application mobile pour simplifier la vie des étudiants. De plus en plus d’universités se lancent sur le créneau et proposent des services mobiles à destination de leur communauté. Retour sur cette tendance qui nécessite, pour les établissements, une évolution constante.”

Annonce

La forme scolaire

Fil rouge des événements numériques éducatifs de l’année 2017-18.

Une série d’événements annuels se déroulent sur les territoires académiques pour contribuer à l’accompagnement et à la formation des acteurs du numérique éducatif, enseignants et cadres en particulier. Ces journées sont généralement portées par Réseau Canopé, en partenariat avec les académies, avec le soutien actif du ministère (Direction du numérique pour l’éducation).
La DNE, l’Inspection générale et Canopé se sont entendus pour relier ces divers évènements par un fil rouge, que chacun pourrait enrichir de son expertise et de ses réseaux auprès de différents publics. Il s’agit ainsi de créer une dynamique collective et une complémentarité entre les moments numériques où se rencontrent chercheurs et praticiens de terrain, pour enrichir les ressources de formation des personnels et les partager au niveau national.

Le thème retenu pour l’année, est celui des transformations de la forme scolaire. Il s’inspire notamment du rapport de Catherine Becchetti-Bizot, inspectrice générale de l’éducation nationale « Repenser la forme scolaire à l’heure du numérique ».”

Bernard Desclaux

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Revue de Presse Education... Evaluer - Supérieur - Divers...

20 Septembre 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Evaluer - Supérieur - Divers...

Les évaluations de CP et de 6e font beaucoup parler d’elles, de même que l’enseignement supérieur. Des infos diverses et variées en fin de revue.

Evaluer

Cette semaine doivent avoir lieu les évaluations des élèves de CP, décidées cet été par le ministre. En 6è, ce sera au retour des vacances de Toussaint. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elles ne convainquent pas. "En CP, les résultats des évaluations seront transmis par le chef d’établissement à l’inspecteur d’académie. En 6è, les tests, anonymisés, feront l’objet d’une « remontée » nationale. Ils devraient servir de base à l’élaboration d’un indice de « valeur ajoutée » pour chaque collège, comme il en existe déjà un pour les lycées : on pourra ainsi mesurer la façon dont chaque établissement fait progresser ses élèves entre le début de la 6è et le brevet." Mais "« Le ministre n’a pas fait preuve de clarté sur les objectifs de ces tests, ce qui alimente la méfiance des acteurs éducatifs », considère l’historien Claude Lelièvre. D’autant qu’en France, l’évaluation demeure « un gros mot », note Éric Charbonnier. Elle éveille « la crainte d’une concurrence entre établissements et la stigmatisation des moins performants d’entre eux, avec une mise en cause de leurs enseignants, voire des sanctions à leur encontre »."

D’ailleurs "Vincent, professeur des écoles, a déjà fait passer les évaluations de CP en français à ses élèves. Si certains exercices n’ont posé aucun problème, d’autres étaient « très difficiles pour des enfants qui n’ont que quelques jours d’école élémentaire dans les jambes »." VousNousIls

Pour le Café Pédagogique, "syndicats et associations professionnelles appellent à la résistance. Ils mettent au pied du mur un ministre qui a des conceptions pédagogiques bien ancrées. Son premier pas en pédagogie va-t-il déraper ?"

Evaluer les élèves, cela peut se faire de manière intéressante. Professeur d’histoire et géographie, Jean-Pierre Costille raconte, à la première personne, comment les outils numériques modifient sa pratique d’enseignant. “Le numérique me permet à la fois d’envisager le groupe classe et le parcours de chaque élève et donc de différencier. Mais au passage, le numérique permet davantage. Par ce système d’évaluation intermédiaire, certains élèves prennent ou retrouvent confiance. Cela participe également d’une relation pédagogique où l’élève perçoit que ces dispositifs sont là pour l’aider à réussir.”

Il est des profs charismatiques, passionnés, que l’on n’oublie pas.

"Sur Lemonde.fr, Campus a invité les internautes à raconter pourquoi et comment un enseignant les a marqués. Témoignages."

Supérieur

Le Snpden et "l’assassinat à petits feux" d’APB

“Qui veut la peau d’APB ? Sans doute beaucoup de monde. En tous cas, Philippe Tournier, secrétaire général du Snpden, le premier syndicat de personnels de direction, ne croit pas à sa mort naturelle. Le 14 septembre, il explique que les interventions politiques, les coups bas de l’administration et les lobbys du supérieur ont tué un système qui fonctionnait et qui mettait de la morale dans les affectations. Le Snpden souligne aussi les risques qui attendent son remplaçant. A bon entendeur…”

L’instauration de "pré requis" à l’entrée des filières universitaires :une sélection qui ne dit pas son nom par Bruno Magliulo

Remarquons en passant que l’enseignement supérieur en France est "formidable". C’est ce que défend Emmanuel Jeuland dans son blog.

“Les frais d’inscription sont très peu élevés en France et l’université manque de moyen. Une augmentation générale serait inacceptable socialement mais le tarif dégressif en tenant compte du foyer fiscal de l’étudiant serait en mesure d’assurer un peu mieux la justice sociale. Imposer la sélection à l’entrée ou des « prérequis » ne seraient donc pas nécessaires pour accueillir tous les bacheliers.”

Enseigner à l’université, ça s’apprend.

“A partir de la rentrée 2018, les nouveaux maîtres de conférences devront obligatoirement être formés à la pédagogie. Une formation bienvenue face à l’arrivée massive d’étudiants aux profils divers.” Par Séverin Graveleau

Etudier en alternance donne moins de chance de devenir cadre. "Si les diplômés de master en alternance s’insèrent plus vite que les diplômés de la « voie classique », ils ont cependant plus de difficultés à obtenir un poste de cadre."

Pourra-t-on bientôt passer ses examens en pyjama ?

“Après les formations en ligne, les examens en ligne ? L’université de Caen-Normandie tente l’expérience depuis deux ans. Pierre Beust, directeur du centre d’enseignement multimédia universitaire de l’établissement, revient sur ce projet et ses enjeux, en amont de la conférence EducPros du jeudi 19 octobre 2017, dédiée à la transformation digitale.”

Divers

Grand entretien avec le chercheur François Taddei : "Décentraliser l’éducation"

“Midi Libre vous propose d’aller à la rencontre de personnalités françaises reconnues et leur a posé la même question : Le monde a-t-il changé ? Pour le directeur et le fondateur du Centre de recherche interdisciplinaire (CRI) François Taddei, l’école doit être pensée différemment pour faire face aux défis actuels.” Pour les abonnés.

Et si on prenait son temps avant de tout changer ?

“Virginie Lanlo est maire-adjoint déléguée à l’éducation à Meudon, ville moyenne des Hauts-de-Seine et membre de la Commission éducation de l’Association des Maires de France. Elle s’élève contre le détricotage d’une réforme des rythmes qui commençait à porter ses fruits et souhaite qu’un vrai débat ait lieu, sans cette funeste précipitation qui a poussé une commune sur trois à revenir aux « quatre jours ».”

Un édito du rédacteur adjoint de Libération qui s’adresse à ses amis qui contournent la carte scolaire. "Les principes et convictions de gauche explosent quand l’enfant entre en sixième. Contourner la carte scolaire devient la préoccupation de la rentrée.

“Parce que la mixité scolaire, ça va bien à la maternelle et à la primaire. Mais au collège, fini de rigoler, on retrouve ses semblables. Les populations « défavorisées » « tirent la classe vers le bas ». Alors que Juniorette, elle, elle est limite surdouée. La réversibilité de l’argument (et si c’était plutôt Juniorette et ses potes qui allaient tirer la classe vers le haut ?) n’est jamais envisagée : les beaux principes de jeunesse, les idéaux de gauche, de mélange, d’égalité, de société ouverte où les forts épaulent les faibles, éclatent sur le mur de l’amour filial. On se résigne à l’entre-soi en se trouvant des excuses. Les convictions s’arrêtent là où commence Junior.”

Des nouvelles dans l’affaire des tableaux noirs de Gaillac. "Après la décision de la rectrice de suspendre toute sanction administrative, les 6 enseignants du collège poursuivis pour avoir "mis à l’abri" des tableaux noirs veulent que la plainte pour vol soit retirée."

Géraldine Duboz

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Revue de Presse Education... Système éducatif - Blanquer - Supérieur...

19 Septembre 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogoques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Système éducatif - Blanquer - Supérieur...

Ce lundi, il est encore beaucoup question de notre système éducatif et notre ministre fait toujours autant parler de lui. L’enseignement supérieur sera également abordé.

