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Vivement l'Ecole!

macron

Critiques contre Macron... : sous la pression, LCI supprime un replay...

4 Avril 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Politique, #Macron, #Censure

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Macron: fuite massive du public à Marseille...

4 Avril 2017 , Rédigé par Youtube Publié dans #Politique, #Macron

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Tartuffe ne vote pas libéral, il vote utile!...

2 Avril 2017 , Rédigé par Mediapart Publié dans #Politique, #Macron

Le spectacle des élus socialistes qui font part de leur choix de voter pour Emmanuel Macron dès le 1er tour de l’élection présidentielle s’étale dans la presse ou les réseaux sociaux quasi-quotidiennement, substituant au nécessaire débat démocratique sur les projets les petites nouvelles d’un mercato politique peu glorieux. Car enfin, même s’ils s’évertuent à faire « comme si » cette décision était aussi admissible pour un socialiste que le choix du candidat victorieux de la primaire et les autorisait, qui plus est, à rester membre du Parti Socialiste au même titre que celles et ceux qui font campagne pour Benoît Hamon, ils font là un choix tellement politiquement et éthiquement problématique qu’ils avancent masqués en présentant sous le trait d’un « vote utile »  ce vote libéral qu’ils ne sauraient voir car, bien entendu, « ils restent socialistes ».

Difficile, en effet, de justifier un tel choix au regard de la décision prise à l’unanimité par le Parti Socialiste d’une primaire citoyenne ouverte pour désigner celle ou celui qui nous représenterait à l’élection présidentielle, primaire à laquelle Emmanuel Macron n’a pas daigné participer. Les citoyens se sont prononcés très clairement pour Benoît Hamon au terme d’un scrutin dont personne n’a contesté la validité. Annoncer quelques jours ou quelques semaines après ce vote que l’on fait, finalement, le choix d’un autre candidat tout en ayant participé à la mise en œuvre de ce procédé, voire en ayant été candidat soi-même, n’est un gage ni de cohérence, ni de loyauté ni de clairvoyance. Certes, on peut toujours avoir une révélation soudaine et se lever un matin incapable d’appliquer des règles approuvées la veille. Mais comment admettre qu’un tel choix soit compatible avec le fait de rester membre d’un parti dont le candidat est Benoît Hamon tout en faisant campagne pour Emmanuel Macron et cela face à des socialistes, normalement engagés derrière leur candidat, même s’il ne fut pas leur choix initial lors de la primaire ?

Compliqué à justifier au regard des règles partisanes et de la désignation démocratique, un tel choix est également loin de la cohérence idéologique car si la gauche est plurielle -ce qui ne signifie pas en soi irréconciliable-, si le Parti Socialiste lui-même comprend divers courants et que l’on peut comprendre que la désignation d’un candidat ne corresponde pas à l’option souhaitée, Emmanuel Macron est sur un tout autre registre puisqu’il ne se situe plus dans un débat « gauche-droite ». Son programme est, en effet, ouvertement libéral ce qui, si les mots ont encore un sens, n’est pas vraiment un synonyme de  » socialiste ». Faire le choix de voter dès le 1er tour pour E. Macron, c’est ainsi contribuer à la mise en œuvre possible d’un programme qui entend diminuer 120.000 postes de fonctionnaires,  à la mise en péril les services publics locaux par la diminution de 10 milliards d’euros demandée aux collectivités, à la suspension du compte pénibilité, à l’introduction d’ une retraite par points, à la remise en cause des 35 heures par toujours plus de « flexibilité » , à la suppression de l’ISF pour les actionnaires, à la sanction des chômeurs qui refuseraient  deux offres d’emplois « décentes », etc.

Alors il faut bien trouver des justifications à ce qui remet en cause le sens de l’engagement politique, les conquêtes sociales obtenues par la gauche et la parole donnée car pour les citoyens qui se sont mobilisés pour participer à la primaire, pour les militants qui l’ont organisée et qui font campagne maintenant pour Benoît Hamon, un tel choix relève du mépris et ne peut qu’alimenter l’image désastreuse de politiques volatiles dans leurs convictions et souples dans leurs engagements jusqu’au grand écart.

La « revanche de la fronde » est alors parfois évoquée en occultant soigneusement le fait que si des parlementaires ont refusé de voter des textes proposés par l’exécutif, c’était parce que ces textes contrevenaient aux engagements pris devant les citoyens en 2012 ou allaient à l’encontre de nos principes les plus fondamentaux comme ce fut le cas avec la déchéance de nationalité. Il est vrai que le mépris de la parole donnée devant les citoyens semble être le cadet des soucis des nouveaux « frondeurs » macronistes.

