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Vivement l'Ecole!

jeunesse

Covid-19: les jeunes frappés de plein fouet par la crise

9 Mai 2021 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Jeunesse

Covid-19: les jeunes frappés de plein fouet par la crise

La Fage dévoile une enquête Ipsos inquiétante sur les conséquences de la crise sanitaire sur les jeunes de 18 à 25 ans.

ÉTUDIANTS - Le lourd tribut de la jeunesse face au Covid. Ce dimanche 16 mai, la Fage, Fédération des associations générales étudiantes, publie une enquête inquiétante sur les conséquences de la crise sanitaire sur la vie des 18-25 ans. Quatorze mois après le début du premier confinement français, les tendances recueillies par l’institut de sondage Ipsos sont accablantes. 

Pensées suicidaires, décrochage scolaire, précarité financière et alimentaire, difficulté de recherche d’emploi... Pour les jeunes, la crise peut revêtir de nombreux aspects. Ainsi, depuis plusieurs mois les étudiants appellent à l’aide le gouvernement, impuissants et seuls pour surmonter les épreuves inhérentes à la période Covid. 

Déjà, en juin 2020, la Fage présentait des chiffres alarmants sur les effets psychologiques des confinements sur les jeunes, sur leurs études et leurs finances. Près d’un an plus tard, la tendance n’est, sans surprise, pas à l’amélioration, bien au contraire.

Recrudescence de pensées suicidaires

L’enquête Ipsos s’appuie sur un échantillon de 1000 personnes âgées de 18 à 25 ans, représentatif de la population française âgée de cette tranche d’âge. D’après ce sondage, plus des trois quarts d’entre eux (76%) déclarent avoir été affectés au niveau psychologique, affectif ou physique depuis le début de la crise sanitaire, une proportion qui s’élève à 83 % pour les étudiants.

Comme le note la Fage, “cette détresse vécue par les jeunes est d’autant plus inquiétante que plus du quart d’entre eux déclarent avoir eu des pensées suicidaires depuis le début de la crise (27%)”. Une proportion qui a progressé de 4 points en 9 mois. Concernant les étudiants, ce chiffre atteint les 31%, soit une augmentation de 10 points en 9 mois.

L’enquête s’est aussi concentrée sur les étudiants dans le domaine de la santé, particulièrement touchés puisqu’en première ligne dans la lutte contre le virus. Ainsi, un étudiant en santé sur trois dit avoir eu des pensées suicidaires depuis le début de la crise sanitaire. Lors du premier confinement, en mars 2020, les chiffres faisaient état d’un étudiant sur quatre.

Une détresse que partagent également les étudiants salariés, 40% d’entre eux ayant eu des pensées suicidaires depuis le début de la crise sanitaire, soit 11 points de plus que les étudiants non-salariés.

Faire l’impasse sur la santé

Cette détresse mentale peut avoir de multiples facteurs: incertitudes concernant l’avenir, solitude, angoisses liées au coronavirus et à la santé, inquiétudes liées aux examens et aux difficultés à suivre les cours en distanciel ou encore difficultés financières.

Sur ce dernier point, la Fage juge la situation alarmante alors que deux étudiants sur cinq ont renoncé à des soins depuis mars 2020 (40%, +11pts par rapport aux chiffres de juin 2020), et principalement pour des raisons financières (43%, +11pts).

Aussi, 52% des étudiants qui travaillent en plus de leurs études ont rencontré des difficultés financières pour payer des actes médicaux ou des médicaments (+18 pts par rapport aux étudiants non-salariés). 

Plus globalement, ce sont 82% des étudiants avec un emploi rémunéré qui ont rencontré des difficultés financières depuis le début de la crise sanitaire en mars 2020.

Les étudiants à la peine pour se nourrir

Et même pour se nourrir, ce n’est pas facile. Pour les étudiants travaillant en parallèle de leurs études, 66% d’entre eux (+17 pts par rapport aux étudiants non-salariés), estiment avoir eu des difficultés financières pour se procurer une alimentation saine et équilibrée.

Face aux difficultés de se restaurer convenablement, des dizaines de milliers de jeunes ont dû se tourner vers l’aide alimentaire selon la Fage. “Ainsi, en 2020, autant d’étudiants ont été accueillis dans les épiceries sociales et solidaires du réseau de la Fage que depuis leur création en 2011”, note la Fédération. Celle-ci ajoute qu’à ce jour, plus de 150.000 paniers de biens alimentaires ou d’hygiène ont été distribués par le réseau de la Fédération.

