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Vivement l'Ecole!

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Que change la déclaration de Macron sur les classes bilangues?... (+ commentaire)

16 Mai 2017 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education, #Macron

Que change la déclaration de Macron sur les classes bilangues?... (+ commentaire)

«J’ai décidé de restaurer les classes bilangues. A partir de septembre prochain, les classes bilangues rouvriront en France.» Ainsi va ce tweet, balancé lundi après-midi, par Emmanuel Macron au premier jour de sa présidence. Cette annonce s’est retrouvée noyée dans une avalanche de messages postés en direct de Berlin où le nouveau chef de l’Etat s’est rendu pour saluer Angela Merkel. Une minute avant, le compte officiel du Président était sur le mode : «L’un et l’autre, nous sommes convaincus que nous avons besoin d’une vraie refondation de l’Europe.» Et trois minutes après : «La feuille de route doit donner une véritable efficacité à l’Union européenne. Il n’y aura pas de tabou sur les changements de traités.» A première vue, on pourrait trouver incongrue cette annonce concernant le système scolaire français au beau milieu d’une rencontre entre chefs d’Etat. En réalité, rien d’étonnant, tant ces classes ont une résonance diplomatique. Explication.

Qu’en est-il des classes bilangues : ont-elles été supprimées ?

Non, les deux tiers d’entre elles existent encore, même si elles sont inégalement réparties sur le territoire (leur nombre n’a pas changé à Paris, mais est en baisse dans l’académie de Caen par exemple). La réforme du collège, dans son esprit initial, devait pourtant les rendre exceptionnelles. Mais face au tollé suscité et à l’écho médiatique, les rectorats se sont engouffrés autant que possible dans le régime d’exception.

Rembobinons en version accélérée. Mars 2015, la ministre de l’Education Najat Vallaud-Belkacem présente sa réforme, vantant sa mesure phare : tous les élèves apprendront une deuxième langue vivante dès la cinquième, et non plus à partir de la quatrième. Du coup, avait-elle balayé d’une phrase, l’option bilangue, permettant d'apprendre deux langues dès la sixième, n’a plus de raison d’être. Cette option, bénéficiant à 16% des élèves, permettait parfois aux chefs d’établissement de faire des classes de niveaux, chères aux parents mais désastreuses en termes de mixité sociale. La suppression de l’option bilangue avait aussi une visée égalitaire : de fait, cette option revenait à rajouter des heures d’enseignement, et donc à donner plus à un petit nombre d’élèves, souvent issus de milieux favorisés.

Dès le départ, la ministre avait précisé que toutes les classes bilangues ne disparaîtraient pas. Quelques-unes devaient subsister, dans le cas où les élèves auraient commencé en primaire une autre langue que l’anglais. A l’époque, la ministre pensait surtout aux enfants de l’est de la France, apprenant souvent l’allemand en primaire. Mais en réalité, les rectorats qui avaient les ressources humaines nécessaires (comme Paris par exemple), se sont mis à proposer à la rentrée 2016 des enseignements d’allemand ou espagnol en primaire, et ainsi conserver ouvertes les sections bilangues au collège.

Pourquoi Macron fait-il cette déclaration depuis Berlin ?

Quand la réforme du collège a été présentée au printemps 2015, les réactions ont été très vives en France mais aussi… outre-Rhin. Inquiète de voir chuter le nombre de classes bilangues, la secrétaire d’Etat allemande Maria Böhmer avait même averti : «Ce projet ne doit pas voir le jour.» L’enjeu dépasse le cadre pédagogique, il est politique. Et diplomatique. Le traité de l’Elysée, qui lie depuis 1963 la France et l’Allemagne, prévoit explicitement que «les deux gouvernements s’efforc[ent] de prendre des mesures concrètes en vue d’accroître le nombre d’élèves allemands apprenant la langue française et celui des élèves français apprenant la langue allemande.» Ces classes bilangues anglais-allemand permettaient de doper les effectifs, en rameutant 11% des sixièmes.

Pour déminer les tensions, Najat Vallaud-Belkacem avait même nommé «une déléguée ministérielle au renforcement de l’apprentissage de l’allemand», clamant sur les plateaux télé qu’elle n’avait rien contre la langue allemande, bien au contraire. Rien d’étonnant donc que Macron, soucieux de soigner les relations avec le partenaire allemand, choisisse ce premier déplacement pour faire cette annonce.

Qu’avait dit Macron sur les classes bilangues jusqu’ici ?

Son programme était beaucoup moins affirmatif que ce tweet-annonce. Dans ses propositions de campagne, Macron proposait d’insuffler plus de «souplesse» (il dit aussi «autonomie») dans le système éducatif, et notamment dans l’application de la réforme du collège. Son équipe en charge du volet éducation, nous avait précisé pendant l’entre-deux-tours que l’apprentissage de la deuxième langue serait conservé dès la cinquième.

