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Vivement l'Ecole!

femme

Balançons les porcs mais éduquons les hommes... - Par Christophe Chartreux

7 Août 2022 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Femme

Balançons les porcs mais éduquons les hommes... - Par Christophe Chartreux
Me revient en mémoire une élève de 4e, très "lookée", très "fashion victim", convoquée par la CPE qui lui signifia devoir modifier radicalement sa manière de s'habiller.
Devant l'incompréhension de la jeune fille, à qui il n'avait jamais été fait aucun reproche et qui n'avait pas signalé de comportements agressifs ou inconvenants de la part des garçons sous prétexte de robes trop près du corps ou de jupes considérées comme trop courtes, elle s'entendit répondre:
"Mais enfin mademoiselle, vous êtes tout simplement provocante !"
Elle revint le lendemain et tous les jours qui suivirent en jean, comme toutes les autres. L'uniforme qui cache.
Pourquoi avoir exigé de cette jeune fille qu'elle change sa tenue ? Comme si c'était elle la "coupable de vouloir aguicher" les pré-adolescents qui l'entouraient. A aucun moment ne m'est venu à l'esprit de demander qu'on éduque plutôt le regard des garçons sur les filles. J'aurais du...
Me revient aussi en mémoire cette réflexion que m'avait faire un jour, il y a quelques années, un étudiant croisé lors d'une réunion politique portant sur l'égalité Homme-Femme.
"Le vêtement "féminin" est parlant, explicite même. Il est naturellement tentateur."
Constatant mon étonnement, mon incompréhension, il poursuivit:
"Une jupe, une robe, un décolleté... Autant de "vêtements ouverts" quand l'homme, lui, ne porte que des pantalons et des chemises cravates... Des "vêtements fermés". C'est bien la preuve que les femmes seront toujours - je cite, évidemment - "des opportunités à conquérir ."
Je pense urgent d'éduquer les garçons et les hommes. Très urgent !
Non, ce n'était pas à cette élève de 4e de changer de tenue et d'accepter ainsi sa "culpabilité" supposée.
Non, jupes et robes ne sont pas des signaux envoyés aux hommes. Une femme, toutes les femmes, doivent avoir le droit de choisir d' ETRE ce qu'elles sont sans que cela signifie l'acceptation silencieuse de toutes les agressions.
Balançons les porcs mais éduquons les hommes... Le plus tôt sera le mieux...
Christophe Chartreux
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"La pauvreté est sexiste" - Najat Vallaud-Belkacem (Vidéo)

1 Août 2022 , Rédigé par 50/50 Magazine Publié dans #Droit des femmes, #Feminisme, #femme

Najat Vallaud-Belkacem fut ministre des Droits des Femmes de 2012 à 2014. Aujourd’hui elle est directrice pour la France de l’ONG ONE, une ONG co-fondée par le chanteur Bono, qui lutte contre l’extrême pauvreté et les maladies évitables. Pour Najat Vallaud-Belkacem, la pauvreté touche majoritairement les femmes de tous les continents, la pauvreté est sexiste !

L’ancienne ministre donne quelques exemples de la précarité des femmes. Ainsi, elles ne possèdent que 3% des terres agricoles alors qu’elles sont très nombreuses à travailler la terre. De plus, la crise du COVID a fortement impacté le travail des femmes, par exemple aux Etats-Unis ce sont essentiellement elles qui se sont retirées du marché du travail.

Les politiques publiques doivent agir afin que les inégalités entre les femmes et les hommes ne se perpétuent pas.

Le Forum Génération Égalité qui s’est déroulé Paris du 30 juin au 2 juillet 2021 a lancé des actions concrètes visant à réaliser des progrès d’égalité entre les femmes et les hommes.  Najat Vallaud-Belkacem regrette la faible couverture médiatique de ce projet ambitieux qui a mené à la création d’un fond de 40 milliards de dollars pour les pays en développement sur les questions d’égalité entre les femmes et les hommes.

