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Vivement l'Ecole!

Articles avec #education tag

Education... Le programme de Jean-Luc Mélenchon/France Insoumise... Du "gaucho-conservatisme"...

26 Mars 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Politique, #Melenchon

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Quelques lectures choisies pour analyser et comprendre le "projet Education" de La France Insoumise/Jean-Luc Mélenchon:

Le projet d'abord:

On peut aussi consulter ce lien:

Quelques lectures critiques. Car il y a de quoi être surpris par ce que Philippe Watrelot appelle très justement le "gaucho-conservatisme".

C'est à lire ci-dessous

On lira aussi cette analyse de Jean-Pierre Véran sur son blog hébergé par Médiapart

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Remèdes aux mensonges et autres idées reçues... Lecture : une question de méthode?...

26 Mars 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Pédagogie

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«  Les élèves, au sortir du cours préparatoire, ne savent plus lire. C’est la faute de la méthode globale.  »

Ces affirmations souvent entendues allient la déploration sur le déclin de l’école et la condamnation des manières de faire des enseignants d’aujourd’hui. Qu’en est-il au-delà des impressions subjectives de chacun ? Car, à partir d’un point de vue partiel, tout le monde, parent, enseignant, chercheur dans une spécialité pointue, a une opinion tranchée, à défaut d’être fondée, sur ce qu’on devrait faire ou pas en classe pour enseigner la lecture. Mieux vaudrait aller voir ce que nous disent les enquêtes et les synthèses de recherche.

Déjà en 1959 !

Il faut dans toute période difficile trouver un bouc émissaire. La Méthode Globale est aujourd’hui responsable de tous les maux dont souffre l’École.
Si les enfants lisent moins bien qu’autrefois, c’est la faute à la Méthode Globale.
S’ils manquent d’attention et de concentration dans leurs devoirs, s’ils font trop de fautes dans leurs dictées ou dans leurs lettres, c’est évidemment la méthode globale qui en est la cause.
La discipline elle-même, et donc la marche générale des établissements, en sont affectés. Qu’on revienne donc à la bonne règle préalable du B-A BA et aux exercices méthodiques ; qu’on enseigne les b bases avant d’aborder le tout, et l’éducation refleurira. L’État sera sauvé.

Célestin Freinet «  la Méthode Globale, cette galeuse ! », supplément à la revue l’Éducateur (n° 19 du 30 juin 1959).

Tout d’abord, le niveau des élèves en lecture baisse-t-il ? Difficile de comparer les performances sur une longue durée, car les attentes ont bien changé depuis un siècle. Il ne suffit plus aujourd’hui de déchiffrer et de comprendre un texte simple pour pouvoir s’insérer dans la vie sociale et professionnelle. Les ambitions sont plus grandes, les textes, les documents, les situations de lecture sont multiples et complexes, notamment lorsqu’il s’agit de lire pour apprendre. En revanche, les points de comparaison existent si on remonte à une vingtaine d’années, grâce aux évaluations organisées en France par la DEPP et aux évaluations internationales (PIRLS au CM1, PISA pour les élèves de 15 ans). On y constate des scores médiocres des élèves français et leur légère baisse au fil des années.

En fait, ces résultats cachent un contraste entre les meilleurs élèves, très performants, et les moins bons, qui font baisser le score moyen. C’est là le point inquiétant : notre enseignement de la lecture n’est pas inefficace pour tous les élèves, mais pour les élèves les plus faibles, qui sont aussi, très souvent, les plus défavorisés socialement. Le système français se révèle parmi les plus inégalitaires des pays de l’OCDE. Pour bien poser la question de l’efficacité respective des différentes manières d’enseigner la lecture, il faut surtout s’interroger sur leur efficacité pour les élèves le plus en difficulté.

(...)

Jacques Crinon

A lire également :

Comment soutenir le développement de compétences en lecture ?
Par Corinne Brisbart, à propos de la conférence de consensus autour de la lecture, organisée par le CNESCO et l’IFE en mars 2016.

