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Vivement l'Ecole!

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Ministre de l’Éducation Nationale : le discrédit est total...

28 Novembre 2020 , Rédigé par Snuipp Publié dans #Education

Ministre de l’Éducation Nationale : le discrédit est total...

Dès 2017 le ministre de l’éducation nationale s’est lancé dans son grand projet de façonner l’éducation nationale à son idée, aggravant ainsi les inégalités scolaires. Il empile les réformes vécues comme autant de renonciations aux missions premières de l’école. Il fait fi de l’expertise professionnelle des enseignant-es. Les voix critiques sont étouffées. Pour faire taire ses contradicteurs, il va jusqu’à créer un syndicat lycéen. Le discrédit est total. La FSU interroge publiquement la crédibilité du ministre actuel à continuer d’être l’interlocuteur des personnels et à conduire une autre politique éducative.

La Tribune 

Plus il félicite les enseignant·es pour leur engagement et moins ils et elles y croient. Ses vidéos leur sont devenues insupportables. L’empathie médiatisée n’est que de façade. Le double langage est de mise. Rarement ministre aura connu un tel discrédit chez les professeurs et l’ensemble des agent-es de l'éducation nationale. Le silence répété sur les personnels non enseignants (vie scolaire, PsyEN, personnels de santé et de service social, AESH, administratifs, techniques, territoriaux...) est vécu comme une forme de mépris.
Dès 2017, il se lance dans son grand projet de façonner l’éducation nationale à son idée. Quel qu’en soit le prix ! En s’appuyant opportunément sur une partie des recherches en neurosciences, le ministre façonne une école qui deviendrait un lieu où le destin de chaque élève serait fixé dès le cours préparatoire. Cette conception mécaniste des apprentissages nuit à la réussite scolaire des enfants des familles populaires, et s’appuie sur des évaluations nationales dont le rôle est de faciliter un pilotage vertical du système et de justifier a posteriori ce tri social.

La prétendue « justice sociale » du ministre fige en réalité les inégalités, voire les renforce. Bienheureux les chanceux bien nés ! Le ministre empile les réformes vécues comme autant de renonciations aux missions premières de l’école : dédoublement des CP et CE1 en éducation prioritaire au détriment des enseignant-es surnuméraires, mise en œuvre de Parcoursup qui amplifie les mécanismes de discrimination sociale et scolaire après le baccalauréat, dont il minimise le caractère national pour instaurer l’évaluation permanente des élèves (E3C, enseignements de spécialité), réforme de l’enseignement professionnel, qui retire toute perspective de poursuite d’études aux élèves qui en sont issus en mettant en œuvre une véritable dérégulation de l'offre de formation et une déprofessionnalisation des diplômes, réforme des programmes, démantèlement programmé de l’éducation prioritaire... Tout confirme le retour à l’élitisme : la réussite selon le ministre n’est décidément pas pour tous les élèves.

Jamais ministre n’aura été aussi injonctif. Circulaires et guides formalisent la vision pédagogique ministérielle qui tient avant tout en un retour à des fondamentaux étriqués « lire, écrire, compter, respecter autrui » tournant le dos à la construction d’une ambitieuse culture commune. La priorité au primaire est également à double face : d’un côté des moyens qui de toutes façons étaient nécessaires mais restent largement insuffisants et sont ponctionnés sur le second degré ; de l’autre la satisfaction de sa vision passéiste de l’école symbolisée par le retour à la méthode syllabique et la mise en place autoritaire d’un contrôle vertical du travail des enseignant-es. Le ministre fait fi de l'expertise professionnelle des enseignant-es. La classe devient le lieu de l'individualisation des apprentissages. Quel déni du travail quotidien des enseignant-es qui s’évertuent à construire des citoyen·nes éclairé·es et intelligent·es capables de comprendre et d’agir sur le monde et des personnels non enseignants qui y contribuent.

Les réformes sont mises en œuvre à marche forcée. Les voix critiques sont étouffées (création d’un conseil scientifique « sur mesure » pour limiter les apports des sciences sociales et humaines, renvoi du CNESCO vers le CNAM, minimisation du rôle du CSP et création du Conseil d’évaluation de l’école...) ou enfermées dans un dialogue social de sourd.

La gestion de la crise sanitaire avec les mensonges sur les masques, les protocoles inapplicables, l’information parcimonieuse et trop tardive, le manque d’anticipation, le déni sur les chiffres de contamination des personnels et élèves... Sa communication faite d’aplomb et d’arrogance a fini de retirer au ministre de l’éducation nationale le peu de crédit qui lui restait. Ce ministre pense une école qu’il ne connaît pas. Quand on critique ses réformes, c’est lui que l’on critique.

Les tergiversations concernant l’hommage à Samuel Paty, qu’il a finalement saboté, ont été scandaleuses et ont marqué les esprits.
Jusqu’à présent, le ministre se sentait protégé, inattaquable, ses dérives et les effets néfastes de sa politique éducative étant difficilement perceptibles par l’opinion publique.

En créant de toute pièce un syndicat lycéen parce que sa réforme du bac était très contestée sur le terrain ; il a voulu faire taire ses contradicteurs. Toute la lumière devra être faite rapidement sur cette affaire et une enquête indépendante devra être menée.

En tout état de cause, cela révèle au grand jour ce qui est une évidence à l’interne. Si l’école tient encore c’est parce que les personnels font front et qu’ils et elles portent à bout de bras le service public d’éducation grâce à leur conscience professionnelle et à leur volonté de faire réussir tous les élèves.
Face à ce discrédit fort dans l’ensemble de la communauté éducative, la FSU interroge publiquement la crédibilité du ministre actuel à continuer d’être l’interlocuteur des personnels et à conduire une autre politique éducative.

Les Lilas, le 26 novembre 2020

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Revue de Presse Education... Du rien au lapin — Divers — Ressources...

