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Vivement l'Ecole!

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A Voir... Chez Nous... Lucas Belvaux... Sortie le 22 février...

22 Février 2017 , Rédigé par Youtube - Télérama Publié dans #Cinéma, #FN

De coiffeuse dans Pas son genre, elle est devenue infirmière à domicile : revoici Emilie Dequenne (immédiatement convaincante, à nouveau) en héroïne quotidienne du nord de la France. Mais la cohésion sociale, qui semblait encore relier les habitants modestes d'Arras dans le précédent film de Lucas Belvaux, a disparu au sein de cette petite ville imaginaire, située entre Lens et Lille. La précarité, le chômage et l'isolement font mourir les gens à petit feu (c'est le thème de la première scène), ou bien les dressent les uns contre les autres. De sorte que le parti populiste appelé le Bloc patriotique (toute ressemblance avec une formation existante est délibérée) n'a plus qu'à peaufiner sa stratégie, à l'approche de l'élection locale. Il s'agit de recruter une tête de liste unanimement appréciée sur place. Le notable dévoué au parti que joue André Dussollier (excellent, lui aussi) jette son dévolu sur Pauline l'infirmière. D'abord abasourdie (son père est un ancien métallurgiste gauchiste), puis flattée, elle se laisse convaincre.

(...)

Louis Guichard

Suite et fin de la critique de Télérama en cliquant ci-dessous...

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Extrême(s) droite(s) contre l’éducation...

21 Février 2017 , Rédigé par Questions de classe(s) Publié dans #Education, #Politique, #FN

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Connaître & comprendre pour mieux combattre... ensemble !

Dans le prolongement du stage Extrême(s) droite(s) contre l’éducation (Bourse du travail de Saint-Denis, mai 2016), les organisations à l’initiative de cette rencontre ont rédigé un argumentaire de 4 pages contre l’offensive des extrêmes droite sur l’école... Il est possible de commander ce document en écrivant à Q2C.

JPEG - 1.3 Mo
4 pages intersyndicale extrêmes droites contre éducation à télécharger

Au sommaire

- Combattre ensemble !

- Leur école n’est pas la nôtre !

- Une obsession historique

- Une rhétorique conspirationniste

- Ces réseaux à l’assaut de l’école publique

- L’école laboratoire de la rééducation frontiste

- Bibliographie et sitographie

L'ensemble des textes est à retrouver en cliquant sur le lien ci-dessous

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Macron et Le Pen, fomenteurs d'une crise politique majeure...

20 Février 2017 , Rédigé par La Tribune Publié dans #Politique, #FN

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Que l'un ou l'autre remporte l'élection présidentielle, la majorité sera introuvable à l'Assemblée nationale et la crise assurée. Par Virginie Martin, Politologue

Les dernières études nous prédisent chaque semaine la fin des partis traditionnels. De sondage en sondage, le candidat LR se tasse et le candidat PS a du mal à accrocher une première ou une seconde place. Bien sûr, il ne s'agit que de sondages et on espère encore que la démocratie ne passe pas par ces seuls instituts.

Cependant, faisons ici un peu de prospective, car, à force d'être focalisé sur la présidentielle et ses deux tours on oublie l'essentiel, à savoir les élections législatives... Autrement dit nous avons une élection à 4 tours.

Or, les deux candidats qui ne sont pas dans le système des partis de gouvernement que ce soit Marine Le Pen ou Emmanuel Macron, ne nous disent rien de la suite de leur scénario en cas d'élection. Pourtant, l'élection de l'un ou l'autre de ces deux candidats conduira, assurément, à une crise politique et institutionnelle de très grande ampleur. Car, vouloir renverser la table est une chose, mais créer de toutes pièces une crise de régime en est une autre.

Une vraie crise politique

Et en effet, les deux scénarii nous amènent à deux impasses : celle de l'absence de majorité à l'Assemblée nationale.