Mais qu’en revanche, les choses pourraient changer pour les 20% dégagés dans l’emploi du temps des élèves pour les enseignements pratiques interdisciplinaires (les fameux EPI), ces projets transversaux montés par deux ou trois profs. «Ce volume horaire de 20% demeure mais chaque établissement pourra décider de ce qu’il en fait : continuer les EPI, ou remettre en place des parcours bilangues, ou bien des enseignements de langues anciennes», expliquait alors Fanny Anor, membre de l’équipe de campagne. «Chaque conseil d’administration dans les collèges sera libre de décider et de s’organiser», ajoutait-elle, insistant sur cette idée chère à Emmanuel Macron de laisser plus de liberté aux équipes. Ce tweet-annonce semble beaucoup plus directif.

Marie Piquemal

Commentaires:

"Vouloir remplacer des heures en petit groupe pour tous par 1 bonus pour une minorité, c'est attaquer la méritocratie " Agathe Cagé

1/3 des classes bilangue n'ont pas disparu;

+6,1% de germanistes au collège;

+7,9% de débutants allemand LV2 depuis entre 2015 et 2016

A qui Monsieur Macron a-t-il voulu faire plaisir?...

Christophe Chartreux

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Les élus d’En marche ! « se montreront d’une docilité absolue »...

14 Mai 2017 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Politique, #Macron

Docilité et soumission

Je reprends ci-dessous quelques passages-clés de la tribune signée David Dornbusch, président de l’ONG CleanTuesday, qui œuvre pour le développement de technologies propres, parue sur le site du Monde.fr

Il y évoque la structure du mouvement - qu'il convient désormais d'appeler "parti" - "LaRépubliqueEnMarche" ainsi que la manière très verticale, très entrepreneuriale, de désigner des candidats aux législatives.

Christophe Chartreux

                                        ________________________________

(...)

La structure du mouvement est certainement la plus verticale de tous les grands partis politiques français. Les leaders sont tous désignés d’en haut sans aucune concertation locale. Plus significatif encore : la totalité des candidats à la députation est sélectionnée par une commission centrale, leur profil devant correspondre à des critères définis par Emmanuel Macron. Ce centralisme est quasi unique, tandis que la plupart des partis pratiquent un mode de désignation par la base qui est ensuite plus ou moins « validée » et « corrigée » par le sommet. L’exécutif français s’apprête donc à désigner une très large partie des membres de l’Assemblée législative.

Ces futurs députés sans base locale, qui seront paradoxalement affaiblis par la saine réforme du non-cumul des mandats, ne seront redevables qu’envers le président élu. (...) ... ils se montreront d’une docilité absolue. Premier signe très inquiétant dans une démocratie où l’équilibre des pouvoirs reste précaire.

(...)

... l’entourage du nouveau président (...) est très largement constitué de hauts fonctionnaires, qu’Emmanuel Macron a croisés au cours de ses années à Bercy, à l’Elysée et autres ministères.

Le futur exécutif sera donc sous la houlette de ces hauts fonctionnaires expérimentés, dont beaucoup participaient au précédent gouvernement et n’auront même pas à faire leurs cartons. Hauts fonctionnaires expérimentés et bénéficiant de la confiance du président versus députés inexpérimentés et devant tout à ce même président. Le match s’annonce tellement déséquilibré qu’on en frémit.

(...)

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Le collège selon Emmanuel Macron...

12 Mai 2017 , Rédigé par L'Ecole de demain Publié dans #Education, #Politique, #Macron

Résultat de recherche d'images pour "lire entre les lignes"

EXTRAIT

En cette période de transition d’entre-deux présidences, force est de constater que le projet politique d’Emmanuel Macron s’attache fort peu à la question du collège. Dans les quelques informations que l’on peut glaner ici ou là, il y a au mieux des imprécisions, au pire un flottement de vocabulaire, un certain flou artistique qui complique l’anticipation sur ce qui va réellement se passer pour les collégiens et les équipes pédagogiques à la rentrée 2017. Comme le dit la sagesse populaire, quand c’est flou, c’est qu’il y a – éventuellement – un loup.

Il faut en effet lire entre les lignes et croiser les informations pour tenter d’avoir une vision un peu plus nette des intentions du président élu. Car le discours n’est pas le même quand il s’agit de publier une brochure, de mettre en ligne son programme, de répondre aux questions de journalistes ou de syndicats de l’éducation.

Par exemple, si, dans la brochure programmatique présentée le 2 mars on peut lire : « Nous rendrons possible le rétablissement de parcours bilangues au collège, de parcours européens et d’un véritable enseignement du grec et du latin. » , dans le programme détaillé en ligne (consulté le 10 mai) sur le même sujet, la mention aux langues anciennes a purement et simplement disparu : « Pour les collèges, rendre possible le rétablissement de parcours bilangues en 6e et de parcours européens. »

(...)