28 Novembre 2020 , Rédigé par Les Cahiers Pédagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Du rien au lapin — Divers — Ressources...

Petite revue pour cette fin de semaine qui se concentre autour du “rien”. C’est bien connu, au cœur du cyclone, il n’y rien. Bon heureusement restent quelques ressources pour alimenter votre week-end.

 

Du rien au lapin

Affaire Avenir lycéen : "Personne, au rectorat d’Orléans-Tours, n’a réécrit de communiqué", assure la rectrice Katia Béguin
Après la mise en cause du rectorat d’Orléans-Tours dans l’affaire du syndicat Avenir lycéen, la rectrice Katia Béguin assure qu’il n’y a pas eu, fin 2018, une instrumentalisation de lycéens pour défendre la controversée réforme du bac.
Empruntant l’expression du ministre de l’Éducation nationale sur la polémique autour du syndicat Avenir lycéen – où le quotidien Libération met en cause le rectorat de l’académie Orléans-Tours –, la rectrice Katia Béguin a déclaré qu’ "ici, il n’y a que de la sauce, pas de lapin", ce jeudi 26 novembre, en marge d’une visite dans un lycée d’Orléans
.”

Avenir Lycéen : Blanquer vise "l’ultra-gauche" qui "crée de la polémique pour rien"
Le ministre de l’Éducation nationale estime que les polémiques autour de l’association lycéenne sont "cousues de fil blanc par des secteurs de l’ultra-gauche."”Par Anthony Berthelier

Jean-Marc Huart, un ex-"Dgesco" au coeur de l’affaire Avenir lycéen
Numéro deux du ministère de l’Éducation entre 2017 et 2019, Jean-Marc Huart a souvent agi dans l’ombre de Jean-Michel Blanquer. L’occasion de se pencher sur le rôle d’un "Dgesco".” abonnés

 

Divers

Violences faites aux femmes : un lycée isérois sensibilise les élèves à la notion de consentement
"Non, c’est non". À l’Isle-d’Abeau en Isère, un lycée s’engage dans la lutte contre les violences faites aux femmes à travers la notion de consentement. Les lycéens y apprennent à respecter la parole des filles et accepter que des avances sexuelles puissent faire l’objet d’un refus.”

Les portraits du jeudi, par Monique Royer, Danser les apprentissages : Évelyne Clavier
"Lorsque les apprentissages sont ardus voire inaccessibles, pourquoi ne pas les apprivoiser en dansant ? Évelyne Clavier utilise la danse contemporaine dans la salle de classe de son dispositif ULIS (unité localisée pour l’inclusion scolaire) pour que le corps trouve toute sa place, délivre des empêchements et libère les intelligences."

 

Ressources

Marie-Pierre Bidal-Loton : La bientraitance pédagogique
Pour Marie-Pierre Bidal-Loton, psychologue clinicienne, enseignante, docteure en Sciences de l’Education, le bien-être à l’école est indissociable de la bientraitance pédagogique. Bien plus, cette dernière est un moyen de « panser » les difficultés des enseignants comme des élèves, surtout en cette période de tensions extrêmes à l’école.”

Geneviève Pezeu : Comment est née la mixité de l’Ecole ?
La mixité n’est pas apparue d’un coup dans le système éducatif. A coup de dérogations et de circulaires, elle s’est introduite peu à peu dans les établissements de garçons. C’est cette histoire que Geneviève Pezeu, agrégée d’histoire et présidente de l’Association nationale des études féministes (ANEF), révèle dans un livre (Des filles chez les garçons, Vendémiaire). Elle montre comment les filles s’invitent dans les établissements masculins, les seuls à donner un enseignement ouvrant les portes de l’université. Ce ne sont ni les mouvements pédagogiques ni le mouvement féministe qui ont permis la mixité. Mais bien une évolution graduelle des mentalités qui a fait que la mixité existait avant la mixité. Geneviève Pezeu restitue cette histoire dans cet entretien.”

Philippe Meirieu : Enseigner : un métier de résistant
"Le professionnel citoyen est celui qui refuse la réduction bureaucratique de sa mission à ses compétences et se revendique partie prenante de son institution". Invité par le Snuipp Fsu dans le cadre des "Universités virtuelles" le 26 novembre, Philippe Meirieu a partagé sa vision émancipatrice du métier enseignant. Il a opposé l’idée d’un métier d’expert porté par une mission à celle d’un technicien porteur de services en regrettant que l’évolution actuelle pousse vers celle-ci.”

Mise à jour de la bibliographie sur l’Éducation aux médias et à l’information (Bpi, 2020)
La Bpi met à jour sa bibliographie autour de l’éducation aux médias et à l’information. Voici une sélection des nouveautés annuelles particulièrement intéressantes pour les bibliothécaires.”

 

Bernard Desclaux

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Blanquergate - "Le ministère a fait du démarchage pour le syndicat Avenir lycéen"

27 Novembre 2020 , Rédigé par Mediapart Publié dans #Education, #Blanquer

Blanquergate - "Le ministère a fait du démarchage pour le syndicat Avenir lycéen"

Un ex-lycéen a raconté à Mediapart, documents à l’appui, comment un responsable de son rectorat l’avait démarché lors de la création d’Avenir lycéen. Au même moment, un compte officiel du ministère diffusait des messages favorables au syndicat pro-Blanquer.

De rebond en rebond, l’affaire « Avenir lycéen » n’en finit par d’interroger sur la responsabilité du ministère de Jean-Michel Blanquer. Un ancien lycéen de l’académie de Normandie a raconté à Mediapart comment un responsable de son rectorat l’a démarché pour le compte du syndicat Avenir lycéen, en décembre 2018, au moment de grèves intenses contre Jean-Michel Blanquer et de la création de cette organisation pro-exécutif alors inconnue du grand public.