Même si son projet ne semble pas être très différent par certains points de la gauche, par d'autres de la droite, le cavalier Macron aura bien des difficultés à construire une majorité "En Marche" à l'Assemblée nationale. Il ne pourra pas compter sur les primo-arrivants en politique et devra se contenter de recycler sous la bannière EM des anciens du PS ou de LR. Un calcul qui n'atteindra certainement jamais la barre des 288 députés ; au mieux, il pourrait avoir un groupe à l'Assemblée nationale. À moins qu'il ne fasse des tractations qu'il semble pourtant tellement reprocher aux partis traditionnels...

De fait, le calcul de Macron est-il en une année de créer en France une des crises politiques majeures pour au final ne proposer rien d'autre que ce que l'on trouve déjà ici où là à gauche comme à droite ? Juste une aventure personnelle qui ne peut aboutir qu'à une cohabitation et à un président qui sera considéré comme illégitime tant il n'a pas d'expérience politique de terrain, qu'il n'aura jamais été élu localement, qu'il ne sait somme toute pas grand-chose des fonctions régaliennes... bref le président Macron en cohabitation sera un Chirac sans socle ou une reine d'Angleterre sans héritage. Tout ça pour ça ?

Et par ailleurs, selon la majorité à l'AN, quel Premier ministre ? Manuel Valls ? Benoit Hamon ? Xavier Bertrand ? François Fillon ?

Quelle majorité pour Marine Le Pen, quel Premier ministre?

Dans le cas de l'élection de Marine de Pen ; le scénario est identique (ou quasi) : la majorité à l'AN ne sera pas atteinte par le FN et les députés frontistes pourront là aussi peut-être avoir un groupe, mais seront bien loin de pouvoir compter sur une assise à l'Assemblée nationale.

Une cohabitation sera dès lors en route avec un Premier ministre LR ou PS ? Rien n'est moins sûr et quel responsable politique acceptera un tel poste ? Pour quel gouvernement ?

À moins qu'une droite dure se mette en place sortie tout droit de chez LR. Marine Le Pen ne pourra pas appliquer son programme tant les contre-pouvoirs seront forts, mais elle pourra donner à coup sûr quelques signes de sympathie à un Trump ou un Poutine.

La fin du clivage gauche-droite, vraiment?

Finalement, à leur façon et parce que la Ve République les y oblige, Macron rejoindra après moult tractations la gauche, et Le Pen se rangera à droite... la fin du clivage qu'ils disaient... À moins que le libéralisme de l'un rebute la gauche de Mélenchon et même celle de Hamon et que l'électorat populaire de Le Pen ne soit rebuté par une droite dure.

Au total, ces deux candidats, l'un par simple et brutale ambition personnelle, par dandysme politique, l'autre par volonté de faire de la France un autre type de pays, au total ces deux candidats pourraient nous préparer à une crise institutionnelle majeure.

Deux solutions à ces scénarii en forme d'impasse : l'éthique de responsabilité, chère à Max Weber, qui pourrait traverser la conscience politique de l'un ou de l'autre et laisser la place ? Ce schéma n'étant guère probable alors il est à souhaiter que celui qui sort vainqueur de cette présidentielle soit issu de nos bons vieux partis traditionnels, corps intermédiaires qui sont encore capables d'éviter une dérive vers une forme de démocratie directe.

Virginie Martin

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Jean Zay, figure de gauche et de la laïcité récupérée par le FN (et par d'autres)...

19 Février 2017 , Rédigé par Liberation Publié dans #Laïcité, #Politique, #FN

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Dessin de Jean-Marie Olaya pour Les Cahiers Pédagogiques

EXTRAIT

Des circulaires de celui qui fut ministre de l'Education nationale sous le Front populaire sont utilisées pour défendre de nouvelles attaques contre les musulmans. Hélène Mouchard-Zay, sa fille, s'attaque à ce «rapt».

