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Vivement l'Ecole!

Articles avec #lecture tag

Comment l’apprentissage de la lecture transforme notre cerveau...

7 Juillet 2017 , Rédigé par The Conversation Publié dans #Education, #Lecture

Comment l’apprentissage de la lecture transforme notre cerveau...

En ce moment même, vous êtes en train de lire ces mots sans avoir à y réfléchir, ni même à en être conscients. Dans un enchaînement extrêmement rapide, vos yeux se lancent de gauche à droite sur votre écran, décelant un sens dans ce qui apparaîtrait autrement comme une succession de gribouillis noirs.

Pour vous, la lecture n’est pas seulement facile, elle est automatique. Regarder un mot sans le lire vous est quasiment impossible, étant donné que les rouages du langage écrit se mettent en marche dès qu’un lecteur qualifié aperçoit des caractères.

Et pourtant, bien qu’il soit tentant de penser que la lecture nous soit inné, ne vous y trompez pas. Apprendre à lire n’est ni facile, ni naturel.

Les premières traces du langage écrit dont nous disposons datent d’il y a environ 5 000 ans, ce qui représente une part infime des 60 000 années (ou plus) que les humains ont passées à utiliser le langage oral.

Cela signifie que notre espèce n’a pas eu suffisamment de temps pour développer des réseaux cérébraux à même de nous prédisposer à apprendre la lecture. Ainsi, ce n’est que grâce à des années de pratique et d’apprentissage que nous façonnons nous-mêmes ces réseaux.

Comment le cerveau apprend à lire

Le cerveau se réorganise constamment. À chaque fois que nous apprenons une nouvelle compétence, les connections neuronales qui nous permettent de la réaliser se renforcent. Cette plasticité est maximale lors de l’enfance, ce qui explique pourquoi nous avons tendance à surcharger les enfants d’apprentissage, avant qu’ils ne deviennent adolescents.

Lorsqu’un enfant apprend à lire, aucun « centre de lecture » n’apparaît magiquement dans son cerveau. À la place, c’est en fait un réseau de connexions qui se développe, liant des zones qui n’étaient pas reliées auparavant.

La lecture devient alors un moyen d’accéder au langage par la vue, ce qui signifie qu’elle utilise une architecture qui est déjà utilisée pour la reconnaissance de structures visuelles ainsi que pour la compréhension du langage oral.

(...)

Suite et fin à lire en cliquant ci-dessous

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Et si on obligeait les élèves et les profs à lire quinze minutes par jour?...

5 Juillet 2017 , Rédigé par Slate Publié dans #Education, #Lecture

Et si on obligeait les élèves et les profs à lire quinze minutes par jour?...

Un lycée francophone d’Ankara mène depuis quinze ans une expérience inédite: un temps de lecture obligatoire quotidien de quinze minutes, pour tous les personnels et les élèves, du CP à la Terminale. La formule est un succès, au point d’avoir attiré l’attention, en France, d’artistes et d’écrivains de renom prêts à s’engager pour l’importer dans les établissements français.

13h35 au lycée Tevfik-Fikret d’Ankara. Le brouhaha joyeux des 1.600 élèves de l’établissement vient de s’éteindre d’un seul coup. Les couloirs sont déserts, le silence est total à l’exception d’un filet de musique classique qui ajoute à l’incongruité de l’instant. Les secrétaires dans leurs cages de verre ont interrompu leurs travaux, le vigile a abandonné son talkie-walkie. On retrouve un agent d’entretien, inerte, à l’entrée des toilettes. Tous portent les mêmes stigmates: un air concentré, et, entre les mains, un livre.

Dans les salles de classe, c’est par centaines qu’on dénombre les jeunes victimes de cette étrange expérience menée depuis quinze ans par la direction du lycée: consacrer, chaque jour ouvré, qu’on soit élève, enseignant ou personnel technique, quinze minutes de son temps à la lecture. Soit, sur l’ensemble d’une scolarité, plus de 500 heures dédiées au livre. On peut se plonger dans l’ouvrage de son choix, sans restriction de genre –la bande dessinée à sa place à côté des romans et des manuels scolaires– ou de langue –ici, on parle et lit indifféremment turc, français et souvent anglais.