Système éducatif

The Conversation publie une tribune d’un professeur en sciences de l’éducation qui prône de changer totalement de système éducatif : « Cinquième puissance économique du monde, la France voit son système éducatif classé 27e dans le classement des Bernardins, qui mesure la qualité des systèmes éducatifs des pays de l’OCDE, tandis que selon PISA l’école française est l’une des plus inéquitables. Notre système est à bout de souffle et irréformable. Il faut en changer pour revenir dans les toutes premières places mondiales d’ici 10 ans. Comment faire ? »

Une interview très intéressante de La lettre de l’éducation avec Aziz Jellab se consacre au thème de l’équité dans les établissements scolaires : « Vous soulignez dans votre livre que l’équité, c’est-à-dire la prise en compte des inégalités de départ devant le savoir, se construit à l’échelle de l’établissement...

On ne peut plus se contenter d’invoquer éternellement une égalité des chances qui, en fait, reste une abstraction. L’école ne peut pas tout faire, mais elle crée des contextes, comme la micro-organisation que constitue chaque établissement et où se joue en grande partie le parcours d’un élève, sa réussite ou non. Il faut donc interroger ce contexte, ses acteurs, les choix qu’ils font et les pratiques qu’ils mettent en œuvre pour identifier les leviers qui relient l’enseignement aux apprentissages effectifs et créent les conditions de la réussite. »
Enfin, signalons un podcast de The Conversation sur le thème réformer ou transformer l’éducation.

Blanquer

Challenges semble étonné de voir les positions critiques du Monde vis à vis de M. Blanquer, dépeint comme refusant tout dogmatisme : « Une sorte de barbare, ce Blanquer, qui, à en croire Le Monde, se serait déjà mis à dos une grande partie des maîtres et des professeurs, perdant en quelques semaines leur "confiance". Or les sondages montrent qu’à l’inverse, les Français, eux, comprennent la démarche d’un ministre dont on découvre en prenant la peine de le lire et de l’écouter qu’il n’est pas un idéologue de l’éducation, qu’il ne s’interdit pas, au contraire, l’apport des pédagogistes et que, parfois, les "réacs de l’école" l’irritent au plus haut point. Alors convenons qu’en matière d’école et d’éducation, ce refus de tout dogmatisme et cette volonté du "en même temps", auraient plutôt tendance à nous séduire. » Un article somme toute navrant et peu informé, qui cède aussi à l’usage injurieux du terme pédagogiste.

Le Café pédagogique relaie les critiques de Michel Lussault, président du Conseil supérieur des programmes, à l’égard de la politique du ministre : « " Est-ce pragmatique de ne pas évaluer les programmes existants avant de les modifier ? Est-ce pragmatique de les qualifier de précieusement ridicules ? Ou encore de revenir à un enseignement chronologique ? Ce n’est pas pragmatique, non. C’est dogmatique". Dans L’Alsace et les quotidiens de l’est, Michel Lussault, président du Conseil supérieur des programmes ,se lâche. »

Supérieur

Le Monde fait la recension d’un ouvrage intitulé La société du concours : « Livre. Dans « La Société du concours », Annabelle Allouch considère que la sélection à l’université « pourrait être contre-productive et amplifier les inégalités sociales ». »

MCE, chaîne TV étudiante, se demande si la sélection à l’entrée des universités est bien une solution : « La sélection à l’université est le débat de cette Rentrée 2017 mais c’est surtout un grand flou pour les étudiants. Plus de tirage au sort, instauration de prérequis, qu’en est-il réellement ? Catherine Morin Desailly, sénatrice de la Seine-Maritime et présidente de la commission de la culture, de l’éducation et de la communication au Sénat est venue sur le plateau de MCE pour nous en dire plus. »

Le Monde se penche sur le rôle de l’origine sociale dans la réussite dans l’enseignement supérieur : « Son bac ES en poche, Benjamin Boreme se souvient « s’être senti complètement perdu » lors de ses premiers mois en licence de droit à Paris-Sud. « Je ne comprenais rien au fonctionnement de la fac et encore moins à ce que l’on attendait de moi. » Ses parents n’ont pas le bac. Il était le premier de sa famille à faire des études, et ne pensait pas être confronté à autant de difficultés. « J’étais un lycéen sérieux, avec des résultats corrects », affirme le jeune homme, aujourd’hui âgé de 26 ans. Il a néanmoins réussi s’adapter et a décroché sa licence dans les temps (en trois ou quatre ans), comme seulement 33 % des élèves issus de milieux défavorisés. Un taux de réussite qui monte à 44 % chez les jeunes issus de milieux favorisés et à 47 % dans les milieux très favorisés. »

Enfin, Luc Bentz, sur son blog, explique pourquoi il serait bon d’éviter le simplisme concernant l’épineux problème de l’orientation dans l’enseignement supérieur : « Les déboires d’APB (admissions post-bac), et surtout ceux des nouveaux bacheliers sans affectation sont à l’origine d’un débat sur l’orientation à l’Université. Le problème de l’échec à l’université est une réalité : deux étudiants sur trois seulement obtiennent leur licence en trois ou quatre ans (27%, soit à peine un quart, en trois ans ; 39% en quatre ans). Mais en la matière, la précipitation risque d’être mauvaise conseillère… »

Aurélie Gascon

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Revue de Presse Education... Don Quichotte - Réactions - Ecole - Supérieur...

16 Septembre 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Don Quichotte - Réactions - Ecole - Supérieur...

Notre ministre ne compte plus ses déclarations aux médias et du coup la stratégie de communication commence à être éventée... et les réactions se manifestent. Du coup des interrogations sur l’Ecole se formulent. On terminera par quelques infos sur le supérieur.

Don Quichotte

Dans le Figaro, Judith Waintraub a trouvé les moulins à vent de notre ministre et se donne les raisons d’y croire avec cette question, École : et si enfin ça changeait ?Pédagogie, discipline, dérives islamistes : rien ne va plus, et depuis longtemps, dans le système scolaire français. Le nouveau ministre de l’Éducation s’est lancé dans une contre-révolution qui ne dit pas son nom, avec la bénédiction d’Emmanuel mais aussi de Brigitte Macron.”

Dans Le Monde, Aurélie Collas rappelle les belles intentions au sujet des Programmes : Jean-Michel Blanquer ne veut pas « tout bousculer »… mais un peu quand même. “Autant de sujets brandis régulièrement par le camp des « antipédagogistes » pour dénoncer la baisse d’exigence de l’école. Après sa prise de position, à la rentrée, contre la méthode globale en lecture (qui n’est pas strictement utilisée en classe), le ministre a quasiment balayé tous les thèmes favoris de cette frange de l’opinion, qualifiée par ses adversaires de « conservatrice ».

« J’ai l’impression qu’il adresse des signes à tous ceux qui pensent que la politique éducative de la gauche a bradé le niveau, déplore Michel Lussault, le président du Conseil supérieur des programmes. Les décisions qu’il prend – de manière très solitaire – ne se limitent pas à de simples ajustements. Curieux pour un ministre qui se dit pragmatique, soucieux de s’appuyer sur l’évaluation ! En matière de programmes, rien n’a été évalué, puisque ceux-ci n’ont qu’un an d’existence. »

Toujours dans Le Monde, Mattea Battaglia s’interroge… Jean-Michel Blanquer, ministre « rétro » ?En s’exprimant régulièrement dans les médias, le ministre de l’éducation nationale s’adresse plus aux parents qu’aux enseignants.”

Education : Jean-Michel Blanquer fustige « une stratosphère qui crée de faux débats ». “Invité jeudi de l’émission « Questions d’info » sur LCP, le ministre de l’éducation nationale trace sa route en se montrant imperméable aux critiques.” “« L’intérêt général » est devenu le maître mot du ministre de l’éducation nationale pour répondre à ses détracteurs, qui le qualifient de « réac ». Quand on lui demande s’il se considère comme un homme « de gauche » ou « de droite », il élude et rétorque : « Je suis habité par la question de l’éducation au service de l’intérêt général », en invoquant son expérience de terrain : « Je vois ce qu’il se passe et, si j’avance avec cette fermeté, c’est parce que je sais à quel point ça correspond à des demandes de terrain. » Fustigeant « une stratosphère qui crée des faux débats », il s’est dit imperméable aux critiques qui émanent d’elle : « Des gens viennent vous dire : “Vous êtes un réactionnaire, vous êtes un scientiste, vous êtes un technocrate”, ça m’est complètement égal, ce qui compte, c’est l’intérêt général, c’est l’intérêt des enfants. »

La division à l’école, ce sera dès 6 ans. “L’idée est dans l’air du temps : la méthode de Singapour, une pédagogie qui vaut aux écoliers asiatiques de briller loin devant leurs camarades des autres pays, prévoit l’apprentissage précoce des opérations mathématiques, y compris avec des grands nombres, dès les premières années d’école. Au Royaume-Uni, les Britanniques commencent dès 5 ans à calculer des multiplications et des divisions à l’oral. Et au Japon, certains parents fortunés emploient même des maths-sitters, des baby-sitters chargées de familiariser les petits aux chiffres.”