Quand elle a vu ça, elle est «tombée de sa chaise», dit-elle à Libération. Hélène Mouchard-Zay est la directrice du Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vel d’Hiv d’Orléans. L’objet de sa surprise figure dans le programme de Marine Le Pen, candidate du Front national à l’élection présidentielle. Voici sa proposition n°102, sur les 144 que compte son programme :

«Faire de l’école un "asile inviolable où les querelles des hommes n’entrent pas" (Jean Zay), donc en y imposant non seulement la laïcité, mais également la neutralité et la sécurité.»

Laïcité, neutralité, sécurité ? Le programme de Marine Le Pen ne précise pas ce qu’elle entend par ces mots. S’agirait-il d’aller plus loin que la loi de 2004, qui interdit le port de signes religieux «ostensibles» à l’école ? Et si oui, de quelle manière ? Contacté, le directeur de la communication de la candidate, Florian Philippot, n’a pas répondu.

A défaut de préciser son propos, Marine Le Pen se réfère à une grande figure de l’Education nationale française, Jean Zay. Une figure de gauche aussi : ministre sous le Front populaire, résistant, Jean Zay a été assassiné par la milice française en 1944. Hélène Mouchard-Zay est sa fille et voir son père récupéré par le Front national la dérange beaucoup.

L’école, un «asile inviolable où les querelles des hommes n’entrent pas» : ces mots sont bien de Jean Zay. Ils figurent dans une circulaire signée par le ministre de l’Education nationale le 31 décembre 1936, portant «sur l’absence d’agitation politique dans les établissements scolaires». A cette circulaire en succédera une autre, le 15 mai 1937, «interdisant le prosélytisme religieux». Elles sont toutes deux lisibles dans leur intégralité sur le site de la BNF. Au cours des dernières années, ces deux circulaires ont été régulièrement citées dans les débats sur la laïcité et l’école. Et les voilà qui reviennent donc dans le programme du FN. Mais que disent-elles vraiment ? Et surtout, dans quel contexte ont-elles été adoptées ?

Des circulaires pour contrer l’influence de l’extrême droite

Le contenu, d’abord. La circulaire du 31 décembre 1936 vise des méthodes d’agitation politique menées par des personnes ou des partis non désignés : «Ici le tract politique se mêle aux fournitures scolaires. L’intérieur d’un buvard d’apparence inoffensive étale le programme d’un parti. Ailleurs, des recruteurs politiques en viennent à convoquer dans une "permanence" un grand nombre d’enfants de toute origine scolaire, pour leur remettre des papillons et des tracts à l’insu, bien entendu, de leurs parents et les envoyer ensuite les répandre parmi leurs condisciples», dénonce Jean Zay. «On devra poursuivre énergiquement la répression de toute tentative politique s’adressant aux élèves ou les employant comme instruments, qu’il s’agisse d’enrôlements directs ou de sollicitations aux abords des locaux scolaires», ajoute-t-il.

La circulaire du 15 mai 1937 complète celle de 1936 en précisant que ces recommandations valent aussi pour les «propagandes confessionnelles» : «L’enseignement public est laïque. Aucune forme de prosélytisme ne saurait être admise dans les établissements. Je vous demande d’y veiller avec une fermeté sans défaillance.»

Le contexte, ensuite. Dans un texte publié sur Facebook, et partagé notamment par l’actuelle ministre de L’Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem, Hélène Mouchard-Zay le rappelle : «Ceux […] qui, dans les années 30, menacent la laïcité, ce sont essentiellement les ligues d’extrême droite qui, pour détruire la République, maintiennent l’agitation dans les établissements scolaires et cherchent à y introduire leur propagande, par toutes sortes de ruses : tracts, recruteurs, enrôlement, etc. C’est contre les menées de ces ligues que Jean Zay veut protéger les enfants, et par la protection de la loi.»