Pour tenter de répondre à ces problématiques, le gouvernement a mis en place certains dispositifs, tels que le ticket RU à 1 euro pour l’ensemble des étudiants ou encore les “chèques psy”. “Saluées, ces mesures n’en restent pas moins très tardives et ne répondent pas totalement aux besoins sociaux”, regrette la Fage.

Poussés au décrochage scolaire

Face à autant de motifs d’inquiétudes, difficile de poursuivre ses études sereinement. D’ailleurs, 43% des sondés ont vu leur projet d’orientation modifié ou arrêté, contre 29% lors du premier confinement. Et pour un jeune sur trois, la crise sanitaire en constitue la première cause.

Mais même pour ceux qui décident de poursuivre dans leur voie, la sérénité n’est pas au rendez-vous: 86% des jeunes sondés se disent inquiets concernant leur avenir.

Enfin, 94% de la population étudiante sondée déclare que la crise a provoqué un décrochage dans leurs études, contre 84% lors de la première enquête menée il y a un an lors du premier confinement. Une augmentation de dix points qui s’explique notamment par des difficultés à suivre le cursus en raison d’un manque de matériel ou d’un cadre familial peu propice aux études. La Fage dénonce les effets d’une crise, “réel vecteur de discrimination socio-économique”. 

Claire Tervé

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Emplois des jeunes : le plan choc de Najat Vallaud-Belkacem

9 Mai 2021 , Rédigé par NVB Publié dans #Jeunesse, #Auvergne-Rhone-Alpes

Emplois des jeunes : le plan choc de Najat Vallaud-Belkacem

Le plan choc de Najat Vallaud-Belkacem pour l'Auvergne-Rhône-Alpes

ENFIN des espérances nouvelles!

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Que pas un jeune 18-30 ans qui n’arrive pas à trouver 1 1er emploi ne reste coincé. Pas une entreprise d’#Aura qui cherche des employés pour redémarrer ne reste coincée. Ce sera la priorité absolue des 2ans qui viennent. Parce que la relance c’est d’abord l’emploi. Comment?

 

Après un an et demi de confinement, de fermetures, de faillites, de chômage partiel et de paralysie, tout le monde veut se remettre au travail. La jeune génération ne doit pas payer les conséquences de cette pandémie, de l’état de notre économie. La région doit être là pour elle.

 

Or 500 000 postes non pourvus d’un côté (emplois fixe + saisonniers), 500 000 jeunes (130 000 déjà inscrits à Pole emploi + ceux qui viennent d’être diplômés) qui cherchent une porte d’entrée dans la vie active de l’autre. Aujourd’hui, tout ça ne marche pas, ne matche pas.

 

On a pourtant une Agence économique régionale aux moyens importants : je la transformerai, pour 2 ans au moins , en Agence de la relance par le premier emploi. Sa seule mission: concentrer tous les moyens humains et financiers, publics et privés, pour servir de guichet unique.

 

Guichet unique de la relance par le travail, l’emploi, la formation.  Pour ceux qui ont besoin de recruter, dans la restauration comme dans l’industrie ou les services à la personne, et pour tous ceux qui veulent un travail stable, durable, protégé, utile et qui a du sens.

 

Aux premiers elle garantira des candidats formés qui pourront se loger et se déplacer pour travailler dans de bonnes conditions. Aux seconds elle garantira l’accès à ce premier job si indispensable quelque soit son parcours ou niveau de qualification.

 

Elle fera coïncider offre et demande, organisera la rencontre. Mais surtout elle lèvera les freins à l'embauche, car ils existent, on le sait. Elle prendra en charge le salaire du jeune pendant la période d’essai, le coût du logement ou le transport si c'est cela qui pose problème.

 

Évidemment elle assurera les formations professionnelles les mieux adaptées pour correspondre aux besoins des employeurs. Il y aura de quoi : je multiplierai par 5 le nombre de formations professionnelles offertes aux habitants de cette région : 500000.

A côté de ces formations, l’Agence aura un vrai rôle de coach auprès des jeunes car elle proposera à chaque jeune un accompagnement HUMAIN pour l’aider dans sa recherche d’emploi : entretien individualisé, atelier de rédaction de CV, speed-dating avec des employeurs, etc.

 

Enfin, les offres d’emploi pour ces jeunes ne proviendront pas seulement des entreprises mais aussi des nouveaux métiers que nous développerons comme collectivité publique: 10 000 nouveaux emplois/an pour favoriser le développement de l’économie d’avenir.

