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Vivement l'Ecole!

femme

Debout les femmes...

24 Novembre 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Société, #Femme

Debout les femmes

« Debout les femmes » disponible sur toutes les plateformes

https://39Femmes.lnk.to/DeboutLesFemm...

Pour soutenir les actions de la Maison des Femmes : https://www.lamaisondesfemmes.fr/don

Tous les fonds récoltés sont reversés à la Maison Des Femmes, pour qu’elles puissent en ouvrir d’autres et que leur action perdure.

39 FEMMES : Mayra Andrade - Jennifer Ayache - Nawel Ben Kraiem - Blondino - Brigitte - Karen Brunon – Buridane - Amina Cadelli - Barbara Carlotti - Chat - Les Coquettes - Anaïs Croze - Camille Faure -Alma Forrer - Zaza Fournier - Élodie Frégé - HollySiz - Agnes Jaoui - Mai Lan - Clara Luciani - Luciole - Madjo - Carole Masseport - Inna Modja - Sandra Nkaké - Ornette - Lili Poe - Pomme - Barbara Pravi - Olivia Ruiz - La Grande Sophie - Elisa Tovati - Calypso Valois - Diane Villanueva - Cléa Vincent - Julie Zenatti

Réalisé par Aurélie Saada

Produit par Morgane Prod

Merci à toutes les chanteuses pour leur engagement.

Merci à Monique Wittig , Antoinette Fouque et les Editions des Femmes pour ce texte si puissant, Lauren Bastide et la Poudre pour son combat et l’impulse formidable qu’elle a su nous donner , Florence Jeux et Morgane Prod pour nous avoir permis de mettre cela en image. Un immense merci à Raphael Hamburger pour son studio Saint Germain, Stan de nous avoir enregistrées.

Merci aux musiciens qui nous ont accompagnées : Charlène, Karen, Inor et Disco

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On a lu le dernier livre de Marlène Schiappa et il nous a mis bien mal à l'aise...

28 Mai 2018 , Rédigé par L'Obs Publié dans #Education, #Politique, #Femme

On a lu le dernier livre de Marlène Schiappa et il nous a mis bien mal à l'aise...

Citations extraites du dernier "livre" de Marlène Schiappa - Article de Barbara Krief en lien ci-dessous

"Quand le shampoing coule sur mes épaules, mon ventre, mes jambes, j’en ai partout, je me lave les mains avec ce liquide blanc, je patauge dedans"

"Les gens imaginent que je minaude, ils ne savent pas que je respire mes filles"

"enjeu national. Historique" (Parlant de l'élection d'Emmanuel Macron)

"Comme si pendant des années, des apothicaires avaient tenté de guérir un pays malade en préconisant des saignées et que, enfin, un véritable médecin arrivait avec une poche de sang à transfuser."

'La bienveillance, la gentillesse, l’engagement et la classe naturelle, ses allusions artistiques, son humour ravageur et son sourire irrésistible de 'l’éternel féminin'" (Parlant de Brigitte Macron)

"Moi, j’ai pris la forme de manucure de ma tante Martine [...], le parfum de ma grand-mère Andrée, les gestes tendres de mon arrière-grand-mère Mina [...], la brosse pour se laver le visage de ma première belle-mère, la façon de ma mère de préparer le dîner [...], et sans doute beaucoup trop de choses de mon père pour une femme."

La blondeur et la minceur de sa fille aînée aux "jambes longues et fines", qui pourrait "être mannequin", tandis que la plus jeune a "les bras pleins de pulpe".

"Il y a peu de phénomènes au monde aussi agréables que voir un homme vous rendre un sourire."

"J’aimerais être féministe jusqu’au bout des ongles et vous dire que les garçons, on s’en fiche, mais quelque chose au fond de moi – un reste de mes aïeules romantiques de Corse et d’Italie ou le fait d’avoir trop relu Madame Bovary – m’empêche d’affirmer spontanément que rien ne t’oblige à tomber amoureuse

A son aînée, elle écrit bien : "Ne dépends pas d’un homme. Ni de personne", mais c'est pour rajouter quelques mots plus tard cette injonction :

"Aie des enfants, car c’est la plus belle chose du monde."

