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Vivement l'Ecole!

laicite

Trois ans après Charlie, fait religieux et place de la laïcité à l’école...

27 Décembre 2017 , Rédigé par Fondation Jean-Jaurès Publié dans #Education, #Laïcité, #Complotisme

Trois ans après Charlie, fait religieux et place de la laïcité à l’école...

En janvier 2018, trois ans se seront écoulés depuis les attentats contre Charlie Hebdo, contre l’Hyper Cacher de la Porte de Vincennes et à Montrouge. Quatre débats reviendront sur ce que ces événements ont impliqué pour des sujets qui font l’actualité : l’état d’urgence, l’école, le complotisme et la liberté d’expression.

Mardi 9 janvier 2018, 18h30-20h30

Trois ans après Charlie, fait religieux et place de la laïcité à l’école

  • Anne Muxel, directrice de recherches CNRS en science politique au Cevipof,
  • Iannis Roder, directeur de l’Observatoire de l’éducation de la Fondation Jean-Jaurès,
  • Emmanuel Saint-Fuscien, historien, maître de conférences à l’EHESS.

Mercredi 10 janvier 2018, 18h30-20h30

Trois ans après Charlie : théories du complot, post-vérité... où en est-on ?

  • Gérald Bronner, sociologue,
  • Raphaël Enthoven, philosophe,
  • Jérôme Fourquet, directeur du département « Opinion et stratégies d’entreprise » de l’Ifop,
  • Rudy Reichstadt, membre de l’Observatoire des radicalités politiques de la Fondation Jean-Jaurès.
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La laïcité à l'école bradée pour dix millions d'euros...

26 Décembre 2017 , Rédigé par Mediapart Publié dans #Education, #Politique, #Laïcité

Le gouvernement vient de prendre dix millions d'euros à l'école publique pour les donner à l'enseignement privé, en majorité confessionnelle. Pourquoi aucun débat public n'a-t-il lieu sur cette disposition ? Quel sens ont les annonces du ministre de l'éducation au sujet de la laïcité alors que le gouvernement la brade en catimini? Une tribune du Cercle des enseignant-es laïques.

Le 7 décembre dernier, un arrêté (voir à ce lien), signé par le premier ministre Édouard Philippe et le ministre de l'action et des comptes publics Gérald Darmanin, annonce un virement de crédits. Vingt millions d'euros d'engagement sont annulés sur la dotation de l'enseignement public du second degré. Sur cette somme, dix millions sont reversés à l'enseignement privé du premier et du second degré.

L'école publique serait-elle si riche qu'il faille à nouveau rogner sur le principe de séparation des églises et de l'État pour qu'on finance ainsi l'enseignement confessionnel ? La réalité est que, même quand les budgets ont comptablement augmenté lors de la dernière décennie, les hausses n'ont jamais couvert l'augmentation démographique. Les réformes (rythmes scolaires, collèges, enseignement prioritaire, lycées...) se sont faites dans le meilleur des cas à moyens constants, la plupart du temps en baissant les moyens.

Passée sous silence par celles et ceux qui défendent une vision dévoyée de la laïcité exclusivement tournée contre l'islam et les usager-es des services publics assigné-es à cette religion, la question des financements publics de l'école privée est pourtant cruciale. Directement liée a à la défense de la laïcité mise à mal par le gouvernement, elle pose immédiatement l'enjeu de l'égalité. Non pas de cette égalité toute abstraite, qu'on invoque en bombant le torse sur un plateau télévisé. Mais bien une égalité concrète, qui se défend, se vit et se pratique au quotidien.

L'école de la République est l'école des inégalités. La Cour des comptes l'a documenté en 2012. En 2015, le défenseur des Droits, saisi par des parents d'élèves de Saint-Denis, a décrit « une rupture du principe (...) d'égalité des usagers devant le service public. » Postes non pourvus, professeur-es non remplacé-es, locaux et matériels vétustes, sureffectifs dans les classes, surveillant-es et agent-es d'entretien en moins, obligations de la médecine scolaire non remplies : dans les territoires abandonnés par la République où nous enseignons, nous ne considérons pas que dix millions d'euros soient un luxe. Surtout s'il s'agit de les reverser à des écoles privées en majorité catholiques qui font payer les familles pour garantir le droit à la scolarité.