En deux étapes, Jean-Marc Chevauché défend Jean-Michel Blanquer par l’appel au bon sens sur le Courrier Picard… “Ce Blanquer est plaisant quand il a des exigences de bon sens, bien fermes sur leurs principes et solides d’intelligence.”

Réactions

Education : « On assiste au détricotage ». "Le patron des programmes scolaires, Michel Lussault désapprouve les annonces de son ministre Jean-Michel Blanquer. Un clash au sommet de l’Éducation nationale. “En tant que président du Conseil supérieur des programmes et à titre personnel, je suis surpris sur la forme et sur le fond. Sur la forme, Jean-Michel Blanquer annonce ses décisions dans la presse. Il fait cela tout seul, comme un ministre « omnicompétent », alors qu’à l’inverse, les programmes mis en œuvre en 2016 ont été élaborés après deux ans de consultation d’une centaine de personnes. Sur la forme encore, les programmes d’aujourd’hui n’ont pas été évalués, le Conseil supérieur n’a pas été consulté. Je note que le ministre de l’Éducation nationale avait dit qu’il ne préparait pas de grande réforme, or on assiste au détricotage de tout ce qui a été fait auparavant.”

Conseil des programmes scolaires : Michel Lussault en sursis. “Combien de temps tiendra-t-il ? La question agite la Rue de Grenelle, car il est peu probable que Michel Lussault, nommé à la tête du Conseil supérieur des programmes par Najat Vallaud-Belkacem, demeure longtemps à ce poste clef. Très proche de l’ancienne ministre, cet agrégé de géographie et ancien président d’université, qui a piloté la dernière réforme des programmes scolaires, fait figure de dernier des Mohicans au sein d’un ministère en pleine révolution idéologique.”

Inlassablement, répondre aux mensonges et contre-vérités… (suite) Jean-Michel Zakhartchouk. “La mode est aux fake news, on le sait. Mais aussi à la riposte à ceux-ci, de plus en plus importante dans les médias et sur internet. Pourtant, en matière éducative, on est loin du compte : trop peu de journalistes par exemple s’emploient à démasquer mensonges, contre-vérités et approximations venant soit de responsables institutionnels soit de plumitifs divers dont certains se prétendent « intellectuels » et ne le sont guère quand ils profèrent un peu n’importe quoi sur l’école et la pédagogie (mais pour certains comme les producteurs de livres à la chaîne Onfray ou Debray, c’est sur tous les sujets !).”

École : les vrais défis, sur les Cahiers pédagogiques. Les enjeux de la réforme pédagogique du collège par Jean-Paul Delahaye. “Le collège unique n’est toujours pas réellement mis en place. Plutôt que d’y renoncer, il faudrait s’atteler véritablement à sa mise en œuvre, et cela passe notamment par une réforme de la pédagogie qui y est pratiquée.”

« Saisir l’opportunité que représente cet outil pédagogique ». Recueilli par Sylvain Labaune. “Faut-il interdire les téléphones portables au collège ? L’avis de Philippe Watrelot, professeur de sciences économiques, ancien président du Cercle de recherche et d’action pédagogiques (Crap).”

Ecoles

Un petit rappel. Méthode globale ou syllabique : de quoi parle-t-on ? Par Jérôme Deauvieau, professeur de sociologie à l’Ecole normale supérieure , Janine Reichstadt , professeure honoraire à l’Espé de Créteil et Jean-Pierre Terrail, professeur honoraire à l’université de Versailles - Saint-Quentin-en-Yvelines. “Les deux techniques cohabitent dans les écoles, et les difficultés persistent. L’approche syllabique, qui permet un décodage fluide des mots, n’exclut en rien le travail sur la compréhension.”

École : les vrais défis sur les Cahiers pédagogiques : Lecture : la guerre des méthodes n’aura pas lieu, Entretien avec Roland Goigoux. “Ce que pense l’un des meilleurs spécialistes de la lecture en France, professeur des universités à l’ESPÉ Clermont-Auvergne, des risques de réouverture de querelles stériles sur les méthodes, de la meilleure façon d’optimiser les dédoublements en CP de REP ou du bon usage des neurosciences.”

Ecoles hors contrat : un laboratoire pour l’école. “Elles veulent conjurer les défaillances de l’Éducation nationale et proposent de nouvelles pédagogies. Au plus près de la réalité des élèves, les 1400 écoles hors contrat de l’Hexagone rivalisent d’audace et de créativité. Pour la nouvelle équipe de la Rue de Grenelle, elles peuvent constituer un laboratoire. Plongée dans la galaxie de ces lieux d’apprentissage qui dessinent un nouvel état d’esprit.”

L’école, plus qu’un simple vecteur de connaissances ?Souvent interrogée sur son organisation, la qualité de ses enseignants, ses modes d’évaluation, l’école est aujourd’hui sollicitée sur la question des savoirs enseignés et sur la façon de les diffuser. La première mission de l’école est en apparence de transmettre des savoirs, mais de quels savoirs s’agit-il exactement ? L’école, et les professeurs ont-ils vocation à éduquer les élèves ou leur mission est-elle bien plus vaste : leur faire découvrir le monde, l’art et les autres ?

Et même quand elle est finie, Activités extra-scolaires : « Et le tien, il fait quoi, comme activité, cette année ? » sur le blog de Sandrine Chesnel, journaliste à lunettes. “C’est que dans certains milieux favorisés, ne pas inscrire son enfant à une activité culturelle et/ou sportive à chaque rentrée semble quasiment relever de la maltraitance. Il faudrait que Lulu fasse de la musique dès deux ans sinon il ne développera pas une oreille musicale ; il devra aussi commencer dès 6 ans un sport co’ sinon il ne développera pas le sens du collectif. Nous le savons tous, cette frénésie d’activités extra-scolaires dissimule très souvent une inquiétude des parents quant au devenir de leurs rejetons : la vie est une compétition, la scolarité une course d’obstacles, et un enfant qui fait plein d’activités extra-scolaires sera « plus épanoui », et donc « mieux armé » pour réussir plus tard (« réussir » quoi, ça fera l’objet d’un autre billet). Les emplois du temps de ministre des enfants de cadres ne sont souvent que l’expression la plus concrète d’une forme de pression scolaire qui pèse autant sur les parents que sur les enfants.”

Supérieur

Plateforme APB : plus de 3.000 bacheliers toujours sans affectation à l’université. “Plus de 3.000 bacheliers inscrits sur la plateforme admission post-bac (APB), essentiellement issus de filières techniques et professionnelles, sont toujours sans affectation à l’université, a déclaré jeudi la ministre de l’Enseignement supérieur Frédérique Vidal, en assurant que tous auront "une proposition".

Les bacheliers généraux "trouveront des places". "Sur le dernier pointage, il y a une centaine de bacheliers généraux qui sont toujours à la recherche d’une formation qui leur convienne et toujours 3.000 bacheliers professionnels et techniques", a déclaré la ministre sur France Inter. "Les 100 bacheliers généraux, je pense qu’ils trouveront une place, il y a plus de 100.000 places disponibles dans les établissements d’enseignement supérieur.”

Rappel, il y avait 864 324 candidats inscrits en juin dans APB. 100 000 places disponibles ? Impossible de trouver le nombre de places offertes en post-bac globalement...

Accès à l’université et financement de l’enseignement supérieur et de la recherche : que faire ? (épisode 4) par Hervé Dole, Professeur (astrophysique et physique) - Institut d’Astrophysique Spatiale (CNRS & Univ. Paris-Sud), Université Paris Sud – Université Paris-Saclay. “Quatrième et dernier épisode de l’état des lieux et propositions sur l’université en particulier, et l’enseignement supérieur et la recherche en général. Aujourd’hui : les pistes de réflexion. Retrouvez l’épisode 1, l’épisode 2 et l’épisode 3.”

Journées du patrimoine. L’enseignement supérieur dévoile ses trésors cachés. “Jardin botanique datant du XIIIe siècle, collection de livres anciens, observatoire astronomique en plein de cœur de Paris… À l’occasion des Journées européennes du patrimoine, les 16 et 17 septembre 2017, EducPros fait l’inventaire des trésors des universités et grandes écoles découverts au cours des derniers mois.”

Bernard Desclaux vous souhaite une belle fin de semaine.

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Revue de Presse Education... Déclarations et réactions - Supérieur - Ailleurs, les filles...

15 Septembre 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Déclarations et réactions - Supérieur - Ailleurs, les filles...

Les déclarations de notre ministre suscitent des réactions et des commentaires. suivent des infos sur l’enseignement supérieur, et pour finir un petit tour ailleurs à propos des filles.

