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Vivement l'Ecole!

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Agressions sexuelles : « L’éducation nationale garantit l’omerta et l’impunité aux agresseurs, qu’ils soient élèves ou personnels »

25 Novembre 2019 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education, #Femme

Agressions sexuelles : « L’éducation nationale garantit l’omerta et l’impunité aux agresseurs, qu’ils soient élèves ou personnels »

EXTRAITS

Des élues et des responsables syndicales dénoncent, dans une tribune au « Monde », les violences sexistes et sexuelles au travail dans l’éducation nationale, l’enseignement supérieur et la recherche.

Dans un discours prononcé le 25 novembre 2017, Emmanuel Macron prenait l’engagement solennel que son gouvernement ferait de la lutte contre les violences sexuelles et sexistes au travail la « grande cause de son quinquennat ». Plus de deux ans après, les faits démentent le discours. Les enseignantes seront dans la rue le 23 novembre à l’occasion de la journée de lutte contre les violences faites aux femmes.

Dans un collège de Villejuif (Val-de-Marne), en mai 2019, une enseignante demande au rectorat de la protéger suite à la plainte qu’elle dépose pour viol contre un collègue. Dans un collège d’Epinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis), neuf enseignantes demandent, en juin 2019, à leur hiérarchie de les protéger d’une situation de harcèlement sexuel qui perdure pour certaines d’entre elles depuis plusieurs années.

Dans un collège à Toulouse (Haute-Garonne), à la fin du mois d’octobre 2019, une assistante d’éducation dénonce auprès du rectorat des viols perpétrés par des collégiens sur des collégiennes aux alentours de leur établissement. Dans un grand lycée de Nancy (Meurthe-et-Moselle), en octobre 2019, un enseignant a été placé en détention préventive pour des faits de harcèlement, d’agressions et de viol sur des élèves. Les faits, dont certains remontent à 2012, avaient alors été classés sans suite.

(...)

Un devoir d’exemplarité

Dans l’accord contre les inégalités entre les femmes et les hommes dans la fonction publique, il est écrit explicitement que les employeurs publics ont un devoir d’exemplarité en matière de lutte contre les violences sexistes et sexuelles et qu’il leur est demandé un principe de tolérance zéro. Or le ministère de l’éducation nationale n’a toujours pas mis en place de négociations pour rendre ses mesures effectives dans des textes réglementaires.

Toutes les six minutes, une femme subit un viol ou une tentative de viol. Quand elles trouvent le courage de porter plainte, dans 70 % de cas elle est classée sans suites, et quand elle est instruite, les crimes sont souvent déqualifiés en agressions sexuelles. Le ministre de l’éducation nationale est directement responsable de la santé et de la sécurité des personnels qui travaillent dans son administration et de celles des élèves. Il doit mettre en œuvre sans délai une véritable politique de lutte contre les violences faites aux femmes.

(...)

Nous exigeons que cesse cette culture du viol qui veut que les victimes, à défaut d’être secourues et assistées, soient rendues coupables. Nous exigeons la mise en place de formations contre la culture du viol et sur le consentement, tant pour les personnels que pour les élèves et étudiant-e-s, ainsi que la mise en place de cellules d’écoute et de cellules psychologiques pour soutenir les victimes.

Des mesures conservatoires immédiates

Nous exigeons des mesures effectives de protection des victimes, aujourd’hui contraintes de choisir entre côtoyer quotidiennement leur agresseur ou quitter leur poste ou l’établissement dans lequel elles suivent leur scolarité ou font leurs études. Nous exigeons que des procédures disciplinaires à l’encontre des agresseurs soient engagées indépendamment de plaintes pénales, comme le prévoit la loi et que les victimes soient protégées et puissent occuper leur poste ou poursuivre leur scolarité dans des conditions sereines.

Nous exigeons que des mesures conservatoires immédiates soient prises à l’encontre des membres de l’institution ayant laissé dégénérer cette situation, qu’ils appartiennent ou non à l’établissement. Nous exigeons que les victimes ayant dénoncé cette situation ne subissent aucune forme de pression et bénéficient immédiatement de la protection fonctionnelle à laquelle elles ont droit.

(...)