Mais c’est l’argument si pratique du  « vote utile » qui est le plus fréquemment utilisé, substituant ainsi au retournement idéologique assumé une nécessité stratégique incontournable. Pour éviter la victoire du Front National, il n’y aurait donc pas d’autre choix raisonnable que de soutenir E. Macron dès le 1er tour. Le  « courage »  et la « responsabilité » imposeraient qu’à plusieurs semaines du scrutin, on ne mène pas campagne pour le candidat socialiste. Un vrai « crève coeur » en somme !

A plusieurs semaines du scrutin, une telle instrumentalisation des sondages qui tentent de mesurer l’état de l’opinion à un instant T pour mieux renoncer à voter pour un candidat socialiste relève, en réalité d’une prophétie souhaitée auto-réalisatrice. Que sera,en effet, le résultat du 23 avril sinon  la conséquence des actes de campagne ou de non-campagne ?

Au lieu de prophétiser un second tour où la gauche serait absente, il est toutefois possible de se battre pour que les conditions lui permettant d’être présente et victorieuse demain soient réunies. Aux militants et aux sympathisants socialistes et écologistes sincèrement déboussolés, je veux simplement dire que nous ne devons pas renoncer à ce qui fonde notre engagement pour l’égalité, la justice sociale, les services publics au nom d’une prophétie qui ne sera auto-réalisatrice que si nous y adhérons.
Faisons plutôt une campagne utile pour celles et ceux que nous devons défendre et pour les générations futures.

Vive la gauche !

Martine Chantecaille

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VIDEO. Nicole Ferroni s'interroge sur le sens d'un ralliement à Emmanuel Macron...

30 Mars 2017 , Rédigé par France Inter Publié dans #Politique, #Macron, #Bayrou

Verbatim:

«Alors monsieur Bayrou, comme ça on soutient Macron?! Mais permettez moi de m’esclaffer quand je vois que vous donnez votre soutien à un conseiller financier, une espèce de banquier, pour sauver notre pays. Mais comme si les banquiers pouvaient sauver autre chose que leurs fesses… Est-ce que l’Argentine en 2001 vous a paru sauvée par le FMI? Est-ce que la Grèce depuis 2010 vous paraît sauvée par le FMI? Si c’est ça que vous appelez des sauvetages, ce ne sont pas des sauvetages en mer mais des sauvetages emmerdes. Des sauvetages qui créent plus d’emmerdes que ce qu’ils ne parviennent à en régler»

«Donc non, il faut dire non à Macron, comme l'Equateur au FMI, non merci monsieur le banquier, retournez derrière votre guichet, car si quelque chose a de l'intérêt, c'est notre futur et pas la dette. Et de retour à la maison, vous me direz: “Nicole, mais vous êtes folle par votre vision naïve, vous coulez la France. En critiquant Macron, c'est vous la maquerelle”. Et je vous répondrai: “quoi François, mais comment osez-vous? Si seulement, vous pouviez mettre à votre cœur aussi peu d'austérité que la politique en Equateur, vous sauriez que ce petit pays a vu son taux de croissance grimper de 4%, là où la France, nous peinons à en avoir deux, que son taux de chômage est passé sous la barre des 5 quand le nôtre a passé la barre des 10.” Alors oui, aujourd'hui l'Equateur est en crise, mais n'est-ce pas aussi le cas de nos sentiments? Et ainsi Macron de notre histoire en pâtirait, voire en partirait. Nous n'aurions pas d'autre choix Monsieur Bayrou que de quitter la France.»

«Ce serait à lui de partir. Pour ne pas être complètement en porte-à-faux avec le soutien que vous avez apporté à monsieur Macron, il faudrait ruser et donc le mettre de façon diplomate dehors. Alors vous l'amèneriez chez vous au bord des Pyrénées, vous le tourneriez vers le sud et vous lui diriez: "Écoute Emmanuel, je trouve que cette histoire d'En Marche est une merveilleuse trouvaille, je n'ai jamais été autant convaincu par un programme que par le tien, donc surtout, vas-y mets toi en marche tout droit vers l'Espagne, à la frontière ne t'arrête pas et va donc manger des tortillas.»

«Ne vous inquiétez pas pour le renouveau, c’est aussi un terme utilisé par M. Fillon au Trocadéro ou par Madame Le Pen lors de sa première conférence présidentielle, alors que tous deux sont maintenant inquiétés par la justice pour emplois fictif. Donc le vrai renouveau du renouveau, n’est-ce pas le mettre en marche lui aussi mais en marche loin de nous, loin de vous. Et ainsi, je ne vous promets pas une histoire plus belle mais une histoire plus saine»

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Education/Présidentielles 2017: Monsieur Macron, répondez!...