Déclarations et réactions

Irma : Jean-Michel Blanquer avance un plan pour le retour à la normale de l’enseignement à Saint-Martin. “Le ministre de l’Education, Jean-Michel Blanquer a avancé jeudi 14 septembre ; un plan de retour à la normale de l’enseignement sur Saint-Martin après Irma. Le "recensement" du personnel a commencé et l’accueil d’élèves "quelques heures" par jour, dès la semaine prochaine.”

Fin du prédicat, divisions au CP… Les annonces de Blanquer pour réformer les programmes. “Le ministre de l’éducation nationale veut notamment introduire la multiplication et la division dès les classes de CP et CE1.”

Ce que prévoit le gouvernement pour l’enseignement des mathématiques en primaire. Reportage est issu du journal télévisé de LCI de 20h du 13 septembre 2017.

Rémi Brissiaud : En maths une réforme hors de portée. “Pour Rémi Brissiaud la réforme du programme de maths de CE et CE1 envisagée par JM Blanquer nous ramènerait au programme de 1945. Surtout elle aggraverait les difficultés des élèves. Dans un pays où le niveau en maths à l’école primaire est préoccupant, revenir sur les programmes de 2016 serait une mauvaise chose.”

Enseignement des maths : en quoi consiste la méthode de Singapour ?Le ministre de l’Education nationale souhaite que les quatre opérations mathématiques de base, addition, soustraction, multiplication et division, soient maîtrisées par les élèves dès le CP et le CE1. Jean-Michel Blanquer s’inspire là de la méthode dite "de Singapour". En quoi consiste-t-elle ? Explications.”

Grammaire : la fin du prédicat, qui n’aura connu qu’une rentrée scolaire. “Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’Éducation nationale, a annoncé la suppression du prédicat, terme employé en grammaire pour remplacer les notions de complément, qui avait suscité la polémique.”

Éducation : « Vouloir sans cesse faciliter la tâche des élèves, c’est les mépriser ». Par Caroline Beyer. “Professeur de lettres classiques à Roubaix puis Tourcoing, Isabelle Dignocourt vient de publier L’Éducation nationale, une machine à broyer.” “Adhérente au Snalc, co-administratrice du groupe Facebook « Défendons sans maugréer les langues anciennes », créé en réaction à la réforme du collège, la professeur de latin réfute le qualificatif de « réactionnaire », dont elle est régulièrement affublée sur les réseaux sociaux. De son 14e ministre, Jean-Michel Blanquer, qui a promis de « soutenir » les langues anciennes, elle attend des « actes forts ».”

Christophe Chartreux déclare : L’enseignement "chronologique" de la littérature, c’est le massacre des innocents !...En français, il serait donc question d’enseigner la littérature "dans l’ordre chronologique, en respectant les courants littéraires". Autant, j’y suis très attaché pour l’enseignement de l’Histoire - ce qui est d’ailleurs fait - autant pour la littérature, c’est une bêtise.” C’est vrai qu’il doit y avoir encore beaucoup de nostalgique de la collection de Lagarde et Michard.

Les neurosciences, une piste à explorer pour l’éducation. “Mais pour Olivier Houdé, professeur de psychologie à l’Université Paris Descartes, « le ministre a raison sur le fond ». « Les intuitions arithmétiques sont ancrées très tôt dans le cerveau de l’enfant, avant même son entrée à l’école, poursuit le directeur du Laboratoire de psychologie du développement et de l’éducation de l’enfant (LaPsyDÉ) du CNRS. C’est donc une aberration de ne plus faire d’entraînement cognitif dès la maternelle. »
« Mais il faut le faire en respectant le rythme de chaque enfant », nuance le chercheur, qui préconise de créer un « cycle pour les 5-8 ans » comme certains pays le font, afin de ne pas freiner l’impulsion d’apprendre qu’ont certains, tout en évitant de pénaliser les autres
.”

Focus Première : Le portable bientôt banni au collège !- 14/09. “Encore une promesse de campagne honorée par Emmanuel Macron. En effet, le ministre de l’Education, Jean-Michel Blanquer, veut interdire le téléphone portable à l’école et au collège. Quel est le but de cette nouvelle mesure ? Comment les établissements scolaires comptent-ils l’appliquer ? - Avec : Jean-Rémi Girard, secrétaire national à la pédagogie du SNALC-FGAF. Et Philippe Watrelot, ancien président du CRAP-Cahiers Pédagogiques. - Focus Première, du jeudi 14 septembre 2017, sur BFMTV.”

Et en toile de fond, toujours le rapport de l’OCDE...
Regards sur l’éducation 2017 de l’OCDE - Les caractéristiques du système scolaire français

Corinne Heckmannn (OCDE) : « Il faut une collaboration entre les enseignants ». "Corinne Heckmann, analyste de l’OCDE, a jugé les récentes réformes mises en place par les ministres de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur lors de la parution du rapport "Regards sur l’éducation".”

Et en Suisse, … elle trouve De bonnes pistes de réflexion sur l’enseignement. “En France, actuellement, le nouveau ministre de l’Education prend des décisions que les observateurs, même les plus critiques, s’entendent à juger pertinentes. Est-il question de les appliquer à la Suisse ? se demande notre chroniqueuse Marie-Hélène Miauton.”

Supérieur

Problèmes avec APB, facs bondées, étudiants en échec… l’université va craquer !Poussé à prendre le problème à bras-le-corps suite au scandale APB avec ces élèves refusés sur tirage au sort, le gouvernement consulte et devrait prendre des mesures. Sélection ? Prérequis ? Vrai travail sur l’orientation ? Quelles solutions ?

Près de 1 500 masters sélectionnent sur dossier ou concours pour 2018. “Dans ces masters sélectifs, les étudiants doivent se soumettre à une sélection sur dossier ou sur concours.”

Plusieurs médias se font l’écho de la nouvelle : Budget 2018 : 700 millions de plus pour l’enseignement supérieur.

Universités : ce à quoi pourrait ressembler la réforme par Marie-Christine Corbier. “Un rapport du think tank Terra Nova dresse une série de propositions sur-mesure pour réformer la licence.”

Terra Nova propose d’assouplir l’organisation des études universitaires. “Le cercle de réflexion Terra Nova propose dans un rapport d’introduire davantage de souplesse dans le calendrier et l’organisation des études.”

Le rapport : Etudes supérieures : rythmes subis, rythmes choisis. "Un nombre croissant d’étudiants se trouvent en décalage avec les rythmes théoriques de l’université. Elle ne tient pas compte du fait que, pour presque la moitié d’entre eux, ils travaillent en même temps qu’ils mènent leurs études. Elle les prive en outre de la possibilité de mûrir leur choix d’orientation, de varier leurs parcours, de bifurquer si leurs choix ne sont pas assez assurés. Terra Nova propose dans ce rapport, une réorganisation des temps universitaires. Il faut reprendre la question des rythmes universitaires à toutes les échelles de temps : la journée, la semaine, le semestre, le cycle et la vie entière (formation tout au long de la vie).

Par Martin Andler, Laurent Daudet, Gilles Halbout, Jean-Pierre Korolitski, Yves Lichtenberger, Catherine Paradeise, le 14/09/2017. "

A écouter ou réécouter sur FranceInfo les déclarations de la ministre : Frédérique Vidal : "Les études supérieures restent un droit pour tous"

Ailleurs, les filles

Australie : les filles sont enfin autorisées à porter des pantalons à l’école. “Les filles inscrites dans les écoles publiques d’Australie-Occidentale ne seront plus cantonnées aux seules jupes en guise d’uniformes.”

Majda El Krami, Chroniqueuse au Maroc. Quand la violence et l’obscurantisme se propagent dans nos écoles. “Depuis la rentrée scolaire, les enseignants du secteur public font les gros titres de nos médias nationaux complètement déchaînés. J’aurais aimé, croyez en ma sincérité, vous annoncer qu’ils ont trouvé des méthodes révolutionnaires pour transmettre leur savoir à nos petites têtes brunes. J’aurais aimé vous dire qu’ils se sont tous soulevés pour demander à leurs responsables de réfléchir, ensemble peut-être, à des solutions réalistes pour rendre son honneur à un enseignement public en faillite depuis bien des années. J’aurais aimé vous apprendre leur décision d’encourager l’esprit critique, banni depuis des lustres des bancs de nos écoles, et demander à ce que leurs élèves aient enfin le droit de discuter les textes divins ou les théories scientifiques. J’aurais aimé vous dire qu’ils ont tapé du poing sur la table et décidé que, cette année, leurs élèves auront du matériel dans leurs laboratoires pour enfin passer de la théorie à la pratique... il aurait été temps. J’aurais aussi aimé vous annoncer leur volonté ferme et unanime de placer la pédagogie -ce fantôme survolant les couloirs moisis de leurs écoles- comme principal axe d’épanouissement de leurs élèves. J’aurais aimé vous annoncer tellement de bonnes nouvelles, croyez-moi ! Tellement de bonnes nouvelles !

