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Vivement l'Ecole!

femme

"Faut-il purifier la culture" - France Info (Avec Najat Vallaud-Belkacem à partir de 15 minutes 45 secondes)

6 Mars 2020 , Rédigé par France Inter Publié dans #Femme, #Culture

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Egalité des sexes - Bilan et perspectives... Najat Vallaud-Belkacem en Sorbonne le mardi 17 mars, 18/20h

25 Février 2020 , Rédigé par Groupe Socialiste Universitaire de la Sorbonne Publié dans #Femme

Egalité des sexes - Bilan et perspectives... Najat Vallaud-Belkacem en Sorbonne le mardi 17 mars, 18/20h

Le 18 décembre 2019, Christina Koch devenait officiellement la femme ayant passé le plus de temps dans l’espace en continu. Son retour, le 6 février 2020, était ainsi l’occasion pour l’ensemble du monde scientifique de saluer une avancée majeure en matière d’égalité des sexes. Elle-même déclarait : « Mon plus grand espoir pour ce record est qu’il soit dépassé aussi vite que possible, puisque cela signifierait que nous continuons à repousser ces limites. ».

Ces limites, si elles sont l’objet d’une remise en question de plus en plus fréquente dans la majorité des domaines, ne peuvent en effet être ignorées : le record de Koch est honorable, mais c’est bel et bien un homme, Valery Polyakov, qui occupe la première place toutes catégories confondues (438 jours consécutifs contre « seulement » 328 pour Koch). Aujourd’hui encore, les femmes doivent se battre pour justifier leur place lorsqu’elles occupent une position importante.

Notre invitée, Mme Najat Vallaud-Belkacem, en est la preuve vivante : par son témoignage, elle nous permet de faire un bilan sur le combat pour l’égalité des sexes. Tant par son parcours que par les idées qu’elle porte, elle offre au débat actuel sur le féminisme un exemple de la combativité qui va de pair avec une fonction de premier plan pour une femme.

Porte-parole de Ségolène Royal, puis de François Hollande, conseillère régionale puis présidente de la commission culturelle, elle devient ensuite conseillère municipale à Lyon avant d’accéder aux postes ministériels prestigieux qu’on lui connaît sous les gouvernements de Jean-Marc Ayrault, Manuel Valls, puis Bernard Cazeneuve. Si un tel parcours inspire le respect, il permet aussi de comprendre que si la société est plus encline à favoriser l’égalité, cette dernière reste cependant l’enjeu d’un combat quotidien. Insultes et dévalorisations récurrentes jonchent une carrière politique placée sous le signe d’une lutte pour la reconnaissance d’idées fortes, comme l’égalité des chances ou le droit à l’éducation pour tous.

C'est pourquoi le Groupe Socialiste Universitaire vous invite à partager l'honneur de cette rencontre, organisée sous la forme d'une conférence à laquelle vous êtes toutes et tous conviés !

📣 Événement ouvert à toutes et à tous, dans la limite des places disponibles.

⚠️ Ouverture de la billetterie le dimanche 8 mars à 20H.

Rendez-vous le 17 mars en Sorbonne !

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Violences faites aux femmes - Najat Vallaud-Belkacem réagit/France Info

25 Novembre 2019 , Rédigé par France Inter Publié dans #Femme

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Annonce d'une formation obligatoire sur l'égalité entre les filles et les garçons - Une opération de com'...

25 Novembre 2019 , Rédigé par France info Publié dans #Education, #Femme

Annonce d'une formation obligatoire sur l'égalité entre les filles et les garçons - Une opération de com'...

"Je crains une opération de com'" : des enseignants réagissent à l'annonce d'une formation obligatoire sur l'égalité entre les filles et les garçons

Le Premier ministre a fait cette annonce lundi, lors de la clôture du Grenelle sur les violences conjugales.