Signataires : Sophie Abraham (chargée des questions femmes au SNUipp-FSU), Sylvie Aebischer (CGT-Educ’action, représentante au CSE), Lisa Badet (vice-présidente de la FIDL), Cendrine Berger (secrétaire générale de la CGT-Ferc Sup), Marie Buisson (secrétaire générale de la Ferc-CGT), Louise Bihan (commission antipatriarcat de Solidaires étudiant-e-s syndicats de luttes), Luce Desseaux (chargée des questions femmes au SNUipp-FSU), Sigrid Gérardin (cosecrétaire générale Snuep-FSU), Janique Guiramand (secrétaire nationale de SUD-Recherche EPST), Pauline Guittot (représentante SUD-Education en CAPN), Louise Gury (cosecrétaire fédérale SUD-Education, représentante au CSE), Armelle Mabon (SUD-Education), Mélanie Luce, présidente de l’UNEF, Francette Popineau (cosecrétaire générale SNUipp-FSU), Héloïse Moreau (présidente de l’UNL), Emmanuelle Puissant (CGT-Ferc Sup), Cécile Quantin (SUD-Education), Christèle Rissel (secrétaire nationale de la CGT-Educ’action), Anne Roger (cosecrétaire générale Snesup-FSU), Frédérique Rolet (secrétaire générale SNES-FSU), Aurélia Sarrasin (secrétaire nationale SNES-FSU), Fatna Seghrouchni (cosecrétaire fédérale SUD-Education) Valérie Sipahimalani (secrétaire générale adjointe SNES-FSU), Josiane Tack (secrétaire générale du SNTRS-CGT), Maud Valegeas (représentante SUD-Education au CSE), Charlotte Vanbesien (secrétaire fédérale de la Ferc-CGT), Sophie Vénétitay (secrétaire générale adjointe SNES-FSU), Isabelle Vuillet (secrétaire nationale de la CGT-Educ’action).

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#NousToutes - Les personnalités s'engagent... (Vidéo)

23 Novembre 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Femme

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Féminisme, Orient et Occident...

16 Novembre 2019 , Rédigé par Chronik Publié dans #Femme

EXTRAIT

Philosophe, spécialiste du féminisme, Soumaya Mestiri est l’auteure de « Décoloniser le féminisme : une approche transculturelle » (éd. Vrin). Un essai dans lequel le féminisme se conjugue au pluriel, y compris dans le monde arabo-musulman. Soumaya Mestiri soumet les catégories classiques des divers courants féministes (du Nord et du Sud), qui procèdent de l’opposition matricielle « universalisme/différencialisme », à une analyse critique. La professeure de philosophie de l’université de Tunis trace ainsi le chemin d’un « féminisme de la frontière », « transversal », qui ne renie pas l’idée d’un « féminisme commun », mais qui ne saurait se réduire à un féminisme occidental dont la prétention à l’universalité et à l’hégémonie est plus questionnée que jamais.

  • L’on voit apparaître depuis quelques années des critiques du féminisme occidental et des « concurrents » à celui-ci. De quelles évolutions cela résulte-t-il ?

Ce tournant critique, si l’on peut dire, n’est pas tout à fait récent si l’on part du principe que les critiques du féminisme dit occidental ont d’abord été portées par des féministes occidentales. Il correspond peu ou prou à ce que l’on appelle la deuxième vague féministe qui, aux États-Unis par exemple, commence au début des années 1970 avec le Manifeste de Combahee River. Cette deuxième vague est une vague identitaire et culturaliste, au sens objectif du terme, en ce qu’elle n’est plus simplement intéressée par une égalité arithmétique entre Homme et Femme – qui se traduit par exemple par des revendications pour l’égalité civile ou pour la dénonciation de l’androcentrisme du capitalisme d’État – mais par la subversion de ce type de monolithes conceptuels qui régissaient jusqu’alors les luttes politiques et sociales. Il n’y a pas une Femme unique, sorte de modèle qui générerait des clones ad libitum, mais des femmes, avec un vécu à chaque fois différent, des revendications multiples et parfois opposées. Il ne s’agit plus, en quelque sorte, de rechercher la justice mais l’équité entendue sur le mode de la reconnaissance. À ce titre, l’apport de la juriste africaine-américaine Kimberlé Crenshaw a été fondamental. En pensant la domination comme un jeu dynamique d’intersections au carrefour de catégories sexuelles, ethniques, socio-économiques, etc., plutôt que comme un état immuable et universel qui serait le lot commun de toutes les femmes opprimées, Crenshaw a indéniablement posé les jalons du féminisme différentialiste.