Bernard Desclaux

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Revue de Presse Education... Détricotage et chamboule tout - OCDE - Laïcité et religions - Supérieur - Ressources...

14 Septembre 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Détricotage et chamboule tout - OCDE - Laïcité et religions - Supérieur - Ressources...

Après le détricotage c’est le chamboule tout qui s’annonce. Le rapport de l’OCDE est encore d’actualité. Il sera également question de laïcité et de religions, d’enseignement supérieur. Et quelques ressources pour terminer cette revue de presse.

Détricotage et chamboule tout

L’interview de Blanquer dans l’Express : Laïcité, prédicat, portable au collège : ce que Blanquer a dit à L’Express.

Education : Blanquer annonce une série de bouleversements dans les enseignements. “Mathématiques, grammaire, enseignement de la littérature au collège... Le ministre de l’Education promet tout une série de changements au primaire et au collège, dans une interview accordée à L’Express.”

Jean-Michel Blanquer veut que la division soit enseignée en CE1 et non plus en CM1. ""Je m’insurge contre cette fausse bienveillance qui consiste à retarder sans arrêt les apprentissages", affirme le ministre de l’Education."

Enseignement des maths : "Pas réaliste de demander aux élèves de poser tous types de divisions en CE1". “Ainsi, il souhaite que les quatre types d’opération (addition, soustraction, multiplication et division) puissent être maîtrisés entre le CP et le CE1, contre le CM1 actuellement pour les divisions. Mais pour Christine Chambris, maître de conférences en didactique des mathématiques à l’université de Cergy Pontoise, et invitée mercredi d’Europe Midi, le ministre ne fait pas la différence entre savoir résoudre un énoncé et "poser des opérations en colonne". Un mécanisme cognitif qui, pour cette universitaire, paraît difficile à acquérir avant huit ans.”

Les portables bientôt déposés dans des casiers à l’entrée des classes ? Par Marie-Estelle Pech. “En Conseil des ministres, ces derniers déposent leurs portables dans des casiers avant de se réunir. « Il me semble que cela est faisable pour tout groupe humain, y compris une classe », estime le ministre de l’Éducation.”

Lancement d’un partenariat d’innovation pour expérimenter l’intelligence artificielle en classe par Marie-Caroline Missir “Apprendre les mathématiques et le français grâce à l’intelligence artificielle. C’est l’objet d’un partenariat d’innovation lancé en juillet 2017 par le ministère de l’Éducation et la Caisse des dépôts. Le projet, qui s’adresse aux entreprises et start-up EdTech, doit permettre de faire émerger six solutions innovantes.”

Rentrée précaire. “L’esprit d’entreprendre et l’individualisation des parcours d’études font partie intégrante du système d’enseignement. Cela se traduit par un esprit de compétition malsaine qui remplace l’entraide et par une pression toujours plus forte exercée sur les jeunes. L’exemple des examens d’entrée en médecine et de l’arbitraire des quotas appliqués aux étudiants en est la preuve.”

“Le discours dominant est que l’école, considérée comme « capital humain », doit se mettre en adéquation avec le monde du travail. Si c’est en partie vrai, il ne faudrait pas sacrifier dans les établissements l’égalité, la justice et les savoirs citoyens. « L’étude des documents les plus récents de l’OCDE et de l’Union européenne révèle que cette évolution engendre, non pas un développement quantitatif ou qualitatif de l’enseignement, mais sa polarisation et son repli sur des « compétences » de base. La victime principale de cette situation, c’est le jeune qui sort de cette école-là. On en aura fait un travailleur adaptable, non en développant sa compréhension du changement, mais en brisant sa capacité de résistance au changement ; non par une émancipation culturelle, mais par une privation de culture »

OCDE

Poursuite du commentaire du rapport de l’OCDE.

Pour FranceInfo, c’est 5 : Dépenses par élève, rythmes scolaires... Cinq choses à retenir du rapport annuel de l’OCDE sur l’éducation française. “L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a publié son vingtième rapport annuel "Regards sur l’éducation", mardi 12 septembre. Franceinfo revient sur cinq conclusions de ce rapport sur l’éducation française.”

Pour Challenges, c’est Education : les 4 leçons de l’OCDE à la France. “L’OCDE a publié mardi son rapport annuel "Regards sur l’éducation" qui compare les systèmes éducatifs de ses 35 pays membres. L’organisme en profite pour donner son avis sur les politiques lancées par les ministres en charge de l’éducation et de l’enseignement supérieur, Jean-Michel Blanquer et Frédérique Vidal. La France en prend pour son grade.

L’OCDE a publié mardi son rapport annuel "Regards sur l’éducation" qui compare les systèmes éducatifs de ses 35 pays membres. L’organisme en profite pour donner son avis sur les politiques lancées par les ministres en charge de l’éducation et de l’enseignement supérieur, Jean-Michel Blanquer et Frédérique Vidal. La France en prend pour son grade.

Regards sur l’éducation 2017 : l’enseignement supérieur français en 10 chiffres clés par Virginie Bertereau “Mardi 12 septembre 2017, l’OCDE a rendu public son rapport annuel "Regards sur l’éducation". Outre les données habituelles sur les dépenses pour l’éducation ou la mobilité des étudiants, l’édition 2017 s’est penchée sur les différentes possibilités d’entrer dans le supérieur, comme APB.”

Formation continue : quelle stratégie pour l’enseignement supérieur ? par Olivier Rollot.

Mirage ou réalité les milliards de la formation continue font rêver l’ensemble des établissements d’enseignement supérieur. Alors que 11 universités et grandes écoles ont été sélectionnées par le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation pour tester des solutions beaucoup d’autres acteurs avancent sur le sujet. Le tout dans un contexte instable : le gouvernement travaille sur une nouvelle réforme (la troisième en cinq ans) de la formation professionnelle qui pourrait bien remettre en cause un certain nombre de leurs décisions.”

Laïcité et religions

Les aumôneries scolaires, petites "enclaves" religieuses méconnues. “Croiser un prêtre en col romain dans un collège ou lycée public ? C’est possible puisque l’enseignement secondaire laïque accueille des aumôneries. De petites "enclaves" confessionnelles méconnues et un droit que l’islam, deuxième culte de France, n’a toujours pas fait valoir.

Nées en 1802 avec le concordat, les aumôneries de l’enseignement public, qui proposent catéchèse et autres activités religieuses, n’ont pas été remises en cause par la loi de 1905 séparant les Eglises et l’Etat.”

Les écoles catholiques renforcent le dialogue interreligieux. “Un document pédagogique pour sensibiliser les écoles catholiques aux évolutions culturelles et religieuses de la société française sort mercredi 13 septembre.

Accueillant de plus en plus d’élèves issus d’origines et de confessions différentes, l’enseignement catholique veut renforcer le dialogue des cultures et religions au sein des établissements.”

Et justement, Blanquer envisage de créer une "cellule laïcité" au sein du ministère de l’Éducation. “Face aux dérives religieuses à l’école, le ministre de l’Éducation nationale envisage de créer une "cellule laïcité", constituée de juristes et d’experts disciplinaires.”

Enseignement supérieur

Exclusif. APB, "angoissant" et "injuste" pour un tiers des étudiants par Laura Taillandier. “SONDAGE. À la veille de leur première rentrée dans l’enseignement supérieur, ce sont des étudiants stressés, peu préparés mais, malgré tout, très enthousiastes qui s’apprêtent à découvrir ce nouvel univers. S’ils ont un avis très critique sur APB, selon notre baromètre publié le 13 septembre, ils sont également divisés sur la question des prérequis à l’entrée de l’université.”

APB, licence, budget des facs : les annonces de la ministre. “INTERVIEW A quelques semaines de la rentrée universitaire, la ministre de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal fait un point sur tous les sujets chaud de la rentrée et annonce la création d’un "contrat de réussite étudiant".”

Ressources

Sur Eduveille une série d’articles dont ce premier qui répond à la question Que sont les Lesson Studies ?. “L’étude collective d’une leçon consiste en la préparation d’une leçon par un groupe d’enseignants. Cette leçon, savamment préparée avec l’aide d’experts et en consultant la littérature académique, sera ensuite enseignée par un des professeurs pendant que les autres observeront attentivement l’apprentissage des élèves. L’étape suivante est le moment de discussion sur ce qui a été observé, ce qu’on a appris et comment s’améliorer par rapport à l’item enseigné. Enfin, l’étude fait l’objet d’une diffusion dans la communauté éducative au niveau local voire national.”

