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Vivement l'Ecole!

Articles avec #medias tag

Ce Président qui excelle dans la novlangue...

17 Juillet 2017 , Rédigé par Liberation Publié dans #Politique, #Médias

Ce Président qui excelle dans la novlangue...

Ces mots, qui nous enveloppent. Voici la ministre du Travail, à la tribune de l’Assemblée. «Le chemin que nous proposons, c’est de donner plus de liberté et de protection, dit Muriel Pénicaud, pour défendre la réforme du code du travail. Il faut à nos entreprises plus de souplesse.» Ces mots qu’on finit par ne plus entendre, assourdis que nous sommes. Il faudrait, dans ces phrases, relever chaque mot. Le chemin, d’abord. Le chemin que l’on trace, puis ensuite où l’on chemine tranquillement, le délicieux chemin ombragé, qui sent la noisette. Sur un chemin, on ne se précipite pas. On va au pas de son âne, tranquillement, un bosquet après l’autre. On pourrait objecter que si Emmanuel Macron, pour réformer le code du travail, a choisi les ordonnances plutôt que la loi, c’est justement pour foncer. Mais non. Emmanuel Macron est ce prodige, cette synthèse de toutes les contradictions, qui va vite et lentement à la fois. Comme aurait pu dire George Orwell, inventeur de la novlangue, il «foncechemine».

D’ailleurs, ce chemin, le gouvernement le «propose». Il n’impose rien, quelle horreur. Et s’il a repoussé tous les amendements de l’opposition, ce n’est évidemment pas par refus du dialogue, puisque justement, il s’agit de développer le «dialogue social». Alors pourquoi ? Parce qu’un amendement de l’opposition, ça se rejette, aussi vrai qu’il faut, de temps en temps, élaguer les ronces sur les chemins. «Evidemment !» répond une députée macronienne à un mélenchonien qui lui fait remarquer que le taux d’adoption des amendements est de 0 %. Restent, dans le discours de Muriel Pénicaud, les classiques : «liberté, protection, souplesse». «Liberté» pour qui ? «Protection de qui ?» Ce n’est pas précisé. Liberté en général. Protection universelle. Et la «souplesse» ! Qui pourrait s’opposer à la souplesse ? Qui va monter à la tribune pour défendre les rigidités ?

Ce radieux et bucolique paysage macronien, où prolifèrent violettes, coquelicots, souplesses et évidences, pourrait n’être menacé par rien, n’étaient les cailloux et les ronces qui, sur les plus jolis chemins, ont parfois le mauvais goût de faire trébucher ou d’égratigner. Justement, à propos de la ministre du Travail, cette méchante affaire de voyage à Las Vegas, organisé sans appel d’offres. Ce n’est pas grand-chose. Un tout petit caillou. Mais c’est encore trop. Et justement, dans une conférence de presse, voici qu’une journaliste interroge le Président sur le caillou. Directement. Mais où se croit-elle ? Emmanuel Macron a vite fait de la remettre à sa place, qui ne commente pas «les péripéties du quotidien».

Les journalistes, voilà le problème. Les journalistes ont le mauvais goût de se mettre en travers des chemins. Ils zooment sur les cailloux, ils voient tout en noir : il va pleuvoir, on n’arrivera jamais à temps, on aurait dû partir plus tôt, on aurait dû partir plus tard, on aurait dû partir de l’autre côté. Et même quand ils cheminent aussi, dociles, avec les meilleures intentions du monde, ils prennent de la place, ils encombrent le champ de vision, ils proposent des variantes d’itinéraire, on ne peut pas «foncecheminer» à son aise. Aussi Emmanuel Macron a-t-il eu la bonne idée de se faire lui-même journaliste. Il va «créer son média», annoncent les médias, dépités. Il se filmera. Il s’interrogera. Il se répondra. Il postera le tout sur Facebook Live, où il fera peut-être même les commentaires, s’il a le temps. D’ailleurs, il a déjà commencé.

Emmanuel reçoit Angela. On a construit un joli décor : un groupe de jeunes Français et de jeunes Allemands enthousiastes. Ils s’envoient des balles, et doivent prononcer des phrases dans la langue de l’autre. Les règles du jeu ne sont pas parfaitement claires, mais la séance est retransmise sur le Facebook Live de l’Elysée. Et le pire, c’est qu’on le regarde, ce moment d’actualité heureuse, cette préfiguration de ce que sera le futur média En marche, où le prince charmant se «parletaira» avec grâce, dans un sous-marin nucléaire ou sur la tour Eiffel (ça marche : ce pourrait d’ailleurs être le nom de la future chaîne).

Les journalistes râlent contre cette concurrence déloyale. C’était tellement sympa, de filmer le joli chemin, tous ensemble ! Les pauvres. Ils vont devoir détourner leurs caméras, aller filmer dans les ronces, voire sortir du chemin. C’est peut-être la meilleure chose qui puisse leur arriver, même si c’est moins confortable.

Daniel Schneidermann             

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Quand la presse reçoit les "bons points" du gouvernement...

17 Juillet 2017 , Rédigé par France Info Publié dans #Politique, #Médias

Quand la presse reçoit les "bons points" du gouvernement...

Christophe Castaner, porte-parole au gouvernement aux journalistes:

"Vous êtes dans votre rôle quand vous mettez en cause certains de nos politiques, quand vous enquêtez"

France Info

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Ce gouvernement qui dicte à la presse ses attitudes, qui distribue les rôles, les bons points...

La mise en scène de la société du spectacle...

Christophe Chartreux

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Le spectacle se représente à la fois comme la société même, comme une partie de la société, et comme instrument d'unification. En tant que partie de la société, il est expressément le secteur qui concentre tout regard et toute conscience. Du fait même que ce secteur est séparé, il est le lieu du regard abusé et de la fausse conscience ; et l'unification qu'il accomplit n'est rien d'autre qu'un langage officiel de la séparation généralisée.

Le spectacle n'est pas un ensemble d'images, mais un rapport social entre des personnes, médiatisé par des images.

Le spectacle ne peut être compris comme l'abus d'un mode de la vision, le produit des techniques de diffusion massive des images. Il est bien plutôt une Weltanschauung devenue effective, matériellement traduite. C'est une vision du monde qui s'est objectivée.

