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Vivement l'Ecole!

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L'école représente-t-elle la même chance pour tout le monde ? Quatre étudiants de Sciences Po en débattent...

16 Mai 2020 , Rédigé par PS/Sciences Po Publié dans #Education

Aurore, Hugo, Shanese et Bryan débattent cette fois-ci de l'égalité des chances :

l'école représente-t-elle la même chance pour tout le monde ?

La méritocratie, mythe ou réalité ?

Quels sont les leviers pour plus d'égalité dans le système éducatif ?

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"Les nouveaux programmes de français pour la classe de Première restreignent la liberté pédagogique..."

16 Mai 2020 , Rédigé par L'école des lettres Publié dans #Education

"Les nouveaux programmes de français pour la classe de Première restreignent la liberté pédagogique..."

EXTRAIT

À propos de la liberté pédagogique : collaboration, expérience, implicite

La liberté pédagogique n’est pas un concept vide. Scrupuleusement encadrée par des programmes qui fixent des objectifs d’apprentissage et des cibles notionnelles, elle est l’instance fondamentale par laquelle l’institution accorde sa confiance à l’enseignant en supposant que sa fréquentation quotidienne des élèves, la connaissance intime qu’il possède de leurs capacités particulières et de leurs difficultés personnelles l’autorisent à choisir les supports qui leur permettront d’acquérir les méthodes nécessaires aux exigences académiques de la scolarité.

En somme elle garantit que l’attention soit au cœur de l’enseignement et que, chacun écoutant l’autre, la conversation des esprits contribue à l’appropriation progressive des connaissances.

Pour reprendre le beau titre du livre de Denis Roche, la liberté pédagogique permet que le cours devienne un dépôt de savoir & de technique adapté aux singularités de la classe en ménageant un espace cognitif où l’étonnement et l’intuition, la fulgurance et la surprise nourrissent la réflexion quand le travail ne se résume pas à la récitation obsessionnelle des programmes.

Par la place qu’elle accorde aux goûts de l’enseignant, par l’autorité qu’elle confère à sa parole quand celle-ci est inspirée par des inclinations qu’il est capable de justifier par une fréquentation assidue de sa discipline, elle permet que la pratique éducative ne se réduise pas à une litanie d’axiomes canoniques et suscite un dialogue où se joue la création de la pensée.

Dans le cadre de la réforme du lycée, les nouveaux programmes de français pour la classe de Première restreignent la liberté pédagogique et diminuent la possibilité qu’une discussion vivifiante sur des œuvres accessibles à tous les élèves engendre à l’échelle de la classe un bien commun où se négocient patiemment des interprétations collectives des textes littéraires. Certes, l’enseignant est libre de choisir les textes du parcours qui étayeront par la connivence ou par la divergence l’étude de l’œuvre intégrale, et il est libre de prélever dans celle-ci les extraits qu’il juge symptomatiques de ses enjeux fondamentaux.

(...)

Julien de Kerviler

Suite et fin en cliquant ci-dessous ICI

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La «catastrophe» des classes désertes... Quartiers nord de Marseille...

15 Mai 2020 , Rédigé par 20 Minutes Publié dans #Education

La «catastrophe» des classes désertes... Quartiers nord de Marseille...

Déconfinement à Marseille : «Ils ont raté leur cible» , la «catastrophe» des classes désertes dans les quartiers Nord

EDUCATION Dans les quartiers Nord de Marseille, zone d’éducation prioritaire, les élèves sont une infime minorité à être retournés à l’école, contrairement à ce que souhaitait le ministre de l’Education nationale.

 

- Le ministre de l’Education nationale a souhaité rouvrir les écoles cette semaine pour remettre les élèves des zones défavorisées sur le chemin de l’école.

- Dans les quartiers Nord toutefois, cette demande est restée vaine, et une minorité est en classe.

- Les parents d’élèves sont tétanisés par les risques sanitaires.

Quatre arrondissements, dans le nord de Marseille, dont la population équivaut à celle de la ville de Bordeaux. Près de 30.000 élèves qui fréquentent des écoles en zone d’éducation prioritaire. Et à peine 909 écoliers qui ont retrouvé ce mardi leurs salles de classe, selon des données fournies à 20 Minutes par les élues de ces secteurs. Dans les quartiers Nord de Marseille, alors que le déconfinement débute, les écoles sont désespérément vides. Le retour physique des élèves de ces zones défavorisées en classe était pourtant l’un des arguments clés du ministre de l’Education nationale, qui affirmait, lundi encore, espérer par ce biais, « faire revenir ceux qui (se) sont les plus éloignés de l’école » pendant le confinement​.

Mais sur le terrain, le pari semble perdu. Dans le détail, « moins de 500 enfants sur 20.000 scolarisés » fréquentent les écoles du 13e et 14e arrondissements, selon la maire RN de secteur et candidate à sa réélection Sandrine d’Angio. Dans les 15et 16e arrondissements voisins, on compte à peine « 409 élèves sur 11.000 enfants », d’après la sénatrice Samia Ghali, élue de ce secteur et candidate elle aussi aux municipales. « Le gouvernement a raté sa cible, affirme la parlementaire. Il s’est dit qu’il ne fallait pas de décrocheur. Mais le volontariat est un échec ! »

« Des gens sont morts dans le quartier »