Suite et fin à retrouver ci-dessous

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Enquête : au cœur de la sélection des nouveaux députés En Marche!...

11 Mai 2017 , Rédigé par France2 Publié dans #Politique, #Macron

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Plus de maîtres que de classes...A poursuivre absolument!

10 Mai 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Macron

EXTRAIT

Douze élèves par classe en éducation prioritaire ?

Ce texte, analysant l’une des promesses du nouveau président de la République, s’inscrit dans notre réflexion sur les mesures qui peuvent ou non rendre l’école plus juste et plus efficace. D’autres suivront, y compris sur ce sujet précis.

L’une des mesures phare d’Emmanuel Macron est de ramener à douze élèves les classes de CP et CE1 en éducation prioritaire. L’intention est louable, dans le sens où elle s’adresse explicitement aux enfants les plus démunis et propose une action concrète dans la lutte contre le développement des inégalités par l’école. Maintenant élu, il est à prévoir que cette proposition sera communiquée aux corps d’inspection pour une mise en place rapide.

Que savons-nous de telles mesures, par la recherche en éducation ? Quelles précautions pédagogiques permettraient la réussite de tels investissements pour l’école ? C’est à ces deux questions que nous allons tenter d’apporter quelques éléments de réponse.

L’état de la recherche

Plusieurs responsables éducatifs ont précédemment introduit des démarches de classes à effectifs réduits. Des évaluations ont été réalisées à cet effet ; elles nous permettent de la distanciation quant à ces mesures. La synthèse proposée par Olivier Monso [Olivier Monso, «  L’effet d’une réduction de la taille des classes sur la réussite scolaire en France : développements récents  », Education et formations, 85, 2014, p. 47-61.]] sert de base de cette présentation.

Le traitement par les recherches en éducation de cette question s’est confronté à plusieurs problèmes épistémologiques. D’abord, d’ordre conceptuel : qu’est-ce qu’une classe à effectif réduit ? Qu’est-ce qu’une réussite scolaire ? «  La façon de mesurer la taille des classes d’une part, les résultats scolaires d’autre part, ont une importance pour le lien qui est mesuré entre les deux.  » Ensuite, d’ordre méthodologique : comment constituer des groupes comparables, c’est-à-dire avec des élèves à profils similaires et des enseignants à expériences et compétences équivalentes ? Vaut-il mieux comparer des classes à effectifs réduits à des classes à effectifs ordinaires, ou plutôt, regarder l’ensemble des performances d’élèves issus de tous les types de classes et étudier dans les détails celles des élèves de groupes réduits ?

En France, ces deux approches ont été tentées, principalement par Denis Meuret [1] pour la première, et par Thomas Piketty et Mathieu Valdenaire [2] pour la seconde.

Il se trouve que ces deux familles de recherches aboutissent à des résultats différents. L’approche comparative de Denis Meuret met en avant que les CP inscrits dans des classes à taille réduite obtiendraient des scores de 3,7 % supérieurs à des élèves issus de classes à effectifs habituels. Cet avantage semble ensuite disparaitre en CE1. L’approche regroupant l’ensemble des élèves (Piketty et Valdenaire) souligne qu’une taille de classe plus élevée impliquerait une dégradation des résultats scolaires, surtout en école primaire : un élève supplémentaire en CE1 ferait baisser le score moyen aux évaluations en CE2 de 2,5 % environ. Cette dégradation serait surtout marquée pour les élèves en éducation prioritaire (impact négatif de 10 %).

En conclusion de sa synthèse, et avec toutes les précautions inhérentes à ces recherches, Olivier Monso remarque quelques invariants. Le premier est que la réduction de la taille des classes semble surtout profiter aux élèves scolarisés dans des groupes où se concentrent les difficultés. «  Toutefois, au sein de ces classes, ce ne seraient pas forcément les élèves les plus défavorisés ou en difficulté qui en bénéficieraient, mais plutôt des élèves aux caractéristiques moyennes ou aux difficultés modérées.  » Ainsi, réduire les effectifs ne serait pas un choix efficace pour les élèves les plus démunis. Le second invariant avance que les bénéfices seraient observés principalement au cours de la première année où les élèves sont en classe à effectifs réduits. Quelle serait donc l’utilité de telles organisations si, dans le temps, ses effets positifs disparaissent ?

(...)