Progressivement, plusieurs types de féminisme en sont venus à se réclamer de cette veine différentialiste. Elle-même s’est divisée en familles comme le féminisme postcolonial, le féminisme décolonial, le féminisme maternaliste, l’écoféminisme, etc., avec un certain nombre de sous-familles qui peuvent ou non venir se subsumer à l’une ou l’autre des familles-mères, avec plus ou moins de facilité. Ainsi par exemple, le féminisme chicanos est un féminisme clairement décolonial tandis que le féminisme communautaire qui existe dans certains pays d’Amérique Latine à forte population indienne peut être considéré soit comme un avatar de l’écoféminisme soit comme un féminisme décolonial. Le féminisme musulman, par ailleurs, peut être conçu soit comme une dérivation possible du féminisme postcolonial, soit comme une manifestation du féminisme décolonial. Quoi qu’il en soit, tous ces féminismes posent le caractère irréductible d’un certain nombre de loyautés et d’attachements à chaque fois particuliers qu’il ne saurait être question de sacrifier au nom de valeurs dites « républicaines ».

(...)

Entretien réalisé par Margot Holvoet

Chronik & Vrin organisent une Rencontre autour de Soumaya Mestiri,

RDV lundi 18 novembre, 18h30, Librairie Vrin, 6 Place de la Sorbonne

Suite et fin en cliquant ci-dessous

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Violences faites aux femmes : « La tolérance sociale, principale alliée du scandale » - Najat Vallaud-Belkacem

26 Novembre 2018 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Société, #Femme

https://www.huffingtonpost.fr/2018/02/22/najat-vallaud-belkacem-a-trouve-un-deuxieme-job-chez-ipsos-cette-fois_a_23368148/

https://www.huffingtonpost.fr/2018/02/22/najat-vallaud-belkacem-a-trouve-un-deuxieme-job-chez-ipsos-cette-fois_a_23368148/

EXTRAITS

Si le mouvement #Meetoo a permis de libérer la parole, elle reste toujours sujette à caution, estime Najat Vallaud-Belkacem dans une tribune au « Monde ». S’appuyant sur une enquête d’Ipsos, elle montre que le relativisme qui imprègne encore les sociétés occidentales demeure un frein pour éradiquer ce fléau.

Tribune. Triste rendez-vous que ce 25 novembre, comme chaque année, sur le calendrier, impassible et sinistre, des violences quotidiennes faites aux femmes. Qui jamais ne semble devoir s’interrompre. Dans notre pays, tous les trois jours, une femme meurt sous les coups de son conjoint ; toutes les sept minutes, une autre subit un viol ; tous les ans, 200 000 femmes sont victimes de violences physiques et sexuelles.

Et si ces chiffres ne suffisent à eux seuls à dire la permanence de l’horreur, alors observons un peu plus loin l’imagination sans borne de sociétés violentes, jusqu’à la nausée, à l’égard toujours des mêmes. On savait les mutilations génitales, mariages précoces, prostitution, et autre « panoplie » de souffrances imposées aux femmes.

On dit moins les pratiques « traditionnelles » sous couvert de « culture » qu’il faut savoir combattre avec la même détermination que nous avons combattu l’excision : ces veuves à qui l’on impose encore de dormir avec le corps du défunt et de boire l’eau avec laquelle on a lavé son corps ; ces jeunes femmes violées contraintes d’épouser leur agresseur ; ces filles à la fertilité testée par des inconnus avant d’être autorisées à se marier…

Pas de place pour le relativisme

Il n’y a place ni pour le relativisme ni pour la condescendance en la matière, si toutes les violences ne se ressemblent pas, la tolérance sociale, principale alliée du scandale, continue d’exister là-bas comme ici. Comme sur une autre planète, il faut entendre depuis plus d’un an certains commentateurs s’émouvoir qu’on « aille trop loin dans le grand déballage #Meetoo ».