« Dans mon école, on a entre 5 et 10 % de l’effectif qui était invité à retourner en classe, déplore Sébastien Fournier, enseignant dans le quartier défavorisé de la Busserine, dans le 14e arrondissement, et responsable local du syndicat d’enseignants SNUipp-FSU 13 dans les 13 et 14e arrondissements. Dans les écoles autour, on est entre 5 et 15 % de la population scolaire concerné. Il y a un vrai problème de confiance sur la situation sanitaire générale. Vous savez, l’épidémie a circulé dans le quartier. Des gens sont morts. Ça crée des inquiétudes légitimes. » « Ce sont dans ces quartiers où il y a aussi beaucoup de personnes à risques, rappelle Samia Ghali. C’est là qu’on trouve des diabétiques, de l’obésité, des problèmes cardiorespiratoires… »

A l’école Oddo par exemple, dans le 15e arrondissement, Amel a, comme l’immense majorité des parents dont elle est la déléguée au conseil d’école, refusé que son fils retrouve sa classe. « Dans l’école, on a eu huit inscriptions mardi, et deux seulement sont venus, explique cette maman. J’ai eu peur, moi. Peur que mon fils soit contaminé ou qu’il ramène le virus à la maison. On a quand même un bébé de deux ans. En plus, à l’école, ils ne peuvent pas jouer ensemble. Je trouve que c’est un peu la prison… »

« Le programme est loin d’être bouclé »

Cette maman a toutefois conscience des conséquences d’une telle situation sur la scolarité de son fils. « Beaucoup d’enfants de l’école n’ont même pas suivi les devoirs transmis par les professeurs, soupire Amel. Ils se retrouvent sans rien, lâchés dans la nature. Je suis catastrophée, c’est dramatique. Je crains pour l’année prochaine que le niveau scolaire, déjà très bas dans nos quartiers, le soit encore plus. Ils vont avoir énormément de retard. Le programme est loin d’être bouclé. » C’est pour ça qu' Amel a décidé de faire appel à un professeur particulier pour son jeune fils, qui bénéficie d’un soutien scolaire en plus de l’école à la maison. Un luxe que ne peut s’offrir la majorité des familles du quartier, déjà plongée dans une grande misère en raison du confinement.

« Là où les élèves sont les moins nombreux dans les classes, c’est dans les zones d’éducation prioritaire comme les quartiers Nord, là où ils ont le plus besoin de l’école », s’alarme Virginie Akliouat, secrétaire départementale du syndicat d’enseignants SNUipp-FSU 13. « Ces chiffres sont très inquiétants, même si, en tant que maire, je comprends l’inquiétude des parents », soupire Sandrine d’Angio. « Je crains qu’on en perde beaucoup sur le chemin, et je lance un appel au gouvernement, affirme Samia Ghali. Il faut fournir à ces élèves les bons outils, une bonne connexion Internet, un ordinateur. Le problème, c’est qu’il y a des technocrates qui prennent des décisions dans des bureaux. Mais on ne vit pas dans le monde des Bisounours. »

Conscient du phénomène, le ministre de l’Education nationale se montre optimiste, avec un objectif, selon des déclarations sur le plateau de C A Vous ; « retrousser les manches », « rassurer » et « convaincre les parents ». « Mais moi, je ne changerai pas d’avis, prévient Amel. Mon fils a huit ans. Il n’est pas assez mûr pour comprendre les gestes barrières, et on n’a pas assez d’informations sur ce virus. »

Mathilde Ceilles

https://www.20minutes.fr/marseille/2779179-20200515-deconfinement-marseille-rate-cible-catastrophe-classes-desertes-quartiers-nord

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Revue de Presse Education... En haut — Sur le terrain — Réflexions — Supérieur — Ailleurs — Ressources...

15 Mai 2020 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... En haut — Sur le terrain — Réflexions — Supérieur — Ailleurs — Ressources...

Encore une copieuse revue en cette première semaine de reprise des écoles. Au delà des difficultés de cette reprise et de quelques réflexions plus générales, on retiendra que cette semaine sera marquée par deux brisures de l’unité de façade du Ministère. Confiance… ? Défiance... ?

En haut

Directeurs d’école : Une nouvelle proposition de loi
Déposée par la députée LREM Cécile Rilhac, une nouvelle proposition de loi envisage de modifier la fonction de directeur d’école. Sans changer le statut du directeur, la proposition de loi prévoit de lui donner autorité dans l’école et de nouvelles responsabilités en échange d’un meilleur système de décharges et d’une meilleure rémunération.”

Tribune : Des hauts fonctionnaires du ministère dénoncent le projet réactionnaire de JM Blanquer
" Nous observons, consternés, un système éducatif détourné de ses fondements républicains et de ses valeurs et ne pouvons nous taire". C’est un groupe d’une quinzaine de hauts fonctionnaires de ce même ministère (Dasen, inspecteurs généraux, cadres du ministère) qui nous a fait parvenir cette tribune. Les mentions de deux rapports internes non publiés de l’Inspection générale montre l’origine du texte. Ils dénoncent une "mise au pas" du ministère qui va des cadres aux enseignants de terrain astreints à suivre des guides pédagogiques. Plus que "l’aveuglement scientiste " de ce dernier, ils démontent les politiques menées par JM Blanquer depuis 2017.”

« L’un des dispositifs de continuité pédagogique les plus complets au monde »
Pour Édouard Geffray, directeur général de l’enseignement scolaire et le numéro 2 du ministère de l’éducation, l’objectif est aujourd’hui de permettre au plus grand nombre de renouer un lien physique avec son établissement.” Recueilli par Denis Peiron

Sur le terrain

Après le confinement, le défi de la lutte contre le décrochage scolaire Par Violaine Morin
A la veille de la réouverture progressive des écoles, la communauté enseignante s’interroge sur sa capacité réelle à « aller chercher » les enfants les plus en difficulté – ceux-là mêmes qui sont « prioritaires » pour le retour en classe.”

