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Vivement l'Ecole!

femme

«Pour des millions de filles dans le monde, l’éducation doit devenir un futur proche»...

30 Janvier 2018 , Rédigé par Mediapart - One France Publié dans #Education, #Femme

«Pour des millions de filles dans le monde, l’éducation doit devenir un futur proche»...

A deux jours de la reconstitution du Partenariat mondial pour l’éducation, organisée par Emmanuel Macron et Macky Sall à Dakar, Pierre, Nana et Wadi, un jeune français, une jeune malienne et une jeune nigériane, unissent leurs voix pour rappeler aux chefs d’Etats qui se rendront au Sénégal que 130 millions de filles dans le monde sont encore aujourd’hui privées d'éducation.

Quand nous pensons à l’éducation, il vient à chacun de nous des images, des souvenirs, des impressions. Certains verront une salle de classe avec un tableau noir, un professeur particulièrement inspirant. Certains se rappelleront du calvaire que représentaient ces tables de multiplication à apprendre par cœur, ou de la fierté de n’avoir fait aucune faute lors d’une dictée importante. D’autres se souviendront de la joie quand leur professeur d’histoire-géo arrivait en classe en poussant une vieille télévision et un magnétoscope sur une table à roulette, d’une classe surpeuplée où les élèves n’en faisaient qu’à leur tête, de leurs jeux préférés dans la cour de récréation. D’autres encore se rappelleront des sacrifices que leurs familles ont faits pour leur permettre de continuer à étudier. Nos expériences sont très différentes, et pourtant similaires dans leur finalité : Grâce à l’éducation nous avons eu la chance de recevoir, nous avons engrangé des savoirs, des compétences et des manières de penser qui ont fait de nous ce que nous sommes aujourd'hui, et nous pouvons lire et écrire ces lignes.

Nous sommes trois jeunes, deux filles et un garçon. Nous nous prénommons Nana, Wadi et Pierre. Nous sommes originaires du Mali, du Nigéria et de France. Nous avons 30, 20 et 21 ans, et nous sommes, chacun à notre manière, dans nos pays respectifs, des militants pour un monde plus juste. Aujourd’hui, nous faisons partie d’une délégation de jeunes qui se rend à Dakar, au Sénégal, pour participer à la conférence du Partenariat mondial pour l’éducation, coparrainée par la France et le Sénégal, pour y faire entendre la voix de notre génération et de celles à venir. La jeunesse n'est pas seulement la génération du futur, elle est aussi actrice de changement aujourd'hui.

Nous pourrions vous parler en détails de ce que nous faisons dans la vie, de ce que nous étudions, des associations dont nous faisons partie ou que nous avons créées, de ce qui occupe nos journées, nous motive à sortir de notre lit le matin ou nous tient éveillés la nuit.

Mais si nous écrivons ces lignes aujourd’hui, ce n’est pas pour parler de nous. Aujourd’hui, à quelques jours de cette conférence internationale où tous les pays concernés se rassemblent, et où les contributions financières de chaque pays donateur seront annoncées, nous voudrions vous parler des 130 millions de filles dans le monde qui ne vont pas à l’école.

Certaines d’entre elles n’y vont pas parce que la route qu’elles devraient parcourir pour rejoindre leur école est trop longue. Pour certaines d’entre elles, la route est trop dangereuse. Certaines d’entre elles n’ont pas les moyens d’acquérir un uniforme, ou les manuels scolaires indispensables pour suivre les cours. D’autres, encore, se retrouvent dans des classes dépourvues d’enseignants. Les raisons qui poussent les filles à quitter l’école ou à ne jamais y mettre les pieds sont innombrables, mais nous refusons de les considérer comme acceptables. Le statu quo n'est pas une option.

Pour ces millions de filles dans le monde, l’éducation n’est ni un souvenir, ni un présent. Mais grâce au Partenariat mondial pour l’éducation, elle pourrait être encore mieux qu’un espoir, un futur proche. C’est pourquoi il est essentiel que cette conférence soit une réussite et que l’éducation dans le monde reçoive les moyens financiers qu’elle mérite. Pour qu’elles aussi aient la chance de pouvoir lire, de pouvoir écrire leurs propres histoires, d’avoir de beaux souvenirs en tête lorsqu’on leur parle de l’école, de devenir celles qu’elles rêvent d’être. Cette année pourrait être celle du tournant vers une réelle mobilisation collective pour le droit à l'éducation.