Quant à Monsieur Schiappa, il apparaît dans l’ouvrage comme le râleur contrarié de voir sa compagne courir à droite à gauche pour le bien de l’humanité et qu’on n’ose pas déranger pour des "questions de filles" :

"On en parle à maman quand on a nos règles", figure parmi les "règles" qu’elle fait "répéter chaque semaine" à ses filles.

"du côté des modèles masculins, vous avez des parrains, les amis de votre père, mes amis – souvent gays, ce qui n’en fait pas de moins bons modèles masculins"

"Je suis arrivée ici avec un sac à main, sans valise, sans tenue de rechange, sans même une brosse à dents – j’avais utilisé mon seul tailleur-pantalon noir encore en vie après un an de campagne pour le rendez-vous avec le Premier ministre." (Evoquant sa première nuit de ministre à Paris).

"elle est allée s’acheter "des dessous" avec son officier de sécurité dans "le dernier H&M de Paris ouvert jusqu’à minuit"

Barbara Krief

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Ce qu'évoque le mot "femmes" à mes élèves de primaire lorsque je l'écris au tableau...

25 Mars 2018 , Rédigé par Huffington Post Publié dans #Education, #Sociologie, #Femme

Ce qu'évoque le mot "femmes" à mes élèves de primaire lorsque je l'écris au tableau...

Dans ma REPpublique à moi, on essaie d’éduquer, au sens large. Alors on parle des fois des injustices, du racisme, des discriminations. Et des femmes.

Dans ma REPpublique à moi, on essaie d'éduquer, au sens large. Alors on parle des fois des injustices, du racisme, des discriminations. Et des femmes.

Le mot est écrit en très gros sur le TBI (Tableau Blanc Interactif, NDLR). Quelques-uns ont déjà pouffé, à peine la dernière lettre était écrite. Comme si le mot leur faisait peur, tellement il leur est presqu'étranger.

FEMMES

On est le 8 mars, c'est la Journée Internationale pour le Droit des Femmes. Mais ça, je ne leur ai pas encore dit, je voulais juste commencer par les entendre, recueillir ce qui leur passait par la tête. Les pédagogues appellent ça un "recueil de représentations" et comme je suis, aussi, à la pointe des innovations pédagogiques, je dessine une "carte mentale". [Pour les non-initiés, je fais des flèches et j'écris les mots que les élèves me donnent.]

Le premier qui vient, c'est Maman.

J'écris, je ne commente pas.

Le second, c'est maîtresse. Tiens, tiens.

La semaine précédente, alors qu'on travaillait sur l'analyse grammaticale, j'avais essayé de leur faire comprendre la différence entre nature et fonction en leur disant:

"Par exemple, moi, ma fonction, c'est maîtresse, mais ma nature, c'est quoi?"

D'une seule voix, ils avaient tous répondu "Maman".

C'est là que, très calmement, je m'étais dit qu'il faudrait y revenir, longuement, un de ces jours.

Je continue de recueillir leurs représentations.

Fille.

Dame.

Les joues rouges, il y en a un qui tente "poitrine". Il me faut quelques secondes pour rétablir le calme dans la classe, mais j'écris.

Hommes. Ah, il a mis un peu de temps à sortir celui-là, mais il est là. Personne ne se demande ce qu'il fait là, mais il est là.

Il est là et d'un coup, les langues se délient, les bras se lèvent, moins timides, plus assurés.

Mariage.

Enfants.

Maison.

J'arrête là avant que le mot ménage ne sorte et j'observe.

"Femmes, pour vous, donc, c'est maman, maîtresse, fille, dame, poitrine (re-rires), hommes, mariage, enfants, maison. Bien, on va les reprendre un par un ces mots et on va en parler, d'accord?".

Alors on a parlé.

Des femmes, puis des hommes.

Des femmes avec les hommes.

De ce que faisait une femme.

De ce que faisait un homme.

De ce qui les différenciait.

On est revenu à poitrine, (presque) plus personne ne riait.

"Est-ce qu'une femme ne se définit que parce qu'elle a une poitrine?

– Non, maîtresse, une femme aussi, elle se maquille.

– Oui, et elle met des robes.