« Pour One, si une solution existe à un problème, il n’est pas possible de ne rien faire. C’est pourquoi, sans être une ONG de terrain, nous agissons par le plaidoyer auprès des Etats les plus riches pour qu’ils décident de politiques publiques d’aide au développement. Nous avons ainsi créé un Fond global de lutte contre les maladies évitables qui rapporte aujourd’hui, tous les trois ans, 15 milliards de dollars, c’est énorme ! Nous l’avons ensuite complété par le Fond mondial pour l’éducation, et les considérons comme nos deux réussites. Notre action est donc d’informer et de faire ensuite pression pour que les pays riches se sentent concernés et agissent contre la pauvreté. Mais ça ne suffisait pas. Il a fallu y ajouter la lutte contre la corruption ou l’évasion fiscale qui sont les dysfonctionnements favorisant la pauvreté. N’oublions pas que celle-ci n’est pas une fatalité, on peut y remédier !

Enfin, nous défendons la nécessité de toujours prendre en compte les filles et les femmes dans les projets qui sont soutenus : quelle répercussion ceux-ci auront-ils sur la vie des femmes au quotidien ? Il faut qu’ils leur apportent à la fois l’autonomie financière, l’aide à l’entreprenariat, mais aussi l’accès à la santé sexuelle et reproductive. C’est ce qu’une diplomatie féministe devrait soutenir, et non seulement au travers d’une influence culturelle, telle qu’elle est trop souvent conçue aujourd’hui… »

Propos recueillis par Caroline Flepp 50-50 Magazine

Vidéo Rafaël Flepp 50-50 Magazine

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La vérité sur le corps des femmes - Vidéo avec Najat Vallaud-Belkacem - Kaori Ito Fanny Arama - Camille Froidevaux-Metterie -

11 Juin 2022 , Rédigé par christophe Publié dans #Femme

Vidéo visible uniquement sur Youtube...

CC

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Au lycée, des ateliers pour briser le tabou des règles et lutter contre la précarité menstruelle

29 Mai 2022 , Rédigé par France Inter Publié dans #Education, #Femme

https://www.madmoizelle.com/wp-content/uploads/2018/11/tabou-des-regles-rougir-sans-honte.jpg

A l'occasion de la journée de l'hygiène menstruelle, le 28 mai, l'association "Règles élémentaires" lance son premier festival "Sang gène" pour déconstruire les tabous autour de la question des règles. Une action qu'elle mène toute l'année dans les établissements scolaires.

Ils sont 19 lycéens de Terminale ST2S du lycée Sadi Carnot-Jean Bertin de Saumur réunis autour de Florence Lépine, l'animatrice de l'association Règles élémentaires qui propose l'atelier. C'est leur professeure de Sciences-médico-sociales qui a organisé la rencontre. Un an qu'elle les fait travailler sur la précarité menstruelle jusqu'à organiser dans leur établissement une collecte. A priori, ils sont donc déjà avertis et pourtant, "même si, selon eux, ce n'est pas tabou dans leur entourage, au sein de leur famille, parmi leurs amis, on se rend compte qu'il y a certains tabous qui sont persistants. Il y a toujours cette question liée à la honte, à la saleté et que les règles, ça pue. Et il y a également des croyances ou des superstitions. Comme on ne peut pas faire monter une mayonnaise quand on a ses règles, ou que les règles, ça attire les requins. Il y a quand même plein de choses qui restent à déconstruire." constate l'animatrice.

Pour déconstruire ces tabous et idées reçues, elle va donc reprendre les choses à la base en commençant par expliquer comment fonctionne le cycle féminin. Elle va aussi les faire réfléchir à la notion de tabou en constatant par exemple que dans le langage courant, il est rare que le mot "règles" soit utilisé. "On parle des ragnagnas, on dit que les Anglais ont débarqué, que c'est les chutes du Niagara, qu'on est dans la zone rouge, que le nez du clown saigne... tout un tas d'expression qui invisibilise les règles", décrit Florence Lépine. "Il existe 5000 expressions différentes dans le monde pour ne pas dire règles. C'est comme les pubs avec le liquide bleu à la place du sang sur les serviettes hygiéniques. Il a fallu attendre 2018 pour qu'une marque s'autorise à montrer un liquide rouge."