La question du financement de l'école privée ne se limite pas à l'État. Il est temps d'avoir un débat national sur les subventions apportées par les collectivités territoriales à l'enseignement confessionnel ou assimilé. Issu de la mouvance de la Manif pour tous, cautionné par Emmanuel Macron qui s'est affiché à ses côtés lors de la présidentielle, ou par le ministre Jean-Michel Blanquer qui avait participé à un de ses colloques en 2016, le réseau Espérance Banlieue est un bon exemple des atteintes à la laïcité dont se rendent responsables les élu-es de ces collectivités. Le conseil régional, d'Ile-de-France présidé par Valérie Pécresse, lui a attribué une subvention de 50 000 euros, alors même qu'il supprime de nombreux postes d'agents d'entretiens dans les lycées publics de la région parisienne, notamment dans le 93 ; en Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez a versé 260 000 euros à cette structure sous influence du catholicisme le plus réactionnaire et au cœur de nombreuses polémiques sur le traitement des enfants et la piètre qualité des enseignements (voir un article de synthèse à ce lien).

Comment peut-on se réclamer des combats laïques et passer sous silence les détournements de l'argent public dont se rendent responsables ces élu-es et le gouvernement ? Face à l'urgence d'un tel débat, le ministre s'est contenté de faire diversion. A quoi bon des « unités laïcité » quand il existe déjà des « référentEs laïcité » ? Quel sens cette mesure a-t-elle quand la politique budgétaire est antilaïque ?

L'autre annonce a concerné les sorties scolaires. Et les propos du ministre, favorable à l'exclusion des mères portant un voile, n'ont pas manqué de réveiller les habituel-les polémistes islamophobes, de l'extrême-droite ou de groupes dits « républicains », qui contribuent, depuis deux décennies, à masquer les inégalités structurelles au sein de l'école, à empêcher tout débat public sur les atteintes réelles à la laïcité – comme l'est le décret du 7 décembre – tout en stigmatisant des mères d'élèves soucieuses de la scolarité de leurs enfants et engagées dans une relation constructive avec l'école de la République. Nous appelons médias, intellectuel-les, professionnel-les de l'éducation et responsables politiques à en finir avec cette fausse laïcité, qui n'est qu'un masque d'un racisme profond dont nous devons toutes et tous prendre la mesure pour le combattre. Nous appelons aussi à un débat centré sur les questions prioritaires de l'école : celle des moyens, des inégalités structurelles de l'école et du financement public de l'école privée.

Mérôme Jardin

Anaïs Flores, Paul Guillibert, Jérôme Martin et Florine Leplâtre sont des enseignant-es membres du Cercle des enseignant-es laïques et co-auteur-es du Petit manuel pour une laïcité apaisée (Editions La Découverte ; 2016)

 

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L'étrange déclaration de Blanquer devant les représentants des cultes... Par Claude Lelièvre...

26 Décembre 2017 , Rédigé par Mediapart Publié dans #Education, #Politique, #Laïcité

L'étrange déclaration de Blanquer devant les représentants des cultes... Par Claude Lelièvre...

Jeudi dernier, le ministre de l''Education nationale a déclaré que « les esprits sont mûrs » pour que soit développé l'enseignement du fait religieux dans l'Education nationale. De quoi peut-il s'agir puisque cet enseignement existe déjà, et que les « esprits » se sont révélés « mûrs » pour cela depuis pas mal de temps ?

En mars 2002, à la demande du ministre de l’Education nationale Jack Lang, le philosophe Régis Debray publie un rapport intitulé « L’enseignement du fait religieux dans l’école laïque ». Régis Debray, partisan selon sa formule d’une laïcité non pas d’indifférence à l’égard des religions mais d’intelligence, se prononce pour que le fait religieux soit abordé à l’école publique au nom même de la laïcité.

Lors du débat parlementaire de février 2005 sur la loi d’orientation pour l’avenir de l’école, le député communiste Jean-Pierre Brard propose un amendement : «  Dans le monde d’aujourd’hui où le fait religieux marque tout à la fois l’actualité en permanence et constitue l’un des accès à la culture comme aux arts », il convient «  d’organiser dans l’enseignement public la transmission de connaissances et de références sur le fait religieux et son histoire, dans le respect de la liberté de conscience, et des principes de laïcité et de neutralité du service public ». Cet amendement est approuvé par le ministre de l’Education nationale François Fillon, puis voté par les députés de toutes sensibilités politiques.

