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Vivement l'Ecole!

Articles avec #enfance tag

Au-delà de la protection des enfants, une véritable éducation à l’affectif...

11 Février 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Enfance

L’association Ennocence, créée en 2016, mène un combat pour protéger les enfants, notamment de la pornographie sur internet, avec une visée d’éducation bien éloignée de tout moralisme. La marraine de ce mouvement, Brigitte Lahaie, et son président, Gordon Choisel, nous présentent son action et les finalités poursuivies, qui concernent aussi l’école.

Pourquoi menez-vous une action contre la fréquentation de sites pornographiques par les enfants ? Que sait-on de précis à ce sujet ? Les logiciels de contrôle parental sont-ils un garde-fou efficace ?

Gordon Choisel : Notre action concerne plus particulièrement les sites de streaming et de téléchargement illégaux, qui n’ont pour la plupart rien de pornographique. Nous militons pour la mise en œuvre d’une véritable politique de prévention contre les dangers de ces sites financés notamment par les publicités y étant affichées et qui, quant à elles, sont bien à caractère pornographique. Ces plateformes représentent donc une porte d’entrée sans verrous vers une exposition non voulue des enfants à la pornographie. Notre dernier sondage confirme d’ailleurs que le streaming est devenu un des premiers loisirs des enfants, avant le dessin, la peinture ou la pratique d’un instrument de musique ! Le risque d’exposition des enfants à ce type d’images est donc devenu critique. Aujourd’hui, plus d’un parent sur deux affirme que son enfant a été exposé à des images violentes ou pornographiques.

Quant aux logiciels de contrôle parental, ils ne sont pas opérants face à cette menace. L’aspect pernicieux est justement dans le caractère «  grand public  » de ces sites. Les parents ne savent pas qu’en laissant leurs enfants regarder des films ou dessins animés sur ces plateformes, ils les exposent à des images pornographiques via l’apparition de ces publicités «  pop-up  ».

Brigitte Lahaie : Nous constatons, aux côtés de nombreux spécialistes, les dangers qu’une mauvaise exposition à des images inappropriées représentent dans la construction d’un enfant, d’un adolescent, d’un jeune adulte.

J’ai personnellement toujours défendu la liberté d’expression et je ne suis en aucun cas censeur. Mais c’est une position qui ne tient que lorsqu’on évoque l’adulte. En ce qui concerne l’enfant, il est de notre devoir de le protéger des abus des adultes. Que ce soit la question des abus sexuels sur mineurs ou d’images à caractère violent ou sexuel. J’avais en un temps milité pour l’interdiction des mini miss et je suis heureuse de voir que ces élections sont aujourd’hui prohibées. Sans s’en rendre compte, la société instrumentalise de plus en plus le corps des jeunes ados en les érotisant. Pourquoi encourager une fille de 10 ans à mettre du rouge à ongles ?

Le sondage réalisé par Ennocence est sans appel, un enfant sur deux de moins de 10 ans est tombé sur des images pornographiques. Je ne dis pas que tous sont traumatisés mais est-ce le meilleur moyen de les aider à voir l’amour et la sexualité comme quelque chose d’épanouissant ?

Pourquoi les enseignants doivent-ils, d’une certaine façon, se sentir concernés ?

B. L. : Tout simplement parce qu’ils sont souvent les premiers à recueillir des confidences d’enfants qui ne peuvent pas ou n’osent pas s’exprimer avec leurs parents pour de multiples raisons. Les enseignants ont un rôle social majeur. Bien sûr, il n’est pas question de dramatiser, mais un enfant qui a du mal à comprendre ce qu’il a vu, s’il peut dire des mots, même incohérents, à un adulte, cela lui permet de vider ce trop plein émotionnel. L’attitude de l’adulte est importante, une attitude bienveillante mais neutre. Pas question non plus de dramatiser ce qui s’est passé.

G. C. : Notre sondage révèle que plus d’un parent sur deux ne surveille pas ses enfants sur internet. Dès lors, les enseignants seront certainement les premiers à détecter l’impact sur l’enfant d’une exposition à la pornographie, qu’il n’a pas recherché. En effet, l’école est le lieu de sociabilité des enfants, c’est donc à l’école que se révèlera majoritairement un éventuel malêtre. En outre, les enseignants ont une compétence pédagogique qui est un véritable avantage pour rassurer l’enfant qui a été exposé malgré lui. Il en va de même pour la question de la prévention face aux dangers générés par les nouveaux usages numériques. Il est donc temps que nous prenions conscience du besoin impérieux de notre société de bénéficier d’une vraie pédagogie sur ces dangers. Le corps professoral a donc un rôle de premier plan dans la construction de nos futures générations, dans un monde en évolution rapide.

(...)

Suite et fin en cliquant ci-dessous + lien vers le site Ennocence

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Présidentielle 2017 : que fait-on pour les enfants?...

2 Février 2017 , Rédigé par UNICEF Publié dans #Enfance, #Politique

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Photo liberation.fr

Présidentielle 2017 : que fait-on pour les enfants ?

8 propositions au futur Président de la République française

 

1/ Investir d’urgence pour les tout-petits

Pour les familles en difficulté, plus de places en crèche, un accès à l’école pour les moins de 3 ans

 

2/ Associer les enfants et les jeunes aux décisions publiques qui les concernent,

pour un meilleur accès aux savoirs et aux loisirs

 

3/ Donner à tous les enfants toutes les chances de réussir à l’école

Des enseignants formés tout au long de leur carrière, davantage de ressources pour les plus défavorisés, davantage d’autonomie pour les établissements

 

4/ Rendre effectif le droit à l’école pour les enfants des bidonvilles

Assurer la scolarisation des enfants vivant dans les 500 bidonvilles présents sur le territoire

 

5/ Rappeler qu’un enfant délinquant est d’abord un enfant en danger

Garantir la spécificité de la justice pénale des mineurs en toutes circonstances

 

6/ Protéger les enfants réfugiés et migrants

Ils doivent être mis à l’abri pour les protéger de l’exploitation et la violence auxquelles ils sont exposés sur la route

 

7/ Porter l’aide publique au développement à un niveau décent

Pour atteindre, enfin, au minimum 0,7 % du PIB.

 

8/ Sanctuariser les écoles dans les conflits

La France doit signer la déclaration sur la sécurité dans les écoles et protéger les enfants et leurs écoles en temps de guerre.

 

Retrouver la campagne « Enfant avant tout » et les 8 propositions sur :

www.unicef.fr/enfants2017

 

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