26 Mars 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Macron

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Le projet d'Emmanuel Macron en matière d'éducation pose BEAUCOUP plus de questions qu'il ne règle de problèmes.

En voici quelques-unes:

- L'interdiction des portables?

Ils sont interdits évidemment en cours. Mr Macron sait-il qu'ils le sont déjà dans de nombreux établissements via leur règlement intérieur?

Nous ne sommes pas dupes. Cette idée n'est là que pour éviter les questions de fond.

- Les propos tenus par Mr Macron sur la "réforme nécessaire de l'éducation" démontrent une absence de maîtrise assez étonnante du dossier.

C'est là un déni total de ce qui a été fait pendant 5 ans. Mr Macron a peut-être seulement oublié avoir fait partie de ce gouvernement.

- Mr Macron veut instituer des "rythmes scolaires a géométrie variable" accompagnés d'une autonomie de recrutement des enseignants par les personnels de direction des Ecoles.

Veut-il encourager la cristallisation des inégalités sociales? Veut-il encourager certaines communes à réaliser des économies destinées à amortir le choc de la suppression de la taxe d'habitation? Veut-il encourager des communes à supprimer les activités périscolaires et, par là, à licencier les personnels embauchés pour encadrer des enfants qui, avant la réforme, ne disposaient souvent d'aucune occupation?

- Mr Macron affirme: "Pas besoin de nouvelles embauches. J'utiliserai celles qui ne l'ont pas encore été dans les 60 000 postes créés..."

Lesquelles ? Mr Macron ne veut-il plus qu'on remplace les absents? Qu'on forme les enseignants? Qu'on mette plus de maîtres que de classes dans toute l'éducation prioritaire? Qu'on mette 500 nouvelles formations dans l'enseignement pro? Les derniers postes utilisés à la rentrée 2017, c'est à tout cela qu'ils vont servir...

- Mr Macron veut rétablir les classes bilangues (de contournement)

Mr Macron sait-il qu'il n'existe pas le nombre de professeurs de langues vivantes suffisant pour le faire avec une langue vivante 2 en 5e. Va-t-il renoncer aussi à cela? Reviendra-t-il à des classes de 5e sans seconde langue et des classes de 4e "européennes/bilangues" squattées par toujours les mêmes élèves? 

- Mr Macron veut diviser par deux les effectifs des classes de cycle 2 (CP/CE1/CE2) situées en "zones difficiles" (?)

"Je créerai 4000 postes pour assurer cet objectif". Mr Macron oublie de dire qu'il ne s'agit pas de création, mais de prélèvement de postes sur ceux du secondaire - postes créés par le gouvernement dont il a fait partie - alors que ceux-ci vont s'avérer indispensables sachant que la vague démographique va frapper - frappe déjà - collèges et lycées dans les années 2017-2022.

Comment Mr Macron compte-t-il faire pour trouver dès la rentrée 2017 les milliers de salles équipées, à équiper et à construire, pour accueillir décemment ces "nouvelles" classes?

J'attends les réponses...

Christophe Chartreux

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Emmanuel Macron ou l'imposture d'un "projet algorithmique"...

26 Mars 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Politique, #Médias, #Macron

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Les réseaux sociaux, les conversations entre amis, les repas de famille, les discussions au machines à café, bref tous ces lieux et moments de rencontres que prisent tant les français résonnent - et déraisonnent - de certitudes, d'affirmations, de prises de position, de condamnations, d'anathèmes, de prédictions - essentiellement de prédictions qui, dans l'immense majorité des cas, se révèlent fausses lorsque vient le terme de l'échéance - de plus en plus nombreuses à mesure qu'approche la date du premier de l'élection présidentielle.

Les chaines d'information en continu, télévisions et radios, ajoutent leur grain de sel, n'apportant rien de nouveau à une campagne d'une affligeante médiocrité. BFM TV et autres LCI ou RMC surfent sur l'écume en oubliant la houle. Les talk-show les plus indigestes se succèdent, enfermés dans le "show", certainement pas dans le "talk". Et, quand un politique ou un commentateur tente d'élever le débat, il est très rapidement rappelé à l'ordre médiatique. Pensez-donc! Il conviendrait de réfléchir!

Les candidats eux-mêmes semblent gagnés par l'obligation du "moins tu en dis, mieux tu te portes".

Parmi les "grands" candidats, "grands" par les sondages, pas toujours par les idées, Emmanuel Macron est incontestablement celui ayant poussé le curseur de la mesquinerie politique le plus loin vers le préfabriqué. 

Jusqu'à faire croire à ces sympathisants, bien plus qu'aux ralliés opportunistes ayant eux compris la martingale depuis longtemps mais attirés par l'odeur d'une possible place au soleil du pouvoir,  qu'ils "marchaient" pour construire ensemble. 