Lecture : et si on s’intéressait aux pratiques réelles ?
Par Jean-Michel Zakhartchouk

«  Devenir lecteur, c’est aussi devenir capable de parler de ce qu’on a lu.  »
Interview de Jacques Crinon, coordonnateur du dossier du n° 516 des Cahiers pédagogiques, «  Devenir lecteur  »

L’école et la lecture obligatoire. Histoire et paradoxe des pratiques d’enseignement de la lecture
Recension du livre d’Anne-Marie Chartier, Retz, 2007.

Le billet complet se trouve ci-dessous

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Education/Présidentielles 2017: Monsieur Macron, répondez!...

26 Mars 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Macron

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Le projet d'Emmanuel Macron en matière d'éducation pose BEAUCOUP plus de questions qu'il ne règle de problèmes.

En voici quelques-unes:

- L'interdiction des portables?

Ils sont interdits évidemment en cours. Mr Macron sait-il qu'ils le sont déjà dans de nombreux établissements via leur règlement intérieur?

Nous ne sommes pas dupes. Cette idée n'est là que pour éviter les questions de fond.

- Les propos tenus par Mr Macron sur la "réforme nécessaire de l'éducation" démontrent une absence de maîtrise assez étonnante du dossier.

C'est là un déni total de ce qui a été fait pendant 5 ans. Mr Macron a peut-être seulement oublié avoir fait partie de ce gouvernement.

- Mr Macron veut instituer des "rythmes scolaires a géométrie variable" accompagnés d'une autonomie de recrutement des enseignants par les personnels de direction des Ecoles.

Veut-il encourager la cristallisation des inégalités sociales? Veut-il encourager certaines communes à réaliser des économies destinées à amortir le choc de la suppression de la taxe d'habitation? Veut-il encourager des communes à supprimer les activités périscolaires et, par là, à licencier les personnels embauchés pour encadrer des enfants qui, avant la réforme, ne disposaient souvent d'aucune occupation?

- Mr Macron affirme: "Pas besoin de nouvelles embauches. J'utiliserai celles qui ne l'ont pas encore été dans les 60 000 postes créés..."

Lesquelles ? Mr Macron ne veut-il plus qu'on remplace les absents? Qu'on forme les enseignants? Qu'on mette plus de maîtres que de classes dans toute l'éducation prioritaire? Qu'on mette 500 nouvelles formations dans l'enseignement pro? Les derniers postes utilisés à la rentrée 2017, c'est à tout cela qu'ils vont servir...

- Mr Macron veut rétablir les classes bilangues (de contournement)

Mr Macron sait-il qu'il n'existe pas le nombre de professeurs de langues vivantes suffisant pour le faire avec une langue vivante 2 en 5e. Va-t-il renoncer aussi à cela? Reviendra-t-il à des classes de 5e sans seconde langue et des classes de 4e "européennes/bilangues" squattées par toujours les mêmes élèves? 

- Mr Macron veut diviser par deux les effectifs des classes de cycle 2 (CP/CE1/CE2) situées en "zones difficiles" (?)

"Je créerai 4000 postes pour assurer cet objectif". Mr Macron oublie de dire qu'il ne s'agit pas de création, mais de prélèvement de postes sur ceux du secondaire - postes créés par le gouvernement dont il a fait partie - alors que ceux-ci vont s'avérer indispensables sachant que la vague démographique va frapper - frappe déjà - collèges et lycées dans les années 2017-2022.

Comment Mr Macron compte-t-il faire pour trouver dès la rentrée 2017 les milliers de salles équipées, à équiper et à construire, pour accueillir décemment ces "nouvelles" classes?

J'attends les réponses...

Christophe Chartreux

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Salon du livre 2017: Lettre ouverte de Benoit Hamon au citoyen lecteur...