Pour la directrice de l’établissement, Ayşe Başçavuşoğlu, le succès de ce «temps de lecture», instauré en 2001, ne fait pas de doute. «Certes, on a toujours des élèves qui ne lisent pas, ou qui oublient leur livre. Mais ils sont minoritaires», explique Mme Başçavuşoğlu. Le livre est devenu pour la plupart des élèves un objet usuel, voire indispensable, qui fait partie de leur quotidien. «Ils voient les livres de leurs copains, se les recommandent, se les échangent. Comme ils ont toujours un bouquin dans leur cartable, ils peuvent le sortir et lire en classe quand ils ont fini en avance un contrôle, ou dans la navette de transport scolaire. C’est devenu une habitude», poursuit la directrice.

Englués dans la lecture

Un rapide tour d’horizon des salles de classe confirme les dires de l’enseignante. Si le bavardage et la sieste, planqué derrière une BD, n’ont pas totalement perdu leurs droits, de nombreux élèves sont bien englués dans la lecture. Les élèves abordés ne sont clairement pas des cancres –on devine qu’il y en a peu dans cet établissement privé, fondé en 1964 par des amoureux de la langue française. Birse, élève de Terminale, lit Crime et Châtiment, de Dostoïevski. Elif, également en Terminale, préfère la poésie de Sunay Akın, tandis que Gülcan affirme lire un livre «un peu difficile» en anglais sur les théories de Darwin. L’établissement accueille même une jeune prodige de la littérature, Irem Tarcan, auteur à 13 ans d’un roman d’aventures fantastiques, publié en turc, qui assure avoir «pris l’habitude de lire grâce au temps de lecture». Mais, même pour les irréductibles gibiers de fond de classe, l’expérience finit par porter ses fruits, estime Deniz, élève de Troisième: «Si tu ne lis pas, tu ne fais rien, tu perds ton temps. Alors, les élèves finissent par ramener un livre avec eux.»

"Comme  ils ont toujours un bouquin dans leur cartable, ils peuvent le sortir  et lire en classe quand ils ont fini en avance un contrôle, ou dans la  navette de transport scolaire"

Ayşe Başçavuşoğlu, directrice du lycée Tevfik-Fikret d’Ankara

Elle a en tout cas séduit plusieurs artistes et écrivains français de renom, mobilisés pour la promouvoir dans l’Hexagone. À l’origine de l’initiative, le cinéaste Olivier Delahaye a découvert le «temps de lecture» du lycée Tevfik-Fikret un peu par hasard, à l’occasion d’une projection de son film, Soleils, à Ankara, au printemps 2015:

«J’ai trouvé ça extraordinaire. Les effets de ces temps de lecture sont évidemment importants pour la culture, pour la faculté de jugement de l’élève, mais, ce qui m’a frappé aussi, c’est le rapport qui s’est établi entre les élèves et les professeurs, commente le réalisateur. Il n’y a plus de relation hiérarchique, il y a des échanges, des élèves conseillent des livres aux professeurs.»

Après une lettre au ministère de la Culture, restée sans réponse, l’artiste s’est adressé aux pensionnaires de l’Académie française. «Dans la demi-heure, j’ai reçu un courriel d’Erik Orsenna, me répondant: “Cc’est formidable, si vous faites quelque chose, j’en suis.” Puis dans la soirée, un appel de Danièle Sallenave, qui a proposé de tenter l’expérience à la Foire du livre de Brive», la deuxième de France, qu’elle devait présider, indique-t-il. En novembre, le temps s’est ainsi arrêté pour une parenthèse de sept minutes de lecture dans les allées de la Foire ainsi que dans certains établissements scolaires de la ville. Les premiers contacts ont été pris avec des proviseurs de lycée.