Dans les quartiers populaires, de nombreux élèves décrocheurs ne retourneront pas à l’école, AFP
"Mon fils redoublera, tant pis, la santé d’abord !" Dans les quartiers populaires d’Ile-de-France, de nombreux élèves décrocheurs "prioritaires" au retour en classe ne retourneront pas à l’école, se coupant pour certains de toute scolarisation pendant près de six mois.
A la veille de la réouverture de l’école de son enfant à Pavillons-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), la décision de Soumia est mûrement réfléchie, "il ne retournera pas à l’école jusqu’en septembre même s’il a des difficultés" et que sa maîtresse l’a appelé pour le faire revenir
.”

Retour à l’école : « On passe notre temps à se demander si on respecte bien les règles » Par Faïza Zerouala
Un million et demi d’élèves, sur un total 6,7 millions, retrouvent l’école primaire après huit semaines d’interruption. Le retour est progressif et les petits effectifs permettent le respect des gestes barrières. Une enseignante, une directrice d’école et une Atsem racontent cette rentrée.” pour abonnés

Retour à l’école. « Que les parents attendent, on peut le comprendre », affirme cette infectiologue
Pour Anne-Claude Crémieux, professeure en maladies infectieuses et membre de l’Académie nationale de médecine, on connaît encore très mal le nouveau coronavirus. Elle prône une distanciation physique de deux mètres et le port du masque en toutes occasions. Elle dit aussi comprendre que les parents attendent avant de renvoyer leurs enfants à l’école. Un discours qui tranche avec celui du ministère de l’Éducation.”

Réouverture des écoles : les mesures préconisées sont « inhumaines »
Un mètre de distance entre chaque élève, repas sans contact physique, interdiction de jeux collectifs… Le protocole prévu pour la réouverture des écoles semble lunaire. « Le plus grave, ce ne serait pas d’échouer à faire respecter ces règles. Ce serait, évidemment, de réussir », dit une institutrice.”

« Ne comptez pas sur moi pour dessiner des carrés dans la cour et obliger les enfants à y rester ! » Par Marie Piquemal
Les directeurs d’école se retrouvent à nouveau en première ligne, avec la lourde tâche d’orchestrer un retour en classe en respectant les consignes sanitaires. A tour de rôle, trois directeurs d’école racontent cette folle semaine, chaque matin dans « Libé ». Episode 4 : Martine, directrice d’une école maternelle dans l’Oise.”

« Les parents savent que cela va être extrêmement compliqué, ils connaissent leurs loulous » Par Marie Piquemal
Les directeurs d’école se retrouvent à nouveau en première ligne, avec la lourde tâche d’orchestrer un retour en classe en respectant les consignes sanitaires. A tour de rôle, trois directeurs d’école racontent cette folle semaine, chaque matin dans « Libé ». Episode 1 : Martine, directrice d’une maternelle dans l’Oise.”

Covid-19 : 20 présidents de sociétés savantes de pédiatrie réclament le retour des enfants à l’école
« Il est urgent de maîtriser nos peurs et d’aller de l’avant pour le bien des enfants. » Dans une tribune cosignée* par les responsables de sociétés de spécialités pédiatriques, le Pr Christophe Delacourt, président de la Société française de pédiatrie, regrette certaines mesures de protection excessives liées à « des craintes souvent non basées sur des faits » et plaide pour « une réouverture pragmatique » des écoles primaires et maternelles.”

Fatiha Boudjahlat : "Nous devons reprendre les cours" Par Fatiha Boudjahlat
"Les écoles doivent rouvrir, parce que c’est le premier service public dans les quartiers et dans les zones rurales, qu’elles revitalisent, affirme Fatiha Boudjahlat.
Notre coeur de métier réside dans notre présence physique et notre réactivité, pas dans la fabrique et la correction d’exercices" pour la professeur et essayiste
.” pour abonnés

Retour à l’école : des initiatives pour encadrer les enfants créent une polémique Par Nicolas Daguin
Des écoliers parqués dans des carrés dessinés à la craie, d’autres obligés de rester sur une croix tracée à la bombe de peinture... Certaines mesures de distanciation physique à l’école interrogent.”

Poursuite du déconfinement avec la deuxième vague d’écoliers de retour à l’école Par Le Figaro avec AFP
Une deuxième vague d’écoliers reprend jeudi le chemin de l’école, notamment en Ile-de-France, région très touchée par l’épidémie de coronavirus, au quatrième jour de déconfinement dans le pays, où l’activité reprend timidement. « J’ai trop hâte, je suis trop contente de retourner à l’école, pour retrouver mes amies et ma maîtresse. Et aussi parce que je m’ennuie un peu à la maison », confie Zoé, six ans, qui doit retourner sur les bancs de sa classe de CP jeudi matin à Vincennes. Mais elle n’y retrouvera qu’une poignée de ses camarades, puisque la rentrée se fait partout par petits groupes, comme pour la première vague mardi. Et surtout elle va devoir se familiariser avec le protocole sanitaire très strict imposé dans les écoles : lavages de mains réguliers, récréations très encadrées, sens de circulation dans les couloirs.”

Réflexions

Coronavirus : et si l’expérience du confinement permettait d’améliorer l’école en France ? Par Béatrice Mabilon-Bonfils et Alain Jaillet
Régionalisation, responsabilisation des parents, facture numérique : le confinement a changé le regard porté sur l’école en France. Béatrice Mabilon-Bonfils, sociologue, et Alain Jaillet, professeur des universités, plaident pour que les enseignements tirés de cette crise permettent d’améliorer les prochaines réformes.”