Six ans de règles dans la vie d'une femme

L'animatrice de Règles élémentaires fait circuler les différentes protections qui existent actuellement dans le commerce, serviettes hygiéniques jetables, tampon avec ou sans applicateur, cup menstruelle et culotte de règles. Elle rappelle que les trois premiers ne doivent pas être utilisés plus de 4 heures alors que la dernière peut être gardée toute la journée, jusqu'à 12 heures d'affilées.

Florence Lépine donne aussi des repères chiffrés aux jeunes qui sont face à elle : 12,5 ans, l'âge moyen des premières règles pour les jeunes filles en France, 5 jours pour la durée moyenne des règles, 51 ans, l'âge moyen de la ménopause. 2250 jours de règles dans la vie d'une femme. L'équivalent d'une tasse à café de sang perdu par cycle. 45 millions de déchets de protections périodiques produits chaque année. 500 millions de femmes dans le monde qui n'ont pas les moyens de se procurer régulièrement ces protections et qui les remplacent par des torchons, du papier toilette, de la paille ou des bouteilles en plastique coupées en guise de cup.

La précarité menstruelle au coeur de leurs préoccupations

Plus aucun jeune ne ricane. Tous se rendent compte de l'importance de l'action qu'ils ont mené avec la collecte qu'ils ont organisée depuis quelques semaines. "Je ne pensais pas que ça coûtait aussi cher" s'afflige Lucas. "C'est énorme par rapport à une vie", renchérit Lilou. "Tout le monde ne peut pas s'en procurer tous les mois. C'est compliqué", constate Romain. Les filles éclatent de rire : "On a déjà parlé de ça, ils ne se rendent pas compte. Ils ne sont pas eux-mêmes concernés par les règles. C'est beaucoup de personnes qui sont dans ce cas là. Donc je pense que c'est vraiment intéressant ces ateliers pour les gars," remarque Lola.

Avec Alicia, Déborah et Camille, la conversation embraille sur la question du tabou : "C'est vrai que c'est intéressant de parler avec des hommes pour leur faire comprendre que c'est pas facile tous les jours. Pour moi, c'est pas du tout un sujet tabou. Que ce soit avec des hommes ou avec des femmes, ça ne me dérange pas d'en parler. Mais c'est vrai qu'il y a des professeurs qui en parlent pas. Souvent, c'est des hommes parce qu'ils ne savent pas trop quoi faire ou quoi dire, ou peut être pour éviter d'intimider les filles qui ont ce problème." "Moi, je sais que dans ma famille, j'ai de la chance. C'est très ouvert là-dessus et on ne considère pas ça comme un tabou. Mais je vois que ce n'est pas le cas dans certaines famille, quand j'en parle avec des copines. Elles n'en parlent pas, et encore moins avec le papa, par exemple. Le chemin est encore long."

Avec l'anonymat, la parole se libère encore plus

Vient enfin la séance de questions anonymes. De nouveaux sujets apparaissent, comme celui de la couleur des règles, de la normalité du cycle et, comme à chaque atelier, de la sexualité pendant les règles. Florence Lépine répond aux questions et rassure. "Parfois, c'est plus facile que ce soit une personne extérieure qui vienne s'emparer de ce sujet. Parce que les élèves ne nous connaissent pas forcément, je pense qu'il y a plus de liberté. Ils savent qu'on va être là seulement une heure à une heure et demie, que c'est le moment où ils vont pouvoir poser des questions, toutes les questions qu'ils souhaitent."

Le message porté par Règles élémentaires passe d'autant mieux qu'il est concret pour ces jeunes. En France, chaque année, 130 000 élèves ratent les cours à cause de leurs règles.

Anne Orenstein

"Sang Gène", le festival qui change les règles, les 27, 28 et 29 mai à Paris. Plus d'informations sur le site du festival.

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A lire... "La conversation des sexes - Philosophie du consentement" - Manon Garcia

10 Octobre 2021 , Rédigé par christophe Publié dans #Société, #Femme

A lire... "La conversation des sexes - Philosophie du consentement" - Manon Garcia

Pour en lire un extrait, cliquer ci-dessous

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Le grand complot des livres d'histoire contre les femmes...