Le spectacle, compris dans sa totalité, est à la fois le résultat et le projet du mode de production existant. Il n'est pas un supplément au monde réel, sa décoration surajoutée. Il est le coeur de l'irréalisme de la société réelle. Sous toute ses formes particulières, information ou propagande, publicité ou consommation directe de divertissements, le spectacle constitue le modèle présent de la vie socialement dominante. Il est l'affirmation omniprésente du choix déjà fait dans la production, et sa consommation corollaire. Forme et contenu du spectacle sont identiquement la justification totale des conditions et des fins du système existant. Le spectacle est aussi la présence permanente de cette justification, en tant qu'occupation de la part principale du temps vécu hors de la production moderne.

Guy Debord - La société du spectacle

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Revue de Presse Education... 4 jours - École de la confiance - Postes – Austérité ? - Rapports – Vacances – Butinages...

2 Juillet 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... 4 jours - École de la confiance - Postes – Austérité ? - Rapports – Vacances – Butinages...

EXTRAIT

Dernier (et ultime) bloc notes de l’année scolaire. Avec une actualité assez riche : le décret ré-autorisant les quatre jours de classe, les annonces du Ministre sur l’“école de la confiance”, les postes en CP d’éducation prioritaire, le bac, le brevet et quelques rapports et articles intéressants. Nous nous demanderons aussi si l’éducation est toujours "sanctuarisée" sur le plan budgétaire. De quoi dire et de quoi lire...

On terminera de manière plus personnelle par une réflexion sur l’avenir de ce bloc-notes. Bon courage pour la fin de l’année et bonnes vacances

Quatre jours

La semaine a été marquée par la publication le 27 juin du décret « relatif aux dérogations à l’organisation de la semaine scolaire dans les écoles maternelles et élémentaires publiques ». Le journal Le Monde en offre un résumé rapide. Ce texte permet donc d’«  autoriser des adaptations à l’organisation de la semaine scolaire ayant pour effet de répartir les heures d’enseignement hebdomadaires sur huit demi-journées réparties sur quatre jours  ». Le texte fixe quand même des limites : pas plus de vingt-quatre heures hebdomadaires, pas plus de six heures par jour et trois heures trente par demi-journée, pas de modification du nombre d’heures d’enseignement sur une année scolaire, ni de modification de leur répartition. Toutefois, "ces dérogations peuvent s’accompagner d’une adaptation du calendrier scolaire national", ce qui signifie un possible raccourcissement des vacances. De fait, le décret permet surtout de revenir à la semaine de quatre jours et fait que, demain, différents tempos puissent se côtoyer d’une ville à l’autre, voire d’une école à l’autre. Le décret acte ainsi le troisième changement de rythmes pour les écoliers en neuf ans.

Pour compléter, on pourra aller voir l’audition de Jean-Michel Blanquer au Sénat par la commission Culture et éducation. On n’y parle pas de ce seul sujet mais il occupe une bonne partie du débat. En contrepoint, on pourra aussi visionner la réaction de la sénatrice Françoise Cartron qui a beaucoup travaillé et publié plusieurs rapports sur cette question.

Toujours sur ce sujet, dans son blog sur Mediapart, Claude Lelièvre reprend l’expression de "Munich pédagogique" utilisée en 2008 par Antoine Prost. Il y égratigne sévèrement le nouveau ministre, coupable de ne pas prendre ses responsabilités : «  Le décret que Jean-Michel Blanquer vient de signer sur les rythmes scolaires est digne non pas d’un Salomon mais d’un Ponce Pilate. C’est la « base », à condition d’être unie, qui choisira le retour à la semaine de quatre jours. Et l’irresponsable à la tête du ministère de l’Education nationale s’en lave les mains.  »

On a l’impression qu’avec cette réforme «  le monde des adultes s’est entendu sur le monde des enfants »...! Cette expression est d’un certain... Jean-Michel Blanquer. Mais elle a été prononcé en 2010 à l’occasion d’une audition pour un rapport parlementaire sur les rythmes de vie scolaire et le passage à la semaine de quatre jours. JM Blanquer, alors Dgesco, évoque d’abord des journées de six heures « bien remplies, trop remplies », puis plus loin il déplore qu’avec le passage à quatre jours «  le monde des adultes s’est entendu sur le monde des enfants ». Ce jugement prend une saveur particulière aujourd’hui. On peut cependant rajouter qu’avec les intérêts des adultes (parents et enseignants) on peut aussi voir des considérations financières et budgétaires aussi bien pour l’État que les collectivités locales.

Une autre conséquence de cette modification est peu évoquée, or elle n’est pourtant pas négligeable. La réforme des rythmes a "créé" à peu près 250.000 postes dans l’animation d’après les syndicats du secteur. Il est difficile d’évaluer l’impact que ce décret risque d’avoir en termes de suppression d’emplois. Ce sont certes des emplois précaires et souvent à temps partiel mais ils permettaient à certaines personnes de trouver des sources de revenu. On peut donc légitimement se demander si ce n’est pas un "plan social" (qui ne dit pas son nom) qui est en préparation ?

École de la confiance

L’interview de Jean-Michel Blanquer la plus intéressante de la quinzaine est à lire dans La Croix . Dans cet entretien il dit vouloir confier davantage d’autonomie aux acteurs éducatifs afin de bâtir « une école de la confiance  ». Il pourrait s’agir de permettre aux chefs d’établissement de recruter eux-mêmes sur des «  postes à profil  ». En corollaire, le ministre veut relancer des évaluations nationales, conçues comme un outil de pilotage. Il annonce aussi vouloir faire évoluer les missions des inspecteurs qui seront revues : «  Les inspecteurs rempliront une fonction de soutien plus que de contrôle » . « Plusieurs membres de l’inspection, spécialistes de différentes disciplines, analyseront ensemble la situation d’un établissement et aideront son équipe à formuler et mettre en œuvre un projet éducatif adapté », a-t-il ajouté.