Alors en terminale, Martin*, qui venait d’être élu au conseil académique de la vie lycéenne (CAVL) du rectorat de Caen, a eu la surprise de recevoir, à son lycée, un tract pour adhérer au syndicat Avenir lycéen, qui venait tout juste d’être créé.

Dos du tract d’Avenir lycéen remis à Martin. © Document Mediapart
Dos du tract d’Avenir lycéen remis à Martin. © Document Mediapart

Le message lui a été transmis, selon son récit, par la conseillère principale d’éducation de son lycée au nom du proviseur vie scolaire (PVS), un fonctionnaire qui assure des missions de conseiller technique (notamment sur les sujets de vie lycéenne) auprès du directeur académique. Au dos du tract qui lui a été adressé (voir ci-contre), figure d’ailleurs l’annotation suivante : « De la part de M. Marie [le PVS – ndlr], transmis par le PVS pour vous, pour votre information. » « Ma CPE a servi de facteur pour le PVS, j’étais très surpris de recevoir un tract d’une organisation lycéenne », témoigne Martin, qui était alors âgé de 17 ans.

Le lycéen est à l’époque d’autant plus étonné qu’il se renseigne autour de lui et se rend compte qu’il est le seul élu de son CAVL, sur 24, à faire l’objet d’une telle attention. Pourquoi a-t-il été ciblé si précisément ? Martin explique que, quelques jours plus tôt, lors de l’installation du CAVL le mercredi 12 décembre 2018, en pleine grève lycéenne contre Jean-Michel Blanquer, les échanges ont été « un peu tendus » entre les représentants lycéens et le recteur et le PVS David Marie. « Des élus affichaient clairement leur soutien aux blocages dans les lycées, moi je disais que ce n’était pas notre rôle de nous prononcer sur les blocages », raconte-t-il. Au cours de la réunion, Martin devient ainsi un allié du recteur et de son PVS avant, donc, de recevoir le fameux tract d’adhésion quelques jours plus tard dans son lycée.

Le tract est titré « Avenir Lycéen : enfin une organisation lycéenne au service des lycéens ». Il comporte en en-tête le mot-dièse : #AvenirLyceen. Et se conclut par la phrase suivante : « Nous invitons tous les lycéens soucieux de leur avenir et de leur éducation à nous rejoindre, à nous faire part de leurs problèmes quotidiens, et à nous communiquer leurs revendications (avenirlycéen@gmail.com) afin d’engager des débats dans les mois qui viennent. » Le document, signé des « fondateurs d’Avenir Lycéen », est daté du 11 décembre 2018, à Paris.

Comment le PVS de l’académie de Caen se l’est-il procuré ? Pourquoi l’a-t-il ainsi transmis à Martin ? Sollicité par Mediapart, David Marie n’a pas donné suite à nos demandes d’explications.

Tweet de la déléguée nationale à la vie lycéenne de l’époque. © Twitter / @Agnes_davlc
Tweet de la déléguée nationale à la vie lycéenne de l’époque. © Twitter / @Agnes_davlc

Cet étrange épisode n’est pas sans rappeler un mail envoyé, le 9 décembre, dans l’académie d’Orléans-Tours. Révélé par Liberation, le message montre comment un membre du rectorat a donné des conseils à un lycéen sur la façon de communiquer sur les réseaux sociaux, en l’invitant à rajouter le mot-clé #Avenirlyceen à chaque fois qu’il poste « un message sur la vie lycéenne ».

Interrogé par La République du Centre, mardi 24 novembre, le rectorat a contesté « toute tentative de manipulation » : « Le fonctionnement a été tout à fait normal et démocratique »a-t-il expliqué, en se disant prêt à fournir des explications aux syndicats plutôt que « communiquer à travers la presse ».

Au même moment, début décembre 2018, un compte officiel du ministère (@VieLyceenne) a aussi relayé en masse de nombreux messages favorables à « Avenir Lycéen », en utilisant à chaque fois le mot-dièse #AvenirLyceen.

Dès le 6 décembre 2018, le compte ministériel, mais aussi celui de la déléguée nationale à la vie lycéenne (DNVL) de l’époque, Agnès Bertrand, bras armé du ministre, relaient les messages des futurs co-fondateurs du syndicat projeté – qui n’a alors pas encore vu le jour – en y ajoutant spontanément #AvenirLycéen.

Le 11 décembre, l’un des co-fondateurs d’Avenir lycéen s’exclame : « C’est le grand jour. Après le lancement du #, #AvenirLyceen devient une association ». La DNVL, Agnès Bertrand, relaie ce message aussi.

Pourquoi un compte officiel du ministère a-t-il ainsi soutenu une organisation syndicale avant même sa création officielle ? Relancés à plusieurs reprises, le ministère de l’éducation nationale et l’ex-DNVL Agnès Bertrand n’ont pas répondu à nos sollicitations sur ce sujet.

Antton Rouget

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Philippe Meirieu : Enseigner : un métier de résistant...

27 Novembre 2020 , Rédigé par Le Cafe Pedagogique Publié dans #Education

A lire absolument!

A lire absolument!

EXTRAITS

"Le professionnel citoyen est celui qui refuse la réduction bureaucratique de sa mission à ses compétences et se revendique partie prenante de son institution". Invité par le Snuipp Fsu dans le cadre des "Universités  virtuelles" le 26 novembre, Philippe Meirieu a partagé sa vision émancipatrice du métier enseignant. Il a opposé l'idée d'un métier d'expert porté par une mission à celle d'un technicien porteur de services en regrettant que l'évolution actuelle pousse vers celle-ci.