"C'est encore une mission que l'on ajoute aux nombreuses missions des enseignants, soupire Omar, professeur d'histoire-géographie dans les Yvelines. L'école, ce n'est pas une institution à tout faire, à pallier les manques de la société." Cette "nouvelle mission", qu'Omar regarde avec scepticisme, a été annoncée, lundi 25 novembre, par Edouard Philippe lors de son discours de clôture du Grenelle contre les violences conjugales. "Nous allons proposer aux enseignants une formation qui sera désormais obligatoire durant leurs études, puis de manière continue, sur l'égalité entre les filles et les garçons", a déclaré le Premier ministre. Et le chef du gouvernement de poursuivre : "Il faut enseigner des principes, des façons d'exprimer, des façons de détecter ou de répondre."

Justement, sur le principe, les enseignants contactés par franceinfo saluent la mise en place prochaine de cette formation. Tous doutent néanmoins de sa faisabilité. "L'idée est bonne, juste et pertinente, mais les moyens risquent de ne pas être à la hauteur", assure Omar, qui craint des "dispositifs qui risquent d'être de la cosmétique". Lucile, professeure de philosophie dans un lycée de l'Aveyron, s'interroge aussi sur les conditions de mise en œuvre de la formation : "Est-ce que cela va se réduire à une vidéo ou à une demi-journée de formation ? Parce que je ne suis pas sûre que cela suffise à faire évoluer les mentalités." Comme Omar, Lucile espère qu'il ne s'agira pas seulement d'un effet d'annonce. "Après la marche du 23 novembre, je crains une opération de com'", explique-t-elle.

"Comment fait-on pour former tout le monde ?"

Du côté des syndicats, même inquiétude. "C'est toujours bien, les grandes intentions, et c'est essentiel, l'égalité entre les hommes et les femmes, mais quelle application réelle ? Comment fait-on pour former tout le monde alors qu'il y a 800 000 enseignants en France", pointe Jean-Rémi Girard, président du SNALC (Syndicat national des lycées et des collèges). Ce dernier alerte aussi sur les programmes très chargés en formation initiale : "On a tellement de choses à transmettre. Il faut s'assurer de la maîtrise du programme, des différents enseignements, de la didactique, de la gestion de classe... A un moment donné, comment fait-on pour tout faire rentrer dans les maquettes de formation ?"

"On demande tellement à l'école, on a l'impression qu'on empile des injonctions.Jean-Rémi Girard, président du SNALC à france info"

"A force d'avoir des formations institutionnelles imposées, les enseignants ne peuvent plus se former eux-mêmes", dénonce aussi Jean-Rémi Girard. Le syndicaliste espère aussi que l'on ne mettra pas de côté tout le personnel éducatif. "Il faut former les CPE, mais aussi les profs contractuels. Or, on ne les forme déjà pas à enseigner alors qu'ils sont de plus en plus nombreux !"

Pourtant, le sujet de l'égalité entre les femmes et les hommes n'est pas absent de la formation des enseignants. Depuis la loi de refondation de l'école de 2013, l'éducation à l'égalité fait partie intégrante de la formation initiale. Mais, selon un rapport du Haut Conseil à l'égalité femmes-hommes (HCE) de février 2017, relayé par Le Monde en 2018, "seulement la moitié des personnes qui travaillent dans les établissements scolaires bénéficient d'une formation à l'égalité. Pour les futurs enseignants, celle-ci reste le plus souvent optionnelle et surtout très variable d'une ESPE (Ecoles supérieures du professorat et de l'éducation) à l'autre". Concrètement, "une école sur deux considère avoir formé 100% de ses étudiants pour un volume horaire variant de 2 à 57 heures annuelles", indique le rapport. C'est pire en formation continue. Seulement 1% des journées de formation porte sur cette thématique.

Des disparités entre enseignants sur cette question

Noémie, 25 ans, enseignante en CE2, CM1 et CM2 et directrice d'école dans l'Aube, a eu la chance d'être formée sur ces questions. "Cela m'a donné des clés pour aborder ces sujets avec les élèves, savoir trouver les bons mots, avoir le bon discours", explique-t-elle. La jeune femme aborde désormais chaque année cette thématique avec ses élèves. 

