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Vivement l'Ecole!

environnement

"Greta Thunberg a entièrement raison et ses détracteurs sont un paquet de vieux cons"...

25 Septembre 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Environnement

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Illustration via

@Fgj_IdF | 324 followers

 

Les chroniqueurs et éditorialistes français après le discours de Greta Thunberg à l'ONU et après que celle-ci a porté plainte contre la France (entre autres) ont déversé leur haine. 

Allons-y, c'est parti!

"Tous les enfants ont du génie et une conscience écologique, sauf Greta Thunberg" - Jérôme Béglé, directeur adjoint de la rédaction du Point

"Une jeune femme fanatisée"- Pascal Praud, éditorialiste Cnews

"À quoi ça sert d'aller chouiner devant les caméras du monde entier ?" - Le même

"les jeunesses hitlériennes" et "les jeunesses maoïstes";  "Cette jeune femme est porteuse d'une idéologie d'essence totalitaire"- Ivan Rioufol/Le Figaro

"À l'ONU, il n'y a que les tyrans qui se font remarquer, Khrouchtchev, Castro, Kadhafi. Et là, on a un tyran de 16 ans. Mais en général les tyrans de 16 ans sont plus sincères dans l'indignation" - Vincent Hervouet/LCI

"vestale fiévreuse" - Le même

"Le changement climatique, c'est un problème technique, avec des solutions techniques, qu'une jeune fille de 16 ans ne peut pas avoir" - François Lenglet/LCI

" Elle n'apporte pas vraiment de solutions concrètes (...) ça ne fait pas avancer le débat" - Christophe Barbier/BFMTv

(Au passage, rappelons à Christophe Barbier que Greta Thunberg n'a jamais prétendu apporter de solutions puisque celles-ci sont déjà connues. La jeune activiste suédoise se contente à juste titre de rappeler aux gouvernants qu'ils ont été élus pour faire appliquer ces solutions.)

"La tyrannie de l'émotion" - Christophe Barbier/Encore!

"Elle se ridiculise"- François Lenglet/Encore!

"Aller à la tribune de l'ONU et pleurer, c'est un peu stupide. Dans la vie publique, on ne pleure pas. Et puis porter plainte, c'est ridicule" - François Lenglet/Très en verve

"Cette femme me fait peur" - Alexis Brezet/Le Figaro

"créature totalement construite par les médias et par ses parents". "Un discours indécent" - Pascal Bruckner/sur LCI

une "enfant hystérique et impérieuse" - Gilles-William Goldnadel/sur LCI

Tous des hommes...

A tous ces ronchons qui n'ont toujours pas compris que la planète avait besoin de lanceurs d'alerte face à des dirigeants inactifs, tenus par les lobbies productivistes et ne comprenant que le rapport de force, Yann-Arthus Bertrand a parfaitement répondu:

Greta Thunberg "a entièrement raison" et ses détracteurs sont "un paquet de vieux cons"

Christophe Chartreux. Merci à Samuel Gontier/Télérama pour le repérage des diverses déclarations.

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Pourquoi j'ai décidé de ne pas être candidat au poste d'éco-délégué

3 Septembre 2019 , Rédigé par France Culture Publié dans #Education, #Environnement

Pourquoi j'ai décidé de ne pas être candidat au poste d'éco-délégué

Parmi les nouveautés de la rentrée scolaire : la généralisation des éco-délégués au collège et au lycée. Une fausse bonne idée ?

Je n’ai jamais été délégué de classe. L’aurais-je souhaité que mes parents s’y seraient opposés, ce qu’ils firent d’ailleurs, au prétexte que nous avions déjà suffisamment à faire avec les devoirs. J’imagine que, si j’étais encore au collège, ils ne m’encourageraient pas non plus à devenir éco-délégué.

Qu’est-ce qu’un éco-délégué ? C’est un ‘’ambassadeur de l’environnement et du développement durable auprès de ses camarades de classe’’, ainsi que le formule un communiqué du ministère de l’Education. Le dispositif relève d’une circulaire de février 2015. Jean-Michel Blanquer a décidé de le généraliser. A la fin du mois, toutes les classes de collège et de lycée devront élire le leur.