Sylvain Connac Maître de conférences en sciences de l’éducation à l’université Paul-Valéry de Montpellier, membre du comité de rédaction des Cahiers pédagogiques

Texte à lire dans son intégralité en cliquant ci-dessous

Témoignage

Directrice de l’école élémentaire d’application St Charles à Marseille (LéAi Saint Charles), je travaille avec toute mon équipe de Professeurs des écoles maitres formateurs (PEMF) depuis septembre 2009 en collaboration avec des chercheurs de l’IFé (ADEF), sur la mise en œuvre progressive d’ingénieries collaboratives en mathématiques pour chaque niveau de classe. Ce travail a permis de constituer un collectif enseignants/chercheurs construisant un vrai cadre didactique commun, avec pour finalité : la réussite de l’élève. Quoi de mieux qu’un tel contexte pour réussir la mise en place du maître « surnuméraire » ?

Quels éléments permettent à votre collectif, aux collectifs en général, de fonctionner le mieux possible, sur le plan de l’organisation, mais aussi de la didactique et de la pédagogie ?

Un bref exposé de notre dispositif : à partir des textes d’ingénieries proposés par les chercheurs, chaque enseignant prépare ses séances, les met en œuvre chaque semaine dans sa classe, puis partage son bilan et son questionnement à l’ensemble du collectif. Pour cela, les séances sont filmées, les bilans écrits par chaque enseignant sont envoyés par mail, suscitant des échanges, et toutes les deux semaines, ce collectif chercheur/enseignant se rencontre sur un thème générique traversant la spécificité du vécu de plusieurs classes (par exemple : l’énumération). Ainsi le « spécifique de la classe » vient nourrir le « générique de l’école ».
Ces échanges du collectif vont permettre la construction d’une culture commune et le choix d’un langage didactique partagé. Pour cela, lors des réunions, le visionnage des extraits de vidéos sont toujours dans le but de décrire des phénomènes didactiques à interroger, et jamais dans l’idée de juger le collègue et sa classe. Chaque PEMF joue donc pleinement le jeu, dans la confiance, le chercheur étant le garant des enjeux épistémologiques. L’évolution de la réflexion de l’équipe est consignée dans le Journal de Bord du LéA.

En résumé, il faut une organisation qui permette des espaces cadrés pour échanger et travailler ensemble (des temps de réunion programmés, écritures de bilans, échanges de mail…)

- l’importance d’un support initial (méthode de lecture, livre du maître) que « chacun pourra mettre à sa main » ;
- créer des relations de confiance dans les échanges ;
- une personne capable d’animer le groupe, d’impulser (un chercheur, un conseiller pédagogique de circonscription, une personne ressources de l’équipe), de choisir des thèmes de travail pour avancer dans la réflexion.

Que faut-il privilégier en termes de formation et d’accompagnement des maitres "de plus" ?

Je pense qu’il faut accompagner les équipes dans cette mise en place du travail du maître « de plus » en termes organisationnels, mais aussi en termes pédagogiques et didactiques : permettre aux équipes d’apprendre à travailler ensemble, et pour cela, il faut « faire ». On peut aussi envisager mettre l’accent dans la formation des directeurs sur ce point « Comment permet-on de travailler ensemble ? ».
Les équipes ont aussi besoin d’un temps de formation, en termes de contenus didactiques à certaines périodes de l’année, afin d’aller plus loin dans la compréhension des difficultés des élèves, afin de « ne pas tourner à vide ».
Le maître de « Plus » devra aussi s’acculturer très rapidement, en « faisant » dans la classe, puis en échangeant avec ses collègues. Un temps de formation du maître surnuméraire sera aussi nécessaire, par exemple, à partir d’analyse de pratique, avec d’autres maîtres « de plus » ;

Trois choses essentielles :

- Mettre œuvre des conditions propices au travail en équipe, afin d’inscrire l’action du maître « surnuméraire » dans un cadre didactique commun.

- Accompagner les équipes dans cette mise en œuvre du travail en équipe, en favorisant l’acculturation rapide du maître de « Plus », en préférant alors pour ce poste, un maître ayant de l’ancienneté sur l’école.

- Pour être la plus efficace, l’aide doit pouvoir se faire dans la classe, pendant la situation collective.

En effet, notre travail, avec ces ingénieries collaboratives, nous a montré que les élèves en difficulté avaient besoin d’apprendre avec les autres, d’être confrontés aux mêmes situations que celles proposées au reste de la classe, dans le même temps de classe. Aux maîtres de leur permettre de remobiliser ce qui a été appris et fait précédemment.

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Emmanuel Macron: ce qu'il a (vraiment) en tête pour l'école + commentaire

29 Avril 2017 , Rédigé par christophe - Liberation Publié dans #Education, #Politique, #Macron

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Vous trouverez ci-après les principaux points du "projet" Macron en matière d'Education.

J'en tire trois enseignements:

1- Emmanuel Macron et son équipe semblent profondément méconnaître le monde de l'Education;

2- la quasi totalité du "projet" est construit sur l'annonce de PROPOSITIONS que les établissements (et surtout leur Conseil d'Administration respectif) accepteront de mettre en place en totalité, en partie ou pas du tout.

En clair: "Faites ce que vous voulez". Réflexion subsidiaire: l'Education conserve-t-elle un caractère national?

