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Vivement l'Ecole!

litterature

A Lire... "Peut-être pas immortelle"... Frédéric Boyer... (Audio/France Culture)

5 Mai 2018 , Rédigé par France Culture Publié dans #Education, #Littérature, #Philosophie

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Frédéric Boyer : "écrire pour tenir quelque chose parmi les vivants" 

L'écrivain et éditeur Frédéric Boyer, nous parle de son livre "Peut-être pas immortelle", hommage littéraire à sa compagne, Anne Dufourmantelle, disparue l’été dernier. Trois poèmes parus aux éditions P.O.L, dont il prendra la direction en juin. 

Il vient de perdre coup sur coup sa compagne, la philosophe Anne Dufourmantelle, et son ami, l'éditeur Paul Otchakovsky-Laurens. Il rend hommage à la première dans son dernier livre. Et poursuit le travail du second en prenant la direction des éditions P.O.L. dans un mois. Ecoutez notre entretien avec l'écrivain, traducteur et éditeur Frédéric Boyer.

Anne Dufourmantelle

Anne Dufourmantelle

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"Cher Monsieur! Vous revoilà professeur..."

4 Mai 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Littérature

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Charleville, [13] mai 1871.

Cher Monsieur !

Vous revoilà professeur. On se doit à la Société, m’avez-vous dit ; vous faites partie des corps enseignants : vous roulez dans la bonne ornière. — Moi aussi, je suis le principe : je me fais cyniquement entretenir ; je déterre d’anciens imbéciles de collège : tout ce que je puis inventer de bête, de sale, de mauvais, en action et en parole, je le leur livre : on me paie en bocks et en filles. Stat mater dolorosa, dum pendet filius. — je me dois à la Société, c’est juste, — et j’ai raison. — Vous aussi, vous avez raison, pour aujourd’hui. Au fond, vous ne voyez en votre principe que poésie subjective : votre obstination à regagner le râtelier universitaire, — pardon ! — le prouve ! Mais vous finirez toujours comme un satisfait qui n’a rien fait, n’ayant rien voulu faire. Sans compter que votre poésie subjective sera toujours horriblement fadasse. Un jour, j’espère, — bien d’autres espèrent la même chose, — je verrai dans votre principe la poésie objective, je la verrai plus sincèrement que vous ne le feriez ! — je serai un travailleur : c’est l’idée qui me retient, quand les colères folles me poussent vers la bataille de Paris — où tant de travailleurs meurent pourtant encore tandis que je vous écris ! Travailler maintenant, jamais, jamais ; je suis en grève.

Maintenant, je m’encrapule le plus possible. Pourquoi ? je veux être poète, et je travaille à me rendre voyant : vous ne comprendrez pas du tout, et je ne saurais presque vous expliquer. Il s’agit d’arriver à l’inconnu par le dérèglement de tous les sens. Les souffrances sont énormes, mais il faut être fort, être né poète, et je me suis reconnu poète. Ce n’est pas du tout ma faute. C’est faux de dire : je pense : on devrait dire : On me pense. — Pardon du jeu de mots. —

Je est un autre. Tant pis pour le bois qui se trouve violon, et Nargue aux inconscients, qui ergotent sur ce qu’ils ignorent tout à fait !

Vous n’êtes pas Enseignant pour moi. je vous donne ceci : est-ce de la satire, comme vous diriez ? Est-ce de la poésie ? C’est de la fantaisie, toujours. — Mais, je vous en supplie, ne soulignez ni du crayon, ni — trop — de la pensée :

Mon triste cœur bave à la poupe…

Ca ne veut pas rien dire. — Répondez-Moi : chez M. Deverrière, pour A. R.

Bonjour de cœur,

Art. Rimbaud.

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Coup de coeur... Diderot... (Video)

4 Mai 2018 , Rédigé par France Culture Publié dans #Littérature, #Philosophie

S'inspirer de Diderot dans la quête du plaisir

Le plaisir, la philosophie biologique, l’esthétique du vivant…Diderot et la quête du plaisir, entre épicurisme et stoïcisme. Et surtout, ne pas oublier que : "Les passions sobres font les hommes communs".

Saisir la riche diversité des interprétations et des usages de l’épicurisme qui, tout en se référant à l’antique doctrine du Jardin, participèrent à l’émergence de nouvelles formes de pensée morale - aspect que des approches mettant au premier plan des questions d’épistémologie ou de métaphysique ont souvent contribué à marginaliser dans les grandes synthèses proposées par l’histoire de la philosophie. Etudier, entre philosophie et littérature, les prolongements de cette problématique jusqu’au moment présent, en étudiant certaines formes de résurgence de l’épicurisme sur la scène de la pensée morale contemporaine et des débats qui la traversent.