Voilà qui part sans doute d’une bonne intention : tout ce qui peut favoriser l’engagement des élèves, a fortiori lorsqu’il s’agit d’un sujet aussi essentiel que la défense de l’environnement, mérite d’être encouragé. Et il suffit d’aller faire un tour sur le site éco-délégués.fr pour constater la variété des initiatives et l’enthousiasme avec lequel elles sont menées. On peut y voir Sasha parler d’un projet de mur végétal, Damien raconter le tri des aliments à la cantine, ou encore Felicia évoquer le réaménagement des alentours de son lycée.

Mais fallait-il généraliser ce dispositif, l’imposer pour chaque classe du second degré ? Ce qui relevait du volontariat devient obligatoire : c’est rarement du meilleur effet.

On peut par ailleurs trouver étrange cette idée de déléguer aux élèves le soin d’éduquer leurs pairs aux enjeux du réchauffement climatique et de la biodiversité. Ou alors il faudrait pousser jusqu’au bout la logique et confier aussi, aux plus doués, l’enseignement des mathématiques, l’apprentissage du français. Sauf à considérer que l’environnement n’est pas si important, qu’il relève avant tout des activités parascolaires.

Après le foulard rouge, le vert ?

Un chroniqueur des Matins de France Culture, par ailleurs écrivain, me faisait remarquer que cette initiative lui en évoquait une autre, il y a quelques années, lorsque Nicolas Sarkozy eut la curieuse idée de vouloir faire porter à chaque élève de CM2 la mémoire d’un enfant déporté.

J’y vois pour ma part un autre cousinage, encore plus lointain, avec le mouvement des Pionniers, cette organisation de jeunesse du temps de l’URSS. Loin de moi l’idée de comparer le communisme avec l’écologie politique, mais il y a dans cette façon d’assigner une mission à la jeunesse quelque chose qui me chiffonne. Les petits Soviétiques avaient vocation à incarner les valeurs de leur société. Les foulards qu’ils portaient autour du cou étaient rouges, vont-ils devenir verts ?

Vous trouvez que j’exagère ? Bien sûr que j’exagère ! Il n’empêche, prenons garde à ne pas faire de nos enfants des petits modèles de vertu, des alibis bien pratiques. D’abord parce que nous ne sommes pas si bien placés que ça pour le faire et qu’ils sont assez grands pour savoir ce que nous avons si longtemps ignoré. Ensuite parce que le ridicule nous pend au nez.

Dans un article récent du site Actualitte.com (consacré aux univers du livre), on apprend que ‘’la très prestigieuse Academy of American Poets’’ vient de créer un prix littéraire d’un genre particulier : il distinguera les textes poétiques ‘’qui évoquent avec une justesse et une intensité particulières les dangers qui pèsent sur l’avenir de la planète et de la biodiversité.’’ Ce n’est pas encore l’Ode à Staline mais ça y fait penser.

Pour toutes ces raisons, et en dépit des pressions amicales d’un certain nombre de mes collègues à France Culture, que mes parents soient rassurés : j’ai décidé de ne pas être candidat au poste d’éco-délégué.

Hervé Gardette

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« Greta la science « et Onfray l’autistophobe ? Par Martina Charbonnel...

25 Juillet 2019 , Rédigé par Martina Charbonnel Publié dans #Environnement

« Greta la science « et Onfray l’autistophobe ? Par Martina Charbonnel...

J’aurais préféré ne rien avoir à écrire au sujet de Greta Thunberg tant il est vrai que l’on en parle trop et qu’il faut être bien naïf pour ne pas voir les manipulations à l’origine de la tentative forcenée d’en faire une icône de la lutte contre le réchauffement climatique.

Il se trouve que Greta Thunberg se présente comme autiste Asperger . J’aurais aussi aimé ne pas me sentir interpellée mais je le suis car mon fils adulte présentant aussi ce syndrome.

L’invitation de Greta Thunberg à l’Assemblée nationale a été à l’origine d’un véritable déferlement de haine sur les réseaux sociaux. Dans le meilleur des cas, les gens s’en sont pris à ceux qui la manipulent mais bien des critiques se sont résumées à des injures et des propos méprisants

On peut légitimement déplorer que Greta Thunberg s’exprime sur le registre de la menace (on peut le dire ainsi puisque son but revendiqué est de nous faire peur).

On peut aussi regretter qu’elle donne des leçons aux adultes allant jusqu’à dire aux députés qu’ils sont immatures.