 

Des emplois en CDD de 6 à 12 mois au SMIC, totalement pris en charge par l’agence. Pas des services civiques non, de vrais emplois. Pour des besoins ciblés dans les services publics (dans les écoles, dans les structures de soin, dans l’aide à la personne, à la parentalité )...

 

Pour des travaux de rénovation thermique des bâtiments, de conservation de la biodiversité, de lutte contre l'érosion et les inondations dans la région... Des projets dans les associations sportives, culturelles, caritatives... Lutte contre la précarité numérique ou la solitude...

On a besoin de ces nouveaux métiers du lien & des transitions. Et on a besoin de nos jeunes. Les embaucher, ce n’est pas un acte de charité. Ce n’est pas un pari risqué. Ce n’est pas une charge. C’est LA condition de la réussite économique de notre territoire #Aura #alternative

Najat Vallaud-Belkacem, candidate à la présidence de Région Auvergne-Rhône-Alpes

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EXTRAIT

Avez-vous chiffré ces mesures ?

« Oui, je donnerai les moyens à cette agence de réaliser les missions que je lui confierai et cela se traduira, pendant deux ans, par un budget de 100 millions d’euros par an au lieu de 10 millions en fonctionnement actuellement. Mais gardez aussi à l’esprit que, s’agissant notamment des 10 000 emplois par an, dans l’économie d’avenir, les moyens et les financements existent. Le problème vient de la complexité à y recourir, que ce soit pour les jeunes, les entreprises ou les collectivités. Le branle-bas de combat que nous organiserons autour de l’emploi des 18-30 ans aura vocation à faire de la Région une porte d’entrée fiable pour accompagner chacun avec du “sur-mesure”. Je donnerai les moyens à la Région d’assurer, enfin, sa responsabilité sur les questions d’emploi, de formation, de travail. Avec moi, la relance de l’économie sur notre territoire sera “Tous au travail” ».

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L’échec de l’Etat face à la détresse des jeunes

6 Mai 2021 , Rédigé par Liberation Publié dans #Jeunesse

Les oubliés de la crise : le deuil de ma vie d'adolescente | La Presse

Les dispositifs de soutien lancés par le gouvernement n’ont pas suffi à enrayer la paupérisation d’une partie croissante des 18-25 ans.

Aides à l’embauche, doublement de la «garantie jeunes», repas à un euro, création de 20 000 jobs étudiants, aide exceptionnelle de 150 euros… En pleine pandémie, l’Etat multiplie les dispositifs de soutien aux jeunes. Lancé à l’été 2020 par le gouvernement afin d’enrayer les effets du Covid-19 sur la jeunesse, le plan «1 jeune, 1 solution» a mobilisé neuf milliards d’euros. Un an plus tard, ils sont pourtant toujours nombreux à faire la queue devant les banques alimentaires. Et les mesures mises en place par l’exécutif ne suffisent pas à calmer la détresse économique, matérielle et psychologique de certains.

Selon une étude réalisée par l’association Co’p1 Solidarités étudiantes fin 2020, un étudiant sur deux ne mangerait pas à sa faim. Parmi les bénéficiaires d’aides alimentaires, 79 % n’y avaient jamais eu recours avant la rentrée 2020-2021. «Les jeunes étaient déjà surreprésentés chez les pauvres, car ils entrent sur le marché de l’emploi moins bien payés, avec des jobs plus précaires. Mais avec la crise, beaucoup n’ont même plus accès à ces activités», observe Christophe Robert, délégué général de la Fondation abbé-Pierre. Aux Restos du cœur, même constat. Pour Patrice Douret, président de l’association, «la précarité chez les jeunes existait. Mais depuis le coronavirus, c’est bien plus grave qu’avant».

Jeunes sans RSA

«Il existe un archipel de dispositifs éclatés, totalement méconnus, soumis à des critères excluants qui de ce fait sont très peu sollicités», estime Adrien Liénard, vice-président de l’Unef. Selon lui, «multiplier les mesures court-termistes ne remplacera jamais le filet de sécurité que représente le minimum social». Au sein du Collectif RSA aux moins de 25 ans, le syndicat étudiant réclame, avec d’autres organisations de jeunesse, l’accès au RSA dès 18 ans. En janvier, un sénateur socialiste s’est aussi emparé du sujet en proposant une loi relative «aux droits nouveaux dès 18 ans» pour étendre le RSA aux 18-25 ans, finalement rejetée par le Sénat. Une autre proposition de loi du député LFI François Ruffin va dans ce sens. Elle sera examinée en séance publique à l’Assemblée nationale, ce jeudi, mais devrait connaître le même sort.