De l’ Encyclopédie, lieu où il parle le mieux de sa conception hédoniste et matérialiste de l’existence, jusqu'à l’Essai sur les règnes de Claude et Néron.

Une conférence enregistrée en 2016.

Paolo Quintili, professeur d’histoire de la philosophie, Université Tor Vergata, Rome.

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Coup de coeur... Edouard Glissant...

3 Mai 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Voici le lieu : un étirement de tôles, qu'avoisine familièrement la terre rouge. Entre la ville et les hauteurs, voici la route, gardée par le terrible fromager. A l'opposé, la plaine inaltérable, jusqu'aux blancheurs du sud. A l'ouest, la boucle tourmentée de la Lézarde : elle veut emprisonner la cité, mais soudain elle se reprend, elle refuse ce gardiennage, et vers l'est, passé les cannes sinistres, elle se perd dans son delta. Sa goulée est parcourue de courants sales ; la Lézarde n'a pas une belle mort.

Pourtant elle descend de belle façon les contreforts du nord, avec ses impatiences, sa jeunesse bleutée, les tourbillons de son matin. Lorsque paraît le premier soleil, la Lézarde surprise en son détour semble là s'assoupir, guetter l'astre, jouer à la dame, prudente ; puis soudain elle bondit, c'est comme un peuple qui se lève, elle débouche d'angle en angle, et elle rattrape bientôt les écumes qu'elle a laissées sur ses rives, avaricieuse, occupée de toutes ses richesses, comme un usinier qui guette au fond de ses chaudières, elle ne laisse ni la lie jaune ni l'éclair bleu, et la voilà dans le grand matin, joyeuse et libertine, elle se déshabille et se réchauffe, c'est une fille nue et qui ne se soucie pas des passants sur la rive, elle baigne dans sa promptitude (éternelle, et l'eau passe sur l'eau), et bientôt, comme femme mûrie dans le plaisir et la satiété, la Lézarde, croupe élargie, ventre de feu sur les froides profondeurs de son lit, comblée, s'attarde et se repaît dans le cri de midi.

Edouard Glissant - La Lézarde

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Coup de coeur... Platon...

2 Mai 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature, #Philosophie

« C’est un grand dieu que l’Amour, et véritablement digne d’être honoré des dieux et des hommes par beaucoup d’endroits, mais surtout à cause de son ancienneté : car il n’y a point de dieu plus ancien que lui. En voici la preuve : il n’a ni père ni mère. Jamais ni prosateur ni poète ne les a nommés. Hésiode met avant tout le Chaos ;

Vient ensuite

La Terre au large sein, base inébranlable de toutes choses ;

Et l’Amour…

Platon - Le Banquet

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Vous n'aimez pas les jeunes? C'est normal. Ça fait 2.500 ans qu'on les critique...

2 Mai 2018 , Rédigé par Slate Publié dans #Education, #Histoire, #Littérature

Vous n'aimez pas les jeunes? C'est normal. Ça fait 2.500 ans qu'on les critique...

Les millennials, la génération qu'on adore détester, ne serait pas la seule à avoir subi des critiques de la part des générations précédentes.

La génération suivante? Elle est forcément critiquable. La preuve: «Les jeunes gâchent tout», «La génération Y est narcissique», «Ils ont ruiné le langage écrit» ou encore «Les millennials sont fainéants». D’après Quartzy, cette haine envers les jeunes ne serait pas nouvelle. Des écrits remontant à l’époque de la Grèce antique illustraient déjà cette tendance. Sélection des meilleurs exemples reproduits par nos confrères américains.

IVe siècle avant J-C

«Les jeunes ont l’âme élevée parce qu’ils n’ont jamais été humiliés par les misères de la vie, ni pressés par le besoin… Ils pensent tout savoir, et soutiennent leur opinion avec force; ce qui vient aussi de ce qu’ils font tout avec excès.» - La Rhétorique d'Aristote

Ier siècle avant J-C

«Le jeune imberbe ne voit pas ce qui est important: il dilapide tout son argent.» - Horace

«Que n’altère pas le temps destructeur? Nos pères étaient pires que leurs aïeux, nous sommes plus méchants que nos pères, et notre postérité sera plus dépravée encore.» - HoraceOdesLivre troisième

XVIIe siècle

«Où est passé la virilité et l’allure athlétique de nos aïeux disparus? Ces jeunes gens peuvent-ils être leurs héritiers légitimes? Certainement pas, cette génération de fainéants efféminés, narcissiques et émaciés ne pourrait pas descendre de la lignée des héros de la bataille de Poitiers ou Azincourt.» - Extrait de lettre du magazine Town and Country réédité dans le livre Paris Fashion: A Cultural History (1771)