– Pourtant, je ne mets pas de robe, moi, m'avez-vous déjà vu avec une robe?

– Nooooon!

– Je ne me maquille pas non plus, si?

– Nooooon!

– Alors je ne suis pas une femme?

– (Silence gêné)."

Peu à peu, on a avancé. Tout doucement.

Une femme, ça peut travailler, "comme toi, maîtresse".

Une femme, ça peut décider, "comme la directrice, maîtresse".

Une femme, ça peut ne pas faire la cuisine, jamais.

Rires.

"Pourquoi vous riez?

– Bah maîtresse, à la maison, c'est la maman qui cuisine.

– Chez moi, jamais. Je ne sais pas faire, je suis nulle.

– Ah bon, c'est ton mari qui cuisine?

– Oui."

Trois quarts d'heure se sont écoulés. Je leur ai expliqué qu'aujourd'hui, 8 mars, on célébrait la journée internationale du droit des femmes. Je pensais avoir un peu fait progresser leurs représentations, modestement. Et puis L. a levé le bras:

"Ah oui, maîtresse, je sais ce que c'est la journée des femmes, dans les magasins, ils donnent du maquillage gratuit ce jour-là".

Alors je me suis lourdement assise derrière mon bureau, me disant que j'y reviendrai, que j'y arriverai. Mon portable a sonné.

Un SMS.

PHILDAR: "Pour la journée des femmes, nous vous offrons 30% de réduction sur toutes les laines à tricoter".

Ce billet est également publié sur le blog Ma REPublique.

Ce qu'évoque le mot "femmes" à mes élèves de primaire lorsque je l'écris au tableau...
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L'égalité hommes-femmes s’impose-t-elle par la loi?...

9 Mars 2018 , Rédigé par France Culture Publié dans #Education, #Femme

Le gouvernement veut sanctionner les entreprises de plus de 50 salariés présentant des écarts "injustifiés" de salaires entre les hommes et les femmes. Mais la lutte contre les inégalités doit-elle venir des institutions ? Comment utiliser les lois pour faire changer les mentalités ?

(...)

Hervé Gardette

En savoir plus en cliquant ci-dessous

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Parité Hommes/Femmes... Violences faites aux femmes... Ce qu'en disait et ce qu'a fait la Ministre, de plein exercice, Najat Vallaud-Belkacem...

8 Mars 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Femme

... entre autres très nombreuses interventions et actions

CC

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« L’heure est venue : les activistes rurales et urbaines transforment la vie des femmes ». (Video)

8 Mars 2018 , Rédigé par ONU Publié dans #Education, #Politique, #Femme

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Journée internationale des droits des femmes - Les travaux de la Fondation Jean-Jaurès...

8 Mars 2018 , Rédigé par Fondation Jean-Jaurès Publié dans #Education, #Politique, #Histoire, #Femme

Journée internationale des droits des femmes - Les travaux de la Fondation Jean-Jaurès...

Si le 8 mars est la Journée internationale de droits des femmes, la Fondation fait, de longue date et tous les jours de l’année, de l’égalité entre les femmes et les hommes une priorité. En témoignent sa participation à la 62e session de la Commission de la condition de la femme à l'ONU à New York la semaine prochaine, mais aussi ses nombreux travaux, dont vous trouverez aujourd’hui une sélection de ces derniers mois.

Violences et harcèlement

Viols et violences sexistes : un problème majeur de santé publique, Michel Debout, Jérôme Fourquet, Chloé Morin (enquête, 23 février 2018)

Prévalence et conséquences des violences faites aux femmes, Chloé Morin (note, 23 février 2018)

Les femmes et le harcèlement au travail, François Kraus (note, 28 février 2018)

Sept propositions pour lutter contre le harcèlement sexuel au Parlement européen, Juliette Clavière (note, 11 décembre 2017)

Inégalités

Les enjeux méconnus de l’égalité femmes-hommes dans le système éducatif, Ismail Ferhat, Dominique Meurs (note, 7 mars 2018)

École : le retour à la semaine de quatre jours pénalise les femmes, Emma Duchini, Clémentine Van Effenterre (note, 15 novembre 2017)