"L'année dernière, on avait une affiche d'une artiste qui disait que les petits garçons peuvent pleurer. On a aussi parlé du 8 mars ou des stéréotypes véhiculés dans les Disney ou les catalogues de Noël.Noémie, enseignante en primaire à france info"

L'annonce du Premier ministre va, pour elle, dans le bon sens. "C'est une bonne chose de poursuivre sur cette lancée-là, les mentalités évoluent."

Plus âgés, Lucile et Omar n'ont, eux, eu droit à aucune formation. Et ils en perçoivent aujourd'hui les manques. "Ce que l'on peut rencontrer, c'est des réflexions sexistes de la part de certains garçons, rapporte Omar. On ne sait pas forcément si ce sont des réflexions sexistes ou des provocations. On demande alors aux élèves de se taire. On gagnerait à être formés." 

Lucile, qui se présente comme féministe, est très sensibilisée à ces questions. "Il faut que tout le monde soit formé pour détecter les violences et avoir le bon discours." Cette enseignante regrette aussi l'attitude de certains de ses collègues : "Nous avons eu des discussions houleuses sur les filles qui venaient en short au lycée. Ils parlaient toujours des vêtements des filles et ne disaient rien sur les garçons qui faisaient du sport torse nu." Elle attend maintenant avec impatience les modalités d'application de l'annonce du Premier ministre : "Sur le principe banco, mais il faut que cela soit vraiment efficace". 

Margaux Duguet

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Agressions sexuelles : « L’éducation nationale garantit l’omerta et l’impunité aux agresseurs, qu’ils soient élèves ou personnels »

25 Novembre 2019 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education, #Femme

Agressions sexuelles : « L’éducation nationale garantit l’omerta et l’impunité aux agresseurs, qu’ils soient élèves ou personnels »

EXTRAITS

Des élues et des responsables syndicales dénoncent, dans une tribune au « Monde », les violences sexistes et sexuelles au travail dans l’éducation nationale, l’enseignement supérieur et la recherche.

Dans un discours prononcé le 25 novembre 2017, Emmanuel Macron prenait l’engagement solennel que son gouvernement ferait de la lutte contre les violences sexuelles et sexistes au travail la « grande cause de son quinquennat ». Plus de deux ans après, les faits démentent le discours. Les enseignantes seront dans la rue le 23 novembre à l’occasion de la journée de lutte contre les violences faites aux femmes.

Dans un collège de Villejuif (Val-de-Marne), en mai 2019, une enseignante demande au rectorat de la protéger suite à la plainte qu’elle dépose pour viol contre un collègue. Dans un collège d’Epinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis), neuf enseignantes demandent, en juin 2019, à leur hiérarchie de les protéger d’une situation de harcèlement sexuel qui perdure pour certaines d’entre elles depuis plusieurs années.

Dans un collège à Toulouse (Haute-Garonne), à la fin du mois d’octobre 2019, une assistante d’éducation dénonce auprès du rectorat des viols perpétrés par des collégiens sur des collégiennes aux alentours de leur établissement. Dans un grand lycée de Nancy (Meurthe-et-Moselle), en octobre 2019, un enseignant a été placé en détention préventive pour des faits de harcèlement, d’agressions et de viol sur des élèves. Les faits, dont certains remontent à 2012, avaient alors été classés sans suite.

(...)

Un devoir d’exemplarité

Dans l’accord contre les inégalités entre les femmes et les hommes dans la fonction publique, il est écrit explicitement que les employeurs publics ont un devoir d’exemplarité en matière de lutte contre les violences sexistes et sexuelles et qu’il leur est demandé un principe de tolérance zéro. Or le ministère de l’éducation nationale n’a toujours pas mis en place de négociations pour rendre ses mesures effectives dans des textes réglementaires.

Toutes les six minutes, une femme subit un viol ou une tentative de viol. Quand elles trouvent le courage de porter plainte, dans 70 % de cas elle est classée sans suites, et quand elle est instruite, les crimes sont souvent déqualifiés en agressions sexuelles. Le ministre de l’éducation nationale est directement responsable de la santé et de la sécurité des personnels qui travaillent dans son administration et de celles des élèves. Il doit mettre en œuvre sans délai une véritable politique de lutte contre les violences faites aux femmes.