Plus loin, Hélène Mouchard-Zay rappelle les liens historiques qui rapprochent précisément le Front national de ceux à qui Jean Zay s’opposait : «En 1940, c’est cette même extrême droite qui accueille comme une "divine surprise" (Maurras) l’accession au pouvoir, grâce à la victoire de l’Allemagne, de Pétain et de ce régime qui va s’empresser de mettre à mort la République, avant d’engager les persécutions contre ceux qu’il désigne comme "l’anti-France". Ses journaux, en particulier Gringoire et Je suis partout, ne cessent pendant toute l’occupation d’alimenter la haine contre les juifs et les résistants, et Jean Zay, depuis toujours détesté par l’extrême droite, continue à être l’une de leurs cibles principales. La milice s’engage activement dans cette chasse à mort contre les juifs et les résistants. Cette même milice qui assassinera Jean Zay en 1944… Le FN est l’héritier historique de cette extrême droite française, maurrassienne et pétainiste. Il ne s’en est jamais démarqué, et chacun peut constater l’inspiration maurrassienne des idées qu’il développe.»

Quant à la «neutralité» vantée par Marine Le Pen à travers ces circulaires, là aussi, Hélène Mouchard-Zay estime que la candidate du FN tape à côté de la plaque : «Jean Zay appelle les enseignants à la mobilisation pour la défense de la République et les valeurs qui la fondent. S’il refuse tout militantisme politique, idéologique ou religieux dans l’école, c’est au nom des valeurs qui fondent la République et que combat au contraire Marine le Pen : il veut une école qui apprenne à juger par soi-même et non à applaudir des hommes – ou des femmes – providentiel(le)s. Il veut une République ouverte, fraternelle, solidaire, qui n’exclut personne en raison de ses origines ou de sa religion, et dont le fondement est une école qui accueille tous les enfants, quels qu’ils soient, et qui tente de les ouvrir au monde.»

Une vision aux antipodes donc de celle que défend Marine Le Pen, qui voudrait voir l’interdiction des signes religieux, et notamment des voiles islamiques, étendue à tous les lieux publics… tout en favorisant l’enseignement privé hors contrat.

(...)

Frantz Durupt

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A Lire... "La France identitaire - Enquête sur la réaction qui vient" par Eric Dupin...

17 Février 2017 , Rédigé par Eric Dupin Publié dans #Politique, #FN

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L’obsession de l’identité taraude une France bousculée par la crise et la mondialisation sur fond d’immigration mal intégrée. C’est ainsi que se développe une mouvance identitaire de plus en plus influente dans le monde politique et intellectuel.

Dans cet univers où l’on craint pour la survie d’un peuple français blanc et chrétien, on croise les jeunes militants de l’extrême droite identitaire mais aussi l’écrivain Renaud Camus, l’inventeur du « grand remplacement », ou encore Pierre Sautarel, l’animateur du site très fréquenté « desouche ».

Éric Dupin montre comment ce courant d’idées et de militants pénètre le Front national, même si ses thèses y sont discutées. Il interroge les intellectuels qui s’inscrivent, chacun à sa manière, dans la veine identitaire comme Alain de Benoist ou Alain Finkielkraut. Il examine comment cette question percute l’ensemble du champ politique, avec le témoignage de personnalités aussi diverses que Marion Maréchal-Le Pen ou Jean-Pierre Chevènement.

L’auteur s’interroge enfin sur la profonde mutation du peuple français et sur la crise du « vivre ensemble » qui imposent une redéfinition des valeurs républicaines. C’est l’un des grands défis pour une gauche désemparée par la question de l’identité et profondément divisée sur les réponses à y apporter. Une réflexion d’autant plus indispensable que la pulsion identitaire, avivée par le terrorisme islamiste, travaille l’ensemble des sociétés européennes.

205 pages, 17 €, parution le 2 février 2017.

En savoir plus en cliquant ci-dessous

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« Le socle idéologique du FN repose sur la purification du corps social de tout élément étranger » Par Cécile Alduy...

16 Février 2017 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Politique, #FN

EXTRAITS

Pour Cécile Alduy, professeure à l’université Stanford, le cœur du projet de Marine Le Pen repose sur l’homogénéisation et la purification du corps social de tout élément « étranger ».

« Réunir les Français de droite et de gauche, de Mayotte à l’Ardèche, du berceau à la canne, de l’usine au bureau. » C’est par cette formule œcuménique que Marine Le Pen a présenté son programme de gouvernement, début février à Lyon.