Les inégalités femmes-hommes dans la société française, Chloé Morin, David Nguyen (enquête, 30 octobre 2017)

Les inégalités femmes-hommes dans la société française : prise de conscience ?, Nadège Azzaz, Jérôme Fourquet, Dominique Meurs, Marlène Schiappa (vidéo, 9 novembre 2017)

Territoires

Penser la ville pour toutes et tous, Chris Blache (vidéo, 6 mars 2018)

Femmes, villes et territoires : l'exemple de Naples, Ghislaine Toutain, Amandine Clavaud (note, 24 novembre 2017)

International

Droits des femmes : les actions de la Fondation en Europe et dans le monde, Ghislaine Toutain (note, 7 mars 2018)

Quel lien entre les femmes, la santé et le climat ?, Isabelle Blin, Louisa Renoux (note, 6 mars 2018)

La situation des femmes réfugiées et migrantes, Amandine Clavaud (note, 29 septembre 2017)

Femme écrivain en Colombie ? Un combat inachevé, Florence Baillon (note, 16 janvier 2018)

Diane Rwigara, femme politique au Rwanda, Serge Dupuis (note, 6 novembre 2017)

Histoire

Les combats de Simone de Beauvoir et Hélène de Beauvoir se poursuivent aujourd'hui, Françoise Morvan, Claudine Monteil (note, 2 mars 2018)

Marguerite Thibert, femme engagée, Françoise Thébaud, Isabelle Ernot (vidéo, 3 novembre 2017)

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Les enjeux méconnus de l’égalité femmes-hommes dans le système éducatif...

8 Mars 2018 , Rédigé par Fondation Jean-Jaurès Publié dans #Education, #Politique, #Femme

Elle rêve.. Il ambitionne...

Elle rêve.. Il ambitionne...

EXTRAITS

Le système éducatif, malgré son objectif égalitaire et le rôle crucial joué par l’école pour l’atteindre, reproduit lui aussi les inégalités entre les femmes et les hommes, que ce soit du côté des « usagers » (les élèves) ou du côté des « agents » (les enseignants). Analyse avec Ismail Ferhat et Dominique Meurs pour l’Observatoire de l’éducation de la Fondation.

I - L’école et l’égalité genrée : un paradoxe multiple

Les inégalités genrées à l’école sont marquées par un paradoxe. De très nombreux travaux en sciences sociales et une abondante production officielle existent sur le sujet. Peuvent être cités le rapport du Sénat en 2014 sur les stéréotypes scolaires, celui de France Stratégie en 2014, ou encore le travail du Haut Conseil à l’égalité en 2017. C’est un domaine apparemment bien défini, connu des pouvoirs publics et investi par la recherche. Dans le même temps, le système éducatif français est l’un des rares lieux où les filles surclassent les garçons. Du diplôme national du brevet au master, les filles sont systématiquement plus diplômées que les garçons. L’écart s’est même encore accru récemment : 79 % des filles d’une génération ont obtenu le baccalauréat, contre 74 % des garçons en 2012[1]. La sous-performance des garçons explique ainsi le fait que la France soit toujours (légèrement) en dessous des 80 % d’une classe d’âge au baccalauréat.

Pourtant il faut se garder de croire que le problème est « réglé » pour l’école et que l’égalité est « déjà là ». Le système éducatif, malgré son objectif égalitaire et le rôle crucial joué par l’école pour l’atteindre, reproduit comme le reste du corps social les inégalités genrées. Celles-ci vont se manifester de manière déterminante dans les choix de filières : les garçons sont ultra-majoritaires dans les écoles d’ingénieurs et d’informatique, les filles dans les filières littéraires. Mais ces déterminants peuvent changer : depuis le début des années 2000, les filles représentent 60 % des étudiants en deuxième année de médecine.

Si les choix genrés de spécialisation scolaire sont bien suivis et connus, d’autres aspects des inégalités entre les femmes et les hommes restent des angles peu éclairés, voire absents, de l’analyse du système éducatif. Le premier aspect concerne les disparités territoriales et leurs impacts sur les différences genrées ; le deuxième, la question des différences de carrière des femmes et des hommes dans l’Éducation nationale, soit 1,1 million de personnes[2]. Avec l’idée selon laquelle le statut de fonctionnaire, accompagné d’une définition commune des indices de traitement pour un poste donné, interdit toute inégalité de salaire non justifiée entre les femmes et les hommes, on laisse ainsi de côté le fait que les carrières sont différentes et que les postes les mieux classés sont majoritairement occupés par des hommes dans un domaine où les femmes représentent près de 80 % des effectifs.