3- Tout cela laisse augurer des débats certes passionnants mais des décisions TRES différentes d'un établissement à l'autre.

On voudrait mettre les établissements scolaires - notamment les collèges - en concurrence par des offres différentes qu'on ne s'y prendrait pas autrement. Avec toutes les conséquences néfastes que cette concurrence ne manquera pas d'entraîner.

Les places dans les Conseils d'Administration vont être très prisées lors de leur mise en place à la rentrée 2017.

Pas certain du tout que les élèves y gagnent...

Christophe Chartreux

PS: les collègues qui n'apprécient pas plus que ça les audits, contrôles, évaluations et autres remontées statistiques ne redescendant jamais risquent fort de souffrir beaucoup...

Votons Macron le 7 mai... Vigilance ensuite...

Car tout conserver en l'état en cognant dessus ne peut être une politique pour l'école.

La refondation doit être poursuivie, amplifiée. Certainement pas plus ou moins détricotée!

                          ____________________________________________

EXTRAIT (Le surlignage est réalisé par le webmaster)

Après un passage au crible des propositions de Marine Le Pen sur l’éducation, voici le même exercice avec le programme d’Emmanuel Macron.

(...)

Une équipe de quinze personnes travaille sur la partie éducation de son programme. Fanny Anor est la seule à rendre son nom public (et depuis peu), «les autres, explique-t-elle, occupent des postes ne leur permettant pas de se dévoiler, nous ne sommes pas un parti.» Prof d’histoire-géo en détachement, elle était jusqu’à peu salariée de l’Institut Montaigne (un think tank d’inspiration libérale), avant de rejoindre l’équipe Macron à plein-temps il y a quelques semaines. A l’écouter, si Emmanuel Macron est élu le 7 mai prochain, des changements pourraient se produire vite. Dès septembre.

«Nous diviserons par deux les effectifs des classes de CP et de CE1 en éducation prioritaire»

C’est sa mesure phare, peut-être la seule que les électeurs ont retenue du programme Macron.

(...)

Deux questions se posent dans la mise en œuvre pratique de cette mesure. Les moyens humains d’abord. Macron évalue à 12 000 le nombre d’enseignants supplémentaires nécessaires. Où va-t-il les trouver ? D’abord en affectant, dès le mois de septembre prochain, les 5000 enseignants du dispositif «Plus de maître que de classe» de François Hollande - il s’agit d’un enseignant en renfort dans les écoles en difficulté pour permettre de dédoubler certaines classes et de monter des projets. Si Macron est élu, à compter de septembre, ce bataillon de profs sera affecté en priorité dans les CP les plus défavorisés (les REP+). «Nous monterons en charge les rentrées suivantes, explique Fanny Anor. 5000 postes d’enseignants seront créés, et les 2000 restant seront des "redéploiements" Redéployés d’où ? «Nous ferons un audit précis, ce point n’est pas encore défini.»

Deuxième question pratico-pratique que pose cette mesure: les locaux. La construction et l’entretien des écoles sont du ressort des communes. Si certaines écoles ont des salles en rab, beaucoup sont étriquées. Dédoubler une classe suppose deux salles. «Nous avons préparé une enveloppe de 200 millions d’euros pour aider les communes, précise Fanny Anor. Le temps des travaux, quand il n’y aura pas de solution, deux enseignants feront classe dans la même salle.»

«Nous n’affecterons plus aucun professeur en zone prioritaire pendant ses trois premières années»

Les règles d’affectation des enseignants pourraient changer, mais seulement à la marge.

(...)

Macron veut accompagner cette mesure d’une autre, qui existe déjà dans les textes: permettre à certains chefs d’établissement de collège et lycée de recruter eux-mêmes leurs enseignants. «Cette autonomie de recrutement sera possible pour les postes à profil et à condition que l’établissement ait un projet construit», précise Fanny Anor. L’idée est de permettre aux responsables d’établissement, notamment en éducation prioritaire, de constituer une équipe motivée. Et si personne ne postule, comme cela arrive aujourd’hui ? Macron mise sur le porte-monnaie. Il s’engage à augmenter de 3000 euros par an (250 euros/mois) la prime accordée aux professeurs en REP+, en plus des 2300 déjà accordés par la ministre sortante.

«Nous donnerons davantage de liberté aux établissements…»

Emmanuel Macron utilise plusieurs tournures pour formuler cette même idée, fil conducteur dans son programme. Il parle alternativement de «donner l’initiative», de «plus d’autonomie» ou encore de «stimuler l’innovation» des acteurs de terrain. Dans la tête de Macron, ça veut d’abord dire: donner le choix d’appliquer ou non les réformes en vigueur.

