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Vivement l'Ecole!

litterature

Coup de coeur... Rémi David...

10 Novembre 2022 , Rédigé par christophe Publié dans #Litterature

Mourir avant que d'apparaître - Livre de David Rémi

Certains trouvent dans le voyage une énergie nouvelle, salvatrice dans laquelle ils vont pouvoir puiser. Le moi catapulté dans un tout autre ailleurs reconquiert des assises, il se redéfinit, se tourne vers les autres, puis il relativise la souffrance qu'il endure. C'est une chance. D'autres comme Abdallah, s'avèrent bien incapables de vivre ainsi le voyage et ne se retrouvent que plus terriblement face à eux-mêmes, à ce qu'ils fuient, face à leurs peurs, à leurs contradictions, à leurs déceptions. Ils se sentent en voyage encore mille fois plus seuls qu'ils ne l'étaient avant de larguer les amarres.

Rémi David - Mourir avant que d'apparaître 

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Coup de coeur... Claudie Hunzinger...

9 Novembre 2022 , Rédigé par christophe Publié dans #Litterature

Un chien à ma table

 

C’était la veille de mon départ, la nuit n’était pas encore là, je l’attendais, assise au seuil de la maison face à la montagne de plus en plus violette ; j’attendais qu’elle arrive, n’attendais personne d’autre qu’elle, la nuit, tout en me disant que les hampes des digitales passées en graines faisaient penser à des Indiens coiffés de leurs plumes sacrées, que les frondes des fougères-aigles avaient jauni, que les milliers de blocs abandonnés sur place, dos, crânes, dents, de la moraine glaciaire surplombant la maison parlaient de chaos, de déroute, presque de la fin d’un monde. Et que ça sentait la pluie. Donc, demain, mettre mes Buffalo, prendre ma parka. Était-ce l’approche de la nuit ? La moraine changeait d’intensité. Ses échines bossues tressaillaient d’éclats de mica et pendant de petites fractions de seconde continuaient d’avancer vers moi en claudiquant – quand une ombre s’est détachée de leurs ombres.

 

J’ai vu cette ombre ramper entre les frondes des fougères. Traverser le campement des digitales. J’ai tout de suite distingué le tronçon de la chaîne brisée. Un fuyard. Il s’approchait. Il m’avait sans doute repérée bien avant que je ne l’aie vu. Un bref moment, les fougères, de taille humaine, me l’ont dérobé, il a réapparu plus loin, il filait. Je m’étais dressée pour mieux suivre sa course. Il a obliqué. Il descendait maintenant droit vers moi. À dix pas, il a ralenti, a hésité, s’est arrêté : un baluchon de poils gris, sale, exténué, famélique, où de larges yeux bruns, soutenant mon regard, m’observaient du fond de leurs prunelles. D’où venait-il ? Nous habitions au milieu des forêts, loin de tout. La porte de la maison, dans mon dos, était restée ouverte. J’ai fait quelques pas en arrière, laissant le champ libre. Écoute, je ne m’intéresse pas du tout à toi, je veux juste te préparer une assiette, alors entre, entre, tu peux entrer. Mais l’inconnu refusait d’approcher davantage. D’où tu viens ? Qu’est-ce que tu fais là ? J’avais baissé la voix. Je chuchotais. Alors, il a fait un pas. Il a franchi le seuil. Je reculais. Il me suivait avec précaution, le besoin de secours plus fort que l’effroi, prêt néanmoins à fuir, posant au ralenti l’une après l’autre ses pattes sur le plancher de la cuisine comme sur la surface gelée d’un étang qui aurait pu se briser. Nous étions tous les deux haletants. Tremblants. On tremblait ensemble.

 

Dans la nuit qui avait précédé l’arrivée du fuyard, les phares d’une automobile avaient balayé la forêt, allant, revenant, quatre ou cinq fois, avant de disparaître avec lenteur. J’avais remarqué qu’à chaque virage de cette route au loin, quand montait une voiture, ses faisceaux de lumière traçaient aux murs de ma chambre des losanges prodigieux qui en faisaient le tour comme pour m’en débusquer.

 

Il y a un chien, ai-je crié à Grieg qui se trouvait dans son studio situé à côté du mien, à l’étage. Chacun son lit, sa bibliothèque, ses rêves ; chacun son écosystème. Le mien, fenêtres ouvertes sur la prairie. Le sien, rideaux tirés jour et nuit sur cette sorte de réserve, de resserre, de repaire, de boîte crânienne, mais on aurait pu dire aussi de silo à livres qu’était sa chambre.

 

Claudie Hunzinger - Un chien à ma table

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Coup de coeur... Louis Aragon...