(...)

Nous exigeons que cesse cette culture du viol qui veut que les victimes, à défaut d’être secourues et assistées, soient rendues coupables. Nous exigeons la mise en place de formations contre la culture du viol et sur le consentement, tant pour les personnels que pour les élèves et étudiant-e-s, ainsi que la mise en place de cellules d’écoute et de cellules psychologiques pour soutenir les victimes.

Des mesures conservatoires immédiates

Nous exigeons des mesures effectives de protection des victimes, aujourd’hui contraintes de choisir entre côtoyer quotidiennement leur agresseur ou quitter leur poste ou l’établissement dans lequel elles suivent leur scolarité ou font leurs études. Nous exigeons que des procédures disciplinaires à l’encontre des agresseurs soient engagées indépendamment de plaintes pénales, comme le prévoit la loi et que les victimes soient protégées et puissent occuper leur poste ou poursuivre leur scolarité dans des conditions sereines.

Nous exigeons que des mesures conservatoires immédiates soient prises à l’encontre des membres de l’institution ayant laissé dégénérer cette situation, qu’ils appartiennent ou non à l’établissement. Nous exigeons que les victimes ayant dénoncé cette situation ne subissent aucune forme de pression et bénéficient immédiatement de la protection fonctionnelle à laquelle elles ont droit.

(...)

Signataires : Sophie Abraham (chargée des questions femmes au SNUipp-FSU), Sylvie Aebischer (CGT-Educ’action, représentante au CSE), Lisa Badet (vice-présidente de la FIDL), Cendrine Berger (secrétaire générale de la CGT-Ferc Sup), Marie Buisson (secrétaire générale de la Ferc-CGT), Louise Bihan (commission antipatriarcat de Solidaires étudiant-e-s syndicats de luttes), Luce Desseaux (chargée des questions femmes au SNUipp-FSU), Sigrid Gérardin (cosecrétaire générale Snuep-FSU), Janique Guiramand (secrétaire nationale de SUD-Recherche EPST), Pauline Guittot (représentante SUD-Education en CAPN), Louise Gury (cosecrétaire fédérale SUD-Education, représentante au CSE), Armelle Mabon (SUD-Education), Mélanie Luce, présidente de l’UNEF, Francette Popineau (cosecrétaire générale SNUipp-FSU), Héloïse Moreau (présidente de l’UNL), Emmanuelle Puissant (CGT-Ferc Sup), Cécile Quantin (SUD-Education), Christèle Rissel (secrétaire nationale de la CGT-Educ’action), Anne Roger (cosecrétaire générale Snesup-FSU), Frédérique Rolet (secrétaire générale SNES-FSU), Aurélia Sarrasin (secrétaire nationale SNES-FSU), Fatna Seghrouchni (cosecrétaire fédérale SUD-Education) Valérie Sipahimalani (secrétaire générale adjointe SNES-FSU), Josiane Tack (secrétaire générale du SNTRS-CGT), Maud Valegeas (représentante SUD-Education au CSE), Charlotte Vanbesien (secrétaire fédérale de la Ferc-CGT), Sophie Vénétitay (secrétaire générale adjointe SNES-FSU), Isabelle Vuillet (secrétaire nationale de la CGT-Educ’action).

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#NousToutes - Les personnalités s'engagent... (Vidéo)

23 Novembre 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Femme

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Féminisme, Orient et Occident...

16 Novembre 2019 , Rédigé par Chronik Publié dans #Femme

EXTRAIT

Philosophe, spécialiste du féminisme, Soumaya Mestiri est l’auteure de « Décoloniser le féminisme : une approche transculturelle » (éd. Vrin). Un essai dans lequel le féminisme se conjugue au pluriel, y compris dans le monde arabo-musulman. Soumaya Mestiri soumet les catégories classiques des divers courants féministes (du Nord et du Sud), qui procèdent de l’opposition matricielle « universalisme/différencialisme », à une analyse critique. La professeure de philosophie de l’université de Tunis trace ainsi le chemin d’un « féminisme de la frontière », « transversal », qui ne renie pas l’idée d’un « féminisme commun », mais qui ne saurait se réduire à un féminisme occidental dont la prétention à l’universalité et à l’hégémonie est plus questionnée que jamais.