L’école de la confiance selon Jean-Michel Blanquer, on la retrouve aussi dans une autre interview donnée à La Voix du Nord où il justifie le décret sur les rythmes ainsi : « il s’agit d’une philosophie que nous appliquons sur beaucoup de sujets : il est important de responsabiliser les acteurs, de laisser les communautés définir ce qui est bon pour elles.  »

On ne sait pas ce que pensent les enseignants et les élèves du collège Pierre-Ronsard à Tremblay en France de « L’école de la confiance  ». Mais quand on lit le reportage de L’Express on se dit que l’équilibre est fragile pour ne pas créer du découragement. Le magazine est retourné voir les enseignants et la direction de ce collège situé en éducation prioritaire un après un premier reportage au moment du démarrage de la réforme du collège . Aujourd’hui, malgré (ou à cause de) un « travail monstre », le bilan est « plutôt positif ». Les enseignants se sont saisis des dispositifs emblématiques de la réforme, l’accompagnement personnalisé (AP) et les enseignements pratiques interdisciplinaires (EPI) et une dynamique s’est installée. Si le principal, prudent, estime que l’aménagement qui vient d’être officialisé par un arrêté « ne casse pas la dynamique », il souhaite aussi « assurer une stabilité du collège, sécuriser l’école et les professeurs, arrêter les changements de cap.  ». C’est à ce prix, celui de la stabilité et de la permanence de l’action, que l’école de la Confiance pourrait se construire.

(...)

Philippe Watrelot

Suite et fin à lire en cliquant ci-dessous:

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Revue de Presse Education... Dépenses - Médiateur - Evaluation

1 Juillet 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Dépenses - Médiateur - Evaluation

Dernière revue de presse de la saison en ce 30 juin. Mais pas sûr que l’actualité éducative parte en vacances. Enfin, aujourd’hui il sera question de dépenses des ménages, du rapport du médiateur qui prend APB dans son viseur, et d’interrogations sur l’évaluation.

Dépenses

Les parents français dépensent très peu pour l’éducation de leurs enfants. “La dépense moyenne des parents français en matière d’éducation est d’environ 15 000 euros par enfant. C’est le montant le plus bas des 15 pays interrogés dans un rapport publié par la banque HSBC.”

Les « bons » collèges font monter les prix de l’immobilier. “Les familles sont prêtes à débourser davantage pour être assurées que leurs enfants seront scolarisés dans les établissements à la meilleure réputation.”

Médiateur

Le médiateur vient de remettre son rapport annuel.

Le Monde relève que L’intégration des élèves handicapés à l’école reste à faire. “Malgré une scolarisation en hausse, le médiateur de l’éducation nationale estime que trop d’obstacles persistent.”

Mais toute la presse relève tout autre chose !

Le médiateur de l’éducation nationale dénonce la solitude des familles face à APB. "Dans son rapport annuel remis jeudi, le médiateur de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur se fait l’écho des réclamations reçues lors de la session 2016 d’APB."

Orientation des bacheliers : Le médiateur de l’Education nationale tape aussi sur APB. “Claude Bisson-Vaivre constate la défiance des familles envers la plateforme et propose de nombreuses idées pour l’améliorer…

APB : le médiateur de l’Education nationale saisi 137 fois en 2016.

APB : le médiateur de l’Education veut former les enseignants. “Rendre le portail Admission-postbac plus lisible, plus transparent et en adéquation “fidèle” avec la réglementation : voilà les objectifs de Claude Bisson-Vaivre, médiateur de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur. Dans son rapport annuel au ministère, rendu public jeudi 29 juin 2017, il propose plusieurs pistes en ce sens, dont une formation accrue des enseignants pour mieux accompagner les familles.”

Le médiateur de l’éducation nationale veut améliorer APB. “« Voilà un outil qui fonctionne mais qui n’a pas été adapté à l’augmentation des effectifs », explique le médiateur. Face à ce constat, il propose d’intégrer de nouvelles formations (écoles privées, Paris Dauphine…) dans le système APB « pour tendre à l’exhaustivité ». « Il faut pouvoir obtenir de ces formations qu’elles fassent connaître la liste de leurs étudiants, ce qui permettrait de libérer les places rapidement et de satisfaire les autres plus vite », poursuit-il.
Le médiateur suggère également de mettre fin à la surréservation : alors que les établissements ne peuvent recevoir qu’un nombre limité d’élèves, il y a dans certaines filières davantage d’étudiants retenus que de places disponibles, par anticipation de futurs désistements. La médiation a par exemple reçu la réclamation d’une élève acceptée en BTS qui s’est vu refuser l’accès à l’établissement car 40 élèves avaient été inscrits, contre les 35 que pouvait accueillir la filière
.”

La sélection, un défi pour l’enseignement supérieur à la française. “DÉCRYPTAGE - D’un côté, les grandes écoles sélectionnent sévèrement à l’issue des classes préparatoires. De l’autre, les universités publiques sont accessibles à tout bachelier. Depuis deux ans s’ajoute la pratique du tirage au sort aux portes de filières réputées comme médecine et droit.” Mais réservé aux abonnés.

Admission post-bac : "Il ne faut pas écarter les jeunes de l’entrée dans l’enseignement supérieur", défend l’UNEF. “Après la deuxième phase de réponses d’APB, près de 117 000 lycéens sont toujours sans affectations. Une situation "inquiétante voire alarmante" pour Lilâ Le Bas, présidente de l’UNEF.” Texte et vidéo de l’émission.

Emission sur FranceCulture APB, symptôme d’un système en surchauffe par Marianne Rubinstein. “Durant la campagne, Emmanuel Macron a repris à son compte la proposition de la conférence des présidents d’Université, visant à mettre en place des pré-requis à l’entrée à l’université. Mais les syndicats étudiants y sont fermement opposés, y voyant une sélection déguisée à l’entrée. La route de la réforme est donc étroite : certes, le système peut et doit être amélioré, mais qu’est-il prévu pour accueillir ces 350 000 étudiants supplémentaires, au-delà de la sanctuarisation du budget des universités ? Héritage du XXe siècle, l’enseignement supérieur public en France n’est pas un marché, mais avant tout un droit garanti par la quasi-gratuité des études. Emmanuel Macron devra y être particulièrement attentif, dans un pays où un jeune sur trois a voté pour Jean-Luc Mélenchon au premier tour de l’élection présidentielle. D’autant que le succès et l’originalité de mai 68 fut d’opérer la jonction entre le monde étudiant et celui du travail, dont on ne sait pas encore comment il réagira aux réformes à venir.”

Evaluation

EXAMENS Du CAP au doctorat Le chamboule-tout des diplômes. “Derrière le projet de réforme du baccalauréat, c’est l’ensemble des diplômes, du CAP au doctorat, qui pourrait connaître un véritable chamboule-tout dans un pays qui célèbre volontiers le culte du diplôme.” “Le débat entre sélection et élévation des qualifications est loin d’être clos.”