8 Novembre 2022 , Rédigé par christophe Publié dans #Litterature

Nous dormirons ensemble
Que ce soit dimanche ou lundi
Soir ou matin minuit midi
Dans l'enfer ou le paradis
Les amours aux amours ressemblent
C'était hier que je t'ai dit
Nous dormirons ensemble
C'était hier et c'est demain
Je n'ai plus que toi de chemin
J'ai mis mon cœur entre tes mains
Avec le tien comme il va l'amble
Tout ce qu'il a de temps humain
Nous dormirons ensemble
Mon amour ce qui fut sera
Le ciel est sur nous comme un drap
J'ai refermé sur toi mes bras
Et tant je t'aime que j'en tremble
Aussi longtemps que tu voudras
Nous dormirons ensemble
_______________________
J'arrive où je suis étranger
Rien n'est précaire comme vivre
Rien comme être n'est passager
C'est un peu fondre pour le givre
Et pour le vent être léger
J'arrive où je suis étranger
Un jour tu passes la frontière
D'où viens-tu mais où vas-tu donc
Demain qu'importe et qu'importe hier
Le coeur change avec le chardon
Tout est sans rime ni pardon
Passe ton doigt là sur ta tempe
Touche l'enfance de tes yeux
Mieux vaut laisser basses les lampes
La nuit plus longtemps nous va mieux
C'est le grand jour qui se fait vieux
Les arbres sont beaux en automne
Mais l'enfant qu'est-il devenu
Je me regarde et je m'étonne
De ce voyageur inconnu
De son visage et ses pieds nus
Peu a peu tu te fais silence
Mais pas assez vite pourtant
Pour ne sentir ta dissemblance
Et sur le toi-même d'antan
Tomber la poussière du temps
C'est long vieillir au bout du compte
Le sable en fuit entre nos doigts
C'est comme une eau froide qui monte
C'est comme une honte qui croît
Un cuir à crier qu'on corroie
C'est long d'être un homme une chose
C'est long de renoncer à tout
Et sens-tu les métamorphoses
Qui se font au-dedans de nous
Lentement plier nos genoux
Ô mer amère ô mer profonde
Quelle est l'heure de tes marées
Combien faut-il d'années-secondes
À l'homme pour l'homme abjurer
Pourquoi pourquoi ces simagrées
Rien n'est précaire comme vivre
Rien comme être n'est passager
C'est un peu fondre pour le givre
Et pour le vent être léger
J'arrive où je suis étranger
  _______________________
Les oiseaux déguisés
Tous ceux qui parlent des merveilles
Leurs fables cachent des sanglots
Et les couleurs de leur oreille
Toujours à des plaintes pareilles
Donnent leurs larmes pour de l'eau
Le peintre assis devant sa toile
A-t-il jamais peint ce qu'il voit
Ce qu'il voit son histoire voile
Et ses ténèbres sont étoiles
Comme chanter change la voix
Ses secrets partout qu'il expose
Ce sont des oiseaux déguisés
Son regard embellit les choses
Et les gens prennent pour des roses
La douleur dont il est brisé
Ma vie au loin mon étrangère
Ce que je fus je l'ai quitté
Et les teintes d'aimer changèrent
Comme roussit dans les fougères
Le songe d'une nuit d'été
Automne automne long automne
Comme le cri du vitrier
De rue en rue et je chantonne
Un air dont lentement s'étonne
Celui qui ne sait plus prier
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Coup de coeur.... Jorge Semprun...

7 Novembre 2022 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Le Grand Voyage - Jorge Semprun - Babelio

Nous regardions monter sur la plate-forme ce Russe de vingt ans, condamné à la pendaison pour sabotage à la "Mibau", où l'on fabriquait les pièces les plus délicates des V-1. Les prisonniers de guerre soviétiques étaient fixés dans un garde-à-vous douloureux, à force d'immobilité massive, épaule, contre épaule, à force de regards impénétrables. Nous regardons monter sur la plate-forme ce Russe de vingt ans et les S.S. s'imaginent que nous allons subir sa mort, la sentir fondre sur nous comme une menace ou un avertissement. Mais cette mort, nous sommes en train de l'accepter pour nous-mêmes, le cas échéant, nous sommes en train de la choisir pour nous-mêmes. Nous sommes en train de mourir de la mort de ce copain, et par là même nous la nions, nous l'annulons, nous faisons de la mort de ce copain le sens de notre vie. Un projet de vivre parfaitement valable, le seul valable en ce moment précis. Mais les S.S. sont de pauvres types et ne comprennent jamais ces choses-là.

Jorge Semprun - Le grand voyage

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Coup de coeur... Alexandre Dumas...