• A l’école, la réforme des rythmes scolaires ne sera plus obligatoire. Un décret, publiable dès cet été, doit redonner le choix aux communes, après concertation avec les écoles. Toutes les options seront possibles: revenir à la semaine de quatre jours d’école. Conserver le rythme des quatre jours et demi, avec - ou sans !- les activités périscolaires. Le fonds d’aides aux communes continuera d’exister, mais seulement pour les plus pauvres.

Au collège, la réforme du collège pourrait aussi prendre du plomb dans l’aile. «Elle ne sera pas abrogée en tant que telle. On conserve les textes», indique Fanny Anor. Ainsi, sera conservée la deuxième langue vivante pour tous dès la cinquième (et non comme avant en quatrième). En revanche, les choses pourraient changer sur les 20% dégagés dans l’emploi du temps des élèves pour les enseignements interdisciplinaires (les fameux EPI), ces projets transversaux montés par deux ou trois profs qui font classe autrement. «Ce volume horaire de 20% demeure mais chaque établissement pourra décider de ce qu’il en fait: continuer les EPI, ou remettre en place des parcours bilingues (deux langues vivantes dès la sixième), ou bien des enseignements de langues anciennes», explique Fanny Anor. Qui tranchera? Le conseil d’administration de l’établissement.

(...)

«…En contrepartie d’une responsabilisation accrue et d’une évaluation plus régulière»

Quand il parle d’autonomie, Macron case tout de suite un autre mot «évaluation», les deux allant de pair dans son esprit. Il souhaite instaurer «un audit très complet» de chaque collège et lycée tous les trois ans. Tout serait alors passé au peigne fin: les projets pédagogiques mis en place, les résultats des élèves, le ressenti des uns et des autres (y compris des parents), mais aussi l’état des infrastructures même si leur entretien est du ressort des collectivités territoriales. Une «agence du diagnostic et de l’évaluation», sans que l’on sache son statut, formulerait des recommandations pour chaque établissement. «Il s’agira d’objectiver pour nous permettre de mieux accompagner les équipes en fonction des besoins réels», sous-titre Fanny Anor. Elle donne un exemple: «envoyer le temps nécessaire un renfort dans l’équipe de direction.» Ces évaluations seront-elles publiques au risque d’augmenter encore plus les stratégies des parents de contournement de la carte scolaire ? La réponse est oui, par souci de transparence «même s’il n’y aura évidemment pas de classement. Ce n’est pas l’idée. De toute façon, aujourd’hui, la situation est pire puisque la réputation d’un établissement se base sur des rumeurs.»

En parallèle de cet audit, chaque élève fera un «bilan personnalisé», en début d’année scolaire, de la grande section maternelle à la troisième.

«Il ne faut pas imposer la mixité. Elle naît de la possibilité pour tous d’accéder à la réussite»

On est allé piocher cette citation dans une interview dans la Voix du Nord de janvier dernier, où Macron avait brossé à gros traits pour la première fois sa vision de l’éducation. L’objectif de mixité sociale, alors affiché, ne figure pas dans le programme officiel. Est-ce à penser que rien ne sera fait sur ce terrain s’il accède à l’Elysée. Réponse de Fanny Anor: «Nous continuerons les expérimentations déjà lancées, et en associant l’enseignement privé par le dialogue.» Pas question d’utiliser la contrainte, en passant par la loi, «nous ne voulons pas rouvrir la guerre scolaire».

(...)

Marie Piquemal

L'article complet est à lire en cliquant ci-dessous

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Monsieur Macron, les VRAIS enjeux de l'Ecole ne se trouvent pas dans une "Education/Hypermarché"!...

26 Avril 2017 , Rédigé par VousNousIls Publié dans #Education, #Politique, #Macron

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Rythmes scolaires, collège : des réformes éducatives menacées après la présidentielle ?

EXTRAITS

(...)

Emmanuel Macron a (...) un regard très critique vis-à-vis des 4,5 jours de cours par semaine.

« Aujourd’hui, on a des communes qui sont dans l’impasse, financièrement et en terme d’organisation. Je suis pour le pragmatisme. Les départements et les communes sont le lieu d’organisation de tout cela, je suis pour laisser la liberté de sortir du dispositif quand il est considéré comme inefficace et non pertinent », explique-t-il ainsi.

Selon La Croix, le candidat d’En Marche ne compte « trancher » sur le sujet qu’en 2019, et ne prévoit pas d’abroger la réforme. Mais dans son programme, il souhaite en tout cas accorder une « autonomie pédagogique » aux écoles, qui auraient la possibilité « d’organiser le temps périscolaire sans contrainte ».

(...)

(...) Emmanuel Macron souhaite « renforcer et encourager l’autonomie des établissements pour favoriser l’adaptation aux besoins de leurs élèves et aux situations locales et stimuler l’innovation ». Il nous a ainsi expliqué lors d’une récente interview que « les équipes pédagogiques qui le souhaitent » pourront « proposer à nouveau » des classes bilangues en 6e, des sections européennes, et « rétablir pleinement » l’enseignement des langues anciennes. Pas question de revenir directement sur la réforme, donc, mais un moyen de la détricoter tout de même.