Pierre Jothy, France

Nana Alassane Toure, Mali

Wadi Victoria Ben-Hirki, Nigeria

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Éducation: sortir les femmes de l’ombre...(+ video)

29 Janvier 2018 , Rédigé par France Culture Publié dans #Education, #Femme

Les programmes scolaires, la littérature jeunesse et la fiction en général continuent à minorer la place des figures féminines. De fait, les femmes sont encore parfois tout simplement ignorées par les éducateurs et l’école, c’est ce que leur absence de listes d’auteurs proposés au bac français montre régulièrement. Il faut, il faudra encore et encore rappeler quels enjeux éducatifs s’attachent à l’objectif de mixité dans les programmes et le récit commun. Et puis, surtout, comment atteindre ce but? Comment changer? C’est un travail intellectuel, savant, historique, littéraire et artistique, un travail passionnant et complexe qui s’engage en ce moment dans et pour l’éducation.

À l'heure où l'on parle tant de féminisme il nous a semblé important de rappeler que mettre en avant des figures féminines est un vrai enjeu pour l'éducation. D'abord pour proposer un récit plus mixte aux enfants que l'école républicaine doit éduquer dans et à l'égalité. Dire aux filles et aux garçons qu'il n'y a pas que des hommes dans l'histoire et dans les histoires c'est loin d'être anecdotique si on veut qu'ils voient le monde différemment des générations précédentes et se conduisent peut-être aussi de manière un peu différente. En ce qui concerne les contenus proposés, ce qui est enseigné, il faut souligner que cela correspond à l'histoire telle que les historiens la font aujourd'hui, à la littérature telle qu'elle s'est écrite (et ce bien avant le XXème siècle). On peut également noter que de plus en plus de formations sur la question sont proposées aux enseignants qui sont très demandeurs. Du coté des familles, les récents succès des albums "Culottées" ou du livre "Histoires du soir pour filles rebelles" (Les arènes) montrent qu'il existe un désir et une attente autour de ce sujet et qu'un public, plus ou moins jeune, (s')éduque également aujourd'hui avec ces lectures. 

(...)

Louise Tourret

Suite et fin à consulter en cliquant ci-dessous

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A Lire... DES INTRUS EN POLITIQUE - Femmes et minorités: dominations et résistances - Mathilde Larrère et Aude Lorriaux

26 Janvier 2018 , Rédigé par Amazon.fr Publié dans #Politique, #Femme

A Lire... DES INTRUS EN POLITIQUE - Femmes et minorités: dominations et résistances - Mathilde Larrère et Aude Lorriaux
Présentation de l'éditeur

En politique, et en particulier aux postes les plus en vue, tout semble bon pour décrédibiliser ou évincer son adversaire en l'assignant à son sexe, son origine, sa sexualité ou son origine sociale. Mathilde Larrère et Aude Lorriaux ont demandé à de nombreux responsables politiques - femmes et hommes de groupes discriminés (femmes, racisé·es, homosexuel·les...), des échelons locaux aux plus hautes fonctions nationales, comment ils vivent avec les identités auxquelles on tente de les réduire, qu'ils les masquent ou les revendiquent ou les utilisent. Le livre est aussi une réflexion sur le temps long des deux derniers siècles qui ont vu le corps civique s'élargir à de nouveaux groupes, malgré ceux qui, étant au pouvoir, n'entendent pas le partager. Il s'inscrit également dans la séquence actuelle d'injonction à l'identité nationale, qui rebattent toutes les identités individuelles et leur instrumentalisation dans le champ politique. Derrière ses attaques parfois spectaculaires se joue la question de la représentation politique de tou•tes dans notre démocratie et donc in fine une réflexion sur la République et le vivre-ensemble.