Sciences po revoit sa procédure d’entrée en master pour attirer des profils "moins littéraires". “Une évolution qui s’inscrit dans le droit fil de la politique de Frédéric Mion, le directeur depuis 2013. Le successeur de Richard Descoings (qui avait dirigé l’IEP pendant seize ans) a fait de l’élargissement de l’éventail des profils et de l’égalité des chances son cheval de bataille. Dès 2013, quelques mois après son arrivée à la tête de l’école, il supprimait du concours d’entrée l’épreuve de culture générale, jugée discriminante.”

Bernard Desclaux et toute l’équipe de la revue de presse vous souhaitent de belles et bonnes vacances.

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Revue de Presse Education... Examens - Ministre et futur - Divers...

30 Juin 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Examens - Ministre et futur - Divers...

L’actualité du jour c’est tout d’abord le début des épreuves écrites du brevet. Mais pas un jour ne passe sans nouvelle annonce du ministre. On terminera par quelques infos diverses.

Examens

Aujourd’hui c’est le début des épreuves écrites du brevet des collèges.
"Cette année, c’est par l’épreuve de mathématiques que les élèves de troisième débuteront leur examen, jeudi 29 juin. Nombre de candidats, de correcteurs, de points et dates à retenir..."

Dans l’Express vous saurez tout sur le calendrier de l’épreuve. "Les candidats au brevet des collèges 2017 connaîtront leurs résultats d’ici à deux semaines. Les résultats seront dévoilés entre le 7 et 12 juillet en fonction des académies."

Le brevet 2017 a complètement été rénové. En quoi consiste cette nouvelle épreuve ?. "Comme toujours, une large part de la notation repose sur du contrôle continu. Mais désormais, les "attendus" de fin de collège, sensés constituer un socle commun, sont le plus important, à l’instar de "la formation de la personne et du citoyen" ou encore des "représentations du monde et l’activité humaine"."

Le Café pédagogique s’interroge sur la pertinence de conserver des épreuves écrites terminales. "On peut s’interroger sur la survie d’un examen qui sera inutile pour la grande masse des candidats. En effet pour avoir le brevet et participer à la cérémonie de remise des diplômes, il sera nécessaire d’avoir 350 points. Or beaucoup d’élèves auront ces points avant de passer les épreuves, si tant est qu’ils aient l’obligation de les passer.

Est-il nécessaire d’imposer à 800 000 jeunes et des dizaines de milliers d’enseignants 8 à 9 heures d’examen, des jeux de copies sophistiqués pour un résultat couru à l’avance ? Faute d’avoir su trancher entre validation du socle ou examen final, on peut s’interroger sur l’avenir de ce nouveau brevet."

Au fait, les 61 copies du bac volées ont été retrouvées dans un bar à Paris.

Ministre et futur

Au Sénat mercredi 28 juin 2017, la commission de la culture, de l’éducation et de la communication a entendu Jean-Michel BLANQUER, ministre de l’éducation nationale.

Cette audition a suscité des articles et des réactions. Pour La Croix, "“Jean-Michel Blanquer dit vouloir confier davantage d’autonomie aux acteurs éducatifs afin de bâtir « une école de la confiance ». Il pourrait s’agir de permettre aux chefs d’établissement de recruter eux-mêmes sur des « postes à profil ». En corollaire, le ministre veut relancer des évaluations nationales, conçues comme un outil de pilotage.” (article réservé aux abonnés).

Le Café pédagogique retient surtout la gestion de la pénurie. "Le ministre de l’éducation a aussi laissé percer quelques projets pour l’avenir comme une réforme pédagogique du collège, de la maternelle ou du statut des AED. Sciences cognitives, personnalisation, les idées des années Chatel et Darcos sont de retour... Mais c’est surtout l’annonce d’un budget très contraint que l’on retient. A peine revenu, déjà gérer la pénurie ?"

En effet, dans l’Est Républicain, le ministre annonce le gel des postes. «  Nous avons le nombre de postes qui convient ». A se demander comment il va pouvoir mettre en place les différentes mesures annoncées. Faut-il craindre des fermetures de classes : "déshabiller Pierre pour habiller Paul" ?

Le ministre souhaite aussi revoir les missions des inspecteurs. « “Les inspecteurs rempliront une fonction de soutien plus que de contrôle”. “Plusieurs membres de l’inspection, spécialistes de différentes disciplines, analyseront ensemble la situation d’un établissement et aideront son équipe à formuler et mettre en œuvre un projet éducatif adapté”, a-t-il ajouté.
Le ministre souhaite pour cela “s’inspirer d’expériences qui ont fait leurs preuves, comme en Scandinavie ou en Asie. En Scandinavie, la Finlande a par exemple aboli l’évaluation externe au profit d’une évaluation uniquement interne”.
 »

Divers

Orientation : Des pistes pour faire réussir les bacheliers technologiques et professionnels. “Alors que le gouvernement prépare une réforme du bac qui pourrait mettre en place une véritable sélection à l’entrée dans le supérieur, reléguant les bacheliers professionnels et technologiques, il est intéressant de souligner que des voies de réussite existe pour ces jeunes. C’est ce que le Cnesco a montré lors de sa conférence sur l’enseignement professionnel. C’est aussi ce que devrait montrer un article de Gérard Lauton, maitre de conférences à l’UPEC, dans un article à paraitre en septembre dans la revue du Comité de réflexion Familles /Ecole de la Peep.”

Comment transformer l’enseignement scolaire à l’heure de la crise de l’éducation et, plus largement, du monde ? "Edgar Morin propose des pistes en puisant dans sa "pensée complexe" tout en évitant les impasses des oppositions binaires véhiculées par le discours réactionnaire et conservateur sur l’école."

Les humanités numériques : Un nouvel enjeu pour l’Ecole ?

Les « humanités numériques » envisagent le numérique comme notre nouveau milieu du savoir et comme objet d’étude à part entière. Avec quelles conséquences ? Pour nos pratiques de classe ? Pour la formation des enseignant.e.s ? Pour nos identités disciplinaires ? Le chantier, de réflexion et d’action, est ouvert à tous et toutes. On en trouvera ici quelques échos : des éclairages d’Elie Allouche, un récent séminaire dans l’académie de Créteil, un exemple de pratique réflexive par des lycéen.ne.s brestois.e.s, un mémoire de CAFFA de Françoise Cahen, des projets de recherches et des coopératives pédagogiques numériques lancées dans l’académie de Rennes… Par-delà l’interdisciplinaire, et si on osait la transdiscipline que les humanités numériques nous proposent d’explorer ?