XVIIIe siècle

«Ce sont des sauvages ignorants et peureux… Les garçons ont des chiens aux talons et se livrent à toute sorte d’habitudes dissolues. Les filles, elles, conduisent des wagons à charbon, montent les chevaux à califourchon, boivent, se battent, fument, sifflent et ne se préoccupent de personne. La morale des jeunes est dix fois pire qu’autrefois.» - Anthony Ashley Cooper, le 7ecomte de Shaftesbury lors d'un discours à la Chambre des communes du Royaume-Uni en février 1843.

Années 1920

«L'attitude émanant de la part des jeunes ne peut être décrite que comme irréfléchie, grossière et purement égoïste, comme jamais auparavant.» - «The Conduct of Young People», Hull Daily Mail, 1925.

Années 1950

«De nos jours, les jeunes sont tellement gâtés qu’ils en oublient le simple fait que l’on puisse marcher pour se rendre quelque part.» - Scottish Rights of Way: More Young People Should Use Them, Falkirk Herald, 1951.

Années 1990

«Ce qui différencie cette génération des précédentes c’est qu’elle est la première génération de l’histoire américaine à vivre aussi confortablement et à s’en plaindre aussi amèrement.» - «The Boring Twenties», Washington Post, 1993.

Années 2000

«Ils ont du mal à prendre des décisions. Ils préféraient gravir l’Himalaya plutôt que de gravir les échelons de l'entreprise. Ils recherchent le divertissement/à être divertis, ils ont "soif de" mais leur capacité d’attention est aussi courte/faible/fidèle au zapping machinal avec la télévision.» - «Proceeding with Caution», Time, 2001.

Les millennials vont-ils perpétuer, à leur tour, cette haine envers les nouvelles générations? Oui, évidemment.

Aurélie Rodrigues

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Coup de coeur... Julio Cortazar...

1 Mai 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Je touche tes lèvres, je touche d'un doigt le bord de tes lèvres. Je dessine ta bouche comme si elle naissait de ma main, comme si elle s'entrouvrait pour la première fois et il me suffit de fermer les yeux pour tout défaire et tout recommencer. Je fais naître chaque fois la bouche que je désire, la bouche que ma main choisit et qu'elle dessine sur ton visage, une bouche choisie entre toutes, choisie par moi avec une souveraine liberté pour la dessiner de ma main sur ton visage et qui, par un hasard que je ne cherche pas à comprendre, coïncide exactement à ta bouche qui sourit sous la bouche que ma main te dessine.

Tu me regardes, tu me regardes de tout près, tu me regardes de plus en plus près, nous jouons au cyclope, nos yeux grandissent, se rejoignent, se superposent, et les cyclopes se regardent, respirent confondus, les bouches se rencontrent, luttent tièdes avec leurs lèvres, appuyant à peine la langue sur les dents, jouant dans leur enceinte où va et vient un air pesant dans un silence et un parfum ancien. Alors mes mains s'enfoncent dans tes cheveux, caressent lentement la profondeur de tes cheveux, tandis que nous nous embrassons comme si nous avions la bouche pleine de fleurs ou de poissons, de mouvement vivants, de senteur profonde. Et si nous nous mordons, la douleur est douce et si nous sombrons dans nos haleines mêlées en une brève et terrible noyade, cette mort instantanée est belle. Et il y a une seule salive et une seule saveur de fruit mûr, et je te sens trembler contre moi comme une lune dans l'eau. 

Julio Cortazar - Marelle

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Coup de coeur... Mohamed Choukri...