Alors que la totalité de son "projet" - Monsieur Macron n'a pas de "programme" - est fondé sur la volonté inquiétante d'une "gouvernementalité algorithmique", c'est à dire ni plus ni moins l'art consommé de ne surtout pas changer le monde.

Clara Schmelck, journaliste et philosophe des médias, rédactrice en chef d' "Intégrales" illustre mieux que je ne saurais le faire cette passion d'Emmanuel Macron pour la "politique Big Data".

Je cite:

(...)

"l’équipe de campagne d’Emmanuel Macron, s’est tournée vers Proxem, start-up spécialisée dans l’analyse sémantique de big data textuelle, en vue de tirer un maximum d’enseignements des propos des personnes interrogées, rapporte encore Rue89. Objectif : identifier les problèmes concrets que dit rencontrer tel ou tel bassin de population et fournir une cartographie des préoccupations dominantes des Français.

« Grâce à un moteur de recherche, on pourra croiser des critères, voir la manifestation d’un signal faible, vérifier des intuitions. Que disent les femmes, cadres supérieurs, des “commerces de proximité” ? Si 100 personnes en parlent sur 100 000, c’est du 0,1 % mais si elles en parlent c’est que ce point a de l’importance à leurs yeux. On peut se dire qu’il y a quelque chose à creuser. », détaille à Rue 89 François-Régis Chaumartin, DG de Proxem.

Les data-stratèges d’En Marche peuvent alors dégager des corrélations, identifier les préoccupations de certaines catégories socio-professionnelles, et décider de faire dans la pédagogie s’ils mesurent une différence entre la perception d’un phénomène et sa réalité (par exemple : l’Europe, l’immigration, le chômage)."

(...)

"A travers cette marche confortable, Emmanuel Macron s’est économisé bien des ampoules aux pieds, autrement dit, des années de militantisme pénible, des marchés pluvieux où les commerçants tancent les politiques, des chaises mal alignées lors d’interminables permanences du samedi, des discours prononcés devant une vingtaines de personnes le nez plongé dans leur gobelet en plastique. Soit autant d’expériences humaines qui vous apprennent l’humilité."

(...)

"Il serait illusoire de prétendre « découvrir », comme l’on découvre une vérité objective, un programme politique dans un faisceau de données. De plus, cette stratégie électorale basée sur la collecte et le tri des data encourage l’équipe de campagne à faire l’économie de l’interprétation, qui est un process pleinement humain : pourquoi tel ou tel citoyen rencontré, dans tel contexte, va vouloir attirer l’attention d’un politique sur tel ou tel phénomène ? Comment juger de la valeur d’un propos tenu par un(e) citoyen(ne) ? La syntaxe et la sémantique algorithmiques trient, mais ne hiérarchisent pas. La logique du « mot clef », du terme récurent, n’est pas celle de la recherche de la vérité de la parole.

Prendre le pouls du pays suppose de palper des pulsations humaines. En consultant une grammaire mathématique en guise de diagnostic politique, le candidat risque de manquer le coeur de la vie civile. La politique « En Marche » n’est plus complètement la politique chemin faisant. La marche de l’histoire ?"

L'intégralité du billet de Clara Schmelck est en ligne ci-dessous

Je ne sais ce que deviendra Emmanuel Macron. Totalement opposé à la politique fiction, je m'oblige à ne jamais prévoir dans un domaine n'ayant justement rien à voir avec la science. La politique doit rester humaine, avec sa part d'aléas, de surprises, bonnes et mauvaises, d' erreurs et de réussites. Elle ne peut être abandonnée aux mains d'apprentis-sorciers aveuglés par l'ambition et égarés dans la "technicité" toute puissante.

D'ailleurs, le candidat auto-proclamé d' En Marche sera, en cas de succès comme d'échec, obligé de composer avec l'humain. Ce qu'il fait déjà mais de manière cynique, collectionnant les ralliements, n'en refusant aucun et les abandonnant très vite.

Persuadé, s'il parvient à l'Elysée, de disposer d'une majorité législative, Emmanuel Macron devra  faire alliance.

Le maigrelet MODEM ne lui apportant que l'aura d'un Bayrou poussiéreux, il devra tendre la main à ceux qu'hier il tentait d'affaiblir pour "dépasser les clivages", autre bien dangereux simplisme. Sans ce geste, le candidat devenu Président ne pourra pas gouverner. En clair, rien ne sera possible sans le Parti Socialiste. Quel Parti Socialiste? C'est une autre histoire...

Et l'imposture algorithmique de Monsieur Macron, cette fois, n'y pourra rien!

