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Vivement l'Ecole!

femme

A lire... "La conversation des sexes - Philosophie du consentement" - Manon Garcia

10 Octobre 2021 , Rédigé par christophe Publié dans #Société, #Femme

A lire... "La conversation des sexes - Philosophie du consentement" - Manon Garcia

Pour en lire un extrait, cliquer ci-dessous

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Le grand complot des livres d'histoire contre les femmes...

17 Septembre 2021 , Rédigé par Slate Publié dans #Education, #Femme

Les tribulations des femmes à travers l'Histoire - De la Révolution à la  Belle Époque : la grande régression - Herodote.net

EXTRAITS

Pourquoi l'évolution des places respectives des femmes et des hommes dans la société ne mériterait-elle pas d'être enseignée?

Après des mois de travail dans le cadre de mon nouveau livre, je suis en mesure de vous annoncer un scoop: les femmes n'existent pas. En tout cas d'après les programmes d'histoire de l'Éducation nationale.

C'est même pire.

De façon contre-intuitive quand on voit l'évolution actuelle de la société, la place des femmes dans les nouveaux programmes d'histoire est en régression par rapport aux précédents. Comme le soulignent les historiennes Véronique Garrigues et Julie Pilorget«Aujourd'hui, avec les nouveaux programmes de collège et de lycée, on constate un nouveau recul de la présence des femmes dans l'histoire enseignée, et les enseignements de spécialité font avant tout la promotion d'un “roman national” tourné vers les faits militaires et les événements politiques.»

Il faut dire que, pendant longtemps, cette absence a été facile à justifier. On pensait que les femmes, cantonnées aux travaux domestiques et à la maternité, n'avaient pas eu les possibilités matérielles de participer à l'histoire. Mais la recherche a montré qu'il s'agissait d'un mythe. Il porte même un nom, «le mythe de la femme empêchée». En réalité, tant qu'on postulait que les femmes n'avaient rien fait, et donc qu'on ne les cherchait pas, elles restaient invisibles. Du moment où l'on a commencé à chercher les femmes dans les sources, on les a trouvées: des femmes peintressculptricescompositrices, des reines, des chevaleressesdes femmes soldatsdes femmes bâtisseuses de cathédrales au Moyen Àge. Et encore plus étonnant: nombre de ces femmes ont rencontré un grand succès à leur époque.

(...)

Rétablir la vérité

Je repense avec une certaine colère à mes cours au lycée sur la démocratie athénienne ou la révolution française. Chaque fois, le fait que les femmes aient été exclues de cette citoyenneté était présenté par les profs, et dans les manuels, comme un détail. Un truc pas très important. On le mentionnait en passant, pour évacuer le sujet.

En vérité, considérer que l'exclusion des femmes est un détail historique et ne mérite pas la première place, c'est clairement dire que les femmes elles-mêmes sont accessoires, secondaires. Anecdotiques.

Il s'agirait de rétablir des vérités historiques qui ont été masquées par des préjugés sexistes que les programmes d'histoire reproduisent.

Et cela, c'est une décision politique. Une décision qui devrait paraître insupportable à tout le monde, pas seulement aux femmes. Parce que, messieurs, ce sont aussi vos ancêtres qui ont été effacées, c'est la moitié de votre arbre généalogique sur lequel on tire un trait.

(...)

Cet été, j'ai lu cette phrase dans Le Carnet d'or de Doris Lessing (romancière qui a eu le prix Nobel et qui pourrait facilement à son tour tomber dans l'oubli). C'est sa psychanalyste qui s'adresse à l'héroïne: «En quoi êtes-vous différente? Voulez-vous dire qu'il n'y a jamais eu de femmes artistes? Qu'il n'y a jamais eu de femmes indépendantes? Qu'il n'y a jamais eu de femmes qui réclament leur liberté sexuelle? Je vais vous dire: une immense file de femmes s'étend derrière vous, dans le passé, et il faut que vous les cherchiez, que vous les trouviez en vous-même, et que vous preniez conscience d'elles.» Cela date de 1962.

Bref, Les grandes oubliées sort cette semaine aux éditions de l'Iconoclaste, avec une merveilleuse préface de Michelle Perrot, et j'en suis fière.

Titiou Lecoq

Texte complet à lire en cliquant ci-dessous

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« Nous sommes peu formés à aborder cette question avec les filles » : les règles, un tabou que l’école voudrait dépasser

8 Mars 2021 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education, #Femme

Les règles des femmes, sujet d'un rapport inédit à l'Assemblée nationale |  Le Huffington Post LIFE

EXTRAITS

La région Ile-de-France, qui a lancé à la rentrée 2020 une campagne pour équiper les lycées en distributeurs de serviettes hygiéniques et tampons gratuits, estime qu’une élève sur trois ne dispose pas d’un accès satisfaisant aux protections périodiques.