« Au lieu de déconfiner l’école, ouvrons-la sur le dehors, sur la société » Tribune de Barbara Cassin, Philosophe et Victor Legendre, Anthopologue
La philosophe Barbara Cassin et son fils, l’anthropologue Victor Legendre, proposent, dans une tribune au « Monde », que l’école du déconfinement soit une école de la découverte, dans le strict respect des règles sanitaires, des lieux de culture et des espaces de liberté, aujourd’hui fermés.”

Education : les cinq grands défis à relever après la crise Par Amandine Hirou
La crise du coronavirus a tourneboulé le monde de l’éducation. En près de deux mois, les annonces se sont succédé à un rythme effréné : fermeture des établissements scolaires, mise en place de l’"école à la maison", lancement de l’opération "vacances apprenantes" pour les élèves décrocheurs, annulation des épreuves du bac et recours au contrôle continu, réouverture des écoles suspendue à la mise en place de protocoles sanitaires inédits... Que restera-t-il de ce grand chamboule-tout ? Le point sur cinq chantiers qui s’ouvrent tout juste.”

Supérieur

A Sorbonne Université, « le seul enseignement à distance n’est pas la solution à la rentrée »
Jean Chambaz, président de Sorbonne Université, espère pouvoir accueillir les étudiants dans les campus en septembre prochain et limiter la généralisation des cours en ligne préconisée par la ministre de l’enseignement supérieur, Frédérique Vidal.”

Concours d’entrée aux grandes écoles : une méritocratie à nuancer par Juliette Loiseau
Face au confinement, les écoles ont dû adapter leurs modalités de recrutement. Celles qui avaient déjà tenu les épreuves écrites organisent les oraux par visioconférence, ou les décalent. Pour les autres, c’est souvent la sélection sur dossier qui est privilégiée. Mais pour de nombreux étudiants, l’annulation des épreuves écrites ou orales est vécue comme une injustice. Pourtant, ces nouvelles modalités ne sont pas moins méritocratiques.”

Ailleurs

Les élèves reprennent progressivement le chemin de l’école en Europe AFP
Dans plusieurs pays européens, élèves et enseignants ont progressivement repris le chemin de l’école lundi, après des semaines de confinement, à l’exception des Italiens et des Espagnols dont la rentrée n’interviendra pas avant septembre.
Si un certain nombre de petits Européens ont déjà repris leurs cartables, comme au Danemark ou en Norvège, c’était au tour lundi des enfants néerlandais, grecs, suisses, croates et serbes, qui ont fait leur rentrée par alternance et tranches d’âge
.”

En Allemagne, le retour à l’école se fait dans la bonne humeur Par Christophe Bourdoiseau (à Berlin)
En Allemagne, la rentrée du 4 mai s’est déroulée sans accroc. Le journal télévisé de la première chaîne de télévision publique a consacré un reportage aux élèves d’une école primaire de Hambourg, ravis de retrouver leurs classes et de revoir leurs camarades. On les voit se laver sagement les mains et porter un masque à la récréation. Quant aux enseignants, ils expliquent comment fonctionnent les cours en alternance et les règles de distanciation sociale. Sans émettre la moindre récrimination. Ce n’est pas un document de propagande de l’ancienne Allemagne de l’Est, mais la réalité.”

Ressources

“Revenir à l’école” :
Faire toute sa place à la joie des retrouvailles Entretien avec Pierre Delion.
Pierre Delion est pédopsychiatre, professeur des universités honoraire. Sa carrière en psychiatrie institutionnelle lui a permis nombre de rencontres avec des enseignants et des pédagogues. Il répond à nos question sur les effets psychiques du confinement et de la distanciation sociale sur l’école et les élèves.”

Organiser un «   Quoi de neuf ?   » par Sylvain Connac
Les élèves vont revenir en classe après une longue période de confinement, marqué par une distanciation physique et parfois sociale avec les camarades d’école. Ouvrir des espaces de parole libre cherche donc à ce que les élèves échangent sur leurs vécus de confinement, mais aussi redécouvrent leur appartenance à un collectif sécurisé. Les « Quoi de neuf ? » sont des exemples de dispositifs orientés vers ces intentions

Bernard Desclaux

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Tribune : Des hauts fonctionnaires du ministère dénoncent le projet réactionnaire de JM Blanquer...

14 Mai 2020 , Rédigé par Le café Pédagogique Publié dans #Education

Tribune : Des hauts fonctionnaires du ministère dénoncent le projet réactionnaire de JM Blanquer...

EXTRAIT

"Nous observons, consternés, un système éducatif détourné de ses fondements républicains et de ses valeurs et ne pouvons nous taire". C'est un groupe d'une quinzaine de hauts fonctionnaires de ce même ministère (Dasen, inspecteurs généraux, cadres du ministère) qui nous a fait parvenir cette tribune. Les mentions de deux rapports internes non publiés de l'Inspection générale montre l'origine du texte. Ils dénoncent une "mise au pas" du ministère qui va des cadres aux enseignants de terrain astreints à suivre des guides pédagogiques. Plus que "l'aveuglement scientiste " de ce dernier, ils démontent les politiques menées par JM Blanquer depuis 2017. D'abord sur l'enseignement professionnel, officiellement "réévalué", alors que s'applique en fait un véritable hold up sur l'avenir des jeunes des lycées professionnels à qui on ferme toute perspective de poursuite d'études. Même logique pour les autres lycéens, engagés avec les E3C dans une course perpétuelle à la performance qui élimine les faibles. La "priorité au primaire", proclamée par JM Blanquer, est en fait la "priorité aux maternelles privées", favorisées par la loi Blanquer. Ainsi dénoncent-ils le "double discours permanent" de JM Blanquer "nourrissant une rhétorique d'une duplicité chronique". Pour les auteurs, attachés aux valeurs républicaines de l’École, la politique menée par JM Blanquer est profondément réactionnaire. Quelques jours après la tribune d'un haut fonctionnaire du ministère de l’Éducation nationale, ce nouveau texte témoigne du climat insupportable qui règne rue de Grenelle.