Sur le site de La Fabrique de l’industrie, Portraits de travailleurs. “En cette période de réforme du code du travail, La Fabrique se penche sur les travailleurs français. Qui sont-ils ? Dans quelles conditions travaillent-ils ? Et comment se sentent-ils ? Des portraits types de travailleurs sont construits à partir des réponses de l’enquête Conditions de travail de la Dares (2013)

Roland Goigoux : quels savoirs utiles aux formateurs ?Quel est l’état de l’art des connaissances disponibles dans la profession, celles que ne doit pas ignorer un formateur, au bénéfice des élèves qui ont le plus besoin de l’Ecole pour apprendre ? Quels sont les savoirs et savoir-faire qu’il faut transmettre aux jeunes enseignants ? Un important travail de recherche est nécessaire pour théoriser les « réussites en acte » de l’enseignement et les transmettre, au-delà des modes et des effets médiatiques.”

Ségrégation à l’école : Europe discrimine enfants différents !"La ségrégation (à l’école) reste une triste réalité en Europe", soutient Nils Muiznieks, le commissaire aux droits de l’Homme au sein du Conseil de l’Europe (dont la mission est de promouvoir la prise de conscience et le respect des droits de l’homme dans les 47 Etats membres), dans un rapport très critique publié le 12 septembre 2017 (en lien ci-dessous). "Elle sape clairement les futures perspectives d’emploi et de salaire de nombreux enfants et adolescents".”

Bernard Desclaux

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Revue de Presse Education... Système éducatif - Supérieur - Divers...

13 Septembre 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Système éducatif - Supérieur - Divers...

L’actualité de ce mardi 12 septembre s’intéresse beaucoup à notre système éducatif, suite à la publication d’un rapport de l’OCDE notamment. Il sera ensuite question de l’enseignement supérieur et d’informations diverses.

Système éducatif

Le Café pédagogique s’intéresse à une étude québécoise qui souligne les effets négatifs de la mise en concurrence des établissements scolaires et en profite pour tacler M. Blanquer : « Alors que le ministre de l’éducation nationale pourfend "l’égalitarisme" en éducation et demande une diversification des établissements scolaires, une nouvelle étude québécoise de l’IRUS dénonce les effets négatifs de cette politique dans la province. Elle montre les effets négatifs de la mise en concurrence des établissements par une diversification de leur offre. Pour l’IRIS c’est cette politique de diversification qui explique la chute des résultats de tous les élèves y compris les plus privilégiés. L’étude invite à remettre au centre de la politique éducative la mixité sociale. Un concept qui intéresse peu le nouveau ministre français. »

VousNousIls se penche sur le rapport de l’OCDE et souligne les journées plus longues et les effectifs plus lourds que la moyenne des pays de l’OCDE, propres au système français :

« L’édition 2017 du rapport de l’OCDE, "Regards sur l’éducation", a été publiée. Des statistiques nous apprennent que la France est au dessus de la moyenne, en nombre d’élèves par classe et par prof, ainsi qu’en nombre d’heures de cours. »

Sur le même sujet, Le café pédagogique se focalise sur la situation des enseignants français, et là aussi, la comparaison avec les autres pays n’est guère flatteuse :« Etre enseignant en France c’est faire un métier différent. Cela a été montré Dans Regards sur l’éducation 2016 sur bien des points. C’est confirmé dans l’édition 2017 sur le plan salarial. Non seulement les salaires des enseignants français évoluent à rebours de celui des autres pays, mais les conditions de travail sont aussi moins bonnes. »

Supérieur

Les médias s’intéressent surtout à la question des prérequis et d’une éventuelle sélection à l’entrée de l’enseignement supérieur. Challenges s’appuie sur le rapport de l’OCDE pour souligner la recommandation de mettre en place une sélection à l’entrée des universités :

« L’OCDE a publié mardi son rapport annuel "Regards sur l’éducation" qui compare les systèmes éducatifs de ses 35 pays membres. L’organisme en profite pour donner son avis sur les politiques lancées par les ministres en charge de l’éducation et de l’enseignement supérieur, Jean-Michel Blanquer et Frédérique Vidal. La France en prend pour son grade. »

Le Monde s’intéresse plus spécifiquement, dans un article réservé aux abonnés, à la mise en place des prérequis chers au gouvernement : « Entre les milliers de bacheliers encore sans affectation et l’arrivée des étudiants dans les universités, submergées, la rentrée universitaire commence sous haute tension. Alors que plusieurs syndicats étudiants et enseignants appellent à la mobilisation nationale contre la « loi travail XXL » mardi 12 septembre, un dossier explosif arrive sur la table du gouvernement : la réforme de l’entrée à l’université, qui s’appliquera dès 2018. Avec l’épineuse question de la sélection. »

Divers

Vousnousils fait le point sur le taux de grévistes dans l’Education nationale ce mardi : « Selon le ministère de l’Education nationale, un peu plus de 3 % des enseignants ont participé au mouvement de grève du 12 septembre 2017. »

Francetvinfos s’intéresse à la corrélation entre niveau d’éducation et dépression : « Selon un rapport de l’OCDE, le risque de dépression tendrait à décroître avec l’élévation du niveau d’instruction. Le niveau de revenu lié à l’éducation ne serait pas le seul facteur impliqué. »

Et enfin, Vousnousils fait le point sur la situation scolaire dans les îles durement touchées par Irma : « Suite à l’ouragan Irma, la rentrée scolaire a été repoussée sur les îles de Saint-Martin et Saint-Barthélemy. "L’objectif reste d’assurer la rentrée le plus vite possible", a néanmoins annoncé le Premier ministre Edouard Philippe. »

Aurélie Gascon

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Revue de Presse Education... Deux documentaires et une polémique - Pédagogie - Rentrée - Numérique..

12 Septembre 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Deux documentaires et une polémique - Pédagogie - Rentrée - Numérique..

Dans les médias ce week-end on a beaucoup parlé d’un documentaire sur l’école. On peut aussi lire des choses sur la pédagogie et la rentrée. On finira sur des nouvelles assez "étranges" dans le monde du numérique.

Deux documentaires, une polémique

Le Monde a diffusé gratuitement ce weekend un documentaire "Une idée folle" réalisé par Judith Grumbach. Il a donné lieu à un débat sur le site. "Quels défis pour l’école au XXIe siècle ? L’enseignement doit-il évoluer pour former le citoyen de demain ? Le documentaire Une idée folle réalisé par Judith Grumbach (diffusé gratuitement sur le site du Monde jusqu’à dimanche 10 septembre minuit) interroge le rôle de l’école. Priorité y est donnée à l’empathie, la créativité, la coopération entre élèves, en parallèle des savoirs fondamentaux. Cette quête d’une autre école est-elle généralisable ? N’est-elle pas déjà celle de nombreux enseignants qui avancent sans bruit ? Judith Grumbach, réalisatrice du film, Paul Devin, inspecteur de l’éducation nationale et Véronique Decker, directrice d’école à Bobigny, en débattent."

Parallèlement, deux collègues du SNES s’interrogent sur les motivations de ce documentaire financé par l’organisation Ashoka. "Qui a eu cette idée folle, un jour de vendre l’école ? Ce film nous apparaît comme la pièce maîtresse de la communication autour du projet tout à la fois financier, idéologique et politique d’Ashoka, une organisation jusqu’alors bien discrète."

Luc Cédelle du Monde leur répond sur son blog. "On peut, et on doit même, critiquer. Mais peut-être pas jusqu’au point de diaboliser ce qui n’est nullement diabolique mais seulement différent de soi-même, d’en faire ainsi un ennemi absolu et de relier ce nouvel ennemi à ceux qui, réellement, militent et agissent en faveur de la privatisation de l’école."

Sur France 3 le 18 septembre sera diffusé le documentaire "Cancres ?". "Ce film de Réjane Varrod, elle-même cataloguée comme telle, nous invite à porter un regard différent sur les « mauvais élèves » et leur devenir."

« On vit avec, mais on ne s’en débarrasse pas, confirme Bernard Campan, ancien cancre. Il y a une blessure qui est toujours là. Elle a cicatrisé donc elle ne fait plus mal, mais si on la regarde, ça ravive un peu les souvenirs ». Et cette blessure peut mettre du temps à cicatriser. « Presque jusqu’à mes 40 ans, j’ai quand même fonctionné avec, en toile de fond, l’idée que je n’étais pas légitime, que j’usurpais ma place, indique Bernard Campan. Malgré le succès des Inconnus, je me cachais derrière les deux autres. Je me disais que c’était eux qui avaient du talent, pas moi, pourvu que personne ne s’en rende compte ! » A lire dans VousNousIls

Pédagogie

Dans le Café pédagogique, Philippe Meirieu rend homme à André de Peretti.
"André de Peretti était un homme aux multiples facettes et aux immenses ressources. Né à Rabat – dans un pays auquel il restera toujours profondément attaché –, polytechnicien et docteur ès lettres, sous-lieutenant d’artillerie fait prisonnier dans la poche de Dunkerque en 1940 et député à la Libération, auteur dramatique (une de ses pièces a même été jouée à la Comédie française) et poète (plusieurs de ses textes ont été mis en musique), farouche militant pour l’indépendance du Maroc et haut fonctionnaire, consultant auprès de l’ONU et créateur d’une association de psychosociologie (l’ARIP), formateur hors pair et auteur prolifique, compagnon de François Mauriac, d’Emmanuel Mounier ou Max Pagès, infatigable militant pédagogique jusqu’au bout, il aura eu – et, sans aucun doute, continuera à avoir – une influence considérable sur de très nombreux enseignants, formateurs et chercheurs en pédagogie."