Les parents français dépensent très peu pour l’éducation de leurs enfants
"C’est bien parce que 81% de ces derniers choisissent l’enseignement public pour leur progéniture, jusqu’au niveau licence, que les moyens nécessaires sont trois fois inférieurs. Globalement, seuls 46% des parents interrogés par HSBC préfèrent le public au privé. Les parents français sont également moins enclins à choisir les études à l’étranger (22 % contre 41 % au global), qui coûtent généralement plus cher qu’en France."

Les femmes ont été pionnières dans le développement du langage informatique
"Le code est le socle de toutes les innovations futures", explique la scientifique Aurélie Jean dans #TECH24, revenant sur le rôle émancipateur de cet apprentissage."

Géraldine Duboz

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Le mythe national à l’école : l’analyse partielle et partiale de L. Joffrin...

29 Juin 2017 , Rédigé par Questions de Classe(s) Publié dans #Education, #Médias

Le mythe national à l’école : l’analyse partielle et partiale de L. Joffrin...

Trois mois après sa parution, Laurent Joffrin a lu Le Mythe national de Suzanne Citron. Dans Libération (27/06/2017), il en donne une interprétation discutable. Disons simplement qu’il n’a pas tout compris.

La première version du Mythe national remonte en fait à 1987. Avec 30 ans d’avance sur tout le monde, Suzanne Citron, historienne et enseignante, décortique la construction du récit qui va servir de base à l’enseignement de l’histoire pour des générations de jeunes Français, quasiment jusqu’à nos jours. Un récit principalement organisé autour d’une chronologie politique et militaire, arbitrairement sélectionnée, essentiellement nationale, une reconstruction d’un passé mythique destinée à susciter l’adhésion du public, jeune et moins jeune : « Ce que nous prenons pour « notre » histoire – écrit Suzanne Citron – résulte (…) d’une manipulation du passé par les élites au service ou à l’appui, des différents pouvoirs. Une historiographie apologétique de l’État et d’un « génie français » hors norme sous-tendait l’imaginaire national construit par la Troisième République. »

La déconstruction du mythe à laquelle l’auteure s’est attelée tout au long de ses recherches – et dont la validité est confirmée par toute l’historiographie des dernières décennies – n’est toutefois que le point de départ d’une réflexion plus large sur ce que devrait être, ce que pourrait être, l’enseignement de l’histoire en France en cette seconde décennie du 21e siècle. Suzanne Citron préconise de se référer à « un cadrage à grand maillage de l’histoire de l’humanité, relié à des séquences de courte durée concernant plus particulièrement la France, selon différentes échelles de l’espace et du temps (…) [un cadrage qui] constituerait le socle commun, la toile de fond d’un passé proposé à tous et à chacun, à différents niveaux de la scolarité. »

Une histoire de l’humanité, une histoire des hommes ? Pensez donc… Une idée qui fait manifestement horreur au directeur de Libé. Car, dit-il, ce serait « faire fi de l’intérêt légitime des occupants actuels du territoire national pour ceux qui les ont précédés. » Faut-il comprendre que, pour Joffrin, les « prédécesseurs » des Français d’aujourd’hui sont à rechercher exclusivement parmi les princes, les chefs de guerre, les « grands héros » dont l’histoire scolaire est toujours le substrat ? Mais aussi que l’identification à la nationalité française – quand même bien artificielle – devrait l’emporter sur la condition humaine ? C’est oublier que « l’histoire de France », régulièrement mise en avant dans le débat politique pour déplorer sa prétendue disparition, n’est pas celle des habitants actuels du pays, qu’ils y soient installés de longue date ou plus récemment, mais principalement celle de l’état, des régimes politiques et des classes dirigeantes alors que les hommes, les femmes, les enfants (grands oubliés de l’histoire scolaire) qui nous ont « précédés » ne sont curieusement jamais regardés comme nos prédécesseurs, puisque, pour l’essentiel, ils n’ont pas d’histoire. Ou du moins, pas d’histoire reconnue comme digne de figurer dans les programmes scolaires.

« Ce n’est pas un péché que de s’intéresser à son propre pays (…) », écrit encore Joffrin, usant ici d’une formule usée jusqu’à la corde (« son pays », « notre pays »), qui fait d’un territoire donné, auquel on se verrait obligatoirement assigné, la référence absolue, lui conférant une valeur quasi sacrée. Mais si l’histoire devait avoir pour fonction de faire naître un sentiment de solidarité, une conscience civique (ce dont on pourrait d’ailleurs discuter), pourquoi faudrait-il que ce sentiment et cette conscience n’aient pas à s’exercer au-delà du pointillé sur une carte qui borne « notre pays » ? Rien ne vient justifier, dans les programmes d’histoire, l’absence - quasi totale à l’école primaire - de toute référence au monde, à la Terre, "notre planète", sinon l’objectif, toujours plus ou moins en filigrane, de faire naître une conscience nationale, sans qu’on s’interroge jamais sur la légitimité de cette notion. Lorsque Joffrin écrit qu’abandonner l’histoire de France conduit à « abandonner la nation aux nationalistes », il n’est guère difficile de montrer que le nationalisme se nourrit de l’histoire nationale sans laquelle il n’existerait pas.

Enfin, dans cette même tribune, Joffrin s’avance – bien imprudemment lorsque l’on connaît ses conceptions réactionnaires en la matière – sur le terrain de la pédagogie, avec ces évidences fortes de ceux qui n’ont jamais mis les pieds dans une salle de classe : dépasser le cadre national, « sur le plan pédagogique, c’est se priver volontairement de l’arme du récit (…) pourtant seul capable de susciter l’attention soutenue des élèves, qu’une description laborieuse des structures économiques ou sociales se déployant dans le temps plongera à coup sûr dans un ennui profond. » Certes, les enfants adorent les histoires de chevaliers, d’Indiens et de cow boys mais c’est avoir des élèves une bien piètre estime et de l’histoire une vision bien rabougrie que d’imaginer que son enseignement devrait se réduire à la simple transmission d’un récit – qui, au demeurant, a toute sa place dans l’histoire du monde – aussi singulièrement réducteur que le récit national.

La conclusion revient à Suzanne Citron : « Repenser les modalités de prescription de l’enseignement de l’histoire dans un système scolaire souple et décentralisé, est-ce un rêve fou, politiquement incorrect ou une piste à saisir pour transformer la France ? (…) Relié au socle de la commune histoire humaine et de l’exploration de la France comme objet historique, ce rapport au passé, mélodique et polyphonique, ouvrirait sur un présent nouveau. »

Suzanne CITRON, Le mythe national, l’histoire de France revisitée, Les Editions de l’Atelier, Editions ouvrières, Paris, 2017.