De son côté, le gouvernement maintient sa ferme opposition au RSA jeunes. «A 18 ans, ce qu’on veut c’est un travail», a déclaré Bruno Le Maire, ministre de l’Economie sur BFMTV en janvier. Pour la ministre du Travail, Elisabeth Borne, le RSA n’est pas une solution, contrairement à «l’universalisation de la Garantie jeune». Selon le gouvernement, le doublement en 2021 du nombre de bénéficiaires (de 100 000 à 200 000) de ce dispositif qui allie accompagnement et aide financière et l’inscription de 420 000 personnes dans les parcours d’accompagnement vers l’emploi et l’autonomie proposés par les missions locales seraient une alternative plus efficace.

«Trous dans la raquette»

Pourtant, un rapport du Conseil d’orientation des politiques de jeunesse, une commission consultative auprès du Premier ministre, révèle qu’une partie des jeunes précaires – ni étudiant, en formation ou en emploi – passent à travers les mailles du filet de la Garantie jeunes. Pour «élargir la cible», Elisabeth Borne avait donc décidé d’en assouplir quelques critères, alors que les moyens des missions locales vont être renforcés avec le recrutement de 2 000 conseillers annoncé lundi.

Mais «les trous dans la raquette de la protection sociale» sont bien là, déplore Christophe Robert de la Fondation abbé-Pierre : «La crise nous montre l’extrême fragilité d’une grande partie de notre jeunesse». «Il y a une réelle méconnaissance des aides, c’est pourquoi des jeunes n’ont pas recours à leurs droits. Les critères d’éligibilité restent aussi bien trop stricts, et ne peuvent rendre ces aides suffisantes pour lutter contre la précarité des jeunes», soutient Adrien Liénard de l’Unef.

Le parcours du combattant des aides, Anne (1), comme d’autres, le connaît. Après avoir arrêté son cursus de graphisme en Master 1 à cause d’un burn-out, elle «se traîne un prêt étudiant de 17 000 euros». En juillet, la mission locale a refusé de l’inscrire à la Garantie jeunes, parce qu’elle serait «trop compétente». Même réponse négative à Pôle Emploi. A 23 ans, elle a finalement opté pour l’auto-entreprenariat et bénéficie d’une simple exonération de charges sociales. Elle a droit aux APL, qui, avec la récente réforme, sont passées de 270 euros à 139 euros. La Rennaise vit donc avec 500 euros par mois pour 400 euros de loyer. «Je saute parfois le petit-déjeuner ou le dîner. En ce moment il n’y a pas de travail dans mon domaine, pas de jobs alimentaires, ni d’emplois saisonniers.»

Déconnexion

Sur le terrain, Paul Bouscary, cofondateur de Cop’1 Solidarités étudiantes le constate aussi : «le système d’aides actuel est obsolète». Seulement 27 % des bénéficiaires de l’aide sociale et alimentaire proposée par l’association sont boursiers. «La bourse est calculée sur les revenus des parents années N-1 et N-2, sauf que depuis un an, beaucoup ont vu leurs revenus baisser», explique-t-il. «Les plus pauvres ne sont souvent pas inscrits dans les dispositifs d’aides.»

Pour lutter contre la précarité des jeunes, des initiatives ont émergé dans certaines collectivités territoriales. La métropole de Lyon expérimente à partir du mois de juin un RSA jeune (RSJ) de 400 euros pendant deux ans, pour 2 000 personnes de 18 à 24 ans. L’association France urbaine, qui regroupe plusieurs métropoles, a proposé lors d’une conférence mardi quatre scénarios permettant de décentraliser les dispositifs de soutien aux jeunes. Le gouvernement, lui, persiste dans son refus du RSA jeunes. Et défend coûte que coûte sa réforme de l’assurance-chômage qui doit commencer à s’appliquer le 1er juillet. Et ce alors qu’une étude d’impact de l’Unédic, l’organisme paritaire en charge de piloter le système d’indemnisation des chômeurs, publiée lundi, démontre que les premiers pénalisés par le nouveau mode de calcul de l’assurance-chômage seront… les jeunes entrant dans la vie active.

(1) Le prénom a été modifié.

Pauline Achard et Miren Garaicoechea

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"La jeunesse se noie, et on nous répond que la bouée qu’on veut lui lancer va l’entraîner par le fond" - Boris Vallaud

5 Mai 2021 , Rédigé par France Inter Publié dans #Jeunesse, #Politique

bouée-sauvetage-bateau - Blog Samboat

EXTRAITS

Boris Vallaud, porte-parole du PS, député des Landes, auteur de "Un Esprit de résistance" (Flammarion), est l'invité du Grand entretien.