Nous proposerons ici un rappel de ces deux inégalités laissées à l’arrière-plan. Le premier point est celui des usager(e)s du système éducatif, le deuxième est celui des personnels du système éducatif et la hiérarchie genrée qui le caractérise.

II - Les usagers

Au niveau local, les inégalités de genre pèsent lourdement dans certaines difficultés éducatives. Une récente note de la Fondation Jean-Jaurès montrait combien les réformes de rythmes scolaires pèsent sur l’emploi et le temps de vie des femmes[3]. Ceci se traduit d’ailleurs de manière différenciée : les familles de milieu favorisé, plus libres dans leur gestion du temps, s’accommodaient du mercredi libre, mais les femmes cadres ont massivement augmenté leur travail le mercredi lors du passage à 4 jours et demi. Les femmes des milieux populaires (et les familles issues de l’immigration), plus contraintes dans leurs horaires de travail, défendaient tendanciellement la réforme des rythmes effectuée en 2013[4]. C’est une question d’autant plus sensible que, depuis la rentrée scolaire de 2017, les communes ont le choix entre 4 jours et 4,5 jours. De fait, les communes rurales ou celles moins dotées financièrement ont massivement fait le choix du retour à la semaine de 4 jours, avec probablement comme conséquence une dégradation des conditions d’emploi des femmes avec le plus de rigidité des horaires.

Autre élément affectant les usagers et les usagères, les territoires en difficulté scolaire sont aussi ceux, tendanciellement, où les garçons réussissent le moins[5]. Ces inégalités territoriales de genre à l’école se rejoignent avec le développement des stéréotypes. Dans les établissements dégradés, certains élèves masculins créent une construction identitaire dévalorisant le travail scolaire[6] : le « bouffon »/« bolosse » est le bon élève sous-valorisé, voire stigmatisé. Or, la politique de vie scolaire aboutit au fait que les garçons sont massivement sanctionnés : sur un échantillon des collèges de Bordeaux dans le cas de l’étude de Sylvie Airal, 80 % des sanctions sont attribués aux garçons. Ceci conforte cela pour des raisons d’ailleurs légitimes (ne pas laisser impunies les violations de la norme scolaire). Or, la force de ces stéréotypes genrés dans certains établissements nourrissent en retour des inégalités réelles. Un exemple inquiétant peut être évoqué :  plus les filles sont minoritaires en lycée professionnel, plus elles risquent d’être victimes de violence scolaire[7].

(...)

Le rapport de 2016 souligne le rôle des fonctions locales des personnels éducatifs dans les trajectoires de promotions internes[13]. La première fonction des responsabilités éducatives, la direction d’école primaire, se situe ainsi dans un milieu professionnel à 85 % féminin et ne constitue pas une fonction hiérarchique. En revanche, elle peut constituer un tremplin pour des évolutions de carrière dans le premier degré. Or, cette fonction surreprésente nettement les hommes (il y a 74 % de femmes dans les directions d’école). Le plafond de verre commence donc très tôt, dès la première marche de la promotion interne de l’Éducation nationale. Pour rétablir les équilibres, il est nécessaire de comprendre pourquoi si peu de femmes acceptent de franchir cette marche et laisse leurs collègues masculins prendre ces responsabilités. Il est très probable que, comme dans le reste de l’économie, les freins aux carrières sont à chercher du côté de l’articulation entre vie familiale et vie professionnelle, et la difficulté pour les mères, dans le schéma traditionnel de partage inégal des tâches au sein du ménage, à concilier les deux lorsque les responsabilités – et les temps de réunions – augmentent. Les politiques volontaristes de quota, même si elles ne sont pas inutiles pour les postes à haute visibilité, ne peuvent pas à elles seules rétablir les équilibres. Il serait d’autant plus important de rééquilibrer la hiérarchie éducative que l’éducation des filles et des garçons à l’égalité se joue aussi dès les premiers pas dans l’école.