Dans 20Minutes, on rend compte d’un livre où Emmanuel Vaillant montre comment les enseignants innovent un peu partout tous les jours. "A rebours de l’idée d’un mammouth immobile, des enseignants innovent chaque année dans leurs classes dans la manière de concevoir leurs cours. Pendant deux ans, il a été à la rencontre de ces profs innovants dans des écoles primaires, des collèges et des lycées. « Pas besoin d’une énième réforme pour changer le système scolaire, des enseignants le font tous les jours sur le terrain », avance-t-il."

Dans son blog, Claude Garcia s’interroge sur les neurosciences si prisées par le ministre. "En conclusion, oui aux neurosciences qui contribuent à nourrir les réflexions pédagogiques et didactiques, mais non aux neurosciences, si elles sont instrumentalisées pour culpabiliser les enseignants, ou leur faire avaler des dégradations de leur métier. Il paraît que le ministre de l’éducation est féru de neurosciences. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il ne les a pas servies, en laissant croire que les enseignants en contradiction avec elles, pratiqueraient encore la méthode globale pour apprendre à lire."

Rentrée

Dans Le Parisien, les premiers jours d’un professeur des écoles.

"A l ‘école de Tournes, commune proche de Charleville-Mézières (Ardennes), Stéphane Grulet est connu comme le loup blanc : voilà vingt ans qu’il est professeurs des écoles et douze ans qu’il enseigne ici aux CE1, les petits de 7 ans. Il aime autant rire qu’enseigner et son blog satirique fait les beaux jours de la toile."

Dans Le Point on peut lire une enquête sur les écoles Montessori si à la mode que plusieurs ouvrent cette année. "Des dizaines d’écoles ouvrent en cette rentrée, Jean-Michel Blanquer vante son "esprit", la Silicon Valley ne jure que par elle... Enquête sur un phénomène."

Dans Le Figaro, Elisabeth Lévy se réjouit de la nomination de J. M. Blanquer :

"« Blanquer, c’est l’anti-Najat ! Et tant mieux ! » Ses propos ne sont vraiment pas nuancés voire excessifs. "La réforme du collège était une réforme scélérate : pour ne pas vexer les mauvais élèves, on supprimait carrément toutes les filières qui permettaient aux bons de sauver leur tête. Tout cela en nous servant une propagande éhontée. Je l’avoue, parmi tous les destructeurs de l’école républicaine, Najat Vallaud-Belkacem me semble l’une des plus fautives.”

Ces propos ont donc provoqué une réaction assez énervée d’un blogueur.* "Car ce qu’affirme Madame Elisabeth Lévy - prénom et nom chez moi - n’est que le copié-collé de propos entendus chez celles et ceux persuadés qu’il existait une école parfaite, qui n’oubliait personne, qui n’innovait pas, qui ne pratiquait pas la pédagogie - car Madame Lévy est persuadé que les "pédagos" sont une secte malfaisante -, qui faisait redoubler les élèves pour qu’ils progressent et qui autorisait, divine époque, les châtiments corporels."

Claude Lelièvre s’intéresse à la lettre du président envoyée aux enseignants.

"Macron vient d’envoyer une « lettre aux enseignants ». Il y a tout juste dix ans, Sarkozy avait envoyé une « lettre aux éducateurs » (sans précédent pour un président de la République). La comparaison entre les deux ne manque pas de sel. D’autant plus que Blanquer a été DGESCO, presque vice-ministre, durant la dernière partie du ’’quinquennat Sarkozy’’ et qu’il est l’actuel ministre de l’EN."

Numérique

Le numérique c’est parfois effrayant.

Les étudiants de Cambridge pourraient bientôt arrêter de remplir leurs copies à la main

"L’incapacité croissante des étudiants à écrire à la main pousse la prestigieuse université de Cambridge, au Royaume-Uni, à réfléchir à l’idée d’autoriser ses étudiants à remplir leurs copies d’examen par ordinateur plutôt qu’avec un papier et un stylo."

Collège Jolimont :les élèves dont les parents refusent la biométrie mangeraient en dernier

Géraldine Duboz

* Réaction dont l'auteur est votre serviteur...

Christophe Chartreux

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Revue de Presse Education... Hommage - Macron - Bac pro - Analyses, oublis et mensonges - Ailleurs...

9 Septembre 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Hommage - Macron - Bac pro - Analyses, oublis et mensonges - Ailleurs...

Pour clôturer la semaine, une revue bien triste en hommage à André de Peretti. Macron marche et promet le changement. Le bac pro est au centre d’un débat. Analyses, oublis et mensonges seront proposés et nous terminerons par un petit tour d’horizon ailleurs.

Hommage

André de Peretti est décédé à l’âge de 101 ans. Les Cahiers pédagogiques avait publié à l’occasion de son centenaire : « Le bien, le beau, le bon gagnent toujours ». "A travers ses livres, ses interventions, et son rapport de 1982 sur la formation continue qui donna naissance aux MAFPEN puis aux IUFM, André de Peretti, jamais découragé ni décourageant, a grandement marqué les défenseurs d’une pédagogie innovante. Il est aussi membre du comité de parrainage des Cahiers pédagogiques. Nous republions ici un entretien avec lui, publié dans notre numéro de septembre 2015."

Macron

Macron promet de "transformer l’Ecole comme jamais" et d‘aller “beaucoup plus loin” dans la lutte contre les inégalités et dans la préparation des élèves à la vie active.

Rentrée scolaire. « Transformer l’École » : la lettre de Macron aux enseignants

Blanquer déçoit aussi le Sgen-CFDT. “S’il restait encore un doute, il est levé : le ministre de l’Education nationale a raté sa rentrée auprès des enseignants. Après les syndicats de la FSU - le Snuipp pour le primaire, le Snes pour le secondaire - et après le SE-Unsa, le Sgen-CFDT a dressé le 7 septembre un bilan morose des premières mesures prises par Jean-Michel Blanquer, critiquant notamment la précipitation et un dialogue social à sens unique.”

Bac pro

Bac pro : Blanquer préfère l’insertion à la poursuite d’études, par Marie-Christine Corbier “L’objectif de 60% d’une classe d’âge diplômée de l’enseignement supérieur « n’est pas ce qui compte », selon le ministre de l’Education.

L’emploi ! L’emploi ! L’emploi ! Tel pourrait être le slogan du gouvernement pour les bacheliers professionnels.”

Bacs pros : Abandon des objectifs de réussite. “L’objectif d’élever le niveau de qualification des jeunes français et d’atteindre 60% de diplômés du supérieur n’est plus à l’ordre du jour. Le gouvernement privilégie l’inclusion professionnelle, même à bas niveau, sur la poursuite d’études. C’est ce que l’on retient de la visite de Jean-Michel Blanquer et Muriel Pénicaud au lycée hôtelier Guillaume Tirel le 7 septembre. Alors que le gouvernement prépare la réforme de l’entrée dans le supérieur, cette double visite a matérialisé que le Travail l’emporte désormais sur l’Education. Une mauvaise nouvelle spécialement pour les bacheliers professionnels qui pourraient perdre les quelques garanties données par le gouvernement précédent.”

APB : 3 000 bacheliers demeurent sans affectation dans l’enseignement supérieur. “Il s’agit presque exclusivement de bacheliers professionnels et technologiques. La ministre de l’enseignement supérieur promet une « augmentation substantielle » du nombre de place en BTS et IUT à la rentrée 2018.”

Les bacheliers professionnels oubliés de l’enseignement supérieur. “La plateforme d’admission post-bac (APB), où s’inscrivent les élèves de Terminale de janvier à mars, a fait les gros titres de la presse cet été : à la fin de la procédure principale fin juillet, 65.000 jeunes n’avaient reçu aucune réponse positive à leurs voeux d’orientation, un chiffre descendu à un peu plus de 6.000 un mois plus tard.