30 Avril 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Un matin, je montai sur le figuier et je vis Assia  à travers les branches.  Assia, ce devait être la fille du propriétaire de ce jardin. Elle marchait lentement vers le bassin.  Elle va peut être me voir et prévenir son père, un homme qui ne souriait jamais,  tel mon père qui, par sa violence, devait ressembler à bien d'autres hommes. La fille se retourna comme pour observer quelque chose ou quelqu'un, ou pour entendre des voix. J'aperçus ses yeux. Noirs et immenses. Très vifs. Elle faisait presque peur.  Si je ne la connaissais pas, j'aurais dit une diablesse. Elle s'approchait avec délicatesse du bassin en se retournant. Avait-elle peur ? Pourquoi ce tâtonnement  et ces hésitations ? Pourquoi marchait-elle ainsi ?  Debout sur la marche qui  mène vers le bassin, elle se regardait  comme si elle était seule au monde.  Elle retira sa ceinture. Son corps m'apparut dans toute son innocence. Sa robe s'ouvrit telle les ailes d'un oiseau  qui tente en vain de s'envoler . Elle glissa sur ses épaules et je découvris son buste d'une blancheur éblouissante.  Ele se retourna de nouveau. J'eus  comme un vertige tant le plaisir était fort.  J'étais ravi et stupéfait. Jamais auparavant mon corps n'avait connu un tel bouleversement.  Je tremblai. Une figue tomba.  J'en avalai une autre.  Mon panier perdait ses figues. Le soleil se leva.  Il était d'un rouge vif : un oeuf renversé  dans un plat bleu. Les animaux saluaient cet éveil.  Certains chantaient et roucoulaient. Au loin brayait un âne que je ne voyais pas. En fait , je ne voyais que celle qui ... se dévêtait. Assia nue. Je m'imaginais toute la planète dans sa nudité : les arbres perdant leurs feuilles,  les animaux quittant leur chevelure. Nu. Tout l'univers se mettait nu.  La robe glissa sur le corps d'Assia.  Toute nue. Assia  complètement nue. La fille du propriétaire du jardin était nue !  

Mohamed Choukri - Le Pain Nu

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Coup de coeur... Emmanuel Levinas...

29 Avril 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature, #Philosophie

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Cette manière d'être pour l'autre, c'est-à-dire, d'être responsable pour l'autre, c'est quelque chose de terrible, car cela signifie que si l'autre fait quelque chose, c'est moi qui suis responsable. L'otage est celui que l'on trouve responsable de ce qu'il n'a pas fait. Celui qui est responsable de la faute d'autrui. Je suis en principe responsable, et avant la justice qui distribue, avant les mesures de la justice. C'est concret vous savez ! Ce n'est pas inventé ! Quand vous avez rencontré un être humain, vous ne pouvez pas le laisser tomber. La plupart du temps, on laisse tomber, on dit, j'ai tout fait ! Or, on n'a rien fait ! C'est ce sentiment, cette conscience qu'on n'a rien fait qui nous donne le statut d'otage avec la responsabilité de celui qui n'est pas coupable, qui est innocent. L'innocent, quel paradoxe ! C'est celui qui ne nuit pas. C'est celui qui paye pour un autre.

Autrui nous engage dans une situation où vous êtes obligé sans culpabilité, mais votre obligation n'en est pas moindre. C'est en même temps une charge. C'est lourd et si vous voulez, la bonté c'est cela.

Emmanuel Levinas - Altérité et transcendance

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Coup de coeur... Philippe Djian...

28 Avril 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Depuis qu’elle avait vu ce film d’Hitchcock, elle ne tirait plus le rideau. Mais elle ferma les yeux, ce qui revenait au même, la journée l’avait épuisée. Elle sursauta en découvrant Marlon planté sur le seuil, les yeux ronds comme des soucoupes. Du coup, elle tira le rideau.
Elle resta perplexe. Elle se savonna en se demandant quel genre de vie sexuelle il avait. Sûrement pas fameuse. Elle ne pouvait pas y faire grand-chose, malheureusement. Il faudrait qu’elle y réfléchisse. 

(...)

Elle détestait cet endroit. À l’époque, elle n’avait pas le droit d’y mettre les pieds, tout juste celui de prendre soin de Marlon quand ils étaient occupés dans leur antre, avec leurs discussions sans fin, leurs réunions interminables, leurs mines de conspirateurs. Il fallait sauver le monde d’abord. Leur fille, ils ne la voyaient même pas. Elle s’asseyait chaque jour à leur table, mais elle était transparente, ils avaient l’esprit ailleurs, et quand elle ouvrait la bouche, ils tombaient des nues. 

(...)

Dès qu’il posa la main sur elle, ne fût-ce qu’en lui effleurant le genou, elle ne pensa plus à rien, son esprit cessa de fonctionner et elle déboutonna machinalement son corsage, se mordilla distraitement la lèvre.
Les éclairs à la violette étaient bons. Ce qui advint ensuite, le cœur de l’affaire pour ainsi dire, qui démarra sur le canapé, continua par terre, puis contre un mur avant de finir sur le lit, s’avéra excellent. 

(...)

Elle songea qu’elle le trouvait encore très attirant pour un type qui devait friser la cinquantaine, mais elle savait qu’il fallait fuir ce genre comme la peste. Le genre qui arrive à cet âge sans avoir bâti une famille, ce genre-là. Ce sont les plus dangereux, ceux-là cachent vraiment quelque chose. Ils ne se battent que pour leur propre vie 

Philippe Djian - A l'aube

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