Christophe Chartreux

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Qui est vraiment Macron? Par lui-même... Edifiant... (Vidéo)

25 Mars 2017 , Rédigé par Quotidien Publié dans #Politique, #Macron

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Le vote Macron ou un suicide français annoncé...

25 Mars 2017 , Rédigé par Mediapart Publié dans #Politique, #Macron

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EXTRAIT

(...)

Le vote Macron et le retour des vieux briscards de la politique

Pour la première fois, sauf erreur de ma part, l’un des favoris à l’élection présidentielle, Emmanuel Macron, est un homme apparu récemment dans le paysage politique français. Le 26 août 2014, Emmanuel Macron est dévoilé aux yeux du grand public lors de sa nomination au poste de ministre de l’économie et des finances. Pour un public plus averti, Emmanuel Macron est remarqué le 15 mai 2012, à l’occasion de sa nomination au poste de secrétaire général adjoint de l'Élysée. Enfin, pour les plus curieux et les plus attentifs, Emmanuel Macron a surgi sur les radars du monde politique lors de son soutien à Jean-Pierre Chevènement au premier tour de l'élection présidentielle de 2002. Puis, il devient membre du parti socialiste et il s’engage aux côtés de François Hollande en 2006. Lors de l'élection présidentielle de 2007, il fait partie du groupe les Gracques, composé d’anciens patrons et de hauts fonctionnaires, lesquels appellent à une alliance entre Ségolène Royal et …. François Bayrou ! Et oui, déjà Bayrou...

Aujourd’hui, Emmanuel Macron se déclare non socialiste. Il a fondé son mouvement et, soutenu par les Attali, Bergé, Hermand et autres, se présente à l’élection présidentielle de 2017.

Une partie du public se pâme devant M. Macron et accepte mal les critiques adressées à cette icône glamour de la Web-politique. Pourtant, on est en droit de s’interroger sur la manière dont le pouvoir sera exercé si M. Macron est élu à la présidence. M. Macron essaye de faire venir à lui toutes celles et tous ceux qui seraient prêts à le servir. Le vent des sondages fait gonfler les voiles des radeaux avec lesquels les ralliés à M. Macron quittent leurs navires historiques : transfuges du PS, valises du Modem portées par un Bayrou les yeux luisants de la perspective du pouvoir, élus de divers partis et membres esseulés de la société civile. Toute cette transhumance sur les terres du « web-mystique à la rencontre du peuple » constitue une foule bigarrée dont la culture et les intérêts divergent.

Le problème, c’est que pour gouverner et mettre en place les réformes radicales dont la France a besoin, il faut des équipes soudées, motivées et en accord avec les objectifs à atteindre.

La première contrainte de M. Macron sera de rendre la contrepartie des soutiens qui lui auront été apportés au cours de cette élection. Cette contrepartie s’appelle le pouvoir et notamment les portefeuilles ministériels. A coup sûr, nous aurons un gouvernement dit de coalition car il faudra rassembler des sensibilités variées. L’effectif de ce Gouvernement atteindra très certainement celui du Gouvernement Rocard II qui était un Gouvernement soutenu par une coalition donc dans l’obligation de distribuer des titres : 21 ministres et 31 secrétaires d’Etat. M. Macron doit déjà avoir une liste de 52 personnes dont il faudra acheter un semblant d’obéissance en leur attribuant un maroquin.

Un ministre est à la tête d’un ministère : la mise en œuvre des politiques publiques passe par l’administration. Aux yeux des politiques, cette dernière a besoin d’être stimulée et d’être encadrée si ce n’est surveillée. Il faut donc se doter de cabinets ministériels efficaces dans le rôle d’intermédiaire entre le ministre et l’administration. En règle générale, et nonobstant les tentatives de régulation par M. Jospin du nombre de conseillers techniques, les cabinets ministériels peuvent compter en moyenne 25 conseillers par membre du Gouvernement. Evidemment, ce nombre varie selon l’importance du ministère : les conseillers sont plus nombreux à Bercy qu’à l’Environnement. Matignon, pour sa part, peut même avoir un cabinet composé de 56 personnes. Retenons cette moyenne de 25 conseillers par membre du Gouvernement même si M. Macron devra distribuer beaucoup de hochets après son élection. Nous arrivons à un total de 1300 agents ! (52*25). Déjà on se pose une question : M. Macron se présente comme l'incarnation du renouveau en politique, un homme neuf, mais pourra-t-on en dire autant de ces 1300 conseillers techniques dont le rôle sera primordial et essentiel ? Ajoutons aussi les conseillers du Président de la République. François Hollande a un cabinet composé officiellement de 33 agents. M. Macron doit trouver au moins 1333 hommes et femmes de confiance et si possible « neufs » comme lui.