Biographie de l'auteur
Mathilde Larrère (Paris) est maître de conférences en histoire politique du XIXe siècle à l'université Paris-est Marne-la-Vallée, chroniqueuse pour Arrêt sur Image et détricoteuse pour Médiapart.
 
Aude Lorriaux (Paris) est journaliste freelance, spécialisée en politique et discri­minations. Elle travaille entre autres pour slate.fr.
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12e rencontre "Femmes d’Histoire" - Samedi 27 janvier - Palais des congrès du Mans - Avec Najat Vallaud-Belkacem...

16 Janvier 2018 , Rédigé par Ouest France Publié dans #Education, #Politique, #Femme, #Histoire

La 12e rencontre "Femmes d’Histoire" se déroulera samedi 27 janvier au Palais des congrès du Mans. Cette année, elle aura pour thème : "Femmes en politique, aux portes du pouvoir ?". L’ancienne ministre des Droits des femmes puis de l’Éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem, vient de confirmer qu’elle participerait à la table ronde de l’après-midi.

"Nous sommes très heureuses de pouvoir vous annoncer que Najat Vallaud-Belkacem participera à la table ronde de "Femmes d’Histoire", le 27 janvier."

Ce mardi matin, lors de la présentation de la 12e rencontre "Femmes d’Histoire" qui se tiendra au Mans à la fin du mois de janvier, Évelyne Delaistre, présidente de l’association organisatrice, a annoncé la venue de l’ancienne ministre des Droits des femmes et de l’Éducation nationale. Elle participera au débat de l’après-midi qui tournera autour de la question : "Femmes en politique, aux portes du pouvoir ?" 

Femmes d’Histoire se déroulera au Palais des congrès du Mans, le samedi 27 janvier, à partir de 10 h. Entrée gratuite.

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Le programme de Femmes d’Histoire

Samedi 27 janvier, au Palais des congrès du Mans

10 h : Inauguration des Rencontres. 10 h 30 : Conférences. "Les femmes, des citoyennes comme les autres ?" par Fanny Bugnon, historienne. "De quoi Marianne est-elle le symbole ?" par Mathilde Larrère, historienne. 11 h 30 à 12 h : débat avec le public. 12 h 15 : Projection du documentaire Dans la jungle.

Après-midi, à 14 h 30 : Table ronde. Avec : Maud Ritz, responsable des opérations à l’Organisation des Nations Unies Femmes France, Elen Debost, adjointe au maire du Mans, Ariane Chemin, grand reporter au journal Le Monde, Nabila Mounib, secrétaire générale du Parti socialiste unifié marocain, Marlène Schiappa, secrétaire d’État chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et Najat Vallaud-Belkacem, ancienne ministre des Droits des femmes puis de l’Éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche. De 17h30 à 18h : débat avec le public. A 18h15 : projection du film La Loi de Christian Faure.

Les débats seront animés par Nassira El Moaddem, journaliste et directrice du Bondy Blog.

 A suivre également : la soirée hommage à l’ancienne présidente de Femmes d’Histoire, Nicole Ballon, décédée en mars 2017. Elle aura lieu le 25 janvier à 18 h, à la médiathèque Louis-Aragon. Le dimanche 28 janvier, à 18 h, projection aux Cinéastes du film de Phyllia Lloyd : La dame de fer.

https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/le-mans-72000/najat-vallaud-belkacem-participera-femmes-d-histoire-au-mans-5503219

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La galanterie, un mythe français brillant... France Culture (Video)

13 Janvier 2018 , Rédigé par France Culture Publié dans #Education, #Femme, #Société, #Histoire

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C'était en octobre 2017 - Balançons les porcs mais éduquons les hommes...

2 Janvier 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Société, #Femme

C'était en octobre 2017 - Balançons les porcs mais éduquons les hommes...

Chaque jour, un "article" revenant sur l'année 2017...

Un choix arbitraire...

Mais de coeur...

Christophe Chartreux

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Il y a quelques mois, une élève de 4e, très "lookée", très "fashion victim", fut convoquée par la CPE qui lui signifia devoir modifier radicalement sa manière de s'habiller.