Pourquoi ce terme, historiquement très fort, de "résistance" ? "Résistance à l’air du temps, surtout quand cet air est mauvais : il y a des pentes qui sont préoccupantes, de repli sur soi, de désir d’autorité. Résistance à ce monde qui se défait, où de grands compromis républicains, construits patiemment, sont sapés ; où les inégalités explosent, où la crise environnementale nous menace et menace les plus vulnérables d'entre nous. Je m’inspire de cet esprit de résistance, qui a commandé la reconstruction de la France après la Seconde guerre mondiale et qui a été un pilier, un moment d’utopie concrète où nous avons construit la République telle que nous la connaissons depuis plusieurs décennies."

Boris Vallaud le rappelle : "Nous sommes 40 ans après mai 1981, mais ça intervient après 23 ans durant laquelle la gauche, dans sa grande diversité, est dans l’opposition. Nous ne sommes pas dans cette situation-là. On est en train, depuis 4 ans, de travailler, de se reconstruire. Parce que la permanence, c’est celle des inégalités, celle de la pauvreté. Au milieu de cette crise pandémique, il y a une urgence sociale, un ultimatum social, il y a 10 millions de pauvres. Il y a des étudiants qui viennent grossir les rangs de la banque alimentaire : on a l’impression, quand on regarde ça, d’être devant les photos de la Grande Dépression. Cette urgence-là commande ce réveil de la gauche. Je vois beaucoup de Françaises et de Français qui ne mettent pas forcément de mots sur leur colère, qui ne mettent pas forcément de mots sur ce qui les révolte, sur leur appétit de justice : à travers ce que j’écris, je leur dis que ces combats nous sont communs, et que nous pouvons nous retrouver."

(...)

"La jeunesse se noie, et on nous répond que la bouée qu’on veut lui lancer va l’entraîner par le fond"

Mais pourquoi la gauche ne décolle pas dans les sondages ? "Parce que nous devons parler moins de nous-mêmes et parler plus des Françaises et des Français. C’est ce que j’essaie de faire avec ce livre : c’est un livre politique qui parle peu de combinaisons politiques, qui parle des gens, de ceux que je reçois dans ma permanence, qui ont des vies dures, parfois invivables, et qui les supportent de manière extrêmement courageuse. Le devoir de la gauche, c’est de se rappeler toujours pour qui elle se bat."

Il est notamment favorable à un revenu de base dès 18 ans. "C’est un débat que nous avons eu à l’Assemblée nationale : on dit que la jeunesse se noie, et on nous répond que la bouée qu’on veut lui lancer va l’entraîner par le fond. Ce minimum jeunesse, c’était essentiellement l’ouverture du RSA à 18 ans et son versement automatique. Car aujourd’hui, il y a 25 à 30 % de gens qui ont droit au RSA et qui ne le demandent pas faute de connaître leurs droits. Le gouvernement a dit non, considérant qu’au fond, tout allait bien et tout était bien fait. J’aime bien l’idée de “un jeune, une solution”, je suis très favorable aux garanties jeunes, que nous avons créées, mais quand on voit qu’il y a plus d’un million de jeunes qui ne sont ni dans l’emploi ni en formation, on se dit : qu'advient-il d’eux ?"

(...)

Propos recueillis par Léa Salamé et Nicolas Demorand

A lire entièrement en cliquant ci-dessous

Un esprit de résistance - Dernier livre de Boris Vallaud - Précommande &  date de sortie | fnac

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"...les mesures que nous souhaitons pour redonner à cette jeunesse toute la place qu’elle mérite" - Najat Vallaud-Belkacem

28 Avril 2021 , Rédigé par Najat Vallaud-Belkacem Publié dans #Politique, #Jeunesse

Après plusieurs semaines d’écoute et d’échanges avec des jeunes, il est désormais temps de préciser quelles seront les mesures que nous souhaitons pour redonner à cette jeunesse toute la place qu’elle mérite au sein de la société.
La région est la collectivité de la jeunesse par excellence.
Investir pour eux, c’est préparer l’avenir de notre territoire.
Najat Vallaud-Belkacem - Candidate Région Auvergne-Rhône-Alpes
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Plaidoyer pour la jeunesse avec Naomi Klein

20 Avril 2021 , Rédigé par France Culture Publié dans #Jeunesse

Vaincre l'injustice climatique et social Feuilles de combat à l?usage des jeunes  générations - Dernier livre de Naomi Klein - Précommande & date de sortie |  fnac

Elle livre un plaidoyer pour la jeunesse qu'elle invite à reprendre le combat contre le réchauffement climatique; la journaliste et essayiste Naomi Klein publie "Vaincre l'injustice climatique et sociale : feuilles de combat à l'usage des jeunes générations" (Acte Sud).