Du point de vue politique, il faut un Gouvernement (52 membres) et une majorité à l’Assemblée nationale pour gouverner. Il y a 577 députés. La majorité est à 289 députés mais par sécurité, il convient de porter ce chiffre à 300 députés. Nouveau défi pour M. Macron : il est hors parti politique mais il va devoir présenter des hommes et des femmes se revendiquant de lui dans 577 circonscriptions. Fichtre, pour un homme seul et nouveau hors parti, l’épreuve n’est pas facile. Que va-t-il se passer ? Parions que le béarnais va placer les membres du Modem un peu partout sous l‘étiquette glamour « Avec Macron, En Marche ! ».

M. Macron, homme sans parti, doit donc trouver 352 hommes et femmes politiques pour le seconder au plus près. Ajoutons les 1333 conseillers techniques, et nous obtenons 1685 individus qui seront la garde rapprochée de M. Macron. M. Macron va donc devoir puiser dans les ralliés en tout genre dont le point commun est de ne pas être nouveaux en politique et d’être même pour beaucoup, des vieux habitués des couloirs et antichambres du pouvoir. Pour le renouveau de la politique, les Français doivent réaliser que c’est raté et que si on leur vante cette qualité du vote Macron, cela est une arnaque digne d’un vendeur ambulant d’aspirateurs.

Le vote Macron ou le suicide français

L’Assemblée Nationale de demain sera une Assemblée composée principalement des hommes et des femmes du béarnais lequel fera peser tout son poids sur les réformes, leur calendrier et leur audace. Cette future majorité sera courte et composée principalement de représentants du parti centriste et de transfuges divers et variés. En conséquence, le principal travail du Gouvernement sera de rassembler des parlementaires aux intérêts divergents autour de chaque projet de loi soumis au vote de l’Assemblée. Chaque projet de loi devra être préalablement et longuement discuté avant d’obtenir un consensus au sein de cette majorité de circonstance.

Demain, le Gouvernement de la France passera la plus grande partie de son temps à négocier ses projets auprès d’une majorité parlementaire laquelle ne se rassemblera que sur le plus petit dénominateur commun car il faudra convaincre tout le monde de voter. En clair, aucune réforme d’importance ne sera adoptée avec pareille composition de l’Assemblée Nationale. La France, après l'inutile quinquennat de François Hollande, va vivre un nouveau quinquennat de paralysie durant cinq longues années. Le problème, c’est que le monde change à toute allure et pas forcément en bien : l’élection de Donald Trump est lourde de conséquence en matière internationale, le Brexit va faire trembler l’Europe voire conduire à son éclatement, la crise migratoire va s’accentuer, le terrorisme n’est pas encore jugulé et dans l’incertitude du monde de demain, la France sera absente car toute occupée à la seule gestion des affaires courantes, seul espace de pouvoir autorisé par le vote Macron.

A la fin du 3ème trimestre 2016, la dette française était de 2 160,4 milliards d'euros, soit 97,6% du PIB. La charge de la dette était, toujours en 2016, de plus de 44 milliards d’euros. Cette charge de la dette est très fortement liée à l’évolution des taux d’intérêt. La montée actuelle des taux pour la France pourrait accroître la charge de la dette de 9 milliards d’euros par an et encore, à condition d’une envolée des taux limitée. Il n’est pas incongru de penser que si la France n’arrive pas à peser de son poids dans les évolutions du monde (post-Brexit, etc) et si elle n’arrive pas à se réformer, alors un sort similaire à celui de la Grèce attend notre pays.

Pour toutes ces raisons, la candidature Macron, présentée comme une occasion de changement salutaire pour la France, est une imposture dont notre pays ne se relèvera sans doute pas. Une chose est sûre car les chiffres parlent d’eux même : voter Macron ce n’est pas voter pour un homme nouveau et des politiques nouvelles : voter Macron c’est porter au pouvoir tous les transfuges qui hantent depuis de longues années les antichambres du pouvoir. Rien de neuf sous le soleil, les turpitudes resteront les mêmes. Alors, on aura beau mettre en examen François Fillon pour une affaire bien mineure au regard des multiples autres scandales qui ont émaillés la vie politique, la France n'y trouvera pas son compte et notre vieux pays ne s’en remettra sans doute pas. La morale sera sans doute sauvée sur une affaire mineure mais le pays aura sombré.

Régis Desmarais

Le billet complet est à lire en cliquant ci-dessous

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Emmanuel Macron... Que d'intox!...

21 Mars 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Politique, #Macron

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Les intox du grand débat de la présidentielle
EXTRAIT
(...)
«Les peines de moins de deux ans sont systématiquement non appliquées.»

