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Vivement l'Ecole!

litterature

Coup de coeur... Paul Auster...

31 Janvier 2021 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Pour autant que je sache, il n’y eut aucune modification abrupte ou radicale dans le comportement de Sachs. Son emploi du temps restait dominé par la même bousculade d’obligations excessives et de délais rigoureux et, sitôt dépassé l’épisode hollywoodien, il s’était remis à produire plus que jamais, sinon davantage. Articles, essais et commentaires critiques coulaient de sa plume à une cadence vertigineuse, et on pourrait soutenir, je suppose, que bien loin de se sentir désorienté, il fonçait de l’avant à toute pompe. Si je conteste ce portrait optimiste du Sachs de ces années-là, c’est seulement parce que je sais ce qu’il lui est arrivé ensuite. D’énormes transformations se sont produites en lui et, s’il est assez facile de mettre le doigt sur l’instant où elles ont commencé à se manifester, de se focaliser sur la nuit de son accident, de rendre cet événement bizarre responsable de tout-, je ne crois pas à la justesse d’une telle explication. Peut-on se métamorphoser en une nuit? Un homme peut-il s’endormir avec une personnalité et se réveiller avec une autre?

Paul Auster - Léviathan

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Coup de coeur... Dolores Redondo...

30 Janvier 2021 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Sur la commode, une lampe éclairait la pièce d’une chaleureuse lumière rose qui se teintait d’autres nuances en traversant les délicats motifs de fées imprimés sur l’abat-jour. De l’étagère, toute une collection de petits animaux en peluche observaient de leurs yeux brillants l’intrus qui étudiait en silence l’attitude paisible du bébé endormi. Attentif, il écouta la rumeur de la télévision allumée dans la pièce contiguë et la puissante respiration de la femme qui dormait sur le canapé, éclairée par la lumière froide de l’écran. Il parcourut la chambre du regard, étudiant le moindre détail, absorbé par cet instant, comme s’il pouvait ainsi se l’approprier et le conserver éternellement, tel un trésor. Avide et serein à la fois, il grava dans son esprit le tendre motif du papier peint, les photos encadrées et le sac de voyage qui contenait les couches et les vêtements de la petite, puis posa son regard sur le berceau. Une sensation proche de l’ivresse envahit son corps et la nausée menaça au creux de son estomac. La petite dormait sur le dos dans un pyjama en velours, couverte jusqu’à la taille par un édredon à fleurs que l’intrus écarta pour la voir en entier. Le bébé soupira dans son rêve ; un mince filet de bave glissa de ses lèvres roses et dessina une trace humide sur sa joue. Les petites mains potelées, ouvertes de part et d’autre de la tête, tremblèrent légèrement avant de s’immobiliser à nouveau. Imitant la petite, l’intrus soupira à son tour, et une vague de tendresse l’emporta un instant, une seconde à peine, suffisamment pour qu’il se sente bien. Il prit la peluche restée assise au pied du berceau, comme un gardien silencieux, et put presque percevoir le soin avec lequel on l’avait installée là. C’était un ours polaire, avec de petits yeux noirs et un gros ventre. Un ruban rouge incongru entourait son cou et pendait jusqu’à ses pattes arrière. Il passa délicatement la main sur la tête de l’animal dont il apprécia la douceur, porta la peluche à son visage et enfouit le nez dans les poils de son ventre pour respirer sa tendre odeur de jouet neuf et onéreux.

Il remarqua l’accélération de son cœur tandis que la sueur perlait abondamment sur sa peau. Pris d’une fureur soudaine, il écarta rageusement l’ours de son visage et, d’un geste décidé, le plaça sur le nez et la bouche du bébé. Puis il se contenta d’appuyer.

Les petites mains s’agitèrent, levées vers le ciel, et l’un des doigts de la fillette effleura le poignet de l’intrus. Un instant plus tard, elle sembla sombrer dans un sommeil profond et réparateur, tandis que tous ses muscles se détendaient et que ses mains, comme des étoiles de mer, reposaient à nouveau sur les draps.