Perception spontanée ou impactée par ces propos à l’emporte-pièce ? Voilà que selon une étude récente effectuée par Ipsos, (« International Women’s Day : Global misperceptions of equality and the need to Press for Progres », voir lien PDF), un homme français sur cinq, et un homme américain sur trois, pense en effet que les femmes « exagèrent souvent les cas de viol ou violences » qu’elles rapportent. La parole se libère certes, pas toujours les oreilles et les yeux de celles et de ceux qui ne mesurent pas la dureté de cette violence quotidienne et tristement ordinaire.

Ni des chaînes d’informations en continu qui, trop occupées à couvrir les faits d’armes de casseurs sur les Champs-Elysées, en oublient purement et simplement d’évoquer une manifestation pourtant massive le même jour pour dénoncer ces violences.

Ainsi nous serions allés trop loin dans le déballage ? vraiment ? Observons la réalité crue pour changer, que nous dit-elle ? Qu’en dépit des progrès indéniables de la loi, de l’implication des professionnels, des numéros d’urgence mis en place, le jour espéré où il suffira qu’une violence faite à une femme, en particulier dans un cadre familial, soit connue, pour qu’elle cesse immédiatement sous la réprobation générale de l’entourage, des témoins indignés, est loin d’être arrivé.

(...)

Pourquoi manifester si peu de soutien public aux associations qui chaque jour – et pas seulement le 25 novembre – militent pour faire changer et appliquer la loi, dénoncent les moyens ou les formations insuffisantes de services publics indispensables (police, justice, services sociaux), refusent le silence et la résignation ? Ce sont elles les porte-voix des murmures de nos milliers de confidentes.

Najat Vallaud-Belkacem est ancienne ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche d’août 2014 à mai 2017.

Najat Vallaud-Belkacem (Directrice générale Affaires internationales, Groupe Ipsos)

La tribune est à lire dans son intégralité en cliquant ci-dessous (Pour abonnés)

Texte intégral à lire en cliquant ci-dessous

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Aux femmes...

24 Novembre 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Femme

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Debout les femmes...

24 Novembre 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Société, #Femme

Debout les femmes

« Debout les femmes » disponible sur toutes les plateformes

https://39Femmes.lnk.to/DeboutLesFemm...

Pour soutenir les actions de la Maison des Femmes : https://www.lamaisondesfemmes.fr/don

Tous les fonds récoltés sont reversés à la Maison Des Femmes, pour qu’elles puissent en ouvrir d’autres et que leur action perdure.

39 FEMMES : Mayra Andrade - Jennifer Ayache - Nawel Ben Kraiem - Blondino - Brigitte - Karen Brunon – Buridane - Amina Cadelli - Barbara Carlotti - Chat - Les Coquettes - Anaïs Croze - Camille Faure -Alma Forrer - Zaza Fournier - Élodie Frégé - HollySiz - Agnes Jaoui - Mai Lan - Clara Luciani - Luciole - Madjo - Carole Masseport - Inna Modja - Sandra Nkaké - Ornette - Lili Poe - Pomme - Barbara Pravi - Olivia Ruiz - La Grande Sophie - Elisa Tovati - Calypso Valois - Diane Villanueva - Cléa Vincent - Julie Zenatti

Réalisé par Aurélie Saada

Produit par Morgane Prod

Merci à toutes les chanteuses pour leur engagement.

Merci à Monique Wittig , Antoinette Fouque et les Editions des Femmes pour ce texte si puissant, Lauren Bastide et la Poudre pour son combat et l’impulse formidable qu’elle a su nous donner , Florence Jeux et Morgane Prod pour nous avoir permis de mettre cela en image. Un immense merci à Raphael Hamburger pour son studio Saint Germain, Stan de nous avoir enregistrées.

Merci aux musiciens qui nous ont accompagnées : Charlène, Karen, Inor et Disco

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On a lu le dernier livre de Marlène Schiappa et il nous a mis bien mal à l'aise...

28 Mai 2018 , Rédigé par L'Obs Publié dans #Education, #Politique, #Femme

On a lu le dernier livre de Marlène Schiappa et il nous a mis bien mal à l'aise...