Nous, enseignants, formateurs, chercheurs, inspecteurs du premier et second degrés, inspecteurs généraux, directeurs académiques, cadres de l'administration centrale, sommes des témoins privilégiées et informés de la situation actuelle de l'école. Animer des équipes pédagogiques, diriger les services départementaux de l’Éducation nationale, piloter une circonscription, former des enseignants, enseigner les disciplines au programme, réfléchir à comment faire en sorte d'assurer au mieux la réussite de tous les élèves : tel est, depuis tant de temps pour les uns, moins longtemps pour d'autres, notre métier. Nous ne nous sentons pas partisans, et avons toujours été du côté des réformes quand celles-ci allaient dans le sens de l'amélioration des apprentissages et de l'épanouissement des élèves. L'esprit de chapelle nous est étranger et l'idée d'appartenir à un quelconque parti ou organisation qui nous aurait obligés à nous taire en cas de désaccord ne nous a jamais effleuré. Du reste, certains d'entre nous sont de « droite » et d'autres « de gauche » mais notre loyauté aux valeurs de l’École n’est d'aucun bord, elle est quotidienne. Et nous nous efforçons, au jour le jour, de la défendre et de la faire vivre de notre mieux.

Or aujourd'hui, nous ne pouvons plus nous taire. Au-delà même de la gestion chaotique du Covid 19 dans les écoles, au-delà, dans ce contexte complexe, des propos du ministre contradictoires, évasifs, ou immédiatement infirmés par le Premier ministre, nous considérons que ce serait une faute éthique et politique. Qu'observons-nous bien plus précisément que les journalistes, même les plus aguerris, n'écrivent ?

(...)

Groupe Grenelle

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Les chiffres de la "pré-reprise" des cours... Ils sont signifiants...

14 Mai 2020 , Rédigé par SNUIPP-Fsu Publié dans #Education

Les chiffres de la "pré-reprise" des cours... Ils sont signifiants...

Une enquête* du SNUipp-FSU a pu établir une photographie des conditions de la reprise. Des modalités d’organisations pas vraiment raccord avec la communication de la rue de Grenelle. Seules 70% des écoles ont été réouvertes dans la semaine du 11 mai, sans bénéficier pour près de la moitié des équipes d’un deuxième jour de prérentrée pourtant prévu par le ministère.

*Réalisée en ligne auprès de 9813 écoles à la veille de la reprise, l'enquête montre que près de 30 % des écoles ne sont pas rouvertes cette semaine. Des ouvertures prévues pour les semaines à venir même si pour 12% d’entre elles, aucune date n’est encore arrêtée. Les équipes ont bien souvent imposé de rester en dessous de la norme ministérielle préconisée de 15 élèves et les activités « parallèles » vantées par le ministre ne sont au final mises en place que par moins d’une commune sur cinq…essentiellement de la garderie.

Les conseils d’école, rassemblant enseignants, délégués des parents et représentant de la commune, ne se sont réunis que pour seulement 19% des écoles, et 1/5 d’entre eux n’ont pas validé les modalités d’organisation retenues.
Il est prévu d’en tenir un prochainement pour 16% des écoles tandis que ce n’est pas prévu pour 65% des écoles alors que selon la circulaire du 4 mai 2020, le conseil d’école doit être informé des modalités d’organisation de la « reprise ».

Plus de 13% des organisations retenues ne sont pas conformes au protocole sanitaire conduisant à de premiers dépôts de procédure d’alerte, qui pourraient monter en puissance si rien n’est fait pour mettre en conformité ces écoles.

Pour les écoles ouvrant cette semaine, près de la moitié des équipes enseignantes n’ont pas profité du second jour de pré-rentrée pourtant prévu par le ministère.

Les élèves accueillis sont essentiellement des grande section, CP et CM2 comme le préconise le ministère.
La norme de 15 élèves retenue par le ministère n’a pas été suivie sur le terrain où la réalité et le respect de la distanciation physique ont conduit à limiter la taille des groupes accueillis très majoritairement de 5 à 10 élèves. Tout de même ces groupes dépassent les 10 élèves pour 20% d’entre eux.

L’annonce ministérielle sur les 4 temps de l’accueil des enfants reste à l’état d’annonce. Seulement 18% des communes mettent en place des activités en parallèle de l’école. Celles-ci sont très majoritairement, 62%, de la garderie.

Près de 2/3 des enseignants, bien qu’ils ne doivent pas cumuler les deux activités, assureront à la fois l’accueil des élèves en présentiel et poursuivront en même temps les activités à distance pour les autres élèves de leur classe.

                                        _______________________________

La photographie d'illustration a évidemment été prise avant la pandémie.

CC

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Proposition de loi "Direction d'école": "on n'arrête pas le progrès. En rétropédalage..."

14 Mai 2020 , Rédigé par Mediapart - Claude Lelièvre Publié dans #Education

Proposition de loi "Direction d'école": "on n'arrête pas le progrès. En rétropédalage..."

Cette proposition de loi présentée par Cécile Rilhac en compagnie de 21 autres députés et des "membres du groupe La République en marche et apparentés" a été dûment enregistrée à la Présidence de l'Assemblée nationale le 12 mai.

Cécile Dulhac (LREM) s'était déjà illustrée en la matière lorsqu'elle avait présenté début août 2018 (avec la députée LR Valérie Bazin Malgras) un rapport parlementaire proposant la création d'un véritable statut de directeur d'école leur donnant une place hiérarchique claire afin d'"asseoir la légitimité de leurs décisions" était-il dit. On connait la suite, plus que tourmentée...