Sur ce nombre, les trois quarts sont des bacheliers technologiques et surtout professionnels, selon le ministère de l’Enseignement supérieur. Dans l’académie de Paris, sur les 547 bacheliers encore sans réponse fin août, 447 étaient issus de filière pro.”

Analyses, oublis et mensonges

Evaluations des élèves en CP : sur quoi portent les tests ?Les écoliers de CP doivent réaliser des tests « dans le courant du mois de septembre ». Ces évaluations voulues par le ministre de l’éducation portent sur le français et les mathématiques.”

La réforme des rythmes scolaires : examen d’une impopularité. “Jean‑Michel Blanquer a gagné le surnom de « ministre Ctrl-Z » en s’attaquant aux réformes du précédent quinquennat, avec une facilité qui ne manque pas de questionner. Ainsi, sur les rythmes scolaires, l’objectif initial ayant été globalement partagé (étaler les moments d’apprentissage pour que les enfants assimilent mieux, développer les activités périscolaires), l’échec actuel peut difficilement être imputé au contexte ou au seul Vincent Peillon. S’il a commis des erreurs, il reste l’un des ministres de l’Éducation nationale les mieux informés et préparés pour sa mission. De même, la pression des personnels, liée à la dégradation des conditions de travail, ne suffit pas à expliquer l’impopularité croissante de la réforme. Tentons une explication structurelle : une faille dans la méthode employée pour instaurer le projet sous-jacent à la réforme.”

Inlassablement, répondre aux mensonges et désinformations… Jean-Michel Zakhartchouk est en pleine forme en cette rentrée ! “La mode est aux fake news, on le sait. Mais aussi à la riposte à ceux-ci, de plus en plus importante dans les médias et sur internet. Pourtant, en matière éducative, on est loin du compte : trop peu de journalistes par exemple s’emploient à démasquer mensonges, contre-vérités et approximations venant soit de responsables institutionnels soit de plumitifs divers dont certains se prétendent « intellectuels » et ne le sont guère quand ils profèrent un peu n’importe quoi sur l’école et la pédagogie (mais pour certains comme les producteurs de livres à la chaîne Onfray ou Debray, c’est sur tous les sujets !)

Prenons ici dix exemples de ces entorses à la vérité, certaines étant de pures calomnies ou mensonges éhontés, d’autres des déformations à partir de généralisations abusives ou de distorsion d’une réalité souvent complexe. Dix exemples, mais on pourrait les multiplier.”

Ailleurs

Financement Erasmus+ pour renforcer l’innovation pédagogique dans l’enseignement supérieur en Afrique subsaharienne. “Le projet REAMOOC a pour but de renforcer les innovations pédagogiques dans 3 universités du Cameroun (Douala, Ngaoundéré et Yaoundé 1) et dans 3 universités du Sénégal (Cheick Anta Diop de Dakar, Gaston Berger de Saint-Louis et Université virtuelle du Sénégal) par la conception et la production de MOOCs et leur utilisation au sein de dispositifs hybrides de formation.

Les Universités de Cergy-Pontoise (France), Mons (Belgique) et Patras (Grèce) sont également partenaires du projet, ainsi que la start-up française Milliweb.”

L’Education A La Chinoise : Un Modèle Pour Une Prochaine Réforme De l’Enseignement Supérieur ?« L’Éducation de l’homme commence à sa naissance ». On se souvient des propos d’Emile ou de l’éducation. Une sentence que ne démentira guère l’Empire du Milieu. Célèbre marronnier de la pré-rentrée : le classement de l’Université de Shanghaï. Les universités françaises y figurent une nouvelle fois parmi les grandes absentes : seulement 3 dans le top 100. La Chine deviendrait-elle un espace normatif pour l’éducation ? D’où vient la légitimité internationale de ce classement ? L’occasion de revenir sur le rôle de l’éducation en Chine à l’heure où les enfants français s’apprêtent à redécouvrir cartables et cahiers.”

Les détenteurs d’un bachelier trouvent du travail plus rapidement, avec un taux d’insertion de 76,9% après six mois. C’est en Belgique.

Education nationale : une crise structurelle et des réformes stériles, selon le CESE. Mais c’est au Maroc que ça se passe.

Bernard Desclaux vous souhaite un bon week-end.

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Revue de Presse Education... Ministères - Apprentissage - Education - Curiosités...

8 Septembre 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Ministères - Apprentissage - Education - Curiosités...

Nos ministères s’agitent pour la suite de la rentrée. Quelques infos à propos de l’apprentissage, des réflexions sur l’éducation et la formation, et quelques curiosités pour finir...

Ministères

Au Conseil des ministres du 6 septembre 2017. La rentrée scolaire et universitaire.

Discours de nos deux ministres : BLANQUER Jean-michel, VIDAL Frédérique, Ministre de l’éducation nationale et Ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation.

L’invité de 24h Pujadas, l’info en question du 6 septembre 2017 : Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur. Après de nombreuses publicités vous aurez le replay de l’émission.

Deux académies pour un recteur : l’expérimentation normande. “Première dans l’Éducation nationale : deux académies, Caen et Rouen, vont être gérées par un même recteur. Cette expérimentation, qui vise à rationaliser la gouvernance académique, pourrait à terme servir de modèle pour revoir l’organisation des rectorats.”

Et au BOEN Programme de travail pour l’année scolaire et universitaire 2017-2018.

Je suis directeur d’école et voilà ce que va entraîner la suppression des contrats aidés dans mon établissement. Un témoignage.

Le vademecum des Devoirs faits pour les principaux de collège.

Apprentissage

Apprentissage : deux initiatives européennes lancées à l’automne 2017.
En premier lieu, ErasmusPRO va permettre aux jeunes d’effectuer une formation professionnelle de longue durée, de trois à douze mois, dans une entreprise située dans un autre pays européen. En second lieu, la Commission va proposer un "cadre européen pour un apprentissage effectif et de qualité". Il s’agit de définir les critères de qualité minimaux des offres d’apprentissage dans l’Union européenne.”

En direct de Singapour iMaginer les compétences du futur et se préparer. “Désormais la compétence principale d’un travailleur est d’être en permanence en capacité de s’adapter par lui-même. Autrement dit chaque travailleur doit être en mesure d’avoir son propre système de contrôle de ses qualités et qu’il soit capable d’en prendre la responsabilité pour qu’elles soient en permanence à niveau. Dit avec les mots du fondateur de Singapour « les travailleurs doivent être suffisamment disciplinés pour penser par eux-mêmes et rechercher l’excellence dans leur compétence sans attendre que quelqu’un souffle dans leur cou ». En d’autres termes tout un chacun doit prendre la responsabilité de ses compétences, les mettre à jour régulièrement et ne pas attendre que l’état le fasse pour eux.”

Education

Science et pédagogie : déformations et impostures (1) l’expérimentation Alvarez, par Paul DEVIN sur son blog. “Le premier d’une série de billets sur des affirmations scientifiques censées faire la preuve de la pertinence d’un choix pédagogique mais déformées ou manipulées par volonté idéologique,...Il est consacré à l’expérience de Céline Alvarez à l’école maternelle Lurçat de Gennevilliers ; le prochain s’intéressera aux relations entre l’association « Agir pour l’École » et le programme PARLER, …

Martine Boncourt : L’autorité à l’école, mode d’emploi. “"Le moindre mot, le moindre geste contribuent à la réussite ou à l’échec de l’activité pédagogique". Professeure des écoles, formatrice, Martine Boncourt montre dans un petit livre, (L’autorité à l’école mode d’emploi, ESF), les gestes, les postures, les paroles qui contribuent à "tenir" la classe et à asseoir l’autorité. Une approche très concrète mais qui est toujours reliée à une finalité éducative et une démarche pédagogique globale. Parce que Martine Boncourt en est persuadée : la vraie autorité c’est la confiance. Une confiance qui se gagne et qui nécessite un engagement de l’enseignant.”

Faut-il remettre en question les bienfaits de l’éducation ? par Jean-Claude Lewandowski. “Tour à tour, deux publications, très différentes l’une de l’autre, viennent de remettre en cause le credo très largement partagé des bienfaits de l’éducation. Et jettent ainsi une lumière assez perturbante sur la place et le rôle de cette dernière…

Curiosités

Si j’étais au collège dans le monde. "Prenons de la hauteur en comparant les rentrées scolaires dans quatre pays, le temps d’un petit tour du monde des collégiens."

Age, sexe, salaire : portrait-robot des enseignants en France. "Parmi les professeurs du primaire et du secondaire, 70 % sont des femmes. Le salaire médian d’un enseignant s’élève à 2 332 euros nets."

D’où vient le nom des notes de musique ?Il a fallu attendre le Moyen ge pour que l’Occident crée un système de notation qui facilite l’apprentissage de la musique. Et celui-ci est directement inspiré d’un célèbre chant grégorien.”

Bernard Desclaux

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