Des enseignants inquiets et déprimés

Peut-être le plus frappant de cet échange entre P Meirieu et les centaines d'enseignants qui le suivent en visio conférence, ce sont les questions des enseignants. " Je découvre après plus de 15 années en élémentaire qu’il subsiste davantage dans les écoles maternelles une priorité à l’événement, à la formalisation, au comprendre… Ce qui se fait dans nos écoles maternelles semble ne plus être transposable à l’élémentaire, face aux contraintes grandissantes dont y sont accablés les enseignants… Les enseignants ne se formatent-ils pas eux mêmes, plus particulièrement en élémentaire?" Ou encore : "Nos supérieurs IEN, n'apprécient pas du tout lorsqu'on réfléchit et qu'on se questionne ou qu'on questionne les pratiques imposées. Comment faire cela sans se faire mal voir, voire subir des sanctions? Trop de gens qui préfèrent nous faire appliquer des consignes, même absurdes, du moment qu'elles viennent d'en haut". " Je n'y arrive pas avec le nombre d'enfants par classe. Je n'ai pas le temps d'un retour sur mes pratiques, d'une analyse des situations didactiques que je propose. J'en suis désespérée".

(...)

Un appel à résister

P Meirieu a été interrogé et est intervenu sur la politique éducative actuelle. Notamment sur la réforme de l'éducation prioritaire. "Nous sommes face à un ministre qui joue les parents contre les enseignants. Ce n'est pas tolérable. Il faut faire des parents nos alliés dans la transformation de l'école". En conclusion P Meirieu a fait appel au feu qui habite les enseignants en citant Régis Debray. "Ce qui nous rassemble c'est ce qui nous dépasse... On ne vit qu'avec un indémontrable chevillé au corps et si tu veux aller jusqu'au bout de toi -même, préserve en toi  la part du feu". Nul doute que les paroles de Philippe Meirieu aient rallumé les flammes.

François Jarraud

La vidéo sera prochainement sur la page Facebook du Snuipp Fsu

Billet complet à lire en cliquant ci-dessous

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Les enfants, pas épargnés par la pauvreté...

27 Novembre 2020 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education, #Sociologie

Les enfants, pas épargnés par la pauvreté...

Dans son deuxième rapport sur la pauvreté en France, l'Observatoire des inégalités s'intéresse notamment aux mineurs, qui pâtissent des problèmes économiques de leurs parents.

Les étudiants précaires, les travailleurs pauvres, les chômeurs, les petites retraites… Et les enfants ? A l’heure de parler de précarité, ils sont souvent absents des radars. «C’est une erreur parce qu’à chaque fois qu’il y a une situation de pauvreté, ce sont eux les plus touchées», réagit Christophe Lampin, secrétaire général au Secours populaire. 

Dans un colossal rapport sur la pauvreté en France, publié ce jeudi, l’Observatoire des inégalités prend le temps de s’intéresser à eux. A ceux qu’il qualifie d’«enfants de pauvres» et non d’«enfants pauvres», leur condition résultant de la situation économique de leurs parents. «Parmi les cinq millions de pauvres en 2017, près d’un tiers sont des enfants et des adolescents», indique le rapport, qui exploite des données allant jusqu’en 2018, donc avant la crise sanitaire et économique actuelle. Ainsi, en 2017, 1,5 million de mineurs «vivaient dans un ménage dont le niveau de vie était inférieur au seuil de pauvreté de 50% du revenu médian» (1). Rien que parmi les moins de 10 ans, ils étaient 830 000.

Familles monoparentales

L’Observatoire note que «la pauvreté des enfants résulte en premier lieu du fait d’être élevé par un adulte seul, le plus souvent la mère». Ainsi, «39% des enfants de familles monoparentales vivent dans la pauvreté, contre 15% des enfants élevés au sein d’un couple». Etre avec ses deux parents ne protège toutefois pas de la précarité, puisque «60% des enfants pauvres vivent au sein d’un couple».

«Il y a une énorme hypocrisie à déplorer la pauvreté de ces jeunes mineurs sans voir qu’elle résulte de la situation de leurs parents», note le rapport. De fait, «70 % des enfants élevés par des parents au chômage ou inactifs vivent dans la pauvreté». 

«On oublie les enfants parce qu’on ne les entend pas. Vous avez vu des enfants se rassembler devant l’Assemblée nationale ? Il faut faire un peu la révolution, l’enfant doit s’exprimer», plaide Adrien Sallez, directeur général de l’Association Sœur Emmanuelle, qui déplore que l’on «connaisse bien les droits de l’homme, mais mal les droits de l’enfant».

Accès au droit

Entre 1998 et 2017, toutes catégories de citoyens confondus, le nombre de pauvres a augmenté de 600 000 en France. Parmi eux, 220 000 sont des enfants. «[Leur] niveau de vie est particulièrement sensible à la hausse du chômage, parce que leurs parents sont généralement actifs et donc concernés. Les enfants sont touchés également par l’augmentation du nombre des séparations des couples qui expose de plus en plus de mères, en particulier, à la pauvreté», indique le rapport.

«C’est très important d’avoir des actions pour aider les parents à s’en sortir, défend Christian Lampin, du Secours populaire. Un adulte seul va se retrouver dans une situation de précarité à un moment donné et enclencher un processus pour essayer de s’en sortir, mais l’enfant ne peut pas, l’accès au droit est beaucoup plus compliqué pour lui».

Les données de cette année de crise ne seront connues qu’en 2022. Mais nul doute que les enfants vulnérables verront leur situation s’aggraver.

Elsa Maudet

(1) L’Observatoire des inégalités utilise un seuil de pauvreté à 50% du revenu médian, contre 60% dans la plupart des études statistiques, jugeant la représentation de la pauvreté ainsi moins hétérogène et donc plus fidèle.

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Revue de Presse Education... Education prioritaire - Polémiques - Divers - Ailleurs...

27 Novembre 2020 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Education prioritaire - Polémiques - Divers - Ailleurs...

Beaucoup d’inquiétudes et de colère dans l’actualité éducative. A propos de l’éducation prioritaire, à propos du Grenelle des enseignants, à propos du ministre et ses méthodes.

 

Education prioritaire

 

Le ministère a mis sur sa longue table une réforme de l’éducation prioritaire. Mais cela inquiète grandement le monde éducatif, tant le ministre nous a habitué à des réformes destinées à faire des économies.