25 Mars 2017 , Rédigé par Huffington Post Publié dans #Education, #Culture

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Tous les candidats vous diront qu’il faut préserver le prix unique du livre. Mais ce discours chante plus qu’il ne parle si on ne forme pas des lecteurs.

A l'occasion du Salon du livre, je veux m'adresser au citoyen et lecteur.

Une petite musique se fait entendre depuis quelques semaines dans cette campagne: on ne parle pas de culture. C'est vrai, et c'est triste. J'ai choisi de parler de culture dans la primaire de la gauche, beaucoup l'ont remarqué, et dans cette élection présidentielle. J'ai choisi de le faire parce que j'aime l'art mais aussi par cohérence politique.

Tous les candidats vous diront qu'il faut préserver l'exception culturelle et le prix unique du livre. Tous les candidats vous diront que face aux défis technologiques, il faut défendre les auteurs, les financements de la création et les librairies. Que c'est comme cela que la chaîne du livre pourra être préservée et se développer. Moi aussi je le dis, parce que c'est fondamental.

Mais ce discours chante plus qu'il ne parle si on ne forme pas des lecteurs. Or, l'envie de lire se construit en famille et, surtout quand les livres s'y font rare, à l'école et à la bibliothèque. Les citoyens deviennent lecteurs sur le chemin entre l'école et la bibliothèque.

J'affirme le rôle fondamental de la lecture publique. Les bibliothèques sont à mes yeux le premier service public de la culture. Notre pays a la chance de bénéficier, malgré des zones blanches qu'il faut travailler à combler, d'une assez bonne couverture sur le territoire, des bibliobus, en passant par les bibliothèques de quartiers jusqu'aux grandes médiathèques, qui ont pu se développer notamment grâce à l'engagement de nombreuses collectivités locales, souvent de gauche. Elles sont animées par des fonctionnaires de très grande qualité, des hommes et des femmes passionnés par la littérature et la transmission du savoir et, grâce à eux, les bibliothèques se sont progressivement ouvertes à tous les médias, à l'action culturelle, aux expositions... Elles sont, toutes les études le montrent, des espaces de réalisation effective des droits culturels, parce qu'elles accueillent tous les publics, enfants, adolescents, familles modestes comme aisées.

Je porterai les concours publics à la culture à 1% du PIB, avec quatre priorités : le rééquilibrage territorial, l'éducation artistique et culturelle, le financement de la création, la diversité culturelle. Ainsi nous pourrons développer et ouvrir davantage les bibliothèques. Il faut soutenir les collectivités locales qui investissent, qui innovent, qui acquièrent des livres. Porter les droits culturels, c'est un investissement, et avant tout un investissement humain. Mon projet politique est cohérent, je ne propose pas l'élargissement des horaires des équipements culturels d'une main et la baisse des ressources des collectivités locales de l'autre. Je ne propose pas moins de fonctionnaires donc moins de bibliothécaires, moins de moyens pour l'aménagement des rythmes éducatifs.

L'école justement, au sein de laquelle les enfants doivent découvrir la culture et la pratiquer, individuellement et collectivement. Je veux un grand plan pour la culture à l'école. Je souhaite que, dans ce cadre, tous les enfants de CP soient inscrits dans une bibliothèque ou un bibliobus, qu'ils y soient physiquement accompagnés. La lecture est un plaisir, découvrir tôt qu'elle est accessible librement est fondamental.

Je souhaite encourager l'entreprenariat culturel, que l'on soit innovants, pour que les maisons d'édition se développent, que de nouvelles librairies indépendantes ouvrent dans nos centres-villes qui dépérissent. La gratuité du prêt de livre et le soutien aux acteurs du livre sont complémentaires. Sur un territoire, quand la librairie et la bibliothèque sont dynamiques, qu'elles travaillent ensemble, la lecture progresse.