Il ne s'agit plus cette fois-ci de créer un "statut" de directeurs d'école mais une ''fonction''. Afin qu' il y ait des incitations à remplir ce rôle et moins de difficulté à l'accomplir, il est prévu dans le projet de loi que les seuils des décharges de classe seraient abaissés, leurs durées augmentées, ainsi que les indemnités de direction. Mais l'essentiel est dit dans "l'exposé des motifs" du projet de loi et dans son article 1

Exposé des motifs :"La question de la reconnaissance des missions et responsabilités des directeurs d’école n’est pas nouvelle. Les directeurs d’école sont des enseignants qui assurent des responsabilités de direction en plus de leur charge d’enseignement dans 85 % des écoles, sans réel pouvoir de décision. C’est pourquoi nous souhaitons proposer une loi qui vise à créer une fonction de directeur d’école afin de donner à nos directrices et directeurs d’école un cadre juridique leur permettant d’exercer les missions qui leur sont confiées [...] un cadre juridique leur permettant d’asseoir leur légitimité – cette légitimité qui leur fait défaut".

Larticle premier affirme les missions essentielles du directeur d’école. Il affirme également que le directeur est décisionnaire lors des débats qu’il organise pour assurer le bon fonctionnement de l’école sur le plan pédagogique comme sur celui de la vie de l’école.[...] Le directeur anime le conseil des maîtres, le consulte et l’associe pour organiser la répartition des services, la composition des classes et l’affectation des élèves. Il fait partie intégrante de l’équipe pédagogique et, en s’appuyant sur le collectif qu’est la communauté éducative, il pilote le projet de l’école pour le rendre dynamique. Tel un chef d’orchestre il met en musique la partition de chacun pour créer une symphonie harmonieuse où chacun peut s’épanouir".

Pendant longtemps, le directeur d'école a été ''le'' maître de l'école communale, et les autres instituteurs ont été ses "adjoints''. Un premier tournant a eu lieu il y a plus d'un siècle. La circulaire du 15 janvier 1908 crée officiellement le « conseil des maîtres » dans un but d’ « unité et d’harmonie » tout en continuant à accorder au directeur un pouvoir important dans certains domaines.

« L’Ecole est une, quel que soit le nombre de ses maîtres, et tout enseignement est une collaboration. Il n’est pas de conception plus fausse que celle qui maintiendrait le directeur et ses adjoints dans un isolement mutuel, le premier concentrant en sa personne toute la vie administrative et pédagogique de l’école, les seconds réduits à une obéissance étroite et bornant leur activité à enseigner suivant des méthodes et des principes acceptés sans discussion et sans foi, et imposés d’autorité ».

La circulaire de 1908 met en évidence le pouvoir qui doit rester dans les mains des directeurs. Le texte exclut des questions qui doivent être soumises au Conseil des maîtres tout ce qui relève du champ administratif : les relations entre l’école et les autorités locales, qu’elles soient « municipales ou académiques » ; les rapports avec les familles ; tout ce qui touche à «  l’entretien des bâtiments » ; et enfin « l’ordre général de l’établissement ». Restent donc les solutions des questions pédagogiques, qui peuvent être largement discutées mais non imposées au sein du Conseil des maîtres.

On le voit, avec ce projet de loi du 12 mai 2020, plus d'un siècle après, on n'arrête pas le progrès. En rétropédalage...

Il y a eu aussi, en 1987, sous le gouvernement Chirac, la création des « maîtres-directeurs » sous l’égide du ministre de l’Education nationale de René Monory. Bien que certaines de ses propositions initiales qui allaient très loin dans le renforcement du pouvoir des directeurs transformés en « maîtres-directeurs » aient été vite abandonnées (à savoir l’évaluation des « adjoints », ainsi que la mention « représentants du service public d’éducation nationale » qui indisposait particulièrement les inspecteurs), le projet de décret a suscité l’opposition déterminée d’une grande majorité d’instituteurs. En particulier en raison de libellés tels que le « maître-directeur assure la continuité du service public en toute circonstance » (jugé attentatoire au droit de grève) ou l’ajout de « il s’assure de leur application » après la mention traditionnelle du « il veille à la diffusion auprès des maîtres de l’école des instructions et programmes officiels ».

Le décret est finalement signé par Jacques Chirac le 2 février 1987. Mais la gauche revient au pouvoir en 1988 ; et le nouveau ministre de l’Education nationale Lionel Jospin fait adopter un nouveau décret qui abroge et remplace celui de René Monory. Exit les « maîtres-directeurs ». Retour des « directeurs » et de leurs « adjoints ». Réécriture du texte dans le sens de la « collégialité ». Le nouveau texte « prend en compte la tradition de confiance qui a toujours existé entre les directeurs d’école et les instituteurs ».

Claude Lelièvre

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Revue de Presse Education... Drôle de reprise - Difficultés - Bilan - Débats...

14 Mai 2020 , Rédigé par Les Cahiers Pédagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Drôle de reprise - Difficultés - Bilan - Débats...

Les premiers retours des enfants à l’école suscitent de nombreux commentaires. Les difficultés de cette reprise aussi. On commence à dresser un bilan de la continuité pédagogique et on débat.