S’étouffer avec des carottes - les risques du métier
PAR JADRAN SVRDLIN
« Le ministre, empêtré dans les affaires, l’accumulation de promesses non tenues et les contrevérités, poursuit ses réformes. La dernière en date, concernant les Réseaux d’éducation prioritaire, est un moyen de plus pour bâillonner les enseignants et offrir des moyens supplémentaires à l’école privée. Comme d’habitude, le tout est enveloppé dans des discours faussement bienveillants. »

Vers une réforme de l’éducation prioritaire
« Le ministère entend atteindre les 70% d’enfants pauvres qui ne sont pas scolarisés dans des établissements classés REP.
Ce projet a été vivement critiqué dans le milieu de l’éducation prioritaire. Pour le président de l’Observatoire des zones prioritaires (OZP), Marc Douaire, il traduit « un changement de philosophie » éducative. « Vouloir sortir d’une carte de l’éducation prioritaire constitue une rupture profonde », dans la mesure où, dès son origine, « cette politique de lutte contre les inégalités ciblait non pas des établissements scolaires mais des territoires », rappelle-t-il. Il craint un risque d’effacement des mesures de « priorisation en faveur des ghettos urbains au profit des territoires ruraux et de l’enseignement privé ». Sophie Vénétitay critique, quant à elle, une perte de stabilité pour les équipes enseignantes, qui ne sauront pas si le contrat ne sera pas modifié l’année suivante. »

Education prioritaire : Le gouvernement va tenter d’améliorer le dispositif via une expérimentation
“Le gouvernement va mener une expérimentation sur l’éducation prioritaire en septembre 2021 dans trois académies (Aix-Marseille, Lille et Nantes) afin de « mieux répondre à la diversité des territoires et leurs publics », a annoncé ce dimanche le ministère de l’Education.
Selon le secrétariat d’Etat à l’Education prioritaire, il faut qu’on « sorte d’une logique de zonage, du tout ou rien, pour aller vers une logique où tous les territoires peuvent accéder à l’éducation prioritaire, avec plus de justice et plus de souplesse ».”

Jean-Yves Rochex : « La réforme vise à supprimer les réseaux d’éducation prioritaire »
25 novembre 2020 Par Faïza Zerouala
“La secrétaire d’État à l’éducation prioritaire Nathalie Elimas a annoncé le lancement d’une expérimentation pour réformer son pilotage et supprimer son zonage. Jean-Yves Rochex, spécialiste en sciences de l’éducation, voit dans ces mesures annoncées le risque d’une disparition de l’éducation prioritaire.”

 

Polémiques

 

Beaucoup d’inquiétudes et de colère face aux "exigences" du ministre qui, visiblement, n’accepte ni le dialogue ni la concertation.

Première défection au Grenelle de l’Education
« Alors que le Grenelle de l’éducation doit se réunir jusqu’en février 2021, il connait sa première défection. La Cgt Education quitte cet ensemble d’ateliers. Elle ne souhaite pas cautionner des décisions "lourdes de menaces sur les statuts et les conditions de travail des personnels". La Cgt Education et aussi la Fsu, qui reste pour le moment, décrivent des ateliers composés par le ministère de personnalités ignorant tout de l’Ecole. Des échanges décalés avec la réalité de l’école. Ou alors très directement dictés par les documents ministériels. Entre show et manipulation, le Grenelle s’avère tout sauf un lieu de négociation entre partenaires sociaux. Il s’agit plutôt de justifier une éventuelle évolution du métier d’enseignant dans le sens voulu par JM Blanquer. Du moins si le ministère arrive à la financer. Car le pompon c’est que cela ne servira peut-être à rien... »

Jean-Michel Blanquer, un ministre dans la tourmente
« Mis en cause pour son soutien au syndicat progouvernement Avenir lycéen, accusé d’avoir dilapidé des subventions publiques, le ministre de l’éducation compte autant de soutiens que de détracteurs, y compris dans la majorité. » Abonnés

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Le dessin de Fabien Crégut

On oublie aussi souvent les personnels de services dans les établissements scolaires.
LE COVID FAIT SES CLASSES
Agent technique à l’école : « On nous demande de nettoyer toujours plus, mais on n’est pas des robots »
Par Cécile Bourgneuf
« Chaque semaine, un acteur de cette année scolaire 2020-2021 sous le signe du Covid-19 raconte ce qui se passe derrière les murs des écoles. Aujourd’hui, Yvel raconte la pression subie au travail pour nettoyer alors que le personnel est épuisé. »

Sans commentaire !
« On découpe Samuel Paty, sans empathie » : un rappeur arrêté pour son clip aux propos ignobles
« Interpellé à Lagny-sur-Marne, l’individu est toujours en garde à vue. Il devra répondre jeudi, en comparution immédiate, des faits d’apologie du terrorisme, recel de vol et destruction par moyen dangereux pour les personnes. »

 

Divers

 

Colloque « La créativité dans le champ de l’enseignement et de la médiation : quels objets d’enseignement, quelles compétences, quels dispositifs ? »
Organisé par le laboratoire LINE - Laboratoire d’Innovation et Numérique pour l’Éducation
“Le colloque vise à interroger la notion de créativité dans le champ de l’enseignement, de la formation et de la médiation. En particulier, il se propose de cerner, sur le plan théorique et épistémologique, ce que la notion apporte au champ spécifique des sciences de l’éducation et de la formation et comment elle s’inscrit de manière empirique dans les contextes d’enseignements effectifs : la créativité constitue-t-elle un objet d’enseignement ? Quels sont les dispositifs qui permettent, dans les différents champs disciplinaires, de la développer ?”