Le fait qu’une jeune fille de 16 ans s’adresse aux grands de se monde et aux élus pour dire l’inquiétude de sa génération appelée à vivre les conséquences plus ou moins graves du réchauffement climatique est tout à fait recevable. Ils doivent entendre ces craintes et tenter d’y répondre. Mais peut-être ne sont-ils pas obligé de la vénérer quand elle leur explique ce qu’ils doivent faire.

Sur ce point, je rejoins Michel Onfray qui dans son texte « Greta la science fustige la civilisation de l’enfant roi.

Je n’approuve plus du tout Onfray lorsqu’il a des mots très durs envers Greta :

 » Cette jeune fille arbore un visage de cyborg qui ignore l’émotion – ni sourire ni rire, ni étonnement ni stupéfaction, ni peine ni joie. »

« Quelle âme habite ce corps sans chair? On a du mal à savoir « 

 » Elle lit les volumineux dossiers du GIEC dont elle débite les chiffres. »

La majeure partie de son texte ressemble à un règlement de comptes avec la jeune suédoise ainsi qu’avec ceux qui l’écoutent religieusement.

Les pamphlets de Michel Onfray qui font les délices du lecteur lorsqu’il se moque des gens puissants ne passent plus dut tout quand ils visent une jeune fille souffrant du syndrome d’Asperger.

Ce qu’il dit de son attitude, de sa gestion de l’émotion qui donne à penser qu’elle ne ressent, rien, sa voix glaciale quand elle énumère des chiffres ne fait que décrire quelques manifestations de ce syndrome.

Pourtant Onfray reste prudent pour aborder la question de l’autisme de Greta :« Les journalistes nous font savoir avec moult précaution, presque en s’excusant, qu’elle est autiste – il faut le dire, sans le dire, tout en le disant quand même. Dont acte. Je laisse cette information de côté. « 

Mais il poursuit : « L’usage métaphorique de ce mot est interdit par la bienpensance, mais on découvre également qu’il l’est aussi dans son sens premier. Donc on le dit, mais on n’a rien dit. »

Il me semble évident qu’il contourne le sujet de l’autisme pour mieux ironiser sur les symptômes. En ce sens,il y a une dimension « autistophobe  » dans le texte de Michel Onfray.

Mais il y a surtout chez lui une méconnaissance de certaines caractéristiques du syndrome d’Asperger. Que Greta soit manipulée à grande échelle par des gens qui ont intérêt à promouvoir un simulacre d’écologie est une évidence. Ceci ne signifie pas qu’ils décident à sa place ce qu’elle dit. C’est mal connaître l’autisme que de croire que les obsessions, les peurs qu’exprime Greta et les chiffre qu’elle cite lui ont été dictés par ces mêmes gens.

« Ce qu’elle lit, à défaut de le dire librement, n’est pas écrit par une jeune fille de son âge. « 

Ce n’est pas forcément exact : Des ados présentant le syndrome d’Asperger ne s’expriment pas comme des gens de leur âge. Lorsqu’un sujet devient obsessionnel pour eux, ils l’explorent avec une précision incroyable. Ce pourrait être leur force lorsque leur sujet de préoccupation est d’intérêt général ( c’est le cas avec le climat). C’est aussi et surtout leur drame car leur façon de s’exprimer avec autant de précision dérange et provoque souvent le rejet, ce qui renforce leur isolement. Très difficile à vivre pour eux.

Michel Onfray a beau se justifier : « Il n’y a rien à reprocher à une enfant qui veut voir jusqu’où va son pouvoir d’agenouiller les adultes, c’est dans l’ordre des choses. » En raillant l’attitude de Greta Thunberg en grande partie déterminée par son syndrome d’Asperger ( et l’importance démesurée que l’on accorde à ses propos), il vient de rejoindre cette partie de l’humanité qui regarde avec empathie des reportages sur l’autisme mais qui fuit les gens trop différents qui ne communiquent selon d’autres codes sociaux. Sa façon de s’en prendre à la jeune fille renforce l’ostracisme dont sont victimes bon nombre d’autistes Asperger.

Mais peut-être ne s’agit-il pour lui que d’écrire un bon billet amenant une réflexion sur le transhumanisme et les cyborgs. Si tel est le cas, il instrumentalise à sa façon une jeune fille fragile, faisant d’elle un cyborg en lui déniant sa sensibilité et son humanité.

