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Vivement l'Ecole!

Articles avec #evaluation tag

Evaluer POUR les apprentissages, ça marche!... (Vidéo)

10 Août 2017 , Rédigé par Thot Cursus Publié dans #Education, #Pédagogie, #Evaluation

Les évaluations, leurs outils, leurs méthodes, leur efficacité sont régulièrement remises en question. Elles sont au coeur de nombreux débats même si les échanges de pratique entre collègues sont limités.

Dans une série d'articles, de vidéos et d'animations, François Muller nous propose de passer à une évaluation plus utile, plus vivante et plus stimulante, qui ferait intégralement partie des apprentissages. Une évaluation POUR apprendre.

Les notes ne font pas de musique

Le constat est assez sombre. Un proviseur a compté 90 000 notes attribuées dans son établissement de 600 élèves. Les notes envahissent l'espace scolaire, et le temps passé à évaluer est plus important que le temps passé à concevoir des formations. Les effets sur l'image de soi, sur le plaisir d'apprendre, et même sur le plaisir d'enseigner sont néfastes. Parents et élèves y sont très attachés. "C'est noté ?" demandent souvent les élèves pour savoir s'ils doivent s'investir dans l'activité proposée.

(...)

Suite et fin à lire en cliquant ci-dessous

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Ne sont-ce pas les enseignants D'ABORD qui font d'une "nouveauté" une réussite ou un échec?...

7 Août 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Pédagogie, #Evaluation

Résultat de recherche d'images pour "nouveauté"

Toutes les "nouveautés", lorsqu'il s'agit d'éducation encore davantage, sont analysées, évaluées, jugées de manière objective et subjective.

J'ai accueilli dans le courant de l'année dernière une collègue remplaçante qui a du, puisqu'elle était en charge du français dans une des cinq 6e évaluées par compétences,  s'habituer à cette méthode qu'elle n'avait jamais pratiquée. Ses premiers mots furent les suivants :

"Les élèves sont contre. Les parents aussi". Elle n'avait encore rencontré que les élèves.

Cette réflexion, très abrupte et définitive, qui tient compte de l'avis d'élèves de 6e, quand on n'en tient si peu compte en d'autres occasions et sur d'autres sujets, illustre à quel point toutes les réformes, et celle de l'évaluation en collège fait partie de celles qui sont à la fois urgentes et particulièrement piégeuses, sont acceptées ou pas en fonction du regard, du degré d'approbation, de la "croyance" en telle ou telle "nouveauté". (Les guillemets s'imposent, l'évaluation par compétences étant une "nouveauté" déjà fort ancienne dans les écoles élémentaires.)

L'évaluation par compétence est pratiquée par l'ensemble des professeurs de 6e dans toutes les disciplines depuis la rentrée 2014. Je parle ici évidemment de l'établissement qui est celui où j'enseigne. J'ai fait partie de celles et ceux qui ont encouragé ce changement d'habitude, rendu d'autant plus nécessaire que le niveau 6e est désormais intégré dans un seul et même cycle: le cycle 3 : CM1/CM2/6e, l'évaluation par compétences étant pratiquée, je viens de le rappeler, en élémentaire depuis fort longtemps.

Dans les 6e placées sous ma responsabilité, les réticences au changement ont été très vite dissipées. Les années passant, plus rapidement encore que les années initiales. Plus aucun élève, plus aucun parent n'expriment la moindre volonté de retour en arrière. L'évaluation par compétences n'est plus l' "usine à gaz", expression si souvent utilisée par celles et ceux qui faute d'arguments caricaturent et falsifient. Elle n'est pas non plus cette baguette magique que d'autres, par excès d'enthousiasme, par conviction pédagogique très (trop?) forte ont voulu croire capable de résoudre tous les problèmes liées aux apprentissages et à leurs évaluations. Parce que j'y crois, parce que j'ai pris et continue de prendre le temps d'expliquer la méthode, parce que j'écoute les inquiétudes légitimes des parents, ce qui semblait si incompréhensible à la naissance de la mise en place est devenu un "confort" aussi bien pour les élèves que pour moi-même. Ce "confort" n'interdit absolument pas, bien au contraire, l'exigence nécessaire requise par le "métier d'élève". L'élitisme républicain repose sur l'exigence pour tous, on l'oublie trop souvent.

Dans quelques autres 6e, des collègues - et c'est leur droit le plus absolu - y croient moins. L'influence des enseignants est telle, surtout avec des élèves de cet âge, qu'évidemment l'auditoire a tendance à moins y croire aussi, qu'il soit composé d'enfants ou de parents.