« De droite et de gauche », c’est effectivement l’impression que donne au premier abord le catalogue des 144 engagements publiés dans la foulée, tant il pioche ses propositions de part et d’autre des lignes de clivage traditionnelles.

Dans ce patchwork hétéroclite se côtoient dans un méli-mélo calculé mesures estampillées « de gauche » – retraite à 60 ans, maintien des 35 heures, retrait de la loi El Khomri, droits des femmes, défense de la Sécurité sociale, revalorisation des petites retraites, du point d’indice pour les fonctionnaires – et promesses « de droite » – défiscalisation des heures supplémentaires, allégement de charges sociales, exonérations fiscales sur la transmission du patrimoine, taux d’impôt sur les sociétés réduit, abrogation du mariage pour tous, autorité du maître, etc.

(...)

L’extrême droite, comme tradition politique qui puise ses racines idéolo­giques dans le national-populisme des années 1880 et le nationalisme intégral maurrassien, n’est pas une droite qui serait simplement « extrême ». C’est une pensée originale de l’homme et de la société qui place au-dessus de tout l’unité, la pureté du groupe et un ordre social et moral autant conservateur qu’autoritaire.

Cette philosophie conceptualise la nation comme une entité charnelle et spirituelle, un corps politique organique fondé sur les liens du sang et les « solidarités naturelles » (famille, village, nation). Ce positionnement, de Déroulède à Boulanger, Maurras puis Jean-Marie Le Pen, a toujours été à la fois conservateur, voire réactionnaire sur l’identité nationale et les valeurs morales (ordre, autorité, travail, propriété), et dans le même temps étatique et populiste.

L’unité du « moi » national suppose en effet de ­résorber les fractures sociales à coups de compensations corporatistes ciblées ; le patriotisme d’embrigader toutes les classes sociales dans un projet trans­partisan et de désarmer les révoltes populaires – d’où la proposition du Front national de supprimer les syndicats.

(...)

La première phrase du programme donne le ton : « Remettre la France en ordre. » L’objectif est de « défendre l’unité de la France et son identité nationale ». Une unité et une identité qui se traduisent par un idéal de pureté ethnique autant que culturelle.

(...)

Cécile Alduy

Cécile Alduy est l’auteure de Ce qu’ils disent vraiment. Les politiques pris aux mots (Seuil, 400 pages, 21 euros) sur le discours des présidentiables, et de Marine Le Pen prise aux mots. Décryptage du nouveau discours frontiste (Seuil, 2015).

La totalité de la chronique de Cécile Alduy est à retrouver en cliquant ci-dessous (pour abonnés)

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La France va-t-elle sombrer dans l'enfer du Front National? Comprendre pour empêcher le "grand basculement"... Vidéos + billet...

12 Février 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Politique, #FN

Il existe évidemment des dizaines d'autres vidéos, livres, analyses et études universitaires très fouillées permettant de comprendre ce que dit et ce que "sous-dit" le discours lepéniste. Je devrais même dire les discours lepénistes tant ceux-ci changent au gré des auditoires et des moments de la vie politique.

Se plonger, comme l'a fait Cécile Alduy entre autres, dans le "texte lepéniste", est éprouvant pour celles et ceux inquiets de la montée des idées du Front National, montée se traduisant désormais, élections après élections, dans les urnes. Sans que rien, semble-t-il, ne puisse enrayer l'inexorable poussée du parti de Marine Le Pen, héritière de son père même si elle donne l'image de la candidate "apaisée" mais qui reprend tous les thèmes paternels dans un discours plus policé, plus lisse, plus "rose bleue" que "flamme bleu-blanc-rouge".

C'est éprouvant mais absolument nécessaire si l'on veut freiner puis empêcher ce que j'appelle, par opposition au soi-disant "Grand Remplacement" cher à Renaud Camus et repris par Marine Le Pen, le "Grand Basculement". Comprendre le discours lepéniste, c'est surtout et quasi exclusivement comprendre quels en sont les "non dits", les messages subliminaux, les doubles sens, les pièges. Mais aussi les incohérences, les contradictions, les mensonges, les impasses.