Il y a ces collégiennes qui demandent à sortir « avec un regard entendu », celles qui « envoient la copine demander un tampon » à voix basse à l’enseignante, celles qui ne viennent pas en cours, tous les mois, pendant une journée ou deux – parce qu’elles craignent les accidents ou ont trop mal au ventre pour se déplacer. A l’adolescence, l’apparition des règles peut compliquer la scolarité de certaines jeunes filles, pour au moins deux raisons : l’inconfort physique provoqué par les menstruations et le manque d’accès aux protections – voire d’informations à leur sujet.

Difficile de savoir combien d’élèves sont concernées. La grande majorité d’entre elles seront réglées au cours de leurs années collège… Et toutes ne souffrent pas de douleurs incapacitantes ni d’un manque d’accès aux protections les obligeant à rater la classe. Selon une étude IFOP pour l’association Dons solidaires parue en 2019, 1,7 million de femmes en France sont touchées par la précarité menstruelle. La marque Always estime, quant à elle, sur la base d’une étude Google Survey, que 130 000 Françaises ratent les cours, chaque année, à cause de leurs règles. La région Ile-de-France, qui a lancé à la rentrée 2020 une campagne pour équiper les lycées en distributeurs de serviettes hygiéniques et tampons gratuits, avance qu’une élève sur trois ne dispose pas d’un accès satisfaisant aux protections périodiques.

(...)

Importance de la pédagogie

« L’argument principal n’est pas économique, poursuit Marie-Caroline Ciuntu. Les jeunes filles n’ont pas besoin d’être en grande précarité pour utiliser le distributeur. L’idée est que les lycéennes sachent que le problème est réglé, qu’elles n’ont plus à s’en préoccuper et peuvent venir en cours l’esprit tranquille. » Le coût de l’opération, pour les 31 établissements, s’élève à 40 000 euros en 2020. Etendre la mesure au reste des 465 établissements publics de la région coûtera 1 million d’euros en 2021, puis 700 000 euros par an – le prix de l’approvisionnement régulier des distributeurs en tampons et serviettes.

Les premiers retours des établissements concernés – dont un tiers sont situés en Seine-Saint-Denis – sont positifs, assure la région. Les élèves se servent et les distributeurs ne sont pas dégradés. « On nous a dit que les serviettes étaient utilisées à peu près dans les proportions que nous avions prévues, mais les tampons beaucoup moins, note Marie-Caroline Ciuntu. Quand les jeunes filles les prennent, c’est plutôt pour observer l’objet. »

(...)

Enseignants « peu formés »

De ce point de vue, sortir la question des règles de l’infirmerie, est-ce la bonne solution ? Pas toujours, affirme Saphia Guereschi, secrétaire générale du SNICS-FSU, le syndicat majoritaire des infirmières scolaires. « Quand une élève vient demander une protection à l’infirmerie, cela déclenche une conversation, défend-elle. Derrière le simple oubli, il peut y avoir de la précarité, mais aussi d’autres enjeux sur le rapport au corps et à l’intimité. » L’infirmière peut aussi – à la différence du distributeur – faire un travail de prévention et de prise en charge. « A un âge où les règles peuvent être douloureuses, certaines pensent que c’est normal : une femme, ça souffre et c’est comme ça. On peut leur apprendre à gérer leur douleur, avec une poche de chaleur pour détendre l’utérus, par exemple. » Mais, parfois, les jeunes filles ont de vrais problèmes de santé. « Quand on soupçonne de l’endométriose, on peut orienter l’élève pour qu’elle soit prise en charge de manière adaptée », souligne Mme Guereschi.

(...)

Violaine Morin

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Najat Vallaud-Belkacem évoque les droits des femmes... (Vidéo)

8 Mars 2021 , Rédigé par France Info - Publié dans #Femme

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#8mars - Ma mère...

8 Mars 2021 , Rédigé par christophe Publié dans #Femme

Ma mère…

(À lire en écoutant les 12 fantaisies pour violon seul de Telemann. Exclusivement par Arthur Grumiaux)

Je ne sais pas parler d’elle. Ou plus exactement, je ne peux rien écrire car très vite mon regard se noie de larmes…

Les larmes arrachées par les beaux souvenirs qu’elle m’a offerts, fabriqués, construits…

De l’Algérie natale, je n’ai conservé que quelques photos en noir et blanc. Je marche vers elle, mon père vient de me lâcher pour mes premiers pas. Mon Algérie est encore en guerre. Nous sommes en 1960 ou 61. Bientôt mon père décidera de mettre épouse et enfant à l’abri des « événements », manière habilement politique de ne jamais parler de guerre. Ce fut pourtant bien une guerre.