Drôle de reprise

Masques, distance physique… ces images du retour des enfants à l’école ont ému les internautes
« Souvent étranges, parfois dérangeantes, les premières images des enfants qui ont repris le chemin de l’école ce mardi ont beaucoup fait réagir. »

Déconfinement : une photo d’une cour de récréation, à Tourcoing, suscite une forte émotion sur les réseaux sociaux
« Un journaliste a immortalisé la rentrée scolaire du 12 mai 2020, après les deux mois de confinement en France, dans une école de Tourcoing (Nord). Sur les réseaux sociaux, la photographie a été vue et partagée des milliers de fois très rapidement. »

A Saint-Martin-d’Hères, les élèves retrouvent une école transformée par la crise sanitaire
« L’école élémentaire Paul-Langevin de Saint-Martin-d’Hères (Isère) a accueilli quarante élèves, mardi. Pour les enfants, l’ambiance était étrange, entre les nouvelles règles à apprendre et la joie de retrouver les copains sans pouvoir les approcher. » Abonnés

Un million et demi d’élèves de retour à l’école
« Un million et demi d’élèves, sur un total 6,7 millions, ont repris mardi le chemin de l’école primaire après huit semaines d’interruption, malgré les protestations de certains parents, d’élus et de syndicats d’enseignants qui craignent une seconde vague de contamination. »

Difficultés

Réouverture des collèges et lycées : les syndicats demandent du cas par cas, les conseils d’administration devront se réunir avant la fin de la semaine
« La réouverture des établissements du second degré "ne peut se faire à marche forcée" et "les personnels des collèges et des lycées doivent être partie prenantes des discussions sur les conditions sanitaires" pour chaque établissement, estiment dans un communiqué commun la CGT Educ’action, le SE-UNSA, le SGEN-CFDT, le SNALC, les syndicats FSU du 2nd degré et Sud-Education. »

« Mon inspectrice voulait absolument que j’accueille des enfants dès ce matin, j’ai dû batailler »
« Les directeurs d’école se retrouvent à nouveau en première ligne, avec la lourde tâche d’orchestrer un retour en classe en respectant les consignes sanitaires. A tour de rôle, trois directeurs d’école racontent cette folle semaine, chaque matin dans « Libé ». Episode 2 : Camille, directeur d’une école maternelle dans un quartier pauvre de Marseille. »

Coronavirus : Les écoles des Yvelines ont-elles reçu des masques qui ne « protègent pas des contaminations virales » ?
« FAKE OFF Selon un post Facebook partagé plus de 9.000 fois, les masques distribués dans les écoles des Yvelines ne garantissent pas la protection des enseignants »

Reprise : La drole de fiche sur les risques sectaires
« Incluse dans le dossier pédagogique de la reprise réalisé par la Dgesco, la fiche "Covid 19 et risques de dérives sectaires" suscite beaucoup de surprises. Visiblement inspirée par une fiche sur le terrorisme, elle veut prévenir les " risques de déstabilisation des élèves et les comportements irrationnels". »

Recrutement, heures supplémentaires, gestion au jour le jour : les entreprises face à la reprise partielle des écoles
« Les premiers élèves ont repris ce mardi le chemin de l’école. Tous n’ont pas pu être accueillis. Face à cette réalité, les entreprises s’adaptent, entre gestion des plannings au jour le jour, heures supplémentaires et embauches. »

Bilan

Les enseignants estiment qu’ils ont perdu de vue 12% de leurs élèves (Syn-Lab)
« Selon une enquête menée par l’association SynLab, les enseignants estiment en moyenne que, depuis le début du confinement, ils n’ont pas eu d’échanges avec 12% de leurs élèves, ce pourcentage s’élevant jusqu’à 25% pour les enseignants en collèges de REP et de lycées professionnels. »

L’école à distance à l’heure du déconfinement : Premier bilan
« A l’heure du déconfinement et de la nouvelle période qui s’ouvre, entre enseignement/apprentissage, mi-présentiel/mi-distanciel, que sait-on exactement de la façon dont les enseignants et leurs élèves s’y sont pris pour s’efforcer de faire face, “malgré tout”, à cette situation inédite et aux contradictions qui l’accompagnent depuis le début des premières prescriptions ? Perrine Martin, Christine Félix, Pierre-Alain Filippi et Sophie Gebeil (Aix-Marseille Université) présentent les résultats saillants d’une recherche en cours portant sur les élèves et les enseignants des 1er et 2d degrés. »

Le Covid-19 pourrait indirectement tuer jusqu’à 6.000 enfants par jour en six mois (Unicef)
« La lutte contre le coronavirus pourrait avoir des effets indirects dévastateurs dans les pays pauvres comme la mort de 6.000 enfants chaque jour dans les six prochains mois, a mis en garde mercredi l’Unicef, appelant à une action urgente.
Selon le pire des trois scénarios envisagés dans une étude de l’université américaine Johns Hopkins, jusqu’à 1,2 million d’enfants de moins de cinq ans vivant dans 118 pays pourraient mourir en six mois, victimes d’une couverture sanitaire perturbée par les efforts pour lutter contre la propagation de la maladie du Covid-19, explique l’agence onusienne dans un communiqué. »

Débats

ÉCOLE-FRANCETTE POPINEAU : "QUE L’ON FASSE CONFIANCE AUX ENSEIGNANTS"
« Francette Popineau, porte-parole et co-secrétaire générale du SNUipp-FSU, le premier syndicat d’enseignants du primaire, réagit ce mardi 12 mai, au micro de l’Humanité, en ce jour de reprise de l’école pour les élèves de maternelles et primaires, après 8 semaines de confinement. »

POINT DE VUE. Déconfinement : urgence éducative
« Nous, signataires de cet appel, nous voulons parler de celles et ceux qui risquent de ne pas reprendre le chemin de l’école.
Nous craignons que peu de familles renvoient leurs enfants dans les écoles. Nous pensons en particulier aux décrocheurs connus avant le confinement auxquels s’ajoutent ceux et celles découragés par deux mois de confinement dans des conditions parfois difficiles. D’ailleurs, les écoliers, les collégiens et lycéens qui seront de retour en classe n’auront-ils pas été changés, sans doute abîmés par une telle épreuve ? »