Des réformes difficiles à annuler dans l’immédiat

Reste la faisabilité de ce que proposent les candidats. Selon Christian Chevalier, du SE-Unsa, il serait possible de « prendre un décret dès juin pour décider, par exemple, de supprimer les activités périscolaires » et ainsi revenir sur la réforme des rythmes scolaires, « Mais, politiquement, ce serait risqué, car il faudrait dire aux parents de s’organiser pour venir chercher leurs enfants plus tôt à l’école et supprimer des postes d’animateurs ».

Concernant le collège, il risque aussi d’être difficile de revenir dessus dans l’immédiat. « Supprimer les EPI aurait une incidence sur les emplois du temps des enseignants. Ce n’est pas jouable », explique C. Chevalier.

Pour Claude Lelièvre, historien de l’éducation, les enseignants « non favorables » aux EPI pourraient toutefois « profiter d’une remise en cause de la réforme pour mettre la pédale douce sur ce dispositif, car ils n’en craindront pas les conséquences ». Comme l’indique Christian Chevalier, « si le futur ministre de l’Education décide de revenir sur tout ou partie de la réforme, cela peut avoir un effet psychologique fort sur les enseignants et casser la dynamique ».

En clair, à  la lecture de ces lignes, de cette suite de "non décisions", Mr Macron semble vouloir systématiquement laisser la liberté aux communes et établissements scolaires de choisir les voies à suivre.

Manifestement les conséquences pratiques, organisationnelles, humaines et financières n'ont en aucun cas été appréhendées.

Ces "non mesures" illustrent une forme d'amateurisme très inquiétant.

Enfin, les véritables enjeux de l'Ecole - au sens large - ne sont pas abordés, esquissés.

Mr Macron surfe sur les colères schizophréniques passées pour plaire à une frange très influente d'enseignants arc-boutés sur des certitudes estimables mais très éloignées des réformes urgentes que les Ministres Vincent Peillon, Benoit Hamon et Najat Vallaud-Belkacem ont commencé à mettre en place et qu'il convient de renforcer, de développer.

Certainement pas de les pousser sous le tapis ni de tout laisser à l'appréciation des uns et des autres.

Le libéralisme n'est qu'une fausse liberté.

L'Ecole mérite mieux qu'un Ministre transformé en directeur d'hypermarché!

Christophe Chartreux

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Projets Education Hamon - Macron... Comparatif... (Vidéo)

16 Avril 2017 , Rédigé par TF1 Publié dans #Education, #Hamon, #Macron

Un seul commentaire:

le dédoublement des effectifs en REP et REP+ (CP/CE1/CE2) voulu par Emmanuel Macron est matériellement tout simplement impossible, notamment en milieu urbain, pour de simples raisons de places.

Pour information, la construction des nouvelles salles équipées, l'achat du matériel et autres frais annexes sont à la charge des communes.

D'autres voies sont à développer. Le "plus de maîtres que de classes" par exemple, système qui donne d'excellents résultats.

C Chartreux

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L’anesthésie du vote utile...

5 Avril 2017 , Rédigé par Liberation Publié dans #Politique, #Macron

Accouchement : quelle anesthésie choisir ?

Voter en fonction de sondages, qui pourtant n’ont prévu ni le Brexit ni Trump, serait une folie…

Un souci de santé ? Palmarès des meilleurs hôpitaux publié par mon hebdomadaire préféré. Un enfant à scolariser ? Palmarès des meilleurs lycées. Une présidentielle ? Palmarès des candidats les mieux placés selon les sondages. Que voilà une vie bien réglée, sous le signe du bon tuyau pour tous ! Des choix éclairés par des batteries d’indicateurs qui étaient autrefois le privilège des insiders. Et chacun de faire sa vie avec le frisson de l’homme averti qui en vaut deux, et de voter avec la ruse de l’électeur informé qui fait son devoir en toute connaissance de cause. Tout cela est bien humain. Qui souhaiterait décider à l’aveugle ? Mais quels sont les critères universellement valables d’un bon hôpital, d’un bon lycée ? Que dire à ceux qui doivent se contenter des profondeurs du classement ? Les meilleurs aux meilleurs, les pires pour les pires, en toute transparence ? L’information ne sert que ceux qui peuvent s’en servir. La folie des classements amplifie les plus faibles écarts, confirme les stratégies de rapprochement et d’évitement, fait proliférer l’entre-soi et les ghettos. Le vivre ensemble devient une expérience trop risquée pour ma santé ou mon enfant, vous comprenez. On n’a qu’une vie, on ne veut pas la livrer au hasard. Ne peut-on pas voir pourtant que toute information n’est pas bonne à prendre, et même que toute différence n’est pas une information ? On aimerait, quand il s’agit de justice et de mixité, un pudique voile d’ignorance sur des réalités humaines complexes, plutôt que l’éclat métallique du scalpel social. L’éclat métallique d’une vie utile et rien qu’utile.