Ma mère, accueillait tous les enfants des villages alentour. Français et arabes. Cela lui fut reproché par les colons « pieds-noirs ». Elle soignait ceux parfois atteints de teigne et de gale. Sans distinction. Jamais !

Bien des années plus tard, alors que mon père effectuait un stage à l’Université d’Aix-en-Provence pour préparer le concours d’inspecteur de l’Education Nationale, un des stagiaires se présenta à lui. « Bonjour. Je m’appelle Ahmed (ce n’est pas le véritable prénom) et je vous connais bien. J’étais en Algérie en même temps que vous. Mais j’étais de l’autre côté. Instituteur le jour et FLN la nuit. Un soir, il y a eu une attaque. Des morts. Des blessés. Mais pas vous. J’avais reçu ordre qu’aucun mal ne vous soit fait»

Mon père, surpris, lui demanda les raisons de cette bienveillance.

« Vous n’aviez pas l’esprit colon, Algérie Française. Chez vous, dans votre classe, avec votre épouse, les enfants étaient tous traités de la même manière. Vous respectiez nos familles, notre langue, nos fêtes religieuses. Un jour, j’ai même partagé la rupture du jeune du ramadan avec vous. Vous étiez le seul français présent ! Alors, le FLN vous a mis de coté, si je puis dire.

- Et si vous n’aviez pas reçu l’ordre ?

Ahmed a souri…

- Je l’ai reçu… Voilà... »

Oui, voilà…

Mes parents, ma mère, c’était ça. La bonté, le partage, la solidarité. Elle aussi aimait la petite fille aux pieds nus qui riait avec moi. Qui rit toujours avec moi…

Le dimanche, un rituel. Qui n’était pas la messe. Elle me prenait par la main et m’emmenait acheter un « palmier ». Ce biscuit saupoudré de sucre. Nous revenions par la promenade devant la mer. Puis remontions, en passant devant le cinéma Marhaba et ses grandes affiches annonçant les films proposés et à venir, vers la rue Guynemer. Je prenais le temps de ne terminer ma gourmandise qu’une fois arrivé à la maison. Le plaisir est quelque chose qu’il faut savoir faire durer. Sinon, à quoi bon…

« Ça va, mon fils ? Pourquoi es-tu si long à finir un si petit gateau ? »

Parce que je n’aime pas les fins maman… Parce que je n’aime pas les fins…

Plus tard, lorsque mon père aura décidé de vivre une autre vie avec une autre femme, j’accompagnerai ma mère dans d’autres promenades. Sans « palmier ». C’est moi qui tiendrai sa main pour l’empêcher de précipiter sa vie du haut d’une falaise. Mais cela, ça m’appartient…

Elle s’est éteinte discrètement. Sans plainte malgré la maladie. Les derniers jours, elle m’appelait « Monsieur ». Sa mémoire était allée rejoindre ses souvenirs et mon père parti quelques mois avant, le jour d’une rentrée scolaire, ces rentrées qui depuis restent pour moi tout à la fois d’immenses bonheurs et le chagrin toujours présent d’un père absent.

Ma mère aimait le soleil, le vent, la plage, les enfants et les amis à la maison…

Elle t’aurait tant aimée…

Christophe Chartreux

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A lire... Femmes et République - La Documentation Française

3 Mars 2021 , Rédigé par La Documentation Française Publié dans #Femme

Femmes et République | Vie publique.fr

A moins d’une semaine de la journée internationale des droits des femmes, le 8 mars, la Documentation française publie un ouvrage ambitieux sur l’évolution de la place des femmes au sein de la République. Ce livre richement illustré, préfacé par Michelle Perrot et rédigé par quelques-unes des plus grandes spécialistes de l’histoire des femmes, retrace plus de deux siècles d’une conquête encore inachevée. Il explore les nombreux apports des femmes dans l’histoire d’une République où leur place n’est pas encore tout à fait égale à celles des hommes.

    « Entre la République et les femmes, il y a une alliance objective : faire que les « droits de l’homme » deviennent ceux de tous les êtres humains. L’ouvrage dessine une fresque qui devrait intéresser un vaste lectorat, intrigué par le silence de la République sur les femmes.