  • L’on voit apparaître depuis quelques années des critiques du féminisme occidental et des « concurrents » à celui-ci. De quelles évolutions cela résulte-t-il ?

Ce tournant critique, si l’on peut dire, n’est pas tout à fait récent si l’on part du principe que les critiques du féminisme dit occidental ont d’abord été portées par des féministes occidentales. Il correspond peu ou prou à ce que l’on appelle la deuxième vague féministe qui, aux États-Unis par exemple, commence au début des années 1970 avec le Manifeste de Combahee River. Cette deuxième vague est une vague identitaire et culturaliste, au sens objectif du terme, en ce qu’elle n’est plus simplement intéressée par une égalité arithmétique entre Homme et Femme – qui se traduit par exemple par des revendications pour l’égalité civile ou pour la dénonciation de l’androcentrisme du capitalisme d’État – mais par la subversion de ce type de monolithes conceptuels qui régissaient jusqu’alors les luttes politiques et sociales. Il n’y a pas une Femme unique, sorte de modèle qui générerait des clones ad libitum, mais des femmes, avec un vécu à chaque fois différent, des revendications multiples et parfois opposées. Il ne s’agit plus, en quelque sorte, de rechercher la justice mais l’équité entendue sur le mode de la reconnaissance. À ce titre, l’apport de la juriste africaine-américaine Kimberlé Crenshaw a été fondamental. En pensant la domination comme un jeu dynamique d’intersections au carrefour de catégories sexuelles, ethniques, socio-économiques, etc., plutôt que comme un état immuable et universel qui serait le lot commun de toutes les femmes opprimées, Crenshaw a indéniablement posé les jalons du féminisme différentialiste.

Progressivement, plusieurs types de féminisme en sont venus à se réclamer de cette veine différentialiste. Elle-même s’est divisée en familles comme le féminisme postcolonial, le féminisme décolonial, le féminisme maternaliste, l’écoféminisme, etc., avec un certain nombre de sous-familles qui peuvent ou non venir se subsumer à l’une ou l’autre des familles-mères, avec plus ou moins de facilité. Ainsi par exemple, le féminisme chicanos est un féminisme clairement décolonial tandis que le féminisme communautaire qui existe dans certains pays d’Amérique Latine à forte population indienne peut être considéré soit comme un avatar de l’écoféminisme soit comme un féminisme décolonial. Le féminisme musulman, par ailleurs, peut être conçu soit comme une dérivation possible du féminisme postcolonial, soit comme une manifestation du féminisme décolonial. Quoi qu’il en soit, tous ces féminismes posent le caractère irréductible d’un certain nombre de loyautés et d’attachements à chaque fois particuliers qu’il ne saurait être question de sacrifier au nom de valeurs dites « républicaines ».

(...)

Entretien réalisé par Margot Holvoet

Chronik & Vrin organisent une Rencontre autour de Soumaya Mestiri,

RDV lundi 18 novembre, 18h30, Librairie Vrin, 6 Place de la Sorbonne

Suite et fin en cliquant ci-dessous

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Violences faites aux femmes : « La tolérance sociale, principale alliée du scandale » - Najat Vallaud-Belkacem

26 Novembre 2018 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Société, #Femme

https://www.huffingtonpost.fr/2018/02/22/najat-vallaud-belkacem-a-trouve-un-deuxieme-job-chez-ipsos-cette-fois_a_23368148/

https://www.huffingtonpost.fr/2018/02/22/najat-vallaud-belkacem-a-trouve-un-deuxieme-job-chez-ipsos-cette-fois_a_23368148/

EXTRAITS

Si le mouvement #Meetoo a permis de libérer la parole, elle reste toujours sujette à caution, estime Najat Vallaud-Belkacem dans une tribune au « Monde ». S’appuyant sur une enquête d’Ipsos, elle montre que le relativisme qui imprègne encore les sociétés occidentales demeure un frein pour éradiquer ce fléau.