On peut chanter tous les discours sur la culture que l'on veut, ils ne sont que de l'eau sur le sable si l'on ne donne pas une vraie place dans la société aux auteurs. Je propose de reconnaître le statut d'artiste, pour tous ceux, qui ne rentrent pas dans le régime de l'intermittence : sécurisation des carrières, amélioration de la protection sociale, résidences, rémunération et intégration des revenus de toutes les activités des artistes, y compris celles d'action culturelle, parce qu'on ne cesse pas d'être un auteur quand on propose un atelier d'écriture.

Parce que je regarde le monde tel qu'il est, tel qu'il vient et non tel qu'il fut, ma politique culturelle tient compte des nouvelles habitudes culturelles des français, que le numérique a bouleversées et souvent enrichies. En tant que Ministre de la consommation, je me suis battu pour les droits des consommateurs et ai porté le médiateur du livre. Je poursuivrai ces orientations en matière numérique. La possibilité pour les lecteurs, et c'est valable aussi pour la musique, de pouvoir lire sur des supports différents les livres qu'ils ont acquis est une condition fondamentale du respect des consommateurs mais aussi de développement du livre numérique.

L'exception culturelle portée par la France depuis les années 30 et qui a permis le développement de la création et de la diffusion, comme aucun pays au monde n'y est parvenu, n'est pas un principe obsolète. C'est tout simplement considérer que la loi du plus fort, du plus rentable, du plus mainstream peut tuer la création. Au contraire, quand les gros financent les petits, quand les succès déjà acquis rendent possible les projets à venir, la diversité culturelle progresse. Je porterai à l'échelle européenne la taxation des acteurs du numérique, qui doivent respecter le droit d'auteur, en vue du financement de la création qui vient, et le maintien d'un taux de TVA réduit sur le livre papier comme sur le livre numérique.

La diversité culturelle doit se retrouver en ligne. On ne peut se satisfaire d'un discours victimaire ou défaitiste : les pouvoirs publics ont la capacité d'imposer aux plateformes des quotas d'œuvres européennes et des obligations de production de ces œuvres. Nous pouvons ensemble créer des plateformes et outils numériques qui n'ont pas comme horizon le profit, Gallica l'a montré. Oui, cela implique de se battre, je crois en l'Europe, je n'en ai pas une vision naïve.

La culture est d'autant plus désirable qu'elle est, pour tous les citoyens, accessible physiquement, financièrement, socialement. Elle est d'autant plus désirable si les auteurs, qui ne nous attendent pas pour changer le monde avec leur plume, et ceux qui les accompagnent, ont toute leur place dans la société.

Benoit Hamon

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A Lire... La politique est à nous...

25 Mars 2017 , Rédigé par Decitre ed. Publié dans #Politique, #Education

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Quand le politique et l'intellectuel réinventent la France.

Dans ce livre qui sort de l'ordinaire politique et intellectuel, Benoît Hamon et Yannick Jadot, avec Michel Wieviorka, invitent quarante personnalités de la société civile – acteurs sociaux, culturels, économiques, chercheurs – à enrichir le débat public sur des thèmes essentiels de la vie d'aujourd'hui, tels que la réinvention du travail, le sauvetage du projet européen, le digne accueil des réfugiés, l'indépendance de la justice, la confiance en la jeunesse, la démocratie environnementale.

Ces analyses, qui s'ajoutent au texte programmatique de Benoît Hamon et Yannick Jadot, ont pour objectif de forger dans notre pays un nouvel espoir, une façon de refonder la politique en liaison avec le mouvement des idées. Rien d'autre, finalement, que le projet de vivre, de penser et de faire ensemble avec bienveillance.

Decitre.fr

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Dans ce livre, Philippe Meirieu, au sujet de l'autonomie des établissements (C'est à dire des personnels de direction), écarte celle tant vantée par les candidats de droite et du centre.

Il affirme:

"C’en serait fini du projet d’une École de la République, porté par Ferdinand Buisson et Jean Macé, Jean Jaurès et Jean Zay, avec le fol et pourtant nécessaire espoir d’une réconciliation des humains à l’horizon de l’éducation".