17 Septembre 2021 , Rédigé par Slate Publié dans #Education, #Femme

Les tribulations des femmes à travers l'Histoire - De la Révolution à la  Belle Époque : la grande régression - Herodote.net

EXTRAITS

Pourquoi l'évolution des places respectives des femmes et des hommes dans la société ne mériterait-elle pas d'être enseignée?

Après des mois de travail dans le cadre de mon nouveau livre, je suis en mesure de vous annoncer un scoop: les femmes n'existent pas. En tout cas d'après les programmes d'histoire de l'Éducation nationale.

C'est même pire.

De façon contre-intuitive quand on voit l'évolution actuelle de la société, la place des femmes dans les nouveaux programmes d'histoire est en régression par rapport aux précédents. Comme le soulignent les historiennes Véronique Garrigues et Julie Pilorget«Aujourd'hui, avec les nouveaux programmes de collège et de lycée, on constate un nouveau recul de la présence des femmes dans l'histoire enseignée, et les enseignements de spécialité font avant tout la promotion d'un “roman national” tourné vers les faits militaires et les événements politiques.»

Il faut dire que, pendant longtemps, cette absence a été facile à justifier. On pensait que les femmes, cantonnées aux travaux domestiques et à la maternité, n'avaient pas eu les possibilités matérielles de participer à l'histoire. Mais la recherche a montré qu'il s'agissait d'un mythe. Il porte même un nom, «le mythe de la femme empêchée». En réalité, tant qu'on postulait que les femmes n'avaient rien fait, et donc qu'on ne les cherchait pas, elles restaient invisibles. Du moment où l'on a commencé à chercher les femmes dans les sources, on les a trouvées: des femmes peintressculptricescompositrices, des reines, des chevaleressesdes femmes soldatsdes femmes bâtisseuses de cathédrales au Moyen Àge. Et encore plus étonnant: nombre de ces femmes ont rencontré un grand succès à leur époque.

(...)

Rétablir la vérité

Je repense avec une certaine colère à mes cours au lycée sur la démocratie athénienne ou la révolution française. Chaque fois, le fait que les femmes aient été exclues de cette citoyenneté était présenté par les profs, et dans les manuels, comme un détail. Un truc pas très important. On le mentionnait en passant, pour évacuer le sujet.

En vérité, considérer que l'exclusion des femmes est un détail historique et ne mérite pas la première place, c'est clairement dire que les femmes elles-mêmes sont accessoires, secondaires. Anecdotiques.

Il s'agirait de rétablir des vérités historiques qui ont été masquées par des préjugés sexistes que les programmes d'histoire reproduisent.

Et cela, c'est une décision politique. Une décision qui devrait paraître insupportable à tout le monde, pas seulement aux femmes. Parce que, messieurs, ce sont aussi vos ancêtres qui ont été effacées, c'est la moitié de votre arbre généalogique sur lequel on tire un trait.

(...)

Cet été, j'ai lu cette phrase dans Le Carnet d'or de Doris Lessing (romancière qui a eu le prix Nobel et qui pourrait facilement à son tour tomber dans l'oubli). C'est sa psychanalyste qui s'adresse à l'héroïne: «En quoi êtes-vous différente? Voulez-vous dire qu'il n'y a jamais eu de femmes artistes? Qu'il n'y a jamais eu de femmes indépendantes? Qu'il n'y a jamais eu de femmes qui réclament leur liberté sexuelle? Je vais vous dire: une immense file de femmes s'étend derrière vous, dans le passé, et il faut que vous les cherchiez, que vous les trouviez en vous-même, et que vous preniez conscience d'elles.» Cela date de 1962.

Bref, Les grandes oubliées sort cette semaine aux éditions de l'Iconoclaste, avec une merveilleuse préface de Michelle Perrot, et j'en suis fière.

Titiou Lecoq

Texte complet à lire en cliquant ci-dessous

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« Nous sommes peu formés à aborder cette question avec les filles » : les règles, un tabou que l’école voudrait dépasser

8 Mars 2021 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education, #Femme

Les règles des femmes, sujet d'un rapport inédit à l'Assemblée nationale |  Le Huffington Post LIFE

EXTRAITS

La région Ile-de-France, qui a lancé à la rentrée 2020 une campagne pour équiper les lycées en distributeurs de serviettes hygiéniques et tampons gratuits, estime qu’une élève sur trois ne dispose pas d’un accès satisfaisant aux protections périodiques.