Célèbre pour des best-sellers comme No Logo : La tyrannie des marques (1999) ou La Stratégie du choc (2007), Naomi Klein, journaliste d’investigation et essayiste, revient aujourd'hui avec Vaincre l'injustice climatique et sociale : feuilles de combat à l'usage des jeunes générations (Actes Sud, 2021). Dans cet ouvrage écrit avec Rebecca Stefoff, elle s’adresse à la génération née au début du siècle pour expliquer notamment la nécessité d'une baisse de 1.5 degrés.  

Plutôt que de nous distraire des autres crises, la pandémie nous a fait comprendre qu'on ne peut pas continuer à se dire que le pire n'arrivera pas. Qu'en fait, le pire va arriver si nous n'agissons pas tout de suite face à l'urgence. (Naomi Klein)

Ces “feuilles de combats” sont l'occasion de nombreux exemples très éclairants des différentes luttes environnementales à travers le monde. On découvre et redécouvre des parcours de combattants de l’environnement. Parmi les noms cités, celui de Greta Thunberg, qui en 2018, à 15 ans, s’assoit devant les murs du Parlement suédois avec une pancarte : “Grève de l’école pour le climat”, ou encore celui de Nosrat Fareha, l’une des organisatrices de la grève pour le climat en Australie. 

Ce que j'aime beaucoup dans ce mouvement des jeunes pour le climat, c'est qu'il est vraiment internationaliste. Les jeunes sont en train de tisser, grâce aux technologies, tout un réseau mondial d'enfants qui travaillent ensemble pour défendre leur avenir collectif. Et ils comprennent la vulnérabilité des personnes, que ce soit au Kenya, en Californie, en Suède ... (Naomi Klein)

Autre nom qui a marqué cette fois personnellement Naomi Klein, celui de la biologiste américaine Rachel Carson, décédée en 1964. Dans son ouvrage Printemps silencieux (1962), elle pointait du doigt les effets néfastes pour la faune de l’usage intensif du DDT, un insecticide couramment employé dans les banlieues et les campagnes américaines. 

Olivia Gesbert

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Pornographie en ligne : des risques préoccupants pour les adolescents

20 Avril 2021 , Rédigé par The Conversation Publié dans #Education, #Jeunesse

EXTRAIT

L’adolescence est une période de bouleversements et de maturations physiques, biologiques et psychiques. Pour les jeunes, Internet va alors sembler un lieu privilégié pour chercher des informations et partager des questionnements, les confrontant seuls aux dangers et aux risques de cette utilisation.

Un adolescent sur cinq serait concerné par un de ces risques : cyberharcèlement, contact avec des inconnus, utilisation de sexting et usage de la pornographie.

La confrontation avec la pornographie en ligne est un risque qui questionne. En effet, le nombre de sites de cet ordre s’est multiplié de manière exponentielle : en 2007, il existait déjà plus de 4 millions de sites d’ordre pornographique sur Internet et, souvent, il suffit de valider « être majeur » ou « avoir plus de 18 ans » pour y accéder.

L’usage de la pornographie en ligne par les adolescents, à un moment crucial de leur développement, amène à s’interroger sur les conséquences d’un point de vue comportemental, sexuel et psychologique.

Quels sont les facteurs qui peuvent expliquer que certains adolescents sont plus vulnérables que d’autres ?

Plus d’adolescents exposés que d’adolescentes

La confrontation à du contenu pornographique en ligne peut être accidentelle, résultant notamment de fenêtres « pop-up » qui s’ouvrent lors de recherche d’informations sur la santé ou sur des thèmes pouvant avoir ou non un caractère sexuel ou de mails non désirés. Une étude de 2017 a estimé qu’un adolescent sur cinq aurait été ainsi exposé à du matériel pornographique de manière accidentelle.

Une autre étude en France a montré que 58 % des garçons et 45 % des filles avaient vu leur première image pornographique avant l’âge de 13 ans.

L’exposition peut également être intentionnelle : les études estiment que plus de la moitié des adolescents consultent régulièrement des sites pornographiques en ligne. Ces consultations volontaires relèvent principalement de trois raisons : la recherche d’informations d’ordre sexuel, la mise en connexion avec quelqu’un, et le divertissement ou l’excitation sexuelle.