Le candidat d’En marche, qui veut mettre un terme aux aménagements automatiques des courtes peines de prison, reprend quasiment mot pour mot les propos tenus par son porte-parole Christophe Castaner samedi soir dans l’émission On n’est pas couché, sur France 2. Castaner y avait déclaré : «Aujourd’hui, toute peine inférieure à deux ans ne fait l’objet d’aucun passage en prison. C’est automatique, il y a une négociation.»

Sauf que les deux commettent la même intox.

Ce qui est vrai, c’est que la réforme pénale de Rachida Dati de 2009 a systématisé l’aménagement des peines inférieures à deux ans, lesquelles aménagement débouchent effectivement le plus souvent sur des mesures alternatives à la prison ferme (ce qui au passage ne signifie pas que la, peine n’est pas «appliquée», comme le dit Macron, puisqu’une peine de prison ferme aménagée est considérée comme «exécutée»). Mais surtout, la réforme Dati n’implique pas que tous les condamnés à des peines de moins de deux ans évitent les barreaux.

Primo, les condamnés en situation de récidive voient leurs peines aménageables uniquement si celles-ci sont inférieures à 1 an, et pas deux ans. Deuzio – et surtout – nombre de condamnés filent directement en prison après l’audience en cas de mandat de dépôt prononcé par le tribunal, ce qui est fréquent lors des comparutions immédiates. Et ces peines-là ne sont pas aménagées.

Au total, selon les chiffres de l’administration pénitentiaire, au 1er janvier 2016, 43% des 46 600 détenus condamnés purgeaient des peines inférieures ou égales à deux ans. Environ 20 000, donc.

«32 000 personnes ont donné [à En marche, ndlr] le don moyen, c’est 50 euros»

Accusé d’être «le candidat des riches», Emmanuel Macron a tenté de se défendre… en expliquant avoir reçu 32 000 dons de 50 euros en moyenne. Pas de quoi crier au soutien des grands argentiers. Sauf qu’une multiplication basique permet d’aboutir, à partir des chiffres donnés par Macron lors du débat, à la somme récoltée de 1,6 million. Or, En marche revendique d’avoir récolté environ 7,5 millions d’euros auprès de 30 000 particuliers (rappelons, comme l’a fait le candidat que seuls les particuliers sont autorisés à faire un don pour une campagne présidentielle). Ce qui aboutit à des dons de 250 euros en moyenne. Cinq fois plus que ne le dit Macron.

En fait, Emmanuel Macron confond «moyenne» et «médiane». Il l’expliquait d’ailleurs très bien lui-même dans la Croix la semaine dernière. «Selon la loi électorale, nous avons refusé tout don d’entreprise ou de personne morale de droit privé et accepté des dons de personnes physiques entre 1 et 7 500 euros. Un peu plus de 30 000 personnes ont donné, avec un montant médian de 50 euros. Environ 2% des dons dépassent 5 000 euros». Fin décembre, son équipe de campagne affirmait d’ailleurs à Désintox que les dons étaient en moyenne de… 290 euros. Même si seulement 2% des dons dépassent les 5 000 euros, selon le comptage du candidat.

(...)

Cédric Mathiot , Pauline Moullot

Intox auxquelles on pourrait en ajouter d'autres, notamment dans le domaine de l'éducation:

1- Contrairement à ce qu'à affirmé Mr Macron, le nombre de décrocheurs scolaires n'est pas de 150 000 par an mais de 90 000. Ces progrès ont été obtenus grâce à l'action du gouvernement qu'il a abandonné en rase campagne);

Emmanuel Macron... Que d'intox!...

2- Mr Macron parle de dédoubler les classes de CP/CE1/CE2 (il semble ne pas savoir qu'on appelle cela le cycle 2) dans les zones d'éducation prioritaire.

Il omet de préciser qu'il n'a jamais consulté les communes, propriétaires des locaux, qui DEVRONT entreprendre d'onéreux travaux de construction de centaines de salles de classe. (Il n'a pas plus consulté les maires au sujet de l'exonération de la taxe d'habitation, maires vent debout contre cette idée).

Il omet de dire que les 4000 postes qu'il va "créer" ne sont que des prélèvement sur les 57 000 créés réellement, eux, par le Ministère de l'Education Nationale. Prélèvement du secondaire vers le primaire alors que la vague démographique va frapper collèges (ça a commencé) et lycées de plein fouet!

3- L’exagération d’Emmanuel Macron sur le niveau des écoliers

"Les statistiques du ministère de l’éducation nationale sur le niveau des élèves de CM2 montraient en 2013 que 79,8 % maîtrisaient les compétences attendues en lecture et 70,9 % celles en mathématiques. Des chiffres qui peuvent sembler correspondre à l’ordre de grandeur évoqué par le candidat, mais sa présentation est, en réalité, trompeuse.