Mais voilà donc la saison des sondages et des intentions de vote. Le voteur utile ne croit pas en un candidat, il veut savoir ce qui est bon pour la société dans son ensemble. Il ne veut plus faire des choix personnels, mais des métachoix malins. Grâce à ses infos, il peut ne plus rencontrer la société réelle, il veut un pitch, un PowerPoint, un algorithme. Il sait que pour la France, le Bien, le Beau et le Vrai, c’est éliminer le Front national. C’est le seul projet de société de cet agnostique. Tout le reste, ce sont des nuances, une mixture droite-gauche. Alors on guette le rempart : sera-t-il jeune, vieux, beau, laid ? A-t-il un projet ? Peu importe. A-t-il les moyens ou les compétences pour gouverner ? Peu importe, il est haut dans les sondages. Les sondages sont le trou de serrure du voteur utile, c’est la société vue de loin, lissée et désodorisée. Du small talk qui se prend pour du big data. Ils lui évitent d’aller y voir lui-même et de prendre parti, d’être contaminé par une quelconque réalité. D’ailleurs, la plupart des sondages prédisent bien l’issue finale. Sauf en 2002, sauf pour le Brexit, sauf pour Trump… La tragédie de l’histoire rôde encore. Raison de plus pour voter utile, dira-t-il !

En 2017, son vote utile s’appelle Emmanuel Macron. On est au summum de l’utilité et du rempart, c’est-à-dire de l’immobilité et du refoulement. Si on change quoi que ce soit véritablement, on donne raison au FN. Et, puisque le FN dit tout et son contraire, il ne faut rien faire. Macron est l’homme à ne rien faire. Tout son logiciel parle de renouvellement, de révolution et de marche en avant ? Mais c’est tout changer pour que rien ne change. Même l’archaïsme a parfois besoin d’être modernisé. Le projet d’Emmanuel ? Porter Macron au pouvoir. Marcher sur les eaux où tous se sont noyés. Il le fait mieux que personne. Normal, il ne pèse rien, porté par trois vides. Le premier est circonstanciel, c’est l’espace politique qui s’est instauré entre Hamon et Fillon, chacun cornérisé à sa façon pour les raisons que l’on sait. Le second est son programme : il n’équivaut pas au néant, car le vide n’est pas le néant, il permet l’inertie. En l’occurrence, mondialiser une des économies les plus mondialisées, libéraliser le libéralisme triomphant, rendre plus régalienne la monarchie républicaine, souligner l’humidité de l’eau, la beauté de la vie. Et pour tout ce qui clive et qui ressemblerait à de la politique, attendre l’avis des vieux lions auxquels Macron doit sa carrière et qui reviendront gérer la victoire. Candidat immobile à grands pas, avec pour tout soutien une clique de cliqueurs et l’adhésion des banques qui prêtent à un confrère.

Le dernier vide est le plus préoccupant. La Ve République se meurt au grand jour. Depuis trente ans, elle n’a en rien permis de lutter contre le chômage de masse, l’explosion des inégalités, les surenchères identitaires, l’obsession de la sécurité, la crise écologique, le discrédit des politiques et des partis. Une grande partie des citoyens est comme anesthésiée, amnésique, hébétée par les scandales de corruption de quelques-uns et le scandale de l’échec de tous. C’est le vide des désirs politiques. Une aboulie qui fait que les projets pourtant puissants d’un Mélenchon, d’un Hamon ou d’un Fillon sont inaudibles au voteur utile, et qu’un marketing éculé suffit à supplanter leur légitimité historique. Un vote d’adhésion devient une expérience trop risquée pour son intelligence. Il n’a qu’un vote, il ne veut pas le livrer au hasard de ses convictions. Il ne voit pas pourquoi il voterait contre le favori des sondages, celui qui combat si bien l’aléa de l’élection.

Voilà pourquoi il faut rappeler que les sondages ne sont pas une information, qu’il faudrait les ignorer ou les suspendre un ou deux mois avant l’élection. Pour que chacun assume sa solitude d’électeur et puise en soi des engagements liés à son histoire. Pour que chacun affronte les risques de la politique qu’aucun calcul ne nous épargnera. Pour ne pas ajouter l’abstinence idéologique à l’abstention. On aimerait, quand il s’agit de vote en démocratie, un pudique voile d’ignorance sur les libres motivations des citoyens plutôt que l’éclat métallique des enquêtes d’opinion. L’éclat métallique d’un vote utile et rien qu’utile.

Dalibor Frioux

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