Débat : Entre l’État, les profs et les parents, le temps d’un nouveau contrat scolaire ?
« Et si l’expérience du confinement était finalement une bonne chose pour l’école ? Comme pour toute crise, les enseignements que l’on peut en tirer vont dépendre des arrière-pensées que les uns et les autres vont y investir. En s’extrayant des perspectives politiques qu’il faudra bien analyser à un moment ou à un autre, un nouvel horizon s’offre à la société, si elle le veut bien. »

Travailler avec un protocole sanitaire ? par Sylvie Floc’hlay
“Les adhérents au CRAP peuvent partager leur expérience sur une liste de diffusion interne qui résonne en ce moment des expériences et des réflexions sur le travail en confinement au seuil du déconfinement. Quelques réflexions suite à des discussions autour d’un protocole rédigé par une équipe d’enseignants de maternelle en Bretagne.”

Géraldine Duboz

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Au sujet de la PROPOSITION DE LOI créant la "fonction" de directeur d’école...

14 Mai 2020 , Rédigé par Christophe Publié dans #Education

Au sujet de la PROPOSITION DE LOI  créant la "fonction" de directeur d’école...

Vous trouverez ci-dessous l'éclairage de Luc Bentz, donné le 13 mai sur son "fil" Twitter.

Vous pouvez le retrouver sur son blog ici ICI

Très éclairant...

La proposition de Loi est

Bonne lecture...

CC

                                          _________________________

Cette proposition de loi (on se souvient des propositions UNR puis RPR créant le grade) est contraire aux limites posées par l'article 34 de la Constitution. /1

La notion de «délégataire» est d'une imprécision juridique majeure. (Ce n'est pas le seul cas.). /2

Il y a des couches d'ajout bureaucratique (référent DSDEN) qui relèveraient, le cas échéant, du règlement et non de la loi (comme l'organisation des rectorats et direction académiques des départements). /3

Les règles d'avancement accéléré relèvent du pouvoir règlementaire, non législatif. La répartition des moyens (les décharges) empiète sur les compétences relevant du ministre, des recteurs et IA DSDEN. /4

Les auteurs méconnaissent l'existence d'un décret sur la direction d'école, et plus encore la situation réelle (les cinq ans provoqueraient une démultiplication de nominations à titre provisoire). /5

J'aime, dans un texte juridique, la formulation «En fonction de la feuille de route définissant l’emploi fonctionnel, il peut être...» On nage entre le texte règlementaire et la simple circulaire d'application. /6

L'article 2 qui exclut le directeur de la participation aux activités complémentaires est, en pratique, une belle c...ie. /7

Dire que le directeur "administre" l'école, c'est faire de lui l'organe de gestion unique. Soit dit en passant, ça remet en cause le mode de relation avec les communes et, le cas échéant, leur caisse des écoles. /8

Bien qu'on ne le croie généralement pas, il existe bel et bien un statut de la direction d'école au travers de décrets spécifiques sur l'accès et la nomination dans l'emploi, mais aussi des compétences exprimées notamment dans le Code de l'éducation. /9

On notera que dans les EPLE (qui ont un statut d'établissement public fixé par la loi), le CA administre et le chef d'établissement "dirige". (cc: pour le fil entier

On notera que dans les EPLE (qui ont un statut d'établissement public fixé par la loi), le CA administre et le chef d'établissement "dirige". (cc: pour le fil entier @DuwoyePy). /10

L'indemnité de direction est mentionnée dans l'exposé des motifs, mais (heureusement et logiquement) n'est pas mentionnée dans le corps du projet (les articles). De l'indemnitaire, pas de la bonif indiciaire ou de la NBI... Les députés pensent, pas besoin de négo. /11
 
Mais en l'occurrence, ils pensent mal et surtout juridiquement de travers. Comme quoi la fabrique (de travers) de la loi peut continuer à s'envisager résolument. /12
 
Pour mémoire, la fonction est identifiée dès le 19e siècle (et assurément sous le Second Empire). Quand à la notion de statut d'emploi, elle est apparue avec les décrets de 1965 et n'a jamais disparu./13

 

Ce qui est assurant, c'est qu'il faudrait qu'un tel projet passât d'abord le cap de l'inscription à l'ordre du jour (merci la Ve République sur ce point), de l'examen en commission — et avant, avec un peu de chance, le @Conseil_Etat sur initiative du président de l'Assemblée).../14

... puis du Conseil constitutionnel (en saisine avant promulgation ou par QPC). Ni fait, ni à faire. /15
 
Ça ne veut pas dire qu'on ne puisse ni ne doive faire évoluer le «statut» de l'école (mais pas n'importe comment: ah! les EPEP horresco referens!) et la situation des directrices et directeurs d'école. /16
 
Ça passe d'abord par une négociation. Et on verra, dans ce cadre et au bout du bout, le type de textes dont on a besoin: législatif, règlementaire (décrets en R ou en D pour le Code de l'éducation). /17
 
Pour en finir sur mon sentiment sur cette proposition, c'est de la démagogie juridique émotive, pas (j'y reviens) de la bonne fabrique législative. /18
 
Mais on n'est plus — et depuis longtemps — dans le rôle du directeur se bornant à gérer le registre matricule des inscriptions-radiations et à organiser le service de cour en début d'année. C'est compliqué: à 2, 5, 15 classes voire davantage, bien des choses changent. /19 & FIN
 
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