Sophie Mazet, la prof qui apprend aux élèves à penser par eux-mêmes
« Cette normalienne agrégée d’anglais, prof de lycée en Seine-Saint-Denis, a une obsession : aiguiser l’esprit critique des élèves. Au programme de ses ateliers d’"autodéfense intellectuelle" : précision, vigilance, respect des sources et intelligence. Elle publie la suite de sa méthode sous forme de lexique. »

Quatre problèmes de l’enseignement en ligne selon un professeur qui a démissionné d’une classe Zoom
« "Je n’ai plus envie de vous enseigner, c’est tout. J’en ai vraiment marre", lance-t-il aux étudiants via Zoom.
"Vous allez dire que je ne vous ai rien appris. Mais ce n’est pas comme ça... c’est vous qui ne lisez pas."
J’envisage la possibilité de démissionner et je pars", dit-il.
Des épisodes comme celui vécu par Baldeon montrent les difficultés que rencontre le personnel enseignant avec les cours en ligne vers lesquels se sont tournés les établissements universitaires en réponse à la pandémie de Covid-19. »

Crise au ministère de la Recherche : « Cette démission a été pour moi une décision douloureuse »
Par Marie Piquemal
“Le directeur général de la recherche et de l’innovation balance sec contre la ministre, Frédérique Vidal, dans sa lettre de départ que « Libé » s’est procurée.”

Réinventer le rôle de l’État en matière d’orientation scolaire
Par Paul Lehner et Clément Pin. Sociologue et politiste, Sociologue
“Depuis début novembre, les lycéens sont invités à préparer leur projet d’orientation et à remplir leur « fiche de dialogue » avant début décembre et le premier conseil de classe. Parcoursup est maintenant entré dans les mœurs, mais les critiques des effets de la réforme du système d’orientation, notamment en termes de sélection à l’entrée de l’université, demeurent. Un détour par la socio-histoire permet d’éclairer certains points du débat, tel la persistance du rôle ambigu de l’État depuis plusieurs décennies dans la fabrique des destinées scolaires.”

 

Ailleurs

 

Loi sur l’éducation en Espagne : laïcité et régionalisme irritent les droites
« Partis de gouvernement et d’opposition se déchirent sur la nouvelle loi sur l’éducation, source de manifestations automobiles - covid oblige - dans les rues espagnoles depuis cet automne. Pour le politologue Eduardo Bayón, les polémiques suscitées par cette loi sont une énième illustration de la fracture politique qui divise le pays. Explications. »

L’enseignement catholique espagnol vent debout contre le projet de réforme éducative
Les faits « Après avoir été approuvée jeudi 19 novembre par la chambre basse du Parlement espagnol, une loi de réforme du système éducatif doit être adoptée dans les prochains jours par la chambre haute. Portée par le gouvernement de gauche, cette réforme est particulièrement critiquée par l’enseignement privé sous contrat, presque exclusivement catholique. »

 

Géraldine Duboz

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Première défection au Grenelle de l'Education...

26 Novembre 2020 , Rédigé par Le café Pédagogique Publié dans #Education

Première défection au Grenelle de l'Education...

EXTRAITS

Alors que le Grenelle de l'éducation doit se réunir jusqu'en février 2021, il connait sa première défection. La Cgt Education quitte cet ensemble d'ateliers. Elle ne souhaite pas cautionner des décisions "lourdes de menaces sur les statuts et les conditions de travail des personnels". La Cgt Education et aussi la Fsu, qui reste pour le moment, décrivent des ateliers composés par le ministère de personnalités ignorant tout de l'Ecole. Des échanges décalés avec la réalité de l'école. Ou alors très directement dictés par les documents ministériels. Entre show et manipulation, le Grenelle s'avère tout sauf un lieu de négociation entre partenaires sociaux. Il s'agit plutôt de justifier une éventuelle évolution du métier d'enseignant dans le sens voulu par JM Blanquer. Du moins si le ministère arrive à la financer. Car le pompon c'est que cela ne servira peut-être à rien...

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Quand les rugbymen définissent le métier enseignant

Encore cet atelier est-il composé d'une majorité de personnes qui connaissent l'éducation. Ce n'est pas le cas de tous, loin de là. "Dans l'atelier "collectifs pédagogiques", on nous a entendu une intervention de Raphaël Ibanez, le sélectionneur de l'équipe de France de rugby", nous a dit Sandrine Charrier, secrétaire nationale du Snes Fsu. "Ses conseils pour l'éducation nationale ne sont pas sérieux". Une grande partie des interventions seraient faites par des personnes qui ne connaissent rien à l'Education nationale.

Un autre exemple est donné par P Désiré avec le groupe encadrement qui est piloté par le rugbyman Pascal Papé. "Il n'est vraiment pas au fait des questions d'encadrement des établissements".

Quand la police dessine l'enseignant du 21ème siècle

Ce n'est pas simplement une perte de temps. Ca peut être dangereux, estime M. Marcilloux. Il donne en exemple l'atelier "protection et valeurs de la République" qui a été confié à la responsable de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN). "On craint une judiciarisation des problèmes pédagogiques et une criminalisation des élèves à problème". D'autant que l'atelier travaille à des kits clés en main là où il faudrait une approche personnelle et éducative. "Que fait l'IGPN dans un Grenelle définissant l'enseignant du 21ème siècle ?", demande M Marcilloux. "Cet atelier particulièrement peut apporter des propositions que l'on ne veut pas cautionner".

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F Jarraud

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Jean-Michel Blanquer, un ministre dans la tourmente...

26 Novembre 2020 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education, #Blanquer

Jean-Michel Blanquer, un ministre dans la tourmente...