L’intrus retira la peluche et observa le visage de la petite. On n’y devinait aucune trace de souffrance, à part une légère rougeur qui était apparue sur le front, juste entre les yeux, probablement causée par le minuscule museau de l’ours. La lumière avait déjà quitté son visage et la sensation de se trouver devant un réceptacle vide s’accrut tandis qu’il approchait encore la peluche de son visage pour aspirer son odeur de bébé, à laquelle se mêlait désormais le souffle d’une âme. Le parfum était si doux et si plaisant que ses yeux s’emplirent de larmes. Il soupira, reconnaissant, arrangea le ruban de l’ours et le remit à sa place, au pied du berceau.

L’urgence le saisit comme s’il avait pris conscience qu’il s’était déjà trop attardé. Il ne se retourna qu’une fois. La lumière de la lampe fit briller les onze paires d’yeux qui, de l’étagère, le regardaient horrifiées.

 

Dolorès Redondo - Une offrande à la tempête

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Coup de coeur... Hermann Hesse...

29 Janvier 2021 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Peter camenzind - Hermann Hesse - 9782253058502 - Littérature - Livre

Ils ont la forme d’îles bienheureuses et d’anges apportant des bénédictions ; ils ressemblent à des mains menaçantes, à des voiles qui flottent, à des grues émigrantes. Ils planent entre le ciel de Dieu et la pauvre terre comme de beaux symboles de toutes les aspirations humaines, participant de l’un et de l’autre – rêves de la terre dans lesquels elle serre contre le ciel immaculé son âme souillée, éternel symbole de tout cheminement, de toute quête, de tout désir, de toute nostalgie. Et comme ils sont suspendus entre ciel et terre, incertains, chargés de désir ou de violence, les âmes des humains sont suspendues, incertaines, chargées de désir ou de violence, entre le temps et l’éternité.

Hermann Hesse - Peter Camenzind

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Coup de coeur... Christophe Bataille...

28 Janvier 2021 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

La brûlure

Notre chambre ouverte est le cadre, et dans ce cadre, les années.

Tu te souviens ? Cet été-là si chaud, on le sentait à nos pieds sur les carreaux devant la prairie, à tes jambes campées, fines et transpirantes, à nos mains où jouaient les veines.

Depuis octobre tout était doux, hésitant. Pas d’automne, pas d’hiver. Et ce vent tiède comme dans les contes.

L’été n’a pas cessé. On cherchait les mots, on ne savait plus comment dire. Parfois l’événement nous étreint comme une idée. Était-ce une longue saison ? Était-ce le climat ? Ou était-ce notre fin douloureuse ?

La chaleur a tout pris. La plaine irritée. Le lacis des fosses oubliées par nos parents, où se réfugiait la faune. Les chemins de poudre. La route du soir.

C’était hier ? C’est demain. Parfois l’événement est tel qu’il cherche à se fixer. Ce n’est pas encore un nom, c’est une image.

Tout tremblait dès l’aube, pâli comme du fer. L’enclume c’était moi, c’était toi, les yeux fixant la campagne. Je te vois ce matin d’hiver, enroulée dans les draps et me glissant : regarde, mais regarde, tout est encore brûlé… Tu crois qu’on reverra la neige ?

J’écoutais avec toi les champs de tiges et les pétales au vent. Ainsi l’événement a des courbes et un son, comme si le temps était venu d’observer une seule image.

Le paysage nouveau semblait une peinture, avec ses meules et ses blés brûlants. Chacun y allait de ses souvenirs. Chacun évoquait une étude scientifique, un cousin vigneron, ou la sagesse populaire qui n’a cessé de nous trahir. C’est le monde qui ne tournait plus pour nous, les hommes.

Oui, c’étaient les grandes chaleurs et il nous semblait qu’elles avaient commencé des siècles auparavant. Pourtant on se souvenait de nos jeunesses comme dans les livres, hésitantes, parfois pluvieuses, avec de longs printemps maussades et la brume comme une barre sur les routes. On se souvenait de l’automne qui mordait par les champs et par les grèves. On se souvenait de la neige sur la tour de la cathédrale – la neige allègre et sourde que percent les rires d’enfants.