3 Novembre 2022 , Rédigé par christophe Publié dans #Litterature

Pauline de Alexandre Dumas - Editions Flammarion

Le présent seul qui nous réunissait était tout à mes yeux : jetés sur une terre étrangère, où je n'avais que Pauline, où Pauline n'avait que moi, les liens qui nous unissaient se resserraient chaque jour davantage par l'isolement ; chaque jour je sentais que je faisais un pas dans son coeur, chaque jour un serrement de main, chaque jour un sourire, son bras appuyé sur mon bras, sa tête posée sur mon épaule, était un nouveau droit qu'elle me donnait sans s'en douter pour le lendemain, et plus elle s'abandonnait ainsi, plus, tout en aspirant chaque émanation naïve de son âme, plus je me gardais de lui parler d'amour, de peur qu'elle ne s'aperçût que depuis longtemps nous avions dépassé les limites de l'amitié.

Alexandre Dumas - Pauline

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Coup de coeur... Célestin de Meeûs...

2 Novembre 2022 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Amazon.fr - Cadastres - De Meeûs, Célestin - Livres
Vertèbre 
Voilà des jours que je n’ai pas
de toit ni déposé ma main
sur le rebord d’aucune fenêtre
de temps à autre c’est vrai tu peuples
l’intérieur de mes cinq sens
je n’ai aucun désir et c’est d’ailleurs
très bien je ne compte plus
toute la distance qui nous sépare
seulement il y a ces choses
qui bougent lorsque le vent
mime la torture et cette envie
de croire que ce n’est pas si con
de ne penser à l’autre qu’au regard
d’une vertèbre sur un dos nu
  ___________________
Dressée et un peu nulle l'église

fait face au parc, au centre

commercial et les vitrines

jouent à se renvoyer la balle


le prêtre et la vendeuse conversent

chacun planté devant chez soi


à l'instant t où la fumée de leur cigare et cigarette se touche

on pourrait presque croire

que leurs consciences se font du pied.
                _______________

Je ne sors plus et ce pour des raisons très simples

en compagnie de l'arbre à la fenêtre

j'attends l'hiver

tous deux nous enrouillons tous deux

avons besoin d'une mise à nu avec nous-mêmes


j'avance dans ma mémoire à reculons

tous les pays qu'ensemble nous avons

faits n'existent plus ou presque

Rome n'est plus qu'un vieux chiffon

froissé nos reins n'ont plus besoin

de l'autre car nos deux vies ont beau

paraître loin avec le temps l'idée

de la distance en devient dérisoire


bien que je sache encore chaque chiffre

de ton numéro de téléphone

je suis bien incapable de les remettre dans le bon ordre

et c'est ainsi très bien


encore une cigarette encore

je commence à comprendre

le manque comme un matin banal

pendant lequel nos langues n'ont plus

tout simplement trouvé d'oreilles

dans lesquelles dire une banalité.

 

Célestin de Meeûs - Cadastres

 

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Coup de coeur... Jack London...

1 Novembre 2022 , Rédigé par christophe Publié dans #Litterature

La vallée de la lune - Jack London - Babelio

- Qu'est-ce que vous voulez, vous? demanda-t-elle, moitié par désœuvrement, moitié par curiosité sincère; car elle se sentait attirée vers ce garçonnet en pantalon court qui semblait si assuré et en même temps si sérieux.
- Ce que je veux? répéta-t-il.
Tournant lentement la tête, il parcourut des yeux la ligne de l'horizon, les arrêtant du côté de la terre, sur les brunes montagnes de Contra Costa, et, du côté de la mer, au-delà d'Alcatraz, sur la Porte d'or. Le sérieux de ses regards était impressionnant, et elle en eut le cœur ému.
- Tout cela, dit-il, embrassant d'un geste le cercle du monde.
- Quoi, cela ? demanda-t-elle.
Il la regarda étonné de ne pas s'être fait clairement comprendre.
- Ne sentez-vous jamais des choses pareilles ? demanda-t-il, mendiant un peu de sympathie pour son rêve. Ne vous sentez-vous pas quelque fois mourir du désir de connaître ce qu'il y a derrière ces montagnes et derrière les autres qui sont plus loin ? Et la Porte d'or ! Au-delà, il y a l'océan Pacifique, et la Chine, le Japon, l'Inde, et... et toutes les îles de corail. Vous pouvez aller n'importe où par la Porte d'or... en Australie, en Afrique, aux îles de phoques, au pôle Nord, au cap Horn. Vraiment tous ces endroits-là attendent ma visite. J'ai vécu à Oakland toute ma vie, mais je ne compte pas y passer le reste de mes jours, il s'en faut. Je m'en irai... loin... loin !...

Jack London - La Vallée de la Lune 

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Coup de coeur... Paulo Coelho....

31 Octobre 2022 , Rédigé par christophe Publié dans #Litterature

 

Pour arriver jusqu’au trésor, il faudra que tu sois attentif aux signes. Dieu a écrit dans le monde le chemin que chacun de nous doit suivre. Il n’y a a qu’à lire ce qu’il a écrit pour toi. »

« Quand on veut une chose, tout l’univers conspire à nous permettre de réaliser notre rêve »

« - Mon coeur craint de souffrir, dit le jeune homme à l’alchimiste, une nuit qu’ils regardaient le ciel sans lune.