Peter et Valkenburg (2016) ont pu noter que les adolescents concernés étaient plus souvent des garçons, dans un stade de puberté précoce, à la recherche de sensations et qui rencontraient des difficultés relationnelles dans leur famille.

(...)

Sandrine Charnier

Doctorante en psychologie- Psychologue clinicienne - Psychothérapeute -, Université de Lorraine

Joëlle Lebreuilly

Maîtresse de conférences en psychologie, Université de Lorraine

Martine Batt

Professeur de psychologie, Université de Lorraine

Texte complet à lire en cliquant ci-dessous

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“Il suffirait d’une étincelle pour qu’on passe des rixes aux émeutes” - Thomas Sauvadet

11 Avril 2021 , Rédigé par Télérama Publié dans #Jeunesse

Jeunes dangereux, jeunes en danger. Thomas Sauvadet

PLUS LOIN AVEC… – Chaque dimanche, interview au long cours avec un acteur ou un observateur de notre époque. Aujourd’hui, le chercheur Thomas Sauvadet, spécialiste du phénomène des bandes de jeunes, alors que les violences se multiplient, amplifiées par la crise actuelle.

Lui-même grandi dans un quartier populaire de la région francilienne, dans l’Essonne (91), le sociologue Thomas Sauvadet étudie depuis vingt-cinq ans les phénomènes des bandes dans les quartiers dits sensibles. Il en a développé une connaissance telle que les travailleurs sociaux font fréquemment appel à lui pour les comprendre. Alors que plusieurs rixes entre bandes ont eu lieu ces dernières semaines (et, dans l’Essonne, justement, causé la mort de deux adolescents de 14 ans), l’enseignant-chercheur à l’université Paris-Est Créteil analyse les rouages de ces violences, toujours très médiatisées. Mais qu’aucune mesure de fond ne vient faire cesser, comme si elles étaient une fatalité. L’auteur de Jeunes dangereux, jeunes en danger le rappelle cependant : elles ne concernent qu’une minorité de la jeunesse des quartiers défavorisés. Avec la pandémie et son cortège de tensions explosives, le « capital guerrier » de ces bandes, estime-t-il encore, touche aujourd’hui à son paroxysme.

À intervalles réguliers, depuis quarante ans, des enfants s’entretuent dans les quartiers sensibles, à l’occasion d’affrontements entre bandes rivales

On ne peut pas dire qu’ils se fassent la guerre comme les gangs des ghettos de Los Angeles ou des favelas de Rio – où l’espérance de vie ne dépasse pas la vingtaine d’années. En France, heureusement, on n’en est pas encore là. Mais ces jeunes, socialisés dans des bandes, grandissent dans un tel contexte de stress, de machisme et d’insécurité que la plupart ont pour objectif premier de développer un capital guerrier. C’est-à-dire un ensemble de compétences, psychologiques, techniques, physiques ou sociales, mobilisables pour se défendre ou pour attaquer, dans des milieux où les protections policières et judiciaires sont défaillantes ou inexistantes.

(...)

Lorraine Rossignol

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Les enfants français, cibles de choix pour la publicité en ligne

16 Mars 2021 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education, #Jeunesse

Les enfants français, cibles de choix pour la publicité en ligne

Données personnelles, interactivité, personnalisation, les armes ne manquent pas pour atteindre efficacement les plus jeunes et la France, contrairement à d’autres pays, ne les protège pas. Il est urgent de réguler ce secteur.

De Snapchat à YouTube, en passant par Instagram et, bien sûr, les jeux vidéo, les enfants passent aujourd’hui deux fois plus de temps en ligne qu’il y a dix ans : deux heures par jour en semaine et trois heures le week-end en moyenne, avec près de 20 % d’hyperconnectés qui, ces jours-là, dépassent les six heures sur Internet. Ces chiffres explosant bien évidemment dans les périodes de couvre-feu et de confinement.

Les plus de 8 ans sont ainsi davantage désormais sur leurs smartphones ou tablettes, que devant leur écran de télévision. Plus de la moitié d’entre eux ont un profil sur un réseau social. Les annonceurs ne s’y trompent pas. C’est donc sur Internet qu’ils investissent pour séduire les enfants.

Dans les dix dernières années, à l’échelle mondiale, les dépenses de publicité digitale visant explicitement cette cible enfantine ont été multipliées par dix, alors que les publicités en direction des enfants, via les médias traditionnels comme la télévision, restaient à un niveau stable.