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Revue de Presse Education... "Détricotages" contestés - Serpents de mer...

28 Juin 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... "Détricotages" contestés - Serpents de mer...

L’actualité éducative de cette fin d’année scolaire est partagée entre les projets de rentrée, et les préoccupations saisonnières.

"Détricotages" contestés

Les mesures verticales du nouveau ministre continuent de susciter réserves et contestations.

C’est le cas des CP dédoublés dans les quartiers les plus défavorisés.

« Moins d’élèves dans les CP des quartiers les plus défavorisés pour mieux les encadrer : séduisante au premier abord, la promesse d’Emmanuel Macron inquiète des enseignants du primaire, qui craignent que ce soit au détriment d’autres élèves » lira-t-on dans Libération.

Dans la dernière lettre de l’éducation de la saison, Luc Cédelle évoque ces « détricotages » à géométrie variable : « L’actuelle équipe ministérielle est-elle en train d’éliminer avec méthode ou d’aménager avec pragmatisme ce qui a été fait par la précédente  ? Si les deux analyses coexistent, c’est que la réalité est elle-même ambivalente et évolutive. Deux grands dossiers l’illustrent » : la réforme du collège et le dispositif plus de maîtres que de classe. Ils sont passé en revue.

A propos du collège, l’Express est revenu dans celui de Tremblay pour évaluer la mise en place de la Réforme un an près : Réforme du collège : retour à Tremblay avec un "bilan plutôt positif". On pourra y lire les points de vue des enseignants et des élèves sur l’AP et sur les EPI.

« "C’est un travail monstre qui nous attend" et "un pari pour les élèves", avaient raconté à L’Express les professeurs de Pierre-Ronsard le jour de la rentrée. Ils évoquaient déjà des ajustements, des améliorations. "Il faudra six mois ou un an pour tout mettre en place, c’est une année de rodage pour voir si cela marche", pensait Claire Benhamou, professeure d’espagnol. Résultat, un an plus tard, "le bilan est plutôt positif, cela s’est bien passé", affirme Julien Maraval, principal du collège [...] A Tremblay, l’AP est aussi plébiscité par les élèves. "Il y a plus de soutien individuel", lance Line. "On participe davantage, les professeurs nous prennent plus en compte", raconte de son côté Sofiane qui du coup a "moins le trac de parler devant tout le monde". » Pour les EPI, le bilan est plus mitigé : « certains EPI ont bien fonctionné, d’autres un peu moins, assurent les professeurs qui demandent "moins de rigidité". "Il ne faut pas faire d’EPI un peu prétexte, dit Julien Bacconier qui regrette "trop de contraintes, notamment en terme d’horaires, de thème ou de nombre". "La transversalité est bénéfique si nous avons des heures pour préparer nos cours et se mettre d’accord entre professeurs", abonde Morgane Vieux. Un moment de concertation avait été planifié dans leur emploi du temps. Non rémunéré, il n’a semble-t-il pas suffi. ». Le ministre avait annoncé vouloir évaluer les dispositifs avant de prendre des décisions ...

Toujours dans la lettre de l’éducation, on lira avec intérêt l’interview de Jean-Paul Delahaye :

« Comment espérer construire du « vivre-ensemble » si l’école n’organise pas du «  scolariser-ensemble  »  ? Dans le projet de 2016, inclure dans le temps scolaire des collégiens un accompagnement personnalisé, pris en charge par des professeurs, c’est un progrès démocratique. Ce sont les élèves les plus démunis, les plus en risque de décrochage qui ont un besoin fondamental de ces heures. Laisser aujourd’hui la possibilité d’utiliser une partie de ces heures pour reconstituer des enseignements réservés à certains élèves, c’est utiliser ainsi l’autonomie pour mettre en concurrence les établissements. Ce n’est pas une façon d’être au service de tous, c’est une réponse à des intérêts particuliers. Les angoisses des familles pour l’avenir de leurs enfants doivent être entendues. Elles expliquent les stratégies individuelles  : choix d’école, choix de filière, etc. Mais le rôle des pouvoirs politiques est de rassurer ceux qui n’ont pas envie que l’école se transforme et de leur faire comprendre qu’il est de l’intérêt de tous d’élargir la base sociale de la réussite scolaire. »

Serpents de mer

L’utilité du baccalauréat en est un dans le monde éducatif. On lira le très intéressant article de Bruno Magliulo qui retrace son histoire, du baccalauréat réservé à une élite, au bac pour (presque) tous : plus de deux siècles d’une irrésistible expansion.

Pour ses débuts, « on attribue très fréquemment à Napoléon 1er le mérite d’avoir créé le baccalauréat. C’est vrai pour sa version moderne, mais faux pour sa version ancienne. Dès le XIIIe siècle, il existait un "bacca laurea" (ce qui, en latin, signifie "couronne de lauriers", par référence à l’objet symbolique que, dans les sociétés antiques, on plaçait sur la tête des vainqueurs d’épreuves de toutes sortes : Jeux Olympiques, batailles, guerres...). Ce diplôme, qui comportait plusieurs épreuves en latin, n’était délivré que très parcimonieusement, dans le cadre d’une poignée d’universités (en particulier celle de Paris), à l’issue de ce que nous nommons aujourd’hui "le premier cycle universitaire". »

Autre débat : Les professeurs sont-ils prêts à consentir à l’autonomie ? Laurent Frajerman, chercheur au Centre d’histoire sociale du XXème siècle de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne tente une réponse sur The Conversation. On y apprend que « le soutien à l’autonomie est [...] surreprésenté chez les jeunes professeurs et les professeurs de collège ».

On terminera par cette initiative d’un collectif de professeurs qui ont rédigé une lettre ouverte sous forme de pétition à la députée Claire O’Petit. Cette dernière y est interrogée avec malice sur ses propos choquants sur les profs, les musulmans, les roms ...

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Dessin de Fabien Crégut

Bon courage à celles et ceux qui corrigent,

Laurent Fillion


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Revue de Presse Education... Lire - Réforme - Supérieur - Ailleurs...