- Dis-lui que la crainte de la souffrance est pire que la souffrance elle-même.

Et qu’aucun coeur n’a jamais souffert alors qu’il était à la poursuite de ses rêves. »

« Chaque Homme sur terre a un trésor qui l’attend, lui dit son coeur. Nous, les coeurs, en parlons rarement, car les Hommes ne veulent plus trouver ces trésors. Nous n’en parlons qu’aux petits enfants. Ensuite, nous laissons la vie se charger de conduire chacun vers son destin. Malheureusement, peu d’Hommes suivent le chemin qui leur est tracé, et qui est le chemin de la Légende Personnelle et de la félicité. La plupart voient le monde comme quelque chose de menaçant et, pour cette raison même, le monde devient en effet une chose menaçante. »

 

Paulo Coelho - L'Alchimiste

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Coup de coeur... Francis Scott Fitzgerald...

27 Octobre 2022 , Rédigé par christophe Publié dans #Litterature

Je me tuerais pour vous, de Francis Scott Fitzgerald, Marc Amfreville |  Éditions Grasset

Dans une cuvette des montagnes de Caroline s’étendait le lac, un reflet rose de soir d’été à la surface. Une presqu’île s’avançait, et là, un hôtel en stuc d’inspiration italienne changeait sans cesse de couleur au fur et à mesure que le soleil se couchait. Dans la salle à manger, quatre personnes du monde du cinéma étaient attablées.

« Puisqu’ils sont capables de reproduire Venise ou le Sahara, disait la jeune femme, alors je ne vois pas pourquoi ils ne pourraient pas copier Chimney Rock sans nous envoyer tous dans ce coin perdu de l’Est.

– On va pas mal réinventer le décor, expliqua Roger Clark, le cameraman. On pourrait faire les chutes du Niagara et Yellowstone, si c’était seulement une question de décor. Mais là, le héros de cette histoire, c’est le Rocher.

– On peut même parfois surpasser la réalité, déclara Wilkie Proust, l’assistant réalisateur. Je n’ai jamais été aussi déçu que quand j’ai vu le vrai Versailles en comparant le château à celui qu’avait bâti Conger en 29.

– Mais la règle d’or, pour nous, c’est la vérité, reprit Roger Clark. C’est là où les autres metteurs en scène ratent leur coup. »

La jeune femme, Atlanta Downs, n’écoutait pas. Ses yeux – des yeux où brillait une étrange poussière d’étoile qui se retrouvait sur la pellicule – avaient quitté la table pour se poser sur un homme qui venait d’entrer. Au bout d’une minute, le regard de Roger suivit le sien. Il parut pour le moins surpris.

« Qui est cet énergumène ? demanda-t-il. Je sais que je l’ai déjà vu quelque part. Il a fait la une des journaux à un moment ou à un autre.

– Il ne m’a pas l’air si sensationnel que ça, commenta Atlanta.

– C’est quelqu’un, je te dis. Bon sang, je sais tout de lui sauf que je ne me rappelle pas son nom. Quelqu’un qu’on avait du mal à prendre en photo. Le genre à casser des appareils et tout le bataclan. Pas un scénariste, pas un acteur...

– Imagine-toi un peu un acteur qui casserait le matériel, ironisa Proust.

– Pas un joueur de tennis, pas un mannequin – attendez une seconde, on se rapproche.

– Ce type est en fuite, suggéra Atlanta. C’est ça. Regardez un peu comment il se cache les yeux derrière la main. C’est un criminel. Qui recherche-t-on en ce moment ? Quelqu’un ? »

Schwartz, le technicien, essayait d’aider Roger à se rappeler. Soudain, il s’exclama sans hausser la voix :

« C’est Delannux, tu te souviens ?

– Exact, dit Roger. C’est lui. Le suicide Carley.

– Mais qu’a-t-il fait ? demanda Atlanta. Il s’est suicidé ?

– Absolument. C’est son fantôme que tu vois là.

– Je veux dire, est-ce qu’il a essayé ? »


Les convives s’étaient légèrement penchés les uns vers les autres, bien que l’homme en question fût trop loin pour les entendre. Roger expliqua toute l’affaire.

« Tout l’inverse. C’étaient ses petites amies qui se suicidaient pour lui. Ou qui étaient censées l’avoir fait.

– Pour ce type-là ? Mais il est presque moche.

– C’est probablement des foutaises. Mais une fille est morte dans un accident d’avion, elle a laissé une lettre, et une autre...

– Deux ou trois en fait, l’interrompit Schwartz. C’était une histoire extraordinaire. »

Atlanta réfléchit.

Francis Scott Fitzgerald - Je me tuerais pour vous

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