Alors, une jeune remplaçante peut avoir ce mot : " Les élèves sont contre. Les parents aussi"... Mais ne sont-ce pas les enseignants D'ABORD qui acceptent ou pas telle ou telle "nouveauté", qui sont "contre" ou "pour"  ? Ne sont-ce pas les enseignants D'ABORD qui font d'une "nouveauté" une réussite ou un échec selon la réception puis la transmission qu'il en font  ? Ces questionnements provoqués par la réflexion de ma collègue - à laquelle je ne fais aucun reproche  ! - sont ceux provoqués par toutes les réformes. Leur succès dépend souvent de la traduction qui en est faite, des caricatures dont elles sont l'objet, des dithyrambes excessifs qui leur assignent des responsabilités trop importantes.

L'évaluation par compétences - mais le propos peut être élargi à tous les changements d'habitudes - fait partie de ces réformes qui, comme la réforme du collège, entraînent des débats d'experts, des guerres pédagogiques, des chamailleries "twittesques" et "facebookiennes" absolument passionnantes parfois, très ennuyeuses et inutiles souvent.

Et qui, in fine, ne font que les mêmes malheureux:

- les élèves très éloignés idéologiquement de ces champs de bataille mais qui y "vivent" au quotidien, victimes collatérales de disputes picrocholines;

- les enseignants, qu'ils soient favorables ou opposés à tel ou tel texte officiel, décision ministérielle pourtant toujours très longuement discutée et débattue, eux aussi victimes des enkystements si préjudiciables à un univers, l'éducation, qui devrait être celui des enthousiasmes quand il n'est, depuis trop longtemps et encore plus ces derniers mois, que celui des immobilismes injustifiables.

Christophe Chartreux

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Des avantages de l'évaluation par compétences...

4 Août 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Pédagogie, #Evaluation

Résultat de recherche d'images pour "évaluation"

Depuis désormais quatre ans - tout a commencé en 2014 - les 6e de l'établissement dans lequel j'enseigne sont évaluées par compétences, sans notes chiffrées. Ces quatre années, dont la première fut riche en découvertes et en inquiétudes aussi - car défricher c'est s'engager sur des chemins parfois pleins de surprises - ont permis aux enseignants, aux élèves et aux parents de constater la pertinence d'autres méthodes d'évaluation que celles auxquelles des décennies d'habitudes avaient fini par faire croire à toutes et tous qu'elles étaient immuables, gravées dans le marbre, intouchables, voire "sacrées".

Or si l'école est un "sanctuaire" dans lequel le "sacré" et ses "rituels" doivent trouver et conserver leur place respective, il n'est écrit nulle part que ce "sanctuaire" doive rester fermé à l'expérimentation, au changement, au "faire autrement", à l'innovation. C'est ce que, très modestement, les équipes pédagogiques en charge des 6e ont entrepris de faire à partir de septembre 2014.

Je voudrais insister sur quelques points qui me semblent, à l'expérience, fondamentaux et à connaitre, à appréhender, si d'autres (comme beaucoup le font déjà et depuis bien plus longtemps que nous) enseignants souhaitent s'engager dans cette voie.

- l'évaluation sans notes ne doit JAMAIS être présentée - car c'est un non sens - comme une "suppression" des notes chiffrées, mais comme leur remplacement par une AUTRE méthode;

- l'évaluation par compétences (que par commodités je désignerai sous l'acronyme EPC) n'est pas une solution miracle, une baguette magique. C'est un outil de travail qui permet néanmoins, et beaucoup plus efficacement que les notes, de centrer les apprentissages sur les difficultés des élèves sans jamais retarder ceux dont les difficultés sont moindres ou inexistantes. Pour être plus clair

* les EPC ne ralentissent pas les meilleurs et aident les "moyens" et "faibles" à progresser bien plus rapidement et utilement qu'avec les notes.

* l'évaluation par compétences est un accompagnement permanent quand la note est une sanction définitive.

- les EPC doivent être expliquées, avant tous les autres "intervenants" impliqués, aux parents dès la mise en place du projet. Ce sont eux les plus inquiets souvent. Habitués qu'ils ont été aux notes en rouge et aux moyennes;

- la mise en place des EPC ne peut se faire qu'en EQUIPE pédagogique et avec le soutien de la hiérarchie de l'établissement. Il serait vain et épuisant de bâtir un projet sans l'accord de toutes et tous;

- il ne faut jamais avoir "peur" de se tromper au début. L'erreur ne doit pas être répétée mais elle est autorisée. Un exemple: j'ai toujours pensé, et le pense toujours, que l'élève de collège (c'est moins vrai au lycée) recevant une copie évaluée par chiffres ne lit pas l'appréciation. Encore moins si celle-ci est détaillée. Nos élèves, j'en ai fait l'expérience, lisent très peu, voire pas du tout, les annotations en marge. Seul compte le CHIFFRE!

J'ai longtemps pensé aussi, et ne le pense plus, que sans note chiffrée, l'élève lirait davantage son appréciation et ses annotations. Pas forcément! Souvent, très souvent, l'élève se satisfait de son code couleur et ne lit pas les appréciations que vous avez patiemment et consciencieusement rédigées.