Tribune. Triste rendez-vous que ce 25 novembre, comme chaque année, sur le calendrier, impassible et sinistre, des violences quotidiennes faites aux femmes. Qui jamais ne semble devoir s’interrompre. Dans notre pays, tous les trois jours, une femme meurt sous les coups de son conjoint ; toutes les sept minutes, une autre subit un viol ; tous les ans, 200 000 femmes sont victimes de violences physiques et sexuelles.

Et si ces chiffres ne suffisent à eux seuls à dire la permanence de l’horreur, alors observons un peu plus loin l’imagination sans borne de sociétés violentes, jusqu’à la nausée, à l’égard toujours des mêmes. On savait les mutilations génitales, mariages précoces, prostitution, et autre « panoplie » de souffrances imposées aux femmes.

On dit moins les pratiques « traditionnelles » sous couvert de « culture » qu’il faut savoir combattre avec la même détermination que nous avons combattu l’excision : ces veuves à qui l’on impose encore de dormir avec le corps du défunt et de boire l’eau avec laquelle on a lavé son corps ; ces jeunes femmes violées contraintes d’épouser leur agresseur ; ces filles à la fertilité testée par des inconnus avant d’être autorisées à se marier…

Pas de place pour le relativisme

Il n’y a place ni pour le relativisme ni pour la condescendance en la matière, si toutes les violences ne se ressemblent pas, la tolérance sociale, principale alliée du scandale, continue d’exister là-bas comme ici. Comme sur une autre planète, il faut entendre depuis plus d’un an certains commentateurs s’émouvoir qu’on « aille trop loin dans le grand déballage #Meetoo ».

Perception spontanée ou impactée par ces propos à l’emporte-pièce ? Voilà que selon une étude récente effectuée par Ipsos, (« International Women’s Day : Global misperceptions of equality and the need to Press for Progres », voir lien PDF), un homme français sur cinq, et un homme américain sur trois, pense en effet que les femmes « exagèrent souvent les cas de viol ou violences » qu’elles rapportent. La parole se libère certes, pas toujours les oreilles et les yeux de celles et de ceux qui ne mesurent pas la dureté de cette violence quotidienne et tristement ordinaire.

Ni des chaînes d’informations en continu qui, trop occupées à couvrir les faits d’armes de casseurs sur les Champs-Elysées, en oublient purement et simplement d’évoquer une manifestation pourtant massive le même jour pour dénoncer ces violences.

Ainsi nous serions allés trop loin dans le déballage ? vraiment ? Observons la réalité crue pour changer, que nous dit-elle ? Qu’en dépit des progrès indéniables de la loi, de l’implication des professionnels, des numéros d’urgence mis en place, le jour espéré où il suffira qu’une violence faite à une femme, en particulier dans un cadre familial, soit connue, pour qu’elle cesse immédiatement sous la réprobation générale de l’entourage, des témoins indignés, est loin d’être arrivé.

(...)

Pourquoi manifester si peu de soutien public aux associations qui chaque jour – et pas seulement le 25 novembre – militent pour faire changer et appliquer la loi, dénoncent les moyens ou les formations insuffisantes de services publics indispensables (police, justice, services sociaux), refusent le silence et la résignation ? Ce sont elles les porte-voix des murmures de nos milliers de confidentes.

Najat Vallaud-Belkacem est ancienne ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche d’août 2014 à mai 2017.

Najat Vallaud-Belkacem (Directrice générale Affaires internationales, Groupe Ipsos)

La tribune est à lire dans son intégralité en cliquant ci-dessous (Pour abonnés)

Texte intégral à lire en cliquant ci-dessous

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Aux femmes...

24 Novembre 2018 , Rédigé par christophe Publié dans #Femme

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