27 Juin 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Lire - Réforme - Supérieur - Ailleurs...

Les annonces diverses et variées du nouveau ministre continuent d’alimenter les médias, que ce soit sur les Fables, les CP à 12 élèves ou les devoirs faits.
On continue aussi à parler d’APB et du tirage au sort.

On termine par quelques infos variées, dont les suites de l’"affaire" Véronique Servat.

Lire

"Le nouveau ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer distribuera ce lundi des exemplaires des Fables de La Fontaine à l’école Paul Claudel de Tourcoing. Il lance ainsi l’opération « un livre pour les vacances » pour les élèves de CM2 des Hauts-de-France." Rappelons tout de même que cette opération n’est que la reprise d’un dispositif inauguré sous Luc Châtel. Et il ne concerne que 3 académies.

Ce que rappelle Claude Lelièvre dans son blog. "pour ceux qui penseraient que cette ’’opération’’ renouvelée serait une sorte de ’’réhabilitation de la littérature classique’’ dans l’enseignement primaire, il faut noter que l’opération ’’commencée’’ en 2010 par les "Fables’’ de La Fontaine s’est continuée en juin 2011 (toujours sous la houlette du DGESCO Jean-Michel Blanquer) par "Neuf contes de Charles Perrault ; un livre de l’été 2011 illustré d’images d’Epinal’’ distribué à des élèves de CM1 en fin d’année scolaire. Fabuleux, le climat "contes et légendes’’ entretenu par Jean-Michel Blanquer."

Jean-Michel-Zakhartchouk, quant à lui, s’emporte sur une distribution pour l’été sans accompagnement pédagogique : "Ce que disent les pédagogues, c’est qu’il ne suffit pas de distribuer un livre de Fables, de faire étudier par cœur telle ou telle, d’en lire en classe en expliquant le vocabulaire , mais qu’il faut un vrai travail différencié selon les âges, pour que soit vraiment approprié un auteur qui a le mérite énorme d’être connu de tous les Français, d’être une sorte d’emblème de la culture française (tout en puisant ses sources dans de multiples cultures, dont les légendes et contes persans)."

D’ailleurs, les polémiques sur les méthodes de l’enseignement de la lecture sont reparties de plus belle. "Un récent séminaire à destination des inspecteurs a relancé les récurrents débats sur la place respective du code et du sens dans l’apprentissage de la lecture. L’insistance portée sur la maîtrise instrumentale de la combinatoire (la mise en relation de graphies et de phonies), au nom d’un retour nécessaire aux fondamentaux, laisserait entendre que le problème des élèves français ayant des difficultés en lecture aurait pour origine leur insuffisante capacité à déchiffrer, c’est-à-dire à identifier les mots. Le tout dans un discours qui revendique de s’appuyer sur la science et tout particulièrement sur la psychologie cognitive."

Réforme et contre-réforme

Tout d’abord, au bout d’un an à peine, un bilan plutôt positif de la réforme pour les élèves et professeurs du collège Pierre-Ronsard, à Tremblay-en-France. "Une année de rodage qui "s’est plutôt bien passée".

Une vision du programme de Jean-Marie Blanquer par Bernard Toutlemonde, ancien directeur général de l’enseignement scolaire. "Le nouveau ministre a donc en tête tout un programme. Un programme original qui n’en pose pas moins des questions : le pilotage par la science et par les résultats ne masque-t-il pas en somme des choix idéologiques ? Les premières mesures décidées (rythmes scolaires avec retour possible à la semaine de quatre jours, dédoublement des CP au détriment du « plus de maîtres que de classes » mis en place précédemment, rétablissement du redoublement etc.) sont-elles vraiment inspirées par la méthode scientifique annoncée ? La volonté d’encourager l’autonomie et l’innovation résistera-t-elle aux traditions centralisatrices, bureaucratiques et « top-down » du ministère de l’Éducation nationale ? Wait and see…"

Le ministre annonce aujourd’hui la création de 2500 postes pour mettre en place les CP à 12 élèves. Sauf qu’il ne s’agit pas de création de postes (comment recrute-t-on par concours 2500 enseignants durant l’été ?) mais un redéploiement des 4000 postes créés par le gouvernement précédent.
D’ailleurs Le Monde dénonce une réforme à marche forcée.

"Manque de locaux, professeurs difficiles à trouver : l’application, dès la rentrée, de cette promesse de campagne du candidat Macron tourne au casse-tête."

Problèmes aussi pour mettre en place les devoirs faits à la rentrée. "Il faut recruter, organiser les plannings, trouver les locaux... Rien que dans le collège qui teste l’expérimentation, il y a 45 intervenants et 10 salles mobilisées. C’est pour cette raison que les rectorats sont actuellement en train de faire un audit de ce qui est possible pour septembre. Et au total, le ministre se donne quatre ans, jusqu’en 2020, pour installer le dispositif dans tous les collèges de France et pourquoi pas en école primaire."

Véronique Soulé, elle, cherche désespérément le devenir des dispositifs pour l’égalité. "C’était en un temps déjà ancien. François Hollande était président. Najat Vallaud-Belkacem était ministre de l’Education nationale et elle encourageait les dispositifs de mixité sociale afin d’en finir avec les collèges-ghettos. Dans le cadre du renouveau en marche, on s’est demandé ce que devenaient ces dispositifs. On a cherché, cherché, cherché..."

Alors que l’Observatoire des inégalités s’interroge sur l’égalité des chances.
“L’Observatoire des inégalités, dans le cadre de son rapport publié le 30 mai dernier, s’interroge sur la situation de l’éducation en France. « L’école amplifie-t-elle les inégalités ? », la question est posée et les conclusions peu encourageantes. Le système éducatif doit encore s’améliorer pour assurer l’égalité des chances.

Dans un simple dessin, Jacques Risso résume bien les annonces du ministre.

Supérieur

APB : comment améliorer le passage du lycée à la fac. “Pour endiguer un échec massif en licence, il importe d’aborder sans tabou les questions de l’orientation, du rôle du bac ou d’une sélection au seuil de l’université.”

La nouvelle ministre de l’Enseignement Supérieur, Frédérique Vidal, est contre la sélection à l’université par tirage au sort. Clara Jaboulay, de l’Union Nationale des Lycéens, a réagi à ses propos.

Divers

Les suites du billet d’une collègue handicapée qui se voyait refuser la reconduction des aménagements de son poste. "Un simple "malentendu"

Quinze minutes, c’est à quelque chose près le temps qu’il a fallu pour que mon téléphone se mette à sonner après la mise en ligne sur Médiapart le Club de la tribune consacrée au refus de l’Education Nationale, via ses instances académiques, d’aménager mon poste de travail.