                                                      Un beau livre à mettre entre toutes les mains. » 
                                                                                                       
Michelle Perrot
                                

Préface                                                                                       Auteures

 

                                                                                                        Scarlett BEAUVALET

Michelle PERROT                                                                         Annie DUPRAT

                                                                                                        Armelle LE BRAS-CHOPARD

                                                                                                        Mariette SINEAU

                                                                                                        Françoise THEBAUD

 

Sommaire

 

La conquête des droits républicains, de la Révolution à la fin de la IIIe République

Des citoyennes sans citoyenneté sous la révolution

Le difficile accès aux droits politique (1800-1848)

Les promesses de la IIIe République (1870-1940)

Trois décennies paradoxales : 1914-1944

 

L’exercice du pouvoir, de 1945 à nos jours

La IVe République : l’espoir déçu des femmes (1944-1958)

Les femmes à l’épreuve de la Ve République (1958-1974)

La résistible inclusion dans la cité (1974-1997)

Vers la République paritaire (1997-2020)

 

Représenter la République

L’image de la femme dans l’art politique et républicain

La « première dame », quelle place dans la République

 

Chronologie

Bibliographie

Index

Présentation des auteures

 

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Sciences-Po Bordeaux : «J’ai été violée et l’administration a répondu par de la violence supplémentaire»

5 Février 2021 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education, #Femme

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EXTRAITS

«Libération» a pu s’entretenir avec une dizaine d’étudiantes de l’institut d’études politiques victimes d’agressions sexuelles ou de viols, le plus souvent lors de séjours académiques à l’étranger. Dans certains cas, ils auraient été perpétrés par leurs camarades. Toutes questionnent la prise en charge par l’institution.

Elle n’oubliera jamais la couleur bleue du mur.

Le sentiment de «tétanie». «L’humiliation.» Puis «l’anéantissement». Ce mois de septembre 2016, Brune (1) le garde gravé au fer rouge dans sa mémoire. La jeune étudiante de Sciences-Po Bordeaux explique avoir été violée à plusieurs reprises par un étudiant d’un autre institut d’études politiques (IEP) français, durant son année de mobilité dans un pays européen, lorsqu’elle était à peine majeure. Quatre années plus tard, le 23 janvier, Brune a choisi de briser le silence sur un groupe Facebook privé des étudiants de l’institut bordelais, galvanisée par la publication d’un autre témoignage. Libérée d’un poids, elle pointe en revanche la responsabilité de l’établissement dans l’aggravation de son mal-être : «J’ai été violée et l’administration a répondu par de la violence supplémentaire. […] Je me suis sentie abandonnée et niée dans ma chair et dans ma souffrance.»

Créé il y a deux semaines, ce groupe Facebook privé dédié à des étudiants de l’école accueille désormais près de 200 témoignages de victimes de violences sexuelles, avec cette phrase en étendard : «La honte change de camp.» Y sont relatés des viols, des agressions sexuelles, des affaires d’inceste, de revenge porn, de zones grises ou encore de stealthing (le retrait du préservatif sans l’accord du ou de la partenaire)… Seize étudiants mis en cause étaient scolarisés dans un IEP français au moment des faits, et certains le sont toujours. Seule une petite minorité de victimes a porté plainte. Au-delà des faits rapportés, c’est un système défaillant qui est mis au jour. Comment accueillir la parole des victimes ? Comment détecter leurs souffrances ? Ou, plus simplement : comment leur venir en aide ? Libération a pu s’entretenir avec une dizaine de jeunes femmes, actuellement étudiantes ou récemment diplômées de l’institut bordelais, pour tenter de comprendre les dysfonctionnements dans la prévention et la prise en charge des violences sexuelles. Toutes, anonymement, réclament a minima davantage d’«empathie», d’«écoute», d’«aménagements scolaires», et dénoncent un climat «peu propice à la prise de parole».

«Ne pas “salir” l’image de la maison Sciences-Po»

«Nous sommes stupéfaits par l’ampleur du phénomène. Encore plus face à cette nouvelle vague de témoignages», a réagi la direction de l’établissement auprès de Libération. Mardi, après une rencontre avec l’association féministe de l’institut, Sexprimons-nous, très mobilisée sur le sujet, le directeur, Yves Déloye, a tenu à saluer «le courage de toutes celles et tous ceux qui ont choisi de témoigner de ces actes odieux». Il a condamné fermement ces faits et leurs auteurs. Plusieurs dispositifs ont été déployés ces dernières années (cellule de veille, affichages, discours…), a-t-il rappelé, tout en ajoutant qu’il fallait «en poursuivre le développement, en ajouter de nouveaux et les adapter pour saisir tous les cas avérés». «Il faut une prise de conscience à la hauteur des drames», a-t-il martelé.