EXTRAITS

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Lundi 23 novembre. Jean-Michel Blanquer sort d’un week-end de lessiveuse médiatique et politique. Mediapart et Libération l’ont mis en cause pour son soutien au syndicat Avenir lycéen, une structure progouvernement, créée en 2018, sur laquelle a veillé le ministère de l’éducation nationale en lui distribuant de l’argent public ; 65 000 euros de subventions ont été versés en 2019. Des sommes pour partie dilapidées, selon Mediapart, en frais de bouche et hôtels de luxe. Le ministre réplique par une offensive très politique. « Il y a des médias, en l’occurrence tout un secteur de l’ultragauche, qui ne pensent qu’à créer de la polémique à partir de rien. Cette histoire, ça n’est rien », balaie-t-il sur BFM-TV.

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Le cabinet du ministre a fourni aux parlementaires des éléments de langage pour répondre sur le fond aux mises en cause publiées par Mediapart. Ces élus appartiennent pour la plupart au « fan-club JMB », une boucle Telegram lancée en 2018 par la députée LRM des Yvelines, Aurore Bergé. Une transfuge du parti Les Républicains (LR), qui se retrouve, comme ses camarades, dans la ligne d’« athéisme militant » – selon les termes d’un ministre – défendue par M. Blanquer. « Jean-Michel Blanquer a toujours porté la même ligne politique, en étant au combat pour les valeurs républicaines et laïques, vante Aurore Bergé. Certains ont pu croire que sa ligne était minoritaire ; elle est fortement soutenue au sein de la majorité parlementaire et elle est celle du président de la République. »

D’autres macronistes goûtent pourtant peu ces attaques contre la presse. « Tous ces trucs-là me donnent plus envie de quitter la politique qu’autre chose », soupire un ministre. Sur Twitter, le député (LRM) du Cher, Loïc Kervran, assume publiquement sa différence. « Mon rôle de parlementaire est de contrôler l’action du gouvernement, pas de défendre un ministre en affaiblissant la démocratie », écrit-il, ajoutant à l’intention de ses collègues qu’« une classe politique qui se respecterait et respecterait les journalistes se grandirait ». (...)

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« Ego surdimensionné »

Depuis la rentrée, l’intéressé a des fourmis dans les jambes sur le plan électoral. Après avoir rechigné à se lancer dans la course aux élections régionales en Ile-de-France, il a fini par y mouiller un doigt de pied, à la demande de M. Macron. Le ministre a pris la tête d’un groupe de travail pour bâtir le projet de la majorité dans la région. « Jean-Michel va poser un certain nombre de conditions à sa candidature : pas de sortie du gouvernement en cas de défaite, et un droit de regard sur la composition des listes », assure un proche. Le lancement de sa campagne, prévu à l’origine fin octobre, devait enclencher la dynamique des régionales pour LRM au niveau national. Une manière d’achever la mue de cet expert des sujets éducatifs. « On n’arrive pas à Matignon sans risques », sourit un ministre.

Lors du remaniement, en juillet, son nom figurait sur la courte liste des remplaçants potentiels d’Edouard Philippe. « Blanquer se dissipe », grince un responsable de la majorité. « Il n’a pas découvert la politique en 2017. Même quand il était directeur de grandes administrations, il en faisait à sa manière », défend la ministre déléguée à la citoyenneté, Marlène Schiappa, qui se trouve souvent en phase avec lui sur les questions de laïcité et le juge « incontournable ».

Signe de cette montée en puissance : la plupart de ses détracteurs n’osent pas assumer de propos critiques à visage découvert. Plusieurs membres de la commission des affaires culturelles et de l’éducation au Palais-Bourbon dressent le portrait d’un homme à l’« ego surdimensionné », qui ne supporterait pas la contradiction.

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Alexandre Lemarié, Julie Carriat et Olivier Faye

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Festival du film d’éducation : de nombreux films à découvrir en ligne...

26 Novembre 2020 , Rédigé par VousNousIls Publié dans #Education, #Cinéma

Le Festival International du Film d’Education diffuse gratuitement en ligne de nombreux courts et moyens métrages de sa sélection. A découvrir sans attendre !
 
Dans un contexte de confinement national, le Festival International du Film d’Education fête sa 16e édition. Pour l’occasion, les 41 films de sa sélection « courts et moyens métrages » seront diffusés en accès gratuit du 23 novembre au 6 décembre. Ces œuvres inédites racontent des parcours de vie, des histoires de partage entre cultures, ou de transmission entre générations.
 
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Chloé Le Dantec
 
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Revue de Presse Education... Question sans réponse — Réformes — Disciplines... — Supérieur — Ressources (…)

26 Novembre 2020 , Rédigé par Les Cahiers Pédagogiques Publié dans #Education, #Médias

C'était mieux avant...

C'était mieux avant...

Donc ça questionne, mais ça répond pas... On aborde des réformes, des disciplines, du supérieur, et on conclue par des ressources.

 

Question sans réponse

 

Avenir lycéen : JM Blanquer ne s’explique pas
Comment appeler ce qui s’est passé à l’Assemblée nationale le 24 novembre ? A trois reprises des députés de gauche et de droite ont demandé des explications à JM Blanquer sur son implication dans la création et l’action de l’association Avenir lycéen. Le premier ministre a estimé que l’accusation "est dénuée de tout fondement". Par la suite, JM Blanquer, interrogé à deux reprises a pris soin de ne jamais répondre aux questions en répondant à des questions qui ne lui étaient pas posées. Il a refusé d’affirmer qu’il n’avait eu aucun rôle dans la création d’Avenir lycéen. Le gouvernement fait peu de cas des questions des députés.”

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Une enquête maison à propos d’un syndicat maison au ministère de l’EN ? Par Claude Lelièvre sur son Blog : Histoire et politiques scolaires
Si l’on veut la clarté , il y a une seule question qui vaille : le ministère et Jean-Michel Blanquer ont-ils ou non participé à la mise en place d’ « Avenir lycéen » qui serait alors un « syndicat maison ». Et l’enquête à ce sujet ne saurait être confiée à un organisme maison, la DGESCO.”