Si l’on en juge par ce qui est immédiatement le plus significatif, à savoir les programmes d’histoire pour le collège parus au BO du 28 août 2008, cet amendement a bien eu des retombées précises dans les programmes scolaires.

Un dixième du temps dévolu à l’enseignement de l’histoire en classe de sixième doit être réservé aux débuts du judaïsme (en s’appuyant en particulier sur quelques uns des grands récits de la Bible étudiés comme fondements du judaïsme) ; et un autre dixième du temps doit être réservé aux débuts du christianisme (quelques uns des grands écrits du Nouveau Testament étant eux aussi étudiés comme fondements du christianisme). De la même façon, en cinquième, un dixième du temps dévolu à l’enseignement de l’histoire est réservé aux débuts de l’islam (quelques uns des récits de la tradition – du Coran – étant étudiés également comme fondements de l’islam).

Emmanuel Macron est-il très au fait de ce dossier ? C'est loin d'être sûr si l'on en juge par ce qu'il a proposé le 27 février de cette année devant la « Fédération protestante de France » , à savoir « l'enseignement des faits religieux avec des historiens »...Peut-on faire confiance au ministre de l'Education nationale pour qu'il le ''mette au parfum'' ? Pas si sûr non plus. D'autant que les propos tenus jeudi dernier par Jean-Michel Blanquer à l'Elysée peuvent peut-être prendre du sens à partir d'une proposition de loi présentée par une quarantaine de députés UMP le 5 février 2010 (au moment même où il était DGESCO et Luc Chatel ministre de l'Education nationale) visant à  « renforcer les cours d’instruction civique et à instituer un enseignement du fait religieux ». .

Quel peut donc être le sens de ce projet de loi qui prétend ‘’instituer’’ un enseignement du fait religieux à l’école alors qu’il était d’ores et déjà dûment programmé ? Doit-on pour en saisir le sens faire un sort particulier (et lequel ?) à une partie de l’exposé des motifs en faisant très attention à la façon dont ils sont exprimés : « La présente loi a pour objectif d’instituer un enseignement des religions et de leur pratique dans le cadre scolaire ».

Et quid du sens de l'intervention de Jean-Michel Blanquer devant les représentants des cultes en France ? D'autant que selon « Le Monde » du 23 décembre « les douze hommes de religion ont demandé si les cultes seraient associés à la construction de ces programmes et ont compris que la porte ne serait pas fermée »

Dans cette même réunion à l'Elysée le Président de la République Emmanuel Macron a rappelé que, selon la philosophie de la loi de 1905, « c'est la République qui est laïque , pas la société». Sans doute. Fort bien. Mais si la République est laïque, l'Ecole de la République doit l'être aussi. Il ne saurait être question (de près ou de loin) qu'elle « enseigne des religions ». Elle peut sans doute enseigner les ''faits religieux'', mais en faisant très attention à les enseigner de façon'' laïque''.

A n'en pas douter, des éclaircissements s'imposent. Et on les attend avec quelque impatience.

Claude Lelièvre

Ci-dessous les programmes officiels...

Qui datent... Les piqures de rappel semblant nécessaires, en voici donc un certain nombre:

Sans oublier les passerelles avec les programmes d'Histoire

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Lorsque Madame Pécresse parle de la laïcité puis la vit en pratique... (Vidéo)

10 Décembre 2017 , Rédigé par Huffington post Publié dans #Education, #Laïcité

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Journée de la laïcité - Noël avant l’heure pour les établissements privés?...

9 Décembre 2017 , Rédigé par CNAL Publié dans #Education, #Laïcité

Journée de la laïcité - Noël avant l’heure pour les établissements privés?...

Par un décret du 7 décembre, le gouvernement aurait-il gratifié l’enseignement privé d’un cadeau de Noël avant l’heure ?

En effet, sur les 20 millions d’euros prélevés par décret sur le budget de l’enseignement secondaire public, 4,5 millions seront orientés vers l’enseignement scolaire public du 1er degré, 5,5 millions seront affectés à l’enseignement supérieur et à la recherche, mais le CNAL observe avec stupéfaction que 10 millions sont attribués à l’enseignement privé.