Mépriser, insulter l'électorat FN - je parle ici de l'électorat nouveau, de cet électorat lambda qui a basculé ces cinq dernières années en gros et qui, pour un nombre certain, n'avait voté qu'à gauche et même très à gauche jusque là - c'est se tromper totalement d' arguments pour contrer le Front National. Plus on insulte et méprise cet électorat-là, plus on renforce sa conviction. Pire on justifie le discours lepéniste consistant à dire:

"Français, le système vous rejette, vous oublie, vous humilie. Moi Marine, je vous ouvre les bras, je vous écoute et avec moi vous ne serez plus les éternels oubliés!".

Il est beaucoup plus utile et efficace de labourer le terrain de l'explication, d'analyser les discours puis de diffuser partout le résultat de ces explications, analyses et autres travaux de chercheurs.

Ce sera un long et difficile voyage mais il est indispensable de le préparer, de l'accomplir avec pour objectif suprême notre "Ithaque" collective:

la France!

La France définitivement à l'abri de ces prétendants extrémistes profitant du vide laissé par celles et ceux qui doivent désormais partir à la reconquête des électorats égarés.

Christophe Chartreux

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A (re)Lire... Lettre aux Français qui croient que 5 ans d'extrême droite remettraient la France debout... + ITW de l'auteur...

12 Février 2017 , Rédigé par Amazon.fr Publié dans #Politique, #FN

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Pour la première fois, mesdames, messieurs, vous allez voter Front national. C'est un bond pour vous, un petit pas dans notre vie démocratique, et vice versa. Vous préférez peut-être dire "Je vais voter pour Marine", tant le storytelling autour de cette dernière a été frénétique ces dernières années. (...) Vous voilà centre du monde, c'est-à-dire infantilisés, décomplexés, mythifiés. Alors que l'extrême droite gagne du terrain en France, Nicolas Lebourg s'adresse à une dizaine de personnages fictifs dont le parcours et les idées les amènent à se tourner vers le vote FN. Du professeur d'histoire-géographie d'Albi à l'étudiant gay nouvellement arrivé à Paris, en passant par l'ouvrier agricole de Senlis, tous sont confrontés à la globalisation, économique et culturelle, à la perte de légitimité des grands partis de droite et de gauche. Ecouter ces voix-là, entendre les déceptions politiques, le sentiment de déclin et de déclassement social, et comprendre comment le FN a su s'adresser à eux ouvre l'espace de dialogue indispensable à la vie démocratique. En écrivant à chacun de ces électeurs une lettre dédiée, Nicolas Lebourg nous éclaire sur la stratégie de communication sophistiquée dont use le FN pour gagner une grande part de l'électorat.

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Comment l'extrême droite remporte la bataille du net...

24 Octobre 2016 , Rédigé par Fondation Jean Jaurès Publié dans #Politique, #FN

L’extrême droite progresse dans les urnes et dans les têtes. Serait-elle également en train de gagner la bataille sur Internet ? C'est ce que cherchent à comprendre Dominique Albertini et David Doucet, dans cette enquête passionnante - et glaçante - sur la "fachosphère". Retrouvez les auteurs en débat avec Sarah Proust.

De l’annulation du concert du rappeur Black M à Verdun à la défense acharnée de Donald Trump, il ne se passe plus une semaine sans que la "fachosphère" ne fasse, en France, parler d’elle. Depuis quelques années, ce mot s’est répandu dans les médias pour désigner une nébuleuse d’extrême droite omniprésente sur Internet. Mais jamais celle-ci n’avait fait l’objet d’une enquête approfondie. Qui la compose ? Quels sont son influence et ses moyens d’existence ? Comment ses militants voient-ils le monde et diffusent-ils leurs idées ?

(...)

La fachosphère. Comment l'extrême droite remporte la bataille du net, Flammarion, octobre 2016.

Présentation complète ci-dessous

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