"C’en serait fini d’une institution capable de « fabriquer du commun » pour tous nos enfants afin qu’ils puissent construire ensemble un monde plus solidaire. Nous serions condamnés à voir notre institution scolaire se fragmenter sous nos yeux, livrée à la surenchère de traders éducatifs, caporalisée par des communautés rivales, gardiennes jalouses de leurs privilèges et recroquevillées sur leurs marqueurs identitaires".

Il souhaite une "autonomie des EQUIPES pédagogiques" qui ne soit pas confondue avec l'indépendance.

Christophe Chartreux

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Education prioritaire - L'OZP obtient peu de réponses de la part des candidats...

25 Mars 2017 , Rédigé par OZP Publié dans #Education

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L’OZP (l’observatoire de l’éducation prioritaire) avait invité hier 23 mars les représentants de François Fillon, Benoît Hamon, Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon à évoquer l’avenir de l’éducation prioritaire. Le candidat LR a décliné l’invitation. Les spécialistes qui conseillent le candidat d’En Marche étant "de hauts fonctionnaires qui tiennent à conserver leur anonymat", il était représenté par la sénatrice Bariza Khiari qui a d’emblée indiqué qu’elle connaissait mal les questions d’éducation. Jean-Luc Mélenchon était représenté par Paul Vannier et Benoît Hamon par Charlotte Brun, qui font chacun partie de leurs équipes et ont contribué à la rédaction de leurs projets. Ils ont apporté peu d’éléments nouveaux sur les programmes.

Hostile au renforcement des pouvoirs de "super chefs d’établissement" qui recruteraient les enseignants, Charlotte Brun donne l’exemple de l’académie de Lille qui publie des postes à profil, entend les enseignants désireux de candidater, et, en fonction de leur projet, leur attribue une bonification en points qui augmente leurs chances d’obtenir un de ces postes. S’agissant de l’obligation scolaire à 3 ans, elle reconnaît qu’elle pose la question du financement de l’enseignement privé qui demanderait que ses maternelles soient sous contrat : "il faut qu’on ouvre ce chantier"

Bariza Khiari évoque la nécessité, pour l’enseignant, d’évaluer ses élèves au début de chaque année scolaire, de la grande section à la 3ème, mais ne dit pas s’il s’agit d’un dispositif national. Elle décline la trilogie des fondamentaux, "lire - écrire - compter", et elle est reprise assez sèchement par Paul Vannier qui ajoute "penser - créer..."

Marc Douaire, président de l’OZP, rappelle l’essentiel pour l’association, la sanctuarisation des ressources, la consolidation du lien entre écoles et collège, donc de "faire vivre le cycle 3", un pilotage qui s’appuie sur des "collectifs professionnels" à qui la hiérarchie fasse confiance, et la convergence des forces éducatives sur un territoire, autant de points sur lesquels les représentants des candidats ne se sont pas exprimé. Il note qu’aucun ne remet en cause dans son principe l’éducation prioritaire.

Extrait de touteduc.fr du 23.03.17 : L’OZP obtient peu de réponses des représentants des candidats à ses questions sur l’éducation prioritaire

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Du Dormeur du Val à mes élèves...

25 Mars 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Education

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"C'est un trou de verdure où chante une rivière,
Accrochant follement aux herbes des haillons
D'argent ; où le soleil, de la montagne fière,
Luit : c'est un petit val qui mousse de rayons."