Le revers de la médaille est que beaucoup de collègues m’ont transmis des témoignages décrivant une situation analogue à la mienne. Handicapé.e.s, il leur est impossible, en dépit de demandes légitimes et parfois réitérées d’obtenir un aménagement de poste par l’Education Nationale. Cela concerne des enseignant.e.s de lycée ou de collège, à Paris ou en Province, handicapé.e.s visuels ou auditifs, titulaires le plus souvent d’une Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé, ils ont été pour certain.e.s débouté.e.s de leur demande d’aménagement, pour d’autres, de sa reconduction d’années en années, leur pathologie, comme la mienne, n’étant pas évolutive."

Le créationnisme est normalement interdit dans les écoles publiques américaines. Pourquoi subsiste-t-il encore ?

Quel enseignement pour penser le monde social ?

"Quelle place et quelle conception dans l’école d’aujourd’hui - et plus encore dans celle de demain - pour un enseignement prenant pour objet le monde social ? Jérôme Deauvieau revient dans ce texte sur les enjeux inhérents à l’enseignement dans ce domaine et propose des pistes de réflexions sur les évolutions à envisager, particulièrement au niveau de l’école primaire."

Le questionnement philosophique dans l’enseignement de la physique au lycée.

“Bien que les sciences physiques ne soient pas enseignées aujourd’hui comme une philosophie de la nature, leurs contenus et donc aussi leur apprentissage se prêtent toujours à un questionnement de nature philosophique. En particulier, leur caractère mathématique de la physique marque souvent une rupture dans la construction intellectuelle des élèves, à laquelle il appartient à l’enseignant de veiller. Cette rupture porte essentiellement sur l’apprentissage de l’abstrait, le deuil d’un réalisme naïf et les limites des analogies. Ces questionnements méritent d’être explicités ouvertement en classe pour permettre un juste apprentissage de cette discipline.” par Cyril Verdet, professeur de sciences physiques au lycée Saint Louis de Gonzague à Paris (Franklin), formateur en épistémologie à l’ISFEC d’Ile-de-France."

Géraldine Duboz

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Revue de Presse Education... En musique - Des fables et pas de téléphone - Le mois de Blanquer - Bac, bugs et couacs - Butinages...

26 Juin 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Livres, Apprendre, Étude, Éducation

EXTRAIT

Le mois de juin c’est un peu le mois du ministre de l’éducation. Avec le marronnier du bac, on l’invite partout et souvent il en profite pour évoquer d’autres sujets. Cette année, avec le changement de gouvernement, le rythme des annonces s’est encore accéléré. Attention ça chauffe, on ne peut plus suivre ! Entre la rentrée en musique, la distribution des fables de La Fontaine et les casiers pour les portables, il y a de quoi faire. Sans compter les autres dossiers qui se poursuivent : les rythmes, les CP à 12 élèves, le collège... A tel point qu’on en arriverait presque à oublier le Bac avec ses bugs et ses couacs...

En musique

« Je vous l’annonce, on fera la rentrée en musique dans un maximum d’endroits dès cette année, en mobilisant les élèves de l’année précédente ou des orchestres extérieurs. » Dans une interview accordée début juin au quotidien Le Parisien le ministre de l’Éducation nationale avait annoncé sa volonté de développer l’enseignement de la musique dans les collèges.

Malgré cette annonce du début du mois de juin, la circulaire allant dans ce sens et qui a été envoyée aux Recteurs et aux inspecteurs le 20 juin a d’abord été prise pour un faux lorsqu’elle a commencé à circuler sur les réseaux sociaux. Pourtant elle est bien réelle. Il s’agit de s’appuyer sur les chorales et autres orchestres pour accueillir en musique les nouveaux élèves afin de « marquer de manière positive le début de l’année dans les écoles, les collèges et les lycées. ».

Beaucoup d’acteurs de l’école se sont étonnés qu’une telle proposition arrive le 20 juin alors que les lycées n’ont plus d’élèves, comme aussi beaucoup de collèges et que seules les écoles primaires travaillent encore. Comment dans ces condition préparer efficacement une telle opération ?

Et si on prenait, malgré tout, cette rentrée en musique au sérieux ? c’est ce que propose Mara Goyet dans son blog du Monde. A bien des égards pour des pédagogues convaincus, on peut penser que ce serait une bonne idée. L’enjeu c’est de travailler sur le climat scolaire et le sentiment d’appartenance à une collectivité. Des projets comme ceux là peuvent y aider. Les rituels d’entrée que beaucoup d’entre nous pratiquent à l’échelle de leur classe, peuvent être élargis au niveau d’un établissement. Accueillir les nouveaux, partager un projet commun avec une dimension culturelle, travailler sur le sensible et l’artistique, on peut trouver des aspects positifs à cette" proposition"...

Sauf que ce n’est pas présenté comme une "proposition" mais que ça ressemble furieusement à une injonction ministérielle...! Ce qui a fait penser à un canular lorsque la lettre a circulé c’est que celle ci apparaissait tellement en contradiction avec les premières déclarations du ministre. Celui-ci parlait à l’époque d’en finir avec la verticalité, de laisser l’initiative aux établissements et aux équipes. Il déclarait qu’il n’y aurait pas de "réforme Blanquer" et qu’il en était fier... De même, il clamait son attachement aux expérimentations et à l’évaluation. Mais très vite les défauts de la gouvernance "à la française" qui fonctionne sur le fantasme qu’il suffit de dire pour faire et que ce qui est décidé en haut redescend impeccablement jusqu’au plus petit échelon (même le 20 juin !) a repris le dessus. On s’est aussi très vite empressé de "détricoter" les dispositifs précédents au nom d’une "autonomie" mal pensée et qui oublie la dimension du temps de l’appropriation et du travail collectif.

Finalement, cette "rentrée en musique" n’était pas un canular et aurait pu même être une bonne idée. En revanche ce qui est de plus en plus un canular, c’est de croire qu’on peut continuer à gouverner l’éducation nationale ainsi...

(...)

Philippe Watrelot

La suite et la fin du bloc-notes sont à lire en cliquant ci-dessous

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Quand la "macronmania" tourne au parfait ridicule... Ou à la propagande!

25 Juin 2017 , Rédigé par Marianne Publié dans #Education, #Politique, #Médias

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