Greta Thunberg n’est peut-être pas en mesure de stopper le réchauffement climatique mais elle a réussi à faire trébucher Michel Onfray.

Martina Charbonnel

(Et d'autres passionnants billets en cliquant sur le lien ci-dessous)

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"It's time to rebel"... Vidéo - The 1975

25 Juillet 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Environnement

We are right now in the beginning of a climate and ecological crisis, and we need to call it what it is—an emergency. We must acknowledge that we do not have the situation under control, and that we don't have all the solutions yet; unless those solutions mean that we simply stop doing certain things. We must admit that we are losing this battle. We have to acknowledge that the older generations have failed. All political movements in their present form have failed, but Homo sapiens have not yet failed. Yes, we are failing, but there is still time to turn everything around. We can still fix this. We still have everything in our own hands, but unless we recognise the overall failures of our current systems, we most probably don't stand a chance.

We  are facing a disaster of unspoken sufferings for enormous amounts of people, and now is not the time for speaking politely or focusing on what we can or cannot say. Now is the time to speak clearly. Solving the climate crisis is the greatest and most complex challenge that Homo sapiens have ever faced. The main solution, however, is so simple that even a small child can understand it: we have to stop our emissions of greenhouse gases, and either we do that, or we don't. You say that nothing in life is black or white, but that is a lie—a very dangerous lie—either we prevent a 1.5 degree of warming, or we don't; either we avoid setting off that irreversible chain reaction beyond human control, or we don't; either we choose to go on as a civilisation, or we don't—that is as black or white as it gets; because there are no grey areas when it comes to survival.

Now  we all have a choice: we can create transformational action that will safeguard the living conditions for future generations, or we can continue with our business as usual and fail. That is up to you and me. And yes, we need a system change rather than individual change, but you cannot have one without the other. If you look through history, all the big changes in society have been started by people at the grassroots level—people like you and me. So, I ask you to please wake up and make the changes required possible. To do your best is no longer good enough. We must all do the seemingly impossible. Today, we use about 100 million barrels of oil every single day. There are no politics to change that; there are no rules to keep that oil in the ground. So, we can no longer save the world by playing by the rules, because the rules have to be changed—everything needs to change, and it has to start today. So, everyone out there, it is now time for civil disobedience. It is time to rebel.

Greta Thunberg
 

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A Lire... Science & Technologies émergentes, vers une Innovation Responsable? (Video)

3 Juin 2017 , Rédigé par Youtube Publié dans #Education, #Environnement

A l’occasion d’une conférence petit-déjeuner exceptionnelle, le SYNNOV vous propose de nous intéresser au sujet de l’Innovation Responsable aux côtés de Mélanie Marcel, co-auteur du livre » Science et Impact Social » publié aux éditions Diateino.

Science & Technologie émergentes, vers une Innovation Responsable ?

Face aux défis du siècle, le progrès scientifique peut-il encore être une réponse ? On voit aujourd’hui l’émergence d’une nouvelle approche de la recherche et de l’innovation, soucieuse de répondre aux enjeux sociaux et environnementaux. Partout dans le monde, laboratoires, entreprises et citoyens développent de nouvelles façons de penser et de mener la recherche scientifique en remettant le souci du bien commun au cœur du processus d’innovation : c’est ce que l’on appelle la Recherche et Innovation Responsable.

A l’occasion de la sortie de son son ouvrage, nourri d’exemples d’initiatives inspirantes, Mélanie Marcel nous propose de découvrir ce concept en plein essor, mais aussi de nous donner les clés pour l’appliquer en entreprise.

Après cette intervention, nous aurons le plaisir d’échanger en présence de Dirigeants et Entrepreneurs.

PROGRAMME TABLE RONDE

Marianne JULIEN, Directrice des Écosystèmes Scientifiques chez Air Liquide.
Sarah MARNIESSE, Directrice Mobilisation de la Recherche et de l’Innovation à l’Institut de Recherche pour le Développement.
Laura MAGRO, Chargée de mission sur les matériaux bio-inspirés au Centre Européen d’Excellence en Bio-mimétisme de Senlis.
Mélanie Marcel, co-auteur de « Science et impact social » publié aux éditions Diateino.

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