Pour le CNAL, cette réaffectation soulève des questions budgétaires et éthiques : comment justifier que dans notre pays où le système éducatif est inégalitaire , le gouvernement puisse prélever l’argent destiné à l’enseignement public en direction des établissements privés, qui accueillent des élèves issus très majoritairement de catégories sociales favorisées ?

Quelle urgence a présidé à cette dotation de 10 millions d’euros distribuée en cours d’année scolaire ? Et quels programmes de l’enseignement secondaire public seront réduits d’autant ?

Le CNAL demande instamment une réponse à ces questions.

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La République c'est tous ensemble!... Avec Zep...

26 Février 2017 , Rédigé par Gouvernement Publié dans #Education, #Laïcité

Liberté, Egalité, Fraternité, plus que des mots, des valeurs qui font la France. Pour faire (re)découvrir aux enfants, aux jeunes et aux moins jeunes le sens de notre devise nationale, le Gouvernement lance une campagne sur les valeurs républicaines.



 
En savoir plus sur la campagne en cliquant ci-dessous
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Jean Zay, figure de gauche et de la laïcité récupérée par le FN (et par d'autres)...

19 Février 2017 , Rédigé par Liberation Publié dans #Laïcité, #Politique, #FN

Résultat de recherche d'images pour "laicite front national"

Dessin de Jean-Marie Olaya pour Les Cahiers Pédagogiques

EXTRAIT

Des circulaires de celui qui fut ministre de l'Education nationale sous le Front populaire sont utilisées pour défendre de nouvelles attaques contre les musulmans. Hélène Mouchard-Zay, sa fille, s'attaque à ce «rapt».

Quand elle a vu ça, elle est «tombée de sa chaise», dit-elle à Libération. Hélène Mouchard-Zay est la directrice du Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vel d’Hiv d’Orléans. L’objet de sa surprise figure dans le programme de Marine Le Pen, candidate du Front national à l’élection présidentielle. Voici sa proposition n°102, sur les 144 que compte son programme :

«Faire de l’école un "asile inviolable où les querelles des hommes n’entrent pas" (Jean Zay), donc en y imposant non seulement la laïcité, mais également la neutralité et la sécurité.»

Laïcité, neutralité, sécurité ? Le programme de Marine Le Pen ne précise pas ce qu’elle entend par ces mots. S’agirait-il d’aller plus loin que la loi de 2004, qui interdit le port de signes religieux «ostensibles» à l’école ? Et si oui, de quelle manière ? Contacté, le directeur de la communication de la candidate, Florian Philippot, n’a pas répondu.

A défaut de préciser son propos, Marine Le Pen se réfère à une grande figure de l’Education nationale française, Jean Zay. Une figure de gauche aussi : ministre sous le Front populaire, résistant, Jean Zay a été assassiné par la milice française en 1944. Hélène Mouchard-Zay est sa fille et voir son père récupéré par le Front national la dérange beaucoup.

L’école, un «asile inviolable où les querelles des hommes n’entrent pas» : ces mots sont bien de Jean Zay. Ils figurent dans une circulaire signée par le ministre de l’Education nationale le 31 décembre 1936, portant «sur l’absence d’agitation politique dans les établissements scolaires». A cette circulaire en succédera une autre, le 15 mai 1937, «interdisant le prosélytisme religieux». Elles sont toutes deux lisibles dans leur intégralité sur le site de la BNF. Au cours des dernières années, ces deux circulaires ont été régulièrement citées dans les débats sur la laïcité et l’école. Et les voilà qui reviennent donc dans le programme du FN. Mais que disent-elles vraiment ? Et surtout, dans quel contexte ont-elles été adoptées ?

Des circulaires pour contrer l’influence de l’extrême droite

Le contenu, d’abord. La circulaire du 31 décembre 1936 vise des méthodes d’agitation politique menées par des personnes ou des partis non désignés : «Ici le tract politique se mêle aux fournitures scolaires. L’intérieur d’un buvard d’apparence inoffensive étale le programme d’un parti. Ailleurs, des recruteurs politiques en viennent à convoquer dans une "permanence" un grand nombre d’enfants de toute origine scolaire, pour leur remettre des papillons et des tracts à l’insu, bien entendu, de leurs parents et les envoyer ensuite les répandre parmi leurs condisciples», dénonce Jean Zay. «On devra poursuivre énergiquement la répression de toute tentative politique s’adressant aux élèves ou les employant comme instruments, qu’il s’agisse d’enrôlements directs ou de sollicitations aux abords des locaux scolaires», ajoute-t-il.