Pour les firmes, il s’agit d’un «investissement d’avenir» tant on sait que les habitudes de consommation se créent dans l’enfance. Les recherches montrent aussi un impact immédiat et important sur les achats des familles.

Une puissance des outils utilisés inédite

La notion de données personnelles est peu comprise par les moins de 13 ans, et l’obligation légale d’une autorisation parentale étant largement contournée, les annonceurs personnalisent leurs offres comme ils n’avaient jamais rêvé de le faire, en fonction des centres d’intérêt révélés par chaque enfant, de leur âge, du lieu précis où il se trouve.

L’interactivité est aussi une arme redoutable. Les marques organisent des jeux sur les réseaux pour engager les enfants dans la relation. La frontière entre divertissement et publicité devient particulièrement floue. De même, les influenceurs et influenceuses suivis en masse, sont rémunérés pour vanter des produits, sans que les enfants le comprennent. Les demandes de maquillage et de vêtements hypersexualisés chez les filles prépubères s’ancrent ainsi très souvent dans le désir de ressembler à leurs égéries.

Pour atteindre les moins de 8 ans, ces stratagèmes ne sont même pas nécessaires. Ils sont, pour la plupart, incapables de distinguer la publicité des informations non commerciales, y compris si la publicité n’avance pas masquée. Ils ne comprennent tout simplement pas que certains contenus sont conçus pour leur donner envie d’acheter.

Pas étonnant si l’exposition croissante des enfants ces dernières années à ces publicités en ligne qui s’additionnent aux publicités télévisées – restées à un niveau élevé – provoque in fine une augmentation de leurs désirs matérialistes.

Il est démontré que le phénomène suscite des conflits familiaux récurrents, les parents se faisant «tanner» pour des achats dont ils ne veulent pas forcément. Cette pression publicitaire contribue aussi à l’épidémie actuelle d’obésité infantile. Une étude canadienne a établi par exemple que sur les 10 sites internet canadiens préférés des enfants 90 % des publicités alimentaires concernaient des produits reconnus comme néfastes pour la santé.

Les milieux populaires plus exposés

Nos travaux montrent que les enfants des milieux populaires, à qui leurs parents offrent moins d’opportunités d’activités extérieures (sports, sorties, activités de loisirs payantes…) sont soumis à une pression publicitaire plus forte que la moyenne.

Les enfants appartenant à de petites fratries sont aussi plus touchés par ces publicités en ligne que ceux qui peuvent jouer avec leurs frères et sœurs. Nous montrons que ceux pour qui l’accès aux écrans est présenté par les parents comme une récompense en cas de bon comportement (rester tranquille, finir son assiette…) sont tout particulièrement touchés.

Faut-il accepter cette manipulation des cerveaux enfantins par la publicité dans une période où les risques inhérents à la surconsommation sont de plus en plus reconnus ? Doit-on se satisfaire d’un phénomène qui induit un niveau particulièrement élevé de frustration dans les milieux populaires ?

Certains pays ont commencé à prendre conscience des enjeux ces dernières années et légiféré fortement sur ces questions.

Au Canada, toute publicité destinée aux moins de 13 ans est interdite qu’elle soit en ligne ou à la télévision. Le grand public est régulièrement informé du numéro à appeler en cas d’infraction. En Suède, les moins de 12 ans sont protégés de la même manière. La Grèce a interdit les publicités pour les jouets. En Irlande, les programmes pour enfants n’ont pas le droit d’inclure de la publicité.

En France, les règles sont bien timides. Depuis fin 2016, les chaînes de télévision publiques sont tenues de ne pas diffuser de publicités à destination des enfants de moins de 12 ans lors du passage des programmes qui leur sont dédiés. En dehors de ce périmètre, aucune contrainte effective n’existe. Paradoxalement, l’obligation scolaire à l’âge de 3 ans est peut-être la seule mesure qui, d’une certaine manière, a limité l’exposition massive aux publicités des très jeunes enfants les plus fragiles.

Des interventions plus volontaristes sont aujourd’hui urgentes, d’autant plus indispensables que le rapport «E.U kids online 2020» révèle que les petits Français sont ceux qui ont le moins de compétences numériques, comparés aux enfants de 19 pays européens. Une approche globale est nécessaire, comprenant une autorégulation des professionnels, des normes de protection des enfants imposées par la loi, sans compter des campagnes d’information en direction des parents et des éducateurs. Nos enfants n’ont jamais autant été soumis à la publicité qu’aujourd’hui. Une réaction est possible.

par Ljupka Naumovska, Rennes School of Business

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