Citations extraites du dernier "livre" de Marlène Schiappa - Article de Barbara Krief en lien ci-dessous

"Quand le shampoing coule sur mes épaules, mon ventre, mes jambes, j’en ai partout, je me lave les mains avec ce liquide blanc, je patauge dedans"

"Les gens imaginent que je minaude, ils ne savent pas que je respire mes filles"

"enjeu national. Historique" (Parlant de l'élection d'Emmanuel Macron)

"Comme si pendant des années, des apothicaires avaient tenté de guérir un pays malade en préconisant des saignées et que, enfin, un véritable médecin arrivait avec une poche de sang à transfuser."

'La bienveillance, la gentillesse, l’engagement et la classe naturelle, ses allusions artistiques, son humour ravageur et son sourire irrésistible de 'l’éternel féminin'" (Parlant de Brigitte Macron)

"Moi, j’ai pris la forme de manucure de ma tante Martine [...], le parfum de ma grand-mère Andrée, les gestes tendres de mon arrière-grand-mère Mina [...], la brosse pour se laver le visage de ma première belle-mère, la façon de ma mère de préparer le dîner [...], et sans doute beaucoup trop de choses de mon père pour une femme."

La blondeur et la minceur de sa fille aînée aux "jambes longues et fines", qui pourrait "être mannequin", tandis que la plus jeune a "les bras pleins de pulpe".

"Il y a peu de phénomènes au monde aussi agréables que voir un homme vous rendre un sourire."

"J’aimerais être féministe jusqu’au bout des ongles et vous dire que les garçons, on s’en fiche, mais quelque chose au fond de moi – un reste de mes aïeules romantiques de Corse et d’Italie ou le fait d’avoir trop relu Madame Bovary – m’empêche d’affirmer spontanément que rien ne t’oblige à tomber amoureuse

A son aînée, elle écrit bien : "Ne dépends pas d’un homme. Ni de personne", mais c'est pour rajouter quelques mots plus tard cette injonction :

"Aie des enfants, car c’est la plus belle chose du monde."

Quant à Monsieur Schiappa, il apparaît dans l’ouvrage comme le râleur contrarié de voir sa compagne courir à droite à gauche pour le bien de l’humanité et qu’on n’ose pas déranger pour des "questions de filles" :

"On en parle à maman quand on a nos règles", figure parmi les "règles" qu’elle fait "répéter chaque semaine" à ses filles.

"du côté des modèles masculins, vous avez des parrains, les amis de votre père, mes amis – souvent gays, ce qui n’en fait pas de moins bons modèles masculins"

"Je suis arrivée ici avec un sac à main, sans valise, sans tenue de rechange, sans même une brosse à dents – j’avais utilisé mon seul tailleur-pantalon noir encore en vie après un an de campagne pour le rendez-vous avec le Premier ministre." (Evoquant sa première nuit de ministre à Paris).

"elle est allée s’acheter "des dessous" avec son officier de sécurité dans "le dernier H&M de Paris ouvert jusqu’à minuit"

Barbara Krief

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Ce qu'évoque le mot "femmes" à mes élèves de primaire lorsque je l'écris au tableau...

25 Mars 2018 , Rédigé par Huffington Post Publié dans #Education, #Sociologie, #Femme

Ce qu'évoque le mot "femmes" à mes élèves de primaire lorsque je l'écris au tableau...

Dans ma REPpublique à moi, on essaie d’éduquer, au sens large. Alors on parle des fois des injustices, du racisme, des discriminations. Et des femmes.

Dans ma REPpublique à moi, on essaie d'éduquer, au sens large. Alors on parle des fois des injustices, du racisme, des discriminations. Et des femmes.

Le mot est écrit en très gros sur le TBI (Tableau Blanc Interactif, NDLR). Quelques-uns ont déjà pouffé, à peine la dernière lettre était écrite. Comme si le mot leur faisait peur, tellement il leur est presqu'étranger.