La circulaire du 15 mai 1937 complète celle de 1936 en précisant que ces recommandations valent aussi pour les «propagandes confessionnelles» : «L’enseignement public est laïque. Aucune forme de prosélytisme ne saurait être admise dans les établissements. Je vous demande d’y veiller avec une fermeté sans défaillance.»

Le contexte, ensuite. Dans un texte publié sur Facebook, et partagé notamment par l’actuelle ministre de L’Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem, Hélène Mouchard-Zay le rappelle : «Ceux […] qui, dans les années 30, menacent la laïcité, ce sont essentiellement les ligues d’extrême droite qui, pour détruire la République, maintiennent l’agitation dans les établissements scolaires et cherchent à y introduire leur propagande, par toutes sortes de ruses : tracts, recruteurs, enrôlement, etc. C’est contre les menées de ces ligues que Jean Zay veut protéger les enfants, et par la protection de la loi.»

Plus loin, Hélène Mouchard-Zay rappelle les liens historiques qui rapprochent précisément le Front national de ceux à qui Jean Zay s’opposait : «En 1940, c’est cette même extrême droite qui accueille comme une "divine surprise" (Maurras) l’accession au pouvoir, grâce à la victoire de l’Allemagne, de Pétain et de ce régime qui va s’empresser de mettre à mort la République, avant d’engager les persécutions contre ceux qu’il désigne comme "l’anti-France". Ses journaux, en particulier Gringoire et Je suis partout, ne cessent pendant toute l’occupation d’alimenter la haine contre les juifs et les résistants, et Jean Zay, depuis toujours détesté par l’extrême droite, continue à être l’une de leurs cibles principales. La milice s’engage activement dans cette chasse à mort contre les juifs et les résistants. Cette même milice qui assassinera Jean Zay en 1944… Le FN est l’héritier historique de cette extrême droite française, maurrassienne et pétainiste. Il ne s’en est jamais démarqué, et chacun peut constater l’inspiration maurrassienne des idées qu’il développe.»

Quant à la «neutralité» vantée par Marine Le Pen à travers ces circulaires, là aussi, Hélène Mouchard-Zay estime que la candidate du FN tape à côté de la plaque : «Jean Zay appelle les enseignants à la mobilisation pour la défense de la République et les valeurs qui la fondent. S’il refuse tout militantisme politique, idéologique ou religieux dans l’école, c’est au nom des valeurs qui fondent la République et que combat au contraire Marine le Pen : il veut une école qui apprenne à juger par soi-même et non à applaudir des hommes – ou des femmes – providentiel(le)s. Il veut une République ouverte, fraternelle, solidaire, qui n’exclut personne en raison de ses origines ou de sa religion, et dont le fondement est une école qui accueille tous les enfants, quels qu’ils soient, et qui tente de les ouvrir au monde.»

Une vision aux antipodes donc de celle que défend Marine Le Pen, qui voudrait voir l’interdiction des signes religieux, et notamment des voiles islamiques, étendue à tous les lieux publics… tout en favorisant l’enseignement privé hors contrat.

(...)

Frantz Durupt

Suite et fin en cliquant ci-dessous

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Laïcité : la fille de Jean Zay dénonce une "instrumentalisation" des idées de son père par le Front national...

16 Février 2017 , Rédigé par France Bleu Orléans Publié dans #Education, #Laïcité

La fille de l'ancien ministre de l'Education et figure nationale et orléanaise Jean Zay accuse Marine Le Pen d'instrumentaliser les propos de son père, assassiné par la milice en 1944. Hélène Mouchard-Zay était l'invitée de France Bleu Orléans ce mercredi à 7h50.

Hélène Mouchard-Zay est vent debout contre Marine Le Pen. La fille de Jean Zay, célèbre ministre de l'Education et défenseur de la laïcité né à Orléans, reproche à la candidate du Front national à la présidentielle de se réapproprier des idées de son père sans tenir compte de leur portée historique. Elle a écrit un texte, intitulé "Elle a osé", contre cette "instrumentalisation". Une "récupération" qu'elle a dénoncé ce mercredi matin sur France Bleu Orléans.