À chaque saison j’ai décidé de photographier la plaine devant la maison. Pour tenir cet espace entre nos mains. Et se dire, un jour, voilà, ça s’est passé ainsi.

De temps en temps, nous regardions toi et moi ces images en silence. D’année en année, l’herbe brune, les matières flétries, les fleurs de sable montées jusqu’à nous. L’effacement du ruisseau où je jouais autrefois. Le souvenir affaibli. La transparence substituée au secret, puis à force, le vide.

Christophe Bataille - La brûlure

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Coup de coeur... Philippe Besson...

27 Janvier 2021 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Elle fera griller le pain de mie au dernier moment. C’est moins bon quand c’est grillé depuis trop longtemps, ça durcit, ça devient sec, on perd tout le plaisir de la mie chaude, moelleuse. En attendant, elle dépose les tasses et le bol sur la table de la cuisine, une cuiller dans chaque, tout le monde prend du sucre à la maison, le paquet de sucre tiens il ne faudrait pas l’oublier, elle ajoute le pot de confiture, de la confiture de fraises, la préférée de Théo, le paquet de céréales, la brique de lait, elle sort le beurre du frigo, ça le beurre il vaut mieux le sortir un peu en avance, sinon quelle plaie pour l’étaler après, et puis elle se recule légèrement pour contempler son œuvre. Elle veut être certaine que rien ne manque.

 

Elle se retourne vers la paillasse, glisse un filtre dans la cafetière, ajoute le café moulu, fait couler l’eau, remplit le récipient à bonne hauteur, continue de s’étonner que le verre soit si fin, si fragile, verse l’eau dans le réservoir et enclenche le bouton. Le tout lui a pris moins de trente secondes. Il faut dire que ces gestes, elle les connaît par cœur, elle les répète depuis des années, les accomplit machinalement, ne se trompe jamais, il paraît que certaines femmes oublient le café quelquefois, par accident, ont cette inadvertance, elle non.

 

Maintenant, elle peut redresser la tête, regarder par la fenêtre. Le gazon est impeccable, Patrick l’a tondu hier soir en rentrant du travail, il avait prévu de s’en charger aujourd’hui, en général il tond le dimanche matin, mais avec cette histoire de déménagement il s’est dit qu’il n’aurait pas le temps. La pelouse est délimitée, sur trois côtés, par une haie de buis et Anne-Marie s’aperçoit que des branches dépassent un peu, il faudra tailler tout ça, elle en parlera à son mari, il n’a pas dû s’en apercevoir hier. Sur le trottoir, personne, il est tôt encore, sur la route pas de voiture non plus, de toute façon, le dimanche, il ne passe jamais grand monde. Levant les yeux, elle s’attarde sur un pan de ciel bleu et savoure cet instant de calme.

 

Et puis son regard est attiré par le bac de géraniums, là, juste devant, sur le rebord de la fenêtre : certaines fleurs font une sale tête et des feuilles ont jauni, il faudra qu’elle y mette bon ordre, les géraniums c’est elle, les fleurs c’est elle, depuis toujours.

 

Une précision : il ne lui vient pas à l’esprit que s’arrimer aux détails lui évite de flancher, et même de s’écrouler purement et simplement. Anne-Marie ne se dit pas des choses pareilles.

 

Philippe Besson - Le dernier enfant

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Coup de coeur... Nesrine Slaoui...