FEMMES

On est le 8 mars, c'est la Journée Internationale pour le Droit des Femmes. Mais ça, je ne leur ai pas encore dit, je voulais juste commencer par les entendre, recueillir ce qui leur passait par la tête. Les pédagogues appellent ça un "recueil de représentations" et comme je suis, aussi, à la pointe des innovations pédagogiques, je dessine une "carte mentale". [Pour les non-initiés, je fais des flèches et j'écris les mots que les élèves me donnent.]

Le premier qui vient, c'est Maman.

J'écris, je ne commente pas.

Le second, c'est maîtresse. Tiens, tiens.

La semaine précédente, alors qu'on travaillait sur l'analyse grammaticale, j'avais essayé de leur faire comprendre la différence entre nature et fonction en leur disant:

"Par exemple, moi, ma fonction, c'est maîtresse, mais ma nature, c'est quoi?"

D'une seule voix, ils avaient tous répondu "Maman".

C'est là que, très calmement, je m'étais dit qu'il faudrait y revenir, longuement, un de ces jours.

Je continue de recueillir leurs représentations.

Fille.

Dame.

Les joues rouges, il y en a un qui tente "poitrine". Il me faut quelques secondes pour rétablir le calme dans la classe, mais j'écris.

Hommes. Ah, il a mis un peu de temps à sortir celui-là, mais il est là. Personne ne se demande ce qu'il fait là, mais il est là.

Il est là et d'un coup, les langues se délient, les bras se lèvent, moins timides, plus assurés.

Mariage.

Enfants.

Maison.

J'arrête là avant que le mot ménage ne sorte et j'observe.

"Femmes, pour vous, donc, c'est maman, maîtresse, fille, dame, poitrine (re-rires), hommes, mariage, enfants, maison. Bien, on va les reprendre un par un ces mots et on va en parler, d'accord?".

Alors on a parlé.

Des femmes, puis des hommes.

Des femmes avec les hommes.

De ce que faisait une femme.

De ce que faisait un homme.

De ce qui les différenciait.

On est revenu à poitrine, (presque) plus personne ne riait.

"Est-ce qu'une femme ne se définit que parce qu'elle a une poitrine?

– Non, maîtresse, une femme aussi, elle se maquille.

– Oui, et elle met des robes.

– Pourtant, je ne mets pas de robe, moi, m'avez-vous déjà vu avec une robe?

– Nooooon!

– Je ne me maquille pas non plus, si?

– Nooooon!

– Alors je ne suis pas une femme?

– (Silence gêné)."

Peu à peu, on a avancé. Tout doucement.

Une femme, ça peut travailler, "comme toi, maîtresse".

Une femme, ça peut décider, "comme la directrice, maîtresse".

Une femme, ça peut ne pas faire la cuisine, jamais.

Rires.

"Pourquoi vous riez?

– Bah maîtresse, à la maison, c'est la maman qui cuisine.

– Chez moi, jamais. Je ne sais pas faire, je suis nulle.

– Ah bon, c'est ton mari qui cuisine?

– Oui."

Trois quarts d'heure se sont écoulés. Je leur ai expliqué qu'aujourd'hui, 8 mars, on célébrait la journée internationale du droit des femmes. Je pensais avoir un peu fait progresser leurs représentations, modestement. Et puis L. a levé le bras:

"Ah oui, maîtresse, je sais ce que c'est la journée des femmes, dans les magasins, ils donnent du maquillage gratuit ce jour-là".

Alors je me suis lourdement assise derrière mon bureau, me disant que j'y reviendrai, que j'y arriverai. Mon portable a sonné.

Un SMS.

PHILDAR: "Pour la journée des femmes, nous vous offrons 30% de réduction sur toutes les laines à tricoter".

Ce billet est également publié sur le blog Ma REPublique.

Ce qu'évoque le mot "femmes" à mes élèves de primaire lorsque je l'écris au tableau...
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L'égalité hommes-femmes s’impose-t-elle par la loi?...

9 Mars 2018 , Rédigé par France Culture Publié dans #Education, #Femme

Le gouvernement veut sanctionner les entreprises de plus de 50 salariés présentant des écarts "injustifiés" de salaires entre les hommes et les femmes. Mais la lutte contre les inégalités doit-elle venir des institutions ? Comment utiliser les lois pour faire changer les mentalités ?

(...)

Hervé Gardette

En savoir plus en cliquant ci-dessous

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