Devant l'incompréhension de la jeune fille, à qui il n'avait jamais été fait aucun reproche et qui n'avait pas signalé de comportements agressifs ou inconvenants de la part des garçons sous prétexte de robes trop près du corps ou de jupes considérées comme étant trop courtes, elle s'entendit répondre:

"Mais enfin mademoiselle, vous êtes tout simplement provocante!"

Elle revint le lendemain et tous les jours qui suivirent en jean, comme toutes les autres. L'uniforme qui cache.

Cette histoire, à laquelle je n'avais pas prêté une attention suffisante à l'époque, ce qu'avec le recul je regrette amèrement, m'est revenue en mémoire ces jours-ci à l'occasion du raz-de-marée provoqué par la création du mot-dièze #Balancetonporc

Pourquoi avoir exigé de cette jeune fille qu'elle change sa tenue? Comme si c'était elle la coupable de vouloir aguicher les pré-adolescents qui l'entouraient. A aucun moment ne m'est venu à l'esprit de demander qu'on éduque plutôt le regard des garçons sur les filles. J'aurais du...

Me revient aussi en mémoire cette réflexion que m'avait faite un jour, il y a quelques années, un étudiant croisé lors d'une réunion politique portant sur l'égalité Homme-Femme.

"Le vêtement "féminin" est parlant, explicite même. Il est naturellement tentateur."

Constatant mon étonnement, mon incompréhension, il poursuivit:

"Une jupe, une robe, un décolleté... Autant de "vêtements ouverts" quand l'homme, lui, ne porte que des pantalons et des chemises cravates... Des "vêtements fermés". C'est bien la preuve que les femmes seront toujours - je cite, évidemment - des opportunités à conquérir! Elles le montrent!"

Je pense urgent d'éduquer les garçons et les hommes. Très urgent...

Non, ce n'était pas à cette élève de 4e de changer de tenue et d'accepter ainsi sa "culpabilité" supposée.

Non, jupes et robes ne sont pas des signaux envoyés aux hommes. Une femme, toutes les femmes, doivent avoir le droit de choisir d'être séduisantes sans que cela signifie l'acceptation silencieuse de toutes les agressions.

Balançons les porcs mais éduquons les hommes... Le plus tôt sera le mieux...

Christophe Chartreux

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Les voeux de liberté de Sandrine Rousseau...

31 Décembre 2017 , Rédigé par Mediapart Publié dans #Education, #Femme

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Doctrice ou doctoresse ? Histoire de la langue française au féminin... (Audio)

25 Décembre 2017 , Rédigé par France Culture Publié dans #Histoire, #Langue, #Femme

Doctrice ou doctoresse ? Histoire de la langue française au féminin... (Audio)

2001 |Autrice ou écrivaine, doctrice ou doctoresse ? Dans "Tire ta langue", en mars 2001 il était question du féminin dans la langue française. Antoine Perraud et Simone Douek s'entretenaient avec Benoîte Groult, Bernard Cerquiglini et Nicole Cholewska.

Féminiser les noms, c'est aussi respecter la souplesse, l'évolution et la vie de la langue. Le 27 mars 2001, "Tire ta langue" proposait une thématique sur la féminisation des noms, entre histoire de la grammaire et histoire des mentalités, avec Benoîte Groult, écrivaine, ancienne présidente de la Commission ministérielle pour la féminisation des noms, Bernard Cerquiglini, directeur de l'Institut national de la langue française et Nicole Cholewska, grammairienne et chercheuse.

"La langue n’est pas neutre, elle reflète les préjugés d’une société. Au fond, ce qui n’est pas nommé n’existe pas. On ne voulait pas nommer certaines femmes dans des positions de prestige qui était le bastion des hommes. Dans les positions subalternes ou qui ne gagnent pas beaucoup d’argent, qui n’ont pas beaucoup de pouvoir, là on se féminise, il n’y a jamais eu d’histoire : la standardiste, l’ouvrière… Mais dès qu’on monte, c’est étonnant, dans l’échelle sociale, tout à coup à partir d’un certain niveau, il y a le blocage. On est directrice d’école maternelle à la rigueur, mais à la Recherche nationale on est Madame le directeur. Ce qui prouve que c’est dans les têtes qu’est le blocage et pas du tout dans les langues !" Benoîte Groult

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La tyrannie du genre...