Il est, en effet, faux d’affirmer que ceux qui ne maîtrisent pas les compétences du socle ne savent pas lire ou compter. Sur la compétence lire, il est notamment attendu de savoir « dégager le thème d’un texte, repérer dans un texte des informations explicites, inférer des informations nouvelles [implicites], repérer les effets de choix formels »."

Pour ce point 3, voir le lien ci-dessous d'où provient cet extrait

De tout cela, Mr Macron comme certains médias peu curieux se contrefichent. Mr Macron est en tête des sondages.

Preuve que "tout va bien"...

Christophe Chartreux

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Baccalauréat: Macron et Fillon, même combat?... Par Claude Lelièvre...

20 Mars 2017 , Rédigé par Mediaprat Publié dans #Education, #Macron

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Pour Fillon (contrairement à son habitude, car il a beaucoup varié en matière scolaire), il s'agit d'une position ancienne et constante.

En 2005, le ministre de l’Education nationale François Fillon met en exergue dans son projet de « loi d'orientation » une proposition de modification des modalités d’obtention du baccalauréat :  ramener d’une douzaine à six les épreuves terminales du diplôme, les autres matières étant validées par un contrôle continu .

Mais il est en butte à de vives mises en cause de la part du SNES, le principal syndicat des professeurs y voyant un risque de rupture de l’égalité « avec des baccalauréats dont la valeur dépendrait des lycées fréquentés », suivies par des manifestations puis des grèves de lycéens prenant une grande ampleur. François Fillon est vite amené à renoncer, en raison notamment d'un soutien défaillant du président de la République Jacques Chirac.

Lors de son discours sur l'éducation prononcé le 10 avril 2014, François Fillon revient à la charge : « En 2005, j’ai voulu, mais je n’ai pas pu, traiter cette question. Je persiste et signe. Je propose de réduire à 4 le nombre d’épreuves en renforçant les exigences de chacune d’entre elles  pour permettre la réussite dans l’enseignement supérieur. Chacun sait que le baccalauréat actuel est marqué par une dispersion des savoirs exigés ; au fil des années, le nombre d’épreuves a augmenté parallèlement à un déclin des exigences attachées à chacune d'entre elles. Le baccalauréat doit comprendre une épreuve de français passée à la fin de la première (début juillet) et trois épreuves en terminale portant sur les matières dominantes de la série passées (début juillet,) afin de rendre au baccalauréat une valeur qu’il n’a plus et de mieux préparer aux études supérieures. Les disciplines ne faisant pas l’objet d’épreuve pourront être notées dans le cadre du contrôle continu »

François Fillon a réaffirmé avec force cette position récemment. Mais on n'en sait pas plus sur ce que cela signifie exactement, notamment quant à l'articulation avec les enseignements supérieurs et les modalités de leurs accès.

Début mars 2017, le jeune candidat Emmanuel Macron s'est lui aussi prononcé en ce sens, avec des attendus divers.

Lors de la présentation de son programme, le 2 mars dernier, le candidat d'« En marche ! » a proposé un baccalauréat avec seulement 4 épreuves obligatoires, le reste étant composé d'un contrôle continu, en évoquant sa volonté de réduire le coût de l'examen jugé trop important à cause du nombre des épreuves .

Sur le site d'« En marche ! » il ne s'agit pas de cela (même si la proposition est identique) : « Au lycée, revoir la forme du baccalauréat (4 matières obligatoires à l'examen final et le reste en contrôle continu) afin de rendre possible de nouvelles formes d’organisation du temps scolaire et de nouveaux parcours, qui prépareront mieux à la poursuite d’études et à l’insertion professionnelle ».

Ces considérations sont sans doute à rapprocher de celles indiquées - il y a peu également - par Emmanuel Macron en vue de « libérer » les universités : la possibilité d’afficher des prérequis à l’entrée de la licence (alors que la sélection est aujourd’hui exclue, en principe, à l’entrée du premier cycle universitaire) :« Pour une licence en sciences, ces prérequis pourront être des acquis minimaux en mathématiques, en sciences physiques ou en sciences de la vie et de la terre. Un lycéen ne disposant pas de ces prérequis pourra s’inscrire après avoir comblé ses lacunes, par des cours d’été ou par la validation de modules universitaires. ».On ne sait pas qui serait chargé d'évaluer ces lacunes (ou leurs''comblements'' éventuels)...

Il apparaît qu'il y a finalement beaucoup de ''flou artistique'' dans l'ensemble de ces propositions (et/ou de leurs justifications). Dans celles d'Emmanuel Macron, comme dans celles de François Fillon. On le sait (car on a déjà payé pour en prendre la mesure...), « lorsqu'il y a du flou, il y a un loup » !

Claude Lelièvre

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