Les vacances dans deux semaines... La journée s'achève... Stéphanie m’a dit derrière son éclatant sourire de jeune fille métissée : « Je vais réviser comme une folle ! Il me le faut ce Brevet ! »… Oui Stéphanie, il te le faut et tu l’auras ! Pas parce qu'il est facile! Parce que tu auras travaillé! Tous ont repris leur car dans un soleil magnifique de printemps… Il accroche, lui aussi, ses rayons aux joues roses et pleines de mes élèves… Pierre, mon petit sixième, continue sa lente reconquête de l’orthographe. Il faudra de la patience, mais il y parviendra… Fier comme la montagne, il me montre ses exercices : « C’ est mieux hein Monsieur ? »… Oui Pierre, c’est de mieux en mieux… Que vas-tu faire pendant tes vacances ? La pêche à la rivière Monsieur, avec mon père… Ici, nos élèves vivent avec la nature et les trous de verdure ne manquent pas… Et vous M’sieur ? Oh moi, j’ai de quoi m’occuper…

"Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort ; il est étendu dans l'herbe, sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut."

Tout est calme dans le collège maintenant vidé de son sang… Je croise quelques collègues encore présents…  Allez plus que quinze jours... Bientôt les vacances ! Tu pars ? Oui je pars... Quelques élèves, en courant vers la sortie, se bousculent en riant… Dans l’après midi, je ferai peut être une petite sieste dans l’herbe sous la nue… Je n’aime pas l'approche des congés. La rupture de rythme est brutale. Nous nous habituons à nos emplois du temps réglés comme de petites musiques. Chaque journée est remplie de cases, toujours les mêmes et toujours différentes… La lumière normande pleut sur la campagne piquetée de fleurs multicolores… Cliché ? Oui sans doûte… Mais il est des clichés qui reflètent la réalité d’un instant… . « M’sieur, vous aviez oublié votre montre sur le bureau ! »… Ah, je resterai à jamais un étourdi !

"Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
Nature, berce-le chaudement : il a froid."

J’ai appris hier le décès d’un de mes maîtres. Il m’avait beaucoup appris, sans donner l’impression de m’ apprendre quoi que ce soit. Je ne savais jamais très bien où il voulait en venir au début de ses séances. Je ne lui ai jamais connu le moindre cartable, la moindre note, le moindre cahier. Il enseignait le français en première… Il savait nous intriguer. Nous nous questionnions : « Comment va-t-il commencer aujourd’ hui ? Que va-t-il inventer ? ». Certains ne l’aimaient pas… C’est un fou ! Oui, c’était un fou ! Un fou d’enseignement… Et en quelques minutes, la séance prenait forme, les idées, les réflexions mettaient en place une pensée, un raisonnement auquel nous participions avec avidité… Sans nous en rendre compte, il laissait ses élèves s’emparer du cours…Ce n’était pas un fou ! C’était un magicien ! J’essaye de lui ressembler sans y parvenir jamais… Avec lui, nous apprenions à nous désapprendre du maître, à donner le droit à Stéphanie et à Pierre de prendre en mains les prémices de la liberté…

"Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine,
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit."

Le pays de mon enfance, le Maroc, est l'invité d'honneur du Salon du Livre, à Paris. Lire... Pour ne plus détester... Lire et faire lire Pierre et Stéphanie... Un livre plutôt qu'un fusil...

Je hais la guerre et tous les intégrismes qui les accompagnent… Combien encore, pourtant, perdront la vie, le coté droit percé de rouge, quelque part, dans un petit val qui mousse de rayons ?

Christophe Chartreux et Arthur Rimbaud...

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Médias, collégiens et lycéens : la preuve par l’exemple?...

25 Mars 2017 , Rédigé par Mediapart Publié dans #Education, #Médias

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La langue écrite, ses codes, la langue parlée, les capacités à communiquer, coopérer, interagir, peuvent-elles se cultiver à l’Ecole dans d’autres configurations que celle des enseignements disciplinaires ? Démonstration à l’occasion d’une rencontre des médias collégiens et lycéens lors de la semaine de la presse et des médias dans l’école®.

A l’occasion de la semaine de la presse et des médias dans l’école®, une rencontre des médias scolaires a été organisée hier à l’atelier CANOPE de Montpellier conjointement par le CLEMI (centre de liason de l'école et des médias d'information) et la délégation académique à la vie lycéenne et collégienne (DAVLC). Elle a réuni une centaine d’élèves engagés dans des médias scolaires et des professionnels des médias, journalistes, photographe, dessinateur de presse, maquettistes.