Tollé après des soupçons d’instrumentalisation d’un syndicat lycéen pro-Blanquer par AFP repris par Le Point
Un syndicat lycéen qui aurait été téléguidé par le ministère de l’Education pour soutenir les réformes du gouvernement : les nouvelles accusations portées contre "Avenir lycéen", déjà soupçonné d’avoir dilapidé des subventions publiques, ont provoqué un tollé qui pourrait éclabousser Jean-Michel Blanquer.”

Syndicat "Avenir lycéen" : Castex balaie les accusations qui visent Blanquer Par AFP, repris par Vosges Matin

 

Réformes

 

Réforme des REP : « le gouvernement abandonne le cœur même de l’éducation prioritaire » Par Cécile Bourgneuf
Une expérimentation va être menée dans trois académies à la rentrée prochaine pour supprimer la carte des écoles et collèges classés REP. L’idée qui consiste à mettre à égalité zones rurales et quartiers relevant de la politique de la ville est décriée par la plupart des acteurs.”

Baccalauréat 2021 : l’astuce des meilleurs lycées
VIDÉO. “Avec le remplacement des épreuves communes par le contrôle continu, certains lycées pratiquent la double notation : un bulletin officiel, l’autre, officieux.” Par Louise Cuneo

 

Disciplines...

 

Les sciences en voie de disparition à l’école primaire Par Géraldine Woessner
EXCLUSIF. “L’Académie des sciences et l’Académie des technologies dressent dans un rapport un état des lieux alarmant de l’enseignement des sciences dans les petites classes.”

Laïcité : vers quel enseignement tendre ? Publié par Dorothée Blancheton
L’enseignement de la laïcité est au cœur des débats. Henri Peña Ruiz, philosophe, maître de conférences à l’Institut d’études politiques de Paris, et auteur, entre autres, du « Dictionnaire amoureux de la laïcité » (Editions Plon) nous livre son point de vue.”

Comment utiliser le téléphone portable en classe ? Publié par Elsa Doladille
Pour Philippe Steger, enseignant d’économie, le téléphone portable est un véritable outil pédagogique. Interview.”

 

Supérieur

 

Covid : pas de cours en présentiel pour les étudiants avant début février
Les activités extrascolaires de plein air vont pouvoir reprendre dès samedi matin, a annoncé ce mardi Emmanuel Macron. Les étudiants devront attendre début février avant de retrouver des cours avec présence physique.”

Loi pluriannelle de programmation de la recherche : « Un raté supplémentaire dans la triste histoire des lois relatives aux universités depuis Mai 68 » Tribune d’un Collectif
Olivier Beaud et Cécile Guérin-Bargues, professeurs de droit, et Paolo Tortonese, professeur de littérature, expliquent dans une tribune au « Monde » pourquoi la LPPR portée par la ministre de l’enseignement supérieur Frédérique Vidal est un nouveau désastre pour les universités françaises.”

« Les conditions de préparation et d’adoption du projet de loi de programmation de la recherche sont indignes de la réforme dont nous avons besoin » Tribune d’un Collectif
Un collectif de plus de 4 600 chercheurs demande au chef de l’Etat, dans une tribune au « Monde », de recourir à l’article 10 alinéa 2 de la Constitution pour procéder à une nouvelle délibération de la loi, afin qu’un débat véritablement démocratique et un dialogue puissent se tenir.”

 

Ressources

 

École : problèmes de discipline, l’épreuve quotidienne des profs par Eirick Prairat, Professeur de Philosophie de l’éducation, membre de l’Institut universitaire de France (IUF), Université de Lorraine
Le sujet de l’indiscipline à l’école ne recoupe pas celui de la violence scolaire. Plus diffuse, l’indiscipline contamine nombre d’établissements, avec des formes et des intensités variées, alors que la violence reste un phénomène localisé, souvent déterminé par des caractéristiques d’ordre socio-économique. Si l’on peut envisager de dresser une carte de la violence scolaire, la démarche n’aurait guère de sens pour l’indiscipline.”

Pourquoi croyons nous à n’importe quoi ?
Francois Dubet : Le doute et l’esprit critique sont des vertus épistémologiques et démocratiques élémentaires. Nous l’avons tous appris au lycée, le doute est au principe de la connaissance scientifique : il faut refuser l’évidence des choses, transformer les certitudes en questions, expérimenter, vérifier, chercher des preuves afin de tenir pour vraies des connaissances jusqu’à ce qu’elles soient remises en cause. L’esprit critique du citoyen vise à se méfier des arguments d’autorité, à exercer son propre jugement, à discuter des arguments et des « bonnes raisons » de ceux qui nous gouvernent.”

L’espace enseignant de l’Inrap intègre le portail Éduthèque
Le 24 novembre 2020, l’espace enseignant du site de l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) intègre le portail du numérique éducatif Éduthèque. Pour renforcer ses liens avec la communauté éducative, l’Inrap a signé une convention avec le ministère de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports, le ministère de la Culture et Réseau Canopé, afin de rejoindre Éduthèque portail qui donne un accès gratuit et sécurisé à un ensemble de ressources d’établissements publics à vocation culturelle et scientifique.”

Réseaux sociaux : pourquoi les ados vont-ils sur TikTok ? par Elodie Gentina, Associate professor, marketing, IÉSEG School of Management
TikTok est l’application la plus téléchargée au monde, avec déjà plus de 1,6 milliard de téléchargements à son actif depuis le début de l’année, selon le cabinet Sensor Tower. Présente dans 150 pays, elle compte environ 150 millions d’utilisateurs journaliers actifs. Avant de s’imposer en Europe, elle était très prisée en Asie, en particulier en Chine et au Japon.
Avec plus de 2,5 millions de téléchargements ces derniers mois dans l’Hexagone, TikTok tient une place majeure aujourd’hui dans les smartphones des adolescents français. Spécialisée dans la musique et la danse, elle leur permet de se filmer en train de chanter en play-back ou d’exécuter une chorégraphie
.”

 

Bernard Desclaux

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