26 Janvier 2021 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Littérature

Même s’il est arrivé en France à 30 ans, il reste impressionné par la langue française semée d’embûches qui pourraient trahir ses origines marocaines. Donc, à l’extérieur, mon père parle peu, il travaille. Et malgré sa crainte dans ce moment de crise, la mort lui fait encore moins peur que la perte d’argent. Depuis mon enfance, j’ai le cœur qui se serre en regardant le corps de mes parents. Je l’ai vu s’abîmer jour après jour. Les mains de ma mère fripées par la javel, celles couvertes de pansements de mon père. Les dos courbés, voûtés, cédant sous le poids des corbeilles de de linge ou des parpaings trimballés, les doigts enflammés de maintenir leurs outils de travail, tous ces muscles et toutes ces articulations crispés, debout sans arrêt, et les visages marqués par la fatigue et les heures à l’extérieur quelle que soit la météo. Une image est ancrée en moi. Mon père frigorifié qui franchit la porte de notre ancien HLM après une journée passée à réparer une toiture sous la neige. Il répétait ironiquement : « L’argent, il y en a partout en France. »

Nesrine Slaoui - Illégitimes

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Coup de coeur... Jean-Baptiste Andrea...

25 Janvier 2021 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

J'étais triste, bien sûr. Mais d'une certaine façon, je me sentais mieux. Viviane avait laissé une lettre pour me prévenir qu'elle partait, elle ne m'avait pas abandonné. C'était moi qui avais tout gâché en la déchirant, si je ne l'avais pas fait j'aurais pu demander à Matti de me la lire plus tard. Je ne serais pas allé au château, je ne l'aurais pas démoli avec mon regard qui abîmait la magie. Tout cela, je l'acceptais, c'était mieux que de ne pas savoir, de demander à mon cerveau de comprendre quelque chose de trop grand pour lui. C'était moi qui avais trahi Viviane, pas l'inverse. Ça me rassure de savoir que c'était ma faute, parce que tout avait toujours été ma faute, que j'y étais habitué et que c'était aussi confortable que mon vieux pyjama en velours vert.

Jean-Baptiste Andrea - Ma reine

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Coup de coeur... Paul Celan...

24 Janvier 2021 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Celui qui nous comptait les heures
compte encore.
Que peut-il bien compter, dis ?
Il compte, compte.

Il ne fera pas plus frais,
ni plus nuit,
ni plus humide.

Seul ce qui nous a aidés à guetter :
guette maintenant
pour soi.

            __________________

D’une clé qui change,
tu ouvres la maison où
tournoie la neige des choses tues.
Au gré du sang qui sourd
de ton oreille ou ton œil ou ta bouche,
ta clé change.

Ta clé change, le mot change,
qui peut partager la course des flocons.
Au gré du vent qui te repousse
La neige se roule autour du mot.

            __________________

 

Ce n'est plus
cette
pesanteur parfois
plongée dans l'heure
avec toi. C'en est
une autre.

C'est le poids retenant le vide
qui avec
toi irait.
Il n'a, comme toi, pas de nom. Peut-être
êtes vous la même chose. Peut-être
me donneras-tu aussi un jour ce
nom.

          _____________________

Odeurs d'automne, muettes. La
fleur-étoile, non brisée, passa
entre lieu natal et abîme à travers
ta mémoire.

Une perditude étrangère
avait pris corps, tu avais
failli
vivre.

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Coup de coeur... Thomas Bernhard...