Une nouvelle étape a été franchie fin février avec la création d’une association, Silence, on Lit!. «L’idée est de nous entourer d’“ambassadeurs”, des écrivains, des intellectuels qui vont s’engager à accomplir une action. Ce n’est pas trop compliqué: aller voir un établissement qu’ils connaissent déjà pour aller promouvoir l’idée du temps du livre, indique Olivier Delahaye, mentionnant les noms d’Alain Mabanckou, de Dany Laferrière. C’est aussi une chose qui peut se faire aussi au sein des entreprises –se déconnecter, retrouver le silence. Nous allons aussi mener des travaux dans cette direction.»

Nicolas Cheviron

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La Nuit de la Lecture... Programme...

8 Janvier 2017 , Rédigé par AcuaLitté Publié dans #Littérature, #Lecture

La Nuit de la Lecture... Programme...

Présentée ce matin au ministère de la Culture et de la  Communication, la première Nuit de la Lecture se déroulera le samedi 14  janvier prochain. Cette fête nationale impliquera les libraires et les  bibliothécaires pour une célébration collective de l'écrit et du plaisir  de lire.

En savoir plus en cliquant sur les liens ci-dessous

les univers du livre

 

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« Lectures pour les collégiens »

30 Décembre 2016 , Rédigé par MEN Publié dans #Education, #Lecture

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L'Éducation nationale propose aux collégiens des listes d'ouvrages pour enrichir leur expérience de lecteurs et susciter leur curiosité : récits, romans, contes, pièces de théâtre, poésie, bandes dessinées, documentaires. Deux sélections spéciales, l'une à l'occasion du centenaire de la Première Guerre mondiale et l'autre autour de la Seconde Guerre mondiale, sont également disponibles.

Pourquoi quatre listes ?

Quatre listes sont actuellement à disposition ; elles sont renouvelées et mises à jour par un comité de lecteurs en fonction des productions éditoriales :

une liste d'ouvrages de littérature jeunesse ; en parallèle aux titres de la littérature patrimoniale étudiés en classe, elle propose des ouvrages qui illustrent des points des programmes

deux sélections spéciales, l'une à l'occasion du centenaire de la Première Guerre mondiale et l'autre autour de la Seconde Guerre mondiale

une liste de documentaires permettant de découvrir ou poursuivre l'étude de différents sujets.

Quels critères de sélection ?

Plusieurs critères ont guidé la réalisation de ces listes :

  • la qualité des ouvrages qui suscite le plaisir de lire,
  • le rapport le plus pertinent possible avec les programmes de chaque niveau du collège,
  • le désir d'aiguiser la curiosité des collégiens et enrichir leur expérience de lecteurs.

Comment tirer parti de ces listes ?

Deux possibilités sont offertes pour consulter ces listes :

  • une application à consulter en ligne : pour chaque titre, une mini-fiche de lecture propose une présentation, un commentaire sur l'intérêt de ce titre, le point du programme abordé et des mots-clés. Les fiches signalent aussi d'éventuelles particularités de l'ouvrage : thème sensible, prolongement... Le logo  signale les titres sélectionnés le plus récemment.
  • un fichier au format Excel à télécharger qui permet plusieurs tris simultanés par auteur, mot-clé, genre, nouveauté...

 

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A Lire... Les Vertus de l'Echec...

21 Octobre 2016 , Rédigé par Libération Publié dans #Education, #Lecture

Rien de grave dans un ratage, au contraire : il est souvent la première pierre d’une réussite ou la sanction d’un risque. Eloge de l’échec par Charles Pépin.

Comment vivre ses échecs ? Comment se réapproprier le ratage qui, pourtant, forme tout autant que le succès nos existences ? Il y a quelque chose à gagner dans la défaite, affirme Charles Pépin dans son dernier essai les Vertus de l’échec (Allary éditions). Quelque chose de plus utile, de plus important que l’ivresse du succès. A rebours des conceptions philosophiques modernes qui effleurent le sujet et préfèrent mettre en lumière les voies de la réussite, le philosophe invite à revoir notre perception de l’un des plus grands malheurs des sociétés modernes : rater sa vie.

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Simon Blin

LES VERTUS DE L’ÉCHEC CHARLES PÉPIN Allary éditions, 230 pp. 18,90 €.

Article complet en cliquant ci-dessous

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