Il existe alors une méthode très simple, une "ruse": rendre les copies SANS code couleur, avec uniquement les appréciations (brèves et précises pour des 6e), PUIS révéler le code couleur à la classe en projetant ces résultats au tableau et en vérifiant - c'est très rapide - que les élèves, toujours malicieux, n'ont pas transformé un "rouge" en "vert" vif sur leur copie!

Il est possible aussi, voire recommandé, de pratiquer l' auto-évaluation en fonction des appréciations et annotations. Un exercice ponctuel mais constructif sur la durée. Bien évidemment, c'est l'évaluation du professeur qui "fait loi".

Il pourrait m'être dit, à juste titre, que cette "méthode" est possible avec des évaluations chiffrées. Certes mais l'évaluation chiffrée, quelle que soit la méthode de rendu des devoirs, reste une addition de points. Je devrais dire une soustraction puisque la note est le résultat d'erreurs sanctionnées par des points soustraits à un total de 20. L'EPC est une valorisation des acquis, un surlignage des réussites et, bien entendu, la mise en lumière pour l'élève du POURQUOI de ces échecs et du COMMENT ne pas les répéter;

- il convient aussi de très bien choisir les logiciels permettant l'enregistrement des évaluations. Je n'ai pas ici à en conseiller car chaque établissement à ses habitudes. Il devra être le plus simple possible et disposer d'outils permettant d'illustrer UTILEMENT les conseils de classes;

- ces conseils de classe DOIVENT (c'est mon avis) être dirigés par le Professeur Principal (en présence du Chef d'établissement ou pas) et par lui ou elle seul-e. Pourquoi cette insistance?

L'EPC est un travail d'EQUIPE. D'équipe PEDAGOGIQUE! Sans diminuer le rôle du chef d'établissement, il est impératif que ces moments de rencontre, de dialogues, de CONSEILS aux élèves et aux parents, restent la "propriété" des professeurs. Il est également capital à mes yeux que la CPE et la professeur-documentaliste assistent aux conseils de classes. Leur éclairage est toujours un "plus" indéniable.

Enfin - mais c'est une fin provisoire - je peux affirmer ici que les élèves évalués par compétences en 6e, l'année suivante en 5e et évalués de manière traditionnelle, n'ont connu aucun problème d'adaptation. L'EPC n'est pas un frein, un épouvantail ni la fin de la civilisation. (Je l'ai lu!).

J'espère avoir été utile en donnant mon éclairage. Il est certes engagé et convaincu. Je n'ai pas la prétention de l'imposer à qui que ce soit. Chacun choisira ce qui lui semble être le meilleur pour ses élèves et pour lui-même.

Bonnes vacances à toutes et à tous.

Elles sont là, évaluées par les couleurs du ciel ou la noirceur des nuages d'orage...

Christophe Chartreux

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L’évaluation des enseignants dans le cadre du rendez-vous de carrière, l’analyse d’un IPR... (+ vidéo)

14 Février 2017 , Rédigé par SGEN-CFDT Publié dans #Education, #Evaluation

Philippe Guizard, IPR d'histoire-géographie dans l'académie de Montpellier, analyse la nouvelle évaluation des enseignants dans le cadre du PPCR et du rendez-vous de carrière. L'évaluation et l'accompagnement des personnels vont enfin être découplés, ainsi que le proposait le Sgen-CFDT.

Découplage de l’évaluation et de l’accompagnement

Après avoir inspecté plus de 1000 enseignants tout au long de sa carrière, Philippe Guizard ne regrette pas l’ancienne évaluation qui donnait lieu à une notation et qui n’était satisfaisante ni pour les enseignants, ni pour les inspecteurs.

C’est une très bonne chose de pouvoir découpler les moments d’évaluation et les l’accompagnement des enseignants, de façon individuelle ou collective.

Il pourra s’engager désormais un travail des enseignants avec les inspecteurs qui sera fondé sur plus de décontraction, de franchise et de confiance.

Le document préparatoire que l’enseignant rédigera préalablement à son rendez-vous de carrière permettra que l’entretien avec l’inspecteur, puis avec le chef d’établissement, tourne autour des problématiques qui seront celles de l’enseignant.

L’avis partagé que devront formuler le chef d’établissement et l’inspecteur est une avancée significative qui permettra d’envisager la globalité de l’activité de l’enseignant, dans la classe et dans l’établissement. cependant ce double regard est à construire.

Les chefs d’établissement et les inspecteurs auront à se préparer ensemble à l’évolution des pratiques qui les concernent également pour donner à cette réforme essentielle le sens porté par le Sgen-CFDT, c’est à dire la responsabilisation des enseignants dans une confiance nouvelle avec l’encadrement de proximité.

Pour aller plus loin

Ressources complémentaires

 
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