23 Janvier 2021 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Nous vivons toujours dans l'erreur que, de même que nous avons évolué, peu importe dans quel sens, les autres évoluent aussi, mais c'est là une erreur, la plupart se sont arrêtés et n'ont absolument pas évolué, ni dans un sens ni dans l'autre, ils ne sont devenus ni meilleurs ni pires, ils sont seulement devenus vieux et, par là, inintéressants au plus haut point. Nous croyons que nous allons être surpris de l'évolution de quelqu'un que nous n'avons pas vu depuis longtemps, mais lorsque nous le revoyons, nous ne sommes tout de même surpris que de ce qu'il n'a absolument pas évolué, qu'il a seulement vingt ans de plus et qu'au lieu d'être bien bâti, il a à présent une grosse bedaine et de grosses bagues de mauvais goût à ses doigts boudinés qui jadis nous semblaient très beaux. Nous croyons que nous pourrons parler d'un tas de choses avec l'un ou l'autre et nous constatons qu'avec eux tous nous ne pouvons parler de rien du tout. Nous sommes là et nous nous demandons pourquoi, et nous ne trouvons rien à dire sinon qu'il fait un temps comme ci ou comme ça, que la crise politique est comme ci ou comme ça, que le socialisme montre à présent son vrai visage et ainsi de suite. Nous croyons que l'ami d'autrefois est aussi l'ami d'aujourd'hui, mais nous voyons aussitôt notre terrible erreur, très souvent carrément funeste. Avec cette femme-ci tu peux parler de peinture, avec celle-là de poésie, penses-tu, mais ensuite tu es obligé de reconnaître que tu t'es trompé, l'une n'en sait pas plus sur la peinture que l'autre sur la poésie, toutes deux n'ont en réserve que leur bavardage sur la cuisine, comment on fait la soupe de pommes de terre à Vienne et comment on la fait à Innsbruck et combien coûte une paire de chaussures à Merano et la même à Padoue. Tu pouvais si bien parler de mathématiques avec l'un, penses-tu, si bien d'architecture avec l'autre, mais tu constates que la mathématique de l'un, l'architectonique de l'autre se sont embourbées il y a vingt ans dans le marécage de l'adolescence. Tu ne trouves plus de repères, plus de points d'appui, et dès lors tu les choques sans qu'ils sachent pourquoi. Tout d'un coup tu n'es plus rien que celui qui choque, qui les choque continuellement.

Thomas Bernhard - Extinction

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"En lisant, en écrivant", une collection de masterclasses littéraires en coproduction avec la Bibliothèque nationale de France et le Centre national de Livre....

23 Janvier 2021 , Rédigé par France Culture Publié dans #Art, #Littérature

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MASTERCLASSE HERVE LE TELLIER animée par Olivia Gesbert
Mardi 26 janvier, 18h30, en ligne et en direct depuis la BnF en cliquant sur le lien

Hervé Le Tellier, mathématicien de formation puis journaliste, est également linguiste et spécialiste des littératures à contraintes. Il est l’auteur de nombreux romans, nouvelles, recueils de poésie, pièces de théâtre. Membre de l’Oulipo, Hervé Le Tellier est l’auteur de plusieurs livres remarqués, parmi lesquels Assez parlé d’amour, Toutes les familles heureuses, Moi et François Mitterrand. Il a reçu en 2013 le Grand Prix de l’humour noir pour ses Contes liquides. En tant qu’éditeur, il a fait publier plusieurs ouvrages au  Castor Astral comme What a man !, de Georges Perec, et « Je me souviens », de Roland Brasseur. Il a pendant longtemps collaboré à l’émission de France Culture « Les papous dans la tête ». 

Infos pratiques

En raison des conditions sanitaires, cet événement ne peut avoir lieu en présence du public et sera diffusé sur la chaîne Youtube de la BnF et sur le site de la BnF. Cette vidéo ne sera en ligne que durant le temps de la conférence.

En lisant, en écrivant – Une collection de masterclasses littéraires

Animés par des producteurs et productrices de France Culture, les entretiens du cycle
« En lisant, en écrivant » sont réalisés à la BnF, puis diffusés dans la grille d’été de France Culture et  disponibles en podcast. Genèse des œuvres, sources d’inspiration, aléas de la vie quotidienne d’un auteur ou d’une autrice, édition et réception des textes – autant de sujets que ces rencontres permettent d’aborder, au plus près de la création littéraire.

Prochaines masterclasses :

Lola Lafon : 2 février 2021 18h30 - 20h

Leïla Slimani : 23 mars 2021 18h30 - 20h

Jérôme Ferrari : 18 mai 2021 18h30 - 20h

Javier Cercas : 27 mai 2021 18h30 - 20h

S'inscrire à l'évènement https://youtu.be/DhxvLeD5-eI

PARTENAIRES

Bibliothèque nationale de France (BnF)

Centre nationale du Livre (CNL)

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