(...)

«Ma volonté, mon courage et ma douleur sont piétinés»

De plus en plus conscient du sexisme et des violences sexuelles qui gangrènent la société, et n’épargnent pas l’IEP de Bordeaux, l’établissement crée en décembre 2018 une cellule de veille et d’écoute. Depuis sa création, celle-ci a été saisie une vingtaine de fois. Deux cas ont abouti au licenciement d’un agent pour harcèlement sexuel et à une procédure judiciaire contre un étudiant. Mais des failles ont perduré. En janvier 2019, après plus de deux années de «terreurs» entrecoupées de «flashs», de phases de «dépression» et de «troubles alimentaires» liées à son viol par un camarade, Brune a elle aussi cherché de l’aide auprès de Sciences-Po Bordeaux, encore «trop fragile psychologiquement» pour porter plainte au commissariat. L’étudiante veut «connaître ses droits» et savoir s’il est possible d’«avertir» l’IEP où celui qu’elle accuse d’être son agresseur est scolarisé. Elle obtient un premier rendez-vous avec la chargée de mission égalité femmes-hommes de son école. Puis un deuxième. Dans un échange de mails du 6 mars 2019 que Libération a pu consulter, Brune explique s’être sentie «peu considérée et soutenue». Surtout, l’étudiante regrette que son interlocutrice ait «insisté» pour qu’elle porte plainte et qu’elle ait «pointé du doigt [ses] émotions pour remettre en cause [sa] lucidité et la pertinence de [sa] démarche».

(...)

Dans un mail daté du 17 mars, Brune demande un nouveau rendez-vous avec la cellule car elle a d’autres interrogations. Le lendemain, pour insister sur le caractère urgent de sa demande, elle précise dans un mail avoir été prise de «crises de tétanie». Un message qui restera sans réponse. Il faudra attendre plus d’un mois, le 29 avril, pour qu’on lui propose une rencontre. Sur ce délai, la direction reconnaît «une malheureuse erreur» – la cellule n’aurait pas vu le mail à temps. A bout de force, Brune finira par abandonner Sciences-Po quelques jours plus tard. Le 5 mai, l’administration «accuse réception de sa décision» dans un courrier et lui souhaite «bonne continuation».

Eva Fonteneau

(1) Tous les prénoms des victimes témoignant dans cet article ont été modifiés.

Article complet à lire en cliquant ci-dessous

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Plus de 11 millions de filles pourraient ne pas retourner à l'école après la crise du COVID-19 (Vidéo)

31 Janvier 2021 , Rédigé par Unesco Publié dans #Education, #Femme

11 million.

That’s the number of girls who might not return to school this year due to COVID-19’s unprecedented education disruption. This alarming number not only threatens decades of progress made towards gender equality, but also puts girls around the world at risk of adolescent pregnancy, early and forced marriage, and violence. For many girls, school is more than just a key to a better future. It’s a lifeline.

Join UNESCO and members of the Global Education Coalition in a new #LearningNeverStops campaign to ensure that every girl is able to learn while schools are closed and return to the classroom when schools safely reopen. Let’s speak out for the 130 million girls who were already out of school before the pandemic, and work together to safeguard their right to education. It’s time to turn this crisis into an opportunity to build back equal. And it starts NOW!

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11 millions

C'est le nombre de filles qui pourraient ne pas retourner à l'école cette année en raison de la perturbation sans précédent de l'éducation du COVID-19. Ce nombre alarmant menace non seulement des décennies de progrès accomplis vers l'égalité des sexes, mais expose également les filles du monde entier au risque de grossesse chez les adolescentes, de mariage précoce et forcé et de violence. Pour de nombreuses filles, l'école est plus que la clé d'un avenir meilleur. C’est une bouée de sauvetage.

Rejoignez l'UNESCO et les membres de la Coalition mondiale pour l'éducation dans une nouvelle campagne #LearningNeverStops pour garantir que chaque fille puisse apprendre pendant que les écoles sont fermées et retourner en classe lorsque les écoles rouvriront en toute sécurité. Prenons la parole pour les 130 millions de filles qui n’étaient déjà pas scolarisées avant la pandémie et travaillons ensemble pour sauvegarder leur droit à l’éducation. Il est temps de transformer cette crise en une occasion de reconstruire sur un pied d’égalité.

Et ça commence MAINTENANT!

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