Il y a ces collégiennes qui demandent à sortir « avec un regard entendu », celles qui « envoient la copine demander un tampon » à voix basse à l’enseignante, celles qui ne viennent pas en cours, tous les mois, pendant une journée ou deux – parce qu’elles craignent les accidents ou ont trop mal au ventre pour se déplacer. A l’adolescence, l’apparition des règles peut compliquer la scolarité de certaines jeunes filles, pour au moins deux raisons : l’inconfort physique provoqué par les menstruations et le manque d’accès aux protections – voire d’informations à leur sujet.

Difficile de savoir combien d’élèves sont concernées. La grande majorité d’entre elles seront réglées au cours de leurs années collège… Et toutes ne souffrent pas de douleurs incapacitantes ni d’un manque d’accès aux protections les obligeant à rater la classe. Selon une étude IFOP pour l’association Dons solidaires parue en 2019, 1,7 million de femmes en France sont touchées par la précarité menstruelle. La marque Always estime, quant à elle, sur la base d’une étude Google Survey, que 130 000 Françaises ratent les cours, chaque année, à cause de leurs règles. La région Ile-de-France, qui a lancé à la rentrée 2020 une campagne pour équiper les lycées en distributeurs de serviettes hygiéniques et tampons gratuits, avance qu’une élève sur trois ne dispose pas d’un accès satisfaisant aux protections périodiques.

(...)

Importance de la pédagogie

« L’argument principal n’est pas économique, poursuit Marie-Caroline Ciuntu. Les jeunes filles n’ont pas besoin d’être en grande précarité pour utiliser le distributeur. L’idée est que les lycéennes sachent que le problème est réglé, qu’elles n’ont plus à s’en préoccuper et peuvent venir en cours l’esprit tranquille. » Le coût de l’opération, pour les 31 établissements, s’élève à 40 000 euros en 2020. Etendre la mesure au reste des 465 établissements publics de la région coûtera 1 million d’euros en 2021, puis 700 000 euros par an – le prix de l’approvisionnement régulier des distributeurs en tampons et serviettes.

Les premiers retours des établissements concernés – dont un tiers sont situés en Seine-Saint-Denis – sont positifs, assure la région. Les élèves se servent et les distributeurs ne sont pas dégradés. « On nous a dit que les serviettes étaient utilisées à peu près dans les proportions que nous avions prévues, mais les tampons beaucoup moins, note Marie-Caroline Ciuntu. Quand les jeunes filles les prennent, c’est plutôt pour observer l’objet. »

(...)

Enseignants « peu formés »

De ce point de vue, sortir la question des règles de l’infirmerie, est-ce la bonne solution ? Pas toujours, affirme Saphia Guereschi, secrétaire générale du SNICS-FSU, le syndicat majoritaire des infirmières scolaires. « Quand une élève vient demander une protection à l’infirmerie, cela déclenche une conversation, défend-elle. Derrière le simple oubli, il peut y avoir de la précarité, mais aussi d’autres enjeux sur le rapport au corps et à l’intimité. » L’infirmière peut aussi – à la différence du distributeur – faire un travail de prévention et de prise en charge. « A un âge où les règles peuvent être douloureuses, certaines pensent que c’est normal : une femme, ça souffre et c’est comme ça. On peut leur apprendre à gérer leur douleur, avec une poche de chaleur pour détendre l’utérus, par exemple. » Mais, parfois, les jeunes filles ont de vrais problèmes de santé. « Quand on soupçonne de l’endométriose, on peut orienter l’élève pour qu’elle soit prise en charge de manière adaptée », souligne Mme Guereschi.

(...)

Violaine Morin

Article complet à lire en cliquant ci-dessous

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Najat Vallaud-Belkacem évoque les droits des femmes... (Vidéo)

8 Mars 2021 , Rédigé par France Info - Publié dans #Femme

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