Elle a donné lieu à des échanges entre élèves et professionnels des médias mais aussi à la production d’une page, qui a suivi toutes les étapes du travail, de la conférence de rédaction à l’édition, en passant par les entretiens ou enquêtes, la prise de photos et de vidéos, la rédaction des articles, le choix des titres, la mise en forme et la publication.

La conférence de rédaction, co-animée par une journaliste et une experte de l’éducation aux médias, a réuni des représentants de chacun des médias scolaires pour déterminer le travail à accomplir à partir des propositions de chacun. Progressivement s’est élaborée la maquette de la page à produire. Choix du titre, à partir d’une proposition Le Caneton pour indiquer qu’il s’agissait d’une nouveau « canard » de jeunes, choix et hiérarchie des articles : à quoi servent les journalistes aujourd’hui ?, le quotidien d’un journaliste, ce que les jeunes attendent de la presse, une colonne de brèves sur l’actualité du jour…

(...)

Jean-Pierre Véran

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« Silence on lit » : 15 minutes de lecture quotidienne au collège...

24 Mars 2017 , Rédigé par VousNousIls Publié dans #Education

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Le collège de Banon a mis en place un rituel original : un temps de lecture obligatoire quotidien de 15 minutes, pour tous les élèves, mais aussi pour les enseignants.

Au collège public de Banon, dans le département des Alpes-de-Haute-Provence, depuis la rentrée 2016, tout le monde s’arrête, tous les jours, au même moment, pour lire.

Ainsi, les collégiens, mais aussi les enseignants et les personnels consacrent chaque jour, vers 13h30, un quart d’heure à la lecture. Comme l’indique un reportage de France 3, pendant ce rituel, baptisé « Silence on lit », tous les livres sont permis, sauf les journaux et les livres scolaires. Une façon de se déconnecter de la pression des études, mais aussi du monde extérieur.

Tout l’établissement participe au rituel. « Tous sont unis dans ce silence », peut-on lire sur le site de « Silence on lit ». Comme l’indique l’association éponyme (composée de Danièle Sallenave, de l’Académie Française, de la directrice du Lycée francophone d’Ankara, et du cinéaste Olivier Delahaye) à l’origine de ce projet de rituels de lecture, consacrer un temps à lire apporte de nombreux bienfaits.

(...)

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Culture : la place des femmes dans la littérature au fil du temps...

23 Mars 2017 , Rédigé par France Info Publié dans #Education

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Madame de La Fayette ouvre le bal. Elle est la première femme à avoir l'un de ses ouvrages au programme du bac littéraire.

Pour la première fois, une femme figure au programme du bac littéraire. L'heureuse élue est Madame de La Fayette, avec son roman La Princesse de Montpensier. En mai 2016, une professeure de lettres avait adressé une pétition à la ministre de l'Éducation qui a recueilli plus de 20 000 signatures. Il faut dire que les écrivaines n'ont pas eu la vie facile.

Des pseudonymes à l'émergence du féminisme

Au XVIIe siècle, Madame de La Fayette publie sous couvert d'anonymat tandis que Madeleine de Scudéry emprunte le nom de son frère Georges. En Angleterre, au XIXe siècle, les choses bougent un peu. Jane Austen n'hésite pas à critiquer une société patriarcale, mais connaît un succès littéraire seulement après sa mort. Les soeurs Brontë utilisent des pseudonymes masculins. George Sand fait de même dès 1829. Au XXe siècle, les femmes sont de plus en plus lues et signent de leur vrai nom. Marguerite Duras, Marguerite Yourcenar, première femme élue à l'Académie française, Simone de Beauvoir... Cela coïncide avec l'émergence du féminisme. Au XXIe siècle, le plus gros succès de notre époque est écrit par une femme. Il s'agit de la saga Harry Potter de J.K. Rowling.

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