"On connaît le programme de Marine Le Pen depuis longtemps (...) mais qu'elle ose citer le nom de Jean Zay, qui est exactement à l'opposé de tout ce qu'elle représente, ça m'a mise en colère et j'ai écrit ce texte parce que c'est d'un cynisme extraordinaire (...). Elle fait un amalgame. Ce qu'elle ne sait pas, c'est que cette circulaire est faite contre les gens dont elle est les héritiers."

Dans son programme, la présidente du FN cite une circulaire de Jean Zay sans la replacer dans son contexte. Dans l'article 102 de ce programme, on peut lire : "Faire de l'école ''un asile inviolable où les querelles des hommes n'entrent pas''(Jean Zay), donc en y imposant non seulement la laïcité, mais également la neutralité et la sécurité". Une circulaire de 1936 qui défend la laïcité à l'école, et "qui interdit tout signe politique dans les établissements scolaires", rappelle Hélène Mouchard-Zay, mais surtout une circulaire rédigée "contre les risques de l'extrême droite."

"Plus c'est gros et plus ça passe"

"Cette récupération, cette instrumentalisation de cette circulaire m'a révoltée." Marine Le Pen "ne connaît pas l'histoire et veut maquiller les choses (...) avec un aplomb extraordinaire : plus c'est gros plus ça passe et citer Jean Zay (...), comment ose-t-elle ? "(Par ce texte), j'ai voulu rétablir une vérité historique." En pointant du doigt l'extrême droite, Hélène Mouchard-Zay ajoute en guise de conclusion : "Ce sont ces gens là qui ont assassiné mon père". Jean Zay a été tué par la milice en 1944.

Hélène Mouchard-Zay a reçu le soutien de l'actuelle ministre de l'Education Najat Vallaud-Belkacem, grande admiratrice de Jean Zay.

Clément Lacaton

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VIDÉO – Marine Le Pen vous offre une minute de grand n'importe quoi sur la laïcité...

10 Février 2017 , Rédigé par EUROPE 1 Publié dans #Politique, #Laïcité

Marine Le Pen, comme de très nombreux responsables politiques, qu'ils soient ou non frontistes, a la laïcité chevillée au corps. La candidate FN à l'élection présidentielle aime donc parler de cette valeur de la République française, quitte à raconter n'importe quoi comme ce fut le cas jeudi 9 février lors de son passage à L'Émission Politique, sur France 2.

Après avoir débattu avec Patrick Buisson, la cheffe frontiste a devisé avec Patrice Bessac, maire PCF de Montreuil, en Seine-Saint-Denis. Il fut donc question de vivre-ensemble et de laïcité, notions sur lesquelles Marine Le Pen a un avis très tranché puisqu'elle veut, notamment et au nom de la laïcité, interdire le port de tout signe religieux ostensible dans l'espace public. C'est ce qu'elle répété au cours de son échange avec le journaliste Karim Rissouli :

-          Karim Rissouli : On est bien d'accord, les croix sont concernées aussi ? Petites croix ? Grandes croix ? Où est-ce que ça s'arrête ?

-          Marine Le Pen : Non mais ça n'existe pas monsieur. Les grandes croix, ça n'existe pas.

-          Karim Rissouli : Donc les petites croix dans la rue seront interdites ou pas ?

-          Marine Le Pen : Je suis désolé de dire mais, en l'occurrence… Je ne vais pas inventer des choses qui n'existent pas. Les religions chrétiennes n'ont pas de signes ostensibles. C'est ainsi. Et je vais vous dire pourquoi : c'est en réalité nous qui avons inventé la laïcité. Vous savez : 'rendez à Dieu ce qui est à Dieu et à César ce qui est à César'.

-          Karim Rissouli : Juste pour être clairs : est-ce que les petites croix seront acceptées dans la rue ?

-          Marine Le Pen : Les signes ostensibles ! C'est la même loi que celle de 2004. À l'école, les petites croix sont autorisées, les petites kippas sont auto… [elle s'arrête].  Les petites euh… euh… comment dire… croix juives sont autorisées [sic], les étoiles juives sont autorisés. Que dire d'autre… Les mains de Fatma sont autorisées. Donc tout ça, c'est autorisé. Ce sont les signes ostensibles qui ne seraient pas autorisés et qui ne le sont pas déjà à l'école.
(...)
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