Ismail Ferhat, Dominique Meurs

L'article complet est à lire en cliquant ci-dessous

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La condition féminine à la télévision scolaire...

8 Mars 2018 , Rédigé par BNF - Gallica Publié dans #Education, #Histoire, #Femme

La condition féminine à la télévision scolaire...

EXTRAIT

Femmes en images, images de femmes… A l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, Réseau Canopé, bibliothèque partenaire de Gallica, vous présente le rôle de la télévision scolaire comme outil d’émancipation et de réflexion sur la condition féminine dans les années soixante.

Dès les années 1960, la télévision scolaire a produit, en dehors des films sur l'enseignement des disciplines, des émissions sur la société dans toutes ses dimensions. La collection "Civilisations", en particulier, avait pour objectif d'initier les jeunes aux aspects politiques, économiques et sociaux du monde contemporain. La question de la condition féminine s'invite très naturellement dans le débat. C'est ainsi qu'en 1967, France Ngo-Kim et Louis-Paul Letonturier produisent une série intitulée "La femme dans la société occidentale".

"Civilisations"

La série se consacre à la femme dans l'histoire et dans le monde et contribue à un état de la question de la condition féminine, point de départ de nombreux débats en classe et hors la classe :

Partout dans la presse, à la radio, à la télévision, dans la littérature, au parlement, on aborde d’un point de vue ou d’un autre ce qu’on appelle la question féminine, ou encore l’invasion féminine et même la révolution féminine. Dans l’éducation nationale, plus de la moitié des instituteurs et professeurs sont aujourd’hui des femmes […]. Bref tout le monde en parle ! La femme fait problème ou mieux pose un problème apparemment particulier à l’intérieur de chaque problème (conflits de générations, conflits du travail, démocratisation de l’enseignement et égalité d’accès aux carrières…)

Coup d’œil sur les séries, avril 1968

(...)

Dominique Armand

Suite et fin à lire, voir et entendre en cliquant sur le lien ci-dessous

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FEMMES EN POLITIQUE - Aux portes du pouvoir ? Le défi de la participation des femmes à travers le monde... (Video)

11 Février 2018 , Rédigé par Femmes d'Histoire Publié dans #Education, #Politique, #Femme, #Histoire

 

Table ronde

Le défi de la participation des femmes à travers le monde

Participantes :

Najat VALLAUD-BELKACEM

Ministre des Droits des femmes et porte-parole du gouvernement de Jean Marc AYRAULT de 2012 à 2014. Ministre des Droits des femmes dans le gouvernemenmt de Manuel VALLS en avril 2014, elle a été également ministre de la ville, de la Jeunesse et des Sports. Elle a été la première femme à détenir le portefeuille de Ministre de l'Education Nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche (d'août 2014 à mai 2017 dans le deuxième gouvernement de Manuel VALLS)

Maud RITZ, responsable des opérations à l’Organisationdes Nations Unies Femmes France. Fonctions dans des O.N.G féministes, à ONU Femmes au Mexique, au Conseil Supérieur de l’Égalité Professionnelle (C.S.E.P), puis au cabinet de l’ancienne ministre des Familles, de l’Enfance et des Droits des femmes, Laurence Rossignol

Elen DEBOST, adjointe au maire du Mans Europe Ecologie les Verts, déléguée à la jeunesse et conseillère départementale, écoféministe.

Nabila MOUNIB

Universitaire, chercheuse, docteure et professeure en endocrinologie à l’Université Hassan II de Casablanca et femme politique marocaine.

Actuelle Secrétaire Générale du Parti Socialiste Unifié Marocain. Première femme élue à la tête d’un parti politique au Maroc

Ariane CHEMIN, grand reporter au journal Le Monde.

Auteure. Derniers ouvrages :  Les Strauss-Kahn, avec Raphaëlle Bacqué (Albin Michel, 2012). Le mauvais génie, avec Vanessa Schneider (Fayard, 2015), prix Bernard Mazières du livre politique. Mariage en douce

Et d'autres vidéos en cliquant ci-dessous

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