29 Octobre 2017 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Genre, #Femme

La tyrannie du genre...

EXTRAITS

Pendant des décennies, la sociologue ­Marie Duru-Bellat Média d’appel a utilisé dans ses travaux de recherche la notion de genre. Professeure émérite à Sciences Po, chercheuse à l’Observatoire sociologique du changement et à l’Institut de recherche sur l’éducation, elle a analysé très finement la manière dont se construisent les inégalités hommes-femmes, notamment dans le système scolaire. Or, elle se demande aujourd’hui si l’invocation constante du genre ne fonctionne pas comme une véritable « tyrannie ».

Marie Duru-Bellat ne remet évidemment pas en cause la construction sociale des inégalités entre les sexes – phénomène qu’elle a contribué, par ses travaux, à mettre au jour. Dans La Tyrannie du genre (Les Presses de Sciences Po, 310 pages, 17 euros), elle souligne cependant un étrange paradoxe : depuis quelques années, les controverses récurrentes sur le genre ont conduit à une célébration croissante des différences entre les hommes et les femmes, construisant, jour après jour, de nouvelles formes de domination masculine. Au nom de l’égalité, Marie Duru-Bellat se demande donc s’il ne faudrait pas aujourd’hui « s’émanciper du genre ».

(...)

Dans votre livre, vous affirmez que le succès de la notion de « genre » – concept sociologique qui désigne les rapports sociaux de sexe – s’accompagne d’une exaltation de plus en plus forte des différences hommes-femmes. Paradoxe ?

Oui, il y a là un paradoxe : la parole s’est libérée autour du genre – dans les discours, le terme est d’ailleurs mieux admis que celui de « sexe ». Pourtant, même si le concept de genre souligne la ­distance entre ce que nous sommes et le sexe ­biologique, il continue souvent, de fait, à opposer nettement masculin et féminin, comme s’il se ­contentait de « recycler » le terme de sexe.

S’ajoute à cela un contexte plus global : de nombreux secteurs, ­notamment l’industrie de la beauté, du jouet ou de l’habillement, ont intérêt à ce qu’il y ait deux marchés bien distincts. Il faut aussi noter le rôle de ­l’industrie pornographique, qui prospère sur le spectacle de formes stéréotypées de sexualité opposant nettement les hommes et les femmes. Sans oublier la montée de considérations écologiques : en militant pour le respect de la nature, celles-ci ­ présentent parfois des visions schématiques des ­rôles parentaux, notamment des mères.

(...)

Vous êtes favorable à la féminisation des noms de métiers quand elle encourage les filles à s’orienter vers des carrières traditionnellement masculines, mais vous êtes hostile à l’« écriture inclusive », qui propose d’écrire « chèr.e.s ami.e.s ». Pourquoi ?

Cette question de la féminisation du langage ou des noms de métiers illustre la tension que vivent les ­féministes : elles savent que le genre opprime et que les femmes gagneraient à vivre libérées de ce corset, mais elles savent aussi que, pour faire changer les choses, il faut les mobiliser en tant que groupe et donc les rendre visibles.

Quand on parle à des ­jeunes, il est utile de leur rappeler que les métiers n’ont pas de sexe et de le souligner par une féminisation des noms. Dans la langue française, revenir sur la ­règle selon laquelle le masculin l’emporte sur le ­féminin ne devrait pas faire débat.

En revanche, souligner toujours et partout, même quand cela n’a aucune pertinence, que la personne qui parle ou dont on parle est de sexe féminin, c’est une régression : quand je fais du jardinage ou que je lis un livre, le sexe n’est pas forcément la facette de mon identité que j’ai à l’esprit. Par ailleurs, ne nous faisons pas d’illusions : il y a des langues sans genre, comme le hongrois, et cela ne suffit pas à égaliser la société !

(...)

Propos recueillis par Anne Chemin

A lire dans son intégralité en cliquant ci-dessous

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Christiane Taubira : “On ne se fait pas violer. On est violé” (Vidéo)

23 Octobre 2017 , Rédigé par Télérama Publié dans #Education, #Femme

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